Simon Compaoré déballe les grands chantiers de son département

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Le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Sécurité intérieure, Simon Compaoré, a animé, le jeudi 4 février 2016, un point de presse pour dévoiler les grands chantiers de son département. Il s’agit de la réorganisation des services du ministère, de la sécurisation du territoire et du renforcement du processus de la décentralisation.
Après la gestion des questions immédiates liées aux attaques  terroristes du 15 janvier 2016, le ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Sécurité intérieure, Simon Compaoré, et son équipe veulent s’attaquer aux grands dossiers de leur département.  Le ministre a  rencontré la presse le jeudi 4 février 2016 à Ouagadougou, pour  dévoiler les grands chantiers du ministère dont il a la charge. Le premier chantier de  Simon Compaoré et son secrétaire d’Etat en charge de la décentralisation, Alfred Gouba, est la réorganisation des services du département ministériel  pour une mise en œuvre efficace de la lettre de mission assignée au maroquin en charge de l’administration du territoire, de la décentralisation et de la sécurité intérieure. Cette réorganisation s’explique, selon Simon Compaoré, par le regroupement des départements de l’Administration du territoire et de la Sécurité et participe de la mise en commun des ressources et de la recherche de l’efficience des actions dans ces domaines.
Le deuxième chantier du ministère, à entendre Simon Compaoré, est la sécurisation du territoire national au regard des récentes attaques qu’a connues le Burkina Faso. « Dans un contexte sous régional caractérisé par la recrudescence du grand banditisme et la multiplication des actes terroristes, la sécurité des biens et des personnes demeure notre priorité car elle est la condition sine qua non de la relance des activités économiques dans notre pays », a indiqué le ministre d’Etat. Tout en reconnaissant la nécessité des hommes et des moyens pour une sécurité efficace, Simon Compaoré a souligné l’ambition des nouvelles autorités à faire des renseignements, le socle de la sécurisation du pays. Il  est convaincu qu’une meilleure coordination des services de renseignement permettra de démanteler des réseaux et d’éviter le passage à l’acte. « Dans ce domaine, nous nous attellerons au renforcement des capacités opérationnelles de nos forces, ce qui passera nécessairement par la mise en œuvre de mesures permettant une adaptation des hommes et du matériel en fonction de l’évolution de la menace ». Une autre préoccupation du département de Simon Compaoré dans le domaine de la sécurité est la restauration de l’autorité de l’Etat face à l’incivisme et à la défiance de certaines populations vis-à-vis des Forces de défense et de sécurité (FDS). Pour un retour de la discipline et du civisme au Burkina Faso, tous les maillons de la chaîne sociale, des familles aux lieux de travail en passant par les écoles, doivent  être impliqués, à entendre le conférencier.
Le troisième chantier de Simon Compaoré et son équipe est le renforcement de la décentralisation qui est,  selon le ministre, le levier incontestable du développement des communautés de base. Au regard des attentes de la population en termes de lotissement, de gestion foncière et d’impulsion de développement à la base, le ministre a relevé que les défis dans ce domaine sont énormes. Il s’agit, entre autres, de formuler de nouveaux référentiels stratégiques de la décentralisation,  de poursuivre les transferts de ressources et de compétences de l’Etat vers les collectivités, de promouvoir la gouvernance locale participative et surtout, de réussir les élections municipales de mai 2016.

Mieux encadrer la structure « Kogl-wéogo »

