Pénurie du ciment au Burkina Faso: la BMCRF dénonce des pratiques frauduleuses

La Brigade mobile de contrôle économique et de la répression des fraudes (BMCRF) a animé une conférence de presse, jeudi 11 juin 2026, à Ouagadougou, pour informer l’opinion publique sur des pratiques commerciales illicites observées sur le marché du ciment.

La pénurie du ciment continue en dépit des actions entreprises par le ministère en charge du commerce et des autres acteurs du secteur. A cet égard, la Brigade mobile de contrôle économique et de la répression des fraudes (BMCRF) a animé une conférence de presse pour dénoncer des pratiques commerciales illégales, jeudi 11 juin 2026, à Ouagadougou. Pour résorber la pénurie, de nouvelles mesures sont en vigueur désormais. « A partir du 11 juin 2026, tout camion sorti d’usine ou aperçu en circulation sans les documents nécessaires verra son chargement saisi et confisqué.

De plus, les cimenteries, distributeurs, grossistes et tous les acteurs devront, dorénavant, fournir toutes les informations sur les stocks produits et mis dans le circuit de distribution », a annoncé le coordonnateur général de la BMCRF, Sanibè Faho. Il a rappelé que les prix du ciment demeurent inchangés sur le marché.  La tonne du CPJ 35 coûte 100 000 FCFA et la tonne du CPA 45 est fixée à 115 000 FCFA. Le coordonnateur général de la BMCRF a confié que les opérations de contrôle et la régulation du marché seront renforcées sur l’ensemble du territoire burkinabè, afin de lutter contre la spéculation des prix, les pratiques frauduleuses et toutes autres formes de concurrence déloyale.  Il a également demandé à la population de dénoncer tout acte malveillant qu’elle viendrait à constater.

Sanibè Faho a indiqué que la pénurie du ciment serait liée à des facteurs affectant la production nationale et la spéculation sur le prix du ciment par certains distributeurs. Il a mentionné les délestages et la baisse de tension, les lenteurs dans les procédures de formalités douanières aux corridors de la Côte d’Ivoire et du Togo. Il a pointé du doigt également la forte demande des consommateurs burkinabè et la baisse de l’offre liées aux déclassements des camions hors gabarit. Face à cette situation, le coordonnateur de la BMCRF a assuré que d’importantes mesures ont été engagées afin d’améliorer la production nationale et renforçant l’approvisionnement du marché.

« Une série de concertations avec les cimenteries du Burkina ont permis d’identifier les difficultés et apporter des solutions appropriées. Des efforts sont déjà constatés, car la production du ciment est passée de 169 531 tonnes en mi-mars 2026 à 185 888,94 tonnes à la fin du mois de mai 2026, soit une hausse de 9, 65% », s’est-il félicité. Le coordonnateur de la BMCRF a ajouté que des améliorations significatives ont été enregistrées au niveau des frontières de la Côte d’Ivoire et du Togo pour l’approvisionnement du clinker, principal intrant utilisé dans la fabrication du ciment.

Il a rassuré l’opinion publique que le gouvernement poursuivra le suivi de la production, la distribution et la commercialisation du ciment. « Tous les acteurs impliqués dans le non-respect des mesures seront sanctionnés conformément à la règlementation en vigueur », a-t-il prévenu. Le Burkina Faso compte huit cimenteries dont cinq à Ouagadougou, deux à Bobo Dioulasso et 1 à Ziniaré. Toutes sont fonctionnelles et produisent suffisamment du ciment pour répondre aux besoins de la population burkinabè.

                                                                Gbetcheni Constantin Bertrand KAMBIRE

                                                                (Collaborateur)

Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso: 78 ans au service du développement socioéconomique

La Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF) a célébré son 78e anniversaire, jeudi 11 juin 2026, à Ouagadougou, par une montée des couleurs.

1948-2026. La Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF) a 78 ans. Ces années d’engagement au service du développement socioéconomique de la nation et de la structuration du secteur privé ont été célébrées ce jeudi 11 juin 2026, à Ouagadougou, par un acte de civisme autour des couleurs nationales. La cérémonie s’est déroulée en présence du directeur de cabinet du ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Zakaria Gyengani, du président de la délégation spéciale consulaire, Roland Achille Sow, des travailleurs et d’acteurs du monde des affaires.

Après avoir traduit sa reconnaissance aux Forces de défense et de sécurité (FDS) et aux Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) pour leur engagement quotidien pour la reconquête de l’intégrité du territoire national, Zakaria Gyengani a rendu un hommage appuyé à tous les acteurs ayant contribué à bâtir la CCI-BF, à savoir les présidents consulaires successifs, les directeurs généraux, les membres des instances dirigeantes et l’ensemble du personnel. « 78 années d’existence représentent un patrimoine institutionnel considérable. Elles témoignent de la résilience, de l’utilité et de la capacité d’adaptation de la Chambre de commerce et d’industrie aux différentes mutations économiques, sociales et politiques qu’a connues notre pays », a-t-il souligné.

Ce 78e anniversaire intervient à un moment où, sous le leadership du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, le gouvernement a entrepris de réformer la CCI-BF pour en faire une institution consulaire plus moderne, performante, représentative et davantage alignée sur les priorités nationales de développement , conformément à la dynamique de reconquête de la souveraineté politique, économique et industrielle de la nation burkinabè. « Ces réformes ne doivent pas être perçues comme une rupture avec l’histoire de la Chambre, mais plutôt comme une évolution nécessaire destinée à renforcer sa légitimité, son efficacité et son impact au service de l’économie nationale », a précisé le représentant du ministre chargé du Commerce.

Il a par ailleurs salué le travail remarquable accompli par le président de la délégation spéciale consulaire, ainsi que l’ensemble des acteurs mobilisés dans le cadre de ce processus de transformation institutionnelle.

