Chercheurs burkinabè lauréats à l’international: Fréderic Ouattara et Géneviève reçus à Kosyam

Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a reçu en audience, le vendredi 4 janvier 2019, les lauréats du prix Afrique pour l’excellence de la recherche en physique spatiale, Pr Fréderic Ouattara et du concours  «Ma thèse en 180 secondes», Dr Géneviève Zabré.

Les prouesses du vice-président chargé des enseignements et des innovations pédagogiques de l’université Norbert- Zongo, Pr Fréderic Ouattara et du Dr Géneviève Zabré ont été saluées au sommet de l’Etat. Le premier a hissé le Burkina Faso à la tête de la géophysique en Afrique et la seconde est gagnante du concours «Ma thèse en 180 secondes».

Ces deux lauréats accompagnés du ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, Alkassoum Maïga ont été reçus par le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, le vendredi 4 janvier 2019, à Kosyam. Il s’est agi, selon le ministre, de présenter les différents prix obtenus au chef de l’Etat et de lui témoigner toute la reconnaissance de la communauté scientifique pour l’accompagnement de la recherche. «Nous rentrons en 2019 avec fierté et la détermination de continuer à arracher des prix et des reconnaissances au profit de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique au Burkina Faso», a-t-il fait savoir.

Pour y arriver, le ministre Maïga a indiqué qu’ils ont sollicité du président l’accroissement du financement alloué au secteur. Espérant que cette doléance sera satisfaite, le Pr Fréderic Ouattara a soutenu que les résultats de ses travaux vont permettre au Burkina Faso, pays agricole par excellence d’effectuer un meilleur suivi de la pluviométrie et d’améliorer la communication dans les pays en développement à travers la téléphonie. En termes de perspectives, M. Ouattara a dit vouloir partager son amour de la science avec les jeunes. «Nous souhaitons donc la création d’un planétarium pour amener la jeunesse à aimer la science et d’une agence spatiale.

Elle pourra contribuer à une meilleure surveillance du territoire national surtout dans la lutte contre l’insécurité», a-t-il souligné. Généviève Zabré, quant à elle, entend apporter sa pierre à la lutte contre le changement climatique. En effet, sa thèse présentée en trois minutes a porté sur l’utilisation des plantes locales dans la zon

e sahélienne par les éleveurs pour réduire les gaz à effet de serre émis par les petits ruminants. «C’est une méthode simple et accessible aux éleveurs», a-t-elle assuré.

Eliane SOME

elianesome4@gmail.com

Championnat de basket-ball seniors: L’AS Douane (dames) et le RCK (hommes) conservent leur titre

Le champion national burkinabè de basket-ball en seniors hommes et dames s’est disputé, le dimanche 23 décembre sur le plateau du lycée Marien N’Gouabi de Ouagadougou. L’AS Douane chez les dames et le Rail club du Kadiogo (RCK) en hommes, sont parvenus à conserver leur titre.

Les dames qui ont ouvert le bal des finales, ont âprement disputé la rencontre. Comme à leur habitude, ce sont les dames de l’AS Douane qui imprimeront leur rythme aux joueuses du Racing club de Bobo, remportant le match par 56 à 38. Mélodie Nyampa et ses camarades s’adjugent donc la médaille d’or, le trophée et la somme de 700 000 F CFA. C’est chez les hommes que le match a été des plus enlevés entre les rivaux légendaires du basket-ball burkinabè : le RCK et l’AS SONABHY.

Le président de la FEBBA, Joachim Baky (chapeau), remettant le trophée au capitaine
du RCK, Hervé Yaméogo, en seniors hommes.

Les Faucons du Rail du Kadiogo ont remporté le premier quart temps par 21 à 13 sans que les Pétroliers ne réagissent au deuxième quart temps (36-28). Du retour des vestiaires, le Rail club maintient la cadence, remportant les deux derniers quarts temps, respectivement par 54 à 45 et 68 à 57. Le RCK empoche la somme de 1 million FCFA, la médaille d’or et le trophée. Le coach de l’AS SONABHY, Yves Ouédraogo, a déploré la tenue tardive de ces phases finales, ce qui explique en partie la moyenne prestation de son équipe.

