
Sourire du 09 01 2019

Sourire du 09 01 2019
Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou,
le mardi 08 janvier 2019,en séance extraordinaire, de 09 H 00 mn à 09 H 45 mn,
sous la présidence deSon Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE,
Président du Faso, Président du Conseil des ministres.
Il a délibéré sur un (01) rapport relatif à un projet de loi portant prorogation de l’état d’urgence au Burkina Faso.
L’état d’urgence a été déclaré par décret n°2018-1200/PRES du 31 décembre 2018 portant déclaration de l’état d’urgence dans quatorze (14) provinces du Burkina Faso.
La prorogation de l’état d’urgence au-delà de douze (12) jours, en application des dispositions de l’article 2 de la loi du 31 août 1959, ne peut être autorisée que par l’Assemblée nationale.
Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée nationale.
Le Ministre de la Communication et
des Relations avec le Parlement,
Porte-parole du gouvernement,
Rémis Fulgance DANDJINOU
Officier de l’ordre national
La plateforme Initiative plateau central (IPC) a remis des chèques à des bénéficiaires d’un prêt d’honneur, le samedi 22 décembre 2018 à Ziniaré. Ces prêts visent à renforcer l’émergence de Petites et moyennes entreprises industries (PME/PMI) et de jeunes entrepreneurs dans la région.
Environ un an après sa création, la Plateforme Initiative plateau central (IPC) a remis des chèques, dans le cadre du prêt d’honneur à 51 entrepreneurs de la région, le 22 décembre 2018. Ces financements sans garantie ni taux d’intérêt, de montant allant de 100 000 à 1 million FCFA vise à accompagner les initiatives créatrices d’emplois. «Nous sommes heureux de remettre les chèques aux 51 premiers bénéficiaires des prêts d’honneur d’un montant de 29 millions FCFA», s’est réjoui le président de l’Initiative, El Hadj Hamadou Sawadogo.
Selon lui, l’objectif de Initiative plateau central est d’offrir des services et surtout des prêts d’honneur sans garantie ni intérêt aux jeunes afin de renforcer l’émergence de Petites et moyennes entreprises et industries (PME/PMI). La joie du président de Initiative plateau central est partagée par la bénéficiaire Faridatou Tiendrébéogo. «Nous remercions les responsables de Initiative plateau central et la coopération Nouvelle aquitaine-Plateau central et tous ceux qui ont contribué à la mise en place de cette structure qui nous permet un accès à des financements adaptés. Les bénéficiaires s’engagent à faire un bon usage de ces prêts, à respecter les échéances de remboursement afin d’élargir leur cercle», a-t-elle déclaré. La gouverneure de la région du Plateau central, Nana Fatoumata Benon/Yatassaye, pour sa part, a salué le dynamisme et la vision des responsables de l’IPC. Elle s’est dit convaincue que les montants octroyés vont contribuer à renforcer l’économie régionale. La plateforme Initiative plateau central (IPCL) a été créée le 12 octobre 2017.
Elle vise à promouvoir un développement harmonieux et solidaire de la région du Plateau central à travers l’esprit d’innovation et l’esprit d’entreprise. Pour ce faire, elle s’est engagée à accompagner les initiatives créatrices d’emplois par l’octroi de prêts d’honneur sans garantie ni intérêt et à accompagner les porteurs de projets par des appuis techniques et le parrainage. Le président de l’IPC a confié qu’à l’image d’Initiative France, les plateformes Initiative du Burkina entendent se regrouper en réseau et couvrir l’ensemble du territoire national. L’IPC est alimenté par les communes, le Conseil régional, les structures de micro finance, la Chambre régionale d’agriculture, la Chambre régionale des métiers, la délégation consulaire régionale de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso, la coopération Nouvelle aquitaine-Plateau central et les opérateurs économiques de la région. «Le président et le bureau national de la CCI-BF ont décidé d’octroyer 20 millions de CFA par Initiative à partir de 2019 pour renforcer nos fonds», a conclu M. Sawadogo.
Abdias Cyprien SAWADOGO
L’association Zood Neeré a lancé, le dimanche 30 décembre 2018 à Tanghin Dassouri, un projet de microfinance communautaire, au profit des femmes des Groupements villageois d’épargne et de crédit (GVEC) de 59 villages de la commune.
