Sahal Tech Innovation Labs : L’innovation burkinabè au service de l’Afrique

Au cœur de Ouagadougou, Sahal Tech Innovation Labs s’impose comme un acteur majeur de la transformation numérique en Afrique. Sa mission : mettre la technologie au service du développement humain, avec une vision ancrée dans les réalités africaines et tournée vers l’avenir.

Sahal Tech est née d’un constat fondateur : l’Afrique regorge de talents et de besoins que la technologie peut transformer en véritables leviers de développement. Portée par une équipe engagée, l’entreprise a choisi d’intervenir dans six domaines clés — technologie numérique, santé, éducation, finance inclusive, agriculture et gouvernance — pour répondre aux défis les plus concrets de la population.

Chaque secteur d’activité répond à un besoin réel. En santé, Sahal Tech développe des outils pour améliorer l’accès aux soins. En éducation, elle conçoit des solutions d’apprentissage adaptées au contexte local. En agriculture, elle accompagne les producteurs avec des technologies qui améliorent les rendements. En fintech, elle œuvre pour l’inclusion financière des populations les plus exclues des services bancaires. En govtech, elle aide les institutions à moderniser leurs services pour mieux servir les citoyens.

Sahal Tech s’adresse à un large éventail de partenaires : institutions publiques, entreprises privées et PME, partenaires internationaux et bailleurs de fonds, mais aussi les jeunes et entrepreneurs burkinabè qui voient dans la technologie un moteur d’émergence. Pour chacun, l’entreprise propose des solutions sur mesure, conçues pour créer un impact durable.

Si ses racines sont fermement burkinabè, l’ambition de Sahal Tech dépasse les frontières nationales. L’entreprise entend s’imposer comme une référence africaine, en démontrant que des solutions technologiques de qualité peuvent être conçues ici, par des talents locaux, pour répondre aux défis du continent tout entier.

Sahal Tech s’engage à être un partenaire de confiance pour toutes celles et ceux qui croient que le développement de l’Afrique passe aussi par ses propres innovations. Chaque solution qu’elle développe est le fruit d’une écoute attentive des besoins du terrain, d’une expertise technique rigoureuse et d’une vision tournée vers le bien commun. L’avenir numérique de l’Afrique se construit aujourd’hui — et Sahal Tech en est l’un des bâtisseurs.

 

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Modification d’un décret pour harmoniser les rémunérations des personnels des Sociétés d’Etat, des Etablissements publics de prévoyances sociales et des Sociétés d’économie mixte

Le Conseil des ministres s’est tenu à Bobo-Dioulasso, le vendredi 24 avril 2026, en séance ordinaire, de 09H00 mnà 11H 44 mn, sous la présidence de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres.

Lire le conseil en cliquant sur le lien ci-dessous:

CONSEIL DES MINISTRES N°14 DU 24 AVRIL 2026

Attaques terroristes coordonnées contre plusieurs villes : la situation totalement sous contrôle des Forces armées et de sécurité

Le ministre malien de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Porte-parole du gouvernement, le général de brigade Issa Ousmane Coulibaly, a annoncé à travers un communiqué que, dans la matinée du samedi 25 avril, des groupes armés terroristes ont mené des attaques complexes et coordonnées visant plusieurs localités, notamment les villes garnisons de Kati, Sévaré, Gao, Kidal et Bamako.

Selon le communiqué, ces actes terroristes ont causé des dégâts matériels limités et fait 16 blessés, civils et militaires, lesquels ont été immédiatement pris en charge par les structures médicales. Grâce à la promptitude, au professionnalisme et à la détermination des Forces armées et de sécurité, ces offensives ont été vigoureusement maîtrisées. « Plusieurs terroristes ont été neutralisés et leur dessein funeste a été mis en échec », a précisé le gouvernement, qui a indiqué que la situation est totalement sous contrôle dans l’ensemble des localités concernées. Le gouvernement de la Transition appelle les populations à faire preuve de vigilance et de sérénité face à ces tentatives désespérées des groupes armés terroristes et de leurs sponsors. Il les exhorte à signaler tout mouvement suspect et à se référer exclusivement aux canaux officiels pour accéder à des informations fiables.

