Démarchage pour bail d’habitation privée : Le ministère de la Construction de la Patrie lance « e-Démarcheur » pour assainir le secteur

Le camarade Commandant Ollo PALENFO, Secrétaire Général du ministère de la construction de la Patrie a procédé, le mardi 21 juillet 2026, par un clic symbolique, au lancement de la plateforme numérique nationale de délivrance de la carte nationale de démarcheur pour le bail d’habitation privée dénommée e-demarcheur. Cette plateforme entend réglementer une activité longtemps restée informelle et assainir le secteur du bail d’habitation privé.
Une étape importante selon le camarade Commandant PALENFO, dans la mise en œuvre de la vision du gouvernement de moderniser l’administration publique, de digitaliser les services et d’assurer la protection des citoyens.
En plus, l’initiative permet de professionnaliser l’activité, de protéger les locataires comme les bailleurs, de disposer d’une base nationale fiable de démarcheur agréés, de renforcer la transparence des transactions immobilières et d’améliorer la qualité des services rendus aux citoyens.
Pour l’heure, la carte est délivrée sous le format numérique en attendant la confection des versions physiques.
Du reste, des démarcheurs présents dans la salle ont reçu symboliquement leur carte sur leur téléphone portable.
Par ailleurs, ils ont pu découvrir, avec l’assistance, le processus de demande de carte, de localisation des démarcheurs agréés par quartier et de se rendre compte qu’ils sont déjà fichés une fois qu’ils acquièrent le quitus de l’administration pour mener cette activité.
DCRP/MCP

Souveraineté informationnelle de la Confédération AES : L’ALP donne son quitus au gouvernement pour la création de «Radio Daandè Liptako» et «Tafouk TV»

A l’unanimité des 59 votants du jour, l’Assemblée Législative du Peuple a adopté, ce mardi 21 juillet 2026, deux projets de lois autorisant le gouvernement burkinabè à ratifier avec les gouvernements du Mali et du Niger, les Accords relatifs à la création de la Radio confédérale « Daandè Liptako » et de la Télévision de la Confédération des Etats Sahel dénommée « Tafouk TV ».
Ces Accords s’inscrivent dans la volonté des Chefs d’Etat du Burkina Faso, de la République du Mali et de la République du Niger, de renforcer la souveraineté informationnelle de la Confédération AES à travers des outils modernes.
Ces deux médias se veulent des instruments stratégiques pour diffuser des contenus qui accompagnent la dynamique sécuritaire, économique et d’intégration dans l’espace confédéral, tout en faisant la promotion des patrimoines, des langues, de la culture et des valeurs propres à la Confédération AES.
Ils serviront également à donner l’information crédible et responsable, en réponse à la campagne médiatique mensongère distillée par des médias impérialistes sur les pays de la Confédération AES.
Lors du débat général qui a précédé le vote, les députés ont soulevé quelques préoccupations relatives notamment aux moyens matériels et financiers de ces deux médias, à la gouvernance et la gestion du personnel, ainsi que le mode de recrutement et le statut de ce personnel, sans oublier les langues utilisées dans le contenu des programmes.
A toutes ces préoccupations, le ministre des Affaires étrangères S.E. Karamoko Jean Marie TRAORE et son collègue de la Communication de la Culture des Arts et du tourisme Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO, ont apporté des éléments de réponse rassurants, tout en indiquant qu’il s’agit d’un processus qui va se performer au fil du temps.
Les deux ministres ont traduit la reconnaissance du gouvernement au députés, pour la confiance, l’engagement et la diligence dans le suivi de ces deux dossiers sur les médias de la Confédération AES, et pour les observations pertinentes qui permettront de poursuivre le travail et permettre à ces médias d’atteindre leur vitesse de croisière dans les plus brefs délais.
DCRP/MAE

𝐒𝐨𝐮𝐯𝐞𝐫𝐚𝐢𝐧𝐞𝐭𝐞́ 𝐞́𝐧𝐞𝐫𝐠𝐞́𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞 : 𝐥𝐞 𝐏𝐫𝐞𝐦𝐢𝐞𝐫 𝐦𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐞 𝐢𝐧𝐚𝐮𝐠𝐮𝐫𝐞 𝐥𝐚 𝐜𝐞𝐧𝐭𝐫𝐚𝐥𝐞 𝐭𝐡𝐞𝐫𝐦𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐞 𝐏𝐚𝐛𝐫𝐞́

