Protection sociale: plus de 4 800 travailleurs non immatriculés détectés par la CNSS en 2025

La Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) a animé une conférence de presse, pour présenter le bilan de ses activités de contrôle des employeurs en 2025 ainsi que ses perspectives pour 2026, vendredi 5 juin 2026 à Ouagadougou.

La Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) va renforcer le respect des obligations sociales par les employeurs. A cet effet, elle prévoit de contrôler 16 916 employeurs en 2026, soit une hausse de 10,62 % par rapport à l’année précédente. Cette ambition a été annoncée lors d’une conférence de presse, consacrée au bilan des activités de contrôle des employeurs en 2025 et aux perspectives de l’année 2026, vendredi 5 juin 2026 à Ouagadougou. En 2025, les opérations de contrôle ont permis de déceler plusieurs irrégularités et de recenser des milliers de travailleurs non immatriculés.

Selon la Directrice centrale du recouvrement (DCR), Aminata Somda, les opérations de contrôle conduites en 2025 s’inscrivent dans le cadre du Plan national de contrôle des employeurs 2024-2026. « Elles visent à garantir la pérennité financière du système de sécurité sociale, à assurer l’équité entre les employeurs face aux charges sociales et à renforcer la protection des travailleurs salariés », a-t-elle soutenu.

Elle a indiqué que l’opération spéciale de contrôle des boulangeries, pâtisseries et glaciers, menée en novembre 2025 sur l’ensemble du territoire national avec l’appui des Forces de défense et de sécurité, ainsi que des services déconcentrés de l’Etat, a permis de contrôler 659 employeurs. Sur ce nombre, a-t-elle précisé, 163 d’entre eux étaient des employeurs non connus à la CNSS.  « 7 316 travailleurs ont été recensés au cours de cette opération. Parmi eux, 4 854 n’étaient pas encore immatriculés à la CNSS contre 2 462 déjà enregistrés », a-t-elle relevé.

Evoquant le contrôle de la carte d’affiliation des transporteurs routiers, Mme Somda a souligné que les opérations réalisées en juin et en décembre 2025 ont permis de contrôler 3 192 employeurs et d’immatriculer 1 230 nouveaux travailleurs. Elles ont également abouti au traitement de 903 bulletins d’entrée et de 256 bulletins de sortie. Elle a poursuivi que ces opérations ont conduit à la saisie de 1 733 documents et à la mise en fourrière de 96 véhicules.

Se conformer à la réglementation

La directrice centrale du recouvrement, Aminata Somda, a souligné que des opérations spéciales de contrôle en 2026 vont concerner plusieurs secteurs d’activités.

Pour elle, malgré les résultats enregistrés, plusieurs irrégularités continuent d’être constatées, lors des missions de contrôle. Il s’agit notamment de la non-affiliation des employeurs, de la non-immatriculation des travailleurs, de la sous-déclaration des salaires, du non-paiement des cotisations sociales ainsi que de la non-production des bordereaux nominatifs des travailleurs salariés et des déclarations récapitulatives de salaires.

La DCR a rappelé que les employeurs sont tenus de s’affilier au régime de sécurité sociale, de déclarer leurs travailleurs, de produire les documents sociaux requis et de verser régulièrement les cotisations dues. « Le non-respect de ces obligations expose les contrevenants à des sanctions administratives, civiles et pénales prévues par les textes en vigueur », a-t-elle lancé.

Abordant les perspectives, Mme Somda a ajouté que le plan national de contrôle de la CNSS prévoit non seulement d’accroître le nombre d’employeurs à contrôler, mais aussi d’étendre les opérations à de nouveaux secteurs d’activité. Les contrôles viseront notamment les entreprises des secteurs de l’information et de la communication, les auto-écoles, les moto-écoles ainsi que les sociétés de production d’eau minérale, identifiées comme des secteurs employant un nombre important de travailleurs salariés, a-t-elle cité.

Le directeur général de la CNSS, Herman Yacouba Nacambo, a souligné que les opérations de contrôle constituent un levier essentiel pour garantir l’application de la législation sociale et préserver les droits des travailleurs. Selon lui, elles contribuent également à renforcer la pérennité financière du système de sécurité sociale tout en favorisant l’extension de la couverture sociale au Burkina Faso.

Il a salué les employeurs qui respectent leurs obligations sociales et invité ceux qui ne sont pas encore en conformité à régulariser leur situation. « Les cotisations sociales ne doivent pas être perçues comme une charge, mais comme un investissement dans la protection et la valorisation du capital humain de l’entreprise », a conclu M. Nacambo.

Abdoulaye BALBONE

Fatimata ZOUNGRANA

(Stagiaire)

Baisse des prix des motos: la BMCRF mise sur le respect de la règlementation

La Brigade mobile de contrôle économique et de la répression des fraudes a animé une conférence de presse sur la mise en œuvre de l’arrêté portant règlementation de la fabrication, de l’importation et de la distribution des cycles, cyclomoteurs et motocycles, le vendredi 5 juin 2026, à Ouagadougou.

