changements climatiques : Les experts en quête de solutions

Le ministère de l’Agriculture et des Aménagements hydrauliques  organise, les 30 et 31 août 2016 à Ouagadougou, un atelier d’échanges sur les recommandations issues des scénarios socio-économiques et relance des activités de la plateforme nationale du Burkina Faso sur l’adaptation au changement climatique en agriculture et sécurité.
L’agriculture au Burkina Faso est confrontée à de nombreuses difficultés liées notamment à la dégradation de l’écosystème, à la sécheresse ou  aux inondations. Ainsi, adapter cette agriculture aux aléas climatiques s’avère une nécessité pour le pays dont la population est majoritairement rurale et compte essentiellement sur l’agriculture pluviale pour sa survie. C’est dans cette optique que le ministère de l’Agriculture et des Aménagements hydrauliques a initié un atelier d’échanges sur les recommandations issues des scénarios socioéconomiques les 30 et 31 août  2016 dans la capitale burkinabè. «  Partager avec les acteurs nationaux, les acquis du processus d’utilisation des scénarios de développement, rendre visible et opérationnelle la plateforme nationale du Burkina Faso », tel est l’objectif de cet atelier, a indiqué le secrétaire permanent de la coordination des politiques agricoles, Dr Amadou Sidibé. Selon lui, il va s’agir, au cours de cette rencontre, d’identifier les thématiques nouvelles dans le cadre de la formulation du Programme national du secteur rural (PNSR II), de partager les acquis et recommandations du processus des scénarios avec l’ensemble des acteurs nationaux clés du processus de formulation du PNSR II.
Il a ajouté qu’il sera question de définir une feuille de route pour l’intégration effective des thématiques nouvelles et  dynamiser la plateforme nationale sur l’adaptation au changement climatique en agriculture et sécurité. Le coordinateur du programme  de recherche sur le changement climatique, l’agriculture et la sécurité alimentaire, Dr Robert Zougmoré,  a souligné que les menaces imposées par le changement climatique  freinent l’autosuffisance alimentaire. A l’entendre, le programme s’est fixé deux objectifs principaux : le premier va  consister à évaluer et tester  les pratiques d’adaptation, l’atténuation des effets du changement climatique en faveur des pauvres, puis les technologies et les politiques en faveur des systèmes alimentaires. Le deuxième objectif était de soutenir l’inclusion de l’agriculture dans les politiques agricoles à tous les niveaux. Cet atelier a connu la participation d’une cinquantaine de personnes dont des personnes ressources-prospectives, des agents de l’INERA, la Confédération paysanne du Faso. Le participant Dr Korodjouma Ouattara  a salué la tenue de cet atelier qui va se pencher sur certains problèmes de l’agriculture du Burkina.
« Etre informé des différents scénarios sur le changement climatique  nous permettra de prendre des attitudes utiles », a soutenu Dr Ouattara. Le programme intervient dans cinq régions que sont l’Asie du Sud et Sud-Est, l’Afrique de l’Est, l’Amérique latine et l’Afrique de l’Ouest. Les pays-pilotes couverts par le programme en Afrique de l’Ouest sont le Sénégal le Niger, le Mali, le Ghana et le Burkina Faso.
Séni KIEMTORE
Fabiola OUEDRAOGO (Stagiaires)

Nouvelles mesures fiscales : Le contenu expliqué dans la Boucle du Mouhoun

0
La Direction régionale des impôts de la Boucle du Mouhoun a organisé, le mercredi 24 août 2016 à Dédougou, une conférence publique sur les nouvelles mesures fiscales de la seconde loi de finances rectificative, gestion 2016. C’était sous la présidence du gouverneur de la région, Sannoubomé Justin Somé.
Donner la bonne information aux acteurs du développement de la Boucle du Mouhoun sur les nouvelles mesures fiscales de la seconde loi de finance rectificative de l’année 2016, et les inciter à s’acquitter de leurs taxes et impôts dans les délais requis, c’est là tout l’enjeu de cette conférence publique organisée par la direction régionale des impôts de la Boucle du Mouhoun, le mercredi 24 août 2016 à Dédougou. Dans son mot introductif, le gouverneur de la région de la Boucle du Mouhoun, Sannoubomé Justin Somé a indiqué que c’est dans le souci de permettre à l’Etat de mobiliser le maximum de ressources financières, et de financer les politiques publiques que l’Assemblée nationale, en sa séance du 25 juillet 2016, a adopté la loi 021/AN portant seconde loi de finances rectificative de la loi de finances pour l’exécution du budget de l’Etat, gestion 2016 (LFR2). «L’Etat a beaucoup à faire. D’un côté, il y a les fonctionnaires qui réclament sans cesse l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail, de l’autre, il y a le besoin criant des infrastructures socioéconomiques à réaliser. Et notre pays a une économie qui est basée essentiellement sur le recouvrement des taxes et des impôts.
Pour éviter de tendre chaque fois la main aux partenaires techniques et financiers pour après dire qu’on n’est pas indépendant,  l’Assemblée nationale a adopté la deuxième loi de finances rectificative de la loi de financse, gestion 2016 pour aider l’Etat à financer la politique de développement économique et social», a expliqué Sannoubomé Justin Somé. Le Directeur régional des impôts de la Boucle du Mouhoun, Souaré Goro, dans sa déclaration liminaire a énuméré quatre nouvelles mesures fiscales qui ont été introduites, et qui prendront effet à partir du 1er septembre 2016. Il s’agit de la contribution foncière sur les propriétés bâties, de la taxe sur les boissons, de la retenue à la source sur les gains des paris et ceux des autres jeux de hasard, et de la taxe à l’importation sur les véhicules de tourisme dont la puissance est égale ou supérieure à 13 chevaux. Abusivement considérées comme de nouvelles taxes, ces nouvelles mesures viennent réparer une injustice fiscale à certain niveau, selon Souaré Goro. «En réalité, ces nouvelles mesures considérées à tort ou à raison comme de nouvelles taxes, existaient déjà dans notre législation. Ce n’est pas quelque chose de nouveau. Que ce soit les taxes sur la contribution foncière ou la revalorisation de la taxe sur les boisons qui passe de 25% à 30%, ou encore la retenue sur les gains des paris ou ceux des autres jeux de hasard, il n’y a rien de nouveau», a indiqué le directeur régional des impôts de la Boucle du Mouhoun.

