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𝐒𝐨𝐮𝐯𝐞𝐫𝐚𝐢𝐧𝐞𝐭𝐞́ 𝐞́𝐧𝐞𝐫𝐠𝐞́𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞 : 𝐥𝐞 𝐏𝐫𝐞𝐦𝐢𝐞𝐫 𝐦𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐞 𝐢𝐧𝐚𝐮𝐠𝐮𝐫𝐞 𝐥𝐚 𝐜𝐞𝐧𝐭𝐫𝐚𝐥𝐞 𝐭𝐡𝐞𝐫𝐦𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐞 𝐏𝐚𝐛𝐫𝐞́
AVIS DE RECRUTEMENT EXTERNE
La société minière, IAMGOLD Essakane SA, recherche des candidatures de personnes qualifiées pour combler le poste suivant:
Lire le communiqué en cliquant sur le lien ci-dessous:
Élimination du paludisme au Burkina Faso: Avec « Zéro Palu FC » pour l’accélération
En marge de la Coupe du monde de la FIFA 2026, l’ONG Speak Up Africa, et « le partenariat RBM » ont lancé, la campagne « Zéro Palu FC ». Placée sous le thème « Tous supporters de Zéro Palu FC ! », le top de départ de cette initiative a été donné au Burkina Faso, le 16 juillet 2026 à Ouagadougou. Elle entend mobiliser la population autour d’un autre grand match : celui de l’élimination du paludisme.
Inspirée de l’univers du football, la campagne fait appel au pouvoir fédérateur du sport pour sensibiliser les citoyens, renforcer l’engagement des communautés et encourager les décideurs à accélérer les efforts vers un Burkina Faso sans paludisme.
Comme une véritable équipe de football, Zéro Palu FC réunit des sportifs, des scientifiques, des professionnels de santé, des journalistes, des acteurs du secteur privé et des leaders communautaires engagés contre le paludisme.
Le Burkina Faso y est représenté par Farida Tiemtoré, présidente de l’association Les Héroïnes du Faso et bénéficiaire du programme Voix EssentiELLES de Speak Up Africa. Blogueuse engagée, elle mène depuis plusieurs années des campagnes de sensibilisation pour déconstruire les fausses croyances autour du paludisme et promouvoir les bonnes pratiques de prévention.

Avec l’appui technique et financier de Speak Up Africa, elle a créé son association afin de donner une plus grande ampleur à son engagement communautaire. « Depuis longtemps, j’ai choisi mon camp : celui de faire reculer le paludisme et de contribuer à son élimination pour sauver des vies. C’est une véritable fierté pour moi », affirme-t-elle.
L’engagement de Farida Tiemtoré est aussi nourri par son histoire personnelle. Ayant souffert du paludisme à plusieurs reprises, elle mesure les conséquences de cette maladie qui continue de faire des victimes, notamment parmi les femmes enceintes et les enfants de moins de cinq ans.
En cette saison des pluies, elle invite les populations à renforcer les mesures de prévention.« Assainissons nos concessions et éliminons les eaux stagnantes afin de limiter les gîtes larvaires des moustiques », recommande-t-elle.
Une mobilisation autour du SP/Palu
Pour la conseillère régionale au plaidoyer de Speak Up Africa, Roukiattou Ouédraogo, cette campagne constitue une opportunité de valoriser les avancées enregistrées par le Burkina Faso dans la lutte contre le paludisme tout en renforçant l’engagement des partenaires.
« L’objectif est de faire connaître la campagne, de mettre en lumière les progrès réalisés sous le leadership du Secrétariat permanent pour l’élimination du paludisme (SP/Palu) et de mobiliser davantage les acteurs pour relayer les messages auprès des populations », explique-t-elle.

