Rues, Place de la nation, accotements… : Faso Mêbo change le visage de la ville de Tenkodogo

L’Agence Faso Mêbo a donné à la ville de Tenkodogo, un éclat particulier à travers le pavage de la Place de la nation, d’une rue et le long de la route nationale N°16. Constat !

La ville de Tenkodogo fait peau neuve depuis plus d’une année. Le mérite revient à l’initiative présidentielle Faso Mêbo, aujourd’hui Agence Faso Mêbo, qui a lancé ses activités dans la cité de Zoungrantenga en juillet 2025. En un an de travaux, cette initiative fait déjà sensation. Le long de la route nationale N°16 allant de la gare de Bittou, en face de la cathédrale, à la Place de la nation, a changé de visage. En effet, le pavage des accotements le long de cette avenue donne à Tenkodogo, un visage rayonnant. 20 000 m2 de pavés ont été posés. Plus de poussière en saison sèche, encore moins de la boue, en période de pluies.

Une embellie qui fructifie les affaires des commerçants installés le long de cette voie. Hamidou Balima est l’un des témoins de ce changement. Il souligne qu’en lieu et place des sachets des eaux stagnantes et autres ordures qui jonchaient la rue, la splendeur des abords de l’avenue rime désormais avec propreté et amélioration des affaires. « C’est propre. On dirait que nous sommes en Europe. Avant, personne ne voulait s’asseoir ici pour boire son café. Mais avec le pavage des abords de la voie, les clients viennent prendre leur café ici et y passent plus du temps », se réjouit-il.

Vendeuse de fruits, Assana Kouama, dit également tirer profit des travaux de Faso Mêbo. « Les abords de la voie étant pavés, les clients du café sont nombreux à acheter mes fruits et j’en suis contente », dit-elle. Boukaré Yamneda est, lui, promoteur d’une unité de production d’eau emballée. Il a eu la chance de voir la rue longeant son entreprise, retenue et pavée par l’Agence Faso Mêbo. « Avant, dès la tombée des premières pluies, nous avions des difficultés pour faire sortir nos tricycles chargés d’eau.

Mais actuellement, c’est facile. Grâce à Faso Mêbo, nous avons compris que c’est nous-mêmes qui pouvons amener le développement dans nos communes sans compter sur quelqu’un d’autre », se convainc-t-il. « C’est impeccable ce que l’Agence Faso Mêbo a fait à Tenkodogo », ajoute-t-il.

877 tonnes de ciment en un an

Pour sa première expérience dans la ville de Tenkodogo, l’Agence Faso Mêbo a pavé cette voie, longue de 200 m.

Il en appelle aux citoyens qui n’ont pas encore contribué. « Faites le geste, c’est la patrie qui gagne », lance-t-il. Mais la vitrine de cette initiative est la Place de la nation de Tenkodogo. Pour cela, la moitié de pourtour de cette place publique est déjà pavée. Il reste l’intérieur de cet espace et l’autre demi-périmètre pour que l’embellissement soit complet. Selon le coordonnateur de l’Agence Faso Mêbo dans la région du Nakambé, l’adjudant Inoussa Kanazoé, ces résultats ont été atteints grâce à une mobilisation exceptionnelle des forces vives de la région et de sa diaspora.

En un an, précise-t-il, les dons reçus sont composés de 877 tonnes de ciment, 435 tonnes de sable, 1193 tonnes de granite, 75 sacs de sekalite, 1160 litres d’huile, 3200 litres de gazoil, 1200 litres d’essence, 436 packs d’eau. Ce qui place, selon le coordonnateur Kanazoé, la région du Nakambé à la 3e place, en termes de réalisation au plan national après le Kadiogo et le Guiriko. Une mobilisation qui permet à l’agence de nourrir de nouvelles ambitions. Selon le préfet, président de la délégation spéciale de la commune de Tenkodogo, Sami Bérenger Pooda, les perspectives consistent à poursuivre le pavage des abords de la RN16 jusqu’à l’Institut national de formation des professionnels de l’éducation, (EX-ENEP), de la devanture de la salle polyvalente Etalon, et deux autres rues déjà décapées à cet effet.