Les conseils municipaux appelés à contribution

Et c’est pour éviter des confusions au sujet de ces nouvelles mesures fiscales mal perçues, que ces séances d’information et de sensibilisation ont été initiées pour éclairer les lanternes, a poursuivi le premier responsable des impôts de la Boucle du Mouhoun.
Pour mieux réussir ces séances, les collectivités ont été invitées à prendre le relai de la direction régionale des impôts pour donner l’information, et sensibiliser la base sur ces nouvelles mesures. «Je comprends la délicatesse de votre mission en tant que présidents de conseils municipaux, parce vos contribuables sont en même temps vos électeurs. Mais avec une communication véridique et sincère, la population va adhérer à ces nouvelles mesures. Je vous exhorte donc à assurer les séances de communication tous azimuts dans vos différentes communes, afin de faire comprendre l’importance de ces nouvelles mesures fiscales», a invité le gouverneur Justin Somé.
Une invite qui a été bien reçue par les maires des communes et les conseillers municipaux qui ont pris part à la conférence de Dédougou. «Il y avait déjà des incompréhensions sur les mesures fiscales de la seconde loi de finance rectificative de l’année 2016, donc je peux affirmer aisément que cette conférence était la bienvenue, car elle nous a permis d’avoir l’information juste. Nous adhérons parfaitement  à ces nouvelles  mesures fiscales adoptées par le gouvernement, et de retour, nous allons porter l’information au niveau de nos communes respectives. Par ailleurs, nous souhaitons que  la direction régionale des impôts fassent des sorties dans les différentes communes pour animer cette même conférence», a suggéré le député-maire de la commune urbaine de Dédougou, Désiré Traoré. «Vu l’importance de cette rencontre, nous nous en félicitons car en tant que maire, nous savons que ceux qui doivent payer les taxes sont dans nos communes. Nous allons transmettre l’information à nos opérateurs économiques, à nos concitoyens dans nos localités respectives car la taxe est un plus pour le développement de nos communes», a renchéri Mme le maire de la commune rurale de Kiembara, Joséphine Niamoukara.
Kamélé FAYAMA
faygracias@yahoo.fr

Inondations à Bobo-Dioulasso : Les ministres de l’urbanisme et de la femme, sur les zones à risques

0
Le ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat, Maurice Dieudonné Bonanet,  s’est rendu, le 28 août 2016 sur les zones inondables ou à risques dans la commune de Bobo-Dioulasso. Accompagné par le chef de département de la Femme, de la Solidarité nationale  et de la Famille, Laure Zongo, il s’est ainsi imprégné de l’état des  infrastructures de canalisation de la ville.
Le secteur n°17 (ex-quartier Sarfalao) dans l’arrondissement n°5 de la commune de Bobo-Dioulasso est victime à chaque saison pluvieuse, d’inondation. Les eaux envahissent les habitations et la clôture du Centre de santé et de promotion sociale (CSPS) situé à l’ex-permanence CDR,  est sur le point de céder à cause d’un canal qui la côtoie. Le secteur n°17 est logé dans une zone marécageuse, et le lotissement opéré en 1986 à travers le programme populaire de développement n’a pas tenu compte de cette réalité. Les parcelles se sont alors retrouvées dans les rigoles ou voisines des cours d’eau, causant des problèmes d’accessibilité. Selon les services de la commune, des études ont été faites et la somme de plus de 5 milliards de F CFA est  nécessaire pour résoudre les  problèmes d’inondation que connait ce quartier. Il est prévu dans cette étude, de déplacer et de dédommager des familles. Pour le moment, la commune manque de moyens pour mettre en œuvre cette étude.  Le problème de ruissellement des eaux de pluie est aussi criant aux secteurs n°30 et 23 de Bobo-Dioulasso, dans l’arrondissement n°2. Là, les eaux ont drainé le sable sur le goudron, rendant la circulation difficile à ce niveau faute de canalisation.
Ce secteur connaît des inondations causées  par des eaux dont la plus grande partie provient de Bobo 2010, ou de la  zone SONATUR. Ces quartiers aménagés en amont voient  leurs eaux se déverser aux secteurs n°30 et 23 qui se trouvent en aval.  D’autres secteurs comme le n°22 ou le n°21 font également face à des inondations à chaque saison pluvieuse.
Le ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat, Maurice Dieudonné Bonanet  et sa collègue de la Femme, de la Solidarité nationale  et de la Famille, Laure Zongo, se sont rendu, le 28 août 2016, sur ces différentes zones à risques. Sur chaque site, la population s’est spontanément mobilisée pour expliquer aux deux ministres leur calvaire. « Cela fait plus de 30 ans que nous sommes dans ce quartier. A chaque saison de pluie, nous sommes victimes d’inondation et jusqu’à présent rien n’a changé », crie furieux, Sansan Kam, un habitant du secteur n°17. Amadou Sirima, un habitant du secteur n°22 ajoute : « Quand il pleut, nous ne pouvons pas circuler dans le quartier et nous avons des difficultés pour sortir ou rentrer dans nos maisons». La tension entre le ministre Dieudonné Bonanet et la population a été vive au secteur n°21, où les inondations sont monnaie courante. « Les eaux ont été déviées de leur cours normal et nous n’arrivons pas à dormir quand il pleut », tempête Ousmane Karantao. « Nous nous sommes déplacés pour faire de nous-mêmes le constat.
Nous allons faire le point afin que des mesures urgentes soient prises pour qu’ensemble, on trouve des solutions définitives à ces préoccupations », a répondu le ministre  Bonanet. Pour lui, Bobo-Dioulasso a un relief favorable à l’écoulement des eaux de pluie. La ville dispose également  d’un réseau de canalisation important, mais le problème, a-t-il dit, reste l’action de l’homme. «Toutes les canalisations sont bouchées par les ordures et les immondices diverses. Elles sont aussi bouchées par les constructions sur les caniveaux. Le gouvernement jouera sa partition, mais le plus gros travail revient à la population. Il faut une mobilisation générale pour le curage et l’entretien des canalisations», a suggéré le ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat. Pour le directeur des services techniques municipaux, Pamphile Nignan, les problèmes d’inondations à Bobo-Dioulasso sont dus au mauvais entretien des caniveaux. Il préconise de les déboucher et de déguerpir les constructions sur les emprises des caniveaux. Le maire de l’arrondissement n°6, Hermann Sirima, a promis de jouer sa partition en communicant beaucoup plus avec la population. Il pense qu’ainsi,  celle-ci sera beaucoup plus responsable et s’investira dans l’entretien des infrastructures d’évacuation des eaux, afin d’éviter des inondations qui, pour le moment, n’ont pas fait de dégâts importants dans la ville de Sya.
Adaman DRABO

