Université Joseph-Ki-Zerbo: le Centre d’excellence de l’habitat officiellement ouvert

L’Université Joseph-Ki-Zerbo a organisé le séminaire international de lancement du Centre d’excellence de l’habitat (CEH), lundi 27 avril 2026, à Ouagadougou.

Le Centre d’excellence de l’habitat (CEH) de l’Université Joseph-Ki-Zerbo (UJKZ) a officiellement ouvert ses portes. Cette ouverture est intervenue lors du séminaire international organisé par l’université et qui se tient, du 27 au 29 avril 2026, à Ouagadougou. Le conclave se tient sur le thème : « Ancrer le centre d’excellence de l’habitat dans une dynamique institutionnelle, partenariale et territoriale durable ». Les travaux du séminaire débutés, lundi 27 avril 2026, ont réuni des experts nationaux et internationaux spécialisés dans les questions de l’habitat, du foncier et de l’urbanisme durable, ainsi que les domaines d’intervention du CEH.

Durant trois jours, les participants vont mener des réflexions stratégiques sur les fondements institutionnels, techniques et partenariaux du centre, avec pour ambition de proposer des réponses concrètes aux défis liés à l’urbanisation, à l’aménagement territorial et à l’amélioration durable de l’habitat. Le président de l’UJKZ, Pr Antoine Béré, à l’occasion de la rencontre internationale, a installé le premier directeur du CEH, Moussa Bougma. Parlant du CEH, il a expliqué que c’est le fruit d’un projet porté par un groupe d’institutions dans le cadre d’un appel à projets de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Il s’agit de l’Institut supérieur des sciences de la population (ISSP) de l’UJKZ, de l’Ecole supérieure d’économie appliquée (ESEA) de l’Université Cheikh-Anta-Diop de Dakar (UCAD) et de l’ONU Habitat.

Une coopération renforcée

Pr Antoine Béré a, en outre, laissé entendre que ce séminaire ouvre une nouvelle phase pour le CEH, appelé à remplir pleinement sa mission grâce à une coopération renforcée avec ses partenaires historiques, tout en développant de nouveaux partenariats. « La question de l’habitat n’est plus seulement une affaire de briques et de mortiers. Elle est le cœur battant de nos défis sociaux, économiques et environnementaux », a déclaré le président de l’UJKZ. Le séminaire, pour lui, vise ainsi à regrouper l’ensemble des acteurs autour d’une dynamique collective fondée sur trois piliers essentiels : institution, partenariat et territoire. A ce propos, le Pr Béré a souligné que l’ancrage institutionnel constitue la première exigence pour garantir l’efficacité du CEH.

« Le CEH ne doit pas être un laboratoire de plus, isolé des théories. Il doit être le bras séculier de l’expertise universitaire au service du développement de nos nations », a-t-il dit. Le chargé de programmes ONU-Habitat au Burkina Faso, Yombi Ouédraogo, a exprimé la volonté de sa structure d’accompagner le CEH dans la réalisation de ses missions. Le séminaire international constitue une étape majeure dans la consolidation du CEH comme outil stratégique de recherche, d’expertise et d’action face aux enjeux croissants de l’urbanisation. Face aux défis de logement décent et durable, l’Exécutif du Burkina Faso, avec l’appui technique et institutionnel de la Commission de l’UEMOA et du Programme des Nations unies pour les établissements humains (ONU-Habitat), a procédé par arrêté en date du 30 mai 2025, à la création officielle du CEH rattaché à l’UJKZ. Par cette initiative, l’UJKZ apporte sa contribution scientifique et opérationnelle à la résolution des problématiques de logement et de développement urbain en Afrique de l’Ouest. Le CEH se positionne ainsi comme un outil majeur de recherche appliquée, de coopération régionale et de transformation territoriale durable.

Boukary BONKOUNGOU

Célestine KINI

(Stagiaire)

Burkina business club : les acteurs économiques réfléchissent à la relance de l’économie

Le Burkina business club (BBC), une organisation d’hommes d’affaires burkinabè, a organisé, le samedi 25 avril 2026, à Bobo-Dioulasso, un denier-débat sur la relance économique à travers le Plan national de développement 2026-2030. Les acteurs du monde économique ont, à cette occasion, proposé des pistes afin de donner un coup d’accélérateur à l’économie burkinabè.

