Camp Vacances sport et civisme de l’USFA : 149 jeunes formés aux valeurs de civisme et de patriotisme

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La troisième édition du Camp Vacances sport et civisme de l’Union sportive des forces armées (USFA) a refermé ses portes, vendredi 17 juillet 2026, à la salle du Ciné Burkina, à Ouagadougou. Pendant près d’un mois, 149 enfants issus des garnisons de Ouagadougou, Bobo-Dioulasso et Kaya ont bénéficié d’un programme alliant activités sportives, éducation civique et apprentissage des valeurs citoyennes.

Les vacances scolaires ne sont pas seulement un temps de repos. Elles peuvent également être mises à profit pour former les citoyens de demain. C’est le pari qu’a une nouvelle fois relevé l’Union sportive des forces armées (USFA) à travers la troisième édition de son Camp Vacances sport et civisme, organisée sous le thème de la discipline, du civisme et de l’excellence. Prenant la parole à la cérémonie de clôture, le président du comité d’organisation, le chef de bataillon, commandant Louis Henri Hien, a rappelé que cette initiative s’inscrit dans la volonté de l’USFA de contribuer à la formation intégrale de la jeunesse burkinabè.

Selon lui, le camp vise à inculquer aux enfants le patriotisme, le sens de la responsabilité, la discipline ainsi que les valeurs du vivre-ensemble. Le commandant Hien a indiqué que le camp s’est déroulé en trois étapes. La première phase a été organisée dans les garnisons de Ouagadougou, Bobo-Dioulasso et Kaya. La deuxième a regroupé l’ensemble des participants au Centre Noaga Ouédraogo de Rahimo FC, à Bama, afin de favoriser le brassage, la cohésion et le partage d’expériences entre les jeunes. La dernière étape, consacrée à la synthèse des activités, s’est tenue à Ouagadougou avant la cérémonie de clôture.

Au cours de leur séjour, les campeurs ont pris part à des séances de football, à des cours de civisme, à une initiation aux gestes de premiers secours, à l’apprentissage des instruments traditionnels de musique ainsi qu’à des ateliers de pâtisserie. Les mères accompagnatrices ont, pour leur part, bénéficié de formations en saponification et en maquillage. Pour le président du comité d’organisation, les principaux acquis de cette édition ne se limitent pas aux performances sportives. « Notre plus grande satisfaction réside dans les valeurs transmises à ces jeunes », a-t-il affirmé, citant notamment la discipline, le respect, l’esprit d’équipe, la solidarité et l’amour de la patrie.

Saluant l’engagement des encadreurs, des partenaires et des parents, il a estimé que les objectifs fixés avaient été pleinement atteints. Reprenant une pensée de Confucius : « J’entends et j’oublie ; je vois et je me souviens ; je fais et je comprends », il a indiqué que les démonstrations présentées par les enfants témoignaient des connaissances et des compétences acquises tout au long du camp. Au nom des participants, Zongo Ping D’windé Anifatou, âgée de 10 ans et élève en classe de 6e, a exprimé la gratitude des campeurs envers les organisateurs. Elle a confié que cette expérience leur avait permis d’apprendre le civisme, le respect, la discipline, la solidarité ainsi que le sens du service.

Elle a également remercié les encadreurs, les formateurs, les animateurs, l’USFA et le parrain de cette édition, Chairman Simon Tiemtoré, pour leur accompagnement. « Nous repartons avec de nouveaux amis, des souvenirs inoubliables et la volonté de mettre en pratique les enseignements reçus », a-t-elle assuré. Représentant le chef d’état-major général des armées, le colonel-major Souleymane Traoré a salué une initiative qui offre aux enfants « des vacances utiles dans un cadre sain d’éducation, d’épanouissement et de formation citoyenne ».

Selon le message, ce camp constitue un véritable creuset de formation qui contribue à bâtir une jeunesse engagée, responsable et profondément patriote. Partenaire majeur de l’initiative, Vista Holding Group a réaffirmé son engagement en faveur de l’éducation des enfants. Représentant le Chairman Simon Tiemtoré, Mme Amsatou Maïga, responsable Communication, Marketing et Responsabilité sociétale de l’entreprise (RSE), a indiqué que l’accompagnement du groupe dépasse le simple financement du camp. Les 149 enfants bénéficieront d’un suivi éducatif et la scolarité des orphelins est entièrement prise en charge de la classe de sixième jusqu’en terminale.