Malgré l’importance des motocycles et cyclomoteurs dans la mobilité des populations, les Burkinabè ont du mal à se les procurer. Afin de donner des informations sur les raisons de la flambée des prix et des mesures pour résorber cette situation, la Brigade mobile de contrôle économique et de la répression des fraudes (BMCRF) a animé une conférence de presse sur les nouvelles règlementations, le vendredi 5 juin 2026, à Ouagadougou.  Selon le coordonnateur de la BMCRF, Sanibè Faho, la flambée des prix des motos est liée à un ensemble d’insuffisances. « Il s’agit de l’absence de transparence dans la chaine d’approvisionnement, des pratiques frauduleuses et de la contrefaçon », a-t-il cité, entre autres.

Pour le camarade Faho, la relecture des textes règlementaires s’est avérée nécessaire afin d’adapter le dispositif juridique aux réalités du marché. D’où l’adoption de l’arrêté interministériel n° 2026-00319/MICA/MATM/MSECU/MAERAH/MEF du 26 mai 2026 portant règlementation de la fabrication/montage, de l’importation et de la distribution de cycles, de cyclomoteurs et de motocycles.

Sanibè Faho a souligné que la réforme a pour ambition de créer un environnement favorable aux investissements dans le secteur et de favoriser l’émergence d’acteurs professionnels capables d’offrir aux consommateurs des produits de qualité. Face aux efforts d’adaptation, le gouvernement, a-t-il confié, a prévu des délais de mise en conformité. Les fabricants/unités de montage disposent jusqu’au 25 mai 2027 pour satisfaire aux exigences de la nouvelle réglementation. Quant aux importateurs et distributeurs, a-t-il dit, ceux-ci disposent jusqu’au 25 août 2026, pour se conformer aux dispositions de l’arrêté.

L’agrément imposé désormais à tous

Le coordonnateur de la BMCRF a confié aux journalistes que le nouvel arrêté impose l’extension de l’agrément à tous les acteurs du secteur. Il a indiqué que l’agrément constitue à la fois une autorisation préalable et une obligation continue. « Il vise à professionnaliser les acteurs, à garantir la conformité, la transparence et la sécurité des activités exercées », a-t-il renchéri.

Sanibè Faho a souligné que la délivrance de l’agrément est conditionnée par la constitution et la soumission d’un dossier complet à l’autorité compétente, la transmission périodique d’informations, la soumission aux contrôles et inspections et le respect des obligations légales et réglementaires. En réponse aux questions des journalistes, le présidium a rassuré qu’à l’expiration des délais impartis, les services compétents procéderont à des contrôles, afin de garantir l’application effective des dispositions règlementaires sur l’ensemble du territoire national. « Tout manquement constaté exposera les contrevenants aux sanctions prévues par la réglementation en vigueur », a-t-il insisté, en invitant les consommateurs à une franche collaboration.

                                                                  Gbetcheni Constantin Bertrand KAMBIRE

                  (Collaborateur)

Autosuffisance alimentaire: le Polyter présenté comme un levier

La société I Group AMAD Burkina Faso a organisé une journée portes ouvertes pour promouvoir le polyter, un hydro-rétenteur fertilisant, samedi 6 juin 2026, à Ouagadougou.

La société I Group AMAD Burkina Faso entend contribuer à l’autosuffisance alimentaire à travers la vulgarisation du Polyter, un hydro-rétenteur fertilisant, destiné à améliorer la disponibilité de l’eau pour les cultures et à restaurer la fertilité des sols. Pour faire découvrir cette innovation aux acteurs du monde agricole et au grand public, elle a organisé une journée portes ouvertes, samedi 6 juin 2026, à Ouagadougou. La rencontre s’est articulée autour du thème : « Le Polyter, un moyen de renforcement de la résilience climatique des producteurs et de restauration de la fertilité des terres au Sahel ».

Selon l’ingénieur en vulgarisation agricole, Dominique Lompo, l’atteinte de la sécurité alimentaire passe inéluctablement par la maîtrise de l’eau, une ressource devenue de plus en plus déterminante dans un contexte de changement climatique. Il a poursuivi que le Polyter permet de retenir et de mobiliser l’eau au profit des plantes, réduisant ainsi les effets des poches de sécheresse. M. Lompo a confié qu’il contient également des éléments fertilisants qui favorisent la croissance des cultures tout en contribuant à la restauration progressive de la fertilité des sols. « Le polyter est actif pendant 3 à 5 ans selon les types de plantes et le kilogramme coûte 21 000 F CFA », a-t-il souligné.

… le polyter permet de mobiliser l’eau au profit des plantes, réduisant ainsi les effets des poches de sécheresse.

Pour lui, l’adoption de cette technologie présente des avantages à plusieurs niveaux. Sur le plan économique, a soutenu Dominique Lompo, elle permet aux producteurs de réduire leurs besoins en irrigation, tandis que sur le plan agronomique, elle contribue à maintenir la fertilité des terres tout en améliorant les rendements. Il a, à cet effet, souhaité un accompagnement accru des pouvoirs publics pour favoriser la diffusion du Polyter auprès des producteurs, estimant que cette technologie pourrait contribuer durablement à l’atteinte des objectifs nationaux de sécurité alimentaire.

Représentant le parrain de la cérémonie, Alexis Bakoané, a salué l’initiative de I Group AMAD Burkina Faso. Il a relevé que l’entreprise s’est engagée à apporter des solutions à l’une des principales contraintes de l’agriculture sahélienne, à savoir l’insuffisance d’eau et les épisodes de sécheresse qui compromettent les productions agricoles. Pour M. Bakoané, le Polyter constitue une innovation susceptible d’accompagner durablement les ambitions du Burkina Faso en matière de sécurité et d’autosuffisance alimentaires. Alexis Bakoané a indiqué, par ailleurs, que des réflexions sont en cours en vue de développer des partenariats avec l’entreprise.