Le président de la Fédération burkinabè de basket-ball, Joachim Baky qui s’est dit satisfait du niveau de prestation des équipes, a rassuré les fans de la balle au panier que des dispositions seront prises pour améliorer les différentes compétitions au niveau de cette discipline. Les phases finales des petites catégories se sont disputées à Bobo-Dioulasso, une semaine avant la tenue des finales seniors.

Adama SALAMBERE

Palais des sports de Ouaga 2000 : L’exploitation de l’infrastructure divise

En plein cœur du quartier huppé de Ouaga 2000, le Palais des sports se distingue par la beauté de l’infrastructure. Depuis près de 10 ans qu’il est fonctionnel, il fait la fierté du Burkina Faso car ayant abrité de nombreuses compétitions internationales. L’établissement fonctionne tant bien que mal, même si certaines fédérations sportives soutiennent le contraire.

En 2009, le Palais des sports a accueilli sa première manifestation. Neuf ans après, que d’activités organisées dans cette enceinte de 10 000 places ! Des investitures de chefs d’Etat, des congrès de partis politiques, des compétitions internationales toutes disciplines confondues, des championnats nationaux, des concerts, des mariages….sont autant d’événements que l’office, géré depuis 2016 par Joachim Nikièma, a abrités non sans difficultés.

Directeur général (DG) du Palais des sports de Ouaga 2000, M. Nikièma rassure que l’établissement fonctionne bien. « Il est ouvert au public, aux organisateurs de manifestations sportives, culturelles et de grandes rencontres comme cela est défini dans ses missions. Il sert de cadre à la promotion des activités sportives et à la publicité », a-t-il précisé. Bâti sur un domaine de 24 000 m2, le Palais des sports est pourtant un projet inachevé.

Outre le bâtiment administratif et la salle couverte, assez polyvalente et modelable déjà fonctionnelle, il est prévu les réalisations d’une piscine olympique, d’un hôtel du sportif, de cours de tennis, d’un terrain de football et d’un terrain d’échauffement. « Nul besoin d’aller répandre la rumeur » Qui peut disposer du Palais des sports ? « Tout le monde peut recourir à l’infrastructure même si la priorité est donnée au sport. Mais il peut être utilisé pour d’autres regroupements hors sport », répond Joachim Nikièma. Ce que ne veulent pas entendre certaines structures fédérales.

Elles disent à qui veut l’entendre que l’infrastructure est plus réservée à d’autres évènements qu’au sport. « Pendant le mois de décembre, il est difficile d’avoir le Palais des sports qui est plus réservé aux mariages », relate un membre d’une fédération. « Faux », rétorque le DG de l’établissement. Joachim Nikièma explique que le Palais fonctionne sur la base d’un programme bien défini.

« Au début de chaque année, nous écrivons aux fédérations censées solliciter le Palais pour savoir à peu près en quelle période elles auront besoin de l’infrastructure. Beaucoup ne nous répondent pas. Elles ont tort parce que dans cette situation, nous avons des problèmes à faire sortir le plan d’occupation », ajoute-t-il. Pour M. Nikièma, le vrai problème est que des fédérations attendent d’avoir de l’argent et programment leur championnat avant de les saisir. « Pourtant, cela ne devrait pas être le cas. Le minimum que les fédérations puissent faire est de nous adresser une correspondance pour nous situer sur la période à laquelle elles auront besoin de la salle », regrette-t-il. Etablissement public de l’Etat depuis 2010, DG Nikièma relève que l’une des missions de son établissement est de veiller à la rentabilité des installations. Pour cela, le Palais doit se créer des recettes propres.

