Traitement de l’information internationale au quotidien Sidwaya : La rubrique « Mercure » décryptée par l’étudiante Abibata Kara

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L’étudiante, Abibata Kara, de l’Institut panafricain d’étude et de recherche sur les médias, l’information et la communication (IPERMIC), a soutenu sa licence en journalisme sur le thème : « Analyse du traitement de l’information par la rubrique, Mercure du quotidien Sidwaya, de juin 2024 à mai 2025 », vendredi 17 juillet 2026, à l’université Joseph-Ki-Zerbo.

Le traitement de l’information internationale au quotidien Sidwaya a été un sujet de prédilection lors des soutenances à l’université Joseph-Ki-Zerbo. En effet, après trois années de formation en sciences de l’information et de la communication, Abibata Kara, étudiante en fin d’études, niveau licence, à l’iInstitut panafricain d’étude et de recherche sur les médias l’Information et la communication (IPERMIC), a soutenu son mémoire sur le thème : « Analyse du traitement de l’information par la rubrique, Mercure du quotidien Sidwaya, de juin 2024 à mai 2025 », vendredi 17 juillet 2026.

L’objectif de cette étude, selon Abibata Kara, était de comprendre les logiques qui président au choix et à la présentation des informations publiées au cours de la période étudiée, dans un contexte marqué par de nombreux enjeux géopolitiques et d’analyser le traitement de l’information, les choix éditoriaux qui sous-tendent le traitement de l’information par la rubrique « Mercure » de Sidwaya. Elle est partie de l’hypothèse selon laquelle, le traitement de l’actualité internationale dans la rubrique « Mercure » repose sur des dépêches d’agences de presse et est influencé par des critères de sélection et de hiérarchisation liés à l’intérêt national et aux orientations éditoriales.

A l’issue d’une analyse de 49 articles de la rubrique « Mercure », elle est parvenue à montrer que la rubrique accorde une place importante à l’information internationale avec une prédominance des questions politiques et géopolitiques, ajoutant qu’elle traite plus les informations sur l’Afrique et la sous-région ouest-africaine. Pour plus d’impacts, l’étudiante a suggéré le renforcement des capacités des journalistes qui animent la rubrique en matière de géopolitique. Après la présentation des résultats de son travail, devant un jury présidé par le directeur de l’IPERMIC, Dr Lassina Kaboré, l’impétrante a obtenu la mention « Bien » avec une note de 15/20.

« C’est un véritable soulagement. Après trois années de formation à l’IPERMIC et une année consacrée à ce mémoire, je suis heureuse d’aboutir à ce résultat », a-t-elle confié, expliquant que le choix du thème est né d’une interrogation suscitée par ses lectures de la rubrique « Mercure ». Pour le directeur de mémoire, le Dr Régis Balima, cette recherche se distingue par son caractère innovant. Selon lui, l’impétrante a porté son regard sur une rubrique souvent peu étudiée. Ce qui a permis, selon lui, de mettre en évidence les pays les plus médiatisés ainsi que les critères susceptibles d’influencer leur couverture.

Le directeur de mémoire a estimé que les recommandations formulées dans le document pourraient contribuer à enrichir la réflexion sur les pratiques éditoriales et sur les critères de traitement de l’information internationale. Désormais titulaire d’une licence en sciences de l’information et de la communication, Abibata Kara nourrit l’ambition d’intégrer une rédaction afin de mettre en pratique les compétences acquises au cours de sa formation et de poursuivre son engagement dans le métier de journaliste.

Abdoulaye BALBONE

Lydia Esther BILLA (Stagiaire)

Immersion patriotique obligatoire : « C’est un moment d’apprentissage et de construction citoyenne », Bienzi Didier Paré, vice-président de la cellule d’orientation et de suivi

L’édition 2026 de l’Immersion patriotique obligatoire (IPO) débute le 27 juillet 2026 sur toute l’étendue du territoire national. A quelques jours du lancement de cette initiative voulue par les hautes autorités du pays, le secrétaire général du ministère de l’Enseignement secondaire et de la Formation professionnelle et technique, Bienzi Didier Paré, par ailleurs vice-président de la cellule d’orientation et de suivi de la session 2026, explique, dans cette interview, les objectifs poursuivis en instituant l’IPO et les innovations entreprises pour la bonne tenue de cette session.

Sidwaya (S) : Qu’est-ce que l’Immersion patriotique obligatoire (IPO) et pourquoi a-t-elle été instituée par les plus hautes autorités du pays ?

Bienzi Didier Paré (BDP) : L’IPO est un moment pensé par les plus hautes autorités du pays pour inculquer de nouvelles valeurs et de nouvelles orientations, inculquer le civisme, le patriotisme, l’amour de la patrie aux jeunes générations. Au regard de la voie que le Burkina Faso a empruntée, il est nécessaire de remplir la tête des enfants de la bonne idéologie. Aujourd’hui, avec ce qu’on voit sur les réseaux sociaux, il est important d’éduquer les enfants autrement. Il faut donc donner des valeurs à nos jeunes enfants qui seront les Burkinabè de demain.

S : Quels sont les objectifs fondamentaux de l’Immersion patriotique obligatoire ?