Contribuer à l’émergence d’une nouvelle génération d’entrepreneurs

La célébration symbolique des 78 ans de la CCI-BF a été marquée par une montée des couleurs.

Et en considération des enjeux et défis de l’heure, en lien avec l’orientation politique, le gouvernement attend de la Chambre de commerce qu’elle remplisse pleinement les missions stratégiques qui lui sont confiées. Il s’agit, entre autres, de renforcer son rôle de représentation et de défense des intérêts du secteur privé auprès des pouvoirs publics ;  accompagner la transformation productive de  l’économie nationale à travers la promotion de l’industrialisation, de la transformation locale des matières premières et du développement des chaînes de valeur nationales ; contribuer à l’émergence d’une nouvelle génération d’entrepreneurs burkinabè, capables d’innover, de créer des emplois et de conquérir les marchés régionaux et internationaux. Il est également attendu de la CCI-BF qu’elle contribue à renforcer la compétitivité des entreprises nationales par la formation, l’assistance technique, l’accès à l’information économique et l’accompagnement à l’exportation, joue un rôle accru dans la promotion de l’investissement productif, le développement des infrastructures économiques, la modernisation du commerce et la consolidation de l’économie nationale.

Pour y arriver, il y a lieu de renforcer la gouvernance, la transparence et la redevabilité dans la gestion de l’institution, rapprocher davantage les services consulaires des entreprises sur l’ensemble du territoire national, faire de l’accompagnement des PME-PMI une priorité stratégique, soutenir activement les initiatives de transformation industrielle locale, promouvoir le patriotisme économique et la consommation des produits burkinabè, développer des partenariats structurants au profit du secteur privé, d’accélérer la digitalisation des services consulaires, a ajouté Zakaria Gyengani.

Pour le directeur général de la CCI-BF, Seydou Tou, depuis sa création en 1948 à Bobo-Dioulasso, suivie de sa délocalisation à Ouagadougou en 1962, l’institution a su s’adapter au contexte, l’environnement et la conjoncture du moment, pour accomplir efficacement sa mission qui est de mobiliser les opérateurs économiques autour de l’idéal de développement de la nation sur la base d’une mission qui lui a été assignée par l’Etat. Il a traduit sa gratitude aux autorités de l’Etat dont l’accompagnement constant a permis à la chambre de commerce d’engranger d’importants acquis. Pour les 80 ans de la CCI-BF, il est envisagé une célébration spéciale à la hauteur de sa contribution au développement socioéconomique du Burkina Faso, a confié M. Tou.

Mahamadi SEBOGO

Windmad76@gmail.com

Retour des déplacés dans le Nakambé: la ministre Pélagie Kabré réconforte les populations réinstallées

La ministre de la Famille et de la Solidarité, le lieutenant-colonel, Pélagie Kabré a échangé, les 10 et 11 juin 2026, dans la région du Nakambé, avec plusieurs populations retournées dans leurs localités d’origine après avoir été déguerpies par des groupes armés terroristes.

La vie a repris ses droits dans plusieurs localités affectées par le terrorisme dans la région du Nakambé. C’est le cas de deux villages, au Sud de la province du Koulpélogo où les populations, forcées de quitter leurs terres, il y a quelques années, ont retrouvé le sourire. Là-bas, depuis 2023-2024, elles ont commencé à retrouver le goût à la vie, grâce aux efforts des forces de défense et de sécurité dans la reconquête du territoire. Parmi elles, une Brigade d’intervention rapide (BIR), installée à cheval entre les deux localités, appuyée par les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP), continue de veiller au grain.

Le mercredi 10 juin 2026, c’est aux cris de joie ‘’IB’’,’’IB’’, en référence au Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, que les populations retournées ont accueilli le ministre de la Famille et de la Solidarité, le lieutenant-colonel, Pélagie Kabré, porteuse d’un message d’espoir et de résilience à l’endroit de ces deux villages qui avaient vu leur vie basculer du jour au lendemain par des hordes terroristes. F.B. est l’une des femmes retournées. Elle a exprimé sa joie de retrouver sa concession après plus d’une année d’errance. Elle s’est dit d’autant plus contente que la ministre ne soit pas venue les mains vides.

En effet, le chef du département de la famille y a apporté des vivres composés de riz, de pâtes alimentaires, de sel, de l’huile, de sucre mais aussi des filtres à eau individuels, des lampes torches solaires, de l’engrais, des moulins diésel, pour ne citer que ceux-là. « Nous avons quitté le village en 2023 et nous sommes revenus en 2024. Ça n’a pas été facile. Mais le gouvernement nous a aidés à retrouver nos domiciles avec joie », s’est-elle exclamée. Profitant de la présence du ministre de la Famille, la quadragénaire a égrené plusieurs difficultés allant de l’absence d’eau potable au manque d’infrastructures sociales (école, centre de santé), en passant par l’absence de perspectives en saison sèche afin de permettre aux femmes de mener des activités génératrices de revenus.

« Nous n’avons pas de centre de santé. En cas de maladie notamment la nuit, c’est la croix et la bannière pour rejoindre un centre de santé », a-t-elle déploré. Elle a plaidé pour un appui du gouvernement afin de permettre aux femmes de son village de développer des activités génératrices de revenus. Dans un autre village, situé à 3 km du premier, le chef de la localité a confié que le retour n’a pas été facile car tout était à refaire. Mais la main sur le cœur, il a promis que lui et ses administrés sont déterminés à faire face à l’adversité pour rester sur leurs terres. « Nous n’avons d’autres lieux où aller. Nous allons nous battre pour y rester, même si cela doit nous couter la vie », a-t-il promis.

Le choix de résister

La représentante des femmes de ce village, A.Z, a expliqué que la présence de la ministre est un symbole fort de la proximité du gouvernement avec la population des zones confrontées aux défis sécuritaires. Selon elle, c’est la preuve que la population de son village n’est ni oubliée ni abandonnée. « En acceptant venir jusqu’à nous, vous avez accepté partager nos peines et nos espoirs », a-t-elle lancé. Pour elle, la population de sa bourgade, qui est restée courageuse malgré les épreuves, refuse de céder au découragement.