Boukary BONKO0UNGOU

Fatimata ZOUNGRANA

(Stagiaire)

Institut régional d’administration du Goulmou: 34 stagiaires du cycle B ont soutenu avec brio leurs rapports de stage

Les stagiaires du cycle B de l’Institut régional d’administration du Goulmou (IRA), en fin de formation, ont soutenu, les 5 et 6 juin 2026, à Fada N’Gourma, leurs rapports de stage. Une première dans l’histoire de l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (ENAM).

Après deux ans de formation théorique à l’Institut régional d’administration (IRA) du Goulmou et quatre mois de stage pratique, Noufou Zongo, stagiaire en attaché administratif de la promotion 2024-2026, a présenté, le vendredi 5 juin 2026, à Fada N’Gourma, devant un jury, les résultats de ses recherches sur la problématique de l’exercice de redevabilité au Conseil régional de l’Est dans un contexte d’insécurité. Son travail a été sanctionné par la note de 18 sur 20. Selon le président du jury, Siaka Ouattara, par ailleurs secrétaire général de la région du Goulmou, cette note est amplement méritée. « L’impétrant Noufou Zongo a fait un travail impeccable aussi bien sur le fond que sur la forme. Le sujet a été traité avec rigueur, sérieux et conviction », a-t-il apprécié. Pour le travail remarquable qu’il a abattu, M. Ouattara a félicité l’impétrant avant d’indiquer que son document pourra être exploité par les futurs énarques. Noufou Zongo, visiblement ému par cette performance exceptionnelle, a dit avoir bénéficié d’un excellent encadrement, aussi bien à l’école que sur son lieu de stage. Justifiant le choix de son thème, il a souligné que la redevabilité constitue un pilier essentiel de la gouvernance locale et un indicateur majeur de bonne gouvernance. Son étude visait à analyser les impacts du contexte sécuritaire sur les mécanismes de redevabilité et à proposer des pistes de solution. Comme recommandations, l’énarque Noufou Zongo a proposé l’organisation de journées de redevabilité sous un format hybride, le développement de mécanismes de communication adaptés au contexte sécuritaire ainsi que le renforcement de la participation citoyenne.

Une innovation au service de l’excellence

Comme Noufou Zongo, 33 autres stagiaires issus de différentes filières, notamment celles des assistants en emploi et formation professionnelle, des attachés d’administration scolaire et universitaire, des attachés d’intendance scolaire et universitaire ainsi que des secrétaires administratifs, ont soutenu avec succès leurs travaux sur des thématiques variées. Pour le délégué général des stagiaires, Abdou Maïse Yago, ces soutenances marquent l’aboutissement de plusieurs années d’efforts, de discipline, de sacrifices et d’apprentissage. « C’est l’aboutissement d’un rêve », a ajouté le directeur de l’IRA du Goulmou, Rodrigue Sawadogo, félicitant au passage les 34 stagiaires qui se sont prêtés à l’exercice. Selon lui, ces soutenances des stagiaires du cycle B s’inscrit dans une vision portée par les premiers responsables du Ministère chargé des Serviteurs du peuple et de l’ENAM. Celle de faire de l’institution une école de référence. Pour Siaka Ouattara, cette innovation constitue un levier important pour promouvoir davantage l’excellence et renforcer la qualité des ressources humaines mises à la disposition de l’administration publique. « C’est une innovation qu’il convient de saluer à sa juste valeur », a-t-il affirmé. A sa suite, le directeur de l’IRA du Goulmou a traduit sa reconnaissance à ses plus proches collaborateurs, aux autorités administratives et à l’ensemble des acteurs de la région pour leur contribution à la formation des futurs cadres moyens de l’administration. Au nom de ses camarades, le délégué général des stagiaires a pris l’engagement d’intégrer les observations, critiques et recommandations formulées par les différents jurys afin d’améliorer les rapports définitifs qui seront conservés et mis à la disposition des futures promotions de l’ENAM.

Joanny SOW

Kanlou SANDAMBA (Stagiaire)

Mortalité de poissons au barrage n°3 de Ouagadougou : que révèlent les analyses du laboratoire ?