« A l’heure actuelle, nous sommes quatre fonctionnaires affectés à la gestion du Palais. Le reste est un personnel recruté par le Palais. Ce personnel doit donc être rémunéré. Il nous faut de ce fait mobiliser des ressources propres pour avoir un certain appoint au budget de l’Etat qui nous dote d’une subvention annuelle qui décroit d’ailleurs d’année en année », informe-t-il. C’est pour cela, explique-t-il, que sa structure est par moments amenée à accueillir des manifestations à caractère social comme les mariages et autres. Joachim Nikièma rassure les fédérations sportives que le Palais des sports leur ait prioritairement réservé. « Pour le besoin de la planification, il faut qu’elles acceptent que nous arrêtions un programme d’utilisation ensemble. Il faut qu’elles répondent à nos injonctions quand nous leur écrivons.

Joachim Nikièma relève que l’une des missions de son établissement est de veiller à la rentabilité des installations.

Et par ailleurs, qu’elles nous approchent. Nul besoin d’aller répandre des rumeurs », préconise-t-il. En attendant, la réception définitive des ouvrages du Palais des sports constitue l’une des préoccupations majeures de la direction générale. Car selon le DG, elle permettrait d’inscrire des crédits conséquents pour la mise à niveau des réserves émises par les différentes commissions de réception. «  Etant donné que cela fait déjà neuf ans que l’Etat a pris possession et exploite les infrastructures, celles-ci n’échappent pas au processus inéluctable d’amortissement.

C’est un acte admiratif sans coût sinon qu’il engage la responsabilité des décideurs, mais avec des impacts bénéfiques certains pour le Palais des sports de Ouaga-2000 d’un point de vue de l’entretien et de la sauvegarde des infrastructures en présence », mentionne Joachim Nikièma.

Yves OUEDRAOGO

Championnat national de D1 : Salitas FC, champion de la mi- saison

La 15e et dernière journée du Faso foot s’est disputée le week-end dernier sur plusieurs stades du pays. Salitas FC, vainqueur (2-0) de l’AS SONABEL, est sacré champion de la mi- saison. Il réédite son exploit de la saison écoulée.

Le championnat national de football de première division a désigné son champion de la mi- saison. Salitas FC termine la phase aller en tête du classement, grâce à sa victoire (2-0) face à l’AS SONABEL en clôture de la 15e et dernière journée, dimanche 30 décembre.

Tout comme la saison écoulée, les protégés du colonel Yacouba Ouédraogo sont de nouveau champions de la mi- saison. Son dauphin se nomme Rahimo FC. A la faveur de sa victoire (2-0) face au champion en titre, l’Association sportive des fonctionnaires de Bobo (ASFB), le club de Rahim Ouédraogo occupe la 2e place du classement.

Il chipe ce rang à l’Association sportive du Faso- Yennenga (ASFA-Y) reléguée à la 3e marche du podium à la suite de son match nul et vierge face au Racing club de Bobo (RCB). Le derby du bas de tableau entre l’Association des jeunes espoirs de Bobo (AJEB) et son poursuivant direct, l’Union sportive de Ouagadougou (USO), a tourné à l’avantage (2-1) du club bobolais des frères Traoré.

Ainsi, les « Rouge et blanc » de Larlé retrouvent à nouveau leur rang de 16e et lanterne rouge du Faso foot. Le Rail club du Kadiogo (RCK) en déplacement dans la « cité du cavalier rouge » a infligé une 5e défaite (0-1) à l’ASEC-K du coach Idrissa Malo Traoré « Saboteur ».

L’AS Police dans la réception de l’Union sportive de la Comoé (USCO) s’est imposée, 2 buts à 1. Le match entre l’ Etoile filante de Ouagadougou (EFO)- SC Majestic s’est soldé par un score nul (2-2). Amadou Sampo, le coach de Majestic, a été sauvé dans les dernières minutes de la rencontre par une frappe splendide des quarante mètres de son jeune joueur Abdoul Karim Baguian.

Un nul mais d’un but partout a aussi sanctionné la rencontre entre l’AS Douanes et l’Union sportive des forces armées (USFA). Au sortir de cette dernière journée de la phase aller, 14 buts ont été inscrits. Après cette journée, le Faso foot observera une trêve.

