Commune de Fada N’Gourma: plus de 2,4 milliards F CFA mobilisés en 2025

La délégation spéciale de la commune de Fada N’Gourma a tenu, mardi 23 juin 2026, sa Journée de dialogue et d’interpellation citoyenne (JDIC), consacrée à l’exercice de redevabilité. Il ressort qu’au cours de l’année 2025, la collectivité a mobilisé et investi plus de 2,4 milliards F CFA dans plusieurs secteurs prioritaires, notamment l’éducation, la santé, l’eau, l’hygiène et l’assainissement, l’action sociale ainsi que les infrastructures marchandes.

En application des dispositions du code général des collectivités territoriales faisant obligation aux exécutifs communaux de rendre compte de leur gestion aux citoyens, la délégation spéciale de la commune de Fada N’Gourma a tenu, mardi 23 juin 2026, sa journée de redevabilité, dénommée Journée de dialogue et d’interpellation citoyenne (JDIC). Au cours de ce face à face avec la population, l’organe exécutif communal a dressé le bilan des réalisations effectuées dans le cadre du plan annuel d’investissement communal de l’année 2025.

Selon le rapport, il ressort que la commune a mobilisé et investi, au 31 décembre 2025, plus de 2,4 milliards F CFA. Ces ressources, mobilisées à partir des recettes propres de la commune, des transferts de l’Etat ainsi que des contributions de plusieurs partenaires, ont permis la réalisation de nombreux projets au bénéfice des populations. Dans le secteur de l’éducation, plus de 92,3 millions F CFA ont été investis.

Le secteur de la santé, de son côté, a bénéficié d’investissements de plus de 31,5 millions F CFA. Quant au domaine de l’eau, de l’hygiène et de l’assainissement, les investissements se chiffrent à plus de 90 millions F CFA. Face au défi humanitaire, la commune de Fada N’Gourma a également consacré près de 46 millions F CFA à l’assistance aux personnes vulnérables ainsi qu’au soutien des producteurs à travers la mise à disposition de semences, d’engrais et de fumures organiques.

« Une dynamique positive »

Par ailleurs, plus de 254 millions F CFA ont été investis dans les infrastructures marchandes, considérées comme un levier essentiel de la mobilisation des ressources financières de la collectivité. Cette enveloppe a permis, au cours de l’année 2025, la réhabilitation du marché à bétail ainsi que la construction de plusieurs boutiques marchandes dans différents secteurs de la ville. Dans le domaine de l’appui institutionnel, enfin, environ 282 millions ont été investis. Selon le Président de la délégation spéciale (PDS) de la commune de Fada N’Gourma, Kampadiba Jérôme Idani, malgré un contexte difficile marqué par l’insécurité, son équipe a su tirer son épingle du jeu.

Au chapitre des recommandations, le camarade Idani et son équipe doivent redoubler d’effort pour améliorer la mobilisation des ressources propres et trouver des alternatives à la suspension des transferts de l’Etat, afin d’assurer la continuité des services publics. Aussi, la population a plaidé pour la construction de voiries et de caniveaux afin de désenclaver certaines formations sanitaires, l’augmentation du nombre de boutiques SONAGES dans la ville et la réalisation d’un village artisanal. En réponse, le PDS a indiqué avoir pris bonne note des recommandations formulées.

« Nous remercions les populations pour cette forte mobilisation. Nous les invitons à renforcer davantage leur engagement citoyen à travers le civisme fiscal afin de contribuer à combler le déficit engendré par la suspension des transferts de l’Etat », a-t-il déclaré. Pour les performances enregistrées au cours de l’année écoulée, le secrétaire général de la province du Gourma, Botetessan Bonou, a félicité la délégation spéciale communale et l’a invitée à poursuivre sur cette bonne dynamique. Le camarade Bonou a salué également la résilience de la population avant de l’exhorter à redoubler d’effort pour permettre à la commune de poursuivre sereinement les actions de développement.

Joanny SOW

Kanlou SANDAMBA (Stagiaire)

Passeport biométrique : le Premier ministre nigérien Zéine s’enrôle

Le Premier ministre nigérien, Ali Mahaman Lamine Zéine, a procédé, hier jeudi 23 juillet 2026 à son cabinet, à son enrôlement pour l’obtention du passeport biométrique nigérien de l’Alliance des Etats du Sahel (AES).