La Coupe du monde prendra fin le 19 juillet 2026, le match contre le paludisme, lui, se poursuivra jusqu’à l’atteinte de l’objectif fixé pour 2030. « Notre match continue jusqu’à la victoire finale. Nous avons besoin de tous les supporters pour gagner contre le paludisme », lance Roukiattou Ouédraogo.
Les responsables de la communication du SP/Palu, Habi Ouattara et Aissetou Lallé, ont présenté les progrès réalisés ainsi que les nouvelles stratégies mises en œuvre pour accélérer l’élimination du paludisme.
Parmi les innovations figurent notamment l’introduction de la vaccination antipaludique et l’extension de la chimio prévention saisonnière du paludisme (CPS) aux enfants âgés de 5 à 9 ans.
Elles ont également rappelé la vision nationale « Zéro décès évitable dû au paludisme » et l’ambition du Burkina Faso d’atteindre, d’ici à 2030, des « districts sans paludisme ».
À travers « Zéro Palu FC », Speak Up Africa et ses partenaires espèrent transformer l’engouement suscité par le football en une mobilisation citoyenne durable afin de faire du paludisme une maladie du passé.
Boureima SANGA
Mise en œuvre des politiques monétaire et économique: La BCEAO présente ses actions
La Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest organise un séminaire à l’intention des journalistes économiques de l’Union monétaire ouest africaine, les 20 et 21 juillet 2026, à Dakar au Sénégal.
16 journalistes originaires des huit pays membres de l’Union monétaire ouest africaine (UMOA) participent à un séminaire organisé par la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) les 20 et 21 juillet à Dakar au Sénégal. A l’entame de la rencontre le secrétaire général de la BCEAO, Habib Thiam, représentant le gouverneur, a indiqué que le séminaire, deuxième du genre après celui de 2023, traduit la volonté de la Banque centrale de renforcer le dialogue et d’établir un cadre d’échanges fructueux et pérenne avec les médias de l’Union. Il a souligné que la BCEAO dans son plan stratégique 2025-2027 a adopté une nouvelle vision. Il s’agit d’être une Banque centrale innovante et résiliente au service des populations et du développement durable des économies de l’Union. Pour lui, la concrétisation de cette vision s’accompagne d’une approche de communication davantage fondée sur la proactivité et la proximité. « l’objectif étant de mieux faire connaitre les missions de la Banque centrale, d’expliquer ses décisions et de favoriser une meilleure compréhension des enjeux économiques monétaires et financiers qui touchent directement nos concitoyens », a insisté le secrétaire général de la BCEAO.

La première communication présentée par le directeur adjoint de la communication, Sybille Hounsa, a abordé les missions et l’organisation de la Banque centrale. Il en ressort que la BCEAO conduit la politique monétaire commune aux huit Etats membres que sont le Benin, le Burkina, la Côte d’Ivoire la Guinée Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo. Elle veille également à la stabilité du système bancaire et financier de l’UMOA, la promotion du bon fonctionnement, la supervision et la sécurité du système de paiement dans l’Union. La gestion des réserves officielles de change des Etats membres fait partie des missions principales de la BCEAO. Sybille Hounsa a rappelé que l’UMOA est fondée sur la reconnaissance d’une même unité monétaire, le Franc de la communauté financière africaine (FCFA). Elle est plus vielle que l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) qui vient élargir son mandat au développement et l’intégration économique des Etats membres.

La politique monétaire, le garant de la stabilité des prix
La deuxième présentation assurée par le directeur de la politique monétaire, Joseph Saturnin Sagnon, a permis de comprendre que la politique monétaire loin d’être un notion abstraite, impacte la vie quotidienne des populations par son activité sur les prix et l’activité économique. « L’objectif principal de la politique monétaire est d’assurer la stabilité des prix à travers principalement les taux directeurs», a-t-il expliqué. Pour Joseph Saturnin Sagnon, la stabilité des prix permet, entre autres, de contenir l’inflation c’est-à-dire le taux d’augmentation des prix des produits sur les marchés et ainsi d’éviter la survenue des émeutes de la faim dans les pays de l’UMOA. Elle favorise une meilleure planification des investissements et la croissance économique. « La BCEAO, après avoir baisser ses taux directeurs à 2% suite à la crise COVID jusqu’en 2022 a fait l’option de les maintenir à 3% depuis mars 2023, en raison des incertitudes liés au conflit au moyen orient et l’observation des effets d’assouplissements de mars 2026 »,a-t-il poursuivi.