Les affrontements intercommunautaires, les lotissements, la question des structures d’autodéfense appelées « Kogl-wéogo », les problèmes d’équipement des Forces de défense et de sécurité ont été les préoccupations majeures des journalistes. Abordant la question sur les affrontements récurrents entre  certaines communautés dans plusieurs provinces, le ministre a indiqué que son département va privilégier le dialogue dans la résolution de ces genres de conflits. Dans cette méthode de résolution de crise, le ministère en charge de l’administration du territoire et de la sécurité intérieure compte impliquer les personnes-ressources qui jouissent d’une certaine autorité dans les localités en conflit pour prévenir les affrontements. Toutefois, a précisé Simon Compaoré, lorsqu’il y a des affrontements avec des conséquences néfastes, la justice doit faire son travail comme dans tout Etat  de droit.  En ce qui concerne les lotissements, le ministre d’Etat a affirmé que la question ne relève pas seulement de son ministère. Il est donc nécessaire qu’il y ait des échanges  entre son département, celui de l’habitat et de l’urbanisme ainsi que le secrétaire d’Etat en charge de la décentralisation.
Répondant à la préoccupation sur la structure d’autodéfense qui œuvre dans plusieurs provinces, le conférencier a soutenu qu’une rencontre est prévue avec certains responsables de sections de « Kogl-wéogo » pour canaliser ses interventions. A entendre Simon Compaoré, l’initiative de la création de  la structure n’est  pas une mauvaise chose en soi. Cependant, le ministre a relevé qu’il s’agira pour le gouvernement d’encadrer  « Kogl-wéogo » en travaillant pour sa reconnaissance officielle et en lui fixant un cadre légal d’intervention. Interpelé sur les problèmes d’équipements des Forces de défense et de sécurité, le ministre a  affirmé que la question préoccupe le gouvernement qui travaille à bien équiper les FDS pour  faire face au grand banditisme et au terrorisme. Le ministre Simon Compaoré a profité de ce grand rendez-vous avec les journalistes  pour s’expliquer sur les incompréhensions et l’intervention de la sécurité à la télévision nationale pour arrêter l’émission spéciale lors de l’attaque du 15 janvier 2016. Pour lui, ce sont les questions sécuritaires qui expliquent cette intervention.
En outre, Simon Compaoré a réagi aux rumeurs qui ont circulé sur les réseaux sociaux par rapport aux fruits empoissonnés en vente au Burkina Faso. Il a indiqué qu’il n’en est rien et qu’il s’agit d’une pure désinformation de la part de personnes malintentionnées.
Lassané Osée OUEDRAOGO

Trait de plume : Pierre N’Kurunziza se mettra-t-il à dos l’UA ?

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Pierre N’Kurunziza  se mettra-t-il à dos l’UA ?

Les Burundais doivent sombrer actuellement dans le désespoir, vu que  la messe de l’Union africaine (UA), qui devrait statuer sur l’envoi de forces étrangères pour les protéger de la machine répressive  du président Pierre N’Kurunziza, a accouché d’une souris. En effet,  à la clôture du 26e sommet  le 31 janvier 2016 à Addis-Abeba, en Ethiopie, les chefs d’Etat de l’UA ont échoué à s’accorder sur le déploiement, en terre burundaise, des 5000 soldats de la Mission africaine de protection et de prévention au Burundi (MAPROBU), décidé en décembre 2015 par le Conseil de paix et de sécurité (CPS).