Le Camarade Premier ministre, Chef du Gouvernement, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a procédé, ce mardi 21 juillet 2026 à Pabré, à l’inauguration officielle de la centrale thermique d’urgence d’une capacité de 50 mégawatts.
‎
‎Réalisée en seulement 90 jours, contre un délai contractuel de 120 jours, cette infrastructure, d’un coût de 18 milliards de FCFA, vient renforcer les capacités de production de la Société nationale d’électricité du Burkina (SONABEL) et contribuer à l’amélioration de l’offre énergétique nationale.
‎
‎La cérémonie est intervenue une heure après la pose de la première pierre de la future centrale thermique de Ouaga Sud-Est, dans la commune de Saaba, par le Camarade ministre de l’Énergie, des Mines et des Carrières, Yacouba Zabré Gouba. D’une capacité projetée de 120 mégawatts, cette nouvelle infrastructure nécessitera un investissement estimé à 133 milliards de FCFA.
‎
‎Le Premier ministre a salué la mise en service de la centrale de Pabré, premier jalon d’un vaste programme engagé dans le cadre de la Révolution progressiste populaire, en vue d’assurer l’autonomie stratégique et la souveraineté énergétique du Burkina Faso. « Aujourd’hui, la souveraineté du Burkina Faso est également en marche dans le domaine de l’énergie. Nous n’aurons de repos que lorsque nous aurons réussi à faire en sorte que la production nationale d’électricité soit supérieure à la demande », a-t-il soutenu.
‎
‎Le Chef du Gouvernement a relevé que les choix opérés par le passé, principalement fondés sur l’importation de l’électricité, ont montré leurs limites, en exposant le pays aux aléas extérieurs et aux perturbations de l’approvisionnement énergétique. ‎« Notre pays avait fait le choix de mettre l’accent sur l’importation de l’énergie. Cette option a montré ses limites, parce que nous restions tributaires de la qualité de la production des pays d’où nous importions l’électricité. Aujourd’hui, nous avons décidé de construire nos propres capacités de production pour aller vers l’autonomie stratégique et la souveraineté énergétique », a-t-il déclaré.
‎
‎Dans son discours, le ministre de l’Énergie, des Mines et des Carrières, le Camarade Yacouba Zabré Gouba, a souligné que la mise en service de cette centrale va bien au-delà d’un simple investissement dans le secteur de l’énergie.
‎
‎Selon le ministre, cette réalisation traduit la volonté du Gouvernement de bâtir progressivement l’indépendance énergétique du pays, conformément à la vision portée par le Président du Faso, Chef de l’État, le Camarade Capitaine Ibrahim Traoré. Cette ambition répond à un impératif de souveraineté nationale, de développement économique et d’amélioration des conditions de vie des populations.
‎
‎Au nom de l’entreprise Al Ahram Taqa Burkina, son Administrateur général, Massoud Hassan Abdo Jaied, a exprimé sa gratitude aux autorités burkinabè, à la SONABEL ainsi qu’à l’ensemble des partenaires ayant contribué à la réalisation du projet.
‎
‎Il a réaffirmé l’engagement de son groupe à accompagner durablement le Burkina Faso dans sa marche vers la souveraineté énergétique, rappelant que l’électricité constitue un levier essentiel pour le développement de l’industrie, de l’agriculture, des mines, de l’éducation et des services publics.
‎
‎Au cours de la cérémonie, le Président-directeur général et l’Administrateur général de l’entreprise Al Ahram Taqa ont été élevés au grade de Chevalier de l’Ordre du mérite burkinabè, en reconnaissance de leur contribution au développement du secteur énergétique national.
‎
‎La centrale thermique de Pabré s’inscrit dans un vaste programme national qui prévoit prochainement l’inauguration de nouvelles centrales à Bobo-Dioulasso, Koudougou, Kaya, Komsilga et Toécé, pour une capacité additionnelle globale de plus de 220 mégawatts.
‎
‎À travers ces investissements, le Gouvernement entend accroître durablement les capacités nationales de production d’électricité, répondre à la demande croissante en énergie et soutenir le développement économique et social du Burkina Faso.
‎
‎𝐃𝐂𝐑𝐏/𝐏𝐫𝐢𝐦𝐚𝐭𝐮𝐫𝐞

Chefferie coutumière Yatenga : Le chef de Canton de Barelego « Naaba Wobgo » intronisé dans ses fonctions

Le Toom Naaba Guigma du Dima du roi du Yatenga a officiellement intronisé, le samedi 18 juillet 2026, au Palais de Naaba Kiiba, le chef de Canton de Barelego « Naaba Wobgo » dans ses fonctions.