A cette occasion, le Premier ministre a reçu toutes les explications relatives au nouveau passeport biométrique ainsi qu’aux deux nouveaux types de passeports, destinés respectivement au Hadj et aux réfugiés, et sur les éléments de sécurité de nouvelle génération intégrés à ces documents. L’enrôlement s’effectue en plusieurs étapes notamment la prise de la photographie, l’enregistrement de la signature, ainsi que la prise des empreintes digitales des deux mains. Après avoir eu les explications sur les passeports et le dispositif de sécurité, le Premier ministre a indiqué avoir « suivi avec attention 5 types de passeports qui permettent à notre pays de se mettre au même niveau que tous les autres ». « Je crois que tel que cela a été expliqué, toutes les précautions et mesures prises permettent d’annihiler les tentatives de fraude », a fait savoir le Premier ministre, soulignant que « le comité fait normalement son boulot, et très rapidement, il faudra que cela soit mis à la disposition de l’ensemble des nigériens ». Notons que cette cérémonie s’est déroulée en présence du commissaire divisionnaire Abdoulaye Maman de la direction de la surveillance du Territoire et du commissaire de police Abdou Ibrahim du ministère de l’Intérieur et président du comité de suivi du projet carte et passeport biométriques AES.

Agence nigérienne de presse

BTP : libéralisation et encadrement du contrôle qualité (Conseil des ministres)

Le Président du Faso, Chef de l’État, le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ a présidé ce jeudi, 23 juillet 2026, le Conseil des ministres. Selon le Ministre Porte-parole du Gouvernement, Camarade Pingdwendé Gilbert OUÉDRAOGO, le Conseil a examiné plusieurs dossiers et pris d’importantes décisions pour la bonne marche de la Nation et pour le plein épanouissement des Burkinabè, conformément aux idéaux de la Révolution Progressiste Populaire.

Au titre du ministère de l’Économie et des Finances, le Conseil a adopté un projet de loi rectificative de la loi de finances pour l’année budgétaire 2026. La Ministre déléguée chargée du Budget, Camarade Fatoumata BAKO/TRAORÉ, a expliqué que cette révision s’imposait afin de tirer profit des performances économiques du premier semestre : « Au vu des bonnes performances en matière de mobilisation de recettes, il a été jugé bon de prendre en compte un certain nombre de recettes supplémentaires ».

Cette embellie est attribuée à la stabilité retrouvée et aux efforts des régies de recettes, notamment la Douane et les Impôts.

Des indicateurs budgétaires renforcés

Les recettes budgétaires passent de 3 400 à 3 700 milliards francs CFA, tandis que les dépenses augmentent de 3 900 à 4 200 milliards francs CFA. L’épargne budgétaire progresse à 900 milliards francs FCFA contre 600 milliards francs CFA initialement, avec un déficit maintenu à 2,6 % du PIB.

Au-delà des chiffres, la loi rectificative prévoit des mesures pour soutenir l’offensive agropastorale et halieutique, ainsi que pour renforcer les capacités des entreprises du secteur agropastoral et halieutique.

Réforme du contrôle qualité dans le secteur du BTP

Au titre du ministère de la Construction de la Patrie, le Conseil a adopté un décret portant réglementation de l’exercice des activités de laboratoire du bâtiment et des travaux publics au Burkina Faso.

Depuis trois ans, l’intensification des travaux de construction à l’échelle nationale exerce une forte pression sur les matériaux de construction (ciment, bitume, concassé).

Pour répondre à cette forte demande tout en garantissant la sécurité des ouvrages, le gouvernement a fait le choix de la libéralisation : « Il a été décidé de casser un peu le monopole du LNBTP pour tout ce qui est opération de contrôle des bâtiments et des travaux publics », explique le Ministre de la Construction de la Patrie, Camarade Mikaïlou SIDIBÉ.

Désormais, trois catégories d’activités sont ouvertes aux laboratoires privés sous réserve d’agrément : les essais sur les matériaux de construction, la géotechnique routière (formulation de niveau 1) ainsi que les études des sols et fondations.

Un rôle central préservé au LNBTP

Cette libéralisation s’accompagne d’un encadrement strict, selon le Ministre SIDIBÉ. Le Laboratoire National du Bâtiment et des Travaux Publics (LNBTP) conserve l’exclusivité des contrôles stratégiques, notamment les essais relatifs à la garantie décennale, et assurera le leadership technique.

