Radio AES Daandè Liptako : le MCCAT a officiellement installé les membres du Conseil d’administration

Le Ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO a procédé ce lundi 8 juin 2026 à Ouagadougou, à l’installation des membres du Conseil d’administration de la radio de l’AES <<Daandè Liptako>>.

Composé de neuf (09) membres dont trois du Burkina Faso, du Mali et du Niger, issus des ministères en charge de la Communication, des Affaires étrangères et de l’Economie, cette instance a la responsabilité de consolider à travers ce média, les mécanismes de communication de la Confédération AES face aux défis sécuritaires et informationnels ; de participer à l’éveil des consciences et au changement positif de comportements; de promouvoir un espace de dialogue et d’échanges et de porter le combat de souveraineté et d’indépendance véritable des Etats membres de la Confédération.


Pour le Camarade Ministre Pingdwendé, ses membres sont investis d’une mission stratégique qui consiste à orienter et à veiller à ce que, ce qui est planifié au niveau de la radio Daandè Liptako puisse respecter les règles déontologiques.
<<Le Conseill d’administration doit dès aujourd’hui prendre en mains les dossiers pour que nos médias puissent monter très rapidement en puissance afin de contrecarrer la désinformation, donner un nouveau narratif, et surtout mettre en avant les acquis de notre espace et l’espoir de nos populations>>.


La présidente du Conseil d’administration, Madame Mossokoura KONATE, Conseillère technique du Ministère de la Communication du Mali, se voit confier <<une mission historique qui va permettre de mettre en place les bases de l’opérationnalisation de la radio confédérale>>. Elle s’est réjouie que la radio Daandè Liptako puisse servir de support media dans l’atteinte des objectifs de l’AES: <<combattre la désinformation, raconter nous-mêmes notre narratif>>.


Une dizaine de dossiers seront examinés au cours du premier Conseil d’administration qui se tient juste après la cérémonie d’installation des administrateurs.
En rappel, la radio Daandè Liptako a été officiellement mise en onde le 21 décembre 2025 et les membres du Conseil d’administration nommés le 26 mai 2026 par le Camarade Président du Faso, Président en exercice de la Confédération des Etats du Sahel, le Capitaine Ibrahim TRAORE. Son siège est établi à Ouagadougou.

DCRP/MCCAT

Projet de résilience et de compétitive agricole:193 329 personnes touchées en 6 ans

Il se tient du 8 au 10 juin 2026 à Ouagadougou la dernière mission conjointe gouvernement /Banque mondiale sur la mise en œuvre du projet de résilience et de compétitivité agricole (PReCA).

Mise en œuvre le 14 janvier 2020, le projet de résilience et de compétitivité agricole (PReCA) prend fin le 30 juin prochain. L’heure est donc au bilan. C’est dans ce cadre que tous les acteurs du projet sont réunis pour faire le bilan de mise en œuvre du 08 au 10 juin 2026 à Ouagadougou. Il s’agit pour eux d’apprécier les résultats obtenus, de terminer les activités résiduelles, les rapports d’achèvement et l’évaluation économique. « La présente mission d’appui conjointe permettra d’échanger concrètement sur les recommandations issues de la dernière mission d’appui, les questions fiduciaires, notamment la gestion financière et la passation des marchés, les sauvegardes environnementales et sociales, le suivi-évaluation, la communication et la gestion des connaissances et les documents de clôture du projet » a expliqué le chef   de la délégation de la Banque mondiale, Idriss Sermé.

Au titre de la composante 1 « amélioration de la productivité agricole »,  le PReCA a permis l’aménagement de 4 périmètres irrigués d’une superficie totale de 1 933 hectares au profit de 5 328 producteurs dont 39 % de femmes et 26 % de jeunes, ainsi que l’aménagement de 32 bas-fonds couvrant 1 434 hectares. Selon le coordonnateur du PReCA, Adama Siri, cela va permettre de produire au moins trois campagnes agricoles. « Ce sont là les orientations phares que nous avons reçues du niveau sectoriel dans le cadre de l’offensive agro-pastorale et halieutique » a-t-il ajouté.

« Cette rencontre traduit la volonté de la Banque mondiale d’œuvrer à la réussite pleine du PReCA » a indiqué lle chef de la délégation de la Banque mondiale, Idriss Sermé.