Selon le recensement général de l’agriculture de 2007, au Burkina Faso, les femmes occupent plus de 60% des activités de production agricole. Elles excellent dans l’agriculture, l’élevage, l’artisanat, la sylviculture, le petit commerce, la transformation de produits agrosylvopastoraux et la production maraîchère. Malgré cette forte présence, la femme demeure toujours très fragile. C’est ce qui a motivé l’association Zood Neeré à lancer, le dimanche 30 décembre 2018 à Tanghin-Dassouri, un projet de microfinance communautaire au profit de la gent féminine des Groupements villageois d’épargne et de crédit (GVEC). Selon les organisateurs, ce projet a pour objectif d’inculquer certaines valeurs aux femmes de 59 villages de la commune de Tanghin-Dassouri, notamment développer leur esprit entrepreneurial, éradiquer certaines pesanteurs socioculturelles en leur défaveur et accroître le nombre de femmes modèles entrepreneures et leur représentation dans les réseaux d’affaires.
Ainsi, les femmes de chaque village feront une cotisation annuelle qui sera rassemblée et répartie entre les différents membres. Avant ce lancement officiel, sept groupements villageois ont expérimenté une année durant, le processus. Selon les différentes intervenantes, les résultats sont probants. C’est le cas de Alizèta Ouédraogo, ressortissante du village de Ouéguelga qui a salué l’initiative. Ouéguelga a fait partie des villages pilotes. A l’écouter, ce projet a des bienfaits inestimables. Le maire de la commune de Tanghin-Dassouri, Alassane Kiemtoré, initiateur du projet, a annoncé qu’il contribuera à hauteur 3 millions F CFA.
Ainsi, chaque village recevra la somme de 50 000 F CFA. Pour lui, permettre aux femmes d’avoir des issues favorables qui puissent leur permettre de se suffire est nécessaire. «Dans ma commune, nous avons trouvé normal d’apporter notre soutien afin qu’elles puissent se suffire et s’occuper de leurs familles», a-t-il souligné. Il a également lancé un appel aux uns et aux autres pour un accompagnement sans conditions des femmes dans l’amélioration de leur condition de vie.
Yves OUEDRAOGO
L’accès des entreprises et des ménages à l’électricité est l’une des priorités du gouvernement qui met en œuvre plusieurs projets afin d’améliorer la qualité du service public de l’électricité. En attendant la mise en service des différentes centrales aussi bien solaires que thermiques qui seront réalisées dans le cadre de ces projets et surtout pour faire face aux périodes de pointe de la demande en électricité, le Ministère de l’Energie, à travers la Société Nationale d’Electricité (SONABEL), peaufine sa stratégie. Il s’agit d’une mesure d’urgence de fourniture et de gestion d’une centrale électrique temporaire fonctionnant au fuel-oil d’une puissance de 50 MW. Cette centrale vise à assurer la continuité de la fourniture de l’électricité afin de faire face au déficit d’approvisionnement en énergie électrique de notre pays pendant la période 2019-2021.
Le conseil des Ministres en sa séance du 12 décembre 2018, a donné le « feu vert » pour la mise en œuvre dudit projet. Ce projet consiste en l’installation à titre temporaire, d’une capacité additionnelle de 50 MW constituée de groupes électrogènes fonctionnant au fuel-oil et leurs auxiliaires. Le site choisi par la SONABEL pour l’injection de cette puissance additionnelle dans le réseau est celui de de la centrale Ouaga 2 (sise à Gounghin).
Cet apport permettra au réseau national de faire face à la demande en énergie électrique, de plus en plus croissante, en période de chaleur du fait de l’augmentation de l’utilisation des appareils de refroidissement et la dégradation du rendement de certain équipement de la SONABEL en raison de hausse de température. Ce projet d’installation d’une puissance additionnelle de 50MW est une solution pour soulager les ménages et permettre aux entreprises du Burkina de continuer leurs activités pendant les périodes de pointe de la demande de 2019 à 2021. Cette mesure s’est avérée indispensable au regard de la forte croissance continue de la demande et les projections laissant entrevoir un déficit d’approvisionnement pendant la période chaude à venir ainsi que les autres années
L’exploitation d’une centralede 50MW, la mesure adéquate
La mesure d’urgence proposée par le Ministère de l’Energie est une solution déjà utilisée par plusieurs pays de la sous-région et qui donne des résultats probants. Elle vise à satisfaire la demande en période de pointe en attendant la mise en service des projets structurants pour la production et le renforcement des lignes d’interconnexion .Sa mise en œuvre est périodique et à la demande. Pour le cas de ce projet, la mesure d’urgence qui va débuter en février 2019 s’étendra sur trois (3) ans et 4 mois.
