Gabon: des militaires annoncent un (conseil de la restauration) a la radio nationale

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Vers 4h du matin ce lundi 7 janvier, des militaires ont pris le contrôle de l’antenne sur la radio nationale gabonaise pour lire un communique dans lequel ils annoncent vouloir mettre en place dans les prochaines heures un  (conseil national de la restauration). Le président gabonais Ali Bongo est actuellement en convalescence au Maroc, après avoir été victime d un accident vasculaire cérébral fin octobre. (source: RFI)

Programme d’appui au développement des économies locales: Les acteurs des Hauts-Bassins mis au parfum des opportunités

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Le ministère de l’Economie, des Finances et du Développement à travers la direction générale du Développement territorial a organisé, le jeudi 27 décembre 2018 à Bobo-Dioulasso, un atelier régional d’information sur le Programme d’appui au développement des économies locales (PADEL) dans les Hauts-Bassins.

Lancé le 18 novembre 2016 à Dori, le Programme national d’appui au développement des économies locales (PADEL) va s’étendre sur toute l’étendue du territoire burkinabè en 2019. C’est dans cette optique que la direction générale du Développement territorial du ministère de l’Economie, des Finances et du Développement a organisé, le jeudi 27 décembre 2018 à Bobo-Dioulasso, un atelier régional d’information sur le Programme d’appui au développement des économies locales (PADEL) dans les Hauts-Bassins.

L’atelier vise à informer les acteurs locaux et régionaux sur le processus de déploiement au niveau de la région et son appropriation, à entendre le coordonnateur du PADEL, Martial Wilfried Bassolé, par ailleurs directeur général du développement territorial. A l’en croire, le PADEL entre dans la mise en œuvre du PNDES, ajoutant que le PADEL vise à aider les collectivités territoriales à bâtir des économies locales, compétitives, dynamiques, résilientes.

Selon le secrétaire général des Hauts-Bassins, Sayouba Sawadogo, le PADEL s’inscrit en droite ligne de l’opérationnalisation du PNDES, notamment à son axe 1 à l’objectif 3 « Renforcer la décentralisation et promouvoir la bonne gouvernance locale » et ses axes 2 et 3 relatifs respectifs au développement du capital humain et la dynamisation les secteurs porteurs pour l’économie et les emplois.

Selon le coordonnateur du PADEL, Martial Wilfried Bassolé (droite), l’atelier vise à informer les acteurs locaux et régionaux sur le processus de déploiement dans la région des Hauts-Bassins.

« Il vise à lutter efficacement contre la pauvreté à travers la création de richesses localse et la réalisation des infrastructures socioéconomiques et énergétiques en vue d’asseoir un réel développement à la base », a-t-il souligné. Développer l’esprit entrepreneurial des populations Le PADEL se veut être un programme visant à intégrer avec célérité, le problème de sous-emploi ainsi que celui des inclusions financières et sociales des populations à faible revenu, a poursuivi, Sayouba Sawadogo.

Son objectif principal est de contribuer à l’amélioration socioéconomique des populations à la base, a affirmé M. Sawadogo. Pour le coordonnateur du PADEL, Martial Wilfried Bassolé, trois contraintes majeures bloquent le développement des économies locales notamment : l’absence de l’esprit entrepreneurial, la faiblesse de la plateforme infrastructurelle pour pouvoir capter les opportunités, des potentialités qu’offrent le développement local et les difficultés d’accès au financement et la faiblesse d’éducation financière des populations.

En effet, a-t-il expliqué, le programme vise à lever ses contraintes en travaillant à développer l’esprit entrepreneurial des populations afin de permettre de faire émerger des entreprises modernes et compétitives. A l’en croire, l’émergence des infrastructures nécessite une plateforme infrastructurelle et moderne, compétitive afin de permettre de capter les opportunités.

L’une des spécificités du PADEL est l’inclusion des populations vulnérables en tant qu’acteurs pleins dans le circuit économique en développant leur capacité d’entreprendre les activités génératrices de revenus ou à être employés. Le président du conseil régional des Hauts-Bassins, Boyo Jean Célestin Koussoubé, pour sa part, s’est réjoui pour la future mise en œuvre de ce programme dans sa région. Car, a-t-il indiqué, il a déjà fait ses preuves dans la région du Sahel.

Boudayinga J-M THIENON

Statut valorisant des enseignants: Les négociations reprennent cette semaine

Les négociations sur la rédaction et l’adoption du statut valorisant du personnel de l’éducation vont rependre cette semaine. C’est ce qui a été annoncé à la sortie de la rencontre gouvernement- Coordination nationale des syndicats de l’éducation (CNSE), le vendredi 4 janvier 2019 à Ouagadougou.

«Le Premier ministre a souhaité rencontrer la Coordination nationale des syndicats de l’éducation (CNSE) pour réaffirmer la volonté du gouvernement à mettre en œuvre les différents points du protocole d’accord. Nous sommes tombés d’accord pour la reprise du dialogue dès la semaine prochaine ».