Ce nouveau cadre réglementaire est « une avancée majeure » pour permettre aux entreprises privées d’investir en toute légalité tout en préservant l’exigence de qualité des infrastructures nationales.

Direction de la communication de la Présidence du Faso

𝐇𝐞́𝐫𝐨𝐬, 𝐦𝐚𝐫𝐭𝐲𝐫𝐬 𝐞𝐭 𝐢𝐧𝐯𝐚𝐥𝐢𝐝𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐍𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 : 𝐥𝐞𝐬 𝐟𝐨𝐫𝐜𝐞𝐬 𝐯𝐢𝐯𝐞𝐬 𝐝𝐞𝐬 𝐊𝐨𝐮𝐥𝐬𝐞́ 𝐬’𝐚𝐩𝐩𝐫𝐨𝐩𝐫𝐢𝐞𝐧𝐭 𝐥𝐞𝐬 𝐦𝐞́𝐜𝐚𝐧𝐢𝐬𝐦𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐫𝐞𝐜𝐨𝐧𝐧𝐚𝐢𝐬𝐬𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥𝐞

‎La Secrétaire générale de la région des Koulsé, Bernadette Adenyo/Sermé, représentant le Gouverneur de la région, a présidé, ce jeudi 23 juillet 2026 à Kaya, la cérémonie d’ouverture de l’atelier de vulgarisation des lois portant statut de héros, de martyr et d’invalide de la Nation, ainsi que de leurs textes d’application, au profit des forces vives de la région.
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‎Organisé à l’initiative de la Primature, à travers le Département de la Gouvernance administrative, juridique, institutionnelle et politique (DGAJIP), cet atelier s’inscrit dans la dynamique du Gouvernement visant à assurer une large diffusion de ces textes sur l’ensemble du territoire national.
La session de Kaya fait suite à celle tenue à Bobo-Dioulasso, dans la région du Guiriko, les 16 et 17 juillet 2026. Ces rencontres visent à renforcer les connaissances des forces vives des deux régions sur les dispositions législatives et réglementaires encadrant les statuts de pupille, de héros, de martyr et d’invalide de la Nation, afin d’en favoriser une meilleure appropriation et une mise en œuvre effective.
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‎Dans son discours d’ouverture, lu par la Secrétaire générale de la région, le Gouverneur des Koulsé a rappelé que le combat pour la libération de la Patrie a coûté la vie à de nombreux Burkinabè et occasionné des blessures ou des invalidités chez plusieurs citoyens dans l’accomplissement de leur devoir envers la Nation.
Face à cette réalité, le législateur burkinabè a adopté des lois portant statut de héros, de martyr, d’invalide et de pupille de la Nation, complétées par des textes d’application. Ces dispositifs traduisent la reconnaissance de la Nation envers ses filles et ses fils qui se sont distingués par leur engagement, leur bravoure ou leur sacrifice au service de la Patrie.
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Le Gouverneur a toutefois relevé que ces textes demeurent encore insuffisamment connus du grand public, des personnes concernées et des ayants droit. D’où la nécessité d’intensifier les actions de vulgarisation afin d’en améliorer la compréhension et d’en garantir une application effective.
‎Il a, à cet effet, invité les participants à tirer pleinement profit des deux jours de travaux, à s’approprier les différents modules qui seront développés et à contribuer, à leur tour, à la diffusion de ces textes auprès des populations.
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‎À l’issue de la cérémonie d’ouverture, la camarade Cheffe du Département de la Gouvernance administrative, juridique, institutionnelle et politique, Pegdébamba Esther Somé/Kiéma, a indiqué que les travaux s’articuleront autour de cinq communications. Celles-ci porteront notamment sur les droits et privilèges attachés aux statuts de héros, de martyr, d’invalide et de pupille de la Nation, ainsi que sur les procédures de reconnaissance et d’octroi de ces différents statuts.
‎Elle a précisé que cette session vise à faire des participants de véritables relais d’information au sein de leurs structures respectives, afin que les dispositions législatives et réglementaires soient mieux connues des populations, notamment des personnes concernées et des ayants droit des victimes.
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‎L’atelier devra également permettre aux participants de mieux maîtriser les procédures de saisine de la Commission nationale d’analyse et de suivi des dossiers de héros, de martyrs et d’invalides de la Nation.
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‎La session de Kaya réunit 75 participants issus des Forces de défense et de sécurité, des corps paramilitaires, des organisations de la société civile, des associations de jeunes et de femmes, des associations de veuves des FDS, de la Veille citoyenne et des services déconcentrés de l’État. Cette diversité témoigne de la volonté d’assurer une large diffusion des textes auprès des différentes composantes de la région.
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‎En réunissant les différentes composantes de la région autour de ces textes, l’atelier de Kaya vise à rapprocher les dispositifs de reconnaissance nationale des personnes auxquelles ils sont destinés, tout en consolidant les valeurs de patriotisme, de solidarité et de cohésion nationale.
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‎𝐃𝐂𝐑𝐏/𝐏𝐫𝐢𝐦𝐚𝐭𝐮𝐫𝐞