« Votre visite constitue pour nous un message de solidarité, de compassion et d’espoir », a-t-elle insisté. A.Z. a reconnu que l’insécurité qu’a subie le village depuis plusieurs années a bouleversé des habitudes de vies, affecté les activités économiques, limité l’accès à certains services sociaux de base et fragilisé certaines familles. « Les champs, autrefois prospères, sont difficilement accessibles, des AGR ont été ralenties, les familles vivent dans l’inquiétude permanente. Des veuves, des orphelins, des personnes âgées font face à des défis considérables », a-t-elle énuméré.

Toutefois, elle a souligné que les populations continuent de croire en l’avenir, de cultiver ses terres lorsque la situation le permet. « Les populations ont fait le choix de résister à la peur et au découragement », a-t-elle martelé. Pour elle, quitter leurs terres reviendrait à abandonner une partie de leur histoire, de leur identité et de leur patrimoine. Le président de la délégation spéciale de la commune, M.C. a vu en la visite du ministre l’expression de la solidarité nationale. C’est la preuve, selon lui, que le gouvernement reste engagé aux côtés des populations là où le besoin se fait sentir. « Ces vivres constituent les véritables socles sur lesquels les populations vont s’appuyer pour mener leurs activités économiques et aborder la campagne agricole qui s’annonce », a-t-il déclaré.

Deuxième jour, même exercice dans la province du Boulgou dans deux autres villages, situés au Sud de la province : échanges avec les chefs coutumiers et les populations, et remise de vivres. La première localité, déguerpie, pendant quatre mois, en 2023 a repris ses activités. Le chef dudit village a expliqué qu’à son retour dans sa concession, tout avait été détruit. Mais, il a confié que ce sont les forces de défense et de sécurité qui ont remis sa maison en état d’habiter. C’est pourquoi, il a exprimé sa reconnaissance aux FDS et aux VDP. En dépit de l’accalmie retrouvée depuis trois ans, le vieillard a dit toujours avoir la peur au ventre.

30 000 ménages retournés en deux mois

Dans une autre bourgade, située à quelques jets de pierre de la frontière avec le Ghana, la représentante des femmes, P.S., a confié que dans leur fuite pour s’échapper aux forces du mal, tout a été abandonné. A leur retour, elle ajouté que c’est avec amertume que les populations ont constaté que le bétail et les vivres avaient été pillés.  Comme d’autres localités, elle a plaidé pour un appui en équipements afin de permettre aux femmes de développer des activités génératrices de revenus. Elle a aussi demandé la réalisation de forages pour consolider leur réinstallation.

Informée du taux élevé d’abandon scolaire des filles au profit des mariages précoces, Pélagie Kabré a soutenu qu’il n’y a pas de santé sans personnel de santé, encore moins un avenir sans école. Elle a appelé les leaders coutumiers à encourager la scolarisation des enfants. La ministre Kabré a rendu un hommage aux FDS et aux VDP grâce à qui, certaines localités, jadis déguerpies par les terroristes, sont habitées. Elle a expliqué que la tournée s’inscrit dans le cadre général des visites dans les localités de retour.

Pour elle, les forces combattantes ont une avancée dans la reconquête du territoire national. Elle en veut pour preuve, le retour progressif des populations dans leurs localités respectives. « Ces deux derniers mois, nous avons accompagné 30 000 ménages à retourner dans leurs localités d’origine dans l’ensemble du territoire », a-t-elle confié. Ce qui est, à son avis, une preuve que la sécurisation du territoire n’est pas que des chiffres mais une réalité tangible sur le terrain.

Le lieutenant-colonel Kabré a aussi justifié sa présence par la volonté de transmettre un message de solidarité du gouvernement et d’encouragement aux populations qui ont accepté braver la peur pour repartir dans leur localité d’origines. « Nous avons constaté une population résiliente qui vaque tranquillement à ses occupations, qui a des préoccupations », a-t-il relevé. Pélagie Kabré a dit avoir pris note des doléances à elles soumises qui, pour la plupart, concernent les services sociaux de base et entend les examiner une fois de retour à Ouagadougou, avec d’autres membres du gouvernement.

En outre, elle a laissé entendre que cette tournée est bénéfique à plus d’un titre parce qu’elle lui a permis de marquer la présence du gouvernement, aux côtés de ses populations. « Cela aussi nous a permis de toucher du doigt leurs réalités ; ce qui va nous permettre de corriger le tir lorsque nous aurons des interventions à leur endroit », a-t-elle dit.  Avant quitter ses hôtes, la ministre de la Famille a appelé les déplacés internes sur l’ensemble du territoire à la solidarité, à suivre les mots d’ordre et l’exemple des populations qui, jadis déplacées comme elles, ont accepté repartir dans leurs localités d’origine. Elle a précisé que les services déconcentrés de son département sont disponibles pour enregistrer les déplacés désireux de retourner dans leur terroir en vue de les accompagner.

Anselme KAMBIRE

Délégation spéciale régionale du Centre-Ouest: 16,8 km de pistes rurales inaugurées

La délégation spéciale régionale du Centre-Ouest, en partenariat avec l’ONG HELVETAS et la Coopération suisse au Burkina Faso, a inauguré, le jeudi 11 juin 2026 à Sourgou, 16,8 kilomètres de pistes rurales réalisées selon l’approche Haute intensité de main-d’œuvre (HIMO). Ces infrastructures ont été aménagées pour un coût global de plus de 419 millions F CFA afin d’améliorer la mobilité des populations et soutenir le développement socio-économique de la région.