C’est ce qu’a annoncé le coordonnateur national des syndicats de l’éducation, Bonaventure Belem, le vendredi 4 janvier 2019, à l’issue de la rencontre avec le chef du gouvernement. Cette reprise du dialogue va concerner la rédaction et l’adoption du statut valorisant du personnel de l’éducation.

Un point inscrit en tête de liste dans le protocole d’accord signé par le gouvernement, le 27 janvier 2018. Après une heure d’échanges, le chef du gouvernement a instruit les ministères en charge de l’éducation et de la fonction publique de renouer le dialogue avec la coordination.

Une initiative saluée par Bonaventure Belem et ses camarades. « Nous sommes fatigués des engagements du gouvernement. Maintenant, nous voulons des actions concrètes », a indiqué M. Belem. Pour lui, il y a lieu de s’inquiéter d’un nouvel engagement du gouvernement. Car, a-t-il dit, 12 mois après la signature du protocole, seulement 21 points sur les 56 ont été mis en œuvre.

Par conséquent, selon ses dires, il est légitime que la partie syndicale soit méfiante. « Nous avons décidé de reprendre le dialogue. Nous allons donner toutes les chances d’avancer », s’est réjoui le ministre en charge de l’éducation nationale, Pr Stanislas Ouaro. Il a poursuivi que son département a toujours privilégié le dialogue franc et sincère entre les deux parties.

C’est pourquoi, cette reprise permettra aux deux acteurs d’avancer et d’avoir un système éducatif plus performant, a-t-il dit. Cette reprise des négociations met-elle fin à la suspension de toutes les évaluations annoncée depuis, le lundi 03 décembre 2018 jusqu’à nouvel ordre ? « Nous avons souhaité que la qualité des débats que nous allons ouvrir à partir de la semaine prochaine puisse déterminer les nouvelles directions à prendre », a répondu Bonaventure Belem.

Avant la CNSE, le Premier ministre a reçu les secrétaires généraux des centrales syndicales. Paul Kaba Thiéba a remis au président du mois de l’Unité d’action syndicale (UAS), Paul Kaboré, deux documents. La balle est dans le camp du gouvernement Le premier de 29 pages contient les réponses du gouvernement aux doléances des travailleurs pour l’année 2017. « Les 41 points qui y sont contenus ont fait l’objet de réponses de la part du gouvernement», a précisé le Premier ministre. Quant au second, il résume en 16 pages, l’état de mise en œuvre des engagements du gouvernement à l’issue des rencontres de 2015 et 2016.

Ce sont, selon le Premier ministre, cinq points résiduels pour 2015 et de 17 engagements pour 2016. « La plupart de ces engagements sont en cours d’exécution», a-t-il annoncé. S’agissant des négociations autour des réponses du gouvernement, le Premier ministre a souligné qu’elles interviendront après le retour des syndicats. « Je puis vous assurer que dès réception, des dispositions seront prises pour que ces négociations s’ouvrent dans de meilleurs délais », a rassuré Paul Kaba Thiéba.

Les documents en main, Paul Kaboré, a signifié que la consultation et l’examen vont se faire au sein de l’UAS. Il a ajouté qu’une réponse également sera donnée à l’exécutif dans de meilleurs délais, afin que la rencontre annuelle gouvernement / syndicats puisse se tenir avant fin janvier 2019, à la demande du Premier ministre. « Trêve sociale d’accord, mais un canevas clair de négociations du gouvernement d’abord », a réagi M. Kaboré.

Mariam OUEDRAOGO

Violences absurdes !

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Comme dans un rêve, les choses, en ce début d’année, semblent tourner au cauchemar pour les Burkinabè. Après Kiembara et Toéni (région de la Boucle du Mouhoun) en fin 2018, Yirgou (Centre-Nord) a été pris pour cible débouchant sur des violences à caractère communautaire que nous redoutons tous.

Le jour de l’an, l’assassinat du chef de ce village et de certains de ses proches par de présumés terroristes a mis le feu aux poudres. Le bilan officiel annoncé le 3 janvier 2019 est insoutenable. 47 personnes ont perdu la vie, de nombreuses autres blessées et déplacées. Pourquoi ? Comment ? Que faire face à un tel déchaînement de violences inutiles, absurdes et révoltantes ?

La vague d’indignations exprimées par les nombreux concitoyens à la suite de cette barbarie innommable est donc compréhensible. Surtout quand on sait qu’elle a sérieusement écorné l’une des armes stratégiques non létale dont dispose le Burkina Faso et qui devrait être brandie contre le terrorisme, à savoir, la cohésion sociale, mieux, la paix, bases du vivre-ensemble.

C’est pourquoi, entre ceux qui en veulent aux autorités de n’avoir pas eu les bons gestes au bon moment et ceux-là qui appellent à une prise de conscience immédiate pour conjurer la fracture communautaire, chacun se doit de mettre un peu d’eau dans son « vin ». Car nous sommes bien en face d’une situation complexe qui ne peut être résolue par un décret. Une complexité qui fait que l’Etat n’a malheureusement pas toute la solution.