B.D.P : L’Immersion patriotique a plusieurs objectifs. L’objectif premier, c’est de créer le Burkinabè nouveau de demain. Ensuite, il s’agit de donner les bases, un soubassement assez solide à ces jeunes-là pour qu’ils puissent affronter les adversités du monde dans lequel nous vivons. L’objectif également fondamental de l’immersion patriotique, c’est de créer chez le jeune Burkinabè l’amour inconditionnel de la patrie, pour que, où qu’il soit, le drapeau du Burkina Faso flotte à jamais dans son cœur. Autre objectif, il s’agit de porter un regard rétrospectif sur ce que nos parents, nos grands-parents ont fait pour qu’aujourd’hui nous soyons une Nation. Donc, c’est de partir de l’historique, de la création de notre Etat-nation, pour montrer aux jeunes que des pères fondateurs se sont battus pour que nous soyons une République, pour que nous soyons une Nation aujourd’hui. En partant de l’histoire et en nous projetant sur l’avenir, il est de bon ton qu’on s’arrête à un moment donné pour éduquer, pour orienter, pour enseigner nos enfants. Ce sont là les idéaux, les objectifs de l’immersion patriotique obligatoire.

S : Quels bénéfices cette initiative peut-elle apporter à la société burkinabè dans son ensemble ?

B.D.P : On peut dire que, quand une Nation se développe avec des citoyens conscients, c’est déjà un développement assuré pour la Nation. On peut également dire que l’immersion patriotique permettra aux Burkinabè de s’assumer désormais. Plus personne ne pourra donc venir passer par des Burkinabè pour combattre le Burkina Faso. L’immersion patriotique obligatoire permettra donc aux Burkinabè nouveaux que nous voulons de prendre leur pays à bras-le-corps. L’immersion est bénéfique aussi pour la Nation, dans le sens de la cohésion sociale, du vivre-ensemble et de la tolérance. Durant un mois, ces jeunes vont se côtoyer. A l’issue, ils seront des Burkinabè capables de vivre ensemble pendant des siècles et des siècles. Le bénéfice, c’est donc de promouvoir la cohésion sociale, le vivre-ensemble et, en même temps, de combattre l’extrémisme violent que nous vivons de par le monde.

S : Nous sommes à la deuxième édition de l’IPO. Quel bilan peut-on tirer de l’édition passée ? Est-ce qu’il y a des motifs de satisfaction ?

B.D.P : Si nous revenons pour une deuxième édition, cela veut dire que la première a eu des effets positifs. Tirant les leçons des difficultés de l’édition dernière, l’organisation a été revue cette année. Il a été mis en place trois organes. Il y a la cellule d’orientation et de suivi, le secrétariat technique et la cellule pédagogique. L’objectif est d’organiser de façon pragmatique l’ensemble des acteurs qui vont intervenir dans l’organisation de l’immersion patriotique. On a tiré des leçons de la première édition, qu’on pense en tout cas mettre à profit cette année à travers une meilleure organisation, à travers la disponibilité du personnel et son engagement pour la réussite de cette immersion patriotique.

S : Pour l’édition de 2026, quelles dispositions ont été prises pour assurer une bonne participation des bacheliers ?

B.D.P : On ne peut pas se mettre à la place de Dieu pour dire que tout ira pour le mieux. Mais je pense que les petits plats sont mis dans les grands pour que nous réussissions, cette année, une édition particulière. Nous avons pris des dispositions depuis janvier. Plusieurs activités ont été menées. Au niveau déconcentré, nous avons rencontré tous les gouverneurs qui sont les présidents des cellules d’orientation et de suivi au niveau régional. Il y a également, au sein de ces cellules régionales, une organisation parfaite. Cette année, l’ensemble des départements ministériels ont également été sollicités pour participer à l’organisation de l’immersion patriotique. Quand tout le gouvernement prend à bras-le-corps l’organisation de l’immersion patriotique obligatoire, nous avons bon espoir que tout se passera bien.

S : Y a-t-il des dispositions particulières concernant les filles ?

B.D.P : Il y a des dispositions particulières. C’est ce qui fait la particularité de l’édition de 2026. Nous avons tenu, à la Primature, plusieurs réunions de cabinet avec le camarade Premier ministre. Lors d’une de ces réunions, la camarade ministre de la Famille et de la Solidarité a suggéré de mettre à la disposition de l’immersion patriotique obligatoire deux mamans par site. Ces deux femmes sont d’un certain âge et seront à l’écoute des jeunes filles pour les problèmes de féminité. Les filles auront des oreilles attentives tout au long de ces 30 jours que nous aurons à passer ensemble. Il y a également des dispositions qui ont été prises en termes de kits d’hygiène pour les filles. En outre, il est prévu des tests pour vérifier leur état avant d’entrer à l’immersion patriotique. A leur sortie, des tests seront faits pour rassurer les parents. Si, à la première édition, il y a eu des soupçons non avérés, cette année, nous sommes fermes là-dessus. C’est pour cela que nous avons créé le code de déontologie et de bonne conduite à l’endroit de tous les acteurs de l’immersion patriotique, acteurs militaires comme acteurs civils.

S : Qui sont ceux qui sont concernés par l’immersion patriotique cette année ?

B.D.P : Tous les bacheliers de 2026 sont donc appelés à l’immersion patriotique obligatoire. Aussi, il y a ceux de l’année passée qui, pour une raison ou une autre, n’ont pas pu prendre part et qui ont certainement une attestation d’ajournement. Cette année, ils sont appelés à venir accomplir leur devoir civique. Il y a ceux de la diaspora qui sont arrivés au moment où on ne pouvait plus les prendre en compte, mais qui sont inscrits dans nos universités. Il y a ceux de la diaspora qui ont eu le BAC cette année et qui veulent continuer dans nos universités au Burkina Faso. Enfin, il y a toute personne d’une autre nationalité qui souhaite faire l’immersion patriotique au Burkina. On peut la recevoir à condition qu’elle signe un engagement personnel qui montre que c’est elle-même qui le veut, que ce n’est pas l’Etat burkinabè qui l’oblige. Nous avons des encadreurs militaires composés de l’ensemble des Forces de défense et de sécurité, mais aussi des animateurs civils. Cette année, nous avons mis l’accent sur le personnel féminin pour l’encadrement militaire et les soldats invalides, c’est-à-dire ceux qui ont eu des problèmes sur le théâtre des combats. Cela permettra donc de mieux faire passer le message aux appelés.