Le vendredi 5 juin 2026, une importante mortalité de poissons, principalement des tilapias, a été constatée au barrage n°3 de Ouagadougou. Dès la survenue du phénomène, le Ministère de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques a immédiatement déployé des équipes techniques sur le terrain afin d’évaluer la situation, de mettre en œuvre des mesures conservatoires et de procéder à des prélèvements pour analyses.
Cette intervention rapide visait à limiter les impacts environnementaux et sanitaires de l’incident tout en identifiant avec précision les causes de cette mortalité inhabituelle.
𝗖𝗼𝗻𝘀𝘁𝗮𝘁𝘀 𝗲𝘁 𝗿𝗲́𝘀𝘂𝗹𝘁𝗮𝘁𝘀
Les investigations menées par les services techniques ont révélé une mortalité particulièrement importante touchant à la fois les populations de poissons sauvages et les poissons élevés en cages flottantes, essentiellement des tilapias.
𝑳𝒆𝒔 𝒂𝒏𝒂𝒍𝒚𝒔𝒆𝒔 𝒑𝒉𝒚𝒔𝒊𝒄𝒐-𝒄𝒉𝒊𝒎𝒊𝒒𝒖𝒆𝒔 𝒓𝒆́𝒂𝒍𝒊𝒔𝒆́𝒆𝒔 𝒅𝒂𝒏𝒔 𝒍𝒆𝒔 𝒍𝒂𝒃𝒐𝒓𝒂𝒕𝒐𝒊𝒓𝒆𝒔 𝒅𝒖 𝑴𝒊𝒏𝒊𝒔𝒕𝒆̀𝒓𝒆 𝒐𝒏𝒕 𝒎𝒊𝒔 𝒆𝒏 𝒆́𝒗𝒊𝒅𝒆𝒏𝒄𝒆 :
🫵𝐔𝐧 𝐏𝐇 𝐟𝐨𝐫𝐭𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐚𝐜𝐢𝐝𝐞 𝐝𝐞 𝟒,𝟒𝟖 ;
🫵𝐔𝐧𝐞 𝐭𝐞𝐦𝐩𝐞́𝐫𝐚𝐭𝐮𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐥’𝐞𝐚𝐮 𝐯𝐚𝐫𝐢𝐚𝐧𝐭 𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞 𝟐𝟗 𝐞𝐭 𝟑𝟎 °𝐂 𝐬𝐞𝐥𝐨𝐧 𝐥𝐚 𝐩𝐫𝐨𝐟𝐨𝐧𝐝𝐞𝐮𝐫 ;
🫵𝐔𝐧 𝐝𝐞́𝐟𝐢𝐜𝐢𝐭 𝐦𝐚𝐫𝐪𝐮𝐞́ 𝐞𝐧 𝐨𝐱𝐲𝐠𝐞̀𝐧𝐞 𝐝𝐢𝐬𝐬𝐨𝐮𝐬 𝐚𝐮𝐬𝐬𝐢 𝐛𝐢𝐞𝐧 𝐞𝐧 𝐬𝐮𝐫𝐟𝐚𝐜𝐞 𝐪𝐮’𝐞𝐧 𝐩𝐫𝐨𝐟𝐨𝐧𝐝𝐞𝐮𝐫, 𝐚𝐲𝐚𝐧𝐭 𝐩𝐫𝐨𝐯𝐨𝐪𝐮𝐞́ 𝐮𝐧𝐞 𝐚𝐬𝐩𝐡𝐲𝐱𝐢𝐞 𝐦𝐚𝐬𝐬𝐢𝐯𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐩𝐨𝐢𝐬𝐬𝐨𝐧𝐬.
Les équipes techniques ont également relevé plusieurs facteurs environnementaux ayant contribué à la dégradation de la qualité de l’eau, notamment :
🫵𝐋𝐚 𝐩𝐫𝐞́𝐬𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐝𝐞 𝐜𝐚𝐧𝐚𝐮𝐱 𝐝𝐫𝐚𝐢𝐧𝐚𝐧𝐭 𝐝𝐞𝐬 𝐞𝐚𝐮𝐱 𝐮𝐬𝐞́𝐞𝐬 𝐯𝐞𝐫𝐬 𝐥𝐞 𝐛𝐚𝐫𝐫𝐚𝐠𝐞 ;
🫵𝐋𝐞𝐬 𝐚𝐜𝐭𝐢𝐯𝐢𝐭𝐞́𝐬 𝐡𝐨̂𝐭𝐞𝐥𝐢𝐞̀𝐫𝐞𝐬 𝐠𝐞́𝐧𝐞́𝐫𝐚𝐧𝐭 𝐝𝐞𝐬 𝐫𝐞𝐣𝐞𝐭𝐬 𝐝’𝐞𝐚𝐮𝐱 𝐮𝐬𝐞́𝐞𝐬 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐞 𝐩𝐥𝐚𝐧 𝐝’𝐞𝐚𝐮 ;
🫵𝐋𝐞𝐬 𝐚𝐜𝐭𝐢𝐯𝐢𝐭𝐞́𝐬 𝐦𝐚𝐫𝐚𝐢̂𝐜𝐡𝐞̀𝐫𝐞𝐬 𝐩𝐫𝐚𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞́𝐞𝐬 𝐚𝐮𝐭𝐨𝐮𝐫 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐫𝐞𝐭𝐞𝐧𝐮𝐞 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐥’𝐮𝐭𝐢𝐥𝐢𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐩𝐫𝐨𝐝𝐮𝐢𝐭𝐬 𝐩𝐡𝐲𝐭𝐨𝐬𝐚𝐧𝐢𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞𝐬 ;