En effet, les conflits revêtent parfois des aspects culturels, politiques, socioéconomiques singuliers sur lesquels les gouvernants n’ont pas de prise immédiate. Et pour lesquels, l’urgence et la patience devraient pouvoir se compléter. Il revient à l’ensemble des Burkinabè de s’élever, encore une fois, au-delà de la douleur du moment pour trouver des solutions à la fois durables et à court terme, en ne répondant pas au mal par le mal.

Une telle option décourage l’extrémisme ou les extrémismes de tout acabit. Sans perdre de temps, l’une des premières leçons à tirer est, nous semble-t-il, l’abandon du principe de sensibilité, qui a toujours prévalu dans la résolution des conflits inter communautaires dans ce pays. A force d’avoir tendance à frapper du sceau de « la sensibilité » tout conflit opposant deux ou plusieurs groupes sociaux, on en vient à faire de tous les foyers de tension ouverts ou latents du pays, des «Yirgou » potentiels qui n’ont besoin que d’une étincelle pour se transformer en brasier difficilement contrôlable.

Le mot « sensible » peut être compris dans le sens que les mécanismes républicains de résolution des différends sont inopérants dans nos représentations, attendant que les choses s’autorégulent par des mécanismes traditionnels, même là où ils ont montré leurs limites. Et jusqu’à ce que l’’irréparable survienne. Qu’avons-nous fait par exemple, lorsqu’en 2007 il y a eu cette interrogation provocatrice et surtout interpellatrice : « l’Etat burkinabè est-il anti Peulh ? ».

L’éditorialiste voyait déjà une certaine indifférence au sommet face « aux drames peulhs » avec néanmoins la certitude qu’aucune communauté nationale n’est contre les peulhs du fait des brassages culturels et des liens de mariage. Qu’avons-nous fait lorsque des communautés ont foulé aux pieds l’un des piliers de la cohésion nationale, la parenté à plaisanterie, pour se livrer à une confrontation sanglante à Passakongo dans la Boucle du Mouhoun ? Qu’avons-nous fait après les événements de Manga-est, de Kantchari, de Solenzo…?

En ces moments difficiles, souhaitons que la récente visite du président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, puisse contribuer à semer les graines de la réconciliation entre les deux communautés et toutes les autres du pays où le vivre-ensemble est mis à rude épreuve. Du reste, il convient de méditer sur le sens profond de l’appel du chef de l’Etat depuis le village martyr. « Le Burkina Faso est un seul peuple. Nous sommes unis et notre pire ennemi, c’est le terrorisme.

Nous ne pouvons pas faire d’amalgame. Nous devons éviter la stigmatisation. C’est pour cela que nous avons demandé à l’ensemble des populations de mettre en avant toute la sagesse, de manière à ce que l’ensemble des fils des deux communes se retrouvent, se reparlent et vivent ensemble dans une coexistence que nous avons toujours connue depuis nos ancêtres. Ce que nos aïeux nous ont légué, nous devons le préserver et le perpétuer ». Contre l’ennemi, nous devons donc unir nos forces dans l’unique intérêt de la nation.

Par Mahamadi TIEGNA

Affaire de fraude d’or à Bobo-Dioulasso: «Une opération légale», selon le directeur des mines

 Une affaire de fraude de l’or défraie en ce moment la chronique sur les réseaux sociaux. Dans une interview accordée à Sidwaya, le dimanche 6 janvier 2019, le directeur des mines, Kuilga Emmanuel Yaméogo, explique qu’il ne s’agit pas de fraude, mais plutôt d’une opération légale d’exportation de résidus appelés charbon fin. 