Pour le secrétaire général du ministère de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, Gaoussou Sanou, la mise en valeur de ces infrastructures a généré des performances agricoles appréciables, soutenues par la réalisation de 16 forages à gros débit accompagné de périmètres maraichers sur les sites des basfonds aménagés et la mise à disposition d’équipements destinés à la réduction des pertes post-récolte.

La composante 2 « amélioration de la compétitivité et facilitation à l’accès au marché » a permis la réalisation de 8 comptoirs d’achat, de 64 magasins de stockage et la réhabilitation/construction de 114 kilomètres de pistes rurales et routes en terre, permettant le désenclavement des zones de production et facilitant l’amélioration de la commercialisation des productions agricoles.

Au regard des investissements réalisés et des effets déjà perceptibles sur les conditions de vie des bénéficiaires, nous pouvons affirmer que le PReCA a atteint ses objectifs de développement » a souligné le Secrétaire général du ministère de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, Gaoussou Sanou.

S’agissant de la composante 3 « promotion et développement de l’agro -industrie par le secteur privé », le projet a financé 2 174 microprojets et sous-projets sur l’ensemble du territoire national pour un montant supérieur à 21,6 milliards de FCFA dont 526 au profit des personnes déplacées internes réinstallés dans leur localité contribuant ainsi à faciliter leur relèvement. En effet, « le PReCA a contribué à financer la réinstallation des populations qui ont jadis été chassées de chez eux pour permettre leur relèvement avec plus de 500 projets » a souligné le coordonnateur. Ces performances enregistrées témoignent donc de l’engagement exemplaire des équipes du projet, des structures partenaires de mise en œuvre, des services techniques déconcentrés, des collectivités territoriales ainsi que des organisations professionnelles bénéficiaires, a poursuivi le SG. « Grâce à cette mobilisation collective, le projet affiche un taux de décaissement de 100 %, un taux physique cumulé de 96,84 % et un taux financier cumulé de 96,65 %.  Les impacts sont également perceptibles à travers la progression des ventes des bénéficiaires estimée à 68 % pour le riz, 90 % pour la mangue, 85 % pour le karité, 60 % pour la tomate et 69 % pour l’oignon » a-t-il précisé. Au total, 193 329 bénéficiaires, dont 36 % de femmes, ont été touchés, soit 129 % de la cible finale. Une enquête réalisée en 2025 révèle par ailleurs que plus de 88 % des bénéficiaires se déclarent satisfaits de la mise en œuvre du Projet. « C’est dire que le PReCA laisse un héritage important en matière d’investissements structurants, de renforcement de la résilience des producteurs et de développement des chaînes de valeur agricole. Il a atteint ses objectifs de développement » a relevé Gaoussou Sanou.

En plus de la date de clôture prévue pour le 30 juin, il y a une période légère de grasse qui permettra de tous boucler » a précisé le coordonnateur du PReCA, Adama Siri

Dans une perspective de durabilité des investissements, le PReCA a accordé également une attention particulière à la responsabilisation des bénéficiaires à travers la mise en place et l’opérationnalisation de structures communautaires de gestion adaptées aux différents ouvrages réalisés.  Il s’agit de la mise en place des organisations des usagers de l’eau (OUEA) pour les périmètres irrigués, des groupements d’intérêt économique (GIE) pour les comptoirs d’achat, des comités de gestion (COGES) pour les magasins, des Sociétés coopératives simplifiées (SCOOPS) pour les bas-fonds ainsi que des Comités de veille et d’entretien des pistes rurales (CVEP) pour les pistes rurales.

Initiative présidentielle pour la production agricole : 3 000 nouveaux VDP agricoles prêts à booster la production alimentaire

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La 3e et dernière cohorte de l’Initiative présidentielle pour la production agricole et l’autosuffisance alimentaire (IP-P3A) a effectué sa sortie de promotion, le vendredi 5 juin 2026, à l’Ecole nationale de formation agricole (ENAFA) de Matourkou, à Bobo-Dioulasso. Avec ces 3 000 nouveaux entrepreneurs agricoles formés, l’objectif initial de 8 000 jeunes outillés en un an est désormais atteint.