Une manière, selon elle, d’investir durablement dans l’avenir des enfants et, à travers eux, dans celui du Burkina Faso. Au terme de cette troisième édition, le président du comité exécutif de l’USFA, colonel Hamed Herman Rouamba, chef d’Etat-major de l’Armée de terre, s’est réjoui des résultats obtenus. Il a estimé que les objectifs poursuivis avaient été atteints et que les enseignements tirés permettront d’améliorer les prochaines éditions. Il a notamment mis en avant l’intégration de l’approche genre ainsi que l’extension du camp à la garnison de Kaya. Pour lui, l’ambition demeure de faire du Camp Vacances sport et civisme de l’USFA une référence nationale en matière de formation citoyenne, sportive et patriotique de la jeunesse burkinabè.

Pengdwendé Achille OUEDRAOGO

Mali: plusieurs éléments terroristes neutralisés par les FAMa à Didiéni, Saman et Kouakourou

Les Forces armées maliennes (FAMa), avec l’appui de leurs partenaires, ont mené, le 19 juillet 2026, une série d’opérations aéroterrestres dans les secteurs de Didiéni, de Saman (cercle de Sikasso) et de Kouakourou.

Selon un communiqué de l’Etat-major général des Armées publié ce lundi 20 juillet, ces interventions, conduites dans le cadre des opérations permanentes de surveillance, de sécurisation et de traque des groupes armés terroristes de la coalition JNIM/FLA, ont permis de traiter plusieurs objectifs terroristes, de détruire leurs moyens logistiques, de neutraliser des combattants et de poursuivre les éléments en fuite.

Dans le secteur de Didiéni, quatre points de concentration de groupes armés terroristes ont été localisés puis traités avec succès. Les moyens logistiques présents sur les sites ont été entièrement détruits. Les éléments ayant échappé aux frappes ont immédiatement été pris en chasse. Aux abords du village de Saman, dans le cercle de Sikasso, des éléments terroristes ayant survécu aux frappes menées, le 18 juillet 2026, dans la zone de Kadiana, dans la région de Bougouni, ont été repérés puis neutralisés, indique le communiqué. Dans le secteur de Kouakourou, plusieurs frappes de précision ont également été exécutées contre des objectifs terroristes préalablement identifiés.

L’Etat-major général des Armées précise que l’évaluation des effets est en cours afin d’établir le bilan définitif des pertes infligées à l’ennemi. L’Etat-major général des Armées réaffirme la détermination des Forces armées maliennes à poursuivre les opérations de sécurisation sur l’ensemble du territoire national. Il remercie également les populations pour leur soutien et leur confiance.

L’Essor/Mali

Carnet santé: des gestes simples pour prévenir la démence

La démence désigne un ensemble de maladies du cerveau qui altèrent la mémoire, le langage, le raisonnement et l’autonomie. Elle se manifeste souvent par des oublis répétés, des difficultés à trouver ses mots, à s’orienter, à accomplir des gestes simples. Selon les experts de l’OMS, presque la moitié des risques de développer une démence pourraient être retardés ou évités en agissant sur certains facteurs du mode de vie.

La perte de mémoire fait partie du quotidien dans de nombreuses familles. Il arrive souvent que certaines personnes oublient où elles ont posé leurs clés ou cherchent un nom en vain. Ces signes pourraient être dû à une démence qui désigne un ensemble de maladies du cerveau altérant la mémoire, le langage, le raisonnement et l’autonomie. Elle se manifeste souvent par des oublis répétés, des difficultés à trouver ses mots, à s’orienter, à accomplir des gestes simples.

La maladie d’Alzheimer est la forme la plus connue et représente jusqu’à 70 % des cas. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a publié le 15 juillet 2026 de nouvelles recommandations fondées sur les dernières données internationales. Selon cette estimation, jusqu’à 45 % des risques de démence seraient attribuables à des facteurs « modifiables » : le tabagisme, l’alcool, l’isolement social, la sédentarité, la pollution atmosphérique ou la mauvaise prise en charge de maladies chroniques (hypertension, diabète, cholestérol élevé).

Près de 10 millions de nouveaux cas sont recensés chaque année, alors que plus de 57 millions de personnes vivent déjà avec une démence dans le monde. Selon les experts de l’OMS, presque la moitié des risques de développer une démence pourraient être retardés ou évités en agissant sur certains facteurs du mode de vie. Jusqu’à aujourd’hui, la lutte contre la démence reposait surtout sur l’accompagnement et la prise en charge des symptômes : soutien familial, stimulation de la mémoire, suivi médical. Mais, faute de médicament capable de guérir, la prévention restait une perspective floue. Les scientifiques soupçonnaient déjà des liens avec le mode de vie, mais les données étaient fragmentaires. La progression du vieillissement mondial renforce l’urgence : la démence figure désormais parmi les principales causes d’invalidité et est la septième cause de mortalité dans le monde. Pour éviter le mal, des gestes simples pourraient jouer un rôle.