Les opérateurs économiques burkinabè, des décideurs et des leaders engagés pour le développement du Burkina Faso se sont rassemblés le samedi 25 avril, à Bobo-Dioulasso, autour d’un diner-débat pour discuter de la relance de l’économie burkinabè. Cette rencontre est une initiative de leur organisation, Burkina business club (BBC) qui regroupe des opérateurs économiques et plus de 150 entreprises. BBC vise à favoriser le dialogue entre les secteurs public et privé, à promouvoir l’entrepreneuriat et à contribuer aux réflexions sur les politiques économiques nationales.

Et, pour cette rencontre, les acteurs économiques ont échangé sur le thème « La relance économique au cœur du Programme national de développement (PND) 2026- 2030 ».  Le haut représentant de la région Ouest de BBC, Bassiaka Coulibaly, a salué la tenue de la rencontre à Bobo-Dioulasso, ville historique, carrefour culturel et économique du Burkina Faso. Pour lui, le thème appelle à l’union dans l’action afin de transformer les ambitions en réalisations concrètes pour le bien des communautés.

Ce thème selon le président de BBC, Franck Nassouri, reflète la volonté commune des opérateurs économiques d’unir les efforts pour accompagner la transformation structurelle de notre économie. Pour lui, la relance économique au cœur du PND 2026-2030 apparaît comme un levier incontournable pour stimuler la croissance, renforcer la résilience de notre économie et améliorer les conditions de vie des populations. « Ce programme appelle à une mobilisation collective des acteurs publics, privés et de la société civile, afin de bâtir un développement inclusif, durable et porteur d’opportunités pour tous », a laissé entendre Nassouri. Le président de BBC a invité les opérateurs économiques à soutenir la mise en œuvre du PND afin que la croissance devienne une réalité visible dans le quotidien de chaque Burkinabè. 

Le Plan national de développement 2026-2030 présenté par le représentant du ministre de l’Economie et des Finances, Didier Kambou, a un coût de 36 000 milliards  francs CFA. Il est financé à 64 % par les ressources publiques et les 26 % seront supportés par le secteur privé. Il propose des pistes et des investissements dans plusieurs domaines pour faire décoller notre économie. Le parrain de ce diner-débat, Abdoulaye Nabolé, par ailleurs, directeur général de la Filature du Sahel (FILSAH),  a salué cette initiative qui arrive au moment opportun. Elle va contribuer, à l’en croire, à redynamiser la ville, à créer des opportunités d’affaires et à insuffler une nouvelle dynamique de partenariat. En plus du diner-débat, BBC va tenir d’autres activités comme les conférences, les visites commerciales, ou les formations.

Adaman DRABO

Tchad : péril dans l’Est

Les nouvelles en provenance de l’Est du Tchad sont inquiétantes. Le week-end écoulé, des affrontements intercommunautaires ont eu lieu dans la province de Wadi-Fira, à proximité de la frontière avec le Soudan.  Cette rixe entre membres de l’ethnie Tama et Zaghawa a provoqué la mort de plus d’une cinquantaine de personnes, en deux jours, notamment, les samedi 25 et dimanche 26 avril 2026, selon des sources locales.  Plusieurs blessés ont été également enregistrés, sans oublier que des commerces et des maisons ont été incendiés.

Une altercation avec usage d’arme à feu, autour de l’utilisation d’un puits, a dégénéré, ravivant des tensions observées depuis plusieurs années, dans l’Est du Tchad. En dehors des offensives rebelles parfois signalées dans cette partie du pays, les affrontements intercommunautaires y sont légion, causés par des conflits fonciers ou d’accès à l’eau, dans la plupart des cas. Le drame du week-end écoulé en donne encore l’illustration. L’ex-Premier ministre, devenu opposant au régime Deby, Succès Masra, a d’ailleurs, été condamné à 20 ans de prison pour complicité dans un affrontement du genre.

Ce type de conflits constitue, un véritable problème à l’Est du Tchad et pourrait prendre une autre tournure, dans le contexte actuel, avec les implications de la guerre des généraux au Soudan voisin. Les deux communautés mises en cause dans les affrontements du week-end sont impliquées dans la guerre en cours dans ce pays, qu’il faut craindre le pire.  La guerre au Soudan pourrait se propager au Tchad, un scénario que les autorités travaillent à éviter, tout en restant sur leurs gardes.  En mars dernier, une frappe de drone a touché l’Est du pays, amenant le Président Mahamat Deby Itno à ordonner à l’armée de riposter à toute nouvelle attaque provenant du Soudan.