3 000 jeunes nouveaux jeunes volontaires ont officiellement achevé leur formation d’entrepreneuriat agricole. La cérémonie de sortie de cette 3e et dernière cohorte s’est tenue, le vendredi 5 juin 2026, à l’ENAFA de Matourkou à Bobo-Dioulasso. Recrutés dans le cadre de l’Initiative présidentielle pour la production agricole et l’autosuffisance alimentaire (IP-P3A) dans plusieurs communes, ces 3 000 volontaires âgés de 18 à 40 ans viennent porter à 8 000 le nombre total de jeunes formés depuis le lancement de la formation, le 4 mars 2025. Au total, l’ENAFA de Matourkou a accueilli 1 975 d’entre eux au fil des trois cohortes successives.

Selon le secrétaire général du ministère de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, Gaoussou Sanou, représentant le ministre  chargé de l’Agriculture, cette initiative traduit une vision nationale de placer l’autosuffisance alimentaire au cœur des priorités du Burkina Faso. « Après la guerre pour la reconquête du territoire, la liberté du Burkinabè doit résider aussi dans sa dignité. Celle de manger à sa faim », a-t-il déclaré. Le parcours de formation de ces jeunes, d’une durée minimale de 70 jours, a couvert 13 modules techniques. Les apprenants ont été formés en production végétale, en fertilité des sols, en céréaliculture, en maraîchage ainsi qu’en production animale, incluant l’aviculture et la pisciculture.

La transformation agroalimentaire a également fait partie du cursus, avec la fabrication de confitures, purées, conserves et pâte d’arachide. La production de bio-intrants, compost et biopesticides, a complété cette formation pour ancrer les pratiques dans une agriculture moderne et durable. Avant le volet technique, les recrues ont suivi une formation en civisme et patriotisme pour, selon le coordonnateur technique de l’IP-P3A, Inoussa Ouédraogo, « changer de paradigme » et faire de l’agriculture un métier valorisant et non « un sot métier ».

Des terres et des intrants pour passer à l’action

Pour ne pas former et laisser pour compte, un dispositif d’accompagnement complet a été mis en place. A en croire le coordonnateur national, 4 335 hectares ont été mobilisés dans les communes pour l’installation des jeunes. « Les aménagements ont déjà débuté sur plus de 1 000 hectares, chaque groupe bénéficiant de 2 hectares grillagés équipés de deux forages pour des cultures de saison sèche », a-t-il indiqué. Selon lui, l’objectif final est d’atteindre 123 000 hectares aménagés.

Des kits ont également été remis aux 335 groupes en cours de formalisation en coopératives. Ces dotations comprennent 127 569 kg de semences de maïs, riz, arachide et gombo, 867 450 kg d’engrais, 548 pulvérisateurs, 274 semoirs manuels, 548 bâches et 335 tricycles. A terme, les coopératives pourront accéder, sous forme de prêts, à des tracteurs et des motoculteurs solaires. Le coordonnateur technique de l’IP-P3A a exhorté les sortants à devenir des « entrepreneurs agricoles modèles » capables de transformer chaque hectare en un front de lutte contre l’insécurité alimentaire.

Le directeur général de l’ENAFA, Dr Issa Wonni, a, quant à lui, salué le professionnalisme des formateurs et la rigueur des apprenants, qui ont permis de relever un défi logistique inédit. Par la voix de leur délégué, Laurent Meda, les jeunes entrepreneurs se sont engagés à appliquer les techniques de conservation des eaux et des sols pour préserver la fertilité de leurs exploitations. Ces nouveaux acteurs sont désormais attendus dans leurs localités respectives pour le début de la campagne hivernale 2026-2027.

Noufou NEBIE

Amadou OUEDRAOGO

(Stagiaire)

Littérature: l’écrivain Clément Zongo dédicace trois ouvrages

Alexis Yaméogo, connu sous le pseudonyme de Clément Zongo, a dédicacé trois œuvres intitulées « La fille aux cheveux châtains », « Les chroniques de Clément Zongo », « Juste un coup de plume ! », samedi 6 juin 2026, à Ouagadougou.