Il reconnait que Faso Mêbo a apporté un éclat particulier à la ville de Tenkodogo. « Le bilan global, c’est un satisfecit », déclare-t-il. Mais, face à l’essoufflement de la mobilisation autour de cette initiative, le PDS Pooda a sa recette pour faire renaitre la flamme. « Il faut mettre à contribution des comités villageois de développement pour mobiliser les communautés. Nous devons également diversifier les donateurs car chaque geste compte », préconise-t-il. Sami Bérenger Pooda renouvelle son appel aux citoyens de Tenkodogo à apporter leur part à la construction de la ville.

Anselme KAMBIRE

Première édition du Viking’s Day : la marche sportive au service de la santé et de la cohésion sociale

La première édition du Viking’s Day s’est tenue le samedi 18 juillet 2026 à Ouagadougou. Organisée par le groupe Les Vikings de la marche, l’activité a réuni 256 participants venus de plusieurs localités du Burkina Faso autour d’une marche sportive de 10 kilomètres, suivie de séances de sensibilisation sur la nutrition, d’échanges avec un coach sportif et de moments de convivialité destinés à promouvoir la santé et la cohésion sociale.

Les adeptes de la marche sportive ont vécu un moment de communion, le samedi 18 juillet 2026, à l’occasion de la première édition du Viking’s Day, une initiative du groupe Les Vikings de la marche. Placée sous le signe de la santé, du bien-être et du vivre-ensemble, l’activité a réuni 256 participants venus de plusieurs localités du Burkina Faso. Dès 6 heures de la matinée, les marcheurs se sont retrouvés au Plateau omnisports de Wayalghin pour le départ d’un parcours de 10 kilomètres.

L’itinéraire a conduit les participants jusqu’au rond-point de Toudoubwéogo, en empruntant la Circulaire et en passant par l’échangeur de Kossodo, avant un retour au point de départ, où les sportifs ont terminé l’activité sportive par une séance d’aérobic et des étirements. La journée s’est poursuivie au parc Bangr Wéogo avec un programme axé sur la promotion d’un mode de vie sain. Des séances de conseils nutritionnels et d’échanges avec un coach sportif ont permis aux participants de mieux comprendre les bonnes pratiques en matière d’activité physique et d’alimentation.

Des animations musicales ainsi qu’un barbecue ont également favorisé les échanges dans une ambiance conviviale. Outre les membres des Vikings de la marche, cette première édition a enregistré la participation de clubs venus de Fada N’Gourma, Komsilga, Manga, Ziniaré ainsi que de plusieurs associations sportives de Ouagadougou, illustrant l’engouement croissant pour la marche sportive. Pour Serge Youssef Ouédraogo, promoteur de la marche sportive, Ouaga-Komsilga, cette rencontre dépasse largement le simple cadre de l’exercice physique.

« Le sport est un lieu de rassemblement. Il favorise la fraternité et la cohésion sociale. Cette rencontre nous permet aussi de partager nos expériences avec les autres clubs et de nous inspirer mutuellement », a-t-il indiqué. Il retient surtout les retrouvailles entre anciens amis et les liens renforcés entre les participants. « Le sport nous a permis de nous retrouver après parfois dix ou quinze ans. C’est cette fraternité et cette solidarité que nous retiendrons », a-t-il confié.

Membre des Vikings de la marche, Maïmouna Maïga a rappelé que son groupe rassemble des hommes et des femmes convaincus que la marche sportive constitue un véritable facteur de santé et de bien-être. Chaque dimanche, les membres parcourent dix kilomètres au parc Bangr Wéogo. Selon elle, le Viking’s Day vise non seulement à promouvoir la pratique sportive, mais aussi à renforcer les liens sociaux. « Il ne suffit pas de marcher. Il faut également savoir comment bien s’alimenter pour préserver sa santé.