Fonds permanent pour le développement des collectivités territoriales

0
La Direction générale du Fonds permanent pour le développement des collectivités territoriales a organisé, du 22 au 26 août 2016 à Ouahigouya, un atelier de « team building » et d’élaboration du plan stratégique 2017-2021. Cinq jours ont permis au personnel de ressouder les liens et de passer au peigne fin les activités de leur structure. 
Venus de toutes les régions, les personnels du Fonds permanent pour le développement des collectivités territoriales (FPDCT) se sont retrouvés, du 22 au 26 août 2016 dans la cité de Naaba Kango, pour échanger sur le fonctionnement de l’institution et définir une vision prospective. Cette « grand-messe » qui est une première dans la vie du Fonds permanent, aux dires de son Directeur général (DG), Issaka Ouédraogo, visait à contribuer au renforcement de la dynamique et de l’esprit d’équipe autour d’objectifs communs mais aussi à révéler le potentiel du personnel et à accroître sa motivation en vue de l’amélioration des performances. D’où le concept de « team building » (constitution d’équipe) qui se veut une rencontre de l’ensemble du personnel représenté dans toutes les régions pour travailler en toute collégialité.
L’autre volet de l’atelier a été l’élaboration du plan stratégique 2017-2021 qui est également une première initiative depuis que le FPDCT existe, à en croire ses responsables. ‹‹Ce plan veut donner une vision claire au Fonds permanent. Il veut faire de cette structure, l’instrument principal de mobilisation des ressources pour financer les collectivités territoriales et leur assurer l’appui technique pour la mise en œuvre de leurs projets et programmes de développement››, a étayé M. Ouédraogo. Les échanges qui ont été très riches en enseignements, selon les participants, ont permis d’aboutir à des résultats probants. Ce sont notamment une analyse des acquis et insuffisances du Fonds permanent, un diagnostic des difficultés assorti de propositions de solutions, une saine émulation ayant permis de renforcer les liens individuels et collectifs du personnel et un plan stratégique pour les cinq années à venir. ‹‹Nous sortons très satisfaits de cette rencontre car elle nous a permis de nous connaître, de travailler ensemble et de tisser des liens très importants. Elle nous a permis aussi d’examiner tous les contours du Fonds permanent, d’identifier nos forces et nos faiblesses et de proposer des solutions pour donner plus de visibilité et d’efficacité à notre intervention››, s’est réjoui le DG.
Tout en félicitant et en encourageant le Fonds permanent pour ses actions en faveur du développement des collectivités territoriales, le représentant du gouverneur du Nord, Fidèle Ouédraogo, a dit tout l’engagement des autorités locales à soutenir de telles initiatives. A l’entendre, les autorités et le FPDCT ont toujours travaillé en tandem dans l’optique de relever les défis du développement. Créé en 2008 pour donner un coup de pouce à la décentralisation, le Fonds permanent rêve de devenir le principal instrument de financement du développement local au Burkina à l’horizon 2021. Nonobstant les nombreux acquis engrangés, a souligné le DG, les défis auxquels fait face le Fonds permanent demeurent énormes. Et pour les relever, il dit compter sur l’engagement de tous.
Mady KABRE