Afin de donner toutes ses chances de réussite au projet, sa mise en œuvre est confiée à l’issue du processus de sélection à l’une des premières sociétés au monde spécialisées dans ce type d’offre en énergie électrique.
Des projets structurants, la solution au déficit en énergie électrique
Afin de rendre l’énergie accessible pour tous au Burkina Faso et réduire considérablement l’écart entre les centres urbains et le milieu rural, le département de l’Energie a initié un certain nombre de projets structurants visant à renforcer la production, le transport et la distribution de l’électricité, avec un accent particulier sur les énergies renouvelables. Il s’agit, avec le soutien de la Banque Mondiale, de la construction de la centrale thermique de 50 MW de Kossodo et celle de 7,5 MW de Fada N’gourma. S’agissant des projets en énergie renouvelable, il y a la construction des centrales solaires de 20 MWc à Koudougou et celle de 10 MWc à Kaya. L’extension de la centrale solaire photovoltaïque de Zagtouli de 17 MW est également en cours de réalisation, avec la Banque Européenne d’Investissement (BEI), de même que la construction des centrales solaires du programme Yeleen avec une puissance cumulée de 50 MWc, réalisées avec l’AFD, la BAD, l’UE et le Fonds Vert Climat. Il y a également construction de la centrale solaire régionale de 17 MWc avec la KFW à Bobo Dioulasso et les projets IPP solaires de 155 MW cumulés à Kalzi, Pâ, Kodéni, Zano, Dédougou, plus celle de 26 MW de Zina solaire.
L’ambition clairement affichée des premiers responsables du pays, est de sécuriser, grâce à ces projets structurants, l’approvisionnement en énergie électrique propre, durable et moins chère à la population, mais aussi de faire du Burkina Faso, le leader en matière d’énergie renouvelable dans la sous-région.
Ministère de l’Energie
Le gouvernement a annoncé, hier mardi 8 janvier 2019, une baisse des prix du carburant à compter de ce mercredi, après une hausse deux mois auparavant. La nouvelle a été annoncée au journal de 20 heures de la télévision nationale par le ministre du Commerce, Harouna Kaboré.
La réduction est de l’ordre de 20 F CFA sur le prix du litre du Super 91, qui passe désormais de 677 à 651 F CFA. Pour le gasoil, la baisse est de 30 F CFA, ce qui ramènera le prix du litre de 601 à 571 F CFA). Le pétrole lampant n’est pas en reste avec une diminution significative de 83 F CFA sur le litre. La dernière augmentation, décidée le 9 novembre 2018, était de l’ordre de 75 F CFA sur les prix du gasoil et du Super 91.
La rédaction
Après des semaines de flottement à la suite du retrait du Cameroun, la CAN 2019 aura finalement lieu en Egypte en juin 2019. Telle a été la décision prise hier 8 janvier à Dakar au Sénégal, par le comité exécutif de la CAF, à l’issue de l’examen des deux candidatures enregistrées.
La nouvelle est tombée peu avant midi, le mardi 8 janvier depuis Dakar. La prochaine Coupe d’Afrique des Nations (CAN) a enfin trouvé un pays organisateur. C’est au final l’Egypte qui abritera, du 15 juin au 13 juillet prochain, la CAN Total 2019. La CAF a ainsi trouvé le pompier de service à bonne date comme elle avait promis en novembre 2018, après le retrait de la biennale du foot africain au Cameroun.

L’appel à candidature lancé en décembre 2018 avait enregistré seulement deux postulants : l’Egypte et l’Afrique du Sud qui ; il faut l’avouer, font partie des rares nations à pouvoir remplacer le Cameroun au pied levé. La désignation de l’Egypte n’a pas été une surprise, car c’était le pays le plus enthousiaste après le hors-jeu du Cameroun et surtout à la suite du désistement de dernières minutes du Maroc, grandissime favori. L’Afrique du Sud, le seul pays africain à avoir organisé une Coupe du Monde (en 2010) et qui est auparavant venue à la rescousse de la CAF (en 2013 à la place de la Lybie) était aussi en pôle position.
Mais cette fois-ci, la Nation Arc-en-Ciel avait posé des conditions dans son dossier de candidature. Elle a, semble-t-il, exigé de la CAF une contribution financière importante si toutefois elle devait abriter la grande biennale du football africain.