En clair, la situation sécuritaire dans cette partie du pays est particulièrement tendue, qu’il faille la surveiller comme du lait sur le feu. Interpellé au premier chef, le gouvernement tchadien doit   œuvrer à une meilleure gestion des terres et des ressources dans l’Est du pays et à désarmer les civils, tant nombre d’entre eux possèdent des armes.  Au moindre incident, certains citoyens se servent de leurs armes, comme l’enseigne le vécu quotidien, ce qui conduit souvent à des massacres intercommunautaires.

Cette propension à recourir à la violence pour régler des différends, nourrit des rancœurs et crée un climat de méfiance et de défiance. Il faut des actions fortes pour mettre fin à l’anarchie et à la barbarie au sein des communautés à l’Est du pays.  L’Exécutif tchadien doit par ailleurs, être plus que jamais attentif et vigilant aux menaces sécuritaires alimentées par la guerre au Soudan, dans cette partie du pays.  Des signaux d’alerte ne manquent pas. Tout doit être mis en œuvre pour pacifier l’Est du Tchad, une zone à forts défis sécuritaires.

Kader Patrick KARANTAO

Visite aux blessés de Kati : le Premier ministre et le président du CNT au chevet des victimes

Le Premier ministre, le général de division, Abdoulaye Maïga, a rendu visite, le lundi 27 avril 2026, aux blessés des attaques du 25 avril 2026, à Kati, admis au Centre hospitalier universitaire (CHU) Pr Bocar Sidy Sall.

Accompagné du président du Conseil national de Transition, Malick Diaw, le chef du gouvernement s’est enquis de l’état de santé des patients en réanimation, en traumatologie et au pavillon D. A l’issue de cette visite, il a fermement condamné les actes de terrorisme lâches et barbares, avant de saluer le professionnalisme et l’engagement du corps médical. Il a précisé que la majorité des victimes ont pu regagner leur domicile, tandis que les cas graves restent pris en charge.  Après avoir souhaité un prompt rétablissement aux blessés, il a affirmé qu’au-delà des soins, des abris temporaires seront offerts aux personnes dont les logements ont été affectés, en attendant des solutions définitives. Enfin, il a invité la population à plus de sérénité et au respect strict des consignes de sécurité.

Primature/MALI

Foire internationale des petits génies du Faso: de projets innovants des jeunes valorisés

Open My eyes for life association (OMELA) a lancé officiellement, la IIᵉ édition de la Foire internationale des petits génies du Faso (FIPEG-FASO), vendredi 24 avril 2026, à Ouagadougou. Placée sur le thème : « De l’idée au marché du mécanisme d’accompagnement de protection et de financement des jeunes talents inventeurs du Burkina Faso », l’initiative vise à promouvoir l’innovation et la créativité des enfants et des jeunes.

Le Musée national a abrité, du 24 au 26 avril 2026, à Ouagadougou, la IIe édition de la Foire internationale des petits génies du Faso (FIPEG-FASO). Organisée par Open My Eyes for Life Association (OMELA), la foire a été officiellement lancée, vendredi 24 avril 2026, à Ouagadougou. Elle a eu pour thème : « De l’idée au marché du mécanisme d’accompagnement de protection et de financement des jeunes talents inventeurs du Burkina Faso ». Selon le président de OMELA, Emmanuel Dori, durant trois jours, 500 enfants ont eu l’opportunité d’exprimer leur imagination à travers des activités interactives et ludiques.

« 50 projets innovants réalisés par des enfants ont été présentés », a fait savoir le président de OMELA.  En vue d’encourager les jeunes créateurs, les meilleurs projets ont

Les petits génies du Faso souhaitent que leurs réalisations servent au Burkina.

été récompensés lors d’une soirée de distinction au dernier jour de la foire. Des ateliers pratiques ont également permis aux participants d’être outillés à plusieurs thématiques telles que l’intelligence artificielle et la robotique, a signifié le promoteur. Convaincu que chaque enfant détient en lui une étincelle de génie et un talent unique qui ne demande qu’à être révélé, encouragé et orienté, OMELA veut faire de la promotion du talent juvénile, son cheval de bataille.