C’est pourquoi nous avons associé des conseils de nutrition et des échanges avec un coach sportif à cette journée », a-t-elle expliqué. Elle s’est dit satisfaite de cette première édition dont les objectifs, selon elle, ont été atteints grâce à une forte mobilisation des participants et à la réussite des différentes activités prévues. Les délégations venues de l’intérieur du pays ont également salué l’initiative. Président du club de marche sportive de Fada N’Gourma, Zakaria Sana a justifié le déplacement de sa délégation par la volonté de soutenir une activité qui renforce la cohésion sociale.

« Le sport est accessible à tous. Il contribue à réduire le stress et les maladies cardiovasculaires tout en créant une véritable ambiance de fraternité entre les pratiquants », a-t-il souligné. Même satisfaction du côté de Ziniaré. Représentant le club Oubri, Amadou Simporé estime que cette initiative participe au renforcement des liens entre les populations burkinabè.

« Nous repartons avec la joie de vivre, l’esprit de fraternité sportive et surtout la conviction que les clubs de marche du Burkina Faso peuvent désormais travailler davantage ensemble », a-t-il affirmé. Au-delà de la performance sportive, cette première édition du Viking’s Day aura surtout démontré que la marche constitue un puissant vecteur de prévention sanitaire, de rapprochement entre les populations et de promotion du vivre-ensemble. Une initiative que les participants souhaitent voir s’inscrire durablement dans le calendrier des activités sportives nationales.

P. Achille OUEDRAOGO

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Dans un monde où chacun possède un téléphone portable, les ondes magnétiques émises par ces appareils suscitent de vives inquiétudes. Invisibles mais omniprésentes, elles accompagnent nos appels, nos messages et nos connexions quotidiennes. Selon les études récentes, nous passons en moyenne 3 h 50mn à 4 h 40mn par jour sur nos téléphones, soit plus de 17 ans cumulés sur une vie entière.

Les experts en santé recommandent de limiter l’usage personnel à 2 h par jour afin de réduire les risques : troubles du sommeil, fatigue chronique, maux de tête ou encore dépendance numérique. Entre confort technologique et vigilance sanitaire, le choix est clair. Les téléphones portables, compagnons indispensables, pourraient bien être aussi des sources silencieuses de danger.

Aude Frederique ROUAMBA (Stagiaire)

La marche absolue vers la souveraineté énergétique

La souveraineté énergétique est aujourd’hui l’un des grands défis stratégiques du Burkina Faso. L’ambition pour l’atteinte de cet objectif s’est illustrée, le mardi 21 juillet 2026, avec deux évènements majeurs. A Pabré, le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a inauguré la centrale thermique d’urgence de 50 mégawatts. Réalisée à 18 milliards F CFA, l’infrastructure devra renforcer les capacités de production de la Société nationale d’électricité du Burkina (SONABEL) et contribuer, ipso facto, à améliorer l’offre énergétique du pays des Hommes intègres.

Le même jour, à Saaba, le ministre de l’Energie, des Mines et des Carrières, Yacouba Zabré Gouba, a posé la première pierre de la future centrale thermique de Ouaga Sud-Est, dans la commune de Saaba. Celle-ci estimée à 133 milliards F CFA sera dotée d’une capacité de 120 mégawatts et viendra accroître significativement la production nationale d’électricité. Et ce n’est pas tout, l’Exécutif annonce la mise en œuvre de projets de centrales à Bobo-Dioulasso, Koudougou, Kaya, Komsilga et Toécé, pour une capacité additionnelle de plus de 220 mégawatts.

Le moins que l’on puisse dire est que ces investissements traduisent la volonté des autorités de bâtir un Burkina Faso indépendant énergétiquement, conformément à la vision du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré. Comme on aime à le dire, l’énergie est le socle de tout développement. En effet, la question énergétique est présentée comme l’une des équations majeures que les Etats africains doivent résoudre pour lancer leur décollage économique et l’épanouissement réel de leurs citoyens. Or, depuis plusieurs décennies, le Burkina Faso, à l’image de nombreux pays africains, demeure fortement tributaire des importations de produits pétroliers pour satisfaire ses besoins énergétiques.