Faire du livre un outil de transmission, de réflexion et de transformation sociale. Tel est le choix assumé par Alexis Yaméogo, alias Clément Zongo, auteur engagé pour les causes sociales. Il a présenté au public trois ouvrages intitulés « La fille aux cheveux châtains », « Les chroniques de Clément Zongo » et « Juste un coup de plume ! », vendredi 6 juin 2026, à Ouagadougou, lors d’une cérémonie de dédicace. En effet, ses publications abordent des thématiques variées liées à l’actualité, à l’albinisme, aux valeurs humaines et aux réalités sociales. Pour l’auteur, elles traduisent son engagement à faire de l’écriture un levier de sensibilisation et de transformation sociale.

Le premier ouvrage, « La fille aux cheveux châtains », compte 254 pages réparties en quatre parties. Clément Zongo y retrace l’histoire d’amour entre Phil et Cathy, une jeune fille albinos. Dans ce récit, il met en lumière la force des sentiments face aux préjugés et aux barrières sociales qui continuent de fragiliser certaines relations humaines. Le roman se veut ainsi un plaidoyer pour un amour capable de transcender les différences physiques et les considérations sociales.

Selon l’auteur, l’ouvrage invite à une introspection sur le regard porté sur les personnes albinos. « Je laisse libre cours aux lecteurs, afin qu’après introspection, nous arrivions à la conclusion que les personnes albinos sont des êtres comme nous », a-t-il expliqué. Le Roman a d’ailleurs été récompensé par le deuxième prix du Grand prix national des arts et des lettres (GPNAL), dans la catégorie romane, lors de la Semaine nationale de la culture (SNC) 2023.

« Les chroniques de Clément Zongo »

Les œuvres en général décryptent l’actualité sous un autre regard, et dénoncent les tares de la société.

Le deuxième ouvrage, « Les chroniques de Clément Zongo », est un recueil de chroniques structuré en 127 pages. Il résulte de la compilation de ses Chroniques publiées aux Editions Sidwaya et à Radio Pulsar. L’auteur y adopte une écriture hybride, à la fois sarcastique, poétique et engagée. A travers ces textes, il propose une lecture critique de l’actualité et des faits de société. En effet, Clément Zongo y aborde notamment des thématiques telles que la santé, l’éducation, l’enfance, la condition féminine et la situation des personnes vulnérables… « J’essaie d’être la voix des personnes en difficulté, afin que le riche puisse venir en aide au pauvre et le plus fort secourir le plus faible », a-t-il précisé. Son écriture se veut à la fois accessible, critique et orientée vers la sensibilisation du public aux réalités sociales.

Le troisième ouvrage, « Juste un coup de plume ! », est un recueil de 20 poèmes destiné principalement aux enfants. Lauréat du GPNAL 2018 dans la catégorie littérature, il aborde des thématiques liées au civisme, à la citoyenneté, aux droits de l’enfant, à la discipline ainsi qu’aux valeurs traditionnelles.

A l’issue de la cérémonie de présentation des œuvres, la présidente de l’association des Albinos, Maïmouna Déné, a salué cette initiative. Elle a estimé que « La fille aux cheveux châtains » constitue une contribution importante dans la lutte contre la stigmatisation des personnes albinos.

Dans la même dynamique, le représentant du ministre chargé de la Culture, Dramane Konaté, a apprécié la qualité des œuvres. Il a souligné que « ces œuvres sont d’une grande pertinence » et a invité les populations à se les approprier, afin de mieux comprendre certaines réalités sociales.

Pour sa part, le représentant de la directrice générale des Editions Sidwaya, Jolivet Emmaüs Sidibé Pagbeleguem, a exprimé sa satisfaction de l’organe de presse d’être associée à la dédicace de ces œuvres littéraires. Pour lui, ces ouvrages consacrent le talent, la persévérance et la passion d’un homme de plume connu du quotidien Sidwaya à travers la rubrique « Chronique » publiée chaque vendredi.  Il a formulé des vœux de succès à l’endroit de l’auteur et de sa carrière littéraire.

Les trois œuvres sont disponibles à la Librairie jeunesse d’Afrique, Mercury et chez l’auteur.  Le prix de livre « La fille aux cheveux châtains » est fixé à 5 000 F CFA, « Les chroniques de Clément Zongo » est cédé à 4 000 F CFA  et la 3e œuvre « Juste un coup de plume ! » à 3 000 F CFA.

