Libertés religieuses au Burkina Faso : La Conférence épiscopale réaffirme son engagement aux côtés de l’État

La Conférence épiscopale du Burkina Faso a clos, le jeudi 11 juin 2026, la série d’auditions initiées par la Commission des affaires générales, institutionnelles et des droits humains (CAGIDH) dans le cadre de l’examen du projet de loi portant libertés religieuses au Burkina Faso.

Face aux députés, la délégation de la conférence épiscopale a présenté la vision de l’Église catholique sur le texte en discussion. Tout en saluant l’initiative gouvernementale, elle a exprimé sa disponibilité à accompagner l’État dans la mise en place d’un cadre juridique susceptible de favoriser une pratique responsable des libertés religieuses.

Pour la Conférence épiscopale, l’adoption d’une telle loi intervient dans un contexte marqué par la recrudescence des discours de haine, des formes de radicalisation et des risques d’extrémisme violent, autant de facteurs pouvant fragiliser la cohésion sociale et le vivre-ensemble. D’où la nécessité, selon elle, de disposer d’un instrument juridique capable de prévenir les dérives et de promouvoir des relations harmonieuses entre les différentes confessions religieuses.

Dans une démarche constructive, la délégation de la Conférence épiscopale a également formulé des observations et des propositions visant à enrichir le projet de loi. Des contributions dont la CAGIDH dit avoir pris bonne note. La CAGIDH a, par ailleurs, salué l’engagement constant de la Conférence épiscopale en faveur de la paix, du dialogue interreligieux et de la consolidation du vivre-ensemble au Burkina Faso, réaffirmant ainsi le rôle essentiel des acteurs religieux dans l’accompagnement des politiques publiques d’intérêt national.

Source : DCRP/ Assemblée Législative de Transition (ALP)

Libertés religieuses au Burkina Faso : la FEME soutient le projet gouvernemental et propose des ajustements

La Commission des affaires générales, institutionnelles et des droits humains (CAGIDH) a reçu, le jeudi 11 juin 2026, une délégation de la Fédération des églises et missions évangéliques (FEME), dans le cadre de l’examen du projet de loi portant libertés religieuses au Burkina Faso. Cette consultation s’inscrit dans une démarche inclusive visant à enrichir le texte fondamental avant son adoption.


La délégation de la FEME a d’emblée tenu à saluer l’initiative législative, exprimant sa gratitude à la CAGIDH et au Parlement pour l’avoir associée au processus d’élaboration. Pour elle, l’enjeu est de doter le Burkina Faso d’un instrument juridique à la hauteur des défis que pose la coexistence des communautés religieuses dans un pays aux croyances plurielles. La délégation de la FEME a égrainé un chapelet de recommandations touchant à des questions aussi essentielles que les définitions fondamentales du texte, les garanties accordées aux croyants, les interdictions et obligations imposées aux organisations religieuses, ou encore les conditions d’érection et d’ouverture des édifices de culte.

La liberté des débats religieux et le financement des structures confessionnelles ont également été mis sur la table, témoignant d’une réflexion approfondie sur les équilibres à trouver. La FEME partage l’avis de la régulation des libertés religieuses par l’Etat, afin de consolider davantage la cohésion sociale et le vivre-ensemble. Cette régulation ne doit pas être conçue comme une contrainte, mais comme une protection et, surtout, comme une prévention des dérives qui menacent la paix sociale dans un pays où la foi demeure un pilier identitaire majeur.

Source : DCRP/Assemblée Législative du Peuple (ALP)

Quatre experts, un seul message : la Chine et les États-Unis doivent mettre de côté leurs divergences pour lutter contre la drogue

Alors que les drogues synthétiques continuent de représenter une menace croissante pour la santé publique à l’échelle mondiale, dans un documentaire produit par CGTN intitulé « War On Fentanyl: Record Of China-US Cooperation », des experts chinois et américains appellent à une coopération internationale renforcée dans la lutte contre la toxicomanie et le trafic de drogue. Malgré les différences entre leurs systèmes politiques et leurs intérêts nationaux, ils affirment que la crise de la drogue est un défi commun qui exige une réponse commune.