Une dépendance, on le sait, qui n’est pas sans conséquences avec notamment la fluctuation des prix internationaux, aux ruptures d’approvisionnements. Cette réalité, le Burkina Faso l’a bien compris. « C’est le chemin vers l’autonomie stratégique et la souveraineté énergétique. Notre pays, au cours des précédentes gestions avait plutôt fait l’option de mettre l’accent sur l’importation de l’énergie. Cette option a montré largement ses limites », a souligné le chef du gouvernement. Toutefois, il faut le dire, la souveraineté énergétique suppose des investissements continus dans les infrastructures de production, de transport et de distribution afin d’être en phase avec l’essor démographique.

Car, plus la population s’accroit, plus le besoin croit, donnant malheureusement l’impression d’un retour à la case de départ. Mais déjà, l’on peut se réjouir des acquis réalisés qui présagent des lendemains meilleurs. Le développement des centrales électriques, la modernisation des réseaux et la recherche de partenariats stratégiques démontrent à suffisance cette dynamique. Chaque burkinabè doit donc s’engager et faire chorus derrière les autorités et accompagner cette dynamique de marche absolue vers la souveraineté énergétique. Cela y va de l’intérêt de tous.

Car, au-delà de son impact économique, la souveraineté énergétique possède une forte dimension sociale. A titre d’exemple, l’accès à une électricité fiable améliore le fonctionnement des centres de santé, favorise de meilleures conditions d’apprentissage dans les écoles, stimule les activités génératrices de revenus et contribue au développement des zones rurales. Bien plus, une énergie disponible et abordable constitue un puissant levier de réduction des inégalités et d’amélioration du bien-être des populations. Du reste, pour consolider les différents acquis, il convient pour tous d’adopter des comportements de consommation responsables afin de contribuer à l’effort national, soutenir la souveraineté énergétique en cours pour le développement du Burkina Faso.

Soumaïla BONKOUNGOU

Révolution progressiste populaire : le ministre de la santé, Robert offre le Manifeste de la RPP à son homologue togolais

En marge de la cérémonie de lancement de la campagne conjointe de lutte contre le paludisme à Cinkansé, le camarade ministre de la Santé, Dr Robert Lucien Jean-Claude Kargougou, a remis à son homologue togolais, Jean-Marie Koffi Ewonoulé TESSI, des présents à forte portée symbolique.

Il s’agit notamment du Manifeste de la Révolution et de l’ouvrage « Le capitaine Ibrahim Traoré-De l’avènement du MPSR II à la révolution populaire et progressiste ». Un arc et son carquois, ainsi qu’un chapeau de Saponé, ont également été offerts au ministre togolais. A travers ce geste de courtoisie, le ministre burkinabè a souhaité partager des ouvrages qui mettent en lumière les valeurs de patriotisme, de souveraineté et d’engagement portées par le Burkina Faso sous le leadership du camarade Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré.

Cette remise de présents traduit également l’excellence des relations d’amitié et de coopération entre le Burkina Faso et le Togo, engagés dans une dynamique commune pour renforcer la santé des populations vivant de part et d’autre de la frontière. Le ministre togolais de la Santé n’a pas caché sa joie en recevant ces présents. Il a exprimé une satisfaction particulière pour les deux ouvrages, confiant qu’il souhaitait depuis longtemps les obtenir afin de mieux comprendre et s’imprégner de la Révolution populaire et progressiste engagée au Burkina Faso.

DCRP /MS

Reconquête du territoire national: 520 nouveaux sous-officiers spécialistes pour relever les défis

Le ministre de la Guerre et de la Défense patriotique, le général Célestin Simporé, a présidé la cérémonie officielle de la sortie de la 14e promotion des élèves sous-officiers spécialistes de l’Ecole nationale des sous-officiers d’active (ENSOA), mercredi 22 juillet 2026, à Kamboinsin. Forte de 520 élèves, cette 14e promotion de spécialistes vient renforcer les rangs des forces armées nationales.