Tout en condamnant avec la plus grande énergie ces actes terroristes lâches, les autorités rassurent les populations que le sacrifice ultime consenti par les dignes fils de la Nation ne sera pas vain. D’après le gouvernement, toutes les dispositions sont en cours pour traquer et traduire en justice les auteurs, complices et commanditaires de ces actes ignobles.

Le gouvernement réaffirme sa confiance aux Forces armées et de sécurité, pleinement engagées dans leur mission de défense de l’intégrité territoriale et de restauration de la paix, de la sécurité sur l’ensemble du territoire national.

L’Essor/Mali

Transmettre pour bâtir

Depuis le samedi 25 avril et ce, jusqu’au 2 mai 2026, Bobo-Dioulasso accueille la 22e édition de la Semaine nationale de la culture (SNC), rendez-vous des Burkinabè avec la culture, socle de leur souveraineté, ciment de leur cohésion et source inépuisable de leur résilience collective. Placée sur le thème : « Culture, jeunesse et transmission des valeurs sociales », cette édition de la biennale a été lancée par trois coups de gong du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré.

Dans un contexte où le Burkina Faso poursuit avec détermination sa marche vers la reconquête totale de son territoire et l’affirmation de sa souveraineté, la tenue de cette 22e édition témoigne du refus du peuple de céder à la fatalité et de sa volonté inébranlable de rester debout, enraciné dans ses valeurs culturelles et ouvert sur l’avenir. Depuis plus de quatre décennies, la SNC s’est imposée comme le creuset de l’expression culturelle nationale. Elle rassemble les talents, valorise les patrimoines, stimule la créativité et révèle, à chaque édition, que la diversité est une richesse pour notre vivre-ensemble. Cette année encore, artistes, écrivains, artisans, chercheurs et festivaliers se retrouvent pour célébrer ce qui unit au-delà de nos différences. Le thème de cette édition interpelle en particulier la jeunesse qui constitue aujourd’hui la force vive de la Nation. A la fois héritière et bâtisseuse, elle doit recevoir les repères nécessaires pour assumer pleinement cette mission. Transmettre les valeurs sociales, c’est non seulement raconter le passé, mais aussi et surtout enseigner le respect de l’autre, l’amour de la patrie, le sens de l’effort, la solidarité, la discipline et le courage. Dans un monde marqué par les influences multiples et parfois déstabilisantes, le devoir collectif est immense pour les parents, éducateurs, artistes, leaders coutumiers et religieux, médias et institutions publiques. En effet, chaque acteur porte une part de cette responsabilité dans la transmission des valeurs sociales qui enseignent que la modernité ne consiste pas à renier ses racines, mais à s’en servir pour grandir.

Au-delà des festivités, cette 22e SNC est une école de citoyenneté, un laboratoire de transmission et un espace d’engagement patriotique pour la jeunesse. En cela, les prestations, expositions et panels devront contribuer à forger des consciences et à inspirer des vocations. Pour ce faire, les acteurs culturels sont appelés à continuer d’être des courroies de transmission, les passeurs de mémoire et les gardiens de notre patrimoine. Quant à la jeunesse, il lui revient de s’approprier cet héritage, de l’enrichir et de le porter fièrement vers demain. Parce qu’une jeunesse d’un pays enracinée dans ses valeurs est une nation assurée de sa grandeur.

Par Assetou BADOH

Faible ingérence de l’industrie du tabac: le Burkina classé 8e au niveau mondial

L’Association Afrique contre le tabac (ACONTA) a officiellement lancé le rapport 2025, sur l’indice d’ingérence de l’industrie du tabac au Burkina, au cours d’une conférence de presse, vendredi 24 avril 2026, à Ouagadougou.