Le problème mondial de la drogue ne peut être résolu par un seul pays agissant seul. Selon Zhou Wenhua, chercheur à l’hôpital Kangning affilié à l’université de Ningbo et vice-président de l’Association chinoise pour la prévention et le traitement de la toxicomanie, l’ampleur et la complexité de la toxicomanie aujourd’hui rendent la coopération internationale indispensable.

Zhou a souligné que près de 300 millions de personnes dans le monde consomment des substances psychoactives, alors que la compréhension scientifique de la dépendance reste limitée. Selon lui, une coopération plus étroite entre les pays permettrait non seulement de renforcer les efforts de lutte contre la toxicomanie, mais aussi de faire progresser la recherche sur les substances psychoactives et le cerveau humain lui-même. En partageant leurs connaissances et leurs ressources, la communauté internationale peut développer des approches plus efficaces en matière de prévention, de traitement et de réinsertion.

Les experts estiment également que la Chine et les États-Unis possèdent des atouts complémentaires qui pourraient contribuer de manière significative à la gouvernance mondiale en matière de drogues.

Shen Haowei, professeur à la Faculté de médecine de l’Université de Ningbo et directeur de son programme de master professionnel en pharmacie, a souligné que la Chine a mis en place un système fondé sur des données probantes pour évaluer les méfaits liés aux drogues. Les États-Unis, quant à eux, ont accumulé de vastes données épidémiologiques, ainsi qu’une expérience précieuse en matière de surveillance de terrain et de pratiques répressives.

Selon Shen, une coopération plus étroite entre les deux pays pourrait contribuer à rendre leurs législations respectives en matière de contrôle des drogues plus scientifiques et fondées sur des données probantes. Plus important encore, une telle collaboration pourrait contribuer à l’élaboration de normes internationalement reconnues pour la réglementation des substances psychoactives émergentes, offrant ainsi un cadre plus solide pour le contrôle mondial des drogues.

Si les incertitudes politiques et diplomatiques compliquent souvent les relations bilatérales, certains experts estiment que ces défis ne devraient pas empêcher la coopération sur des questions qui touchent au bien-être public.

Liu Yu, directrice exécutive et professeure à la Faculté de médecine de l’Université de Ningbo, a souligné que les menaces liées aux drogues constituent des défis communs. Elle a fait valoir que les pays devraient être prêts à mettre de côté certains facteurs de déstabilisation et à continuer de travailler ensemble même lorsque des divergences subsistent. Selon elle, la coopération ne devrait pas être prise en otage par des tensions géopolitiques plus larges lorsque des intérêts communs sont en jeu.

Ce sentiment est partagé par des experts aux États-Unis

David, ancien enquêteur spécialisé dans les détournements de drogues au sein de la Drug Enforcement Administration (DEA) américaine, a souligné que les drogues ne font pas de distinction fondée sur la politique, l’idéologie ou l’appartenance nationale. Les dommages qu’elles causent s’étendent au-delà des frontières et affectent les communautés indépendamment des divergences politiques.

C’est pourquoi, a-t-il fait valoir, la coopération entre la Chine et les États-Unis doit être considérée comme plus qu’une simple question de diplomatie. Il s’agit avant tout d’un effort commun visant à protéger les générations futures des conséquences dévastatrices de la toxicomanie.

Bien qu’ils proviennent de pays et d’horizons professionnels différents, les quatre experts délivrent un message commun : les drogues sont un ennemi commun. La recherche scientifique, l’innovation législative, les mesures de santé publique et la coopération en matière d’application de la loi nécessitent toutes une collaboration internationale. Dans la lutte contre l’abus et le trafic de drogues, ils estiment que la Chine et les États-Unis ont l’opportunité – et la responsabilité – de travailler ensemble pour le bien des générations futures.