S : Y a-t-il des raisons qui peuvent dispenser un bachelier de l’IPO ?

B.D.P : Si la personne dispose d’un certificat médical et d’un rapport médical qui atteste qu’elle ne peut pas être isolée pendant 30 jours sans soins intensifs, il peut lui être décerné une attestation d’ajournement. Il y a également les filles et les femmes en état de grossesse avérée et déclarée par un certificat médical. Ces dernières sont exemptées. Aussi, les femmes ayant un enfant de moins de deux ans sont également exemptées.

Aujourd’hui, la situation de handicap ne constitue pas un argument assez solide pour faire exempter quelqu’un de l’immersion. Parce qu’il y a également, outre la pratique, des formations théoriques. Les personnes vivant avec un handicap, si elles ne peuvent pas faire les manœuvres militaires, peuvent suivre les cours théoriques qui seront dispensés.

S : Quel est le sort réservé à ceux qui décident volontairement de ne pas y participer ?

B.D.P : C’est une orientation des plus hautes autorités du Burkina. Si, de façon volontaire et consciente, un bachelier décide de se soustraire à l’immersion patriotique obligatoire, il n’aura pas l’attestation de fin d’immersion, qui est un document exigé pour les inscriptions dans nos universités au Burkina Faso. Egalement, c’est comme si la personne naviguait à contre-courant des valeurs que nous voulons véhiculer dans notre chère patrie. D’abord, ce serait mal vu de se soustraire à l’immersion patriotique parce que c’est un devoir. Voilà pourquoi le mot « obligatoire » apparaît à la fin du sigle. Même si la personne arrive à contourner tout ce dispositif, quand elle aura un travail, elle devra forcément passer par Loumbila avant d’être intégrée dans la fonction publique.

S : A une semaine du lancement, est-ce que toutes les conditions sont réunies pour la tenue de l’IPO ?

B.D.P : L’essentiel est déjà fait. Les vivres sont en train d’être acheminés sur les sites. Les sites sont en train d’être aménagés. Le ministère de la Santé a pulvérisé, en tout cas, l’ensemble des sites. Les acteurs ont été formés à Ouagadougou et, dès ce lundi, ils ont commencé également à former les animateurs sur place. On est fin prêt, même s’il y a encore quelques réglages à faire.

S : Quelles sont les innovations majeures de cette présente édition ?

B.D.P : La première innovation, c’est la création de la plateforme qui permet aux appelés de suivre leur parcours. Ils peuvent s’y inscrire, ils peuvent suivre l’évolution de l’attestation d’immersion ou de l’attestation d’ajournement. Cette plateforme peut servir de base de données statistique, ce que nous n’avions pas l’année passée. On est sûr qu’à la fin de l’immersion patriotique, nous aurons de la mémoire. La seconde innovation, c’est le cahier de l’appelé de l’immersion patriotique qui a été conçu par la cellule pédagogique. L’année passée, on avait des modules pêle-mêle. Cette année, la cellule pédagogique a fait un travail remarquable en créant le cahier de l’appelé à l’immersion patriotique. Ce cahier regroupe l’ensemble des modules qui seront développés. Cela évite les improvisations. La troisième innovation, c’est le fait que, sur l’ensemble des sites, il est prévu que les appelés à l’immersion patriotique et les encadreurs constituent une famille. Il y aura des acteurs fixes qui ne bougent pas, qui se relaieront jour et nuit pour assurer la sécurité sur les sites. Il y a, en outre, une infirmerie sur chaque site où les agents de santé vont se relayer jour et nuit durant les 30 jours prévus.

S : Quels sont les modules qui seront abordés avec les appelés de l’immersion ?

B.D.P : Il y a 13 modules qui sont conçus de sorte que nous partons d’une généralité pour aboutir à la cohésion sociale au sein de nos enfants que nous voulons former. Le module 1 portera sur les généralités, sur l’ordre et la discipline. C’est un module purement militaire. Le module 2 concerne l’identité nationale, les valeurs partagées et le patriotisme. Le module 3 est axé sur les crises, l’extrémisme violent, les mécanismes endogènes et leurs résolutions. Le module 4 s’intéresse aux généralités sur la sécurité. Le module 5 est relatif aux techniques d’intervention opérationnelle, rapprochée et aux actes réflexes en cas d’attaque. Le module 6, c’est l’hygiène et le secourisme. Le module 7 se penche sur l’engagement citoyen, le civisme et la responsabilité sociale. Le module 8 reviendra sur l’histoire politique du Burkina Faso et la construction de l’Etat-nation. Le module 9 porte sur les enjeux géopolitiques, l’idéologie et le développement. Le module 10 est relatif à la cohésion sociale et les relations intercommunautaires au Burkina.

Le module 11 évoque la citoyenneté moderne, la sécurité numérique et l’entrepreneuriat. Le module 12 parle du réveil africain et, enfin, le treizième module porte sur les invasions arabo-musulmanes en Afrique. Dans chacun de ces modules, il y a des chapitres qui seront développés pour permettre à plusieurs experts de faire des communications.

S : Quel appel avez-vous à lancer aux parents et aux nouveaux bacheliers ?

B.D.P : Aux parents, je leur dis merci d’abord de faire confiance à l’institution et de garder le moral parce que ce n’est pas aisé de voir son enfant partir pour 30 jours. Les valeurs que vont recevoir ces enfants, c’est d’abord pour eux-mêmes, pour la famille et pour toute la Nation.