Dans le groupuscule des dirigeants constituant le noyau de la ligne dure de défense de l’homme fort de Bujumbura, les présidents congolais, Denis Sassou N’Guesso, Equato-guinéen, Theodoro Obiang N’Guema et leur homologue égyptien. Ce désaccord des chefs d’Etat africains ne manquera pas de faire des émules dans le camp du président N’kurunziza qui, à l’annonce de la décision du CPS, avait marqué son opposition au déploiement de  cette force.  Et Bujumbura avait fait savoir que toute troupe étrangère envoyée sur son territoire sans son consentement est une « force d’invasion » et sera traitée comme telle.
Une sortie qui n’a pas surpris un nombre d’observateurs de la scène politique au Burundi. Puisque  depuis que le locataire du palais avait révélé ses intentions de rempiler pour un troisième mandat, jugé de trop par nombre de ses compatriotes, la rue n’a cessé de gronder. Et Pierre N’kurunziza, que beaucoup de gens disaient être sur le grill, est resté droit dans ses bottes, ayant pris l’option de faire feu de tout bois. L’opposition, qui avait juré faire en sorte que sa gouvernance ne soit pas un long fleuve tranquille, a vu ses figures emblématiques exécutées sommairement par les milices acquises à la cause du président tripatouilleur.
Preuve que ce prof de gym, parvenu à la tête du Burundi ne compte pas rompre de sitôt les amarres avec le fauteuil présidentiel.  Même s’il faut  tuer  pour sauvegarder  son trône,  N’Kurunziza est prêt à le faire, comme  il l’a déjà démontré dans un passé pas très lointain. Ancien chef de la rébellion des Forces de défense de la démocratie (FDD), Pierre Nkurunziza avait été condamné à mort en 1996 par la justice de son pays pour sa responsabilité dans la pose de mines anti-char ayant fait  de nombreux morts à Bujumbura, la capitale du pays, avant de se voir amnistié suite aux accords d’Arusha et à l’accord sur le cessez-le-feu de 2003.
Avec un tel passé très peu reluisant, l’enfant de Ngozi a de quoi faire frémir dans l’entourage de ses pairs africains, qui se sont désolidarisés sur l’envoi de la MAPROBU. Et l’on peut comprendre aisément leur position, en témoigne les menaces proférées. « Nous refusons toute intervention militaire sur notre sol », affirmait le ministre burundais des Affaires étrangères, Alain-Aimé Nyamitwe, lors du Sommet. Car, le terrain de maintien de la paix et de la sécurité de cette force risque de se transformer en théâtre d’affrontements, si les dirigeants font la sourde oreille face aux autorités burundaises.
Certes, nous n’en sommes pas encore là, mais pour autant l’option de l’envoi de commandos n’est pas à exclure, si Pierre N’Kurunziza ne desserre pas ses griffes à la gorge de son peuple, selon le chef de l’Etat tchadien, Idriss Deby Itno, qui assure désormais la présidence en exercice de l’Union africaine.  « Nous avons donné une chance au Burundi et au président Pierre Nkuruniza de résoudre cette crise. Nous souhaiterions que cela soit réglé par un dialogue avec une initiative du président burundais. Mais nous surveillons de très près. Nous ne pourrons pas accepter que la situation dégénère. Auquel cas, l’Union africaine interviendra militairement », a prévenu le nouveau patron de l’UA.  Le chef de l’Etat tchadien, comme l’illustre son propos, ne compte pas ménager éternellement son homologue du Burundi.   Pierre N’Kurunziza, dont le sport favori semble le recours à la violence, entendra-t-il la voix de l’Union africaine ?  C’est ce que nous attendons désespérément de lui !

Beyon Romain NEBIE
nbeyonromain@yahoo.fr

Attention, cette chronique n’est pas dégoupillée !