Des autorités administratives et coutumières, les partenaires techniques et financiers ainsi que les populations étaient réunies le jeudi 11 juin 2026 à Sourgou. C’était à l’occasion de l’inauguration officielle de 16, 8 kilomètres de pistes rurales réalisés par le Conseil régional du Centre-Ouest et ses partenaires, l’ONG HELVETAS et la Coopération suisse au Burkina Faso. Pour un cout de 419 768 533 F CFA dont plus de 55 millions payés à la main-d’œuvre locale.

Selon le président de la délégation spéciale régionale du Centre-Ouest, Adama Jean Yves Béré, les pistes rurales constituent des infrastructures stratégiques pour le développement économique et social des collectivités territoriales. Il a souligné qu’elles facilitent l’accès des populations aux marchés, aux centres de santé, aux établissements scolaires et aux autres services sociaux de base. « Elles participent également à la valorisation des potentialités agricoles, pastorales et commerciales des zones desservies », a-t-il ajouté.

A écouter, M. Béré, depuis 2015, la région a bénéficié de l’accompagnement de la Coopération suisse à travers le Programme d’appui à la décentralisation et à la participation citoyenne (DEPAC), mis en œuvre avec l’assistance technique de l’ONG HELVETAS Burkina Faso. Grâce à ce partenariat, plus de 150 kilomètres de pistes rurales ont été réalisées dans huit communes du Centre-Ouest au cours des trois phases du programme.

Ces réalisations ont permis de relier plusieurs villages isolés aux chefs-lieux de communes tout en améliorant les conditions de production et d’écoulement des produits agricoles. Le directeur-pays de HELVETAS Burkina Faso, Etienne Zoundi, a indiqué que le programme DEPAC, prévu pour une durée de douze ans, arrivera à son terme en octobre 2026. A l’issue du programme, environ 130 kilomètres de pistes rurales supplémentaires auront été réalisées au profit d’une dizaine de communes pour un investissement global estimé à près de 2,3 milliards F CFA. Tout en saluant les résultats obtenus, il a insisté sur le défi majeur que constitue l’entretien des infrastructures réalisées.

« L’implication des communautés ».

A cet effet, il a rappelé que des comités de gestion ont été mis en place afin d’assurer la pérennité des ouvrages. Toutefois, il a invité les collectivités territoriales et les communautés bénéficiaires à s’impliquer davantage dans la gestion et l’entretien régulier des pistes. Pour sa part, la représentante de la Coopération suisse au Burkina Faso, Jeannie Thiombiano, a relevé que son institution a investi plus de 42 milliards F CFA dans quatre régions et 31 communes du Burkina au cours des douze dernières années à travers le programme DEPAC.

Elle a estimé que le désenclavement des communes constitue un levier essentiel pour le développement local et le renforcement de la résilience des populations face aux défis économiques et sociaux. Le ministère de la Construction de la Patrie, Mikaïlou Sidibé et son collègue de la Justice, Rodrigue Edasso Bayala ont pris part à la cérémonie. Le ministre Sidibé a fait savoir que la méthode HIMO favorise l’implication directe des communautés bénéficiaires dans les travaux à travers la fourniture de la main-d’œuvre et de certains matériaux locaux.

Cette participation permet non seulement de réduire les coûts des projets, mais également de redistribuer les ressources financières aux populations locales. Selon lui, l’approche HIMO génère des retombées économiques immédiates pour les communautés tout en renforçant leurs capacités en matière d’entretien des infrastructures réalisées. Il a rappelé que le Burkina Faso dispose de plus de 45 000 kilomètres de pistes rurales qui jouent un rôle déterminant dans l’accès aux zones de production, aux écoles, aux centres de santé et aux marchés. L’inauguration de ces 16,8 kilomètres de pistes rurales à Sourgou vient ainsi renforcer le réseau de desserte du Centre-Ouest et témoigne de l’engagement des autorités régionales et de leurs partenaires à améliorer les conditions de vie des populations à travers des infrastructures de proximité durables.

Beyon Romain NEBIE

beynebie@gmail.com

Célébration de la Journée de la Russie: Message de Igor Martynov, ambassadeur de la Fédération de Russie au Burkina Faso

Le 12 juin, le peuple russe célèbre la Journée de la Russie, une fête qui symbolise le parcours millénaire de l’Etat russe, son histoire, sa culture, sa diversité et son identité. Cette journée marque le destin commun de notre peuple multiethnique, sa cohésion et son attachement aux traditions.

Nous chérissons la mémoire de notre grande histoire et sommes fiers de la continuité entre les générations, de nos traditions et de nos racines. La capacité à nous adapter à un monde en constante évolution tout en préservant notre identité est notre véritable force, la garantie de la survie de notre pays dans les périodes les plus difficiles de l’histoire.

Notre Patrie a toujours été connue pour ses héros: des bogatyrs légendaires aux soldats de la Grande Guerre patriotique, des pionniers qui ont exploré la Sibérie aux découvreurs de l’Arctique, chaque génération a apporté sa contribution à l’édification de notre immense Patrie.

Aujourd’hui, la Russie est à juste titre considérée comme une grande puissance. Notre pays est le plus vaste État du monde, s’étendant sur 11 fuseaux horaires. La riche culture russe s’harmonise parfaitement avec la diversité des régions du pays. La Russie n’a jamais été une puissance coloniale, elle n’a jamais opprimé et, a fortiori, exterminé d’autres peuples, elle n’a jamais interdit les langues indigènes ni exterminé d’autres religions. C’est précisément ce désir profond de vivre en paix et en harmonie avec tous qui nous a permis de préserver et d’enrichir l’héritage de nos ancêtres.