Aux appelés de l’immersion patriotique, je leur dis que ce n’est pas une punition, ce n’est pas un sevrage. C’est juste pour leur créer un cadre, un moment d’apprentissage autre que ce qu’ils ont connu entre les quatre murs de l’école. Cela leur permettra également de vivre ensemble, de se côtoyer pendant tout un mois avec des gens qu’ils ne connaissent pas. C’est ainsi qu’on peut créer des amitiés fortes qui peuvent durer. C’est un moment que les appelés de l’immersion patriotique doivent impérativement vivre. Ils doivent s’approprier ce moment parce que ça n’arrive pas tous les jours.

A l’endroit des formateurs et animateurs, je les invite au sens élevé du professionnalisme. Cette année, c’est tolérance zéro sur les écarts de comportement entre un encadreur et un appelé dans l’immersion patriotique. Que chacun aille à l’immersion avec l’esprit du professionnalisme parce que l’objectif recherché est de créer vraiment un Burkinabè nouveau, un Burkinabè de demain.

Cette année, l’expression consacrée, c’est « l’appelé de l’immersion patriotique obligatoire ». L’immergé revêt une connotation péjorative.

Réalisée par Adama SEDGO

Fada N’Gourma : L’humoriste, Kaboré l’Intellectuel, égaie le public

L’humoriste, Kaboré l’Intellectuel, a livré un spectacle, le 17 juillet 2026, dans la salle polyvalente de Fada N’Gourma. Cette initiative était placée sous le patronage du ministre chargé de la Culture, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo et le coparrainage des ministres Moumouni Zoungrana et Jacques Sosthène Dingara.

La tournée nationale de l’humoriste, Kaboré l’Intellectuel, a débuté de la plus belle des manières. Le vendredi 17 juillet 2026, la salle polyvalente de Fada N’Gourma était comble, à l’occasion d’un spectacle entièrement joué en langue mooré. Accompagné des humoristes, Nokorba, El Présidente, Loukman et Diamond Girl, l’humoriste a offert plus de deux heures de rire à un public venu en grand nombre. Cette première étape a confirmé l’engouement des Burkinabè pour un humour qui puise son inspiration dans les réalités sociales et les valeurs culturelles du pays.

D’une capacité de plus de 1 500 places, la salle polyvalente de Fada N’Gourma a refusé du monde. Cette initiative était placée sous le patronage du ministre chargé de la Culture, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo et le coparrainage des ministres, Moumouni Zoungrana et Jacques Sosthène Dingara. A Fada N’Gourma, la coordination locale était assurée par l’acteur culturel Soumaye Bolly, tandis que le parrain de l’étape était Pascal Thiombiano, président-directeur général d’Expo Gulmu.

Bien avant le début du spectacle, tous les sièges étaient occupés et de nombreux spectateurs ont suivi la représentation debout, faute de places disponibles. Une affluence exceptionnelle qui témoignait de la popularité grandissante de Kaboré l’Intellectuel. La soirée s’est ouverte avec les humoristes de la région, notamment Fada Comédie et Aggara Boss 226, qui ont “chauffé” la salle avant l’arrivée de la tête d’affiche. A 20 h 30, Kaboré l’Intellectuel est monté sur scène sous une salve d’applaudissements. Pendant près d’une heure trente, l’artiste a enchaîné sketches avec une aisance remarquable.

Fidèle à son style, il a abordé avec humour des sujets de société tels que la parenté à plaisanterie entre Gourmantché et Yaadcé, la cohésion sociale, le vivre-ensemble, la paix et le quotidien des Burkinabè. Tout au long du spectacle, il a partagé la scène avec Nokorba, El Presidente, Loukman et Diamond Girl, qui ont chacun apporté leur touche artistique à cette soirée placée sous le signe du rire. A l’issue de la représentation, les témoignages du public traduisaient une satisfaction unanime. «Il fallait ce genre de spectacle pour nous égayer. Nous n’avons pas souvent l’occasion d’assister à des spectacles d’humour de cette qualité à Fada N’Gourma », a confié Boukary Lingani, professeur des lycées.

Satisfecit des participants

Présent à la soirée, Djibilirou Hassane, conseiller technique chargé de la culture auprès du gouverneur de la région du Goulmou s’est réjoui de l’initiative. « Au nom du gouverneur de la région du Goulmou, je félicite les artistes ainsi que toute l’équipe d’orga-nisation. Depuis plusieurs années, Fada N’Gourma n’avait plus accueilli un spectacle d’humour d’une telle envergure. Nous espérons que ce type d’initiative contribuera à renforcer la résilience, la cohésion sociale et le bien-être des populations», a t-il dit. Très ému par l’accueil réservé au spectacle, Kaboré l’Intellectuel a salué la mobilisation du public. « C’est un immense honneur de jouer devant le public de Fada N’Gourma.

Notre ambition est d’aller à la rencontre de nos fans partout où ils se trouvent. Voir cette grande salle remplie est une immense satisfaction pour toute notre équipe », s’est-il réjoui. Pour Diamond Girl, cette représentation revêtait une dimension particulière. « C’est ma première prestation devant un public en dehors de Ouagadougou. Cette tournée est une formidable opportunité de rencontrer d’autres publics et de faire découvrir notre humour à l’ensemble des Burkinabè», a-t-il dit. Portée par Baarack Concepts, cette étape de Fada N’Gourma marque le lancement d’une tournée nationale qui se poursuivra à Tenkodogo, Kaya et Ouahigouya, avec des spectacles gratuits, avant le spectacle final prévu à Ouagadougou.