Sidwaya (S) : Une affaire de fraude d’or alimente la polémique actuellement. Qu’en est-t-il exactement ?
Kuilga Emmanuel Yameogo (K.E.Y.) : Il ne s’agit pas d’une affaire de fraude d’or mais d’une exportation des résidus appelés charbon fin qu’une mine, Essakane IAM GOLD, a demandé officiellement  à exporter. Les résidus sont issus du traitement de l’usine de cette mine et contiennent effectivement de l’or. Mais présentement, nous n’avons pas la possibilité de traiter ces résidus au Burkina Faso. Et c’est pour cette raison, que la mine a demandé à les exporter au Canada. Elle a saisi l’administration publique, notamment le ministère des Mines qui a donné les autorisations nécessaires pour l’exportation de ces charbons fins.
S : Le ministère des Mines s’est-il assuré de la légalité de l’opération avant de l’autoriser ?
K.E.Y. : La procédure veut qu’un agent de la Direction générale des mines et de la géologie et un autre du Bureau des mines et de la géologie du Burkina (BUMIGEB) soient présents au moment du colisage et des pesées de ces charbons fins. Et ces agents ont effectivement assisté à l’empaquetage et à l’embarquement de ces charbons fins qui pèsent au total 495 tonnes. Dans ce tonnage, on a estimé l’or à environ 304 Kg et l’argent (métal) à environ 135 kg qui doivent être récupérés au Canada.
S : Qu’est-ce qui justifie la saisie des charbons fins, malgré la régularité de l’opération d’exportation ?
K.E.Y. : Le chargement de ce charbon fin a été saisi, scellé et déposé au port sec de Bobo-Dioulasso par la Brigade nationale anti-fraude, une structure créée pour lutter principalement contre toute forme de fraude sur l’or et les autres substances précieuses. Tous les membres de cette structure ont qualité d’officier de police judiciaire.  Et ayant l’information qu’il y a une probable tentative de fraude d’or, le procureur général a instruit cette brigade, qui s’est déportée sur les lieux, à Bobo-Dioulasso, le 30 décembre 2018. Ainsi, la brigade a saisi, scellé et déposé les colis au port sec de Bobo-Dioulasso, en attendant la  vérification nécessaire des documents. Je pense que la brigade est en train de réunir tous les documents pour les transmettre au procureur général qui prendra sa décision.
S : Il ne s’agit donc pas d’une exportation frauduleuse ?
K.E.Y. : Cette opération est conforme à la loi minière notamment à l’article 46 de la loi 036/2015 portant Code minier. L’opération est légale. Et la société a obtenu toutes les autorisations nécessaires. Je voudrais rassurer que la Direction générale des mines et de la géologie et le BUMIGEB ont suivi cette opération du début jusqu’à la fin. Et pour plus de contrôle approfondi, nous avons même prélevé 640 échantillons de ce charbon fin  pour des analyses au  BUMIGEB pour pouvoir les confronter aux résultats qui sortiront de la fonderie.
S : Mais on a du mal à comprendre pourquoi cette saisie…
K.E.Y. : A partir du moment où le procureur général a décidé d’approfondir ses informations, on ne peut plus arrêter l’action déjà engagée.
S : Quelles sont les perspectives envisagées pour permettre le traitement du charbon fin sur le territoire national ?
K.E.Y. : Il faut d’abord dire que la société en question est la toute première à valoriser ce charbon fin. Les autres sociétés, faute de capacité de traitement, le rejettent dans leurs parcs à résidus. Cette société a déjà installé une fonderie sur son site, mais la capacité actuelle ne permet pas d’épuiser tout le charbon stocké.  En perspective, c’est l’agrandissement de cette fonderie. Et les autres sociétés doivent s’inspirer  de cette expérience pour construire des fonderies sur leurs sites.
msebogo@yahoo.fr

CDP : Les 79 membres du Haut conseil officiellement installés

Le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) a officiellement installé, le samedi 5 janvier 2019 à Ouagadougou, les membres du Haut conseil (HC) du parti. Ils auront pour missions principales de donner leur avis sur les grandes questions importantes concernant la vie du parti.

Ils sont au total, 79 membres qui forment le Haut conseil (HC) du Congrès pour la démocratie et du progrès (CDP). Anciens présidents et secrétaires exécutifs du parti, Premiers ministres, ministres et ou encore présidents de l’Assemblée, ils ont été installés, le samedi 5 janvier 2019, à Ouagadougou, par le président du parti, Eddie Komboïgo, pour un mandant de trois ans (2018-2021).

Le HC a pour coordonnateur, Mélégué Traoré, suivi de son adjoint, Jean-de-Dieu Somda et du rapporteur, Salamata Somé. Le coordonnateur a remercié les militants et sympathisants de lui avoir fait confiance à travers sa désignation. Il leur a rappelé que le CDP revient de loin, parce que tout le monde pensait que le parti était ‘’mort’’ et qu’il ne ressuscitera plus. «La réalité est là. Notre programme reste le même et nous savons que parmi nous, il y a de véritables experts des programmes politiques.

Le rôle des 79 membres est de contribuer à construire le parti.

Nous assistons de temps en temps à des médisances entre les militants, mais cela ne tue nullement la cohésion du CDP», a martelé M. Traoré. En jetant un regard sur la situation actuelle que traverse le Burkina Faso, le coordonnateur a confié: «L’une des erreurs que nous sommes en train de commettre, c’est de sous-estimer le phénomène du terrorisme. Nous ne pouvons pas l’éradiquer, mais nous pouvons y faire face, à condition que nous ayons l’intelligence des faits, alors que le CDP en dispose. Le parti cherche à reconquérir sa place dans le régime politique, pas seulement dans le système politique et il va réussir». Pour le président du CDP, Eddie Komboïgo, le HC est un organe très utile pour le parti.

Il a indiqué qu’il aura pour missions, de contribuer, entre autres, à la réconciliation au sein du parti en cas de besoin, de traiter toute autre mission confiée au conseil par le président du parti. «Lorsqu’on a eu la chance d’avoir servi sous le régime Compaoré, on a la chance de cultiver la sagesse.