Ollo Aimé Césaire HIEN


Tous les résultats de la journée

EFO # SC Majestic : 2-2

ASFA-Y # RCB : 0-0

AJEB # USO : 2-1

ASEC-K # RCK : 0-1

AS Douanes # USFA : 1-1

ASFB # Rahimo FC : 0-2

AS Police # USCO : 2-1

AS SONABEL # Salitas FC : 0-2

 

Cheick Djibril Ouattara: « Je vais pour jouer en équipe première de Berkane »

Annoncé un peu partout en Belgique, en France, en Tunisie etc., c’est finalement à Berkane, équipe de niveau 1 marocaine que le meilleur joueur du Burkina la saison passée, Cheick Djibril Ouattara, a déposé son baluchon pour un bail de 5 ans. Pourquoi ce choix, ses objectifs ?

Quels sentiments vous animent après vous être engagé avec Berkane?

Un sentiment de joie parce que je viens là d’atteindre mon deuxième objectif, cela après le premier qui était d’intégrer l’équipe nationale A de mon pays.

Qu’est- ce qui a milité en faveur de ce club si l’on sait que vous étiez annoncé du côté de la Belgique?

C’est le plan de carrière qui a été présenté à mon agent qui m’a motivé à m’engager avec Berkane. J’insiste pour dire que contrairement à ce qui se dit, dans aucun passage du contrat, il n’est mentionné nulle part que je dois commencer à jouer avec l’équipe réserve de Berkane. Je vais pour jouer en équipe première de Berkane.

Alain Traoré et Yssoufou Dayo ont certainement aussi influencé votre choix?

Non, pas du tout. Ça a été juste une simple coïncidence Pourquoi la piste belge a-t-elle échoué? Je ne voudrais pas parler d’échec. J’ai juste fait un choix. En Belgique, je devais passer par un test. Alors qu’à Berkane, il j’ai signé directement.

Quels sont les clubs qui vous convoitaient?

J’ai reçu pas mal d’invitations. Je peux citer entre autres les équipes françaises d’Amiens et de Brest. Il y a eu aussi le ka agent de la Belgique. Je précise que c’étaient des invitations pour des tests.

Quel sera votre objectif avec Berkane?

Mon objectif est de mieux apprendre. Je dois travailler à m’imposer dans ce club qui va me servir comme un tremplin pour l’Europe. Je voulais profiter de vos colonnes pour remercier mes fans, et leur dire que je compte sur leurs bénédictions. Pour ceux qui ne sont pas d’avis avec cette signature, je leur demande de me comprendre et de me soutenir en prière car c’est toujours Dieu qui a le dernier mot.

Propos recueillis par Yves OUEDRAOGO

Coopération bilatérale: La Chine et le Burkina Faso sur de bons rails

Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Alpha Barry et son homologue de la Chine, Wang Yi, ont éclairé, le vendredi 4 janvier 2019 à Ouagadougou, la lanterne des journalistes sur la lutte contre l’insécurité dans le Sahel et la contribution réelle de la Chine au développement du Burkina Faso.  

Deux questions, compte tenu du temps qui, visiblement pressait, ont été lancées aux ministres des Affaires étrangères et de la Coopération, Alpha Barry et au Conseiller d’Etat, ministre des Affaires étrangères de la Chine, Wang Yi, à l’issue de l’audience  avec le président du Faso, le vendredi janvier 2019. Quels sont les grands projets chinois de lutte contre l’insécurité en Afrique ? Quelle est la contribution de l’Empire du milieu au développement socio-économique du Burkina Faso ? Face à la première préoccupation de la presse, le ministre chinois Wang Yi a expliqué que la paix est cruciale pour tout le continent africain, c’est-à-dire une garantie indispensable au développement. « La Chine tient à cœur les besoins urgents des pays africains et a toujours joué un rôle unique et constructif qui est celui de la préservation de la paix et de la sécurité en Afrique », a-t-il indiqué.