Source: CGTN

 

Palais des Sports Ouaga 2000: un nouveau parquet pour accompagner les ambitions du sport burkinabè

Le ministère des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi a inauguré, jeudi 11 juin 2026 à Ouagadougou, le nouveau parquet du palais des Sports Ouaga 2000. Réalisée grâce à un financement du Fonds d’appui au sport et à la presse privée (FASPP) « Wassa Bondo », cette infrastructure moderne vise à améliorer les conditions de pratique des sports de salle et à renforcer le rayonnement du Burkina Faso sur la scène sportive internationale.

Le palais des Sports Ouaga 2000 franchit une nouvelle étape dans sa modernisation. Après plusieurs mois de travaux, l’infrastructure dispose désormais d’un parquet homologué répondant aux standards exigés pour l’organisation de compétitions nationales et internationales. La cérémonie d’inauguration, hier 11 juin, a réuni les autorités administratives et sportives, des responsables de fédérations ainsi que de nombreux acteurs du mouvement sportif burkinabè. Selon les responsables du projet, le nouveau plancher sportif couvre une superficie de 2 241 mètres carrés. Conçu en bambou densifié multicouche, il est destiné à accueillir diverses disciplines de salle, notamment le basketball, le handball, le volleyball, le futsal et le badminton. Outre les compétitions sportives, l’infrastructure pourra également servir à l’organisation d’activités éducatives, culturelles et citoyennes.

Présidant la cérémonie, la ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, Annick Pikbougoum, a souligné l’importance stratégique du sport dans la dynamique de développement du pays. Pour elle, l’investissement dans les infrastructures sportives constitue un levier essentiel pour l’encadrement de la jeunesse et la promotion de l’excellence sportive. « Investir dans le sport, c’est investir dans la jeunesse. Investir dans les infrastructures sportives, c’est préparer l’avenir », a-t-elle déclaré, rappelant la volonté du gouvernement de doter le Burkina Faso d’équipements modernes et adaptés aux exigences du sport contemporain. La première responsable du département en charge des sports a également indiqué que cette réalisation s’inscrit dans la vision des autorités à créer un environnement favorable à l’émergence d’athlètes capables de défendre les couleurs nationales sur les scènes africaine et mondiale.

Un investissement de plus de 211 millions FCFA

Avec cette réalisation, le palais des Sports Ouaga 2000 consolide davantage son statut d’infrastructure de référence pour les sports de salle au Burkina Faso.

Le coût de réalisation du nouveau parquet s’élève à 211 201 061 FCFA TTC. Le financement a été assuré par le Fonds d’appui au sport et à la presse privée « Wassa Bondo ». A ce montant s’ajoute une contribution technique et matérielle de l’entreprise AFRIKBTP et Logistique, estimée à 16 876 235 FCFA, destinée notamment aux travaux complémentaires nécessaires à l’homologation de la salle. La directrice générale du Fonds Wassa Bondo, Ida Ouédraogo, a rappelé que ce projet répond à la nécessité de maintenir le palais des Sports aux standards requis pour les disciplines de salle. « Avec le temps et l’intensité de son utilisation, l’ancien parquet ne permettait plus d’offrir aux athlètes des conditions optimales d’entraînement et de compétition », a-t-elle expliqué. Selon elle, les travaux ont été exécutés dans un délai de 90 jours et traduisent l’engagement des autorités à faire du sport un véritable facteur de développement et d’épanouissement de la jeunesse.