La Russie compte sans aucun doute parmi les grandes puissances scientifiques. Les recherches révolutionnaires menées par nos scientifiques ont apporté une contribution considérable au développement de la civilisation mondiale. Parmi les réalisations de la science russe qui ont reçu une reconnaissance universelle, on peut citer: la découverte de la loi périodique des éléments chimiques par Dimitri Mendeleïev; l’invention de la radio par Alexandre Popov; le lancement du premier satellite artificiel de l’histoire et le premier vol spatial habité. Les chercheurs, ingénieurs et développeurs russes continuent de faire des découvertes fondamentales, faisant progresser la science nationale et mondiale.

Pendant toute l’existence de l’Etat russe, nous avons été confrontés à des menaces extérieures. Rien qu’au cours des derniers siècles, notre Patrie a dû faire face à d’énormes épreuves: la guerre patriotique de 1812, les deux guerres mondiales déclenchées contre nous, et aujourd’hui la guerre hybride menée par l’Occident en Ukraine. Ce n’est pas nous qui avons lancé la guerre contre la population civile dans le sud-est de l’Ukraine, mais c’est nous qui y mettrons fin. Depuis 2014, le régime de Kiev mène une politique visant à éradiquer tout ce qui est russe en Ukraine: la langue, la culture, la foi. La population russophone subit des répressions. Les citoyens du Donbass et d’autres régions sont systématiquement victimes d’attaques aériennes. Toutes ces raisons nous ont contraints à commencer une opération militaire spéciale, dont les objectifs seront inévitablement atteints.

Notre priorité, c’est d’instaurer une paix stable et durable. Nous ferons en sorte que les gens ne soient plus persécutés simplement parce qu’ils parlent et pensent en russe, et que les enfants ne meurent plus, comme cela s’est produit lors de la terrible tragédie de Starobelsk. La Russie a la responsabilité historique de protéger sa population, et ce devoir est sacré à nos yeux.

La Fédération de Russie mène une politique étrangère souveraine, fondée sur la défense des intérêts nationaux, ainsi que sur la liberté et le droit de notre pays à déterminer son avenir de manière autonome. Dans ce contexte, nous prônons le respect scrupuleux des normes et principes de la Charte des Nations Unies, dans leur intégralité et dans leur interdépendance.

Un nouvel ordre mondial est en train de se mettre en place sous nos yeux. L’ère de l’hégémonie occidentale touche à sa fin. Nous voyons comment des pays ayant perdu leur influence, tels que la France, tentent par tous les moyens de s’accrocher aux vestiges de leur passé colonial et d’imposer leur volonté aux pays du Sahel. Le soutien apporté aux terroristes en Ukraine et en Afrique, qui entraîne la mort de civils, révèle les véritables motivations de Paris.

Le principe fondamental de la Russie est que nous établissons nos relations dans le respect de la souveraineté et de l’équilibre des intérêts de chacun. Il faut rappeler sans relâche que notre pays n’a jamais été une puissance coloniale.

La Fédération de Russie accorde une attention particulière au renforcement des liens avec les pays de la Confédération des Etats du Sahel et l’Afrique en général. C’est avec satisfaction que nous pouvons constater que la coopération russo-burkinabè progresse dans tous les domaines: les échanges commerciaux augmentent, un dialogue politique actif est en cours, y compris au plus haut niveau, les liens humanitaires et culturels s’approfondissent et la coopération militaro-technique s’élargit.

Je tiens tout particulièrement à remercier le peuple burkinabè et son dirigeant, le Président Ibrahim Traoré, d’avoir choisi la Russie comme partenaire stratégique.

La Fédération de Russie poursuivra le développement de ses relations avec nos amis burkinabè dans tous les domaines. Les fruits de cette collaboration sont déjà visibles. Cette année, 67 étudiants burkinabè partiront étudier dans des établissements d’enseignement supérieur russes à titre gracieux, dans le cadre d’un quota accordé par le gouvernement russe. Dans le cadre de l’ONG «Maison russe», des cours de russe gratuits sont dispensés à tous ceux qui le souhaitent. L’enseignement du russe est progressivement mis en place dans les écoles et les universités du pays.

Nous sommes convaincus que le renforcement de la coopération bilatérale répond aux intérêts fondamentaux de la Russie et du Burkina Faso. Notre pays s’est toujours engagé en faveur de la sécurité et de la prospérité du peuple burkinabè, ainsi que d’une paix durable dans la Région du Sahel et en Afrique de l’Ouest dans son ensemble.

Joyeuse Fête de la Russie !

Igor MARTYNOV

Ambassadeur de la Fédération de Russie au Burkina Faso

Reverdissement de la ville de Fada N’Gourma : Plus de 85% des plants mis en terre en 2025 ont survécu

A quelques jours du lancement officiel de l’opération « L’Heure patriotique pour reverdir le Faso », la direction régionale des eaux et forêts de l’ex-région de l’Est a effectué, jeudi 11 juin 2026, à Fada N’Gourma, une visite de suivi des sites reboisés lors de la campagne précédente. Il ressort que plus de 85% des plants mis en terre en 2025 ont survécu.

De la résidence du gouverneur à la Sixième Légion de gendarmerie de Fada N’Gourma, les arbres présentent une bonne physionomie.
De la résidence du gouverneur à la Sixième Légion de gendarmerie de Fada N’Gourma, les arbres présentent une bonne physionomie.