Problème foncier du site de l’Université Ouaga II

0
Les membres de la commission interministérielle pour le règlement du problème foncier du site de l’Université Ouaga II ont rencontré les acteurs de la commune de Loumbila, mercredi, 24 août 2016 à Loumbila. Cette rencontre avait pour objectif d’échanger avec les acteurs concernés sur leurs préoccupations afin de trouver des solutions pour la relance des travaux de bornage et de construction de l’Université Ouaga II.
Dans le but de trouver des solutions pour le règlement du problème foncier du site de l’Université Ouaga II, le Premier ministre, Paul Kaba Thiéba, a mis en place une commission technique interministérielle de travail sur la problématique. Cette commission interministérielle est chargée d’entreprendre des concertations nécessaires avec les parties prenantes afin de susciter leur adhésion à cet ambitieux projet et permettre la relance des travaux sur le terrain. C’est dans cette dynamique que les membres de la commission ont entrepris d’échanger avec les acteurs concernés des communes rurales de Saaba et de Loumbila. Après des échanges avec des ressortissants de Saaba, c’est au tour de ceux des villages de Tanlarghin, Goundry,  Nomgana et  de Bangrin de rencontrer les membres de la commission. Une initiative que le maire de la commune de Loumbila, Paul Taryam Ilboudo, a saluée avant d’inviter ses administrés à des échanges fructueux. «Hier, la commission était à Saaba pour le même objet et elle a été bien accueillie. Les échanges ont été fructueux. Donc, j’espère que ce n’est pas à Loumbila  que ce sera différent car c’est une question de développement», a plaidé M. Ilboudo. Dans son mot introductif, la gouverneure de la région du Plateau central, Nana Fatoumata Benon/Yatassaye, a précisé: «A travers la tenue de la rencontre de ce matin, nous visons deux objectifs essentiels: délivrer un message du gouvernement en vue de négocier la reprise des travaux de l’Université Ouaga II et échanger avec vous, acteurs de première ligne, autour de vos préoccupations afin qu’ensemble, nous trouvions les solutions adéquates et mieux préserver les intérêts de chacun».
Après avoir planté le décor, les responsables de l’Université Ouaga II et des services techniques concernés ont présenté le projet et la démarche à suivre pour le bornage et le recensement des personnes affectées par ce projet.
Après les différentes présentations, les populations ont soulevé leurs préoccupations et proposé également des solutions. Cette démarche du gouvernement a été saluée par les acteurs concernés car selon eux, «si c’est cette démarche avait été entreprise au début du projet, on n’en serait pas là. Malheureusement, au début du projet, nous n’avons même pas été concertés et nous voyons des bornes implantées sur nos terres sans aucune explication. Par la suite, ce sont les exploitants qu’on a rencontrés sans les propriétaires terriens et c’est pourquoi, nous avons exigé des clarifications avant la poursuite des travaux». Au regard de cette démarche, ils ont souhaité que le site soit balisé afin de leur permettre de connaître les terres concernées ainsi que leurs propriétaires et  que les exploitants soient connus. Les populations ont également souhaité, entre autres, la prise en compte de toutes les catégories de personnes affectées dans les compensations et indemnisations, la réinstallation des personnes affectées sur des sites aménagés, le paiement  à temps des indemnisations, l’embauche des jeunes lors des travaux. Le gouverneur de la région du Centre, Jaochim Somda, président de ladite commission, a expliqué : «A l’heure actuelle, nous ne pouvons pas apporter des réponses à certaines préoccupations et questions soulevées ici. Permettez-nous de rendre compte à celui qui nous a mandatés, avant de vous revenir avec des réponses bien précises après analyse de ces questions et préoccupations soulevées. Pour le moment, nous avons besoin de votre quitus pour reprendre les travaux de bornage pour limiter le site afin d’identifier et recenser les personnes affectées et leurs biens et de reprendre les travaux de construction pour pouvoir accueillir les étudiants en octobre».
La gouverneure du Plateau central a rassuré les populations  que leurs préoccupations seront analysées avec la plus grande attention par le gouvernement. A l’issue des échanges, les membres de la commission technique interministérielle ont donné une semaine de réflexion aux acteurs et rendez-vous est pris pour le 31 août  pour recueillir leurs réponses.
Abdias Cyprien SAWADOGO

Agence de l’eau du Nakanbé : une offensive contre la jacinthe d’eau

L’Agence de l’eau du Nakanbé (AEN) a lancé officiellement une campagne d’arrachage de la jacinthe d’eau, le jeudi 25 août 2016, au barrage n°2 de Ouagadougou.

Les barrages, sources d’approvisionnement en eau potable de la ville de Ouagadougou, sont en train d’être envahis par la jacinthe d’eau. Face à ce problème, le ministère en charge de l’eau et de l’assainissement à travers l’Agence de l’eau du Nakanbé (AEN), a lancé officiellement une campagne d’arrachage de cette plante envahissante, ce jeudi 25 août 2016. D’une durée de trois mois, cette opération permettra d’arracher, d’enlever et de valoriser 4500 tonnes de biomasse, repartie sur une superficie de près de 45 ha. Ces tonnes de jacinthe qui seront enlevées, seront progressivement acheminées vers différents bio-digesteurs dans la ville de Ouagadougou, pour produire du gaz de cuisine, des engrais et de l’électricité. Ainsi, ces centres de traitement permettront de transformer le problème de jacinthe d’eau en une opportunité économique. De l’avis du directeur de cabinet du ministère en charge de l’eau, Amadou Zagré, représentant le ministre, « l’approche actuelle de lutte est innovante et durable car elle met en œuvre les populations à la base. En effet, le travail sera réalisé grâce à l’association des pêcheurs de Tanghin Barrage ». Le représentant du ministre a tenu à féliciter et à remercier ce groupe de jeunes qu’il a qualifié de « dynamique » pour avoir décidé de se lever pour lutter contre le chômage. Il a indiqué qu’ils bénéficieront  de l’encadrement d’une équipe de chercheurs spécialistes des écosystèmes et des plantes envahissantes. Et ce, sous la supervision des services techniques concernés de l’Etat.

Trois méthodes de lutte contre la jacinthe d’eau

En perspective pour le moyen et le long terme, il est prévu la mise en place d’un système d’alerte et de surveillance des retenues d’eau de Ouagadougou, a-t-il précisé. Le spécialiste et technicien Louis Ouédraogo, chercheur à l’Institut de l’environnement et de recherches agricoles (INERA), a brièvement exposé les stratégies d’éradication de la jacinthe d’eau encore appelée « péril vert » des retenues d’eau de Ouagadougou et de ses environs. Il a aussi présenté les différentes méthodes de lutte qui sont au nombre de trois. « Pour ce qui est de la lutte chimique, seul le glyphosate s’est révélé moins nocif pour l’environnement et 3l/ha de ce produit permettent d’éliminer la jacinthe tout en conservant le milieu aquatique et la vie des alevins ». La deuxième lutte, a-t-il ajouté, est celle biologique, qui consiste à élever des insectes qui sont des ennemis naturels de la jacinthe et à les libérer dans les eaux envahis par la plante pour que ceux-ci s’attaquent à elle. La dernière méthode, la lutte physique, est l’option du Burkina Faso et consiste simplement à l’arrachage de la plante.

La présentation a concerné également les effets de la plante et le chercheur a expliqué  que la jacinthe fait obstacle au transport fluvial, aux apports pour l’irrigation, l’hydroélectricité et les systèmes d’approvisionnement en eau. De même, elle bloque les canaux et cours d’eau causant des inondations. Elle augmente aussi l’évapotranspiration et réduit la biodiversité. « Pendant et après la lutte contre les espèces envahissantes, il faut assurer une surveillance continue du milieu pendant trois à cinq ans pour éviter toute surprise et afin d’établir un rapport concluant à une éradication totale de l’espèce », a-t-il martelé. Le directeur général de l’Agence de l’eau du Nakanbé, Ghislain Anselme Kaboré, a, quant à lui, situé l’importance des barrages n°2 et 3 qui sont concernés par la présente activité pour la population de la ville de Ouagadougou. « Ces retenues réalisées dans les années 1960 sont destinées à l’approvisionnement en eau potable. Elles sont utilisées pendant les périodes d’appoint en complémentarité du barrage de Loumbila et produisent environ 42 000m3 d’eau/jour soit 39% de la desserte journalière en eau de Ouagadougou ». Du reste, il a soutenu que ces barrages favorisent la recharge de la nappe locale, ils  permettent d’entretenir la forêt Bangré-wéogo, d’où la nécessité de les préserver des multiples menaces.