🫵𝐋𝐞 𝐥𝐞𝐬𝐬𝐢𝐯𝐚𝐠𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐬𝐨𝐥𝐬 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐞́𝐜𝐮𝐭𝐢𝐟 𝐚𝐮𝐱 𝐩𝐫𝐞𝐦𝐢𝐞̀𝐫𝐞𝐬 𝐩𝐥𝐮𝐢𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐬𝐚𝐢𝐬𝐨𝐧, 𝐚𝐲𝐚𝐧𝐭 𝐞𝐧𝐭𝐫𝐚𝐢̂𝐧𝐞́ 𝐯𝐞𝐫𝐬 𝐥𝐞 𝐛𝐚𝐫𝐫𝐚𝐠𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐦𝐚𝐭𝐢𝐞̀𝐫𝐞𝐬 𝐨𝐫𝐠𝐚𝐧𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬, 𝐝𝐞𝐬 𝐫𝐞́𝐬𝐢𝐝𝐮𝐬 𝐝𝐞 𝐩𝐞𝐬𝐭𝐢𝐜𝐢𝐝𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐝𝐢𝐯𝐞𝐫𝐬 𝐚𝐮𝐭𝐫𝐞𝐬 𝐩𝐨𝐥𝐥𝐮𝐚𝐧𝐭𝐬.
Au regard des résultats obtenus, 𝗹𝗮 𝗰𝗮𝘂𝘀𝗲 𝗽𝗿𝗶𝗻𝗰𝗶𝗽𝗮𝗹𝗲 𝗱𝗲 𝗰𝗲𝘁𝘁𝗲 𝗺𝗼𝗿𝘁𝗮𝗹𝗶𝘁𝗲́ 𝗲𝘀𝘁 𝗹𝗶𝗲́𝗲 𝗮̀ 𝘂𝗻 𝗱𝗲́𝘀𝗲́𝗾𝘂𝗶𝗹𝗶𝗯𝗿𝗲 𝗯𝗿𝘂𝘁𝗮𝗹 𝗱𝗲𝘀 𝗽𝗮𝗿𝗮𝗺𝗲̀𝘁𝗿𝗲𝘀 𝗽𝗵𝘆𝘀𝗶𝗰𝗼-𝗰𝗵𝗶𝗺𝗶𝗾𝘂𝗲𝘀 𝗱𝘂 𝗺𝗶𝗹𝗶𝗲𝘂 𝗮𝗾𝘂𝗮𝘁𝗶𝗾𝘂𝗲, 𝗮𝘆𝗮𝗻𝘁 𝗲𝗻𝘁𝗿𝗮𝗶̂𝗻𝗲́ 𝘂𝗻𝗲 𝗰𝗵𝘂𝘁𝗲 𝗰𝗿𝗶𝘁𝗶𝗾𝘂𝗲 𝗱𝘂 𝘁𝗮𝘂𝘅 𝗱’𝗼𝘅𝘆𝗴𝗲̀𝗻𝗲 𝗱𝗶𝘀𝘀𝗼𝘂𝘀 𝗲𝘁, 𝗽𝗮𝗿 𝗰𝗼𝗻𝘀𝗲́𝗾𝘂𝗲𝗻𝘁, 𝗹’𝗮𝘀𝗽𝗵𝘆𝘅𝗶𝗲 𝗱𝗲𝘀 𝗽𝗼𝗶𝘀𝘀𝗼𝗻𝘀.
𝗔𝗰𝘁𝗶𝗼𝗻𝘀 𝗲𝗻𝗴𝗮𝗴𝗲́𝗲𝘀 𝗽𝗮𝗿 𝗹𝗲 𝗠𝗶𝗻𝗶𝘀𝘁𝗲̀𝗿𝗲
Face à cette situation, plusieurs mesures d’urgence ont été immédiatement mises en œuvre :
✅️𝐋’𝐞𝐧𝐥𝐞̀𝐯𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐞𝐭 𝐥𝐚 𝐠𝐞𝐬𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐬𝐞́𝐜𝐮𝐫𝐢𝐬𝐞́𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐩𝐨𝐢𝐬𝐬𝐨𝐧𝐬 𝐦𝐨𝐫𝐭𝐬
✅️𝐋𝐚 𝐬𝐞𝐧𝐬𝐢𝐛𝐢𝐥𝐢𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞𝐬 𝐩𝐞̂𝐜𝐡𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐝𝐚𝐧𝐠𝐞𝐫𝐬 𝐥𝐢𝐞́𝐬 𝐚̀ 𝐥𝐚 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐞𝐫𝐜𝐢𝐚𝐥𝐢𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐞𝐭 𝐚̀ 𝐥𝐚 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐨𝐦𝐦𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞𝐬 𝐩𝐨𝐢𝐬𝐬𝐨𝐧𝐬 𝐦𝐨𝐫𝐭𝐬 ;
✅️𝐋𝐚 𝐬𝐞𝐧𝐬𝐢𝐛𝐢𝐥𝐢𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞𝐬 𝐩𝐨𝐩𝐮𝐥𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐫𝐢𝐯𝐞𝐫𝐚𝐢𝐧𝐞𝐬 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐦𝐞𝐬𝐮𝐫𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐩𝐫𝐞́𝐜𝐚𝐮𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐚̀ 𝐨𝐛𝐬𝐞𝐫𝐯𝐞𝐫.
Le Ministère de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques rassure les populations que toutes les dispositions nécessaires sont prises pour assurer un suivi rigoureux de la situation, protéger la santé publique et préserver durablement l’écosystème du barrage n°3 de Ouagadougou.
𝗗𝗖𝗥𝗣/𝗠𝗔𝗘𝗥𝗔𝗛