Nous aurions bien voulu toucher où ça fait mal, mais nous avons déjà mal, tout le monde a mal. Nous aurions bien voulu dire notre vérité avec rage, mais restons sages, parce que la page est trop noire. De toute façon, qu’est-ce qu’un pauvre chroniqueur sans talent sécuritaire peut apporter de plus au capharnaüm suicidaire ? Non, nous ne sommes pas dignes de pointer du doigt et cracher à bout portant sur qui a fait quoi, qui aurait dû faire quoi, quand, comment, avec quel moyen. Nous ne dirons rien !
Mais nous sommes convaincus que seule une introspection sans complaisance nous permettra de nous élever au-dessus de tout ego et reconnaître que nous marchions pied-bot. Depuis le 15 janvier 2016, nous nous sommes rendu compte que nous n’étions pas aussi bénis des dieux. Diantre, où était Dieu le 15 janvier 2016 ? Pourquoi nous a-t-il abandonnés ? Pourquoi nous ? En quoi avons-nous péché ? Même le « Bataclan » ne peut pas répondre, « Radison Blue » n’arrive toujours pas à comprendre. Le « Splendid » était si candide pour mériter un sort si sordide. Que de bobos au Cappuccino ! Finalement, le bouclier tant vanté n’était qu’une passoire maquillée, truffée de mailles et de failles. Le 15 janvier, nous avons subi la furie de la fratrie de l’incurie au cœur même de nos bastions. Ça n’arrive pas qu’aux autres !
II faudra surtout garder la tête sur les épaules sans hâtivement jeter la pierre à Paul, sans bomber non plus le torse ou tomber dans l’amalgame identitaire, politique ou religieux. Aucune récupération n’est décente, parce qu’aucune raison ne doit dépasser celle de la Nation. Oui, nous avons été frappés peut-être par surprise, peut-être par méprise, peut-être même par traitrise. Pour certains, nous avons manqué de maîtrise, faute de marquise. Pourtant, le ciel était assez gris ! Le parapluie a pris du temps pour s’ouvrir. Et il a plu des cordes sur Ouagadougou ! Pour d’autres, il n’y a pas de risque zéro. Même si nous sommes des héros, nous avons servi de terreau aux bourreaux. Comptez ! Combien sont restés sur le carreau ?
Nous avons intérêt à nous tenir à carreau au lieu de jouer au tarot en faisant le faraud ! Il faut savoir lire entre les barreaux, il y a des taureaux au regard de moineau tapis sous le boisseau, attendant de faire le dernier saut. A chacun sa vérité, à chacun sa version, la nôtre n’aura peut-être pas d’apôtre, elle reste la nôtre. Il faudra surtout éviter un recto verso et pour ce faire, il faudra aller au-delà de l’écho de nos «micro-égo-perso». Il faudra endiguer les déboires de cette histoire noire et passer vite de la rhétorique à la pratique sans mimiques politiques. Si malgré tout, certains voient en cette chronique éthylique une réplique maléfique aux relents politiques, alors puissions-nous être pardonnés pour toutes les idées mal données.
Nous sommes Burkinabè et personne ne nous traitera au rabais dans notre havre de paix. Mais que faisons-nous chaque jour pour tendre toujours vers cette paix ? Sommes-nous assez alertes pour être en faction contre les sentinelles de la désolation ? Combien sommes-nous à être attentifs au moindre geste indigeste, à fouiner et à flairer comme le blaireau ? Combien sommes-nous à dénoncer le voisin suspect au comportement louche ? Comme toujours, « ce n’est pas notre boulot», « de quoi je me mêle ? », « que la police fasse son travail ! ». Nous manquons de culture du danger, parce que nous sommes dans un «pays d’intègres».
Nous n’avons pas toujours les bons réflexes, nous sommes rarement perplexes et quand on nous vexe, on crie à tue-tête : « il faut les feuilleter ! ». On ne fouillette pas un djihadiste les mains nues comme on s’insurge. Un terroriste n’est pas un enfant de chœur et il faut vite se réviser. On ne défie pas un « cadavre vivant » qui n’a plus rien à perdre. La curiosité est un défaut, mais dans la nuit du 15 janvier, il y avait des badauds essaimés autour de l’épicentre des feux, juste pour voir le sensationnel « film d’action » aux dépens de leur naïve vie.
Le couvre-feu a été ramené  de 1h à 4h du matin, mais il y a toujours des noctambules sans scrupule en divagation qui déambulent en murmurant le long de nos murs. Force doit rester à la loi, parce que nul n’est censé ignorer la loi. Enfin, il faudra que nous soyons moins bavards et moins suffisants face à la situation. Du politique qui use de tiques pour rassurer au média sans scoop qui augure sans être sûr, n’oubliez pas que celui qui écoute apprend plus que celui qui parle. Puissent nos morts reposer en paix et nos blessés se rétablir.
Clément ZONGO
clmentzongo@yahoo.fr