Oumarou RABO

Lydia Esther BILLA

(Stagiaire)

Médias africains: l’« Appel de Bamako » pour la souveraineté informationnelle et numérique du continent

Les participants au Forum panafricain des médias (FOPAME 2026), tenu du 3 au 6 juin, à Bamako au Mali, sur le thème : « Unir les voix, renforcer les liens entre les médias d’Afrique », ont adopté, le samedi 6 juin 2026, I’« Appel de Bamako », un document stratégique plaidant pour une souveraineté narrative, informationnelle et numérique africaine.

En présence du ministre de la Communication, de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alhamdou Ag Illyene, le document a été lu lors de la cérémonie de clôture par Salif Sanogo, président du comité d’organisation du FOPAME 2026, devant un parterre de responsables de médias, journalistes, universitaires, experts du numérique, d’anciens ministres et de représentants d’institutions venus de nombreux pays africains.

Dans cet appel, les participants estiment que l’Afrique traverse une période marquée par de profondes mutations technologiques, la montée de l’intelligence artificielle, la désinformation et les transformations des modèles économiques des médias. Ils affirment que la souveraineté politique, économique et culturelle des Etats africains ne saurait être pleinement réalisée sans une véritable souveraineté informationnelle et numérique.

L’Appel de Bamako préconise notamment la reprise du contrôle du récit africain par les Africains eux-mêmes, la promotion des langues nationales dans les médias et les plateformes numériques, ainsi qu’une coopération renforcée entre agences de presse, médias publics, médias privés et créateurs de contenus du continent.

Les signataires demandent également aux Etats africains et aux institutions régionales d’investir dans des infrastructures numériques souveraines, notamment des centres de données, des plateformes de diffusion, des systèmes d’archivage et des réseaux africains de distribution de l’information.

Le document plaide aussi pour la création de banques africaines d’images, de vidéos et de données afin de réduire la dépendance du continent vis-à-vis des plateformes étrangères.

Sur le plan professionnel, les participants recommandent un renforcement de la formation des journalistes aux nouveaux enjeux du numérique, à la couverture des crises, à l’éducation aux médias ainsi qu’à l’utilisation éthique de l’intelligence artificielle dans les rédactions.

L’Appel de Bamako insiste également sur la nécessité de bâtir des modèles économiques viables pour les entreprises de presse africaines, à travers des mécanismes de financement durables, le développement d’abonnements numériques et un soutien accru des investisseurs africains.

Les participants ont, en outre, réaffirmé le rôle des médias dans la promotion de la paix et la lutte contre l’extrémisme violent. Ils ont rappelé que les médias ne doivent jamais servir de tribune aux groupes terroristes ou aux idéologies radicales.

Dans leur engagement final, les signataires ont exprimé leur volonté commune de construire un espace médiatique africain « libre, fort, innovant, solidaire et souverain », afin que l’Afrique devienne pleinement maîtresse de son récit, de ses technologies et de son avenir informationnel.

L’Essor/Mali

Une « relance » souveraine du développement

Le Burkina Faso s’est doté d’un nouveau référentiel de développement pour les cinq prochaines années : le Plan national de développement (PND) 2026-2030, dénommé « RELANCE » avec pour, à l’horizon 2030, de « faire du Burkina Faso une nation souveraine et prospère, bâtissant un développement endogène et durable au service du bien-être de tous ».

L’opérationnalisation de ce document de planification intervient dans un contexte de révolution proclamée le 1er avril 2025 par le Président du Faso, le camarade-capitaine Ibrahim Traoré. Dans cette dynamique, le Plan RELANCE apparaît comme le bras opérationnel de la Révolution progressiste populaire (RPP) dans le domaine économique et social. Il consacre le retour d’un Etat stratège, bâtisseur et protecteur, appelé à jouer un rôle moteur dans la conduite du développement.

Le choix est désormais assumé de rompre avec les schémas extérieurs de dépendance pour promouvoir une économie productive, souveraine et compétitive, fondée sur la transformation locale des ressources et la mobilisation des énergies nationales.

La réussite d’une telle ambition exige une culture du résultat. C’est dans cette optique que le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a présidé, le vendredi 5 juin 2026, à Ouagadougou, la session 2026 du Comité d’orientation stratégique du Plan RELANCE 2026-2030 qui a réuni membres du Gouvernement, gouverneurs de régions, responsables des structures de mise en œuvre et de suivi des politiques publiques, acteurs du secteur privé et représentants de la société civile.