Depuis de longues années, la Chine, foi de son Conseiller d’Etat, ministre en charge des affaires étrangères, a participé aux efforts de médiations sur les points chauds, notamment la question du Soudan du Sud. Wang Yi a indiqué que son pays soutient toujours les solutions africaines aux problèmes africains et les opérations onusiennes de maintien de la paix sur le continent. « La Chine est de nos jours le deuxième contributeur aux opérations de paix de l’Organisation des Nations Unies parmi les cinq membres permanents du Conseil de sécurité », s’est-il réjoui. Il n’y a pas plus que longtemps, a rappelé le diplomate chinois, l’Empire du milieu a ouvert un débat sur le renforcement des initiatives africaines de paix avant d’inviter d’autres pays dans le monde à lui emboîter le pas. «Ces dernières années, dans le cadre du Forum Chine-Afrique, la Chine a accru son engagement en ce qui concerne la paix et la sécurité en Afrique. Nous œuvrons activement pour mettre en place des mesures d’aides militaires annoncées par le président Xi Jinping à l’Union africaine (UA) pour soutenir le développement de la Force africaine en attente (FAA) et la Capacité africaine à réagir immédiatement aux crises (CARIC) », a détaillé le chef de la diplomatie chinoise.

La reconstruction de l’hôpital de Bobo-Dioulasso en cours

Les premiers matériels chinois pour le maintien de la sécurité sont déjà déployés, a-t-il ajouté. Concernant la deuxième question sur la contribution de la Chine au développement socio-économique du Burkina Faso, le ministre Alpha Barry a affirmé que l’accord de coopération technique commercial a été négocié en début septembre 2018 à Beijing (Chine), comprenant les différents domaines de coopération entre les deux pays. Il a précisé que déjà, il y a une équipe chinoise dans la capitale économique burkinabè pour la reconstruction de l’hôpital Sanou Souro. « A l’heure où je vous parle, une équipe médicale composée d’une dizaine de médecins chinois travaillent au Burkina Faso et une équipe agricole pour, en plus de la production rizicole, expérimenter une nouvelle variété de mil », a laissé entendre Alpha Barry. Un accord triennal portant sur 1 milliard 200 millions de Yuan (plus de 100 milliards de F CFA) a été signé dont 400 millions de Yuan (plus de 33 milliards de F CFA) les quatre derniers mois de l’année 2018, a-t-il révélé.

Selon Alpha Barry, 30 millions de Yuan soit plus de 3 milliards de F CFA d’appui budgétaire et 50 millions de Yuan (plus de 4 milliards de F CFA) au profit de la défense et de la sécurité ont été également signés. Concernant les formations, les bourses et les stages, le ministre Barry a souligné que les anciens stagiaires en Taiwan ont été tous recasés en Chine et un contingent de 200 étudiants par an a été convenu. « Les stagiaires du ministère en charge de la formation professionnelle qui étaient à Taiwan sont repartis en Chine il y a quelques jours et il y a d’autres stages au niveau des Forces de défense et de sécurité (FDS) », a-t-il noté. Pour le projet de fibre optique, elle porte sur, au total, 8000 kilomètres et avance normalement, de l’avis du ministre Barry.

A entendre le ministre en charge des Affaires étrangères de la Chine, dans le cadre d’une opération dénommée ‘’action lumière’’, plus de 200 patients Burkinabè ont recouvré la vue. « La chine et les pays en développement ont un destin commun et cette coopération va sans doute permettre un développement réel du Burkina Faso », a-t-il conclu.

                                                                                                 Boukary BONKOUNGOU

Sino-burkinabè : Le ministre Wang Yi commandeur de l’Ordre de l’Etalon

En visite d’amitié et de travail de 48 heures au Burkina Faso, le conseiller d’Etat, ministre des Affaires étrangères de la Chine, Wang Yi, a été décoré le samedi 5 janvier 2019, juste avant son départ de Ouagadougou pour ses efforts personnels dans le rétablissement des relations sino-burkinabè.  