Aux rythmes des tambours, des chants traditionnels et des salutations coutumières, les différentes étapes de l’intronisation se sont déroulées conformément aux rites ancestraux. Les anciens ont exécuté les cérémonies rituelles marquants l’entrée officielle de Naaba Wobgo comme   chef du Canton du village de Barelego. La cérémonie a mobilisé plusieurs notables, chefs coutumiers, leaders communautaires parents et amis venus témoigner leur soutien au nouveau chef de Canton au Palais du roi Naaba Kiiba du Yatenga .Dans une ambiance empreinte de solennité et de respect des valeurs ancestrales, les rites traditionnels consacrant l’élévation du chef du Canton de Barelego,  Naaba Wobgo, ont été exécutés conformément aux us et coutume du royaume.

Cette nomination marque une nouvelle étape dans la vie institutionnelle du Palais royal du Yatenga et traduit la volonté des autorités coutumières de renforcer l’encadrement de la jeunesse dans un contexte national marqué par de nombreux défis.

Prenant la parole au nom des notables de l’intronisation, le Toom Naaba Guigma a souligné la portée de cette intronisation. Pour lui, le choix porté sur le chef du Canton de Barelego, Naaba  Wobgo, est le résultat de ses qualités humaines, de son sens de l’écoute, de rassembleur et  d’engagement citoyen pour la promotion de la paix. « La cérémonie qui nous réunit  aujourd’hui dans la cour du Palais est importante dans notre coutume. Aujourd’hui, le royaume confie une responsabilité importe à un homme dont la mission est très capitale. Il s’agit du nouveau chef du Canton de Barelego, Naaba Wobgo. Il aura pour mission de réunir tous les filles et fils de son Caton autour d’un objectif commun. Ces rites traditionnels marquent officiellement son intronisation en tant que chef de canton. Nous lui souhaitons un long et fructueux règne. Que Dieu et nos ancêtres lui protègent », a-t-il déclaré.

Selon le chargé des rites traditionnels, Paul Rassam Ouédraogo, cette intronisation ne constitue pas seulement une passation de pouvoir mais, elle représente également la continuité de l’histoire, la sauvegarde de l’identité culturelle entre les générations. « Au moment où nous accomplissons ces rites, nous demandons la protection de Dieu et des ancêtres afin que le chef gouverne avec sagesse, impartialité et humilité. Ce sont des engagements qui dépassent la personne du chef. C’est toute la communauté qui renouvelle son alliance avec l’histoire pour la cohésion entre les filles et les fils afin que règne la paix », a-t-il poursuivi.

Un appel à l’union sacrée des filles et des fils

Visiblement ému par la confiance placée en lui, le nouveau chef du Canton, Naaba Wobgo, a exprimé sa gratitude au roi du Yatenga ainsi qu’à l’ensemble des notables. Il a pris l’engagement d’assumer sa mission avec humilité, responsabilité et dévouement. « Je mesure l’importance de la charge qui m’est confiée ce jour 18 juillet 2026 au Palais de Sa Majesté Naaba Kiiba et devant les sages. C’est une date historique pour moi. Je travaillerai à toujours rester dans la droite ligne de la volonté du roi du Yatenga. Il s’agit de rassembler tout le monde pour la cohésion et le retour de la paix. J’invite les filles et les fils à l’union sacrée.  Que chacun contribue à la préservation de la paix, à la promotion du dialogue et au développement de notre communauté », a-t-il indiqué.

Fidèle à l’héritage de ses ancêtres à travers l’intronisation de Naaba Wobgo, aux couleurs des rites traditionnels du Palais du Yatenga, le roi Naaba Kiiba rappelle que la modernité ne saurait se construire sans les valeurs qui fondaient notre société ancienne. Un message fort qui résonne comme un appel à la jeunesse burkinabè à puiser dans ses racines pour bâtir un avenir de paix, d’unité et de prospérité, conformément à la vision des autorités avec la Révolution progressiste populaire. Au-delà de la désignation et l’intronisation de Naaba Wobgo, la cour   royale du Yatenga réaffirme son engagement et la volonté du roi Naaba Kiiba de maintenir vivantes les traditions séculaires du Royaume.