« Là où tout semblait perdu » : le récit d’une renaissance sanitaire portée par la communauté

À travers son ouvrage « Là où tout semblait perdu : de l’oubli à l’excellence par la mobilisation communautaire », le Dr Abdallah Ouédraogo retrace l’extraordinaire transformation du Centre médical urbain de Gounghin 6 autrefois en difficulté devenu une référence nationale. Lors de la cérémonie de dédicace tenue à Ouagadougou le 05 juin 2026, l’auteur et plusieurs personnalités ont salué la force de l’engagement collectif comme moteur du développement sanitaire et social.

Le Dr Abdallah Ouédraogo a officiellement présenté son premier ouvrage intitulé « Là où tout semblait perdu : de l’oubli à l’excellence par la mobilisation communautaire », un essai de 260 pages qui raconte l’expérience de transformation d’un centre de santé grâce à l’implication des populations, du personnel soignant et des partenaires.

Dr Abdallah Ouédraogo a déclaré qu’il ne voit pas 260 pages, mais des visages, pour dire que les véritables auteurs de cette réussite sont les communautés qui ont cru à la possibilité du changement

Devant un public composé d’acteurs du monde de la santé, de l’édition et des autorités administratives, l’auteur a expliqué que son livre est avant tout un hommage aux femmes et aux hommes qui ont refusé de céder au découragement. « Je ne vois pas 260 pages, je vois des visages », a-t-il déclaré, soulignant que les véritables auteurs de cette réussite sont les communautés qui ont cru à la possibilité du changement.

Selon lui, l’ouvrage relate une aventure humaine qui a permis d’améliorer les infrastructures sanitaires, de renforcer la qualité de l’accueil des patients et de restaurer la confiance de la population. Cette dynamique a conduit le Centre médical urbain de Gounghin 6 à être classé meilleur centre médical de son district en 2025 et à obtenir une certification de qualité.

Au-delà du témoignage, le livre se veut également un appel à l’action. Le Dr Ouédraogo a profité de la cérémonie pour présenter son ambition de créer une coopérative de santé dénommée « M’Laafi, qui signifie ma Santé », un projet communautaire destiné à mobiliser les citoyens autour de la construction d’un centre de santé moderne, performant et accessible à tous.

Dr Adjima Combary, représentant le ministre de la Santé, a salué une initiative qui illustre parfaitement les principes de la santé communautaire

Représentant le ministre de la Santé, le Dr Adjima Combary a salué une initiative qui illustre parfaitement les principes de la santé communautaire. Selon lui, lorsque les populations participent à la conception et à la réalisation d’un projet, elles en deviennent naturellement les gardiennes et les bénéficiaires.

Journaliste-écrivain, Clément Zongo, représentant du ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, « cette ouvrage constitue un outil de transmission, de leadership communautaire et de promotion de la souveraineté sanitaire»

Même son de cloche du côté du représentant du ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, le journaliste-écrivain Clément Zongo. Parrain de l’événement, il a estimé que l’ouvrage constitue un outil de transmission, de leadership communautaire et de promotion de la souveraineté sanitaire. À cette occasion, il a annoncé un appui de 500 000 FCFA pour soutenir l’édition de l’œuvre.

Cheikh Omar Zoré, le Directeur Général de IKS, a mis en lumière la richesse symbolique du titre et du sous-titre, qui traduisent le passage du désespoir à la réussite grâce à l’action collective.

Présentant l’ouvrage, le critique littéraire Cheikh Omar Zoré, le Directeur Général de IKS, a mis en lumière la richesse symbolique du titre et du sous-titre, qui traduisent le passage du désespoir à la réussite grâce à l’action collective.

À travers cette publication, le Dr Abdallah Ouédraogo livre ainsi bien plus qu’un récit personnel : un plaidoyer pour la mobilisation communautaire et la conviction que, même lorsque tout semble perdu, l’engagement collectif peut rendre l’impossible possible.

Hubert BADO

 

 

Plan RELANCE 2026-2030 : Le Premier ministre appelle les acteurs à l’action et à la culture du résultat