 En sept mois de coopération (mai 2018-janvier 2019) entre le Burkina Faso et la Chine, beaucoup d’accords de financement (voir encadré) au profit du « pays des Hommes intègres » ont été signés. En outre, des équipes médicales et agricoles chinoises travaillent actuellement au Faso. Ce sont, d’après le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Alpha Barry, autant de progrès en peu de temps que le président du Faso a tenu  à saluer en décorant le conseiller d’Etat, ministre des Affaires étrangères de la Chine, Wang Yi, de la médaille de commandeur de l’Ordre de l’Etalon.

La distinction a eu lieu, le samedi 5 janvier 2019, juste avant le départ de l’hôte chinois de Ouagadougou où il était en visite d’amitié et de travail de 48 heures. « La décoration est destinée à magnifier l’amitié retrouvée entre la Chine et le Burkina Faso », a ajouté le ministre Alpha Barry. S’estimant honoré d’être décoré par le Burkina Faso, le conseiller d’Etat, Wang Yi, a confié que la distinction revient au peuple chinois. « Cette médaille porte l’amitié du peuple burkinabè à celui chinois », a-t-il renchéri.

Et de revenir sur la « décision stratégique » de rétablissement des relations diplomatiques qu’ont pris les présidents Roch Marc Christian Kaboré et Xi Jinping en mai 2018, et que lui et ses collaborateurs se sont efforcés à mettre en œuvre. A ses dires, l’Empire du Milieu a un « ami fiable de plus » sur la scène internationale et le Burkina Faso a un partenaire de plus qui soutiendra son développement national et renforcera les efforts d’amélioration des conditions de vie de ses populations. « Les relations sino-burkinabè ont un avenir très radieux. Travaillons ensemble pour réaliser les objectifs communs », a déclaré le ministre Yi, avant de quitter le Burkina.

Jean Philibert SOME


Retombées pour le Burkina Faso selon le ministre burkinabè des affaires étrangères

 

Accord cadre général : 1,2 milliard de yuan soit plus de 100,5 milliards de F CFA

Accord en matière de défense : 50 millions de yuan (4,188 milliards de F CFA)

Appui budgétaire : 30 millions de dollars (17, 264 milliards de F CFA)

Financement en 2018 des travaux de l’hôpital de Bobo-Dioulasso : 400 millions de yuan (33,509 milliards de F CFA)

Etc.

JPS

G5 Sahel : La Chine va contribuer à près de 25 milliards F CFA

Le Conseiller d’Etat, ministre des Affaires étrangères de la République populaire de Chine, Wang Yi, a effectué une visite de travail de 48 heures, les 4 et 5 janvier 2018 à Ouagadougou. Le diplomate chinois a réitéré le soutien continuel de l’Empire du milieu au Pays des Hommes intègres et à la force conjointe du G5 Sahel.    

Il est 13 heures 15 minutes à l’aéroport international de Ouagadougou quand un Boeing 737-700 se pose sur le tarmac. A son bord, se trouve le Conseiller d’Etat, ministre des Affaires étrangères de la République populaire de Chine, Wang Yi, promu à ce poste depuis le 6 mars 2018. Il est accompagné d’une délégation. A sa descente d’avion, le diplomate chinois et sa suite sont accueillis par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération du Burkina Faso, Alpha Barry, sous les ovations de jeunes et la prestation d’une troupe de danse traditionnelle du terroir. Après un bref entretien entre les deux personnalités, le cap est mis sur la villa ministérielle de Alpha Barry où leur rencontre est officialisée, suivie d’une séance de travail entre les deux parties.