Pour le président de l’association, cette édition se distingue par une organisation plus inclusive et structurée. La représentante du   ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, la Pr Olga Lompo, a salué une initiative porteuse d’espoir. Elle a souligné que cette foire permet de mettre en lumière le génie créatif de la jeunesse burkinabè, capable de proposer des solutions concrètes aux défis du quotidien. Elle a insisté sur la nécessité d’accompagner ces jeunes talents à travers un encadrement adapté et des opportunités concrètes.

Valentin KABORE

(Collaborateur)

Coura Yasmine Sandrine Zerbo, diététicienne comportementaliste: « Après 50 ans, l’alimentation est une solution naturelle pour soulager les douleurs articulaires »

Après plus de dix années de pratique en diététique clinique, Coura Yasmine Sandrine Zerbo, alias Yas’Mine Diet a fait le constat que des personnes de plus de 50 ans souffrent de douleurs articulaires. Dans cet entretien, la diététicienne donne plus de précision et des conseils pour éviter des cas d’arthrose. 

Sidwaya (S) : Qu’est que l’arthrose ?

Coura Yasmine Sandrine Zerbo (CYSZ) : L’arthrose est une usure progressive du cartilage, le tissu qui protège les extrémités des os au niveau des articulations. En effet, avec le temps, le cartilage s’amincit, les frottements augmentent et une inflammation s’installe. La conséquence est que les personnes affectées souffrent souvent de douleurs, de raideurs et leurs mouvements sont parfois limités.

S : Cette maladie est plus fréquente chez les personnes d’un certain âge avancé. Qu’est ce qui explique cela ?

CYSZ : Après une dizaine d’années de pratique en diététique clinique, nous avons fait le constat qu’une grande majorité des personnes de plus de 50 ans souffrent de douleurs articulaires. Ces personnes souffrent de raideurs, gêne au mouvement ou de perte de mobilité. Ces symptômes touchent près de 8 patients sur 10 et impactent fortement la qualité de vie. Le plus préoccupant est que certaines personnes considèrent cette situation comme une fatalité liée à l’âge. Pourtant, cette idée est fausse. L’arthrose n’est pas uniquement une conséquence du vieillissement. L’alimentation joue un rôle clé, à la fois dans son apparition, son aggravation et surtout dans son soulagement.

S : Existent-ils des facteurs qui aggravent cette pathologie ?

CYSZ : Certains facteurs comme le surpoids et l’alimentation inflammatoire peuvent favoriser la maladie. Le surpoids exerce une pression importante sur les articulations, notamment les genoux et les hanches. Aussi, l’alimentation inflammatoire entretient une inflammation chronique dans l’organisme. Certains aliments provoquent une inflammation qui peut accentuer les douleurs articulaires.

S : Quels sont ces aliments qui sont déconseillés pour cette catégorie de personnes ?

CYSZ : Pour les personnes de plus de 50 ans, il est conseillé de réduire la consommation des boissons sucrées comme le soda et les jus industriels, les biscuits et pâtisseries, les fritures et aliments très gras.  L’excès de viande rouge, les bouillons industriels riches en sel et les farines raffinées entretiennent un terrain inflammatoire et accélèrent la dégradation des articulations. Ces aliments sont donc à éviter.

S : A contrario, quels types d’aliments sont recommandés ?

CYSZ : A l’inverse, une alimentation adaptée peut aider à réduire l’inflammation et protéger les articulations. Les aliments à privilégier sont multiples.

Les protéines jouent un rôle essentiel dans le maintien de la masse musculaire, indispensable pour soutenir et protéger les articulations. Les poissons riches en oméga-3, aident à réduire l’inflammation. Le poulet, surtout en bouillon avec les os apporte du collagène naturel bénéfique pour les articulations. Les œufs sont des sources complètes de protéines de bonne qualité. Les produits laitiers apportent protéines et calcium, utiles pour la santé osseuse. Le gingembre, l’ail, le persil, le curcuma et le moringa possèdent des propriétés anti-inflammatoires naturelles. Les graines (arachide, sésame), les noix ainsi que l’avocat sont aussi de bonnes sources de lipides de qualité, bénéfiques pour la protection des articulations et la santé globale. Les huiles végétales consommées à froid, telles que l’huile de colza, d’arachide, de soja et de moringa, ainsi que le beurre de karité sont également intéressantes sur le plan nutritionnel.