Le Premier ministre, Chef du Gouvernement, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a présidé, ce vendredi 5 juin 2026 à Ouagadougou, la session 2026 du Comité d’orientation stratégique du Plan RELANCE 2026-2030. Cette rencontre a réuni les membres du Gouvernement, les gouverneurs des régions, les responsables des structures de mise en œuvre et de suivi des politiques publiques, les acteurs du secteur privé ainsi que la faîtière des organisations de la société civile.
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‎Placée sous le signe de la souveraineté, de la résilience et de la transformation structurelle de l’économie nationale, cette session intervient dans un contexte marqué par la poursuite des efforts de reconquête du territoire national, de consolidation de la sécurité et de refondation du modèle de développement du Burkina Faso.
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‎Au cours des travaux, le bilan de la dernière année de mise en œuvre du référentiel précédent a été présenté aux participants. Les membres du Comité d’orientation stratégique ont ainsi examiné le Rapport annuel de performance 2025 de la Politique nationale de développement, ainsi que les acquis enregistrés sur la période 2021-2025.
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Le Premier ministre a salué les performances réalisées dans la mise en œuvre du Plan d’action pour la stabilisation et le développement 2023-2025. Pour la dernière année de ce référentiel, il a notamment relevé que le taux de croissance du produit intérieur brut réel est passé de 4,8 % en 2024 à 5,3 % en 2025. Le niveau global d’exécution de la Politique nationale de développement est, quant à lui, estimé à 85,5 %, malgré un contexte national et international exigeant.
‎Ces acquis, a-t-il souligné, doivent être consolidés et amplifiés. « L’heure n’est plus aux ambitions modestes. Elle est à l’audace, à la discipline, à l’innovation et au sacrifice patriotique. Notre peuple attend de nous des résultats concrets, visibles et durables », a-t-il insisté. Cet appel se traduit dans la Matrice des réformes stratégiques et des investissements structurants du Plan RELANCE 2026-2030, présentée aux participants.
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‎Le Chef du Gouvernement a rappelé que le Plan RELANCE s’inscrit dans la dynamique de la Révolution progressiste populaire, proclamée le 1er avril 2025 par le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré. Il constitue, selon le Premier ministre, l’expression opérationnelle de la RPP dans le domaine du développement économique et social. Il vise à bâtir une économie nationale plus résiliente, souveraine et inclusive, fondée sur la valorisation des ressources internes, la transformation structurelle de l’appareil productif et l’appropriation nationale du processus de développement.
Parmi les principales orientations du Plan figurent la consolidation de la sécurité et la restauration complète de l’intégrité territoriale, le renforcement de la souveraineté économique, l’accélération de la transformation industrielle et agro-sylvo-pastorale, le développement des infrastructures structurantes, la promotion du capital humain et de l’emploi des jeunes, ainsi que le renforcement de la gouvernance patriotique.
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‎Le Chef du Gouvernement a également mis l’accent sur l’appropriation nationale du processus de développement. Il a appelé à une plus grande responsabilisation des administrations publiques, à une meilleure mobilisation des ressources internes, à une participation accrue des collectivités territoriales, du secteur privé national, des communautés et des organisations de la société civile, ainsi qu’à une culture renforcée du résultat et de la redevabilité.
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‎« Nous devons faire en sorte que le développement du Burkina Faso soit désormais pensé, financé, exécuté et évalué d’abord par les Burkinabè eux-mêmes, dans l’intérêt exclusif du peuple burkinabè », a-t-il affirmé.
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‎La réussite du Plan RELANCE constitue un impératif national. Elle doit permettre de renforcer la souveraineté alimentaire, de promouvoir la transformation locale des ressources minières et agricoles, d’améliorer l’accès des populations aux services sociaux de base, de développer les infrastructures énergétiques, routières et industrielles, de moderniser l’administration publique et de créer durablement des emplois pour la jeunesse.
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‎« Cette réussite exige l’engagement patriotique de tous les acteurs, la mobilisation de toutes les énergies nationales et une culture permanente du résultat », a-t-il soutenu, avant de donner des orientations précises aux ministres, aux présidents des Cadres sectoriels de dialogue, aux gouverneurs de région, aux responsables de programmes et à l’ensemble des acteurs de la mise en œuvre et du suivi des politiques publiques.
Le Chef du Gouvernement leur a donné instruction de faire preuve de responsabilité, de célérité et de détermination, afin de traduire les orientations du Plan RELANCE en résultats concrets, dans une logique d’obligation de résultat et de redevabilité. Ils devront également accélérer l’exécution des réformes stratégiques et des investissements structurants, renforcer la mobilisation des ressources internes et accorder une priorité accrue aux secteurs de la production et de la transformation.
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‎Cette session 2026 du Comité d’orientation stratégique marque ainsi une étape majeure dans l’opérationnalisation du Plan RELANCE, l’un des principaux instruments de transformation économique et sociale du Burkina Faso pour les cinq prochaines années.
𝐃𝐂𝐑𝐏/𝐏𝐫𝐢𝐦𝐚𝐭𝐮𝐫𝐞

Initiative pour la Civilisation Globale: La mission des médias décryptée lors d’un colloque à Beijing

A l’occasion de la Journée internationale du dialogue entre les civilisations, l’Université de Communication de Chine (UCCh) a organisé un colloque sur la mission des médias dans le cadre de l’Initiative pour la Civilisation Globale le vendredi 5 juin 2026 à Beijing en Chine. 

Le 7 juin 2024, l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté la résolution 78/286, déclarant le 10 juin Journée internationale pour le dialogue entre les civilisations. A l’occasion de cette célébration, l’Université de Communication de Chine (UCCh) a organisé un colloque sur la mission des médias dans le cadre de l’Initiative pour la Civilisation Globale vendredi 5 juin 2026 à Beijing en Chine. Rassemblant des professionnels des médias venus de plus de cinquante pays et régions d’Asie-Pacifique, d’Afrique et d’Eurasie, cet événement a permis de mettre en lumière le rôle des médias dans le cadre de l’Initiative pour la Civilisation Globale.

Au regard des nombreuses mutations qu’il traverse, Ren Mengshan, Vice-président de l’UCCh a noté que le monde a plus que jamais besoin d’échanges, de compréhension et de collaboration. Dans ce contexte, a-t-il indiqué, il est impératif que les médias assument leur rôle crucial de passerelle pour interconnecter les nations et fédérer les consensus. « Les professionnels des médias ne sont pas de simples vecteurs d’information ; ils sont les chroniqueurs des civilisations, les transmetteurs de valeurs et les bâtisseurs des agendas publics. Dans un paysage informationnel mondialisé et interconnecté, un seul reportage, une séquence vidéo ou une interview transfrontalière possèdent le pouvoir de redéfinir la perception mutuelle entre les peuples et d’infléchir la trajectoire de l’opinion publique internationale », a-t-il soutenu.