Le directeur de la stabilité financière, Banassi Ouattara, a informé que le concept de stabilité financière est assez récent et a vu le jour suite à la crise de subprimes. « La stabilité financière peut être définie comme une situation dans laquelle le système financier est capable de résister aux chocs et de corriger les déséquilibres financiers. Elle prend donc en compte l’ensemble des acteurs de l’écosystème financier. Pour la surveiller, la Banque centrale a mis en place le comité de stabilité financière en 2010 », a-t-il résumé.
Le directeur des activités bancaires et des financements alternatifs , Oumar Konaté a démontré que la Banque centrale contribue au financement de l’économie à travers ses missions de mise en œuvre de la politique monétaire, le renforcement de la stabilité du système bancaire et financier, ainsi que la diversification et le développement du système financier. Pour lui, ces actions passent par le financement des 161 banques et 524 institutions de microcrédit recensées en fin décembre 2025 et le système désintermédié qui permet aux Etats de lever directement des fonds sur le marché financier régional. En vue de lever les obstacles au financement des PME, la BCEAO fait la promotion d’outils de financement alternatifs tels que l’affacturage, le crédit-bail et la finance islamique.
La dernière communication du premier jour a été livrée par le directeur des innovations financières Gisèle Keny, sur la digitalisation et les services financiers numériques. Selon elle, la digitalisation dans l’UEMOA cette transformation a conduit à une évolution significative de l’écosystème financier marqué par la diversification des moyens de paiement , la forte progression de la monnaie électronique et l’arrivée de nouveaux acteurs dans la chaine de valeur des services financiers numériques. Gisèle Keny a expliqué que la digitalisation présente des enjeux importants pour l’ensemble des acteurs de l’écosystème. Pour les populations par exemple les gains portent sur l’accès plus facile à une gamme diversifiée de produits et services financiers adaptés à leurs besoins, la réduction des risques et des couts ainsi que la sécurisation des fonds. « En termes de résultats, en fin 2025 l’Union enregistrait 285millions de comptes de monnaie électronique, dont 92 millions actifs, 7 millions de points d’acceptation ce qui permettent aux clients de ne pas se déplacer. La monnaie électronique a ainsi contribué à hauteur de 60,3% au taux d’inclusion qui est passé de 67% en 2021 à 76% en 2025 », a illustré Gisèle Keny. Néanmoins la digitalisation des services financiers demeurent confrontée à plusieurs défis que la BCEAO s’emploie à relever. Il s’agit, notamment de l’intensification des risques de cybercriminalité et de fraude, du fait de l’absence d’un identifiant unique des propriétaires compte de mobile money et le faible niveau d’éducation financière et numérique des usagers.
Nadège YE
Depuis Dakar
Conférence mondiale sur l’intelligence artificielle 2026 : Pour une IA au service de l’humanité
La Conférence mondiale sur l’intelligence artificielle (WAIC) 2026 et la Réunion de haut niveau sur la gouvernance mondiale de l’intelligence artificielle se déroulent à Shanghai du 17 au 20 juillet autour du thème « Partenariat d’IA pour un avenir plus radieux ».
De nos jours, l’intelligence artificielle (IA) est présente dans presque tous les secteurs de l’activité humaine. Que ce soit dans le domaine de la santé, de l’éducation, de l’économie, de l’agriculture, des transports, de la recherche scientifique ou encore de l’industrie manufacturière, l’on assiste à un développement fulgurant de l’IA offrant des opportunités insoupçonnées. Toutefois, un outil aussi important mérite que l’on accorde une véritable attention à sa gouvernance à l’échelle mondiale et à son accessibilité à tous. C’est tout l’enjeu de la Conférence mondiale sur l’intelligence artificielle (WAIC) 2026 et la Réunion de haut niveau sur la gouvernance mondiale de l’intelligence artificielle qui se déroulent à Shanghai du 17 au 20 juillet 2026. Placé sous le thème « Partenariat d’IA pour un avenir plus radieux », cette rencontre majeure qui se présente comme une plateforme internationale d’échanges sur la gouvernance mondiale de l’IA et son développement rapide rassemble 1400 invités venus du monde entier. La cérémonie d’ouverture a été marquée par un discours important du président chinois Xi Jinping au cours de laquelle il a avancé quatre propositions majeures pour bâtir un système de gouvernance mondiale de l’IA juste et équitable.