Boukary OUEDRAOGO (Collaborateur)

Le ministre Kargougou dans le Nakambé : « Le métier d’agent de santé est un sacerdoce »

Le ministre de la Santé, Robert Lucien Jean Claude Kargougou, a visité les 19 et 20 juillet 2026 plusieurs centres de santé de la région du Nakambé.

C’est une surprise que le ministre de la Santé a réservée aux agents de la santé en cette nuit du 19 juillet 2026. Il est un peu plus de 21 heures lorsque le ministre arrive au Centre hospitalier régional de Tenkodogo (CHR), notamment aux urgences médicales. Il faufile entre les malades, couchés à même le sol, dans des couloirs engorgés. Au passage, il leur souhaite un prompt rétablissement. Puis, salle après salle, il encourage les agents de santé de garde, quelque peu surpris par cette visite inopinée.

Mais le ministre ne laisse pas perdurer le suspense. Très vite, il rassure qu’il n’est pas venu pour un contrôle de présence. « Je viens vous féliciter et vous encourager pour ce que vous faites. Certaines personnes dorment en ce moment, d’autres suivent la finale de la Coupe du monde de football. Et vous, vous êtes ici. Le métier d’agent de santé est un sacerdoce », dit-il. Puis, il met le cap sur la maternité du même hôpital. Là-bas également, il salue quelques parturientes avant de s’adresser aux sages-femmes de garde. Il prend les nouvelles relatives à leurs carrières. Robert Lucien Kargougou leur demande de rester professionnels, de faire leur travail dans le respect de la dignité des parturientes.

Il rassure que son département met les bouchées doubles sur les questions de reclassements, d’avancements et de primes de gardes pour que tout entre dans l’ordre. La sage-femme, Nina Kaboré/ Poda, est toute émue par cette visite surprise. « Cette visite nous fait plaisir et nous galvanise davantage, quand l’on sait que nos autorités suivent ce que nous faisons au quotidien », déclare-t-elle. Elle confie que le ministre leur a demandé de rester professionnels. Deuxième étape de ce périple nocturne, le Centre médical urbain de Tenkodogo. Visite des lieux, messages d’encouragement, prise de nouvelles sur les questions de carrières. « La garde est importante. Quand on est de garde, on ne dort pas », rappelle le ministre de la Santé.

200 accouchements par mois à Cinkansé

Le personnel est tout ouï. « Les mots me manquent. C’est un grand honneur pour nous de recevoir le ministre ce soir », indique Dr Karim Sawadogo, tout ému. Pour lui, bien que le gouvernement paraisse distant, il est toujours avec le personnel de santé et se soucie de ses conditions de travail. Dr Sawadogo dit être conscient, comme le souligne le ministre, que la garde est une responsabilité pour tout agent de santé. Même exercice au Centre de santé et de promotion sociale III de la ville. « Je viens vous encourager et voir comment vous travaillez. Dans un service de santé, on travaille tous les jours et 24h/24. Je souhaite que vous traitiez les patients avec beaucoup de respect et de dignité », insiste-t-il.

« Quand on est de garde, il faut être là, c’est une question de responsabilité morale et d’obligation administrative », ajoute-t-il. Le médecin-chef du district sanitaire de Tenkodogo, Dr Sohinté Somé, se sent également honoré. « C’est une belle surprise pour nous. On ne s’attendait pas à voir le ministre. C’est un coup de pouce qu’il nous donne en faisant le tour des formations sanitaires pour constater le travail du personnel et leur prodiguer des conseil », se réjouit-il.

Dr Somé promet que les problèmes de carrière soulevés par les agents de santé de son district vont trouver des solutions dans les mois à venir. Le lendemain 20 juillet, c’est au tour du Centre médical de Cinkansé de recevoir, à son tour, le ministre de la Santé. En marge du lancement de la campagne de chimio prévention saisonnier du paludisme dans ladite ville, Robert Lucien Jean Claude Kargougou apporte le soutien du gouvernement aux agents de santé en service dans cette ville frontalière avec le Togo. Cette formation sanitaire compte, entre autres, 11 sages-femmes, 2 maïeuticiens, 7 infirmiers, 5 médecins.

Ici, l’on enregistre au moins 5000 consultations par mois, selon le médecin Aboubacar Sidiki Ouédraogo qui précise que la maternité du centre médical dénombre 45 à 50 accouchements par semaine, soit 200 par mois.

La résilience des agents saluée à Bittou

Ce qui est, selon lui, en déphasage avec la capacité d’accueil du centre de santé. Après avoir écouté le chapelet de préoccupations, le ministre salue ces volontaires pour la défense de la patrie de la santé.

« Dans le contexte que vous connaissez, être agent de santé exige bien plus que des compétences. Ça demande aussi une bonne dose de courage », déclare M. Kargougou. Il reconnait que le centre médical est vétuste. Fort heureusement, fait-il observer, un bâtiment est en train de sortir de terre pour offrir aux agents un cadre de travail acceptable. En effet, un centre médical, fruit de l’initiative présidentielle pour la santé est en cours d’achèvement. Du reste, le ministre en profite pour visiter le chantier dont le taux d’exécution des travaux est de 70%. Sur le chemin du retour, l’escale du ministre au CSPS urbain de Bittou a une saveur particulière.