Donc, nous avons la chance de cultiver en nous-mêmes, une certaine sagesse. Nous devons travailler pour que notre parti ne sombre pas et éclairer les plus jeunes», a-t-il lancé à l’endroit des membres. M. Komboïgo a affirmé que le seul souci du CDP de nos jours, c’est la situation nationale du pays. En évoquant les assassinats barbares et les attaques terroristes, le président a fait savoir que le Haut conseil sera interpellé pour des avis et orientations.

Afsétou SAWADOGO

Drame de Yirgo: Des témoignages de rescapés

Des maisonnettes en banco noircies par les flammes, des toitures en lambeaux, des motocyclettes calcinées, des ustensiles, des chaussures et autres effets personnels éparpillés, des tas de cendres laissant deviner un grand brasier… Plusieurs villages des communes de Barsalogho et d’Arbinda donnent à voir des scènes de désolation, après les affrontements intercommunautaires ayant fait 47 morts.

Yirgou-Foubè, point de départ des heurts entre communautés Mossi et Peulh, est un village situé à une soixante de kilomètres de Barsalogho. Cinq jours après le drame qui a fait 47 morts, selon un bilan officiel revu à la hausse, aucune âme qui vive. Dans une des concessions, la quasi-totalité des cases et des greniers ont été incendiés par des populations en furie. «Ce jour-là, j’étais chez moi lorsque mon frère est venu me dire que les koglwéogos pourchassent les Peulh de la localité.

En sortant de ma maison, j’ai entendu un coup de feu. Je me suis enfui, rejoignant ma femme et deux de mes enfants qui étaient en brousse avec des animaux », relate difficilement, Alaye Diallo, un ressortissant de Yirgou-Foulbè qui a trouvé refuge à Barsalogho. « C’est de la brousse que j’ai vu des gens saccager nos biens. Nos maisons, nos vivres, notre bétail,… rien n’a été épargné. Tout est parti en fumée », se lamente-t-il. « Les vêtements que je porte, voilà ce qui me reste », explique-t-il, inquiet après avoir tout perdu.

Si cet éleveur de 46 ans a réussi à mettre sa femme et ses deux enfants en « lieu sûr » à Djibo, ce n’est pas le cas pour d’autres déplacés. Dans la salle de réunion de la mairie de Barsalogho, transformée en dortoir de fortune, une trentaine de personnes, majoritairement des femmes et des enfants y ont trouvé refuge. « Beaucoup d’hommes ont été tués où se sont réfugiés dans la brousse », explique une des déplacés, arrivée la veille.

Tout comme Yirgou-Foulbè, plusieurs autres campements peulh, dans la commune de Barsalogho et d’Arbinda, ont subi des assauts de populations munies de haches ou de gourdins, d’incendies de maisons, d’abattage de bétail, raconte Boukary Barry, un éleveur. Il dit s’être enfui de Foubè dès le début des affrontements et a passé deux jours en brousse, avant d’être accueillis, avec sa femme leurs six enfants, à la mairie de Barsalogho.

Certains ont eu le temps de quitter leurs villages, dès la moindre rumeur d’assaut contre leur campement, vérifiée ou pas, mais d’autres ont subi ces heurts. Après avoir passé la nuit à la mairie, Abdoulaye Diallo, un éleveur de 46 ans s’est rendu au centre de santé de Barsalogho et y revient, un carnet médical en main. Il dit avoir reçu des plombs de fusil de chasse en plusieurs endroits de son corps lors des affrontements, tout comme deux de ses frères qui l’accompagnent.

Quatre jours après cet incident, il n’avait pas pu se rendre dans un centre de santé, car s’étant enfui en brousse. Originaire de Mando, village situé à 40 km de Barsalogho, il était au marché avec ses frères, lorsque des membres d’un groupe d’autodéfense koglweogo et certains de leurs voisins, se sont rassemblés autour d’eux, se souvient-il. « Ils nous ont regroupés sous un hangar, avant de commencer à nous molester.

L’un d’eux a tiré avec son fusil de chasse sur nous et les plombs nous ont blessés un peu partout », relate-t-il, entre deux soupirs. Après avoir raconté sa mésaventure, il tient à présenter un vieil homme qui a également vécu un calvaire.

«Morte de soif»

Recroquevillé sous un drap, derrière la salle de réunion de la mairie, Assamy Diallo, âgée de 74 ans, pleure la mort de ses trois fils, tués lors des affrontements.

« Je n’ai plus personne. Ma femme dont j’étais sans nouvelles a été par chance retrouvée dans la brousse complètement affaiblie et déshydratée », explique-t-il. Sa femme, âgée de 75 ans a été secourue par des équipes déployées par le maire de Barsalogho pour porter assistance aux populations qui se cachent dans la brousse.

Recroquevillé sous son drap, Assamy Diallo, 74 ans, pleure la mort de ses trois fils.