Le Rapport annuel de performance 2025 de la Politique nationale de développement note un taux de croissance du Produit intérieur brut (PIB) réel qui passe de 4,8 % en 2024 à 5,3 % en 2025 et un niveau global d’exécution de la PND de 85,5 %, malgré un contexte national et international particulièrement exigeant. Ces performances traduisent la résilience de l’économie et la pertinence des choix stratégiques opérés.

C’est à juste titre que le chef du gouvernement a rappelé que l’engagement patriotique est un principe directeur du nouveau modèle de développement : « Nous devons faire en sorte que le développement du Burkina Faso soit désormais pensé, financé, exécuté et évalué d’abord par les Burkinabè eux-mêmes, dans l’intérêt exclusif du peuple burkinabè ».

Déjà, les signes d’une telle dynamique sont perceptibles. Les performances enregistrées dans la mobilisation des ressources internes par les administrations douanières et fiscales démontrent la capacité du pays à compter davantage sur ses propres forces.

Ainsi, les réformes engagées pour élargir l’assiette fiscale (401 milliards F CFA au seul mois de mai 2026), moderniser les procédures de recouvrement, lutter contre la fraude et la corruption, assainir les finances publiques et réduire le train de vie de l’Etat ont permis une progression notable des recettes publiques. Dans le même temps, les efforts visant à améliorer le climat des affaires, à sécuriser les investissements et à soutenir le secteur privé national contribuent à renforcer la confiance des opérateurs économiques et à stimuler l’investissement productif.

Comme une boussole, le Plan RELANCE ouvre ainsi une nouvelle étape de l’histoire du développement du Burkina Faso. Au-delà de l’action gouvernementale, sa réussite requiert l’adhésion de tous. C’est pourquoi chaque Burkinabè, à son niveau, doit contribuer à l’effort collectif de transformation nationale.

La souveraineté économique, l’industrialisation, la création d’emplois, la sécurité alimentaire, la modernisation des infrastructures et le développement endogène ne seront une réalité que si chacun s’approprie cette vision pour transformer l’ambition en résultats et les engagements en réalisations concrètes.

Par Assetou BADOH

Cadre de concertation secteur santé: établissements publics et privés misent sur la mutualisation des ressources

Le ministère de la Santé a organisé la IIe session 2026 de la rencontre semestrielle du cadre de concertation entre le ministère et le secteur privé, vendredi 5 juin 2026, à Ouagadougou.

Le ministère de la Santé veut renforcer sa collaboration avec le secteur privé en vue d’améliorer l’offre de soins au profit des populations. C’est dans ce cadre que le département a organisé la IIe session 2026 de la rencontre semestrielle du cadre de concertation entre le ministère de la santé et le secteur privé de santé, vendredi 5 juin 2026, à Ouagadougou.

La rencontre s’est tenue sur le thème « La mutualisation des ressources entre le secteur public et le secteur privé ». Selon le secrétaire général du ministère de la Santé, Joël Arthur Kiendrébéogo, ce cadre de dialogue a pour mission de discuter des préoccupations en lien avec tous les aspects du secteur privé de santé, notamment les conditions d’exercice, la régularisation, la promotion et le financement du secteur privé ainsi que la complémentarité entre secteur public et privé de santé.

Le secrétaire général du ministère de la Santé a indiqué que cette première session de l’année 2026 se tient dans un contexte marqué par la mise en œuvre de plusieurs réformes visant à améliorer les performances du système de santé. « Elles concernent le renforcement de la gouvernance et du leadership, l’amélioration de l’offre de soins ainsi que la réponse aux urgences sanitaires », a-t-il précisé. Il a souligné que la réussite de ces réformes passe par une forte mobilisation de l’ensemble des acteurs du secteur de la santé. De son avis, l’objectif est d’offrir à toutes les populations des soins et services de santé de qualité à travers une offre complémentaire portée aussi bien par les structures publiques que privées.