Le moins que l’on puisse dire est que l’Egypte est loin d’être un pays organisateur à défaut. Le cœur de ce grand pays d’Afrique du Nord d’environ 98 millions d’habitants a toujours battu pour le sport, en général, et le football en particulier.
Les deux clubs phares du pays, le Zamaleck du Caire et Al-Ahly, enregistrent dans leur palmarès de nombreux titres continentaux. Quant à l’équipe nationale, les Pharaons, elle est sextuple vainqueur de la CAN. Le pays a déjà abrité à quatre reprises la compétition (1959, 1974, 1986, 2006) et a l’habitude d’en accueillir d’autres d’envergure continentale dans diverses disciplines. C’est dire que le problème d’infrastructures ne se posera pas en juin prochain. Le pays des Pharaons dispose de stades de grandes capacités répondant aux normes de la CAF. Au Caire, la Capitale, l’International Stadium (75 000 places), le stade du 30 juin, (30 000 places), ou Al-Salam Stadium (30 000 places) sont fort longtemps opérationnels. La plus grande enceinte du pays se trouve près d’Alexandrie, Borg el-Arab, pouvant accueillir environ 86 000 spectateurs. Aussi, les villes de Suez, d’Assouan et de Port Saïd possèdent des stades répondant aux critères de la CAN.
S’agissant des infrastructures hôtelières et des transports, ces secteurs sont déjà bien développés dans un pays habitué à attirer des millions de touristes par an, pour ses pyramides et ses stations balnéaires. Cependant, le seul point faible à retenir est le volet sécuritaire, car le pays a été souvent, ces dernières années, la cible d’attaques terroristes. Mais, le pays de Mohammed Salah, sauf rebondissement majeur, devrait pouvoir abriter la première CAN à 24 équipes.
L’Egypte vient donc d’enlever une grosse épine du pied à la CAF et à son président Ahmad Ahmad, après la polémique qu’a suscitée le retrait du Cameroun de l’organisation de la CAN 2019, en novembre 2018. Il s’agit-là de la fin d’un long imbroglio. C’est d’ailleurs presqu’avec un ouf de soulagement que celui-ci a annoncé, hier à Dakar, le nom du pays organisateur : «Je suis heureux de vous annoncer que c’est l’Egypte qui va accueillir la CAN 2019».
Sié Simplice HIEN
Surnommé Moussa CVD (Club voltaïque de disque), Moussa Joseph Ouédraogo, à l’état civil , est le tout- premier producteur d’artistes de la Haute-Volta (actuel Burkina Faso). Il a, tout au long de sa carrière, collaboré avec de nombreux monuments de la musique africaine. Retour sur le parcours de l’un des pionniers de la production musicale du pays des Hommes intègres.
Homme de la culture, passionné de musique, Moussa Joseph Ouédraogo est l’un des pionniers dans la production et la distribution musicale de la Haute-Volta, aujourd’hui Burkina Faso. Titulaire d’un Brevet d’études professionnelles (BEP), option comptabilité (1966) et Sténodactylo de l’institut sténographique de France (1964), l’homme croit très tôt au potentiel de la musique voltaïque (burkinabè).
Il décide de s’y investir. En 1969, il lance le Club voltaïque de disque (CVD) dont il est le Président directeur général (PDG) afin de soutenir la production des artistes musiciens voltaïques de l’époque. Son « activisme » en faveur du 4e art lui vaudra le sobriquet de « Moussa CVD », ou encore de PDG. De nombreuses œuvres musicales de belle facture sont, ainsi, immortalisées. Moussa Joseph Ouédraogo devient, en quelques années, un producteur au palmarès fourni. Il s’agit de monuments qui ont tous marqué leur temps (Larlé Naaba Anbga, Abbé Robert Ouédraogo, Georges Ouédraogo qui lui avait dédié deux de ses titres (« Yampassaké » et « Monsieur le PDG »), Pivo, Joseph Salembéré dit Salambo, Amadou Balaké, Rasmané Sawadogo dit Razo, Jean Bernard Samboué, Maurice Simporé, Pierre Sandwidi, Françis Méda, John Oumar Nabolé et Henri Tapsoba).