Originaire également de Mando, dont il était l’un des doyens, lui a eu la vie sauve en réussissant à se cacher en brousse. « Pendant deux jours, je ne mangeais que des écorces de tamarinier, sans aucune goutte d’eau», explique-t-il, la voix tremblotante. Selon ces rescapés, plus de 200 personnes ont trouvé refuge dans la brousse, car ne sachant où être en sécurité. « Je crains qu’ils ne meurent en brousse, tués par la faim et la soif. Ma fille de trois ans est morte de soif, après quatre jours sans eau, sa mère s’étant réfugiée dans la brousse avec elle », soupire Hamadoun Diallo, un éleveur de 36 ans.

Selon le maire de Barsalogho, Abdoulaye Pafadnam, des équipes parcourent la zone munie d’eau et de vivres qu’ils distribuent aux déplacés, à défaut de les convaincre à s’installer sur leur lieu d’accueil. Cinq jours après les affrontements, une trêve, encore fragile, a été instaurée dans la commune grâce au déploiement des éléments des forces de défense et de sécurité. Selon une source sécuritaire, les FDS ont reçu l’ordre de maintenir leur présence pendant quelques temps, afin de ramener le calme et assurer la protection des personnes et des biens.

Appel au retour Mais avant, les affrontements ont eu lieu dans le village de Koulpagré, gagnant ainsi la commune voisine d’Arbinda. C’est dans ce village, plongé dans l’horreur et la désolation, que le président du Faso s’est rendu, après sa visite à Yirgou. Des quinze cases qui s’y dressent, dix ont été ravagées par les flammes. Devant une des maisonnettes restée intacte, se tiennent Amadou Diallo et son fils Aboubacar.. Aboubacar Diallo, 38 ans, explique s’être enfui à bord de sa moto à la vue d’éléments du groupe d’autodéfense ‘’koglweogo’’ se dirigeant vers leur concession.

Ce n’est que quelques jours plus tard qu’il a appris que c’est à la suite de la mort du chef de Yirgou, que leur communauté a été prise pour cible. Il avoue ne pas comprendre cette soudaine violence contre eux qui vivaient pourtant en parfaite intelligence avec les autres communautés ainsi qu’avec le défunt chef qu’ils appréciaient également. « Nous nous étions réfugiés en brousse.

C’est la visite du président et la présence des forces de sécurité qui font que nous sommes venus voir », précise-t-il, pendant que le chef de l’Etat Roch Marc Christian Kaboré, et une importante délégation, viennent d’arriver pour constater les dégâts. Au loin, derrière quelques broussailles, trois femmes observent la scène. D’un signe de la main, le président du Faso leur demande de venir. Aucune réaction. « Elles ont sûrement peur », lâche la gouverneure du Centre-Nord, Nandy/Somé Diallo, qui va à leur rencontre.

Après quelques échanges, elle revient avec elles, s’inclinent et saluent le président. « Je vous invite à revenir et à reprendre le cours de votre vie », leur dit-il. « On va vous aider. Il y aura la sécurité », promet-il. « Il faut faire en sorte de pouvoir regrouper toutes ces personnes à Barsalogho afin de faciliter leur réinsertion dans leurs milieux », exhorte le président Kaboré. Selon lui, « des dispositions ont été prises pour que la sécurité puisse être renforcée en faveur des populations, pour leur donner l’assurance qu’elles peuvent se réinstaller et recommencer à vivre ensemble ».

Cette assurance sonne comme une réponse au principal souhait de Amadou Diallo : «que la paix revienne et que nous retrouvions les membres de nos familles dont nous n’avons pas de nouvelles».

Armel BAILY


Salam Zabré, l’un des fils du chef de village de Yirgou, revient sur l’origine des affrontements.

«Nous avons été endeuillés par l’assassinat de notre chef, notre patriarche. A présent, nos esprits se sont calmés (…). Nous avons eu la vie sauve, parce que nous étions sortis pour surveiller le bétail de notre père ou vaquer à d’autres occupations. Notre patriarche avait un autel où il faisait des sacrifices pour intercéder auprès des ancêtres pour tous ceux qui en faisaient la demande, notamment des personnes malades, celles qui voulaient enfanter ou se marier.

Il consultait les ancêtres avant de donner des sacrifices. Donc le matin vers 7h, des malades venus d’autres contrées l’ont accompagné sur son lieu de consultation, situé à trois ou quatre kilomètres de son domicile. Pendant qu’il était à son lieu de sacrifices, des personnes à bord de motocyclettes l’ont encerclé avant de lui demander ce qu’il faisait là.

Il a répondu être en ces lieux pour implorer Dieu d’accorder la guérison à des malades et de faciliter toute chose en leur faveur. Ils lui ont répondu que ces pratiques ne leur plaisaient pas. Il a répliqué en disant que si ces pratiques ne leur plait pas, alors dites-moi ce qui vous plaira. Ils l’ont alors saisi par les bras avant de l’abattre.

Un étranger qui avait accompagné le chef a accouru vers son fils aiîné pour l’informer que des terroristes étaient présents dans le village et ont abattu le ‘’vieux’’. C’est ainsi qu’avec un de nos oncles, mes frères se sont rendus sur le lieu du drame pour voir ce qu’il en était. Les terroristes qui les ont croisés en route ont abattu notre aîné, notre oncle et notre petit frère.