Tout d’abord, il a invité à poursuivre l’ouverture et le développement tiré par l’innovation. « Nous devons faire avancer de manière coordonnée la transformation et l’optimisation des industries traditionnelles, renforcer celles émergentes et planifier celles du futur pour mettre l’IA au service de tous les secteurs et activités », a-t-il affirmé.
Prévenir l’utilisation abusive et malveillante

Le président chinois a par ailleurs appelé à prendre en compte les risques inhérents et dérivés de l’IA en construisant des systèmes juridique et réglementaire, de surveillance technologique, d’alerte et de réponse d’urgence. « Il faut prévenir l’utilisation abusive et malveillante de l’IA et la mettre toujours sous le contrôle de l’homme. Nous devons nous opposer ensemble à ce qu’on abuse de la notion de sécurité nationale et qu’on place sa propre sécurité au-dessus de celle des autres pays dans le domaine de l’IA », a-t-il déclaré.
Xi Jinping soutient une IA au service de la compréhension mutuelle, de l’inclusion, des échanges et de l’enrichissement mutuel entre civilisations. Pour lui, cet outil doit œuvrer à un monde harmonieux où chaque civilisation rayonne dans la diversité. « Le développement et l’application de l’IA ne doivent pas éroder ou compromettre la diversité des civilisations ni la singularité culturelle de chaque pays. Nous devons façonner les valeurs de l’IA par celles communes de l’humanité », a-t-il laissé entendre.
L’IA est le fruit de la sagesse collective et une richesse précieuse de l’humanité tout entière, a rappelé le président chinois soulignant l’importance d’établir un cadre de gouvernance mondiale de l’IA basé sur un large consensus. « Il nous faut amplifier la coopération internationale, accompagner les pays du Sud global dans le renforcement des capacités, combler le fossé numérique et intelligent et promouvoir le développement durable pour éviter de nouvelles injustices historiques dans le domaine de l’IA », a-t-il mentionné.

La Chine est le pays détenant le plus grand nombre de brevets en intelligence artificielle au monde. Toutefois, les autorités chinoises sont convaincues que le développement de l’IA ne doit pas être le solo d’un seul pays, mais la symphonie de la coopération internationale. C’est dans cette dynamique qu’elles ont établi l’Organisation mondiale de la coopération en matière d’IA afin de répondre à l’aspiration du Sud global et promouvoir activement le développement et la gouvernance de l’IA par la coopération internationale.
Pour apporter un plus grand soutien au développement de l’IA et au renforcement des capacités dans le monde, le président chinois a annoncé différentes actions que la Chine entreprendra dans les cinq ans à venir. « Elle fournira aux autres pays en développement 5 000 places dans les programmes de formation et de séminaire en matière d’IA, établira des centres de coopération internationale sur l’application de l’IA et travaillera à la mise en œuvre dans 30 pays du système d’alerte météorologique MAZU piloté par l’IA pour défendre la sécurité dans le monde », a-t-il énuméré.
Nadège YAMEOGO


