La cérémonie s’est achevée par les bénédictions des autorités coutumières et religieuses. Les prières formulées ont porté sur la réussite du nouveau chef du Canton de Barelego, la prospérité du royaume du Yatenga ainsi que le retour de la paix et la sécurité sur toute l’étendue du territoire national. En rappel, Naaba Wobgo règne désormais en tant que 6e chef du Canton du village de Barelego.

Bassirou BADINI

AVIS DE RECRUTEMENT EXTERNE

0

La société minière, IAMGOLD Essakane SA, recherche des candidatures de personnes qualifiées pour combler le poste suivant:

Lire le communiqué en cliquant sur le lien ci-dessous:

Avis de recrutement externe

 

Élimination du paludisme au Burkina Faso: Avec « Zéro Palu FC » pour l’accélération

En marge de la Coupe du monde de la FIFA 2026, l’ONG Speak Up Africa, et « le partenariat RBM » ont lancé, la campagne « Zéro Palu FC ». Placée sous le thème « Tous supporters de Zéro Palu FC ! », le top de départ de cette initiative a été donné au Burkina Faso, le 16 juillet 2026 à Ouagadougou. Elle entend mobiliser la population autour d’un autre grand match : celui de l’élimination du paludisme.

Inspirée de l’univers du football, la campagne fait appel au pouvoir fédérateur du sport pour sensibiliser les citoyens, renforcer l’engagement des communautés et encourager les décideurs à accélérer les efforts vers un Burkina Faso sans paludisme.

Comme une véritable équipe de football, Zéro Palu FC réunit des sportifs, des scientifiques, des professionnels de santé, des journalistes, des acteurs du secteur privé et des leaders communautaires engagés contre le paludisme.

Le Burkina Faso y est représenté par Farida Tiemtoré, présidente de l’association Les Héroïnes du Faso et bénéficiaire du programme Voix EssentiELLES de Speak Up Africa. Blogueuse engagée, elle mène depuis plusieurs années des campagnes de sensibilisation pour déconstruire les fausses croyances autour du paludisme et promouvoir les bonnes pratiques de prévention.

Farida Tiemtoré membre de la Dream Team de la campagne Zéro Palu FC : « Depuis longtemps, j’ai choisi mon camp : celui de faire reculer le paludisme… »

Avec l’appui technique et financier de Speak Up Africa, elle a créé son association afin de donner une plus grande ampleur à son engagement communautaire. « Depuis longtemps, j’ai choisi mon camp : celui de faire reculer le paludisme et de contribuer à son élimination pour sauver des vies. C’est une véritable fierté pour moi », affirme-t-elle.

L’engagement de Farida Tiemtoré est aussi nourri par son histoire personnelle. Ayant souffert du paludisme à plusieurs reprises, elle mesure les conséquences de cette maladie qui continue de faire des victimes, notamment parmi les femmes enceintes et les enfants de moins de cinq ans.

En cette saison des pluies, elle invite les populations à renforcer les mesures de prévention.« Assainissons nos concessions et éliminons les eaux stagnantes afin de limiter les gîtes larvaires des moustiques », recommande-t-elle.

Une mobilisation autour du SP/Palu

Pour la conseillère régionale au plaidoyer de Speak Up Africa, Roukiattou Ouédraogo, cette campagne constitue une opportunité de valoriser les avancées enregistrées par le Burkina Faso dans la lutte contre le paludisme tout en renforçant l’engagement des partenaires.

« L’objectif est de faire connaître la campagne, de mettre en lumière les progrès réalisés sous le leadership du Secrétariat permanent pour l’élimination du paludisme (SP/Palu) et de mobiliser davantage les acteurs pour relayer les messages auprès des populations », explique-t-elle.

« Notre match continue jusqu’à la victoire finale. Nous avons besoin de tous les supporters pour gagner contre le paludisme », a déclaré la conseillère régionale au plaidoyer de Speak Up Africa Roukiattou Ouédraogo.