A la résidence ministérielle, l’un des moments forts de la visite de l’hôte chinois est la remise officielle de dix véhicules flambant neufs de marque Foton offerts par l’Empire du milieu au gouvernement burkinabè, dont deux pour le ministère en charge des affaires étrangères. Dans la soirée, Wang Yi, en compagnie du chef de la diplomatie burkinabè, est reçu au Palais présidentiel de Kossyam par le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré. A sa sortie d’audience, il a dit être fier de visiter, pour la première fois, le Burkina Faso, ce qui traduit, de son avis, un acte hautement symbolique en termes de coopération. « En mai 2018, le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a pris une décision stratégique importante de rétablir les relations avec la Chine après 24 ans.

Le Burkina Faso est donc revenu à la bonne position en s’attachant au principe d’une seule Chine », déclare Wang Yi. Il s’est réjoui du fait que les relations sino-burkinabè, quelques mois après leur rétablissement, enregistrent des progrès importants. Il en veut pour preuve, en septembre 2018, entre autres, la visite du chef de l’Etat burkinabè en Chine, sur invitation de son homologue chinois, Xi Jinping, où il a participé au sommet de Beijing du Forum sur la coopération sino-africaine.

Des soutiens multiformes

« Les deux chefs d’Etat ont dégagé d’importants consensus matérialisés par un accord-cadre global de coopération bilatérale 2018-2020, des missions d’experts en agriculture et médecine, les grands travaux de construction de l’Hôpital Sanou Souro de Bobo-Dioulasso et le projet du Back Bône national en cours. Aussi, les 5 400 tonnes de l’aide humanitaire alimentaire vont bientôt être acheminées pour lutter contre la pénurie alimentaire», soutient-il.

Pour le diplomate chinois, les relations entre les deux pays ouvrent une nouvelle page historique, un choix sage, selon lui, qui correspond au consensus international et à la tendance de l’époque. Cette prise de position va permettre de promouvoir le développement économique burkinabè avec de nouvelles opportunités et perspectives, avec l’idée soutenue d’une seule Chine, fait-il comprendre.

Le Conseiller d’Etat, ministre des Affaires étrangères de la Chine (à droite), a remis les clés des dix véhicules de marque Foton à son homologue burkinabè, Alpha Barry.

Pour Alpha Barry, les échanges avec Wang Yi sont fructueux et encore plus profonds avec Roch Marc Christian Kaboré. « Que ce soit avec le Président du Faso Roch Marc Christian Kaboré et avec les membres du gouvernement, nous avons noté en sept mois de reprise des relations entre nos deux pays, des avancées énormes », renchérit-il.

Le chef de l’Etat, selon le ministre Barry, a réaffirmé les priorités du Burkina Faso en matière de défense et de sécurité, d’infrastructures sociales, notamment scolaires et sanitaires. Foi du ministre Barry, la République populaire de Chine va contribuer à hauteur de 300 millions de Yuan, soit environ 25 milliards de F CFA à la force conjointe du G5 Sahel, 1,5 millions de dollars soit plus de 7 milliards de F CFA au secrétariat permanent du G5 Sahel et 2 millions de yuans (166 millions de FCFA) au département burkinabè des Affaires étrangères. « Au cours de la commission conjointe à venir, des priorités vont être redéfinies par le Président du Faso et une feuille de route de la coopération bilatérale va être tracée. Nous allons définitivement mettre en place les chantiers et nous avons eu l’assurance avec le ministre Wang Yi concernant le début d’ici à la fin de l’année 2019 de ces chantiers notamment la construction de l’hôpital de Bobo Dioulasso », indique-t-il.

Alpha Barry soutient la convergence de points de vue lors des entretiens avec le diplomate chinois sur la réforme du Conseil de sécurité et l’appui de la Chine de façon générale à l’Afrique.