Les forces armées nationales du Burkina poursuivent le renforcement de leurs capacités en ressources humaines. En effet, l’Ecole nationale des sous-officiers d’active (ENSOA) vient d’injecter du « sang » neuf dans leur rang, au cours de la cérémonie officielle de sortie de la 14e promotion des élèves sous-officiers spécialistes de l’école, mercredi 22 juillet 2026, au sein du camp général Bila Zagré, à Kamboinsin.

Le cérémonial militaire, marquant la fin de cette formation a été présidé par le ministre de la Guerre et de la Défense patriotique, le général Célestin Simporé. C’était en présence du chef d’Etat-major général des armées, le général Moussa Diallo, le chef d’Etat-major de l’armée de terre, le colonel Hamed Hermann Rouamba et bien d’autres invités. Ils sont 520 élèves sous-officiers spécialistes dont 125 femmes de cette 14e promotion prêts à servir la Nation, avec pour nom de baptême : « Sergent-chef Tilado Kaboré ».

Selon la hiérarchie militaire, les nouveaux sortants auront pour mission de soutenir les unités combattantes déjà propulsées sur les théâtres des opérations dans le cadre de la reconquête du territoire national. En effet, après sept mois de formation, ces nouveaux combattants spécialistes dans 43 domaines ont acquis les rudiments nécessaires pour renforcer l’outil de défense et soutenir les unités engagées dans la reconquête du territoire national. Pour le ministre de la Guerre et de la Défense patriotique, le général Célestin Simporé, ces spécialistes vont renforcer les capacités opérationnelles des forces armées nationales qui continuent dans son ascension.

Faire triompher les idéaux de la RPP

« Ces spécialistes, de tous genres, vont être très utiles dans l’appui des forces engagées dans le combat pour renforcer les capa- cités opérationnelles de l’armée », a-t-il dit. Il a ajouté que cette dynamique s’inscrit en droite ligne avec les orientations données par le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, chef suprême des forces armées, dont l’objectif est de faire de l’armée burkinabè, l’une des forces armées les plus opérationnelles et la plus performante de la sous-région.

La sortie de cette promotion constitue donc une nouvelle étape dans la dynamique impulsée par les plus hautes autorités, sous le leadership du chef suprême des armées, le capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso, en vue de renforcer le professionnalisme des forces armées nationales à travers des formations adaptées aux défis sécuritaires actuels. Devant toute la hiérarchie militaire, les nouveaux promus ont pris l’engagement de défendre la Nation où besoin sera.

Au nom de ses camarades, le délégué de la promotion, Augustin Dibloni Sansan, a en effet, indiqué qu’à l’issue des 7 mois d’intense formation, la 14e promotion a pu mesurer les sacrifices consentis par leurs devanciers pour faire triompher les idéaux de la Révolution populaire et progressiste. « Nous sommes disposés à soutenir nos frères d’armes à travers nos diverses spécialités. Nous serons des artisans dévoués pour la paix en appuyant sans relâche la chaine de commandement », a souligné le délégué de la promotion. La cérémonie de sortie qui a mobilisé de nombreux invités a pris fin par un défilé.

Soumaïla BONKOUNGOU

A peine condamnés pour deux poulets, ils retournent à la barre pour une moto volée

S.B et T.D sont des amis. Le mardi 21 juillet 2026, ils étaient à la barre du Tribunal de grande instance (TGI) de Bobo-Dioulasso pour prendre connaissance du verdict de leur procès qui a eu lieu deux semaines auparavant. Ils ont écopé chacun de trois mois de prison ferme pour vol de deux poulets. Dans la même matinée, ils étaient de nouveau appelés à la barre, cette fois pour répondre des faits de vol aggravé de moto. Ces faits se sont produits courant septembre 2025. S.B a reconnu les faits, mais son compagnon a nié toute implication. Il ressort du dossier que c’est lors de leur interpellation pour le vol des poulets que la moto volée a été retrouvée en leur possession. Selon leur version des faits, la moto leur aurait été confiée par un frère parti au front. « Il m’a dit qu’il avait eu un travail et qu’il partait au front, à l’Est du pays. C’est ainsi qu’il nous a laissé la moto avant de partir », raconte S.B. A entendre les deux prévenus, l’auteur du vol serait ce frère en question. Cependant, les (…)