L’apport du privé salué

« Les réflexions porteront sur des domaines stratégiques tels que l’imagerie médicale, les laboratoires d’analyses biomédicales, ainsi que la digitalisation des procédures engagées par le ministère », a-t-il confié.  M. Kiendrébéogo a, en outre, salué l’apport du secteur privé dans plusieurs domaines, en matière d’information sanitaire et de surveillance épidémiologique, où les performances enregistrées dépassent 90 %.

Quant au président de la Fédération des acteurs du secteur privé de santé du Burkina Faso (FASPB), Diédon Alain Hien, il a salué l’engagement du ministère de la Santé à œuvrer pour l’amélioration de l’offre et la qualité des soins, des services et des prestations de santé au profit des populations. « Cette IIe session témoigne de notre volonté commune de faire du dialogue et de la collaboration, des leviers essentiels pour relever avec résilience les défis de notre système de santé », a-t-il déclaré.

Le président de la FASPB a aussi souligné que dans un contexte marqué des défis sécuritaires et économiques, le renforcement de la collaboration entre les secteurs public et privé demeure indispensable pour garantir aux populations un accès équitable à des soins de santé de qualité. M. Hien a exprimé l’espoir que les échanges permettent de dégager des propositions concrètes, notamment en matière de mutualisation des ressources, considérée comme un levier essentiel du partenariat public-privé en santé.

Abdoulaye BALBONE

Astride OUEDRAOGO

(Stagiaire)

Lutte contre la désinformation: des acteurs de médias renforcent leurs capacités à Bobo-Dioulasso

Le ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme a tenu, du 3 au 6 juin 2026, à Bobo-Dioulasso, une session de formation au profit des acteurs des médias. Cet atelier de renforcement de capacités, organisé par la Direction générale de la communication et des médias (DGCM), visait à outiller les professionnels pour contrer la désinformation et les « fake news ».

Une soixantaine de journalistes, animateurs et web-journalistes issus de plusieurs régions du pays ont pris part à une session de formation, du 3 au 6 juin 2026, à Bobo-Dioulasso. Ces travaux de quatre jours ont été organisés par le ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme à travers sa Direction générale de la communication et des médias (DGCM). L’initiative répond à la nécessité de réguler la circulation massive et instantanée de l’information sur les réseaux sociaux et les plateformes numériques, souvent marquée par des campagnes de manipulation orchestrées pour influencer le public.

Le contenu de la formation s’est structuré autour de trois modules principaux. Les participants ont ainsi abordé la gestion de l’information et le décryptage de la désinformation dans un contexte de lutte contre le terrorisme au Burkina Faso. Ils ont également été initiés à l’appropriation des nouveaux outils numériques de vérification et à la pratique du « fact-checking » pour un traitement journalistique responsable des fausses informations. Le directeur général de la communication et des médias, Salifou Ouarma, a exprimé sa satisfaction quant à la qualité des échanges et à l’intérêt manifesté par les participants pour les différents modules.

Pour M. Ouarma, les professionnels des médias doivent désormais agir comme des « relais de bonnes pratiques » au sein de leurs rédactions respectives. « Ce que les populations attendent de nous, c’est l’information crédible, l’information purifiée », a-t-il précisé. Il a également rappelé la responsabilité des acteurs de la communication dans le soutien à la lutte et au développement du pays. La journaliste de C360, Anny Zankoné, bénéficiaire de la formation, a qualifié l’activité de « plus que nécessaire » au regard du contexte national actuel. Elle a indiqué que son travail quotidien va mettre désormais en avant « l’intérêt supérieur de la Nation » à travers des contenus plus « ciblés » et « précis ». En clôturant les travaux, le directeur général a exhorté les acteurs des médias à constituer le « premier rempart » contre la désinformation.

Noufou NEBIE

SIAO 2026: le DG Eric Bassolé sollicite l’accompagnement de Sidwaya

La directrice générale de Les Editions Sidwaya, Assétou Badoh, a reçu en audience le directeur général du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO). L’accompagnement du journal de tous les Burkinabè pour la réussite de la 18e édition du SIAO, prévue du 30 octobre au 8 novembre 2026, était au menu des échanges.