Il s’agit entre autres de bouger plus au quotidien, de limiter la consommation d’alcool ou de tabac, de garder des liens sociaux, de contrôler sa tension ou son diabète. L’OMS préconise aussi des exercices de stimulation mentale, notamment pour les adultes présentant des troubles cognitifs légers. Une meilleure prise en charge de ces facteurs pourrait réduire non seulement le risque d’atteinte cognitive, mais aussi la charge pour les familles et le coût économique. L’avancée de l’OMS replace la prévention au cœur de la lutte contre la démence. Agir sur les facteurs de risque modifiables pourrait alléger la progression de ces maladies et retarder leur apparition. Ces recommandations, fondées sur l’analyse de données élargies depuis 2019, renforcent l’idée d’une prévention possible à l’échelle individuelle et collective. Cependant, l’OMS rappelle que les résultats restent des estimations, et que des essais complémentaires permettront d’affiner les priorités. Mieux accompagner les malades, investir dans la recherche et soutenir les aidants restent aussi des enjeux majeurs.

Abdoulaye BALBONE

Sources :https://www.passeportsante.net/

Célébration du nouvel an 6263 Kamit :les Kemites plaident l’adoption officielle du calendrier africain

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Le mouvement panafricain « Deux heures pour Kamita » a célébré, le nouvel an 6263 Kamit, le dimanche 19 juillet 2026, à Ouagadougou.

Longtemps reléguée au second plan, la mémoire africaine a été éclipsée par des repères temporels venus d’ailleurs. Pourtant, l’Afrique dispose d’un calendrier vieux de plus de quatre millénaires avant Jésus-Christ, témoin de la grandeur de ses civilisations. C’est ce constat qui a nourri le mouvement panafricain « Deux Heures pour Kamita » à la célébration du nouvel an africain 6263, le dimanche 19 juillet 2026, à Ouagadougou. Pour le coordonnateur national du mouvement « Deux heures pour Kamita », Imhotep Bayala, la célébration du nouvel an africain dépasse le simple cadre d’une fête.

Elle constitue un acte de mémoire, de souveraineté culturelle et de réaffirmation de l’identité africaine. « Un peuple digne s’appuie sur ses propres repères historiques pour construire son avenir », a-t-il déclaré. Selon lui, trop longtemps, les références temporelles africaines ont été marginalisées au profit de calendriers hérités d’autres civilisations. Il a soutenu que la reconstruction de ces imaginaires collectifs passe par la restauration du calendrier africain qui existait 4236 ans avant Jesus-Christ.

« Un peuple qui maîtrise son temps, son histoire et ses références renforce sa confiance en lui-même et prépare les générations futures à assumer leur responsabilité dans le concert des nations », a-t-il affirmé. Saluant l’initiative du Togo, qui prépare un colloque international sur le nouvel an africain, Imhotep Bayala a réitéré le vœu solennel du mouvement Kamit : « que le camarade Président du Faso, Ibrahim Traoré, déclare le calendrier Kamit comme repère du temps africain pour assurer la souveraineté du Burkina et de l’Afrique ».

Il a enfin invité l’ensemble des participants à devenir les artisans de paix par l’acceptation et la tolérance religieuse. Pour le parrain de la cérémonie, le ministre de l’Enseignement secondaire, de la Formation technique et professionnelle, Moumouni Zoungrana, représenté par son chargé de missions, camarade Barthélémy Kaboré, la célébration du nouvel an africain est une démarche pour renouer avec la mémoire historique, valoriser le patrimoine scientifique et culturel, et renforcer la confiance collective dans la construction de l’avenir.

« Les peuples qui maîtrisent leur histoire préparent mieux leur avenir », a-t-il confié. Pour lui, l’école ne doit pas se limiter à transmettre des connaissances mais de former des hommes et des femmes capables de défendre les intérêts de leur pays et de contribuer à sa transformation. « Notre jeunesse est une formidable opportunité, à condition qu’elle bénéficie d’une éducation de qualité, d’une formation adaptée aux réalités locales et d’un accompagnement qui en fait un véritable acteur du développement national », a-t-il ajouté.