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Noufou NEBIE

Adaman DRABO

 

Amélioration de la qualité de vie dans l’UMOA: La BCEAO pousse sur le levier de l’inclusion financière

 Au second jour de l’atelier organisé par la banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest au profit des journalistes de l’UMOA, les actions pour promouvoir l’inclusion et l’éducation financières et les efforts pour vulgariser davantage les systèmes de paiement ont été présentés aux participants

Bien que ne figurant pas parmi les 5 piliers de sa mission, la promotion de l’inclusion financière est devenue un des grands chantiers de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (BCEAO), afin de faciliter la vie des populations. Ce constat  a été fait  par le directeur de l’inclusion financière et  de la microfinance, Assa Sangaré,  au cours d’une session  de formation  au profit des journalistes  le 21 juillet 2026 à Dakar au Sénégal. Elle a expliqué que l’inclusion  financière est un enjeu majeur de développement économique et social, en ce sens qu’elle améliore le financement des activités productives, stimule  l’investissement, la croissance économique  et la création d’emplois.   En termes de résultats, cet investissement de la Banque centrale aux coté des Etats membres se traduit par une hausse du taux d’inclusion financière qui est passé de 41% en 2015 à 76 % en 2025. Sur la même période, au Burkina Faso, il a fait un bond de 41% à 81,8%.  Assa Sangaré a expliqué que  cette situation s’explique par  l’explosion de l’usage du mobile money avec 16 milliards de transactions enregistrés en 2025.

Le directeur de l’inclusion financière et de la microfinance, Assa Sangaré : « la monnaie électronique est l’un des éléments clé de l’inclusion financière dans la zone UEMOA ».

Néanmoins, pour  relever les défis  persistants, tels que le renforcement de la protection des consommateurs  de services financiers  et  l’éducation financière, la Banque centrale  a adopté  la stratégie régionale de l’inclusion financière, couvrant  la période 2025-2030 et  un  programme  régional d’éducation financière depuis 2020.

Bientôt la fin du casse-tête des transactions de pays à pays

La stratégie régionale d’inclusion financière ambitionne de conduire au moins 90 % de la population adulte dans l’espace UEMOA à utiliser des services financiers adaptés à leurs besoins.  Le programme régional d’éducation  vise à  informer 192 millions de personnes,  sur les opportunités   des services financiers.

Le directeur chargé de systèmes de moyens de paiement, Massi Lawson, a annoncé que PI-SPI UEMOA va offrir un système de paiement numérique adapté aux besoins des populations.

Pour mettre fin  au casse-tête des consommateurs lié aux   transferts d’argent  entre  pays,  entre des opérateurs différents ainsi que la circulation du cash, la Banque centrale  conduit, depuis 1999, différentes réformes.  L’information a été donnée par le  directeur des systèmes et moyens de paiement, Massi Lawson.  C’est ainsi que  désormais, en cas de virement bancaire depuis l’un des pays de  l’Union,  le destinataire peut toucher son chèque en deux jours,  grâce au  système  interbancaire de compensation  automatisé  dans l’UEMOA (SICA-UEMAO), au lieu de 45 jours auparavant. Afin de faciliter davantage  les transactions pour  ceux qui mènent des activités  dans  d’autres pays  de la zone, ou ont de la famille  dans d’autres pays ou simplement veulent faire des achats lors d’un voyage, la BECEAO a développé la plateforme interopérable du système de  paiement instantané dans l’UEMOA (PI –SPI UEMOA). Lorsque tous les  acteurs  y seront connectés,  les citoyens de huit pays  pourront  acheter,  vendre, transférer de l’argent dans  les différents pays  en temps réel  sans  aucune difficulté. La date butoir fixé aux acteurs pour se connecter à PI-SPI UEMOA est le 30 septembre 2026.   Au Burkina Faso,  la plupart  des banques  et Orange money Burkina Faso offrent déjà ce service.