La Coupe du monde prendra fin le 19 juillet 2026, le match contre le paludisme, lui, se poursuivra jusqu’à l’atteinte de l’objectif fixé pour 2030. « Notre match continue jusqu’à la victoire finale. Nous avons besoin de tous les supporters pour gagner contre le paludisme », lance Roukiattou Ouédraogo.

Les responsables de la communication du SP/Palu, Habi Ouattara et Aissetou Lallé, ont présenté les progrès réalisés ainsi que les nouvelles stratégies mises en œuvre pour accélérer l’élimination du paludisme.

Parmi les innovations figurent notamment l’introduction de la vaccination antipaludique et l’extension de la chimio prévention saisonnière du paludisme (CPS) aux enfants âgés de 5 à 9 ans.

Elles ont également rappelé la vision nationale « Zéro décès évitable dû au paludisme » et l’ambition du Burkina Faso d’atteindre, d’ici à 2030, des « districts sans paludisme ».

À travers « Zéro Palu FC », Speak Up Africa et ses partenaires espèrent transformer l’engouement suscité par le football en une mobilisation citoyenne durable afin de faire du paludisme une maladie du passé.

Boureima SANGA

bsanga2003@yahoo.fr

Mise en œuvre  des politiques  monétaire et économique: La BCEAO  présente ses actions

La Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest organise   un séminaire à l’intention des journalistes économiques de l’Union monétaire ouest africaine, les 20 et 21 juillet 2026, à Dakar au Sénégal.

16 journalistes originaires des huit pays membres de l’Union monétaire ouest africaine (UMOA) participent à un séminaire organisé par la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) les 20 et 21 juillet à Dakar au Sénégal.  A l’entame de la rencontre le secrétaire général de la BCEAO, Habib Thiam, représentant  le gouverneur,  a indiqué  que le séminaire,  deuxième du genre après  celui  de 2023, traduit la volonté  de  la Banque centrale  de renforcer le dialogue et d’établir un cadre d’échanges fructueux et pérenne avec les médias de l’Union.  Il a souligné que la BCEAO dans  son plan stratégique 2025-2027 a adopté une nouvelle vision. Il s’agit d’être une Banque centrale innovante et résiliente au service  des populations et du développement durable des économies de l’Union. Pour lui, la concrétisation de cette vision  s’accompagne d’une approche de communication davantage fondée sur la proactivité  et la proximité. « l’objectif  étant de mieux  faire connaitre les missions de la Banque centrale, d’expliquer  ses décisions  et de favoriser  une meilleure compréhension  des enjeux économiques  monétaires et  financiers qui touchent  directement  nos concitoyens », a insisté  le secrétaire général de la BCEAO.

Le secrétaire général de la BCEAO, Habib Thiam, représentant le gouverneur (milieu) a lancé les travaux du séminaire des journalistes des Etats membres de l’UMOA.

La première communication présentée par le directeur adjoint de la communication, Sybille Hounsa,  a abordé les missions et  l’organisation  de la Banque  centrale.  Il en ressort  que  la BCEAO conduit la politique monétaire commune aux huit Etats membres que sont  le Benin,  le Burkina,  la Côte d’Ivoire  la Guinée Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo.  Elle veille  également à la stabilité du système bancaire et financier de l’UMOA, la promotion du bon fonctionnement, la supervision et la sécurité  du système de paiement dans l’Union. La gestion des réserves officielles de change des Etats  membres fait partie des  missions principales de la BCEAO. Sybille  Hounsa a  rappelé que l’UMOA est fondée sur la reconnaissance  d’une même unité monétaire, le Franc de la communauté financière africaine (FCFA). Elle  est plus vielle que l’Union économique  et  monétaire ouest africaine (UEMOA) qui  vient  élargir son  mandat  au développement et  l’intégration économique des Etats membres.

La politique monétaire, le garant de la  stabilité des prix

La deuxième  présentation assurée par  le directeur de la politique monétaire, Joseph Saturnin  Sagnon, a permis  de comprendre que la politique monétaire loin d’être  un  notion abstraite, impacte  la vie quotidienne  des populations par son activité sur les prix  et  l’activité économique. « L’objectif principal de la politique  monétaire est d’assurer  la stabilité des prix  à travers principalement les taux directeurs», a-t-il expliqué.  Pour Joseph Saturnin Sagnon,  la stabilité des prix permet, entre autres, de  contenir l’inflation c’est-à-dire le taux d’augmentation des prix des produits sur les marchés et  ainsi d’éviter   la survenue des émeutes de la faim  dans les pays de  l’UMOA. Elle  favorise  une meilleure  planification  des investissements et la croissance économique. « La BCEAO, après avoir baisser ses taux directeurs à 2%  suite à  la crise  COVID jusqu’en 2022 a fait l’option de  les maintenir à 3% depuis mars 2023, en raison  des incertitudes liés  au conflit au moyen orient  et  l’observation des effets d’assouplissements de mars 2026 »,a-t-il poursuivi.