IVes championnats d’athlétisme U18 et U20 des cinq nations : Le Burkina entend confirmer son leadership à domicile

La IVe édition des championnats d’athlétisme U18 et U20 des cinq nations s’annonce particulièrement relevée, mais les Burkinabè se sont préparés en conséquence afin de réaffirmer leur domination sur la compétition. L’information ainsi que d’autres détails de l’événement ont été portés à la connaissance des journalistes par les organisateurs lors d’une conférence de presse le jeudi 23 juillet 2026 à Ouagadougou.

Ils seront environ 200 athlètes et encadreurs du Bénin, de la Côte d’Ivoire, du Ghana, du Togo et du Burkina Faso à se mesurer à la faveur des IVes championnats d’athlétisme U18 et U20 des cinq nations. Prévus pour se tenir dans la capitale burkinabè les 25 et 26 juillet 2026, l’événement va concerner 32 épreuves au total soit 16 épreuves masculines et 16 épreuves féminines, a fait savoir le 1er vice-président de la fédération burkinabè d’athlétisme Missiri Sawadogo. Toutes les épreuves en athlétisme sont prises en compte à l’exception du lancer de marteau et de la perche. Cette compétition se tient à une période charnière de l’année en ce sens qu’elle constitue un tremplin pour la préparation des athlètes aux échéances internationales majeures des catégories concernées, a souligné les conférenciers. Il s’agit notamment des championnats du monde juniors des U20 à Eugène aux USA prévus pour le mois d’août et les jeux olympiques de la jeunesse à Dakar en octobre-novembre.

Les journalistes ont été rassurés de la présence effective des délégations des cinq pays.

« Ce qui fait que tous les pays y compris le Burkina ont engagé leurs meilleurs athlètes, certains venus de l’extérieur pour affiner leur préparation à ces échéances », a précisé Missiri Sawadogo. Le Burkina Faso qui a toujours dominé la compétition depuis son avènement en 2023 surtout dans les épreuves de haies et les épreuves techniques (sauts) sera représenté par 34 athlètes et cinq encadreurs. Ils seront menés par trois champions ou vice-champions d’Afrique de leurs catégories. Ce sont Zalissa Zongo, championne d’Afrique sortante de la catégorie U18 et championne de la région II récemment au Dakar avec des médailles dans les épreuves de longueur, triple saut et 100 m haies. Alan Sawadogo le meilleur junior au triple saut (plus de 16 m) et en longueur où il a obtenu la médaille d’or aux championnats juniors à Dakar en début juillet. Le 3e est Abdoul Rachid Traoré dont le record national au triple est de 15,33 m et de 14’’58 pour les 110m haies.

Voro KORAHIRE

Ouagadougou : Dix personnes interpellées par la Police municipale pour consommation de stupéfiants

La Direction de Police de la Salubrité et de la Tranquillité Urbaine (DPSTU) de la Direction Générale de la Police Municipale de Ouagadougou a conduit, dans la matinée du 22 juillet 2026, une mission inopinée de lutte contre la consommation des stupéfiants dans la ville.

Menée dans la zone du projet Zaca, située dans l’arrondissement n°01, cette opération a permis l’interpellation de dix (10) individus, pris en flagrant délit de consommation de stupéfiants.

Les personnes interpellées seront soumises à des travaux d’intérêt communautaire (TIC), conformément aux dispositions en vigueur.

Au-delà de la répression, les agents de la Police Municipale ont mené une séance de sensibilisation à l’endroit des contrevenants sur les conséquences sanitaires, sociales et sécuritaires liées à la consommation des stupéfiants.