 Nadège YE

L’aventure onusienne de Sall

Dans sa course au poste de Secrétaire général (SG) de l’Organisation des Nations unies (ONU), l’ancien Président sénégalais, Macky Sall, n’avait pas encore eu l’aval de son pays. C’est désormais chose faite pour l’ex-chef de l’Etat qui a quitté le pouvoir en 2024 et vit depuis lors en exil au Maroc. Le bref retour au bercail que Sall a effectué le vendredi 17 juillet dernier et l’entretien qui en a découlé avec son successeur, Bassirou Diomaye Faye, a permis de rallier son pays à sa cause. Il était difficile d’imaginer que Macky Sall, dont la candidature a été portée par le Burundi, n’avait pas l’onction de sa chère patrie.

Plongé dans une crise en rapport avec la conduite du pays qui l’oppose à son mentor, Ousmane Sonko, le chef de l’Etat sénégalais a voulu tendre la main à celui là-même qui leur avait causé des misères. Si la candidature de son prédécesseur ne l’emballait pas au départ, Faye a fini par aller au-delà des divergences politiques et de la réédition des comptes pour mettre en avant l’intérêt supérieur du Sénégal, dont un des illustres fils convoitent un poste prestigieux à l’international. La diplomatie de l’ombre a vraisemblablement fait son effet. Mais, le soutien du Sénégal suffit-il à garantir à l’ancien dirigeant, un succès dans sa quête du poste de SG de l’ONU, en succession au Portugais, Antonio Guterres ? Il serait trop prétentieux de le dire.

S’il a un profil intéressant et une carrure internationale, Sall est loin d’être dans une position de favori face aux trois autres candidats de l’Amérique latine, l’ancienne Présidente du Chili, Michel Bachelet, l’actuel directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AEIA), Rafael Grossi et l’ancienne vice-Présidente du Costa Rica, Rebeca Grynspan. S’il a réussi finalement à avoir l’accompagnement de son pays, Sall, qui apparait comme le candidat du continent, n’a pas le soutien de l’Union africaine (UA), tant son projet ne fait pas l’unanimité au sein de l’organisation. Un certain nombre de pays refusent de le suivre dans son aventure.

En pleine campagne, Sall n’a pas encore convaincu les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU disposant du droit de veto (France, Russie, Chine, Etats-Unis et Royaume-Uni) de se ranger derrière sa candidature. Il va devoir sortir des arguments en béton pour obtenir le soutien de ces grandes puissances, avant l’élection qui aura lieu en fin 2026. Autre aspect qui pourrait desservir l’ancien président sénégalais : le principe de rotation géographique. Cette règle coutumière non écrite permet d’alterner la nationalité du titulaire du poste de SG de l’ONU entre les différentes régions du monde.

Depuis le Péruvien, Javier Pérez de Cuéllar qui a dirigé l’institution de 1982 à 1991, aucun autre candidat issu de la région latino-américaine n’a pris les rênes du Secrétariat général de la « Maison de verre » située à New-York. Ce principe pourrait sérieusement profiter à l’Amérique latine qui espère cette fois-ci revenir aux affaires, surtout que l’Afrique a déjà occupé le poste deux fois, notamment avec l’Egyptien, Boutros Boutros-Ghali et Kofi Annan.

Autant dire que la tâche ne s’annonce pas facile pour Sall qui a une vision pour l’ONU, bâtie autour d’une volonté d’asseoir une approche intégrée de la paix et du dévelop- pement, de favoriser une meilleure inclusion de l’Afrique et de moderniser la gestion de l’institution. Que ce soit Sall ou un autre prétendant, le prochain SG de l’ONU aura des travaux d’Hercule à abattre. En l’espèce, il devra relever des défis politiques et financiers minant le fonctionnement de l’organisation qui a besoin d’opérer une véritable mue pour réhabiliter son image fortement écornée, ces dernières années. Reformer l’ONU sera la priorité absolue de son futur patron…

Kader Patrick KARANTAO