Théodore Z. DAKUYO (Stagiaire)

Zone cotonnière de Koudougou : La SOFITEX encourage les producteurs de Léo et Sapouy

0
La Société burkinabé des fibres textiles (SOFITEX) a visité, des producteurs de coton du Centre-Ouest, le lundi 22 août 2016. A l’issue de la tournée, la délégation s’est dite satisfaite du travail abattu par les cotonculteurs de cette région. 
La Société burkinabé des fibres textiles (SOFITEX) veut s’assurer qu’elle aura du coton en quantité et en qualité pour le démarrage de ses activités d’égrenage en octobre. Pour ce faire, elle a rendu visite, le lundi 22 août 2016, à des cotonculteurs des provinces de la Sissili et du Ziro dans le Centre-Ouest. Une tournée satisfaisante à en croire le directeur général de la SOFITEX, Wilfried Yaméogo. «Nous sommes ravis de la densité et de la physionomie des semis de coton», a-t-il laissé entendre à l’issue de la visite. Et le premier responsable de la SOFITEX d’ajouter : «On peut présager d’une production massive de coton graine si les producteurs continuent de travailler dur jusqu’à la fin». A ses dires, sa structure attend une production cotonnière nationale de 600 mille tonnes à la fin des récoltes. Un pari que les cotonculteurs de cette zone ont promis contribuer à gagner.
En outre, M. Yaméogo s’est réjoui du fait que le mot d’ordre de produire uniquement du coton conventionnel  ait été respecté par tous les producteurs. «Nous avons constaté sur les déclarations des cotonculteurs que le 100% conventionnel a été respecté en dépit de la pénibilité du travail», a-t-il apprécié. Toutefois, il les a exhortés à faire les derniers traitements des semis avec les pesticides en vue d’éliminer les parasites persistants et du même coup, améliorer leurs rendements. Des recommandations que Souleymane Nignan du village de Sanga, (à une quinzaine de kilomètres de Léo) dit avoir prises en compte.  Ce dernier dispose d’une superficie de 11 hectares (ha) de coton conventionnel qu’il cultive à l’aide d’un tracteur. Avec plus de cinq traitements de pesticides déjà effectués, son champ reste attaqué par les parasites. Ses hôtes l’ont donc invité à se procurer d’un atomiseur pour reprendre les traitements. Dans deux semaines, s’il y a une poche de sécheresse, il espère que les capsules vont s’éclater pour lui donner ses premiers cotons graines. Au terme de la saison, il a prévu de récolter 6 tonnes/5ha soit environ 12 tonnes au total.
Après Souleymane Nignan, la délégation de Wilfried Yaméogo s’est rendue dans l’exploitation de Mahamadi Nébié dans le village de Yelbouga à une douzaine de kilomètres de Léo. Il s’est distingué par la qualité de son travail. En effet, les professionnels de la SOFITEX l’ont félicité pour l’entretien de son champ qui ne grouille pas de parasites. Du reste, ils ont souhaité que le «producteur modèle» charge bien les camions de la SOFITEX qui viendront chercher le coton une fois la récolte terminée. Puis, le cap a été mis sur l’exploitation de Kadré Sawadogo dans le village de Lon, à une dizaine de kilomètres de Sapouy. Dans cette localité, il existe trois Groupements de producteurs de coton (GPC), à savoir ‘’Faso travail’’, ‘’Rélwendé’’ et ‘’Songr la Panga’’ qui dispose chacune d’au moins une cinquantaine de membres. Ces derniers ont saisi l’occasion pour demander à la SOFITEX de les doter de tracteurs pour leurs activités champêtres.

Le renouvellement des instances de l’UNPCB en vue

Venu encourager ses membres, le président de l’Union nationale des producteurs de coton du Burkina (UNPCB), Karim Traoré, a rassuré les cotonculteurs quant à l’accompagnement et à la présence continue de sa structure à leurs côtés. Car, a-t-il soutenu, la crise qu’a traversée l’Union est «belle et bien terminée». D’ailleurs, M. Traoré a annoncé le renouvellement prochain de toutes les instances dirigeantes des producteurs de coton tant au niveau des GPC que de l’Union elle-même. En effet, a-t-il expliqué, le gouvernement a mis en place  un comité regroupant plusieurs départements ministériels, à savoir ceux de l’Agriculture, du Commerce, de l’Administration territoriale ainsi que les Sociétés cotonnières et le Secrétariat permanent de suivi de la filière coton libéralisée. A l’entendre, ce comité, après plusieurs rencontres, a réussi à mettre en conformité les textes de l’UNPCB avec l’acte uniforme de l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (OHADA). «Les textes sont déjà prêts et dans les jours à venir le comité va lancer le renouvellement de toutes les instances de la structure», a-t-il fait comprendre. Pour sa part, il a avoué vouloir rebeloter car, a-t-il justifié, il n’est pas frappé d’illégitimité par les textes.
Nadège YAMEOGO