Mme Ouédraogo a également rendu hommage à son prédécesseur, le commandant Karim Souabou, pour les initiatives entreprises dans la phase de conception du projet. Elle a enfin invité les utilisateurs à veiller à l’entretien de l’infrastructure afin d’en garantir la durabilité. Les responsables du sport burkinabè fondent de grands espoirs sur cette nouvelle infrastructure. Grâce à ses caractéristiques techniques, le parquet offre une meilleure absorption des chocs, une résistance accrue à l’humidité ainsi qu’une durabilité adaptée aux conditions climatiques sahéliennes. Les bénéfices attendus sont multiples. Les autorités évoquent notamment une amélioration des performances sportives, une réduction des risques de blessures et un accroissement de l’attractivité du Burkina Faso pour l’accueil de compétitions sous régionales et internationales. Pour la ministre en charge des sports, les infrastructures de qualité constituent un complément indispensable au talent des athlètes. Elle a exprimé le souhait que ce nouvel équipement contribue à l’éclosion de futurs champions capables de porter haut les couleurs nationales.

La cérémonie a été ponctuée par plusieurs rencontres d’exhibition destinées à mettre en valeur les qualités du nouveau revêtement sportif. Trois disciplines étaient à l’honneur : le basketball, le volleyball et le handball. Les spectateurs ont d’abord assisté à des démonstrations impliquant les catégories juniors avant de suivre des oppositions entre vétérans. Ces rencontres ont permis de tester les performances du nouveau parquet dans différentes conditions de jeu tout en offrant un spectacle apprécié du public présent.

Pengdwendé Achille OUEDRAOGO

Le cri de l’albinos… !

Je suis née de mère et de père noirs

Sans gloire, Blanche je suis, en trance

J’ai le sublime faciès de la riche diversité

J’ai la hardiesse de la triste mère amère

 

J’ai le mal de peau qui fait froid dans le dos

Mon identité est une banale belle calamité innée

Mon humanité est une peau de chagrin pigmentée

Sous ma peau d’étau mon être cache son mal-être

 

Ma peau, ce beau cachot m’étreint à m’éteindre

Je suis traité avec mépris comme un débris avarié

Je suis la risée des mioches qui clochent à la criée

Les miens peinent à voir le lien qui tient lieu de trait

 

Pourtant dans mes veines coule la sève de l’humanité !

Pourtant, je suis du même groupe que vous, c’est sanguin !

Bon sang où voulez-vous que j’aille, que je fasse, que je sois !

O diantre, juste ciel, de larmes je suis trempé, mon Dieu, t’es-tu trompé ?

 

Coupables vous l’êtes, de quelle couleur est votre âme ?

Condamnables vous l’êtes, de quelle odeur est votre souffle ?

De vie à trépas, ta douleur me fait mal, ta joie me réjouit, oui !

Tout ouïe, je suis, oui dites-moi de qui suis-je, d’où je viens ?

 

Albinos, jusqu’à l’os, s’il le faut ; Albinos, rouge est mon sang !

Albinos comme l’incompris albatros, Albinos au destin atroce, c’est rosse !

Sur l’autel de stèle, je suis la suppliciée de l’office, la proie du sacrifice !

Au cœur des superstitions, je suis la potion magique abracadabra !

 

Le regard hagard de la société m’a effacé.

Même le soleil ne brille pas pour moi, il me brûle.

Seul le ciel veille sur les merveilles de la terre.

Seul l’espoir me fait oublier ma peau humiliée.

 

Que le monde s’étonne ! Albinos, je le suis malgré le mal de peau.

Que la terre dans sa diversité divine enterre ma rage et me laisse en paix.

Je suis albinos, je suis différent et sans différend, je crie ma déférence.

Je suis albinos, je ne suis ni impotent ni incompétent, je suis humain.

 

Arrêtez de me fixer à l’envers les yeux fermés !

Arrêtez de vous railler, ma peau me démange !

Aidez les albinos à briser vos barrières de fers !

Aidez-nous à vivre enfin avec vous et vous avec nous !