L’indice mondial d’ingérence de l’industrie du tabac (GTI) donne la mesure dans laquelle l’industrie du tabac influence les politiques de santé publique. Son rapport 2025 au Burkina Faso a été officiellement lancé par l’Association Afrique contre le tabac (ACONTA), au cours d’une conférence de presse, vendredi 24 avril 2026, à Ouagadougou. Il est ressorti de ce document que le Burkina est classé 8e mondial et 3e africain pour sa faible ingérence de l’industrie du tabac. Le coordonnateur de ACONTA, Adama Zango, a souligné que le rapport sur l’indice d’ingérence de l’industrie du tabac est un outil clé pour analyser et suivre les interactions entre l’industrie du tabac et les pouvoirs publics.

« Ce rapport met en lumière les stratégies d’influence de cette industrie qui compromettent souvent la santé publique. Il s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de l’article 5.3 de la Convention cadre de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour la lutte antitabac (CCLAT). Il a été élaboré en collaboration avec plusieurs partenaires régionaux », a-t-il expliqué. Selon M. Zango, le questionnaire utilisé comprend 20 questions réparties en 7 indicateurs qui mesurent le degré d’ingérence de l’industrie du tabac dans les politiques publiques. Il a précisé que par rapport à ces politiques publiques, il s’est agi notamment de la participation de l’industrie à l’élaboration des politiques, la responsabilité sociale, les avantages accordés, la transparence, les conflits d’intérêts et les mesures préventives gouvernementales. Le Burkina a obtenu un score de 39 points. Quelle est la signification de ce score ?

Une victoire judiciaire saluée

Face à cette interrogation de la presse, le coordonnateur de ACONTA a déclaré que le Burkina Faso participe pour la quatrième fois à cette évaluation et se distingue par une amélioration du score de 39/100 en 2025, indiquant une réduction de l’ingérence de l’industrie par rapport à 2023. Pour Adama Zango, cette performance reflète la volonté des autorités de protéger la santé publique et d’éviter toute influence néfaste de l’industrie du tabac. Par ailleurs, il a appelé à l’adoption rapide de la loi révisée sur la lutte contre le tabac, conforme à la CCLAT, intégrant les nouveaux produits émergents.

De son avis, cela préviendra l’ingérence de l’industrie dans les politiques de santé publique, en évitant que des acteurs publics soient utilisés par l’industrie pour influencer ces politiques. Aux dires de M. Zango, le renforcement des moyens humains, matériels et financiers du Programme national de lutte contre le tabac et les autres addictions, en partenariat avec la société civile, est essentiel au regard des victoires récentes et de l’application de la réglementation.

Le coordonnateur de ACONTA a salué une victoire judiciaire où l’industrie du tabac a été condamnée pour violation des règles sur la publicité, confirmant l’effectivité de la réglementation burkinabè. « Toute publicité ou promotion du tabac est interdite et sanctionnée », a-t-il rappelé. Adama Zango a également félicité le ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, à travers la Brigade mobile de contrôle économique et de répression des fraudes (BMCRF) pour la saisie récente de cigarettes non conformes à la réglementation sur le marquage et la traçabilité.

Boukary BONKOUNGOU

Astride OUEDRAOGO

(Stagiaire)

Promotion du textile local : le Faso Dan Fani et le Koko Dunda importés utilisés dans les écoles décriées

L’association Eduquer pour développer-éveil de conscience « EDEC » Burkina/Afrique a animé, une conférence de presse, le vendredi 24 avril 2026 à Ouagadougou. A l’occasion, la structure a fait le constat du port du faux Faso Dan Fani et du Koko Dunda contrefait dans les structures éducatives, de formation et d’enseignement du Burkina. 