Le PRIT-LANNAYA demande le rapatriement des restes de Thomas Sankara

0
A l’occasion du 33e anniversaire de la Révolution d’août 1983, le Parti républicain pour l’indépendance totale (PRIT-LANNAYA) a animé une conférence de presse, le jeudi 4 août 2016, à Ouagadougou.
Le 4 août de chaque année marque l’anniversaire de la Révolution démocratique et populaire (RDP) au Burkina Faso. Cette année, c’est avec un « cœur meurtri » que le Parti républicain pour l’indépendance totale (PRIT-LANNAYA) a vécu cette date.
Il l’a exprimé lors d’un point de presse, le jeudi 4 août 2016, à Ouagadougou. A en croire le président du parti, Mamadou Kabré, leur mécontentement s’explique par le fait que « le père de la révolution erre avec 12 autres en Occident ». Il s’est insurgé contre le rapatriement des restes du capitaine Thomas Sankara en France pour  des expertises. Pour lui, il n’était pas nécessaire de faire les analyses ADN dans un autre pays pendant qu’elles peuvent se faire sur place. Il voit en cela une stratégie pour effriter l’élan de la révolution.
Car, a-t-il dit, l’absence des restes empêche les sympathisants d’aller se recueillir sur la tombe du père de la révolution comme il est de coutume chaque 4 août. En outre, il a déclaré que la France est le pays le moins indiqué pour faire transiter les restes de Sankara. « C’est l’endormir là où on a comploté contre sa vie », s’est-il offusqué. Enfin, M. Kabré a fait comprendre que du point de vue de la tradition, il n’est pas permis de transporter les restes d’un « mort violent ».
Au regard de tout cela, il a demandé le rapatriement pur et simple des restes des suppliciés et que des obsèques nationaux leur soient réservées. Par ailleurs, le président du PRIT-LANNAYA a manifesté son désir de voir revenir tous les exilés et réfugiés politiques à savoir l’ancien président Blaise Compaoré, le général Yacouba Isaac Zida, etc.
« Dehors, ils sont plus dangereux que dedans et certainement utile par leur avoir et leur savoir-faire », a-t-il justifié. Les journalistes ont demandé le point de vue du parti sur la gestion du pays par le pouvoir en place. Répondant à cette question, le conférencier a avoué que les dirigeants actuels ont manifesté une intention de bien faire qui n’est pourtant pas accompagnée d’actions concrètes. « Ça tâtonne encore », a-t-il clamé.
Pour lui, seule une idéologie de gauche, débarrassée de toute forme de phraséologie est capable de faire le bonheur du peuple et la solution pour le Burkina Faso. « Si la RDP avait survécu, le Burkina Faso ne serait pas en retard ni ne trainerait de tares » a-t-il déclaré. Il poursuivit que « le pays des Hommes intègres » a besoin de solidarité, de justice et de choix clairs avec une forte présence de l’Etat pour impulser un développement certain.
Nadège YAMEOGO

A l’occasion du 33e anniversaire de la Révolution d’août 1983, le Parti républicain pour l’indépendance totale (PRIT-LANNAYA) a animé une conférence de presse, le jeudi 4 août 2016, à Ouagadougou.
Le 4 août de chaque année marque l’anniversaire de la Révolution démocratique et populaire (RDP) au Burkina Faso. Cette année, c’est avec un « cœur meurtri » que le Parti républicain pour l’indépendance totale (PRIT-LANNAYA) a vécu cette date.
Il l’a exprimé lors d’un point de presse, le jeudi 4 août 2016, à Ouagadougou. A en croire le président du parti, Mamadou Kabré, leur mécontentement s’explique par le fait que « le père de la révolution erre avec 12 autres en Occident ». Il s’est insurgé contre le rapatriement des restes du capitaine Thomas Sankara en France pour  des expertises. Pour lui, il n’était pas nécessaire de faire les analyses ADN dans un autre pays pendant qu’elles peuvent se faire sur place. Il voit en cela une stratégie pour effriter l’élan de la révolution.
Car, a-t-il dit, l’absence des restes empêche les sympathisants d’aller se recueillir sur la tombe du père de la révolution comme il est de coutume chaque 4 août. En outre, il a déclaré que la France est le pays le moins indiqué pour faire transiter les restes de Sankara. « C’est l’endormir là où on a comploté contre sa vie », s’est-il offusqué. Enfin, M. Kabré a fait comprendre que du point de vue de la tradition, il n’est pas permis de transporter les restes d’un « mort violent ».
Au regard de tout cela, il a demandé le rapatriement pur et simple des restes des suppliciés et que des obsèques nationaux leur soient réservées. Par ailleurs, le président du PRIT-LANNAYA a manifesté son désir de voir revenir tous les exilés et réfugiés politiques à savoir l’ancien président Blaise Compaoré, le général Yacouba Isaac Zida, etc.
« Dehors, ils sont plus dangereux que dedans et certainement utile par leur avoir et leur savoir-faire », a-t-il justifié. Les journalistes ont demandé le point de vue du parti sur la gestion du pays par le pouvoir en place. Répondant à cette question, le conférencier a avoué que les dirigeants actuels ont manifesté une intention de bien faire qui n’est pourtant pas accompagnée d’actions concrètes. « Ça tâtonne encore », a-t-il clamé.
Pour lui, seule une idéologie de gauche, débarrassée de toute forme de phraséologie est capable de faire le bonheur du peuple et la solution pour le Burkina Faso. « Si la RDP avait survécu, le Burkina Faso ne serait pas en retard ni ne trainerait de tares » a-t-il déclaré. Il poursuivit que « le pays des Hommes intègres » a besoin de solidarité, de justice et de choix clairs avec une forte présence de l’Etat pour impulser un développement certain.
Nadège YAMEOGO

Côte d’Ivoire/Burkina : De nouveaux accords pour raviver la coopération

0

La 5e conférence au sommet du Traité d’amitié et de coopération (TAC) entre la Côte d’Ivoire et le Burkina s’est tenue, le vendredi 29 juillet 2016 à Yamoussoukro. Les chefs d’Etat, Alassane Ouattara et  Roch Marc Christian Kaboré, ont  conclu de nouveaux  accords bilatéraux dans divers domaines, en vue de  raviver les liens séculaires entre les deux pays.  

La  Côte d’Ivoire et le Burkina, par la tenue de la 5e conférence au sommet du Traité d’amitié et de coopération (TAC), le vendredi 29 juillet 2016, à Yamoussoukro, viennent de montrer, que leurs liens de fraternité et de  coopération résistent aux épreuves. Au terme de deux heures d’échanges, sur les terres natales du père de la nation ivoirienne, Félix Houphouët -Boigny, les présidents ivoirien, Alassane Ouattara et burkinabè, Roch Marc Christian Kaboré ont pris des engagements pour l’avenir.