Clément ZONGO

clmentzongo@yahoo.fr

Sénégal : la justice à l’épreuve de son indépendance

Il y a un nouveau rebondissement dans la crise politique au Sénégal. En effet, des députés de l’opposition ont officiellement saisi le Conseil constitutionnel, le lundi 8 juin 2026, pour contester la légalité du retour de Ousmane Sonko au Parlement. Cette procédure pourrait ainsi devenir un révélateur de l’état réel des rapports de force au sommet de l’Etat sénégalais.

A première vue, l’opposition fonde sa requête sur un argument juridique : l’incompatibilité supposée entre les fonctions exercées par Sonko et son retour au Parlement après son départ de la Primature. Les requérants estiment que la procédure ayant conduit à sa réinstallation comme député puis à son élection au perchoir mériterait un contrôle approfondi de constitutionnalité.

Cependant, au-delà des arguments de droit, la question est éminemment politique. Depuis plusieurs semaines, les relations entre Bassirou Diomaye Faye, le Président du Sénégal et Ousmane Sonko se sont considérablement dégradées. Celui qui apparaissait naguère comme le véritable architecte de l’accession à la magistrature suprême de Diomaye Faye se retrouve désormais à la tête d’un pôle politique autonome, doté d’une forte influence au sein du PASTEF et de l’Assemblée nationale.

Dans ce contexte, la saisine du Conseil constitutionnel alimente naturellement les spéculations. Une partie de l’opinion se demande si cette initiative de l’opposition n’est pas indirectement encouragée par certains cercles du pouvoir désireux d’affaiblir Sonko. Aucune preuve ne permet aujourd’hui d’étayer une telle hypothèse. Néanmoins, la concomitance entre l’aggravation des tensions au sommet de l’Etat et cette offensive juridique nourrit les interrogations.

Quant aux chances réelles de succès de cette requête, elles demeurent difficiles à évaluer. Le Conseil constitutionnel devra avant tout se prononcer sur le terrain du droit et non sur celui des rapports de forces politiques. Les juges examineront notamment les dispositions constitutionnelles relatives au statut des députés, aux incompatibilités de fonctions et aux modalités de remplacement puis de réintégration d’un parlementaire ayant rejoint le gouvernement.

Or, plusieurs juristes sénégalais soulignent déjà que la situation de Ousmane Sonko présente certaines spécificités. Son retour à l’Assemblée nationale est intervenu après sa sortie du gouvernement et s’est effectué dans un cadre institutionnel qui, selon ses partisans, respecte les textes en vigueur. Pour cette raison, beaucoup d’observateurs considèrent que l’opposition devra franchir un seuil juridique particulièrement élevé pour obtenir l’annulation de son mandat parlementaire ou de son élection à la présidence de l’Assemblée.

En réalité, même si la requête venait à être rejetée, l’opposition aurait déjà atteint un premier objectif : placer le dossier Sonko au centre du débat public et accentuer la pression politique autour du président de l’Assemblée nationale. A l’inverse, si le Conseil constitutionnel venait à donner raison aux requérants, le séisme politique serait considérable. Une telle décision redistribuerait profondément les cartes au sein de la majorité et pourrait accentuer davantage les fractures entre les différentes composantes du pouvoir.

Le véritable enjeu dépasse donc le seul cas Sonko. C’est la capacité des institutions sénégalaises à arbitrer sereinement un conflit mêlant droit et politique qui est aujourd’hui observée. Le Conseil constitutionnel dispose d’un délai maximal d’un mois pour rendre sa décision. Quelle qu’elle soit, celle-ci sera perçue comme un test de l’indépendance de la justice constitutionnelle sénégalaise.

Kamélé FAYAMA

Libertés religieuses au Burkina Faso La FAIB livre son analyse précise du projet de loi

La Commission des affaires générales institutionnelles et des droits humains (CAGIDH) a reçu, le jeudi 11 juin 2026, la Fédération des associations islamiques du Burkina Faso (FAIB) dans le cadre de l’audition des acteurs concernés par le projet de loi portant libertés religieuses. Une rencontre attendue, au cours de laquelle la FAIB a livré une analyse minutieuse du texte aux députés.