La Police Municipale invite les citoyens à adopter des comportements responsables afin de préserver leur santé, leur avenir et la quiétude de la population et aussi à signaler tout comportement suspect aux services compétents.

La Police Municipale, toujours plus proche de vous !

Service de l’Information et de la Communication

N° Vert : 80 00 11 03

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Source : Police Nationale

 Rapport annuel 2025 de la BCEAO: Le gouverneur Kassi Brou échange avec les journalistes

Le gouverneur de la BCEAO, Jean claude Kassi Brou s’est prêté aux questions de journalistes venus des huit Etat de l’union monétaire ouest africaine, à la suite de la présentation du rapport annuel 2025, mercredi 22 juillet 2026, à Dakar au Sénégal.

A l’issue de   La présentation du rapport annuel 2025 de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest BCEAO, mercredi 22juillet 2026 au siège de l’institution, le gouverneur Jean Claude Kassi Brou a répondu aux interrogations   des journalistes.  Ceux-ci ont voulu savoir, entre autres, si les nouvelles incertitudes avec la reprise des tensions au Moyen Orient qui ont entrainé une évolution significative des perspectives de 2026 par rapport aux prévisions initiales de la BCEAO.  Et au gouverneur  de la BCEAO de répondre  que les tensions dans cette partie du monde ont occasionné une hausse des prix du baril de 60% à 90%   avec 4 cycles différents en sept mois. « Ces changements nécessitent une vigilance accrue, car la hausse des prix des produits pétroliers affecte les coûts des engrais et de l’énergie avec des répercussions directes sur le pouvoir d’achat des ménages.  Cela fait que les modèles sont révisés régulièrement avec comme objectif d’assurer la stabilité des prix », a-t-il expliqué.

Le gouverneur de la BCEAO a soutenu que l’engagement de la Banque centrale à jouer un rôle central dans la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme est fondamentale.  Il a  déclaré qu’il s’agit pour la Banque centrale de maintenir de la confiance que l’ensemble des acteurs  nationaux,  régionaux et internationaux vis-à-vis du  système financier de l’UMOA.

 Les efforts des pays pour quitter la liste grise salués

« La méfiance des acteurs  se traduit  par des difficultés d’avoir des relations  et  montre que les autorités de supervision ne sont passez fortes. Il faut être très ferme pour protéger notre système », a –t-il  martelé. Le gouverneur de la BCEAO a salué les  efforts de tous les pays pour sortir de la  liste grise avec l’accompagnement de la banque centrale en tant que régulateur.

Interrogé sur les raisons de l’engagement de la BCEAO à financer les PME/PMI, son gouverneur a répondu   que  la Banque centrale entend  ainsi  apporter  une réponse  à une préoccupation qui n’est pas nouvelle. « Le financement vers les PME a augmenté de 20% en 2025,  mais ce n’est  pas suffisant  au regard de l’importance du secteur », a-t-il ajouté.  De ce fait, Jean Claude Kassi Brou a  exhorté les Etats à poursuivre leurs efforts pour développer des structures d’accompagnement et les banques leurs efforts de financement des PME.  Il a rappelé que la Banque centrale a développé un dispositif qui améliore les conditions de financement et de réduction des risques des banques.  Quant aux responsables des PME, ils doivent se mobiliser davantage pour structurer leurs entreprises, selon le gouverneur de la BCEAO.

En ce qui concerne les attentes de la BCEAO vis-à-vis  de la plateforme interopérable du système de paiement instantané de l’UEMOA, (PI-SPI UEMOA), Jean Claude Kassi Brou s’est voulu ferme. « Il faut décloisonner les  systèmes caractérisés par  la fragmentation.  C’est pour cela que la BCEAO s’est mise aux devants  en investissant  dans cette plateforme qui réunit tous les acteurs », a-t-il commenté. Le gouverneur de la BCEAO a  estimé que la  banque  est  satisfaite de l’évolution de la  PI- SPI UEMOA depuis  son lancement.

Face à l’engouement  de certains  habitants pour la crypto monnaie, le gouverneur  de la Banque centrale appelle à la prudence. «   La BCEAO considère que les  crypto  actifs ont une volatilité très forte. Pour le moment il n’y a pas de règlementation donc les cryptos actifs ne sont pas une monnaie. De plus, les opérations se font dans l’anonymat augmentant les risques », a-t-il insisté. Néanmoins le gouverneur a souligné que la  Banque centrale  développe  des réflexions  pour encadrer  les crypto actifs et  l’utilisation  de l’IA, tant  en son sein qu’auprès des autres acteurs  de l’écosystème financier  au sein de la zone UMOA .