Le Faso Dan Fani et le Koko Dunda issus du coton burkinabè peinent encore à s’imposer dans les structures éducatives. C’est le constat fait par le président de l’association Eduquer pour développer-éveil de conscience « EDEC » Burkina/Afrique, Abdoulaye Kouanda, lors d’une conférence de presse, le vendredi 24 avril 2026 à Ouagadougou. Le président de l’association EDEC-Burkina/Afrique, Abdoulaye Kouanda a affirmé que malgré les efforts consentis par les autorités pour promouvoir le textile local, les pagnes importés et contrefaits dominent encore dans les établissements scolaires. Selon lui, les données collectées dans plusieurs régions, relèvent des disparités, mais une tendance générale préoccupante. Dans la région du Kadiogo, a-t-il indiqué, une part importante des écoles utilise le Faso Dan Fani, mais avec plus de 30% de pagnes non authentiques.

« Plus de 95% des établissements utilisant le Koko Dunda sont contrefaits ou importés », a-t-il précisé. La situation n’est guère différente dans la région du Guiriko a déploré M. Kouanda. Il a souligné que l’utilisation du Faso Dan Fani y est relativement élevée, mais reste entachée par une forte présence de contrefaçons, estimée à plus de 40%. Concernant le Koko Dunda, a-t-il dit, les produits importés ou falsifiés dominent largement le marché scolaire. Le constat est tout aussi préoccupant dans les autres régions. Au Djôrô, a-t-il expliqué, environ 20% des pagnes Faso Dan Fani utilisés sont également contrefaits ou importés. Toutefois, il a ajouté que la situation du Koko Dunda y est beaucoup plus alarmante, avec une proportion dépassant les 90 % de produits non authentiques dans les établissements.

Une insuffisance de contrôle

Face à ces chiffres, Abdoulaye Kouanda a dénoncé l’insuffisance des mécanismes de contrôle, tout en pointant du doigt certains acteurs du système éducatif. Pour lui, les choix de pagnes dans les écoles ne respectent pas toujours les orientations en faveur de la consommation locale. « Beaucoup d’élèves portent les pagnes importés ou contrefaits, parfois par ignorance ou pour des raisons de coût », a-t-il déploré. Par ailleurs, pour inverser la tendance, M. Kouanda appelle à une mobilisation collective. A cet effet, il a invité les populations à privilégier les produits locaux et à dénoncer les pratiques frauduleuses.

Répondant aux préoccupations des journalistes sur les critères permettant d’identifier un pagne Faso Dan Fani ou Koko Dunda contrefait, ainsi que sur la question de son accessibilité financière, le président de EDEC-Burkina/ Afrique, a apporté des précisions. De son avis, la notion du « faux » ou de « contrefait » s’apprécie au regard de la politique nationale de promotion du textile local. Il a expliqué qu’un tissu est considéré comme non authentique dès lors qu’il n’est pas confectionné à partir du fil national issu du coton produit au Burkina, conformément aux normes fixées par les autorités.

A l’en croire, l’objectif du gouvernement est de faire en sorte que ces tenues soient réalisées à base de matières premières locales et tissées par les artisans burkinabè. Abordant la question du prix, il a précisé que EDEC a plaidé auprès du gouvernement pour faire baisser le prix. Il a cité à ce titre, l’harmonisation des couleurs des tenues scolaires. « Si, une même couleur était adoptée à l’échelle d’une région, voire de tout le pays, la production en grande quantité favoriserait une offre abondante et, par conséquent, une baisse de prix », a-t-il déclaré.

Abdoulaye BALBONE

Fatimata ZOUNGRANA

(Stagiaire)

Saison des pluies 2026: un démarrage tardif…, selon les régions

L’Agence nationale de la météorologie (ANAM‑BF) a présenté les prévisions saisonnières des caractéristiques agro‑climatiques au Burkina pour la saison 2026, le vendredi 23 avril dernier, à Ouagadougou, au cours d’un atelier national de communication desdits résultats.