S : Qu’en est-il des fruits ?

CYSZ : Les fruits jouent un rôle essentiel dans la santé des articulations, notamment grâce à leur richesse en vitamine C qui favorise la production de collagène. Au Burkina Faso, certains fruits accessibles sont recommandés. On peut citer la mangue, la papaye, l’orange et citron (agrumes), l’ananas, la goyave, la banane ou le tamarin. Ces fruits renforcent les articulations, réduisent l’inflammation et protègent les cellules contre le vieillissement. L’ananas, en particulier, contient une enzyme naturelle (bromélaïne) qui aide à diminuer les douleurs inflammatoires.

S : En cas de douleurs au niveau des articulations, que recommandez-vous aux patients ?

CYSZ : L’arthrose n’est pas une fatalité. Elle est fortement influencée par notre mode de vie. Une alimentation adaptée, locale et accessible, associée à une bonne hydratation et à des habitudes saines, peut réellement améliorer le confort articulaire. Bien manger devient ainsi un véritable acte de soin. Le patient qui souffre d’arthrose peut recourir à une solution simple et accessible. Elle consiste à intégrer un jus anti-inflammatoire dans son quotidien. La recette est composée de curcuma, de gingembre, de feuilles de moringa, d’orange, de citron, d’eau et d’une pincée de poivre noir. Le mode de préparation est aussi simple. Il faut juste mixer les ingrédients frais ou utiliser leur forme en poudre, ajouter de l’eau, bien mélanger et consommer immédiatement. Ce mélange aide à réduire l’inflammation et à soulager les douleurs articulaires. Le patient consomme un verre de ce jus par jour pendant 2 à 3 semaines, en complément d’une alimentation équilibrée et variée. 

Interview réalisée par Abdoulaye BALBONE

Attaques terroristes au Mali : « Le combat pour notre dignité et notre honneur n’est pas négociable », Premier ministre du Mali, Abdoulaye Maïga

Le Premier ministre malien, le général de division, Abdoulaye Maïga, a animé un point de presse, lundi 27 avril 2026, à Bamako, sur les récentes attaques terroristes qui se sont déroulées dans plusieurs localités du pays le 25 avril dernier.

Le but des attaques terroristes qui ont eu lieu au Mali était de « conquérir le pouvoir, en démantelant les institutions de la République et en mettant un terme au processus de Transition ». C’est ce qu’a fait savoir le Premier ministre malien, le général de division, Abdoulaye Maïga, au cours d’un point de presse qu’il animé, lundi 27 avril 2026, à Bamako.

Face aux journalistes, le chef de l’Exécutif malien a souligné qu’au-delà du mode opératoire, il est évident que seul l’appui des sponsors a permis ces actes lâches et barbares.  Abdoulaye Maïga a expliqué que les objectifs recherchés par les assaillants visent à semer la peur et le doute, briser la cohésion nationale et d’affaiblir la détermination du peuple malien. « La réponse cinglante qui leur a été infligée est l’œuvre de l’abnégation de nos vaillantes forces armées et de sécurité, sous le leadership du président de la Transition, chef suprême des armées, qui ont réussi à neutraliser des centaines de terroristes sur l’ensemble du territoire national. Je voudrais saluer leur professionnalisme », a laissé entendre, le Premier ministre Maïga, rappelant que la caractéristique principale de l’action terroriste est l’asymétrie.

Ainsi, ces attaques, a-t-il poursuivi, commandent à adapter constamment le dispositif et de tirer les enseignements. Dans ce sens, le Premier ministre a relevé que les facteurs de succès seront renforcés et les correctifs nécessaires seront apportés pour une meilleure sécurisation, avant de saluer la résilience de la population malienne qui croit en son armée et à la Refondation du Mali. Revenant sur la mort du général Sadio Camara, à la suite de ces actes terroristes, Abdoulaye Maïga a indiqué que  comme tant d’autres militaires, il a fait le choix de « mourir les armes à la main pour défendre sa patrie ». C’est pourquoi, lui rendant un vibrant hommage, il a souhaité que l’état d’esprit de celles et ceux qui sont dans cette disposition soit renforcé.