Abdoulaye BALBONE

Assami TIENDREBEOGO (Stagiaire)

Centre de formation AttA de Toussiana : Sortie de la 24e promotion

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Le centre de formation de l’association des tailleurs, teinturiers et assimilés de Toussiana a clôturé les activités de formation de la 24e promotion sous la présidence du camarade ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, le samedi 18 juillet 2026.

Le camarade Souleymane Ouattara, promoteur du centre AttA a remercié le ministre pour sa présence à cette cérémonie de sortie de promotion dont la dernière cuvée a pour nom de baptême « Pingdwendé Gilbert Ouédraogo ». Il a par ailleurs félicité les apprenants pour leur assiduité durant les douze mois de formation. Pour cette année, 125 apprenants ont été formés en teinture, en tissage et en coupe-couture. Le ministre Pingdwendé a félicité le promoteur du centre AttA et tous les acteurs de la commune de Toussiana pour le travail abattu et les efforts dans l’autonomisation et l’auto-emploi des jeunes.

« Le centre existe depuis 2002, donc 24 ans déjà ! Avec vos moyens, qui certes sont modestes, vous avez une conviction très grande et très forte », a-t-il précisé. A la fin de la cérémonie, les apprenants ont présenté les œuvres réalisées durant leur formation à travers un défilé et une exposition. Créé en 2002, le centre de formation AttA de Toussiana a formé plus de 3 000 apprenants.

DCRP/MCCAT

Flash

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Dans la vie de tous les jours, certains objets indispensables méritent une attention particulière. La brosse à dents, le filet de douche, les serviettes ou encore les sous-vêtements sont de ceux-là. Ainsi, ils doivent être renouvelés fréquemment pour préserver l’hygiène et la santé. Les spécialistes recommandent de remplacer la brosse à dents tous les trois mois, de laver les serviettes chaque semaine, de les changer après un à trois ans d’utilisation et de renouveler régulièrement les filets de douche, car l’humidité et les résidus de savon favorisent la prolifération de bactéries et de champignons. Quant aux sous-vêtements, ils doivent être changés quotidiennement et renouvelés tous les six à douze mois. Ces gestes simples, souvent négligés, réduisent les risques d’infections et contribuent à une meilleure qualité de vie.

Aude Frederique ROUAMBA (Stagiaire)

Cameroun : l’évasion de l’or

C’est une vaste opération d’assainissement que le gouvernement camerounais veut mener contre la fraude de l’or. A partir du 1er août prochain, une équipe mixte, comprenant des services des Mines, des Douanes et des Impôts, va se lancer dans le contrôle de près de 200 sociétés minières opérant au Cameroun. Dans le viseur des inspecteurs figurent particulièrement deux types d’entreprises : celles ayant extrait de l’or et dont les déclarations de production ont été sous-évaluées et celles dont la production n’a jamais été déclarée. L’un dans l’autre, ces cas de figure ont fait perdre à l’Etat camerounais des impôts et des taxes qu’il entend rattraper.

Au bas mot, cette opération de redressement fiscal devrait rapporter au moins 300 milliards F CFA aux caisses de l’Etat, pour la période 2023-2025. Vu les recettes fiscales générées par le secteur aurifère et les investissements qu’elles permettent de faire, l’Exécutif camerounais ne pouvait pas croiser les doigts et laisser prospérer des pratiques préjudiciables au Trésor public. Les autorités camerounaises se devaient d’ouvrir l’œil et le bon pour mettre fin aux écarts persistants entre les volumes d’or produits et ceux déclarés. En décidant de récupérer les recettes fiscales et douanières perdues au fil des années, le gouvernement camerounais s’offre du même coup l’occasion de mettre en place un système de traçabilité de la production de l’or.

En vérité, l’exploitation de l’or se faisait comme dans les circuits mafieux, avec un Etat en apparence complice ou spectateur. Pour un secteur pourvoyeur d’importantes devises comme l’or, on a du mal à comprendre que les pratiques de sous-évaluation ou de non déclaration de production se soient installées au Cameroun. Même si cette situation est en passe d’être régularisée, les finances publiques camerounaises en ont fortement souffert. Si l’Etat camerounais est en droit de réclamer son dû, il doit également travailler à situer les responsabilités. Pourquoi des quantités d’or ont été produites, sous-évaluées ou quasiment pas déclarées ? A qui profite cette fraude ?