Une loi pour lutter efficacement contre le terrorisme au Sahel

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Les députés du Conseil national de la Transition ont examiné en plénière, le samedi 19 décembre 2015, à Ougadougou et adopté 15 projets de loi. Il s’agit de la loi portant autorisation de ratification du statut de l’Organisation islamique pour la sécurité alimentaire, de celle de la création du G5 Sahel et treize autres, relatifs à des accords adoptés dans le cadre de l’OUA/UA.
Les parlementaires du Conseil national de la Transition (CNT) ont été en plénière dans l’après-midi, du samedi 19 décembre 2015. De 13 heures à 14heures 40 minutes, après présentation de trois différents rapports par la Commission des affaires étrangères, de la sécurité et de la défense (CAESED) de l’Assemblée nationale, suivie de débats. Les députés ont à l’unanimité adopté les quinze projets de loi inscrits à l’ordre du jour.  Il s’agit entre autres, du projet de loi portant autorisation de ratification du protocole de la Cour de justice de l’Union africaine, adopté à Maputo au Mozambique le 11 juillet 2003 ; de celui portant statut de l’Organisation islamique pour la sécurité alimentaire (OISA) adopté en Guinée Conakry en décembre 2013 et de la convention portant création du G5 Sahel adoptée à Nouakchott en Mauritanie, le 19 décembre 2014. Face aux défis sécuritaires que connaît la région sahélienne, au regard des sévices perpétrés par des groupes armés dans cette partie de l’Afrique. Les Chefs d’Etat du Burkina Faso, du Mali, de la Mauritanie, du Niger et du Tchad ont décidé de conjuguer leurs efforts, afin de se doter d’un cadre institutionnel de coordination et de suivi de la coopération régionale en matière de politique de développement et de sécurité. Ainsi, pour marquer leur adhésion à la politique commune de lutte contre le terrorisme et le développement économique, ces cinq pays ont créé le G5 Sahel. Ce groupe entend être la réponse aux questions sécuritaires qui troublent la quiétude des populations de cette zone de l’Afrique. En effet, le « pays des Hommes intègres » a signé la Convention portant création de l’institution mais ne l’avait pas encore ratifiée. A sa sortie de la plénière, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération régionale, Moussa Nébié, s’est dit satisfait. «Le G5 Sahel a été créé en raison des menaces terroristes qui pèsent sur les pays situés dans cette zone en particulier le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad et sa ratification par notre pays démontre une fois de plus sa ferme volonté de lutter contre le fléau», a-t-il mentionné.
Kadi RABO

Le candidat Zéphirin Diabré « confiant « 

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 Zéphirin Diabré a voté à 10 heures à Ouagadougou à l’école Medersa de Zogona au bureau de vote n°1. Après  avoir accompli son devoir civique, il s’est dit animé par une grande émotion et une grande gravité.
Il a souligné que des ratés ont été signalés dans quelques bureaux de vote. « Jusqu’à cette heure il y a certains bureaux de vote qui n’ont pas ouvert », a-t-il dévoilé.
 Cependant il a dit espérer que la Commission électorale indépendante (CENI) prendra les mesures idoines pour résoudre ces problèmes afin de garantir des scrutins libres, équitables et transparents. Qu’à cela ne tienne, le candidat du « vrai changement » s’est dit confiant quant à son élection. « Mon état d’esprit de vainqueur est renforcé par l’engouement suscité par mon projet de société dans les 45 provinces du Burkina Faso », a-t-il déclaré.
Aussi avant de quitter l’école, il a donné rendez-vous aux électeurs ce soir ou demain pour célébrer sa victoire.
E.S

Des bureaux de vote ont commencé avec une heure de retard

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A l’école primaire publique de Rimketa dans l’arrondissement 3 de Ouagadougou, le Bureau de vote (BV)  n°5 s’est ouvert avec un retard d’une heure. La cause absence de feuille pour le procès-verbal de la présidentielle et de feuille de dépouillement pour les législatives. 
Aussi au bureau de vote n °1 à  l’Ecole les leaders, à l’arrondissement 11, y avait une longue file qui attendait de voter, jusqu’à 7 h où on était sur les lieux, le bureau de vote n’était pas encore opérationnel. La raison : la liste des inscrits étaient  celle d’un autre centre de vote.
  Dans le même arrondissement,  à l’école Zemstaaba , les bureaux de vote  attendaient jusqu’à 7h50 leur matériel électoral.
A l’Ecole Widtoghin au BV n° 1 au quartier  Bendogo sur les trois listes d’électeurs une manquait. Des représentants de l’ UPC menaçaient de suspendre le vote jusqu’à ce que la 3è liste soit envoyée. Jusqu’à à 7h 30 mn une trentaine d’électeurs attendaient devant ce bureau de vote.
Sidwaya