« A ceux qui se font manipuler par des sponsors du terrorisme, qu’ils se demandent tout simplement, la raison pour laquelle, ces Etats paria du terrorisme ne réalisent pas dans leur pays, les projets funestes qu’ils veulent entreprendre chez les autres », a souligné, le Premier ministre. Par ailleurs, le chef de l’Exécutif malien a saisi l’occasion pour rappeler  le combat que mène le peuple malien pour sa dignité et son honneur n’est  pas négociable. « Nous le mènerons, jusqu’à l’éradication totale du terrorisme et l’édification du Mali Kura », a-t-il martelé invoquant, le 3e  couplet de l’hymne national  du Mali, selon lequel : « La voie est dure très dure. Qui mène au bonheur commun. Courage et dévouement. Vigilance à tout moment ».

Synthèse de Soumaïla BONKOUNGOU

Caravane « Tond ba-yir saoosé »: valoriser les danses traditionnelles authentiques du Kourwéogo

Une caravane de danses traditionnelles dénommée « Tond ba-yir saoosé » s’est tenue, du 24 au 26 avril 2026, dans la province du Kourwéogo. Le secrétaire général de la région de Oubri, Ibrahim Boli, a lancé les activités de cette caravane, le vendredi 24 avril dernier, à Boussé.

La promotion des valeurs culturelles de la région du Kourwéogo préoccupe l’acteur culturel, Sékou Oumar Sidibé, surnommé : Inspecteur Rock. C’est pourquoi, il a, en collaboration avec l’association Nafadou et l’association Delwendé mis en œuvre le projet de « valorisation et de documentation audiovisuelle des danses traditionnelles authentiques de la province du Kourwéogo ». Ce, à travers l’organisation d’une caravane d’une dizaine de danses traditionnelles dénommée : « Tond ba-yir saoosé », du 24 au 26 avril 2026. Placée sous le patronage du ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, la première édition de ces danses originaires du terroir a mobilisé la population de Boussé, Laye et Sourgoubila.

Le Secrétaire général de la région (SGR) de Oubri, Ibrahim Boli, a lancé les activités de cette caravane dans la soirée du vendredi 24 avril dernier, à Boussé. A l’occasion, plusieurs troupes de danse ont rivalisé de talents. Des autorités administratives et coutumières présentes ainsi que les populations de cette localité ont suivi avec admiration l’exécution des danses traditionnelles comme « le Warba, le Wissé, le Faongo, le Taonsré, le Kègba, le Kèma, le Yarma ». La manifestation culturelle a été couronnée par une dégustation de mets locaux suivie d’une projection de film réalisé sur les réalités de ces danses.

Le SGR, Ibrahim Bouli, a félicité le promoteur Sidibé pour avoir réussi le pari de l’organisation de manifestation culturelle. « L’engouement que nous avons vu autour de cet évènement, la veille de la Semaine nationale de la culture, augure de lendemain meilleur.  Le chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré, ne cesse de nous inviter à faire retour à nos valeurs endogènes afin de propulser notre développement », a-t-il soutenu.

Le promoteur, Sékou Oumar Sidibé, a exprimé sa satisfaction pour le soutien dont il a bénéficié au cours de la mise en œuvre de son initiative. « Je ne savais pas que ce projet allait être soutenu par le fonds de développement culturel et touristique et bien d’autres partenaires. Je me rends maintenant compte que les gens aiment tout ce que j’ai fait pour les enfants, pour la culture, mais également à travers le film commissariat du Tampy », s’est-il réjoui.

Redorer l’image des cultures et traditions

Il a, en outre, souligné que c’est également leur manière de soutenir la Révolution progressiste populaire. « Le slogan, dans ce mois de l’engagement patriotique, c’est mon assiette ma fierté. C’est aussi mon artiste ma fierté, comme l’a dit le ministre chargé de la Culture. On doit être fier de nos artistes. Ce qu’on a vu est vraiment merveilleux. C’était juste un avant-goût. Le festival va se poursuivre à Laye et à Sourgoubila », a apprécié le promoteur inspecteur Rock. Il a promis poursuivre son engagement, les années à venir, dans l’optique de permettre à toutes les communes de la province de bénéficier du projet. « L’année prochaine, l’évènement sera une compétition. A l’issue de laquelle, les cinq meilleures troupes de danse seront primées.  On veut que la chose grandisse et qu’on dise que la SNC va se déporter dans la région de Oubri », a-t-il souhaité.