La réputation de Moussa CVD est établie. D’autres artistes musiciens, (toujours en vie et encore actifs pour certains) bénéficient, dans la foulée, de cette production menée avec maestria (Tô Finley, Abdoulaye Cissé, Oger Kaboré, Kisto Koimbré, etc.). L’orchestre CVD accompagnera, en outre, des artistes de renommée issus de la sous-région dont Aïcha Koné, François Lougah, Ernesto Djédjé, Bailly Spinto (Côte d’Ivoire), Tshala Mwana (RDC) et Elvis Kemayo (Cameroun) etc.
En vue de conserver cette riche production pour les générations présentes et à venir, Moussa CVD, à la demande du ministère de la Culture, des Arts et du Tourisme, remet officiellement, le vendredi 23 novembre 2018, l’ensemble de ses archives à l’Etat
burkinabè.
L’utilité des archives
Des œuvres audiovisuelles et iconographiques constituées de supports vinyles, c’est-à-dire des disques de 33 tours et de 45 tours (ancêtres du CD actuel), sont ainsi mises à la disposition du musée de la musique Georges- Ouédraogo. En effet, quelques années auparavant, l’avènement de la cassette, du disque laser, puis du numérique va sonner le glas de l’ère des disques. « Le doyen des producteurs » se retrouve avec près de 300 millions de disques invendus sur les bras . Face à ces vicissitudes de la modernité, l’ancien comptable à l’intendance du lycée Philippe- Zinda- Kaboré fait néanmoins contre mauvaise fortune bon cœur. « Ces archives seront d’une utilité quelconque aux nostalgiques de la musique des années 1960-1980, les chercheurs, les étudiants, etc. Bref, la jeunesse actuelle saura en tirer profit », se console-t-il.
Quant aux jeunes producteurs burkinabè, ils doivent, estime celui qui fut par ailleurs fonctionnaire des postes et télécommunications, redoubler d’efforts et de courage en dépit des « facilités » qu’offrent, aujourd’hui, le numérique et l’internet. A ses dires, le travail de production d’artistes musiciens reste éprouvant, peu importe les époques. La Nation a témoigné, à plusieurs reprises, sa reconnaissance au producteur illustre. Moussa Joseph Ouédraogo est chevalier de l’Ordre du mérite des arts, des lettres et de la communication, chevalier de l’Ordre national et officier de l’Ordre du mérite des arts, des lettres et de la communication.
Kowoma Marc DOH
kowomadoh@gmail.com
En dépit des mesures prises par le président français, Emmanuel Macron, pour désamorcer la déferlante des «Gilets jaunes», ce mouvement social spontané apparu en octobre 2018, qui manifeste tous les samedis en France, la tension est toujours dans l’air. A la suite de l’acte VIII de leur rassemblement le week-end dernier, le gouvernement a décidé de durcir le ton contre les violences qui émaillent les manifestations.
Le Premier ministre, Edouard Philippe, a annoncé que le gouvernement va déposer d’ici à début février un projet de loi à l’Assemblée nationale pour mieux encadrer le droit de manifester en France. Huit semaines après l’éclatement de la colère des Gilets jaunes contre, entre autres, l’augmentation de la Taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE) et la faiblesse du pouvoir d’achat des classes moyennes et populaires, la situation se dégrade de jour en jour avec des actes de violences inouïes. Ceux qui avaient pronostiqué l’essoufflement du mouvement, parce que sans structuration cohérente, ont eu tort très tôt, puisque les Gilets jaunes continuent tant bien que mal de maintenir le cap de la mobilisation à travers le pays. Malgré des mesures comme 100 euros de plus sur le salaire d’un « Smicard » et la défiscalisation des heures supplémentaires, la détermination est encore farouche. Le déploiement impressionnant des forces de l’ordre lors des «manifs» n’y a rien fait. Face à cette situation qui s’apparente à un enlisement, les autorités françaises ont opté de recourir à la loi.
« Les casseurs n’auront pas le dernier mot », a martelé, le Premier ministre, Edouard Philippe, sur le plateau de TF1 dans la soirée du lundi 7 janvier 2019. Selon la lecture du chef du gouvernement français, la liberté de manifester est en train d’être exploitée de façon abusive depuis l’apparition des Gilets jaunes et il est plus qu’impératif d’agir. «Il faut préserver la liberté de manifester en France et il faut sanctionner ceux qui veulent enfreindre ce droit à manifester», a-t-il signifié. Il est temps de situer la responsabilité des uns et des autres dans le désordre qui s’installe progressivement dans l’Hexagone. Et ceux qui se livrent, lors de ces manifestations, à des actes de vandalisme doivent être sanctionnés. Pour Edouard Philippe, trop c’est trop, et force doit rester à la loi. « Faire en sorte que la responsabilité civile des casseurs soit très sérieusement engagée de façon à ce que les casseurs qui payent et non les contribuables pour les dommages qui sont causés », a-t-il déclaré.