Il a résumé la mission des médias en trois rôles essentiels. Premièrement, a-t-il estimé, ils doivent être les « bâtisseurs de ponts » du dialogue inter civilisationnel. Pour lui, les civilisations se distinguent par leurs caractéristiques propres et leurs singularités, mais aucune n’est intrinsèquement supérieure ou inférieure à une autre. Les médias se doivent donc, a-t-il insisté, de dépasser les préjugés et les stéréotypes afin de restituer les trajectoires de développement et les aspirations de chaque culture à travers un journalisme professionnel, objectif et rigoureux. En veillant à ce que davantage de voix soient entendues et de perspectives partagées, les médias favorisent selon lui la compréhension, le respect et l’appréciation mutuels.

Ren Mengshan, Vice-président de l’Université de la Communication de Chine : « Un seul reportage, une séquence vidéo ou une interview transfrontalière possèdent le pouvoir de redéfinir la perception mutuelle entre les peuples »

Le deuxième rôle qu’il a mentionné est que les médias doivent être les « fédérateurs » du consensus mondial. Face aux défis planétaires et aux préoccupations majeures de l’humanité tels que le changement climatique, la gouvernance de l’intelligence artificielle ou la santé publique, les journalistes ne doivent pas seulement à son avis relater les faits, mais aussi susciter des débats constructifs.

 

Etre les « gardiens » de la vérité factuelle

Plutôt que de mettre en exergue les clivages, a t il soutenu, les médias doivent s’attacher à identifier le plus grand dénominateur commun. « Par une communication internationale ouverte, équilibrée et inclusive, nous pouvons approfondir la coopération sur les grands enjeux publics mondiaux », a-t-il déclaré.

En troisième position, Ren Mengshan a appelé les journalistes à être les « gardiens » de la vérité factuelle. À une époque saturée par la surinformation et l’emprise des algorithmes, la vérité, la rationalité et la responsabilité sont de son point de vue des vertus d’une valeur inestimable. Les professionnels des médias doivent, a-t-il dit, demeurer les gardiens inflexibles de la déontologie, s’en tenir scrupuleusement aux faits, préserver la confiance publique par leur professionnalisme et promouvoir le progrès social par une communication constructive, favorisant ainsi une convergence profonde des esprits et des cœurs.

Pour conclure, il a appelé les médias à mettre pleinement à profit leur influence et leur expertise pour devenir les artisans des échanges culturels, les messagers de l’amitié entre les peuples et les bâtisseurs de la paix mondiale. Abondant dans le même sens, Long Xiaonong, Doyen de l’Ecole de communication internationale a rappelé aux journalistes que leurs objectifs et plumes ont le pouvoir de briser les stéréotypes et jeter des ponts de compréhension. Il les a de ce fait appelé à devenir une force modératrice qui s’oppose aux récits simplistes et combat le sentiment de supériorité civilisationnelle. Il a particulièrement encouragé les médias des pays du Sud à mettre en avant les initiatives de leurs pays en matière de réduction de la pauvreté, d’éducation, de santé et de préservation des traditions, et montrer la transformation créative des différentes civilisations dans la société moderne, afin que le monde puisse voir le dynamisme et la sagesse de l’Afrique et de l’Asie-Pacifique.

Prenant le présent dialogue comme point de départ, il a dit espérer que chacun des journalistes présents, une fois de retour à son poste, fera de la civilisation une valeur suprême, améliorera la compréhension et favorisera la communication entre les régions du monde pour surmonter les différences. « Faisons en sorte que nos reportages soient responsables et qu’ils contribuent à une véritable interaction entre les peuples », a-t-il appelé de tous ses vœux.

Nadège YAMEOGO

Adoption d’un décret portant liste des communes selon leur statut

Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le jeudi 04 juin 2026, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 12 H 21 mn, sous la présidence du Camarade Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations, mis fin à une fonction et autorisé des missions à l’étranger.

Lire le conseil des ministres en cliquant sur le lien ci-dessous:

CONSEIL DES MINISTRES N°19 DU 04 JUIN 2026

L’indépendance vraie !

Chaque jour, mon peuple subit le lourd tribut de la haine

Chaque jour, des familles pleurent le proche qui s’éloigne

A jamais, nous perdons le digne combattant emporté

Par animosité, ils nous ont attaqués pour notre intégrité

 

Sous le regard indifférent de l’amitié conditionnelle qui tue

L’aide qui sauve joue à la montre dans le concert des nations

La communauté dite internationale dénonce et crie au loup

De la résolution à l’action, du véto au chaos, l’empathie est nulle

 

A ciel ouvert, les tombes s’étendent, le mal se répand et s’emballe

Pour nous défendre, il faut que le maître nous donne son accord

Même avec notre argent, nous ne pouvons rien acheter pour riposter

Pendant ce temps, les terroristes s’arment et se réarment, par personne

 

Depuis leur cabine secrète, ils suivent les mouvements du mal

Par satellites interposés, ils scrutent le danger par-dessus nos têtes

Au nom de l’amitié qui abandonne, ils jouent à l’autruche qui triche

Mais pour notre or et le pétrole, l’uranium et le lithium, ils restent !

 

Non, à l’indépendance à dominance de main tendue à la sébile vide !

Non à l’amitié sans pitié qui crie sa piété pour exploiter l’autre à satiété !

Oui à l’autonomie qui libère de l’anémie entretenue par les faux amis !

Oui à la souveraineté dans les limites du ciel qui s’étend avec fierté !

Clément ZONGO

clmentzongo@yahoo.fr