L’Agence nationale de la météorologie (ANAM‑BF) veut aider le monde agricole à mieux réussir ses activités. Pour ce faire, elle a présenté les prévisions saisonnières des caractéristiques agro‑climatiques au Burkina pour la saison 2026, le vendredi 23 avril dernier, à Ouagadougou, au cours d’un atelier national.

Il ressort que l’hivernage 2026 va être marqué par plusieurs tendances. En effet, il est attendu un démarrage tardif de la saison des pluies, soit un début des pluies après le 7 juin pour les régions de Bankui, Goulmou, Kadiogo, Nakambé, Nando, Oubri, Sirba, Tapoa et après le 19 mai pour celles de Djôrô, Guiriko, Nazinon, Tannounyan.

Il est également prévu des dates d’installation des pluies proches de la normale avec une tendance précoce, soit entre le 20 mai et le 7 juin pour les régions du Kadiogo, Koulsé, Nando, Oubri, Sirba, Sourou, Yaadga et entre le 8 juin et le 28 juin pour celles de Liptako et Soum.

Les prévisions de l’ANAM indiquent aussi des séquences sèches de longueurs normales en début de saison sur l’ensemble du pays et qui se situent entre 8 et 10 jours pour les régions du Liptako et du Soum, entre 7 et 10 jours pour le Bankui, Goulmou, Kadiogo, Koulsé, Nakambé, Nando, Oubri, Sirba, Sourou, Tapoa, Yaadga, entre 7 et 9 jours dans le Djôro, Guiriko, Nazinon, Tannounyan.

Durant la période juin-juillet-août 2026, c’est une pluviométrie normale à tendance déficitaire qui est attendue dans les régions de Bankui, du Guiriko, du Kadiogo, du Liptako, de Oubri, des Koulsé, de la Sirba, du Soum, du Sourou et du Yaadga ainsi que le Nord des régions du Goulmou, du Nando, du Nakambé, du Nazinon et des Tannounyan. Alors que les régions du Djôrô, de la Tapoa et le sud des régions du Goulmou, du Nakambé, du Nando, du Nazinon et des Tannounyan devraient connaitre une pluviométrie déficitaire à tendance normale.

Pour ce qui est de la période juillet-août-septembre 2026, les régions du Bankui, du Kadiogo, du Liptako, de Oubri, des Koulsé, de la Sirba, du Soum, du Sourou et du Yaadga et le Nord des régions du Goulmou, du Nakambé, du Nando, du Nazinon et de la Tapoa devraient se préparer à une pluviométrie normale à tendance déficitaire. Tandis que les régions du Djôrô, du Guiriko, des Tannounyan, et le sud des régions du Goulmou, du Nakambé, du Nando, du Nazinon et de la Tapoa seraient appelées à faire face à une pluviométrie déficitaire à tendance normale.

Des recommandations pour contrer les risques

Au niveau de la fin de la saison des pluies, les projections de l’ANAM laissent également entrevoir une situation hétérogène sur l’ensemble du pays. En effet, il est prévu une fin de saison tardive à tendance normale, soit après le 28 septembre 2026 pour Liptako et le Soum, après le 7 octobre 2026 pour le Bankui, Goulmou, Kadiogo, Koulsé, Nakambé, Nando, Oubri, Sirba, Sourou, Tapoa, Yaadga et après le 19 octobre pour le Nazinon. Une fin normale à tendance tardive est attendue dans le Djôro, Guiriko et Tannounyan, c’est-à-dire entre le 9 et le 19 octobre 2026.