En prélude à la 8ᵉ édition de la Journée nationale de l’arbre (JNA), marquée notamment par le lancement officiel, le 20 juin prochain, de l’opération « L’Heure patriotique pour reverdir le Faso », la direction régionale des eaux et forêts de l’ex-région de l’Est a effectué, jeudi 11 juin 2026, à Fada N’Gourma, une visite de suivi des sites reboisés en 2025. A pas de course, le directeur régional, le lieutenant-colonel des eaux et forêts Romuald Nikiema et ses éléments ont inspecté plusieurs sites, notamment la résidence du gouverneur, la Sixième Légion de gendarmerie de Fada N’Gourma et quelques artères de la ville bordées de plantations d’alignement. Sur l’ensemble des sites parcourus, les arbres présentent une croissance satisfaisante et une bonne physionomie, un an seulement après leur mise en terre. Le lieutenant-colonel Romuald Nikiema a rappelé qu’au cours de l’opération « L’Heure patriotique pour reverdir le Faso » de 2025, plus de 900 000 arbres avaient été plantés dans l’ex-région de l’Est. « Aujourd’hui, nous sommes à plus de 85 % de taux de survie de ces plants. C’est une réelle satisfaction », s’est-il réjoui. Ces résultats encourageants, a-t-il dit, sont le fruit des efforts conjugués des agents des eaux et forêts et des populations. En effet, concernant les plantations d’alignement réalisées dans la ville de Fada N’Gourma, il a indiqué que des riverains ont assuré l’arrosage et la protection des espèces mises en terre devant leurs concessions, commerces ou autres lieux de travail.

Des riverains ont assuré l’entretien des espèces plantées devant leurs concessions, commerces ou autres lieux de travail.
Des riverains ont assuré l’entretien des espèces plantées devant leurs concessions, commerces ou autres lieux de travail.

L’entretien des plants, une responsabilité individuelle et collective

 

« Cela montre que la population s’est approprié cette politique nationale de reverdissement de nos villes. C’est un geste patriotique qu’il faut saluer et encourager », a-t-il indiqué. Parmi ces citoyens engagés figure le commerçant Adama Soubeiga, qui veille, depuis un an, à l’entretien d’un arbre devant son commerce. « Les agents des eaux et forêts nous ont demandé de l’arroser régulièrement. Et lorsque le grillage de protection de l’arbre s’est détérioré, nous avons utilisé des briques comme solution alternative. Aujourd’hui, nous sommes fiers du résultat parce que c’est d’abord à nous que cela profite », a-t-il confié. Adama Soubeiga a également invité les autres citoyens à s’investir davantage dans l’entretien des arbres plantés dans leurs quartiers. « Cette campagne est pour notre bien à tous. J’encourage chacun à faire comme nous », a-t-il lancé. Pour le lieutenant-colonel Romuald Nikiema, il s’agit, à travers cette visite, de tirer les enseignements nécessaires de la campagne précédente avant le démarrage de la nouvelle. « Nous avons jugé bon de faire la situation de l’année passée, de tirer les leçons et d’apporter d’éventuelles corrections avant d’entamer la nouvelle campagne de reboisement et de reverdissement », a-t-il expliqué. En ce qui concerne justement la campagne de 2026, le lieutenant-colonel Nikiema a indiqué qu’au cours de l’opération « L’Heure patriotique pour reverdir le Faso », prévue le 20 juin prochain, cinq millions de plants seront mis en terre en une heure sur l’ensemble du territoire national.

« C’est la preuve que la population s’est approprié cette politique de reverdissement de nos villes », a déclaré le directeur régional, le lieutenant-colonel des eaux et forêts Romuald Nikiema.
« C’est la preuve que la population s’est approprié cette politique de reverdissement de nos villes », a déclaré le directeur régional, le lieutenant-colonel des eaux et forêts Romuald Nikiema.

A l’échelle régional de l’ex-région de l’Est, constituée aujourd’hui des régions du Goulmou, de la Sirba et de la Tapoa, les acteurs entendent atteindre l’objectif 500 000 arbres plantés durant l’opération. Le lieutenant-colonel Romuald Nikiema a insisté sur la responsabilité individuelle de chaque citoyen dans la préservation des plants. « Chacun doit prendre conscience que l’arbre est d’abord utile pour lui-même avant de l’être pour la nation entière. Il ne suffit pas seulement de planter, il faut surtout entretenir », a-t-il soutenu. Outre l’opération « L’Heure patriotique pour reverdir le Faso », il est prévu également une campagne nationale de reforestation, du 27 juin au 30 septembre 2026, sous le thème « Une institution, un bosquet », avec pour objectif la mise en terre de 15 millions de plants à travers le pays.

Joanny SOW

Kanlou SANDAMBA (Stagiaire)

Libertés religieuses au Burkina Faso : La chefferie coutumière et traditionnelle salue l’initiative législative

La Commission des affaires générales, institutionnelles et des droits humains (CAGIDH) franchit une étape importante dans l’examen du projet de loi portant libertés religieuses au Burkina Faso. À l’issue de la phase d’appropriation du texte, les députés ont entamé, le jeudi 11 juin 2026, les auditions des acteurs concernés en vue d’enrichir le document. Le Conseil supérieur de la chefferie coutumière et traditionnelle a eu l’honneur d’ouvrir cette série de consultations.
Les garants de la tradition n’ont pas dissimulé leur satisfaction à l’égard de cette initiative législative. Le Conseil supérieur de la chefferie coutumière et traditionnelle a en effet accueilli favorablement l’élaboration de ce projet de loi, qu’il considère comme une avancée majeure. Selon ses membres, ce texte offrira à l’État un cadre juridique spécifique et adapté pour mieux encadrer l’exercice des libertés religieuses sur l’ensemble du territoire national.
Pour eux, cette réforme constitue un instrument essentiel pour promouvoir le vivre-ensemble et renforcer la cohésion sociale, dans un contexte où l’harmonie entre les différentes communautés religieuses demeure l’un des fondements de l’identité nationale. Au-delà de leur adhésion au projet, les représentants de la chefferie coutumière et traditionnelle ont souhaité contribuer activement à son amélioration.
À travers leurs observations, suggestions et préoccupations, ils ont apporté des contributions visant à enrichir le contenu du texte et à en renforcer la pertinence. Parmi les recommandations formulées, les chefs coutumiers ont particulièrement insisté sur la nécessité de vulgariser largement la loi une fois adoptée. Ils estiment qu’un texte juridique, aussi pertinent soit-il, ne peut produire pleinement ses effets s’il demeure méconnu des populations.
C’est pourquoi ils ont plaidé en faveur de vastes campagnes d’information et de sensibilisation afin que les citoyens, y compris ceux vivant dans les zones les plus éloignées, puissent s’approprier les dispositions de cette future loi relative aux libertés religieuses.