Les sociétés minières ciblées sont-elles les seules à tirer profit de ces manœuvres ? Les autorités camerounaises doivent regarder dans les rangs de l’administration où des complicités ne manquent pas. Dans un pays où la corruption touche tous les domaines, y compris le secteur de l’or, il est trop facile de jeter la seule pierre aux sociétés minières. Des mandants de l’Etat, jusqu’à des niveaux parfois insoupçonnés, peuvent aussi avoir joué un rôle, en profitant indument des impôts et taxes censés revenir au Trésor public. L’administration camerounaise, tout comme les autres sur le continent ou au-delà, est affectée par l’enrichissement illicite. Au cas où des responsabilités sont établies, il faut faire rendre gorge aux fonctionnaires véreux. Renforcer les contrôles dans la production de l’or comme entend le faire le gouvernement camerounais exige aussi d’asseoir une administration minière et douanière vertueuse. C’est à ce prix que l’opération d’assainissement annoncée pourra durablement porter des fruits.

Kader Patrick KARANTAO

Diplomatie parlementaire: la présidente de l’Union interparlementaire échange avec Ousmane Bougouma

Le Président de l’Assemblée législative du peuple (ALP), Ousmane Bougouma, a reçu, en audience, la Présidente de l’Union interparlementaire (UIP), Tulia Ackson, lundi 20 juillet 2026, à Ouagadougou, au sein de l’ALP.

La Présidente de l’Union interparlementaire (UIP), Tulia Ackson est en visite officielle au Burkina pour renforcer la collaboration entre les parlementaires de l’union. A l’occasion, elle a été reçue en audience, par le Président de l’Assemblée législative du peule (ALP), Ousmane Bougouma, lundi 20 juillet 2026, au sein de l’ALP. Dr Ackson a exprimé la solidarité de l’UIP au pays des Hommes intègres dans le combat pour la reconquête du territoire. Elle a salué les efforts réalisés par le Burkina en collaboration avec ses voisins que sont le Mali et le Niger.

Ce, afin que le Burkina retrouve la paix d’antan en permettant la réinstallation des Personnes déplacées internes (PDI) dans leurs villages, a-t-elle ajouté. « En tant qu’institution, je dois dire que l’UIP salue déjà le changement de dénomination de Parlement de transition à Parlement du peuple. C’est une initiative que nous saluons vraiment du fond du cœur. Nous notons également que beaucoup de progrès sont en train d’être faits par le Burkina », a-t-elle déclaré. Dr Ackson a affirmé également que le Parlement burkinabè est très représentatif avec des jeunes, des femmes et les autres couches sociales.

« L’UIP souhaite bien sûr qu’il y ait plus de femmes et de jeunes soient représentés au sein de ce parlement. Ce travail d’accompagnement va permettre au Parlement d’être beaucoup plus efficace en termes des lois qui seront votées, en termes d’écoute qui sera apportée au niveau des différentes populations, pour la prise en compte de leurs diverses préoccupations », a-t-elle affirmé.

Tulia Ackson a été élue présidente de l’UIP, le vendredi 27 octobre 2023, lors de la 147e assemblée de l’UIP à Luanda, en Angola. Cette visite durera une semaine et sera ponctuée par plusieurs rencontres notamment celle avec le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, ainsi que le gouvernement. Elle ira à la découverte des potentialités touristiques du Burkina à travers la visite du mémorial Thomas-Sankara, du musée national et des gravures sur granit de Laongo, à Ziniaré, dans la région de Oubri.

Soumaïla BONKOUNGOU

Bark-Wendé Sandrine TASSEMBEDO (Stagiaire)

Farida Tiemtoré : « Ensemble, nous pouvons marquer des buts contre le paludisme »

Blogueuse, présidente de l’association Les Héroïnes du Faso, bénéficiaire du Programme Voix EssentiELLES de Speak Up Africa  et membre de la Dream Team Zéro Palu FC, Farida Tiemtoré fait partie des jeunes leaders engagés dans la lutte contre le paludisme. Au cours d’un entretien, elle est revenue sur son parcours, les actions qu’elle mène pour sensibiliser les populations et les défis à relever afin de vaincre cette maladie qui continue de faire des victimes au Burkina Faso.

Depuis 2019, Farida Tiemtoré met le numérique au service du développement social. Passionnée par les réseaux sociaux et les technologies de l’information, elle crée, à l’issue d’une formation en développement web, le blog Les Héroïnes du Faso. À travers cette plateforme, elle promeut les initiatives féminines et sensibilise sur des questions relatives à la santé des jeunes filles et des femmes, à leur autonomisation, au leadership féminin ainsi qu’à la participation citoyenne.