                                                                                                 Boukary BONKOUNGOU    

Président du Faso a Yirgou 

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(Nos ennemis communs ce sont les terroristes. Nous devons faire la part des choses. Nous sommes les fils d’un même pays. Si nous oublions cela, nous ne pourrons pas empêcher que de tels incidents se produisent. Nous ne pouvons développer le pays que si tout le monde vit en paix), a lancé  Roch Kabore. En rappel l’attaque de Yirgou suivi de conflit intercommunautaire a fait  selon un bilan officiel de 46 morts

Rapport ASCE-LC: Baisse des indicateurs de bonne gouvernance

Le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré a reçu le vendredi 4 janvier 2019 à Kossyam le rapport  de l’audit n-1 de la gestion 2017, celui du contrôle de 2016 et le rapport annuel d’activités 2017 de l’Autorité supérieur de contrôle d’Etat et de lutte contre la corruption (ASCE-LC). Il ressort de ces documents que les indicateurs de bonne gouvernance des deniers publics sont en chute.

 Alors que  les indicateurs de bonne gouvernance des deniers publics avaient  connu une nette amélioration entre 2015 et 2016, ils ont baissé en 2017. Ce constat est le résultat de l’analyse comparée des rapports de l’audit n-1 de la gestion 2017,  du contrôle de 2016 et le rapport annuel d’activités 2017 de l’Autorité supérieur de contrôle d’Etat et de lutte contre la corruption (ASCE-LC).

Dans ces trois documents remis au Président du Faso le vendredi 4 janvier 2019 au palais de Kossyam, il ressort que les montants cumulés des détournements et manquants de caisse, des dépenses sans pièces justificatives et autres malversations sont passés de plus de 31 milliards en 2015 à 7,6 milliards en 2016 et ont grimpé à plus de 10 milliards de F CFA en 2017. 

Pour cette dernière année, l’audit de gestion du gouvernement a permis de mettre à nu des faiblesses dans les  dispositifs  de gestion de la commande publique, des comptes de dépôts, des régies d’avance et du carburant et lubrifiants de même que des irrégularités récurrentes. Cette situation est jugée préoccupante par l’ASCE-LC car « ce laisser-aller à l’inobservance des règles de gestion est la traduction du sentiment, au sein de l’administration que les pratiques de corruption ne sont pas des opérations à risque du fait du manque de sanctions dissuasives et de l’impunité ambiante ». De ce fait, le contrôleur général d’Etat, Luc Marius Ibriga a relevé  que les sanctions et la lutte contre l’impunité doivent se faire  avec rigueur et énergie. Pour se faire, il a soutenu que les conseils de discipline au niveau des administrations et des ministères doivent être opérationnalisés pour rendre opérant le processus de sanctions.

Mettre en œuvre les recommandations

 «  Nous avons également insisté auprès du chef de l’Etat sur la nécessité d’élaborer des manuels de procédures pour encadrer et sous-tendre l’action de l’administration. En effet, leur absence  laisse la porte ouverte à une gestion informelle », a-t-il souligné. En outre, il a indiqué que son institution a fait savoir  au Président du Faso,  la nécessité de mettre en œuvre les recommandations des rapports. «  Nous avons donc proposé qu’il y ait une rencontre semestrielle entre l’ASCE-LC et le gouvernement pour faire l’État de mise en œuvre des recommandations », a-t-il plaidé.

Cela demande à son avis un réarmement éthique de tout un chacun par ce qu’en cette période de crise et d’insécurité,  la lutte contre la corruption doit être redoublée vue que   la corruption et l’insécurité vont de pair. «  Les facilités que l’on donne aux uns et aux autres sont le lit de l’insécurité. Lorsqu’une voiture n’est pas contrôlée ou qu’un marché est mal exécuté, cela peut conduire à la mort de nos forces de défense et de sécurité ou de nos populations. Nous devons donc renforcer la bataille contre la corruption pour permettre au Burkina Faso  d’avoir les ressources nécessaires pour faire face aux défis qui lui sont posés », a-t-il développé. Mais en attendant, l’ASCE-LC a recommandé au gouvernement de privilégier la mise en concurrence pour plus de transparence et de gains socio-économiques dans la commande publique, réduire le nombre de comptes de dépôts de fonds par structure et encadrer leur utilisation, élaborer une procédure plus adéquate pour la réception des services de restauration et de pause-café.

                                                                  Eliane SOME

elianesome4@gmail.com