En clair, la loi encadrant le droit de manifester doit être durcie pour sauver la République. Si la loi existe, c’est pour encadrer l’action collective et lorsque les intérêts de la collectivité s’en trouvent menacés, il y a lieu de renforcer les dispositifs règlementaires. Mais se limiter à voter une loi pour recadrer des citoyens qui expriment leur ras-le-bol contre des difficultés qui les assaillent au quotidien serait une aberration. Pourquoi «l’état d’urgence économique et sociale» décrété par Emmanuel Macron en début décembre dernier n’a-t-il pas calmé le courroux des Gilets jaunes ? Pourquoi nonobstant sa structuration peu cohérente, le mouvement continue de faire parler de lui ? Plus qu’une question d’organisation, c’est une communauté de problèmes qui unit les Gilets jaunes.
Et ces problèmes ont pour nom le coût excessif de la vie et le poids des taxes et impôts qui érodent leurs maigres revenus. Tant qu’un remède efficace ne sera pas trouvé contre ces maux qui les minent, ils sortiront toujours pour crier leur mal-être sur la place publique. Le gouvernement, en plus de renforcer la loi sur le droit de manifester, a l’obligation de se pencher sérieusement sur ce qui pousse une partie importante de ses citoyens dans les rues depuis plus de deux mois.
Karim BADOLO
L’Assemblée nationale a ouvert, le mardi 8 janvier 2019 à Ouagadougou, une session spéciale. Prévue pour se clôturer le lundi 14 janvier prochain, elle est consacrée à l’examen du projet de loi portant autorisation du gouvernement à proroger l’état d’urgence.

Décrété au terme du conseil des ministres en sa séance extraordinaire du lundi 31 décembre 2018, l’état d’urgence de 12 jours qui concernait 14 provinces des régions de la Boucle du Mouhoun, des Hauts-Bassins, du Centre-Est, du Nord et du Sahel, est presqu’arrivé à échéance. Pour le proroger, la Représentation nationale a ouvert, hier mardi 8 janvier 2019 à Ouagadougou, une session spéciale consacrée à l’examen d’un projet de loi que lui a soumis le gouvernement dans ce sens. A l’ouverture de la session, le président de l’Assemblée nationale, Alassane Bala Sakandé, a expliqué que cet état d’urgence a été décrété en réponse à la situation sécuritaire sans précédent dans l’histoire du Burkina Faso, au regard de la récurrence des attaques terroristes.
Il a, par la suite, expliqué que la sécurité collective étant la matrice de tous les droits, «lorsque les circonstances l’obligent, les citoyens doivent consentir à limiter temporairement l’exercice de certains de leurs droits au premier des droits que constitue la sécurité ». Au regard de sa finalité qui est d’assurer avec célérité et efficacité la lutte contre le terrorisme au Burkina Faso et de ramener la quiétude au sein des populations, le présent état d’urgence procède, selon Bala Sakandé, du souci de l’intérêt général. «… je demande à la Représentation nationale d’examiner en conséquence le présent projet de loi portant prolongation de l’état d’urgence. Sur toute l’étendue du territoire, nous avons l’obligation de protéger nos compatriotes sans distinction d’appartenance religieuse, ethnique ou politique. C’est une exigence que nous devons tous porter», a-t-il réitéré aux députés. Selon l’ordre du jour de cette première session spéciale, les parlementaires examineront le projet de loi, le vendredi 11 janvier prochain et la session sera clôturée, le lundi 14 janvier.
Profitant de l’occasion, le président de l’Assemblée nationale a présenté ses condoléances et exprimé sa solidarité aux parents des personnes tuées dans le drame de Yirgou dans la région du Centre-Nord. Il a également adressé ses vœux de prompt rétablissement aux blessés, avant d’exhorter les autorités compétentes à ouvrir une enquête sur ce drame humain, afin de situer toutes les responsabilités. «Sans complaisance aucune, les commanditaires, les auteurs et les complices de cette horreur doivent être traduits devant les juridictions compétentes afin de subir la loi dans toute sa rigueur», a-t-il conclu.
Marthe ZONGO