En effet, la ville subit, depuis quelques années, les coups de boutoirs des groupes armés terroristes. L’on se rappelle que deux agents de santé de la localité, disparus en mai 2024, ne donnent toujours pas signe de vie jusqu’à ce jour. C’est pourquoi Robert Lucien Jean Claude Kargougou salue la résilience des agents de santé. « En sus du professionnalisme, vous êtes restés dans un courage silencieux là où la nation a estimé que vous soyez. Vous avez continué à soigner des malades, à sauver des vies d’enfants, à accompagner les femmes qui donnent la vie malgré le contexte difficile dans la zone », souligne- t-il. Il dit apprécier la solidarité dont les agents de santé ont fait montre à l’égard des familles de leurs collègues portés disparus. « Je suis fier de ce que vous avez fait. Je vous félicite au nom du gouvernement », lance-t-il avant de prendre congés de ses hôtes.

Anselme KAMBIRE

Gestes de premiers secours: des professionnels de médias renforcent leurs capacités

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Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), en partenariat avec la Croix-Rouge du Burkina Faso (CRBF), a organisé, du 14 au 16 juillet 2026 à Kaya, un atelier de formation sur les gestes de premiers secours au profit des journalistes, communicateurs et activistes de la région des Koulsé.

A l’issue de la formation du 19 novembre 2025 sur les actions humanitaires au profit des journalistes, communicateurs et activistes de la région des Koulsé, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) répond favorablement à une doléance des participants pour le renforcement de leurs capacités sur les Gestes de premiers secours (GPS). Cette formation facilitée par l’Association des journalistes des Koulsé (AJK) auprès du CICR et tenue du 14 au 16 juillet 2026 à Kaya a porté sur plusieurs thématiques de GPS.

Il s’agit, entre autres, de la Position latérale de sécurité (PLS), de l’hémorragie externe, d’une brûlure légère, moyenne et profonde, fractures des membres inférieurs et supérieurs, saignement du nez et de l’oreille, blessure par arme blanche, réanimation cardiaque, étouffement partiel ou total des enfants et adultes, traumatisme crânien avec port de casque, les tests d’une victime d’un Accident vasculaire cérébral (AVC), les techniques d’alerte des secouristes (sapeurs-pompiers).

Ces modules ont été animés par des volontaires de la Croix-Rouge du Burkina Faso (CRBF). La participation active des professionnels de médias a été saluée par les formateurs. « Nous avons senti des participants dévoués qui ont envi d’apprendre. Il y avait de très belle atmosphère en général. Et, je les invite à mettre en pratique les connaissances acquises », a déclaré la volontaire, Mariam Traoré.

A leur tour, les participants ont promis de mettre en pratiques leurs connaissances pour sauver des vies. Ousmane Ouédraogo est le correspondant de la radio Pognéré à Boulsa. « Les gestes appris nous permettront de sauver nos familles ensuite la société toute entière et toute autre personne en situation inconfortable », a-t-il estimé. Même son de cloche pour Parfait Ouédraogo, agent au service de la communication de la Direction régionale de l’éducation préscolaire, primaire et non formelle (DREPPNF) des Koulsé.

« C’est un sentiment de joie qui m’anime franchement, parce que nous avons été outillés en GPS pour sauver d’abord nos proches ensuite des usagers de la route en cas d’accident. Ayant beaucoup appris, je vais partager cette formation à ma famille, à mes collègues de service et enseignants afin d’élargir ces gestes à différents horizons pour sauver des vies », s’est réjoui Parfait Ouédraogo. Les autorités régionales ont témoigné l’engagement constant du CICR en faveur des populations des Koulsé.

Servir les populations

… à l’étouffement de nourrisson ont été enseignés aux participants.

Pour la Secrétaire générale de la région (SGR), Bernadette Adényo, ces interventions dans les domaines de la protection, de l’assistance et du renforcement des capacités apportent un appui aux communautés affectées par les conséquences de la crise humanitaire et accompagnent les efforts des autorités pour répondre aux besoins des populations. En répondant aux doléances des professionnels de bénéficier d’une formation sur les GPS, la SGR Adényo a salué la qualité de dialogue entre les acteurs humanitaires et les journalistes ainsi que la volonté commune de renforcer les compétences au service des populations.

« Camarades journalistes, je voudrais saisir cette occasion pour saluer le travail remarquable que vous accomplissez au quotidien. Par votre présence sur le terrain, vous informez nos concitoyens, rendez compte des réalités vécues par les populations et contribuez à nourrir le débat public. Je vous encourage à poursuivre cette mission avec professionnalisme », a félicité Bernadette Adényo. Pour elle, cette formation constitue un atout supplémentaire dans l’exercice de la profession de journalisme. « Cette formation vous permet d’être mieux préparés à réagir face à l’urgence, en toute sécurité, dans l’attente d’une prise en charge par les services compétents. Cette compétence à acquérir sera utile pour vos familles, proches et communautés », s’est convaincu la SGR Adényo. C’est pourquoi, elle a traduit sa reconnaissance au CICR et à la CRBF pour cette initiative.

Emil SEGDA

Segda9emil@gmail.com

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A Ouagadougou, les routes sont devenues, au fil du temps, des théâtres d’incivisme. Insultes, coups de klaxons agressifs, etc., sont des choses que vivent les usagers de la route au quotidien. Ces derniers s’affrontent dans un climat tendu. Aussi, les provocations et les manœuvres dangereuses, comme « couper » la route aux autres traduisent un manque criant de courtoisie. Force est de reconnaître que cette situation fragilise la sécurité routière et accentue les risques d’accidents. C’est le lieu de rappeler que les usagers de la route doivent prendre rapidement conscience en respectant le Code de la route, à faire preuve de tolérance et de prudence. Les parents sont, par ailleurs, invités à faire des efforts pour apprendre aux enfants la bonne conduite en circulation en particulier et dans la société en général. C’est une évidence que les bons comportements en circulation protègent des vies.