La 18e édition du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO) va se tenir, du 30 octobre au 8 novembre 2026, dans la capitale burkinabè, sur le thème : « Artisanat africain et industrialisation : quelle synergie pour une meilleure organisation et valorisation des produits locaux et du patrimoine culturel ». A cinq mois de l’évènement, la direction générale du SIAO est à pied d’œuvre pour garantir un succès franc de l’évènement. Convaincu que les médias ont un grand rôle à jouer pour l’atteinte de cet objectif, le directeur général du SIAO, Eric Bassolé, est venu solliciter l’accompagnement du média Les Editions Sidwaya, vendredi 5 mai 2026.

Au cours d’une audience, M. Bassolé a traduit sa reconnaissance à la première responsable de Sidwaya, Assetou Badoh, pour la qualité du partenariat qui lie les deux institutions. « Nous sommes venus remercier Sidwaya pour nous avoir accompagné lors du dernier Salon régional de l’artisanat (SARA) qui s’est tenu l’année passée à Tenkodogo. C’est donc une visite de courtoisie pour remercier Mme la directrice générale pour son accompagnement habituel, mais aussi pour lui solliciter le même soutien pour la 18e édition du SIAO », a-t-il confié. Pour lui, cet appui est capital pour la visibilité de l’évènement, à travers les différents supports d’information du journal.

Cette rencontre a également été l’occasion pour Eric Bassolé de dévoiler quelques innovations introduites dans l’organisation du SIAO 2026. « Pour la 18e édition, il est prévu la climatisation de l’ensemble de nos pavillons d’exposition, dans l’objectif de pouvoir mieux accueillir les artisans, les visiteurs, les acheteurs professionnels. Il est prévu aussi de mettre à contribution le village artisanal de Ouagadougou, situé juste à côté du SIAO, pour résoudre un tant soit peu le problème du trop-plein pendant le Salon », a-t-il fait savoir.

Les artisans invités à s’inscrire

A cela s’ajoute l’opérationnalisation du e-SIAO, la réalisation d’ateliers thématiques, la création d’un espace dénommé « Village du pays invité d’honneur, la réhabilitation des infrastructures. Bientôt, d’autres activités liées aux innovations seront également communiquées, y compris le parrain, le pays invité d’honneur qui sont déjà identifiés et qui attendent confirmation.

« Comme vous savez, la climatisation de tous les stands a un coût. Pour permettre à nos artisans de pouvoir participer à cette édition, nous avons, avec l’autorisation des plus hautes autorités du pays, obtenu une réduction par stand de 150 000 F CFA. Déjà, on peut dire que le taux d’occupation de nos stands actuellement est à près de 40%. Comparé aux éditions passées, ce taux est au-dessus de nos attentes », a indiqué le directeur général du SIAO.

L’essentiel de ces inscriptions sont faites par les artisans étrangers. Pour éviter les désagréments de dernière minute, il a invité les artisans nationaux à s’y prendre à temps. M. Bassolé a appelé toutes les parties prenantes à jouer pleinement leurs partitions, afin que l’ambition d’offrir un SIAO 2026 mémorable soit au rendez-vous. Déjà, il s’est réjoui de l’engagement renouvelé de Madame la Directrice générale de Les Editions Sidwaya à accompagner le Salon.

Mahamadi SEBOGO

Windmad76@gmail.com


 SIAO 2026 en chiffres :

− Dresser plus de 700 stands au profit des exposants ;

− Enregistrer l’inscription de 4 350 exposants ;

− Plus de 50 acheteurs et visiteurs professionnels venant des cinq continents attendus ;

− Enregistrer la participation d’au moins 30 pays ;

− Enregistrer 450 000 visiteurs grand public venant de tous les horizons ;

− 500 journalistes de 80 médias nationaux et internationaux attendus ;

− 45 prix décernés.

Source : SIAO


Conditions de participation artisans et mode de paiement des stands

Conditions de participation artisans :

− Remplir le formulaire de participation ;

− Payer les frais de location des stands ;

− Retourner le formulaire de participation dûment rempli avec une copie de la pièce justificative du paiement à siao@siao.bf, à salonsiao@ymail.com ou à la Direction Générale du SIAO ;

Mode de paiement des stands :

− par virement au Compte TRESOR SP- SIAO N° 443310000006 N° de transfert SWIFT : TRESOR ;

− en espèces auprès de la comptabilité du SIAO ;

− par chèque TRESOR à déposer à la comptabilité du SIAO

− par e-SIAO ;

− par orange money : *144*10*9438312*Montant#

Source : SIAO