Les prévisions indiquent aussi un risque élevé de séquences sèches longues en fin de saison, de plus de 10 jours dans le Liptako, Soum, Bankui, Kadiogo, Koulsé, Nando, Oubri, Sirba, Sourou et le Yaadga, et de plus de 9 jours dans Djôro, Guiriko, Tannounyan. Pour les régions du Goulmou, du Nakambé, du Nazinon, de la Tapoa et les parties sud des régions du Nando, de Oubri et de la Sirba, des séquences sèches courtes sont attendues en fin de saison, soit moins de 7 jours pour le Goulmou, Nakambé, Nando, Nazinon, Oubri, Sirba et la Tapoa. L’ANAM a indiqué qu’un risque élevé de survenue d’événements météorologiques extrêmes (vents, pluie) est à signaler au cours de la saison.

Ces prévisions peuvent engendrer, entre autres, des risques de baisse de rendement des cultures, de remplissage tardif des mares et retenues d’eau, d’accroissement de maladies zoo-sanitaires, de pertes post-récolte, d’inondations dans les grandes villes relatives aux évènements pluviométriques extrêmes. Pour mieux faire face à ces risques, l’ANAM recommande, entre autres, après la date probable de début de saison indiquée de semer seulement après avoir observé une pluie d’au moins 20 mm, d’utiliser des semences adaptées, de mettre en place des systèmes de drainage sur les parcelles agricoles, promouvoir l’utilisation d’espèces ou de variétés tolérantes à l’inondation, d’inciter les producteurs à souscrire à une assurance agricole, de promouvoir les pratiques agroécologiques.

Pour la secrétaire générale adjointe du ministère en charge de l’administration territoriale, Kiswendsida Alice Ouédraogo, les Prévisions saisonnières agro-hydro-climatiques (PRESASS) constituent un outil scientifique et stratégique majeur. Plus que de simples données techniques, elles sont un levier de développement durable et un instrument de sécurité nationale du Burkina Faso dont près de 80 % de la population active dépend directement de l’agriculture pluviale.

Dans la même veine, la directrice générale de l’ANAM, Dr Mariam Tidiga, a indiqué que cet atelier vise à rapprocher la science des réalités du terrain, à renforcer les capacités des acteurs nationaux et à favoriser une appropriation collective des prévisions saisonnières. Elle a appelé les médias à jouer pleinement leur rôle de relais pour une meilleure diffusion de ces prévisions saisonnières.

Mahamadi SEBOGO

Windmad76@gamail.com

Ecole nationale de santé publique: 3 077 agents de santé prêtent serment

L’Ecole nationale de santé publique (ENSP), a organisé une cérémonie officielle de prestation de serment de 3077 élèves de la promotion 2022-2025 en fin de formation, vendredi 24 avril 2026, à Ouagadougou.

3077 élèves de la promotion 2022-2025 de l’Ecole nationale de santé publique (ENSP) sont en fin de formation. Une cérémonie de prestation de serment a été organisée à leur intention, le vendredi 24 avril 2026, à Ouagadougou. Cette prestation de serment s’est tenue autour du thème : « Engagement par la compétence pour la souveraineté sanitaire ». Le Directeur général (DG) de l’ENSP, Edgar Ouangré, a salué l’engagement des lauréats qui a permis d’obtenir un taux de réussite de 97,90%, issus de 16 filières. M. Ouangré a exprimé sa fierté et félicité les récipiendaires pour leur parcours exigeant, marqué par des sacrifices. Il a rappelé que leur réussite est le fruit d’un effort collectif impliquant formateurs, familles et Etat. Le DG de l’ENSP les a invités à honorer leur serment, symbole d’un engagement profond envers la vie humaine et la Nation. La promotion a pris pour nom de baptême : « agents de santé, serviteurs du peuple ». Le DG de l’ENSP a confié que le thème choisi met en évidence le fait que la qualité du système de santé dépend de professionnels bien formés, compétents et dévoués. Insistant sur leur responsabilité morale, M. Ouangré a invité les nouveaux agents à servir toutes les populations, y compris celles des zones difficiles, avec humanité et professionnalisme. Dans un contexte national marqué par des défis sécuritaires, il les a exhortés à faire preuve de résilience, de courage et d’innovation.