En  effet, ils ont  donné leur caution à 13 nouveaux  accords, qui touchent à divers domaines, dont l’aviation civile, le tourisme et  l’enseignement supérieur (Ndlr : voir la liste des accords en encadré).   Ces  accords, s’ajoutant à  la trentaine établis depuis l’avènement du TAC en 2008,  ont été signés à la clôture des travaux,  par les ministres concernés des deux  pays.

Au-delà des perspectives, à en croire les termes du communiqué final des travaux, livré par le ministre des Affaires étrangères de Côte d’Ivoire, Dr Albert Mabri Toikeuse, les deux chefs d’Etat ont évalué la mise en œuvre des projets communs prioritaires.  Au sujet du projet de construction de l’autoroute Yamoussoukro-Ouagadougou, la conférence au sommet  s’est félicitée de  l’achèvement des études de faisabilité et  des  financements obtenus, notamment auprès de l’UEMOA.

Les présidents Ouattara et  Kaboré ont exhorté  les deux gouvernements  à « poursuivre » la recherche des financements  complémentaires, en vue de la réalisation  de ce  « projet vital» pour le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire.   Les deux chefs d’Etat  ont également  discuté du projet de réhabilitation du chemin de fer Abidjan-Ouagadougou-Kaya et son prolongement jusqu’à Tambao, et  de  la construction  du terminal minéralier au Port d’Abidjan.

Ils ont  encouragé les deux parties à continuer les négociations déjà entamées  avec les groupes Bolloré et Pan Africain Minerals,  en vue de procéder à la signature du projet de convention de concession révisée.  Les dirigeants ivoirien et burkinabè ont par ailleurs noté avec satisfaction  « le respect des engagements de la SITARAIL, au titre du traitement de la dette due aux Etats et aux sociétés de patrimoine ferroviaire ».

Concernant l’approvisionnement régulier du Burkina Faso en énergie électrique et en hydrocarbures  par la Côte d’Ivoire, précise le communiqué, la partie bénéficiaire a renouvelé ses remerciements  au voisin  ivoirien  pour sa décision d’augmenter la fourniture d’électricité de 70 à 80 mégawatts.  Dans ce domaine,   la conférence au sommet s’est  réjouie  de « l’adoption des termes de référence relatifs à l’élaboration du plan directeur commun de développement des capacités de production et de transport  de l’électricité entre les deux Etats ».

L’affaire du mont Péko : Le même satisfecit   a été exprimé   par rapport  aux

« progrès » réalisés dans le cadre de la création de la société de pipeline sur le tronçon  Bouaké-Ferkéssédougou et  Ferkéssédougou-Ouagadougou  avec la participation de la Société nationale burkinabè d’hydrocarbures (SONABHY) au capital de ladite entité.   La lutte contre le terrorisme a aussi meublé les échanges entre les deux présidents, qui  ont  loué  la qualité de la coopération entretenue par les services de sécurité de leurs pays.   Aussi  ont-ils décidé  de  « mutualiser  davantage » leurs efforts pour lutter « efficacement »  contre les groupes terroristes.

Des  questions d’actualité étaient  également à l’ordre du jour du  sommet,  renseigne le communiqué final,  notamment   le déguerpissement  des Burkinabè installés illégalement  au mont Péko.  Sur ce point,  les  présidents Ouattara et  Kaboré  ont instruit leurs ministres en charge de la question de procéder à la mise en place effective du comité mixte de coordination et de suivi  post-évacuation.

Cette  structure aura pour mission d’évaluer les  besoins des personnes concernées (Ndlr : elles sont estimées à 30 000, dont 27 000 Burkinabè), de renforcer les services sociaux de base et de proposer  toutes les mesures idoines pour favoriser  le retour des compatriotes, qui le désirent.    « Il s’agit de prendre en compte les questions humanitaires et autres, qui entourent  cette affaire,  sinon  l’opération d’évacuation est déjà achevée »,  a  confié le ministre des Affaires étrangères et des Burkinabè de l’extérieur, Alpha Barry.

Ce sont autant de centres d’intérêt  qui  ont  retenu l’attention des  deux chefs d’Etat.     Tous ont d’ailleurs  marqué  leur  satisfaction au regard  des conclusions du sommet.  «  Le pari d’un sommet réussi a été tenu.  Je salue l’ambiance fraternelle et le climat convivial qui ont prévalu tout au long  des travaux.  Je suis convaincu que notre  partenariat  sera maintenu et se renforcera »,  a dit le président Kaboré.

« A l’heure du bilan, nous pouvons  affirmer que notre coopération se porte bien, et que les relations entre les deux pays sont  remarquables »,  a,  pour sa part, déclaré Alassane Ouattara.   Tout en   affichant  leur  « ferme » volonté de mettre en œuvre les accords,  les présidents ivoirien  et  burkinabè  ont  invité les gouvernements à poursuivre les concertations, pour  conduire les  projets   vers des résultats à même d’impacter positivement la vie des deux peuples.

Avant tout,  ils  ont  magnifié, de part et d’autre, la coopération  ivoiro-burkinabè,  fondée  sur la fraternité,  l’histoire et la géographie.  « Les liens multiples, qui existent entre la Côte d’Ivoire et le Burkina, sont solidement ancrés dans un patrimoine culturel et historique commun », a laissé entendre le président  Kaboré.

Son pair de Côte d’Ivoire n’en pense pas moins, lui qui  a vanté la qualité  « exceptionnelle » des liens avec le Burkina   Faso.   La conviction des deux chefs d’Etat, à les entendre,  est que le traité d’amitié  a permis à la coopération ivoiro-burkinabè de s’ « intensifier », au fil des années, avec  à la clé des « avancées  remarquables ».   Le 6e  sommet du TAC se tiendra en juillet 2017 à Ouagadougou.