Si les représentants de la faîtière islamique se sont dits satisfaits de l’initiative, ils n’ont pas pour autant manqué de formuler des recommandations précises, des suggestions et des amendements. Loin d’un simple avis de principe, la FAIB a procédé à une lecture croisée et exhaustive de l’ensemble du projet. Chaque article a été passé à la loupe avec à la clé, plusieurs propositions de reformulation de certains articles, ainsi que des ajouts d’alinéas jugés nécessaires pour mieux garantir l’exercice du culte. Sans tabou, mais avec méthode, la Fédération a soumis ses observations à la CAGIDH. Elle souhaiterait que ces contributions techniques soient prises en compte afin de permettre à la communauté musulmane du Burkina de vivre pleinement sa foi, en conformité avec les principes islamiques, dans un cadre juridique apaisé. La qualité des contributions de la FAIB n’a pas échappé à la présidente de la commission, Lynda Gladys Kandolo, qui a chaleureusement salué le sérieux et la profondeur du travail fourni.

ALP

Fin des ateliers de Toukin-séries: Rendez-vous le 12 juin prochain pour la restitution des projets 

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La restitution des ateliers du Toukin séries 2026 de la Résidence de création, de développement de séries Tv aura lieu ce vendredi 12 juin 2026 à Ouagadougou.

Après des jours d’intenses travaux et de rencontre B2B entre les auteurs de projets et les professionnels du cinéma,la restitution des projets des ateliers du Toukin-series 2026 de la Résidence de création, de développement de séries Tv aura lieu le vendredi 12 juin 2026.

Pour le promoteur des ateliers Toukin-series, Désiré Guy Yaméogo, les ateliers ont permis à des scénaristes, producteurs et dramaturges expérimentés, d’accompagner des jeunes créateurs dans l’élaboration et le développement de leur projet.  
Pour le promoteur des ateliers Toukin-series, Désiré Guy Yaméogo, les ateliers ont permis à des scénaristes, producteurs et dramaturges expérimentés, d’accompagner des jeunes créateurs dans l’élaboration et le développement de leur projet.  
A l’issu des coaching, l’ensemble des auteurs ont eu un mois pour parfaire et développer leurs projets à travers les observations faites par les différents consultants. Le promoteur des ateliers de Toukin-séries, Guy Désiré Yaméogo, consultant,scénariste et réalisateur de plusieurs série burkinabè, a confié que c’est le début du projet pour les auteurs.                  Il a révélé qu’au cours de ces ateliers, ils ont pris connaissance des projets des auteurs. « Nous sommes satisfaits de ces jours d’ateliers car nous avons voyagé dans divers mondes à travers leurs projets », a-t-il affirmé.Il a expliqué qu’en quelques jours d’ateliers, les 10 projets ont eu des évolutions.    « Les porteurs de projets ont déjà pris en compte les remarques et ils ont eu un mois pour les parfaire. Nous nous retrouverons le 12 juin prochain pour la restitution  », a-t-il indiqué.Pour les éditions prochaines, il a souhaité que les diffuseurs puissent se joindre à eux pour accompagner les projets. L’auteur du projet « le Royaume de Sya », Jonathan Soubeiga, venu de Bobo Dioulasso, a révélé qu’en venant à la Résidence, il avait pour ambition d’acquérir des idées, des recommandations en espérant un accompagnement. Mais, il s’est vite rendu compte qu’il avait mal compris plusieurs paramètres et ne les avait pas pris en compte dans les scenarii. Quant à Boris Kabré, porteur du projet « Le Festin », il s’est réjoui d’avoir pris part à cette résidence qui va faire naitre de grands projets. Après avoir parcouru tous les 10 projets, le consultant Ildevert Meda a rassuré qu’ils valent tous la peine d’être accompagnés. Le représentant des auteurs, Sékou Omar Sidibé, a remercié le comité d’organisation pour l’opportunité qui leur a été donné mais il a déploré le court temps des ateliers. « Nous souhaitons que la Résidence prochaine soit le cadre où nous allons tous résider ensemble durant au moins une semaine », a-t-il dit.
L’un des auteurs de projet, Jonathan Soubeiga « Je ne regrette pas d’être venu à la Résidence parce que les échanges avec les différents professionnels m’ont permis d’avoir une grande connaissance sur les séries ».