De son côté, la représentante du ministre de la Santé, Denise Ange Marie Kambou, a félicité les lauréats pour les résultats atteints. Elle a affirmé que cette cérémonie constitue une étape décisive, marquant leur entrée dans une communauté de professionnels investis d’une mission noble et délicate. Mme Kambou a rappelé que l’acte posé engage leur conscience, leur éthique et leur responsabilité. « A travers vous, se dessine l’avenir de notre système de santé », a-t-elle déclaré. Le parrain de la cérémonie, Charlemagne Ouédraogo, a souligné que leur métier exige compétence, éthique et humanité, au service du patient et de la Nation. Il a affirmé que le thème est particulièrement pertinent, rappelant que la souveraineté d’un Etat se mesure aussi par sa capacité à garantir un accès équitable à des soins de qualité. M. Ouédraogo a insisté sur la nécessité de la formation continue et sur la responsabilité morale liée à leur rôle, tout en appelant à la neutralité dans le service public de la santé. Le récipiendaire Justin Dama, a remercié tous ceux qui ont contribué à leur formation et a invité ses camarades à respecter leur engagement. Il les a exhortés à s’investir pleinement aux côtés des populations pour la préservation et la restauration de la santé.

                                                                                                 Abdoulaye BALBONE

                                                                                                 Célestine KINI

(Stagiaire)

Caisse populaire de Dapoya: un résultat excédentaire de 154 millions F CFA en 2025

La caisse populaire de Dapoya a tenu la cérémonie couplée de ses Assemblées générales extraordinaires et ordinaires, samedi 25 avril 2026, à Ouagadougou.

La caisse populaire de Dapoya veut se rapprocher davantage de sa clientèle et se conformer aux exigences de la nouvelle loi régissant les institutions de microfinance au Burkina Faso. Ainsi, elle a organisé deux Assemblées générales (AG) extraordinaire et ordinaire, le samedi 25 avril 2026, à Ouagadougou, sous la présidence de la présidente de son Conseil d’administration, Denise Sidonie Nebié, en fin de mandat. Ce sont plus de 637 coopérateurs qui ont répondu à l’appel. La présentation des objectifs de la révision des textes, les principales innovations et modifications apportées au statut, règlement intérieur et convention d’affiliation, suivi de leur adoption et du procès-verbal ont été les temps forts de l’Assemblée générale extraordinaire (AGE).

Après cette première instance, la caisse populaire de Dapoya a effectué sa 15e Assemblée générale ordinaire (AGO). Ainsi, les coopérateurs ont examiné et adopté les rapports d’activité du Conseil d’administration, du comité de crédit, du conseil de surveillance et du rapport du commissaire aux comptes, les états financiers clos au 31 décembre 2025 et le projet d’affectation du résultat. Ils ont également procédé à de fructueux échanges avant l’adoption du plan d’action et du budget 2026 de la caisse. En sus, l’adoption du procès-verbal de la 15e AGO, suivie du renouvellement des organes et du nouveau bureau du Conseil d’administration ont permis aux coopérateurs de participer activement aux activités. La directrice de la caisse populaire de Dapoya, Viviane Ouédraogo, a indiqué que le bilan financier en 2025 est satisfaisant avec un résultat excédentaire de plus de 154 millions F CFA. Au niveau de la collecte de l’épargne, elle a souligné un taux de réalisation de 107% avec un taux de progression de 17% par rapport à l’année précédente, soit plus de 15 milliards F CFA.

Plus de 2000 adhérents en 2025

Les coopérateurs de la caisse populaire de Dapoya ont adopté à l’unanimité les différents rapports qui leur ont été présentés.