Nadège YE

Présentation du Rapport annuel de la BCEAO: Trois priorités mises en avant en 2025

Le rapport annuel 2025 de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest a été présenté par le gouverneur Jean-Claude Kassi Brou, le mercredi 22 juillet 2026 au siège de l’institution à Dakar au Sénégal.

Pour la première fois, la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a organisé une cérémonie pour présenter son rapport annuel, mercredi 22 juillet 2026 à son siège à Dakar au Sénégal. Il ressort de la présentation inaugurale assurée par le gouverneur de la BCEAO, Jean Claude Kassi Brou que  la Banque centrale a  assuré ses missions en 2025 dans un contexte marqué par un regain d’incertitudes.  Au cours de l’année écoulé, l’institution a structuré ses actions autour de trois priorités stratégiques. Il s’agit de la maîtrise de l’inflation, du renforcement de la stabilité du système financier, ainsi que l’accélération de l’inclusion financière et des innovations

Ainsi le gouverneur de la BCEAO a révélé que le taux d’inflation annuel, c’est à dire le niveau de variation des prix est nul en 2025 alors qu’il était de 3,5% en 2024. Il a expliqué  que cette évolution fait suite à la hausse des prix de la production céréalière au cours de la campagne agricole 2025-2026 , la baisse des prix des produits alimentaires et énergétiques importés et la mise en œuvre par certains Etats de mesures pour assurer la sécurité alimentaire et énergétique des ménages. Dans le cadre du deuxième axe prioritaire en 2025, Jean Claude Kassi Brou a indiqué que la Banque centrale a poursuivi ses efforts pour la stabilité financière.  Cela s’est traduit par la  mise de ressources à la disposition des différentes banques commerciales dans les Etats membres. « Le secteur bancaire  demeure  globalement résilient avec des ratios de solvabilité élevés,  malgré la décision que nous avons  prise d’augmenter  leur capital. Les actions pour maintenir la stabilité  financière se sont concrétisées  également par la désignation de  la Banque  comme Autorité  macroprudentielle, consolidant son rôle majeur dans la lutte contre le blanchiment de capitaux  et le financement du terrorisme », a-t-il  précisé.

Le choix de PI-SPI, une innovation majeure

L’accélération des efforts pour améliorer davantage l’inclusion financière dans les huit Etats a été matérialisée  par le lancement de la plateforme interopérable du système de paiement de l’UEMOA (PI-SPI UEMOA), selon le gouverneur de la BCEAO. Il s’agit en fait d’une innovation majeure va rendre les transactions moins chères et instantanées, quelle que  soit la banque ou  l’opérateur de  mobile monnaie des utilisateurs dans l’Union. La BCEAO a fixé le délai de connexion de l’ensemble des banques au 30 septembre 2026. Quant aux établissements de Miro crédit, ils ont jusqu’en juin 2027.

Le gouverneur de la BCEAO, Jean Claude Kassi Brou : « sur le plan opérationnel, les missions de la Banque centrale se sont poursuivies à travers l’extension de son réseau d’agences dans les Etats ».

Des  cadres  de la banque  centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest  se sont relayé  ensuite pour apporter  plus d’éclairages sur les différentes priorités de 2025.   Le directeur  général de   l’économie et de la monnaie, Blehoué Toussaint Damoh, a  déclaré   que l’assouplissement des taux directeurs  en 2025  qui sont passés à  3,25% contre 3,50% en 2024 et à 5,25% contre 5,50% en 2024 pour  le taux d’intérêt sur le guichet de prêt marginal se justifie  en  partie  par les efforts  de consolidation  budgétaire  par  les Etats, avec une meilleure collecte des impôts.  Cette politique monétaire de détente a favorisé le financement de l’économie par les banques commerciales, a-t-il poursuivi.