Donc quatre personnes de notre famille. Deux membres du groupe koglweogo du village, qui venaient également au secours, ont été abattus par les terroristes. Tout ce que nous voulons à présent, c’est la sécurisation pour l’ensemble du pays. A Yirgou, sur la soixantaine de concessions, seules deux ou trois familles sont restées après ces évènements. Tous ont fui en disant que c’est leur leader, leur guide, leur patriarche et protecteur qui a été abattu en se demandant ce qu’ils vont devenir s’ils restent ».

Propos recueillis par AB

Drame de Yirgou: La compassion du président du Faso

Le chef de l’Etat, Roch Marc Christian Kaboré, s’est rendu, le samedi 5 janvier 2019 à Yirgou, dans la commune de Barsalogho. Cette visite s’effectue quatre jours après les affrontements entre communautés qui ont occasionné 47 morts.

Le peuple burkinabé doit se surpasser pour combattre l’ennemi commun qu’est le terroriste, afin d’éviter des conflits intercommunautaires. C’est ce message de paix et d’engagement dans le combat contre les forces du mal, que le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, est allé transmettre aux populations de Yirgou, dans la commune de Barsalogho, le samedi 5 janvier 2019.

Dès l’entame de ses propos, il a invité les populations à observer une minute de silence en hommage aux victimes du drame. Selon le chef de l’Etat, l’objectif de cette visite sur les lieux du drame est non seulement de témoigner sa compassion aux familles des victimes, mais aussi de constater l’ampleur des dégâts humains et matériels.

«Rien, absolument rien ne peut justifier cette violence meurtrière. Ce combat communautaire qui s’est mené à Yirgou est un combat dévastateur et nous devons éviter la stigmatisation», a-t-il déploré. Le bilan officiel dressé par le locataire de Kosyam fait état de 47 morts, de populations déplacées et d’énormes dégâts matériels. C’est pourquoi, il a incité les populations des communes d’Arbinda et de Barsalogho à promouvoir des valeurs de tolérance, de sagesse et de vivre-ensemble.

«Nous ne devons pas semer la division entre les différentes communautés qui constituent notre chère patrie», a indiqué Roch Marc Christian Kaboré. A l’issue de la rencontre, le président du Faso a visité un campement peulh dans le village de Bangrin et rencontré certains rescapés revenus dans leurs concessions. «Nous les (populations) avons encouragé à rester chez elles. Car, des dispositions sécuritaires ont été prises afin qu’elles puissent se réinstaller et vivre en harmonie», a-t-il rassuré.

Le chef de l’Etat rassurant des rescapés sur les dispositions prises pour leur sécurité.

Un centre d’accueil pour les sans-abri envisagée Quant aux sans-abri, le président Kaboré a également pris l’engagement de créer un centre d’accueil à Barsalogho pour les regrouper, de sorte à faciliter leur réinsertion. Au terme des échanges, il s’est dit satisfait. «Je pense que le message a été compris, vu que les échanges ont été fructueux», s’est réjoui Roch Marc Christian Kaboré. La gouverneure de la région du Centre-Nord, Nandy Somé/Diallo, a indiqué que la situation demeure dramatique et nécessite une thérapie appropriée. «La province du Sanmatenga fait l’amère expérience d’une barbarie humaine», a-t-elle poursuivi.

Néanmoins, elle a mis l’occasion à profit pour exprimer sa gratitude à l’endroit des Forces de défense et de sécurité (FDS) et des autorités locales pour les efforts consentis. Mme Somé a souligné que des actions conciliatrices seront menées, afin de redonner aux populations la normalité d’une vie sociale. Pour le maire de Barsalogho, Abdoulaye Pafarnam, les représailles ont causé d’énormes dégâts humains et matériels.

C’est pourquoi, il a présenté des doléances aux autorités politiques et administratives. «Il s’agit de la création d’un centre d’accueil pour les personnes déplacées, les veuves et orphelins, la mise en place d’un poste de

commissariat et de gendarmerie dans le village de Foubé», a listé M. Pafarnam. Pour le fils du défunt chef du village, Salam Zabré, la présence physique des autorités politiques, administratives et coutumières permettra d’apaiser leurs cœurs.

«La situation a été dramatique, en ce sens qu’actuellement, il ne reste pas plus de 2 à 3 concessions sur plus de 50 que compte le village de Yirgou. Mais, la sécurité est actuellement notre préoccupation», a-t-il regretté. Toutefois, il a traduit sa reconnaissance aux populations qui les ont soutenus en ces moments douloureux.

Emil SEGDA

Segda9emil@gmail.com


Discours du chef de l’Etat «C’est une situation indigne de notre peuple»

A la suite des affrontements communautaires qui ont fait 47 morts à Yirgou, le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, s’est adressé à la nation, dans un discours télévisé.

L’attaque terroriste et les violences meurtrières qui s’en sont suivies occasionnant la perte de nombreux de nos compatriotes à Yirgou et dans des villages voisins situés dans les communes de Arbinda et de Barsalgo, ont été vécues avec tristesse et consternation par la Nation entière.