Le parrain de cette caravane de danse est le président du mouvement de veille citoyenne « Pour ma Patrie, je m’engage », El Hadj Moustapha Souli. Il a salué le promoteur pour son engagement en faveur du rayonnement des valeurs ancestrales de leur province. Selon lui, cette activité s’inscrit dans la vision du président du Faso consistant à redorer l’image de leurs cultures et traditions. « La date du 15 mai consacrée à nos traditions prend également en compte nos danses. Nous sommes honorés, car, nos pratiques culturelles ne sont plus reléguées au second plan », a-t-il dit. Tout en réitérant son soutien au promoteur, M. Souli a exhorté l’ensemble des filles et fils de la province à accompagner toutes les actions de développement de la province. «Je prends ici l’engagement de récompenser  la meilleure troupe de la prochaine édition avec une moto neuve », a-t-il assuré.   

Adama SAWADOGO

Aménagement de la ZAD de Bobo-Dioulasso: le Premier ministre lance officiellement les souscriptions aux parcelles

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‎Le Premier ministre, Chef du Gouvernement, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a présidé, ce lundi 27 avril 2026, la cérémonie officielle de lancement des souscriptions aux parcelles de la Zone d’activités diverses (ZAD) de Bobo-Dioulasso. Portée par la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF), cette opération marque une étape décisive dans la mise en œuvre de cet espace économique stratégique, destiné à renforcer l’industrialisation, l’entrepreneuriat et la compétitivité de la région du Guiriko.
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‎D’une superficie d’environ 80 hectares, la ZAD de la ville de Sya se veut un pôle économique intégré, moderne et compétitif. Elle est conçue pour accompagner la transformation du tissu productif, renforcer l’ancrage industriel de l’économie régionale et contribuer à la dynamique nationale de développement.
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‎Le projet prévoit notamment un espace dédié aux unités industrielles, des espaces logistiques de stockage et d’entreposage, des bureaux administratifs et commerciaux, des showrooms pour la promotion des produits, ainsi que des services d’appui comprenant des garages, des parkings et un centre de vie. Des infrastructures modernes en matière de voirie, d’énergie, d’eau, de fibre optique et de sécurité sont également prévues.
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‎Au total, 162 parcelles aménagées, représentant plus de 580 000 m², soit 58 hectares de surface utile, seront progressivement mises à la disposition des investisseurs. Le modèle économique retenu combine la cession directe et le bail emphytéotique. Il répond à un double impératif : assurer l’autofinancement du projet, dont le coût d’aménagement est estimé à 10,8 milliards de FCFA, et préserver durablement le patrimoine foncier et économique.
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‎Ce projet s’inscrit dans la deuxième phase du projet de port sec de Bobo-Dioulasso, avec l’ambition de doter la ville d’infrastructures adaptées à son rôle de capitale économique et de carrefour commercial.
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‎Dans un souci de modernisation et de transparence, une plateforme numérique de souscription a été mise en place à l’adresse : zadbobo.cci.bf. Les souscriptions sont ouvertes jusqu’au 31 mai 2026, à 23h59.
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‎Au cours de la cérémonie, le Chef du Gouvernement a insisté sur l’exigence de transparence dans la conduite du processus et sur la nécessité de lutter contre toute forme de spéculation foncière.
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‎« Il y a des choses qui ne seront pas tolérées dans cette opération. Elle doit être transparente, afin que tous les souscripteurs aient la même chance. L’opération n’a pas pour objectif d’attribuer des parcelles. Tout souscripteur doit être porteur d’un projet mûr, clair, avec des moyens d’investissement. Tout attributaire qui ne respecte pas le cahier des charges et les délais d’investissement se verra retirer son terrain. Le cahier des charges sera revu et nous serons très fermes sur les délais d’investissement », a indiqué le Premier ministre, avec fermeté.
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‎Selon le Directeur général de la CCI-BF, Seydou Tou, l’accès aux parcelles est strictement réservé aux entreprises formellement constituées, sur la base de projets viables, crédibles et financièrement soutenables.
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‎Au nom des acteurs économiques du Guiriko et de l’ensemble du secteur privé national, le président de la délégation spéciale consulaire du Guiriko de la CCI-BF, Bachirou Tera, a exprimé sa gratitude aux plus hautes autorités du pays pour la concrétisation de cette vision porteuse d’espoir pour le monde économique.
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‎L’État, pour sa part, s’engage à finaliser les travaux de voirie, d’électrification, d’adduction d’eau et d’assainissement de la zone, afin de garantir aux futurs investisseurs un cadre fonctionnel et propice au développement de leurs activités.
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‎Avec la ZAD, Bobo-Dioulasso conforte son statut de capitale économique et s’arrime à la politique nationale d’aménagement de zones économiques dédiées, en vue d’accélérer la transformation structurelle de l’économie burkinabè.
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‎𝐃𝐂𝐑𝐏/𝐏𝐫𝐢𝐦𝐚𝐭𝐮𝐫𝐞