Aude Frederique ROUAMBA (Stagiaire)

Lutte contre le terrorisme au Burkina Faso: l’Union interparlementaire salue un travail « formidable »

En visite officielle au Burkina Faso, la présidente de l’Union interparlementaire (UIP), Tulia Ackson, a rencontré, le mardi 21 juillet 2026, à Ouagadougou, quatre membres du gouvernement pour échanger autour de la lutte contre le terrorisme et mieux appréhender les acquis en matière de réinstallations des populations jadis déplacées.

Les efforts déployés par le Burkina ces dernières années pour lutter efficacement contre le terrorisme, relancer l’économie et consolider le vivre-ensemble séduisent l’Union interparlementaire. A quelques jours de la fin de son séjour burkinabè, la présidente de l’Union interparlementaire, Tulia Ackson, a échangé, le mardi 21 juillet 2026, avec les ministres chargés de la Guerre, le général de division, Célestin Simporé, des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, de la Justice, Edasso Rodrigue Bayala et de la Famille, le lieutenant-colonel, Pélagie Kabré, à Ouagadougou.

Avec ces quatre membres du gouvernement et d’autres experts et parlementaires nationaux, la présidente de l’UIP a pu toucher du doigt, l’engagement des autorités actuelles, de concert avec celles de l’Alliance des Etats du Sahel, dans la lutte commune contre les forces terroristes. Selon l’hôte du jour, le Burkina Faso a fait un grand progrès remarquable en ce qui concerne la reconquête du territoire et la protection des populations contre les ennemis de la République. « Je tiens à saluer particulièrement le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, dont la vision et l’engagement ont permis de garder le Burkina sécurisé et fréquentable. Je passe actuellement un agréable séjour en toute quiétude », a fait savoir Tulia Ackson.

Elle a, par ailleurs, reconnu le sursaut patriotique dont a fait montre le Burkinabè et notamment les forces combattantes déplo-yés sur les différents théâtres des opérations et qui a consacré l’accalmie constatée. En ce qui concerne le volet social, elle a indiqué que les efforts dans le domaine de la réinstallation des populations dans leurs localités de départ sous la pression des groupes terroristes sont à saluer. Mieux, elle a fait une mention spéciale au gouvernement qui a su apporter aux populations réinstallées, les services sociaux de base et toutes les commodités qui vont avec la reprise de la vie et de l’économie dans les zones touchées autrefois. « Je suis confiante et j’ai grand espoir que cette guerre sera gagnée par les pays de l’AES en général. Pour le cas du Burkina, un pas important est déjà franchi au grand bonheur des populations », a reconnu la patronne de l’union interparlementaire.

Wanlé Gérard COULIBALY

Prix panafricain Dr Samia Suluhu Hassan : 16 Burkinabè en lice

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16 personnalités ont été retenues pour représenter le Burkina Faso au Prix panafricain du leadership Dr Samia Suluhu Hassan dont la cérémonie de distinction se tiendra du 29 au 31 octobre 2026 en Tanzanie. C’est ce qu’a ouï dire Kantigui, de sources émanant du ministère de la Famille et de la Solidarité. L’informateur de Kantigui précise qu’une délégation de Leading Women of Africa (LWA) Burkina Faso, conduite par sa présidente, Adissa Sokoto a, à cet effet, été reçue par la ministre chargée de la Famille, le lieutenant-colonel, Passowendé Pélagie Kabré, vendredi 17 juillet 2026. Il a été dit à Kantigui (…)

Retrouvez On murmure sur : https://www.sidwaya.info/numerique/

Kantigui

kantigui2000@gmail.com

(+226) 25 31 22 89

Union interparlementaire: la Présidente Tulia Ackson salue la résilience du peuple burkinabè

La Présidente de l’Union interparlementaire (UIP), Tulia Ackson a, au cours d’une séance plénière, en présence du Président de l’Assemblée législative du peuple (ALP), Ousmane Bougouma, fait une déclaration devant les députés, mardi 21 juillet 2026, à Ouagadougou. Dans son adresse, elle a relevé, la place importante du Parlement burkinabè au sein de l’Union.

Par sa participation active, ses contributions importantes et son implication dans les différents travaux, le Parlement du Burkina Faso contribue à renforcer la voix des Parlements du monde dans les grands débats internationaux. C’est l’avis de la Présidente de l’Union interparlementaire (UIP), Tulia Ackson. Elle l’a fait savoir  au cours d’une séance plénière présidée par le Président de l’Assemblée législative du peuple, Ousmane Bougouma, mardi 21 juillet 2026, à Ouagadougou.

« Nous saluons le fait que votre institution ait permis à ses membres de s’investir davantage dans les travaux de l’UIP et de contribuer à façonner la politique parlementaire mondiale », a indiqué  Tulia Ackson, assurant que l’Union demeure engagée à poursuivre sa marche avec l’Assemblée législative du peuple. Cela, a-t-elle soutenu, afin de continuer à faire de la diplomatie parlementaire un instrument privilégié de dialogue, de prévention des conflits, de rapprochement entre les peuples et de promotion de la paix et du développement durable. Affirmant que sa visite au pays des Hommes intègres  intervient dans un contexte où les pays du Sahel continuent de faire face à l’une des plus grandes épreuves de leur histoire, Tulia Ackson, au nom de l’Union interparlementaire, a exprimé sa solidarité envers le peuple burkinabè, ainsi qu’envers les peuples du Mali et du Niger, confrontés aux conséquences du terrorisme.

« L’Union interparlementaire réaffirme son soutien à l’ensemble des peuples confrontés au terrorisme et condamne avec la plus grande fermeté toutes les formes de terrorisme », a-t-elle laissé entendre. Ainsi, elle a lancé un appel à la communauté internationale à faire preuve d’une « solidarité concrète et agissante » avec les pays du Sahel. « Si le Sahel vacille, c’est la sécurité internationale qui est menacée », a-t-elle prévenu. C’est pourquoi, de son point de vue, le multilatéralisme ne peut rester spectateur mais doit se traduire par un engagement ferme, fondé sur la justice, la coopération, le dialogue et des actions coordonnées pour garantir un développement durable des populations.