Le directeur général des opérations et de l’innovation financière, Djibril Diaw, a confié que la Banque centrale a fait le choix de l’interopérabilité comme socle de l’inclusion financière à travers la conception de PI-SPI, « au 30 juillet, 80 acteurs se sont déjà connectés à PI-SPI et nous encourageons les autres à la faire », a-t-il informé. Djibril Diaw a souligné que la Banque centrale a poursuivi ses efforts pour la promotion et l’accompagnent de l’innovation financière propice au développement des FinTechs, tout en garantissant la stabilité financière.

Nadège YE

Secteur de la santé: plus de 90% des agents satisfaits des outils numériques

L’association Recherche pour la santé et le développement (RESADE) a organisé un atelier de restitution des résultats de l’évaluation de l’écosystème digital minimal, le mercredi 22 juillet 2026, à Ouagadougou.

L’association Recherche pour la santé et le développement (RESADE) a commandité une étude sur l’évaluation de l’Ecosystème digital minimal (EDM). Les résultats de l’évaluation ont été restitués le mercredi 22 juillet 2026, à Ouagadougou. Le directeur exécutif de RESADE, Yamba Kafando a expliqué que l’EDM déployé en juillet 2023 dans les districts sanitaires de Ziniaré, Ténado, Manga et Sapouy regroupait huit applications numériques destinées à améliorer la gestion des soins, de la gratuité des prestations des médicaments, des finances et des consultations des femmes enceintes ainsi que des enfants de moins de 5 ans.

Il a remercié le ministère de la Santé pour la confiance accordée au RESADE ainsi que les partenaires techniques et financiers et les acteurs des districts concernés pour leur appui et collaboration. Il a réaffirmé la volonté de RESADE dans la production des connaissances pour un système de santé plus performant et résilient. Quant à l’investigateur principal Rémi Kaboré, il a souligné que durant trois ans, l’association RESADE a conduit cinq enquêtes dans 72 centres de santé dont les résultats témoignent d’une forte adhésion des utilisateurs. « Plus de 90% des agents de santé interrogés se déclarent satisfaits ou très satisfaits des outils numériques tandis que 95% identifient l’entraide entre collègues comme un facteur clé d’appropriation », a-t-il indiqué.

Selon lui, le taux de médian a atteint 64,3% et neuf centres sur dix affirment être ouverts au changement. « Plus de 75% des agents dénoncent la double saisie des informations sur papier et sur tablette », a-t-il ajouté. Il a par ailleurs relevé que près de 80% des centres de santé ne disposent d’aucun budget pour assurer la maintenance ou le renouvellement des équipements numériques et environ 80% financent leur connexion sur leurs propres ressources.

Des données jugées fiables

En outre, il a montré que les outils ont produit des données jugées fiables mais celles-ci restent insuffisamment exploitées en raison de l’absence du tableau de bord central prévu par le projet et du manque de compétences analytiques chez les responsables. « Sans un instrument opérationnel de synthèse et de pilotage, les données restent stockées plutôt que mobilisées pour améliorer la gestion des ressources, la planification locale ou les politiques de santé », a-t-il regretté. Pour le secrétaire des réformes techniques sur le financement de la santé, Vincent Batiené, cette initiative n’est pas un simple déploiement technique, mais une transformation des habitudes de travail pour bâtir progressivement une culture de la donnée.

« La restitution que nous avons vécue aujourd’hui n’est pas une fin en soi », a-t-il précisé. Les évaluateurs ont formulé des recommandations pour une bonne utilisation de ces numériques à savoir le renforcement des infrastructures, la formation sur l’analyse et l’utilisation des données ainsi que la mise en place d’un tableau de bord central afin que les informations deviennent un levier effectif de la gouvernance. Ils ont appelé aussi à formaliser des budgets locaux pour garantir la continuité des services numériques sans dépendre exclusivement de partenaires externes. Les conclusions de l’évaluation ont eu des retombés concrètes avec l’extension de l’EDM dans la région du centre et la mise en place de l’application E-Flux financier qui a amorcé une montée de prise en charge au niveau national.

Abdoulaye BALBONE

Assami TIENDREBEOGO (Stagiaire)

Rues, Place de la nation, accotements… : Faso Mêbo change le visage de la ville de Tenkodogo

L’Agence Faso Mêbo a donné à la ville de Tenkodogo, un éclat particulier à travers le pavage de la Place de la nation, d’une rue et le long de la route nationale N°16. Constat !