Sur le volet crédit, elle a mentionné avoir un peu régressé par rapport à l’année précédente. Au niveau du membership, elle a noté une évolution avec plus de 2000 nouveaux adhérents en 2025. Quant au bilan qualitatif, Viviane Ouédraogo a expliqué la mise en œuvre du plan d’affaires 2024-2025 avec quatre orientations couronnées d’un taux de réalisation de 76%. Elle a traduit sa reconnaissance au bureau sortant pour le travail abattu et sollicité l’accompagnement du nouveau bureau, afin d’atteindre un résultat de plus de 659 millions en 2026.

La présidente sortie du Conseil d’administration de la caisse populaire de Dapoya, Denise Sidonie Nebié, est revenue sur les chantiers qui ont valu au changement positif durant ses 6 ans de mandat. Ce sont des chantiers liés aux textes, à l’adoption des politiques pour améliorer la gouvernance de l’institution. Elle a cité aussi des chantiers liés au crédit. « Nous avons mis l’accent sur la qualité des dossiers de crédit, le suivi des portefeuilles, le recouvrement et sur des nouvelles niches où nous avons pu collecter l’épargne », a-t-elle confié. Mme Nebié a précisé avoir mené des actions en faveur des écoles, des collectivités et des centres de santé. Le vice-président du nouveau bureau du Conseil d’administration de la caisse populaire de Dapoya, Damien Gampiné, a, au nom du président, confié que leur mandat va mettre l’accent sur les difficultés rencontrées en matière de gestion des crédits, afin de relever les lacunes. Une remise de présents aux dirigeants sortis pour le service rendu a mis fin à la cérémonie.

                      Gbetcheni Constantin Bertrand KAMBIRE

                                                          

Burkina Faso: un projet de loi pour l’organisation de la réserve militaire

L’hebdomadaire Conseil des ministres s’est tenu, le vendredi 24 avril 2026, à Bobo-Dioulasso, sous la présidence du capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso, chef de l’Etat. Selon le ministre porte-parole du gouvernement, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, le Conseil a examiné plusieurs dossiers, examiné des rapports et pris d’importantes décisions pour la bonne marche de la Nation et pour le plein épanouissement des Burkinabè conformément à la vision de la Révolution progressiste populaire (RPP).

Au titre du ministère de l’Economie et des Finances, le Conseil a adopté un rapport relatif au projet de document de programmation budgétaire et économique pluriannuel 2027-2029, pierre angulaire de la planification économique du pays. Ce document s’inscrit dans la dynamique du Plan national de développement RELANCE. Selon le ministre Dr Aboubakar Nacanabo, l’orientation centrale est de garantir l’efficacité de la dépense publique et « faire en sorte que chaque franc dépensé puisse avoir un impact au profit des populations ». Le ministre Nacanabo indique que les projections pour 2027 annoncent une croissance de 6,1 % et une inflation maîtrisée autour de 1,5 %. Toutefois, en raison de la situation de conflit au Moyen-Orient qui pourrait affecter les hypothèses initiales, le ministre de l’Economie et des Finances reconnait la nécessité d’« une réorganisation pour que l’impact de la crise soit mieux maîtrisé et pour maintenir une croissance robuste ».

Les réservistes, un vivier patriotique pour renforcer la défense nationale

Pour le compte du ministère de la Guerre et de la Défense patriotique, le Conseil a adopté un avant-projet de loi sur l’organisation de la réserve militaire. Le ministre, le général de division Célestin Simporé, explique que cette réserve vise à « structurer un vivier de réservistes immédiatement mobilisables » et à consolider le lien entre la Nation et ses forces armées tout en permettant d’adapter les dispositifs de défense aux réalités sécuritaires. Le projet prévoit le recrutement et la formation de 100 000 réservistes d’ici à fin 2026, inscrivant la Défense patriotique dans une logique de participation citoyenne. Selon le général de division Simporé, des « citoyens en âge de se battre et de défendre la Patrie seront formés et appelés aux besoins » dans la dynamique de la Révolution progressiste populaire.

Direction de la communication de la Présidence du Faso