Kader Patrick KARANTAO
Envoyé spécial à Yamoussoukro


Liste des 13 accords signés

1. Accord de services aériens entre le Gouvernement du Burkina Faso et le Gouvernement de la République de Côte d’Ivoire

2. Accord de coopération entre la République de Côte d’Ivoire et le Burkina Faso relatif aux opérations de recherches et de sauvetage d’aéronefs

3. Accord de facilitation des activités de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Burkina Faso en République de Côte d’Ivoire ;

4. Mémorandum d’entente en matière d’enseignement technique et professionnel entre le Gouvernement du Burkina Faso et le Gouvernement de la République de Côte d’Ivoire

5. Accord de coopération entre l’Université Alassane OUATTARA (UAO) de la République de Côte d’Ivoire et le Centre National de la Recherche Scientifique et Technologique (CNRST) du Burkina Faso

6. Accord de coopération entre l’Université Felix HOUPHOUET-BOIGNY de la République de Côte d’Ivoire et le Centre National de la Recherche Scientifique et Technologique du Burkina Faso

7. Accord de Coopération entre le Centre National de la Recherche Agronomique de la République de Côte d’Ivoire et le Centre National de la Recherche Scientifique et Technologique du Burkina Faso

8. Accord de Coopération entre la Société Ivoirienne de Technologie Tropicale et le Centre National de la Recherche Scientifique et Technologique du Burkina Faso

9.   Accord portant création, organisation et fonctionnement du Comité paritaire spécialisé de suivi du Protocole d’Accord de coopération dans le domaine du Tourisme

10.  Accord portant création, organisation et fonctionnement du comité paritaire chargé du suivi de l’accord culturel et de l’évaluation des relations culturelles

11. Accord  de programmes d’échanges culturels pour les années 2017, 2018 et 2019

12. Accord portant création, organisation et fonctionnement de la Commission Permanente de Suivi de l’Accord de Coopération en matière de lutte contre la traite transfrontalière des enfants.

13. Convention de concession révisée de l’exploitation des Transports ferroviaires

Source : documents 5e TAC


Réaction de quelques ministres burkinabè

Filiga Michel Sawadogo (Enseignement supérieur) : Les travaux ont été denses.  Concernant mon département, il s’agit de permettre au CNRST de travailler avec les universités et centres de recherche ivoiriens sur des projets communs. Il s’agit surtout des projets financés par des partenaires extérieurs, qui nécessitent une mise en commun de moyens pour parvenir aux résultats attendus.  De manière générale,  les relations ivoiro-burkinabè, qui s’étaient un peu dégradées  au cours des deux dernières années, viennent de reprendre leur cours normal, et les perspectives sont bonnes dans les différents domaines de coopération.  Une relation d’amitié et de fraternité s’instaure aussi entre les deux chefs d’Etat.

Tahirou  Barry (Culture, arts et tourisme) : Il y a eu deux accords culturels et un sur le tourisme. Tous ces accords visent à développer les échanges et la coopération culturelle et touristique  entre les deux pays.  Nous nous en réjouissons.

Alpha Omar Dissa (Energie et mines) : Au TAC 2014, il avait été prévu d’approvisionner le Burkina à hauteur de 70 à 80 mégawatts, ce qui est effectif depuis début 2016.  Mais l’application de cet accord a créé d’autres problèmes,  à savoir que nos infrastructures de transport ne sont pas adaptées à des puissances élevées. Ce qui fait, qu’on assiste fréquemment à des ruptures de la ligne d’interconnexion du côté du Burkina ou de la Côte d’Ivoire.  Le TAC 5 a donc recommandé la mise en place d’une équipe mixte de surveillance, d’intervention et d’entretien du réseau d’interconnexion.  De sorte à ce que la Côte d’Ivoire, qui dispose de matériels de haute technologie pouvant permettre de travailler sous tension,   puisse  aider le Burkina en cas de rupture.  En cas de rupture en Côte d’Ivoire,  les troupes burkinabè, généralement très réactives, pourront également  se redéployer pour  aider  le voisin ivoirien.   Ce qu’il faut noter, c’est  la recherche des pannes.  Quand il y a une panne, il faut la retrouver, sur une plusieurs centaines de kilomètres. Si nous mutualisons nos forces humaines et matérielles, en attendant de renforcer le réseau, nous pouvons parer les difficultés liées au transport de l’énergie.

Alpha Barry (Affaires étrangères): Nous n’avons pas abordé la question des mandats d’arrêt contre le président Compaoré et le président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, Guillaume Soro. Nous observons une nette séparation des pouvoirs dans les deux pays. C’est une affaire de justice.  Nous avons noté des problèmes entre les deux pays, et  nous avons décidé de régler diplomatiquement les conséquences de cette affaire.  Ce qui a conduit à la tenue du 5e TAC.  Nous n’avons pas décidé de régler l’affaire elle-même diplomatiquement et la précision est importante.

Propos recueillis par K.P.K.

Piela: Nadinga Hahadou l’ancien correspondant de l’AIB élu maire

0
Son nom circulait déjà sur toutes les lèvres. Les conseillers des 38  villages de la commune de Piela ont porté Nadinga Hahadou à la tête de la mairie. 
Elu sous la bannière du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), M Nadinga n’ a pas fait dans la dentelle face à son challenger du jour, Théophile Gayeri. L’homme qui vient d’être porté à la tête de la commune de Piéla n’est  pas un inconnu dans l’administration et dans le monde des médias. Certaines confidences en provenance de cette bourgade reconnaissent en l’homme son sens de la responsabilité, de la redévabilité, son calme olympien et son goût de travail bien fait. Ambassadeur de la rigueur et de l’humanisme, la nouvelle idylle de la commune de Piéla, Hahadou Danièl Nadinga est actuellement cadre au ministère du développement de l’économie numérique et des postes à la Direction de l’Administration des Finances.
ll a été également pendant plusieurs  années, correspondant de l’Agence d’Information du Burkina (AIB) et du quotidien SIDWAYA  dans la province du Ganzourgou. « C’est un sentiment de joie qui m’anime.  La tâche est immense. Je compte beaucoup m’investir pour offrir un mieux-être à toutes les couches sociales de ma commune », tels ont été ses premiers propos en tant que maire. Le nouveau maire compte s’attaquer aux problèmes liés aux manques d’infrastructures scolaires, sanitaires  et surtout à la question de la voirie. Il dit ne pas oublier les difficultés que rencontrent les jeunes et les femmes.
Le nouveau maire de la commune de Piela est un conseiller d’administration Scolaire et universitaire, âgé de 44 ans, marié et père de 3 enfants.
 YT/MC