Elections : Briefing de la Francophonie et de l’UE à Cheriff Sy

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Les observateurs de l’Union européenne des élections du 29 novembre 2015, conduits par la chef de la mission d’observation électorale de l’institution, Cecile Kashetu kyenge, ont  été reçus en audience par le président du Conseil national de la Transition,  Moumina  Cheriff Sy,  le vendredi 27 novembre 2015.
   Une délégation de la mission déployée au Burkina Faso par l’Union européenne pour l’observation des élections couplées, présidentielle et législatives du 29 novembre, et une autre de la Francophonie sont allées s’entretenir avec le président du Conseil national de la Transition (CNT), Cheriff Sy, le vendredi 27 novembre 2015.
Pour la chef de la délégation,Cécile Kashetu kyenge, cette visite  entre dans le cadre de leur mission d’observation électorale au Burkina Faso. Elle a indiqué qu’une déclaration préliminaire de leur observation   est attendue après le scrutin. La délégation a par ailleurs informé le président Cheriff Sy de la présence de 40 observateurs de courte durée. « Notre déclaration préliminaire que nous ferons le 1er décembre va faire ressortir tous les éléments que nous avons observés de la campagne électorale en passant par le déroulement du scrutin jusqu’au dépouillement », a-t-elle indiqué. Elle  a aussi souligné que les observateurs ont pu rencontrer les différents acteurs impliqués dans le processus électoral notamment les acteurs de la société civile, les différents partis politiques et les institutions. Sur son appréciation sur le déroulement de la campagne elle s’est refusée à tout commentaire. Elle a souligné que cela fera l’objet  de la même déclaration du 1er décembre 2015. « La supervision du processus électoral  est notre travail et nous n’avons pas encore terminé, nous allons observer le comptage et la compilation des résultats au niveau des communes mais aussi au niveau de la CENI », a fait comprendre Mme Kyenge.
Pour elle, la présence  de spécialistes pluridisciplinaires notamment des  analystes de données et des medias contribueront à faire un travail d’observation de qualité. A leur suite ce sont les observateurs de la Francophonie qui ont été reçus par le président du CNT, Cheriff Sy.
Moussa CONGO

Le Chef d’Etat-major général des Armées invite le RSP à déposer les armes

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Après concertation avec tous les Chefs d’Etat-major d’armée face aux graves tensions et risques d’affrontement entre les frères d’armes de nos Forces armées nationales dont les conséquences seraient imprévisibles pour tout le peuple burkinabè et la nation entière et compte tenu de la volonté toujours affirmée du Chef d’Etat-major général des Armées de renforcer la fraternité et la cohésion, je tiens à déclarer que chaque militaire ne devrait ménager aucun effort pour préserver la fraternité et la paix, par conséquent j’ordonne :

 Primo au Chef d’Etat-major particulier de la présidence du Faso

–  De relayer au RSP l’engagement des Chefs d’Etat-major de ne rien entreprendre pour nuire à la fraternité entre les personnels du RSP et les autres composantes de nos Forces armées nationales.

–  De rassurer les personnels du RSP que les personnels des autres unités ne nourrissent aucune hostilité à leur rencontre.

–  De les inviter à déposer les armes et les moyens de combat.

–  Et de se mettre immédiatement sous les ordres du Chef d’Etat-major général des Armées.

Secundo à tout Chef d’Etat-major d’armée

–  Prendre toutes les dispositions pour éviter tout affrontement et réserver un bon accueil aux frères d’armes du RSP# Sans aucune distinction.

Enfin, je demande aux populations du Burkina Faso de rester sereines et de faire confiance aux Forces armées nationales qui réaffirment leur engagement sans faille à préserver l’unité nationale.

Général de brigade Pingrenoma ZAGRE

Grand Officier de l’Ordre National

Crise au Burkina: les 13 points du Projet de Protocole d’accord 21/09/2015

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Les 13 points du Projet de Protocole d’accord

1. La libération sans condition des personnalités détenues au cours des événements du 17 septembre.

2. La restauration des autorités de la transition avec Kafando comme président.

3. Le retrait des militaires du gouvernement.

4. La reprise du processus électoral avec les élections au plus tard le 22 novembre

5. La CENI doit prendre toutes dispositions nécessaires pour la tenue de la nouvelle date ;

6. Le gouvernement organisera les élections.

7. Le CNT s’abstiendra de légiférer dans les matières autres que celles relevant des élections et des conclusions du présent accord.