La ville de Tenkodogo fait peau neuve depuis plus d’une année. Le mérite revient à l’initiative présidentielle Faso Mêbo, aujourd’hui Agence Faso Mêbo, qui a lancé ses activités dans la cité de Zoungrantenga en juillet 2025. En un an de travaux, cette initiative fait déjà sensation. Le long de la route nationale N°16 allant de la gare de Bittou, en face de la cathédrale, à la Place de la nation, a changé de visage. En effet, le pavage des accotements le long de cette avenue donne à Tenkodogo, un visage rayonnant. 20 000 m2 de pavés ont été posés. Plus de poussière en saison sèche, encore moins de la boue, en période de pluies.

Une embellie qui fructifie les affaires des commerçants installés le long de cette voie. Hamidou Balima est l’un des témoins de ce changement. Il souligne qu’en lieu et place des sachets des eaux stagnantes et autres ordures qui jonchaient la rue, la splendeur des abords de l’avenue rime désormais avec propreté et amélioration des affaires. « C’est propre. On dirait que nous sommes en Europe. Avant, personne ne voulait s’asseoir ici pour boire son café. Mais avec le pavage des abords de la voie, les clients viennent prendre leur café ici et y passent plus du temps », se réjouit-il.

Vendeuse de fruits, Assana Kouama, dit également tirer profit des travaux de Faso Mêbo. « Les abords de la voie étant pavés, les clients du café sont nombreux à acheter mes fruits et j’en suis contente », dit-elle. Boukaré Yamneda est, lui, promoteur d’une unité de production d’eau emballée. Il a eu la chance de voir la rue longeant son entreprise, retenue et pavée par l’Agence Faso Mêbo. « Avant, dès la tombée des premières pluies, nous avions des difficultés pour faire sortir nos tricycles chargés d’eau.

Mais actuellement, c’est facile. Grâce à Faso Mêbo, nous avons compris que c’est nous-mêmes qui pouvons amener le développement dans nos communes sans compter sur quelqu’un d’autre », se convainc-t-il. « C’est impeccable ce que l’Agence Faso Mêbo a fait à Tenkodogo », ajoute-t-il.

877 tonnes de ciment en un an

Pour sa première expérience dans la ville de Tenkodogo, l’Agence Faso Mêbo a pavé cette voie, longue de 200 m.

Il en appelle aux citoyens qui n’ont pas encore contribué. « Faites le geste, c’est la patrie qui gagne », lance-t-il. Mais la vitrine de cette initiative est la Place de la nation de Tenkodogo. Pour cela, la moitié de pourtour de cette place publique est déjà pavée. Il reste l’intérieur de cet espace et l’autre demi-périmètre pour que l’embellissement soit complet. Selon le coordonnateur de l’Agence Faso Mêbo dans la région du Nakambé, l’adjudant Inoussa Kanazoé, ces résultats ont été atteints grâce à une mobilisation exceptionnelle des forces vives de la région et de sa diaspora.

En un an, précise-t-il, les dons reçus sont composés de 877 tonnes de ciment, 435 tonnes de sable, 1193 tonnes de granite, 75 sacs de sekalite, 1160 litres d’huile, 3200 litres de gazoil, 1200 litres d’essence, 436 packs d’eau. Ce qui place, selon le coordonnateur Kanazoé, la région du Nakambé à la 3e place, en termes de réalisation au plan national après le Kadiogo et le Guiriko. Une mobilisation qui permet à l’agence de nourrir de nouvelles ambitions. Selon le préfet, président de la délégation spéciale de la commune de Tenkodogo, Sami Bérenger Pooda, les perspectives consistent à poursuivre le pavage des abords de la RN16 jusqu’à l’Institut national de formation des professionnels de l’éducation, (EX-ENEP), de la devanture de la salle polyvalente Etalon, et deux autres rues déjà décapées à cet effet.

Il reconnait que Faso Mêbo a apporté un éclat particulier à la ville de Tenkodogo. « Le bilan global, c’est un satisfecit », déclare-t-il. Mais, face à l’essoufflement de la mobilisation autour de cette initiative, le PDS Pooda a sa recette pour faire renaitre la flamme. « Il faut mettre à contribution des comités villageois de développement pour mobiliser les communautés. Nous devons également diversifier les donateurs car chaque geste compte », préconise-t-il. Sami Bérenger Pooda renouvelle son appel aux citoyens de Tenkodogo à apporter leur part à la construction de la ville.

Anselme KAMBIRE