Libertés religieuses au Burkina Faso : la FAIB livre son analyse précise du projet de loi

La Commission des affaires générales institutionnelles et des Droits Humains (CAGIDH) a reçu, le jeudi 11 juin 2026, la Fédération des Associations Islamiques du Burkina Faso (FAIB) dans le cadre de l’audition des acteurs concernés par le projet de loi portant libertés religieuses. Une rencontre attendue, au cours de laquelle la FAIB a livré une analyse minutieuse du texte aux députés.
Si les représentants de la faîtière islamique se sont dits satisfaits de l’initiative, ils n’ont pas pour autant manqué de formuler des recommandations précises, des suggestions et des amendements. Loin d’un simple avis de principe, la FAIB a procédé à une lecture croisée et exhaustive de l’ensemble du projet. Chaque article a été passé à la loupe avec à la clé, plusieurs propositions de reformulation de certains articles, ainsi que des ajouts d’alinéas jugés nécessaires pour mieux garantir l’exercice du culte.
Sans tabou, mais avec méthode, la Fédération a soumis ses observations à la CAGIDH. Elle souhaiterait que ces contributions techniques soient prises en compte afin de permettre à la communauté musulmane du Burkina de vivre pleinement sa foi, en conformité avec les principes islamiques, dans un cadre juridique apaisé. La qualité des contributions de la FAIB n’a pas échappé à la Présidente de la Commission, Lynda Gladys KANDOLO/OUEDRAOGO, qui a chaleureusement salué le sérieux et la profondeur du travail fourni.

Tabaski 2026 : Les Soufis présentent leurs vœux au Moogho Naaba Baongo

Une délégation de la communauté internationale des Soufis conduite par son guide spirituel, Cheick Soufi Moaze Ouédraogo, a rendu, le mardi 9 juin 2026,  une visite de courtoisie au Mogho Naaba Baongo pour lui présenter ses vœux de Tabaski et lui réaffirmer leur soutien pour ses actions  en faveur de la paix et de la cohésion sociale.

 La communauté internationale des Soufis est reconnaissante des actions du Mogho Naaba Baongo pour une société de paix et de cohésion sociale. A l’occasion de leur visite au palais royal du Mogho Naaba pour lui présenter leurs vœux à l’occasion de la fête de Tabaski, ils lui ont dit merci de vive voix pour son engagement en faveur de la paix et de la cohésion sociale au Burkina. Très ému, le guide spirituel de la communauté internationale des Soufis, Cheick Soufi Moaze Ouédraogo, a fait savoir que cette rencontre a pour objectif de témoigner la reconnaissance de sa communauté au Moogho Naaba pour son grand rôle  dans la promotion du vivre-ensemble et du dialogue entre les différentes communautés. « Le Moogho Naaba est un grand artisan de la paix, de la cohésion sociale et du vivre-ensemble. Nous avons voulu l’encourager à poursuivre ses efforts en faveur de l’unité nationale », a precisé le guide spirituel de la communauté internationale des Soufis. À travers cette visite de courtoisie et de communion, la communauté internationale des Soufis a réaffirmé aussi son engagement à œuvrer aux côtés des autorités religieuses, coutumières et étatiques pour la consolidation de la paix et de la cohésion sociale au Burkina Faso.

Le Cheik Soufi Moaz Ouédraogo a invité les Burkinabè au pardon, l’acceptation du prochain, la solidarité et le vivre-ensemble.

Selon le guide spirituel, depuis plusieurs années, sa communauté mène des initiatives de sensibilisation au Burkina Faso et dans plusieurs pays d’Afrique, d’Europe et d’Amérique autour des valeurs de paix et de fraternité. Ravi de la visite, le Moogho Naaba Baongo a salué l’initiative des Soufis et les encouragés à intensifier les actions de sensibilisation en faveur de la cohésion sociale et de l’acceptation des différences. Au cours de la visite, le Cheik Soufi Moaz Ouédraogo et sa délégation ont offert au Mogho Naaba, un pigeon, un chapelet et un chameau. D’après le guide spirituel des Soufis, le pigeon représente la paix, une valeur particulièrement recherchée dans un contexte où le Burkina Faso continue de faire face à d’importants défis sécuritaires. Le chameau, a-t-il expliqué, symbolise la patience, la résilience et l’endurance. Quant au chapelet, a-t-il affirmé représente le rapprochement avec Dieu.

Une contribution citoyenne à la recherche de la paix

 Le Mogho Naaba a salué l’initiative de la communauté internationale des soufis, qu’il considère comme un exemple de contribution citoyenne à la recherche de la paix et de la stabilité. L’occasion faisant le laron, Cheick Soufi Moaze Ouédraogo a lancé un appel à l’ensemble des Burkinabè à suivre les messages de réconciliation et d’unité portés par les autorités et les leaders coutumiers et religieux.

La délégation a offert plusieurs présents symboliques au chef coutumier pour l’encourager dans sa mission de promotion des valeurs de paix.

« Rien ne peut apporter durablement la paix dans notre pays sans le pardon, le respect mutuel et l’acceptation de l’autre », a-t-il rappelé. Conscient de cela, le guide spirituel a invité les citoyens à dépasser les barrières ethniques, religieuses et communautaires afin de bâtir une société fondée sur la fraternité, la tolérance et la solidarité. Selon lui, les prières et les pratiques religieuses doivent nécessairement s’accompagner d’efforts quotidiens visant à renforcer les liens entre les populations. « Nous devons bannir la haine, apprendre à nous accepter et à nous respecter mutuellement », a-t-il insisté. Aussi, il a lancé un appel à l’ensemble des Burkinabè à accompagner les efforts des autorités et des leaders coutumiers dans la lutte contre l’insécurité. Pour Cheick Soufi Moaze Ouédraogo le pardon, la cohésion sociale et le vivre-ensemble constituent les fondements indispensables d’une paix durable et d’un développement harmonieux du Burkina Faso.