Je condamne avec la dernière énergie ces tueries qui surviennent dans un contexte sécuritaire marqué par les attaques récurrentes de forces obscurantistes qui endeuillent nos paisibles populations et nos vaillantes Forces de Défense et de Sécurité (FDS). Ce qui vient de se produire est grave et inacceptable.

Rien, absolument rien ne devrait justifier que des compatriotes qui ont toujours vécu en parfaite harmonie, en arrivent à s’affronter au point de provoquer autant de violences meurtrières et de désolation. C’est une situation indigne de nos ancêtres, de notre peuple et de l’héritage que nous voulons léguer à nos enfants. I

l y a quelques jours, dans mon message de fin d’année, j’appelais à la solidarité autour de nos Forces de Défense et de Sécurité pour bouter hors de notre territoire les forces du mal qui ont décidé de s’en prendre aux fondements de notre vivre-ensemble. Notre histoire nous enseigne que de tous les temps, notre peuple s’est toujours illustré par sa capacité à surmonter ses contradictions.

J’ai voulu en me rendant à Yirgou ce matin, rendre hommage aux morts et traduire le soutien de la Nation entière à toutes les familles et aux populations meurtries par ces actes infâmes. Aucune colère, aucune frustration, aucune raison ne doit justifier la barbarie que nous avons connue.

Les enquêtes en cours doivent nous permettre de situer toutes les responsabilités et d’en tirer les conséquences au plan judiciaire. J’en appelle donc au raffermissement de nos liens séculaires de solidarité et d’unité dans la diversité. J’invite les responsables administratifs, politiques, religieux et coutumiers des localités concernées en particulier et ceux du Burkina Faso en général à poursuivre leurs efforts en vue de consolider le vivre-ensemble et d’exorciser notre pays de l’esprit de division.

Contre les discours de division, faisons le choix de la tolérance et de la consolidation de notre fraternité pour poursuivre la construction d’une démocratie apaisée. C’est fort de cette certitude que j’ai l’intime conviction qu’en renouant avec les valeurs qui cimentent notre communauté de destin, ensemble, nous pourrons faire preuve de dépassement pour engager notre pays dans l’unité de ses filles et fils pour combattre efficacement le terrorisme.

Que Dieu bénisse le Burkina Faso !

Projet lac Bam: L’évaluation des investissements estimée à 99%

Le comité de vérification et d’actualisation de l’évaluation des biens affectés par le projet lac Bam a fait le bilan de ses activités de l’année, le vendredi 28 décembre 2018, à Kaya.

722 personnes des communes de Kongoussi et de Zimtanga sont affectées par le Projet de restauration, de protection et de valorisation du lac Bam (PRPVLB) dans la province du Bam. Le coût des investissements des biens affectés (infrastructures à caractère sociale) est estimé à 2, 867 milliards de F CFA.

C’est ce qui ressort du bilan des activités de l’année 2018 du Comité de vérification et d’actualisation de l’évaluation des biens affectés (CVAEBA) par ledit projet présenté, le vendredi 28 décembre 2018, à Kaya. Parmi les principales activités menées au cours de l’année 2018, le responsable suivi-évaluation du PRPVLB, Hervé Nicolas Bassinga, a cité, entre autres, la visite des nouveaux périmètres (300 hectares), la tenue d’un atelier de restitution des étapes de matérialisation de la bande de servitude et de recueil de l’adhésion des propriétaires terriens.

A cela s’ajoutent, l’atelier de présentation de l’état d’avancement des travaux du bureau de topographie et la rencontre sur les modalités de paiement des indemnisations. Pour M. Bassinga, le CVAEBA et le bureau de topographie ont rencontré un certain nombre de difficultés sur le terrain dans le cadre des activités. Il s’agit notamment de l’insuffisance de la communication, la manifestation de groupe social et l’opposition de certains propriétaires terriens pour la pose de balises de délimitation de la bande de servitude.

Les participants se sont appesantis sur les modalités d’indemnisation
des personnes affectées.

En guise de solutions, Hervé Bassinga a proposé une intensification de la communication, l’accélération du processus pour le recrutement du bureau de topographie et le renforcement des réunions de concertation. «Pour 2019, nous prévoyons la mise en place de comité de réclamation, la finalisation du recensement et de l’évaluation des biens affectés, l’indemnisation des biens affectés en fonction de l’enveloppe budgétaire et la vérification de certains biens affectés», a signalé le responsable du suivi-évaluation du projet.

Dans le même ordre d’idées, le chef de file du bureau de topographie, Hamidou Laura, a indiqué que la délimitation de la bande de servitude est achevée et l’évaluation des investissements est à 99%. A l’issue de l’atelier, la patronne de la cérémonie, la gouverneure du Centre-Nord, Nandy Somé/Diallo a félicité et encouragé toutes les parties prenantes du projet pour les résultats obtenus.

Emil SEGDA

Segda9emil@gmail.com