Caisse Populaire de Fada N’Gourma : Un excédent de 55 millions F CFA enregistré en 2025

La caisse populaire de Fada N’Gourma a tenu, samedi 25 avril 2026, sa 15e Assemblée générale (AG) ordinaire, couplée à une AG extraordinaire.  Il ressort qu’au titre de l’exercice 2025, l’institution financière coopérative a enregistré un résultat excédentaire de 55 millions F CFA.

Avec un bénéfice de 55 millions de F CFA réalisé au cours de l’exercice 2025, la caisse populaire de Fada N’Gourma confirme sa résilience malgré un contexte sécuritaire difficile. La bonne nouvelle a été annoncée aux membres, samedi 25 avril 2026, à Fada N’Gourma, au cours des Assemblées générales (AG) ordinaire et extraordinaire de l’institution financière coopérative.  Venus d’horizons divers, plus de 500 participants aux AG ont suivi plusieurs communications portant notamment sur les résultats de l’audit externe conduit par le cabinet Forvis Mazars, ainsi que sur les rapports d’activités du conseil d’administration, du conseil de surveillance et du comité de crédit.

Le président sortant du conseil d’administration, Yempabou Julien Sina

Selon le président sortant du conseil d’administration, Yempabou Julien Sina, le bénéfice de 55 millions F CFA constitue une réelle satisfaction pour la caisse populaire, qui comptait, au 31 décembre 2025, 24 805 membres. Globalement, les indicateurs financiers traduisent une dynamique positive. En effet, au titre de l’exercice 2025, l’encours d’épargne s’élève à plus de 3,265 milliards F CFA, tandis que l’encours de crédit est estimé à 1,975 milliard F CFA. En outre, les financements accordés aux petites et moyennes entreprises excèdent 453 millions F CFA. Quant aux crédits en souffrance, dus en partie à la situation sécuritaire, ils se chiffrent à plus de 104 millions F CFA.

2 % du bénéfice au Fonds de soutien patriotique

Dans le cadre de sa contribution à l’effort national de paix, l’institution a annoncé le reversement de 2 % de son bénéfice au Fonds de soutien patriotique. Pour le secrétaire général de la province du Gourma, Botetessan Bonou, qui a présidé la cérémonie, ce résultat excédentaire démontre que la caisse populaire de Fada N’Gourma demeure solide, en dépit des contraintes du moment. Il a félicité les responsables, les agents et l’ensemble des membres pour les efforts consentis. Outre l’examen des résultats financiers, l’AG a permis de présenter aux membres les nouveaux textes qui régissent le fonctionnement des caisses populaires, à la suite de l’adoption de la nouvelle loi qui encadrent les institutions financières coopératives.

Nouveau Président du conseil d’administration (PCA), Jules Tougma

La directrice de la caisse populaire de Fada N’Gourma, Fatoumata Kobyagueda, a invité les sociétaires à s’approprier ces nouvelles dispositions afin d’en faciliter la mise en œuvre. L’AG ordinaire a également été marquée par le renouvellement des organes dirigeants. Elu nouveau Président du conseil d’administration (PCA), Jules Tougma a indiqué que son premier chantier sera le renforcement du recouvrement des créances. La caisse populaire de Fada N’Gourma regroupe neuf agences réparties entre Fada, Diabo, Gayéri, Pama, Kompienga, Diapaga, Kantchari, Namounou et Matiacoali.

Joanny SOW