Gbetcheni Constantin Bertrand KAMBIRE

Protection des consommateurs : des EPE sensibilisés aux bénéfices de la démarche qualité

L’Agence burkinabè de normalisation, de la métrologie et de la qualité a organisé un séminaire à l’intention des responsables et cadres des établissements publics d’Etat, jeudi 11 juin 2026, à Ouagadougou. L’objectif est de les sensibiliser à la démarche qualité.

Dans le cadre de ses missions de promotion de la qualité, de protection des consommateurs et de soutien au secteur privé, l’Agence burkinabè de normalisation, de la métrologie et de la qualité (ABNORM) a organisé un séminaire d’information et de sensibilisation à l’intention des responsables et cadres des Etablissements publics d’Etat (EPE), jeudi 11 juin 2026, à Ouagadougou.  Le directeur général de l’ABNORM, Habraham Somda, a indiqué que l’activité vise à présenter les enjeux, les principes, les modalités et les bénéfices d’une démarche qualité en vue de favoriser un engagement progressif des bénéficiaires dans la mise en œuvre d’un système de management de la qualité adapté à leur mission.

Il a mentionné que des communications porteront sur la présentation de la mission, des attributions et des prestations de l’ABNORM ; la démarche qualité dans les EPE en tant que levier d’amélioration du service public et sur la norme ISO 9001 version 2015, comme cadre pratique pour organiser, piloter et améliorer les services publics.

Abraham Somda a soutenu que les EPE occupent une place importante dans la mise en œuvre des politiques publiques. « Par les missions qui leur sont confiées, ils contribuent directement à la satisfaction des besoins des populations, à l’exécution des priorités de l’Etat et au bon fonctionnement du service public. A ce titre, la qualité de leurs organisations, la maîtrise de leurs prestations, la clarté de leurs procédures, la fiabilité de leurs résultats et leurs capacités d’amélioration constituent des enjeux majeurs de leurs performances », a-t-il étayé. Le DG de l’ABNORM a ajouté que les attentes à l’égard des services publics ont évolué. « L’Etat attend une meilleure performance dans l’exécution des missions. Les partenaires, quant à eux, sont de plus en plus attentifs à la qualité de la gouvernance, la maîtrise des risques et la reddition des comptes. Les usagers attendent des services publics fiables et plus efficaces », a-t-il relevé.

La qualité, une obligation à respectée

Dans un tel contexte, a-t-il poursuivi, la question de la qualité ne peut plus être reléguée au second rang.  Elle doit être comprise comme une exigence pour de meilleurs services publics. « C’est dans cet esprit que s’inscrit une résolution prise par la 22e session de l’Assemblée générale des EPE en juillet 2021 et qui les invitait à mettre en place un système de management de la qualité dans l’optique d’améliorer les services rendus aux usagers », a-t-il rappelé.

Selon Abraham Somda, l’ABNORM, en sa qualité de structure nationale de référence en matière de promotion de la qualité, a le devoir d’accompagner cette dynamique.

Le représentant du Fonds d’appui au sport et à la presse privée (FASP), Bakary Sidibé, au nom des participants, a salué l’initiative de l’ABNNORM. « La démarche qualité permet d’éviter le tâtonnement dans l’exécution des services publics. Peu importe le domaine dans lequel nous intervenons, la qualité est une obligation qui doit être respectée par tous. Et elle doit permettre à l’Etat d’atteindre ses objectifs en matière de développement », a-t-il avancé. Bakary Sidibé a souhaité  que l’ABNORM  demeure dans cette lancée, en communiquant toujours avec l’ensemble des acteurs afin qu’ils  puissent comprendre réellement les avantages de la démarche qualité.