Renforcer la coopération parlementaire entre l’UIP et l’ALP

Saluant la résilience du peuple burkinabè face aux défis du moment et qui, selon elle, a su démontrer sa capacité à rester debout, la présidente de l’UIP, a relevé les efforts entrepris par le gouvernement pour améliorer les conditions de vie des populations. « Les progrès enregistrés dans la sécurisation de certaines localités, les initiatives visant à favoriser le retour progressif des populations déplacées vers leurs communautés ainsi que les actions destinées à améliorer la situation humanitaire constituent des évolutions encourageantes », a reconnu Tulia Ackson. Par ailleurs, elle a salué les réformes engagées ainsi que les initiatives destinées à renforcer le développement économique et social du Burkina.

A ce propos, la Présidente de l’UIP a soutenu que les actions conduites dans les domaines de l’agriculture, de l’éducation et du développement local témoignent d’une volonté de bâtir un avenir fondé sur les capacités nationales. « Le rôle des parlements est d’accompagner cette transformation en adoptant des politiques courageuses qui renforcent la bonne gouvernance, l’inclusion et le développement durable », a-t-elle laissé entendre.

En vue du renforcement de la coopération parlementaire entre l’UIP et l’ALP, Tulia Ackson a souhaité travailler autour de trois priorités. Au nombre de celles-ci, elle a cité le Parlement et le peuple, y compris les personnes déplacées internes, les femmes et la souveraineté économique et la jeunesse et la sécurité. Saluant le leadership du capitaine Ibrahim Traoré ainsi que la vision panafricaniste qu’il porte, la Présidente e l’UIP a exhorté le peuple burkinabè, dans sa diversité, à continuer de puiser dans ses valeurs communes, la force de préserver l’unité et de poursuivre les efforts en faveur d’une paix durable et du développement. Aux détours de cette déclaration, Ousmane Bougouma a été invité à participer à la 153e assemblée de l’UIP, à Arusha, en Tanzanie, en octobre 2026.

Soumaïla BONKOUNGOU

40e anniversaire de l’Association des élèves et étudiants musulmans au Burkina : un séminaire de formation islamique et de développement au menu

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L’Association des élèves et étudiants musulmans au Burkina (AEEMB) organise du 19 au 26 juillet, la 19e édition du Séminaire national de formation islamique et de développement. La cérémonie d’ouverture a eu lieu, dimanche 19 juillet 2026, à Ouagadougou.

La 19ᵉ édition du Séminaire national de formation islamique et de développement (SENAFID) se tient du 19 au 26 juillet 2026 à Ouagadougou. Cette édition coïncide avec les 40 ans de l’Association des élèves et étudiants musulmans au Burkina (AEEMB), la structure organisatrice du séminaire. La commémoration du 40e anniversaire a eu lieu au cours de l’ouverture du SENAFID, dimanche 19 juillet dernier, à Ouagadougou. C’est le Président de l’Assemblée législative du peuple, Ousmane Bougouma, représenté par son 4e vice-président, Daouda Diallo, qui a présidé la cérémonie. Le thème du SENAFID a porté sur : « AEEMB : 40 ans au service de la nation : bilan et perspectives ».

Le président du comité exécutif national de l’AEEMB, Saada Kaboré, a confié que des milliers de jeunes du Burkina et d’ailleurs prennent part au SENAFID. Il a noté comme activités, des formations et conférences sur la citoyenneté et de l’entreprenariat.  Concernant la célébration des 40 ans d’existence de l’AEEMB, il a fait un bilan de l’organisation. « L’AEEMB a réalisé plusieurs actions sur le plan éducatif, socio-économique, sanitaire, et de la formation professionnelle et technique », a-t-il relevé. Il a précisé que l’AEEMB a été une école où des milliers de jeunes ont appris à connaître leur religion et développé le sens de la responsabilité. « Une école où ils ont appris la discipline, l’engagement et le service », a-t-il déclaré.

Consolider les acquis

En termes de perspectives, il a invité les membres à consolider les acquis, répertorier et mobiliser les anciens membres de l’AEEMB pour être toujours au service des jeunes frères et de la nation.

Saada Kaboré a en outre salué les pionniers de l’AEEMB et invité la jeune génération a levé le flambeau haut pour les futures générations. Le 4e vice-président de l’Assemblé législative du peuple, Daouda Diallo, a souhaité que la 19e édition de la SENAFID renforce la coopération entre les organisations de jeunesse musulmanes et consolider les idéaux d’intégration sous régionale, de solidarité et de paix. Il a également invité les acteurs à poursuivre, avec plus de détermination, la mission de formation de jeunes musulmans enracinés dans les valeurs de l’Islam.

Le parrain de la cérémonie, El hadj Inoussa Kanazoé, a encouragé ses filleuls à profiter pleinement des enseignements, des échanges et des expériences durant le SENAFID. Il leur a demandé de demeurer des modèles de foi, d’intégrité, de compétence et de patriotisme. « Soyez des citoyens utiles à votre communauté et à votre pays, parce que le musulman est un être noble et respectueux de la personne humaine », a-t-il soutenu. Au cours de la cérémonie, des pionniers de l’AEEMB et partenaires ont reçu des attestations de reconnaissance pour leur engagement dans la croissance de l’association.

Gbetcheni Constantin Bertrand KAMBIRE

(Collaborateur)