Pour le directeur chargé de la politique monétaire, Joseph Saturnin Sagnon : « la maitrise de l’inflation est la meilleure contribution de la politique monétaire peut apporter aux objectifs de la politique économique ».

Le directeur de la stabilité  financière, Banassi Ouattara, a informé que  le concept de  stabilité financière est assez récent et a vu le jour  suite à la crise de subprimes. « La stabilité  financière peut être définie  comme une situation  dans laquelle le système financier   est  capable  de résister aux chocs et de corriger  les déséquilibres financiers. Elle prend donc en compte l’ensemble des acteurs   de l’écosystème financier.  Pour  la surveiller, la Banque centrale a mis en place le comité de stabilité financière en 2010 », a-t-il résumé.

Le directeur  des activités  bancaires  et des financements alternatifs , Oumar Konaté a démontré que la Banque centrale  contribue au financement de l’économie  à travers  ses missions de mise en œuvre  de la politique monétaire, le renforcement  de la stabilité du système bancaire  et financier,  ainsi que la diversification  et le développement  du système financier.  Pour lui, ces actions  passent par le financement  des 161 banques et 524 institutions de microcrédit recensées en fin décembre 2025  et  le système désintermédié qui permet aux Etats de lever directement des fonds sur le marché financier régional.  En vue de lever les obstacles au financement des PME, la BCEAO  fait la promotion  d’outils de financement alternatifs tels que  l’affacturage,  le crédit-bail et la finance islamique.

La dernière communication du premier jour a été  livrée par  le directeur  des innovations financières  Gisèle Keny, sur la  digitalisation et  les services financiers numériques. Selon elle,  la digitalisation  dans l’UEMOA cette transformation a conduit à une évolution  significative  de  l’écosystème financier marqué par  la diversification des moyens de paiement , la forte progression  de la monnaie électronique et l’arrivée de nouveaux acteurs  dans la  chaine de valeur des services  financiers numériques. Gisèle Keny a expliqué que la digitalisation présente  des enjeux  importants pour l’ensemble des acteurs  de l’écosystème. Pour  les populations  par exemple les gains portent  sur l’accès  plus facile à une gamme diversifiée de produits  et services financiers adaptés à leurs besoins,  la réduction  des risques et des couts ainsi que la sécurisation  des fonds. « En termes de résultats, en fin 2025 l’Union enregistrait 285millions de comptes de monnaie électronique, dont 92 millions  actifs, 7 millions de points d’acceptation ce qui permettent aux clients  de ne pas se déplacer.  La monnaie électronique a ainsi contribué  à hauteur de 60,3% au taux d’inclusion qui est passé de 67% en 2021 à 76% en 2025 », a illustré Gisèle Keny.  Néanmoins la digitalisation des services financiers  demeurent confrontée à plusieurs défis que la BCEAO s’emploie à relever. Il s’agit, notamment  de l’intensification  des risques de cybercriminalité et de fraude, du fait de  l’absence d’un identifiant  unique  des propriétaires compte de mobile money  et  le faible niveau d’éducation financière et numérique des usagers.

Nadège YE

Depuis Dakar

Conférence mondiale sur l’intelligence artificielle 2026 : Pour une IA au service de l’humanité

La Conférence mondiale sur l’intelligence artificielle (WAIC) 2026 et la Réunion de haut niveau sur la gouvernance mondiale de l’intelligence artificielle se déroulent à Shanghai du 17 au 20 juillet autour du thème « Partenariat d’IA pour un avenir plus radieux ».