Adama SAWADOGO

Pénurie du ciment au Burkina Faso: la BMCRF dénonce des pratiques frauduleuses

La Brigade mobile de contrôle économique et de la répression des fraudes (BMCRF) a animé une conférence de presse, jeudi 11 juin 2026, à Ouagadougou, pour informer l’opinion publique sur des pratiques commerciales illicites observées sur le marché du ciment.

La pénurie du ciment continue en dépit des actions entreprises par le ministère en charge du commerce et des autres acteurs du secteur. A cet égard, la Brigade mobile de contrôle économique et de la répression des fraudes (BMCRF) a animé une conférence de presse pour dénoncer des pratiques commerciales illégales, jeudi 11 juin 2026, à Ouagadougou. Pour résorber la pénurie, de nouvelles mesures sont en vigueur désormais. « A partir du 11 juin 2026, tout camion sorti d’usine ou aperçu en circulation sans les documents nécessaires verra son chargement saisi et confisqué.

De plus, les cimenteries, distributeurs, grossistes et tous les acteurs devront, dorénavant, fournir toutes les informations sur les stocks produits et mis dans le circuit de distribution », a annoncé le coordonnateur général de la BMCRF, Sanibè Faho. Il a rappelé que les prix du ciment demeurent inchangés sur le marché.  La tonne du CPJ 35 coûte 100 000 FCFA et la tonne du CPA 45 est fixée à 115 000 FCFA. Le coordonnateur général de la BMCRF a confié que les opérations de contrôle et la régulation du marché seront renforcées sur l’ensemble du territoire burkinabè, afin de lutter contre la spéculation des prix, les pratiques frauduleuses et toutes autres formes de concurrence déloyale.  Il a également demandé à la population de dénoncer tout acte malveillant qu’elle viendrait à constater.

Sanibè Faho a indiqué que la pénurie du ciment serait liée à des facteurs affectant la production nationale et la spéculation sur le prix du ciment par certains distributeurs. Il a mentionné les délestages et la baisse de tension, les lenteurs dans les procédures de formalités douanières aux corridors de la Côte d’Ivoire et du Togo. Il a pointé du doigt également la forte demande des consommateurs burkinabè et la baisse de l’offre liées aux déclassements des camions hors gabarit. Face à cette situation, le coordonnateur de la BMCRF a assuré que d’importantes mesures ont été engagées afin d’améliorer la production nationale et renforçant l’approvisionnement du marché.

« Une série de concertations avec les cimenteries du Burkina ont permis d’identifier les difficultés et apporter des solutions appropriées. Des efforts sont déjà constatés, car la production du ciment est passée de 169 531 tonnes en mi-mars 2026 à 185 888,94 tonnes à la fin du mois de mai 2026, soit une hausse de 9, 65% », s’est-il félicité. Le coordonnateur de la BMCRF a ajouté que des améliorations significatives ont été enregistrées au niveau des frontières de la Côte d’Ivoire et du Togo pour l’approvisionnement du clinker, principal intrant utilisé dans la fabrication du ciment.

Il a rassuré l’opinion publique que le gouvernement poursuivra le suivi de la production, la distribution et la commercialisation du ciment. « Tous les acteurs impliqués dans le non-respect des mesures seront sanctionnés conformément à la règlementation en vigueur », a-t-il prévenu. Le Burkina Faso compte huit cimenteries dont cinq à Ouagadougou, deux à Bobo Dioulasso et 1 à Ziniaré. Toutes sont fonctionnelles et produisent suffisamment du ciment pour répondre aux besoins de la population burkinabè.

                                                                Gbetcheni Constantin Bertrand KAMBIRE

                                                                (Collaborateur)