8. Les personnes inéligibles pourront prendre part aux élections.

9. Toutes les réformes profondes telles que celles liées à la réforme de l’armée seront laissées à l’appréciation du gouvernement d’après transition.

10. La cessation de la violence.

12. Les Forces de Défense et de Sécurité assureront la sécurité des personnes et des biens sur tout le territoire national.

12. L’acceptation du pardon et de l’amnistie pour les conséquences liées à la présente crise.

13. Le comité des médiateurs veillera à l’application de ces recommandations.

c’est ce projet d’accord qui sera présente aux chefs d’États de la CEDEAO le mardi 22 SEPTEMBRE

Sidwaya

Burkina : proclamation du Conseil National pour la Démocratie

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Aujourd’hui 17 Septembre 2015, les forces patriotiques et démocratiques alliant toutes les composantes de la nation et réunies au sein du Conseil National pour la Démocratie (CND), ont décidé de mettre un terme au régime déviant de la transition.
Instauré à la suite de l’insurrection victorieuse du peuple des 30 et 31 Octobre 2014, le régime de transition s’est progressivement écarté des objectifs de refondation d’une démocratie consensuelle.
La loi électorale taillée sur mesure pour des individus et décriée par les instances et les hommes de droit, se dresse alors, comme un outil de négation des valeurs de notre peuple fondée sur l’esprit de justice, d’équité et de tolérance.
Cette loi a créé une division et une grave frustration au sein du peuple, érigeant deux catégories de citoyens.
Malgré les recommandations fortes des chefs d’Etats de la CEDEAO, malgré une condamnation ferme de la Cour de justice de la CEDEAO, enjoignant au Burkina Faso de lever tous les obstacles à la libre participation des candidats aux élections, le Conseil Constitutionnel va être instrumentalisé pour violer cette décision internationale.
La démocratie, c’est le droit de tout citoyen d’être électeur et d’être éligible !
La loi portant statut général des personnels des Forces Armées Nationales et celle portant code de l’information ont été promulguées à des fins personnelles et pour museler la presse.
Cette transition s’est également illustrée par des arrestations arbitraires en négation des règles de droit faisant le lit d’une justice sélective au service des vainqueurs.
Dans un contexte sécuritaire sous régional caractérisé par le terrorisme et le grand banditisme, la question militaire a été politisée et instrumentalisée.
Les propositions de l’armée visant un traitement adéquat des questions en suspens ont fait l’objet d’engagements solennels au plus haut niveau qui n’ont pas été respectées : le but ultime étant de créer une crise factice permanente au sein des forces de défense et de sécurité.
Nombre d’acteurs de cette transition se sont illustrés par des comportements aux antipodes des règles de bonne gestion de la chose publique.
Peuple du Burkina, patriotes et démocrates amis du Burkina, l’intervention du CND a pour but principal d’enclencher un processus cohérent, juste et équilibré devant conduire à la mise en place d’un système institutionnel robuste.
Ancré sur les principes cardinaux de la démocratie comme l’égalité politique devant la loi, la libre expression politique et l’alternance, ce système institutionnel sera le socle du développement socioéconomique partagé du Burkina Faso.
Pour faire place à cette exigence, les mesures immédiates suivantes sont prises :
1. Le Président de la Transition est démis de ses fonctions ;
2. Le gouvernement de transition est dissout ;
3. Le Conseil national de transition est dissout ;
4. Une large concertation est engagée pour former un gouvernement qui se dévouera à la remise en ordre politique du pays et à la restauration de la cohésion nationale pour aboutir à des élections inclusives et apaisées.
Le CND voudrait également rassurer la communauté régionale et internationale, les partenaires au développement de sa détermination à respecter les accords qui engagent le Burkina Faso.
Peuple du Burkina, le Conseil National pour la Démocratie appelle tous les Burkinabè à soutenir activement et massivement dans un esprit de tolérance et de solidarité, le processus de reconstruction politique engagé dans le calme, la discipline et le travail.

QUE DIEU PROTEGE LE BURKINA FASO. 

 

Le Conseil National pour la Démocratie (CND).