 

Abdel Aziz Nabaloum

Emirathe@yahoo.fr‎

 

 

Programme CIPCC 2026 : Les participants découvrent la grande muraille de Chine et la Cité interdite

Dans le cadre du programme 2026 du Centre international de presse et de communication de Chine (CIPCC), les participants ont visité la Grande muraille de Chine et la Cité interdite, deux sites touristiques emblématiques de l’Empire du milieu. 

La plupart des journalistes africains participant au programme 2026 du Centre international de presse et de communication de Chine ne connaissaient la Grande muraille de Chine qu’à travers la télévision et internet. C’est pourquoi, l’enthousiasme était à son paroxysme lorsqu’ils ont été informés de la visite du site dans le cadre du programme. Leur impatience s’est davantage accrue le jour de la visite après la présentation du site faite par le guide dans le bus pendant le trajet.

Une fois sur place, chacun était pressé de descendre du bus afin de voir enfin de leurs yeux cette merveille du monde. Très vite, les photos et vidéos commencèrent à fuser de partout. Après une photo de groupe de l’ensemble des participants, deux heures leur ont été données pour découvrir davantage cette œuvre gigantesque bâtie par la main de l’homme.

Maimouna Sow journaliste malienne: “La Grande muraille symbolise la bravoure et la résistance du peuple chinois”

Très vite, la plupart entamèrent sans perdre du temps l’escalade du mur. L’enthousiasme était si grand que même les efforts physiques demandés pour gravir les marches n’étaient plus un obstacle pour beaucoup. Tous voulaient à tout prix arriver au sommet du mur à l’image de la journaliste du Mali Maimouna Sow. Avant de venir à la grande muraille, elle a découvert cette phrase célèbre de Mao Zedong: « Celui qui n’a pas gravi la grande muraille de Chine, n’est pas un homme brave ». C’est pourquoi, malgré des pauses répétées, elle a tenu à atteindre le sommet. « C’est exceptionnel », s’est-elle écriée une fois au sommet. Pour elle, ce site symbolise la bravoure et la résistance du peuple chinois. En escaladant la grande muraille, elle a dit retenir comme enseignement que « le succès est au bout de l’effort ». De son avis, les pères fondateurs de la Chine ont su tracer les sillons du grand pays qu’est devenu la Chine aujourd’hui.

Pour Pathé Bah, journaliste guinéen, l’Afrique dispose également de nombreux sites touristiques d’une grande richesse qui pourraient davantage être valorisés

Pour Pathé Bah, journaliste guinéen, ce site représente une véritable source d’inspiration pour les pays africains. « Lorsqu’on voit le nombre important de visiteurs qui s’y rendent chaque jour, prêts à gravir toutes les marches pour admirer le paysage et découvrir l’histoire du lieu, on comprend toute l’importance du développement touristique en Chine », a-t-il indiqué.

“Les Chinois restent attachés à leur culture”

En visitant les deux sites touristiques, les journalistes ont été impressionnés par la manière dont ils sont conservés

A travers cette expérience, il a dit être plus que jamais convaincu que le tourisme constitue un potentiel économique considérable. « En Afrique, nous disposons également de nombreux sites touristiques d’une grande richesse, qui ne sont pas encore suffisamment valorisés. Il est donc essentiel de s’engager davantage dans leur promotion afin que ces ressources contribuent pleinement au développement de nos pays. Pour cela, il est nécessaire que les autorités mettent en place des politiques adaptées et des stratégies efficaces pour développer le secteur touristique et en faire un véritable levier de croissance », a-t-il soutenu.

Les participants africains au CIPCC 2026 n’avaient pas encore fini de “savourer” la découverte de la Grande muraille, qu’une autre merveille de la Chine leur a été présentée : la Cité interdite de Pékin. D’une superficie de 74 hectares, elle le plus grand palais du monde ayant servi à 24 empereurs chinois pendant plus de 500 ans.

Oumar Kandé du Sénégal: “Malgré leur haut niveau de développement, les Chinois restent attachés à leur culture”

Tout comme à la Grande muraille, une chose a unanimement retenu l’attention des journalistes étrangers : l’importance que les Chinois accorde à la préservation de leurs sites touristiques. « Sur place, j’ai appris que la cité interdite a été construite depuis le 15ème siècle et c’est extraordinaire de voir comment les nombreux bâtiments à l’intérieur du palais sont bien conservés », s’est exprimé Oumar Kandé du quotidien national sénégalais Le Soleil.

La deuxième chose qui a également retenu l’attention du journaliste sénégalais est que malgré leur haut niveau de développement, les Chinois restent attachés à leur culture. « Ils n’ont pas oublié leur passé et je pense que l’Afrique doit s’inspirer de cela car nous avons aussi une culture riche mais plusieurs sites sont délaissés. Il est important de revaloriser notre patrimoine culturel car c’est aussi une source de développement économique », a-t-il déclaré.

Abdoul Aziz Ibrahim journaliste nigérien a quant à lui été marqué par le fort développement du tourisme local en Chine

Abdoul Aziz Ibrahim, journaliste à l’Office national d’édition et de presse (ONEP) du Niger à quant lui a été marqué par le fort développement du tourisme local en Chine. « En visitant la grande muraille et la cité interdite, je me suis rendu compte que ce n’est pas seulement les étrangers qui visitent ces sites mais il y a aussi une forte mobilisation de la population locale visiblement fière de son histoire et ses origines et cela est à saluer », a-t-il apprécié.

Nadège YAMEOGO

(A Pékin, en Chine)