Selon elle, le numérique constitue aujourd’hui un puissant levier de sensibilisation et de mobilisation des communautés. « Les réseaux sociaux permettent de toucher davantage de personnes et de diffuser les bons messages », soutient-elle.

Au-delà de son engagement en faveur des droits des femmes, Farida Tiemtoré s’investit activement dans la lutte contre le paludisme. Cet engagement est motivé par son vécu personnel et les conséquences que cette maladie continue d’avoir sur les familles burkinabè.

« J’ai moi-même souffert du paludisme à plusieurs reprises. Malheureusement, certaines personnes perdent encore la vie à cause de cette maladie, alors qu’elle peut être évitée et prévenue », confie-t-elle.

Pour contribuer à inverser cette tendance, la jeune leader mène des actions de sensibilisation auprès des communautés, anime des sessions d’information sur les politiques de santé et participe à des activités de plaidoyer afin d’obtenir davantage de soutien en faveur de la lutte contre le paludisme.

Elle insiste également sur la nécessité de combattre les fausses croyances qui freinent les efforts de prévention. Au cours de ses échanges avec des jeunes, elle dit avoir constaté que certaines personnes pensent encore que dormir sous une moustiquaire rend malade ou que boire de l’eau chaude permet de guérir du paludisme.

« Ces idées reçues exposent les populations aux risques de la maladie. Il est important de les déconstruire à travers une sensibilisation permanente », affirme-t-elle.

Zéro Palu FC, un engagement mondial

Parmi les initiatives dont elle est la plus fière figure son engagement au sein de la campagne mondiale Zéro Palu FC, qui mobilise des acteurs de divers horizons autour de la lutte contre le paludisme en utilisant le football comme vecteur de sensibilisation.

Au sein de cette initiative, Farida Tiemtoré travaille aux côtés de leaders internationaux, de personnalités du monde sportif, de chercheurs, de décideurs et d’acteurs communautaires.

« Nous avons choisi notre camp, celui de sauver des vies et de faire reculer le paludisme », déclare-t-elle.

Pour Farida Tiemtoré, la réussite de cette campagne repose sur une synergie d’actions impliquant les autorités publiques, les partenaires techniques et financiers, les chercheurs, les leaders communautaires, les sportifs ainsi que les populations.

À l’endroit des décideurs, elle plaide pour un renforcement de l’accompagnement des acteurs communautaires, notamment à travers des formations, la mise à disposition de moustiquaires imprégnées et un meilleur financement des initiatives locales.

À l’approche de la saison des pluies, elle invite également les populations à adopter les mesures préventives, notamment l’assainissement du cadre de vie, l’élimination des eaux stagnantes et l’utilisation systématique des moustiquaires imprégnées.

« Seuls, nous ne pourrons pas vaincre le paludisme. C’est ensemble que nous pourrons atteindre l’objectif Zéro Palu d’ici à 2030. J’invite tout le monde à être supporters de Zéro Palu FC », conclut-elle.

Boureima SANGA

bsanga2003@yahoo.fr

 

Accident impliquant un camion de gaz à Darssalamy  : Les autorités appellent à la vigilance

Un accident de la circulation impliquant un camion transportant des bouteilles de gaz s’est produit ce lundi 20 juillet 2026 sur la Route nationale n°7 (RN7), au niveau de Darssalamy, dans l’arrondissement n°6 de Bobo-Dioulasso. L’information a été rendue publique par le Président de la Délégation spéciale communale.

Selon les premières informations, l’accident a provoqué un début d’incendie, suscitant une intervention rapide des services de secours. Les équipes déployées sur le terrain poursuivent les opérations de sécurisation afin de maîtriser la situation et de prévenir tout risque supplémentaire lié au chargement de gaz.

Face à cet incident, les autorités communales invitent les usagers de la RN7 ainsi que les populations riveraines à faire preuve de la plus grande prudence. Elles recommandent d’éviter le secteur concerné jusqu’à nouvel ordre, de respecter le périmètre de sécurité établi par les forces d’intervention et de suivre scrupuleusement les consignes données par les équipes présentes sur les lieux.

Le Président de la Délégation spéciale communale rassure la population que toutes les dispositions nécessaires sont prises pour gérer cette situation et limiter les risques. Il précise qu’un point de situation sera communiqué dès que de nouvelles informations seront disponibles sur l’évolution des opérations et les circonstances de l’accident.

En attendant, les autorités appellent chacun à la responsabilité et à la coopération afin de faciliter le travail des secours et d’assurer la sécurité de tous.

POO