De nos jours, l’intelligence artificielle (IA) est présente dans presque tous les secteurs de l’activité humaine. Que ce soit dans le domaine de la santé, de l’éducation, de l’économie, de l’agriculture, des transports, de la recherche scientifique ou encore de l’industrie manufacturière, l’on assiste à un développement fulgurant de l’IA offrant des opportunités insoupçonnées. Toutefois, un outil aussi important mérite que l’on accorde une véritable attention à sa gouvernance à l’échelle mondiale et à son accessibilité à tous. C’est tout l’enjeu de la Conférence mondiale sur l’intelligence artificielle (WAIC) 2026 et la Réunion de haut niveau sur la gouvernance mondiale de l’intelligence artificielle qui se déroulent à Shanghai du 17 au 20 juillet 2026. Placé sous le thème « Partenariat d’IA pour un avenir plus radieux », cette rencontre majeure qui se présente comme une plateforme internationale d’échanges sur la gouvernance mondiale de l’IA et son développement rapide rassemble 1400 invités venus du monde entier. La cérémonie d’ouverture a été marquée par un discours important du président chinois Xi Jinping au cours de laquelle il a avancé quatre propositions majeures pour bâtir un système de gouvernance mondiale de l’IA juste et équitable.

Le président chinois Xi Jinping a avancé trois propositions pour bâtir un système de gouvernance mondiale de l’IA juste et équitable

Tout d’abord, il a invité à poursuivre l’ouverture et le développement tiré par l’innovation. « Nous devons faire avancer de manière coordonnée la transformation et l’optimisation des industries traditionnelles, renforcer celles émergentes et planifier celles du futur pour mettre l’IA au service de tous les secteurs et activités », a-t-il affirmé.

Prévenir l’utilisation abusive et malveillante

1400 invités dont des dirigeants politiques et des représentants d’organisations internationales prennent part à la conférence

Le président chinois a par ailleurs appelé à prendre en compte les risques inhérents et dérivés de l’IA en construisant des systèmes juridique et réglementaire, de surveillance technologique, d’alerte et de réponse d’urgence. « Il faut prévenir l’utilisation abusive et malveillante de l’IA et la mettre toujours sous le contrôle de l’homme. Nous devons nous opposer ensemble à ce qu’on abuse de la notion de sécurité nationale et qu’on place sa propre sécurité au-dessus de celle des autres pays dans le domaine de l’IA », a-t-il déclaré.

Xi Jinping soutient une IA au service de la compréhension mutuelle, de l’inclusion, des échanges et de l’enrichissement mutuel entre civilisations. Pour lui, cet outil doit œuvrer à un monde harmonieux où chaque civilisation rayonne dans la diversité. « Le développement et l’application de l’IA ne doivent pas éroder ou compromettre la diversité des civilisations ni la singularité culturelle de chaque pays. Nous devons façonner les valeurs de l’IA par celles communes de l’humanité », a-t-il laissé entendre.

L’IA est le fruit de la sagesse collective et une richesse précieuse de l’humanité tout entière, a rappelé le président chinois soulignant l’importance d’établir un cadre de gouvernance mondiale de l’IA basé sur un large consensus. « Il nous faut amplifier la coopération internationale, accompagner les pays du Sud global dans le renforcement des capacités, combler le fossé numérique et intelligent et promouvoir le développement durable pour éviter de nouvelles injustices historiques dans le domaine de l’IA », a-t-il mentionné.

La conférence a souligné la nécessité de guider le développement de l’IA par la sagesse humaine et le consensus international

La Chine est le pays détenant le plus grand nombre de brevets en intelligence artificielle au monde. Toutefois, les autorités chinoises sont convaincues que le développement de l’IA ne doit pas être le solo d’un seul pays, mais la symphonie de la coopération internationale. C’est dans cette dynamique qu’elles ont établi l’Organisation mondiale de la coopération en matière d’IA afin de répondre à l’aspiration du Sud global et promouvoir activement le développement et la gouvernance de l’IA par la coopération internationale.

Pour apporter un plus grand soutien au développement de l’IA et au renforcement des capacités dans le monde, le président chinois a annoncé différentes actions que la Chine entreprendra dans les cinq ans à venir. « Elle fournira aux autres pays en développement 5 000 places dans les programmes de formation et de séminaire en matière d’IA, établira des centres de coopération internationale sur l’application de l’IA et travaillera à la mise en œuvre dans 30 pays du système d’alerte météorologique MAZU piloté par l’IA pour défendre la sécurité dans le monde », a-t-il énuméré.

Nadège YAMEOGO