Catégorie art culinaire: 52 plats en compétition

La ministre de la Famille et de la Solidarité nationale, Passowendé Pélagie Kabré en présence du ministre de la Communication, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a lancé le lundi 27 avril 2026, la compétition pour le Grand prix national des arts et des lettres (GPNAL) dans la catégorie art culinaire.

Présélectionnés pendant les Semaines régionales de la culture (SRC), 52 plats ont été choisis pour compétir à la Semaine nationale de la cuture (SNC). A l’Institut national de formation du personnel de l’éducation (ENEP), le lundi 27 avril 2026, la compétition a été lancée officiellement par la ministre de la Famille et de la Solidarité nationale, Passowendé Pélagie Kabré. Selon la présidente de la commission art culinaire, Habiba Koté, les 52 plats sont répartis comme suit :  14 plats lourds, 12 plats légers, 14 plats en dessert et 12 en boisson. Durant quatre jours, à l’entendre, les candidats vont rivaliser de créativité, de talents pour décrocher le GPNAL dans chaque discipline.

Dans le contexte actuel, marqué par une dynamique de reconquête et d’affirmation des valeurs, la promotion de la consommation locale revêt une importance toute particulière. Et, les compétitions en arts culinaires s’inscrivent dans cette vision. L’art culinaire, selon le ministre en charge de la famille, est une expression profonde de notre identité, il traduit un savoir-faire, une créativité et une mémoire collective qui traversent les générations. « A travers chaque plat, c’est une histoire qui se raconte, des valeurs qui se transmettent et une identité qui s’affirme.

Elle constitue un levier important de valorisation de nos ressources locales et de promotion de notre souveraineté culturelle et alimentaire », a-t-elle. Pour elle, cette compétition offre un cadre d’expression du talent, de valorisation de la gastronomie et de promotion de l’innovation et constitue également un espace de transmission, d’échange et d’apprentissage entre professionnels, passionnés et jeunes talents. C’est pourquoi, la ministre a invité chaque Burkinabè à s’approprier cette dynamique en privilégiant les produits locaux tout en valorisant les mets traditionnels. La fin de la compétition sera marquée par la récompense des douze meilleurs de chaque discipline (plats lourds, légers, dessert et boisson).

Fleur BIRBA

Arts du spectacle pool adultes: 16 artistes et groupes d’artistes sur scène au 2e jour du GPNAL

La compétition en pool adulte dans la catégorie arts du spectacle s’est poursuivie dans la nuit du dimanche 26 avril 2026 dans la salle de spectacle de la maison de la culture Anselme-Titianma-Sanou. Que ce soit en groupe ou en individuel, les artistes se sont succédé 16 fois sur la scène dans 6 genres différents.

Le Grand prix des arts et des lettres (GPNAL), dans la catégorie arts du spectacle, bat son plein dans la grande salle de la maison de la culture Mgr Anselme-Titianma- Sanon à Bobo-Dioulasso. Dans la nuit du dimanche 26 au lundi 27 avril 2026, 2e jour des compétitions, ce sont au total 16 prestations d’artistes ou de groupes d’artistes dans six genres différents qui ont été enregistrées. Pour cette soirée de joutes artistiques, c’est l’orchestre « Sirakadjan » (le chemin est loin en langue Dioula), venu de Gaoua dans la région du Djôrô, qui a ouvert le bal. Sous un cocktail de rythmes tradi-modernes, ce groupe orchestral a tenu en haleine le public à travers ses deux titres proposés.

…les artistes et groupes d’artistes ont tenu en haleine le public.

A la suite de « Sirakadjan », c’est l’orchestre « Sougrimeta » de Kaya dans la région des Koulsé qui était sur scène. Les instruments tels que la calebasse, le « bendré », le « silsaka », la guitare, la batterie ou encore le piano ont rythmé les pas de danse de ce groupe composé du style « warba » et du « wedbindé ». La troupe « Wend-Songda », venue de Manga dans le Nazinon aussi était de la partie dans cette série de prestations, en musique traditionnelle instrumentale.

Dans un rythme dominé par le « lounga », ce groupe a donné à voir une prestation énergique aux spectateurs et téléspectateurs. Au terme de leur prestation, les artistes se sont dits confiants pour la suite. C’est le cas de Sayouba Mandé, lead vocal de l’orchestre « Sougrimeta » qui s’est dit fier du retour du public ce soir. Maturin Zoungrana, le responsable de la troupe « Wend-Songda », vise avec son groupe le premier prix dans sa discipline et ce dit être confiant lui aussi. « Nous avons consacré notre temps aux répétitions avant la compétition », a-t-il affirmé. Les six disciplines concernées de la soirée sont l’orchestre, la vedette de la chanson traditionnelle, la musique traditionnelle instrumentale, le chœur populaire, le slam et la danse traditionnelle.

Alpha Sékou BARRY

alphasekoubarry@gmail.com

Lutte contre la fraude: plus de 63 millions F CFA de marchandises saisies à Bittou et à Koudougou

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Le message est désormais sans équivoque : les frontières du Burkina Faso sont devenues un espace sous haute surveillance où la fraude ne prospère plus. Dans une offensive coordonnée illustrant une parfaite maîtrise du terrain, les services des Douanes ont, en date du 24 avril 2026, porté un coup sévère aux réseaux de criminalité économique.

Au bureau des Douanes de Bittou, l’obscurité de la nuit n’aura pas suffi à dissimuler les manœuvres frauduleuses. Un véhicule de type « Ben Boss », aménagé en véritable soute clandestine, a été intercepté alors qu’il convoyait des marchandises prohibées en provenance d’un pays voisin. Le bilan de cette opération est éloquent : plus de 11 000 litres d’huile moteur de marques « Aryan » et « Bon Voyage », ainsi qu’un volume impressionnant de pneumatiques, dont 100 pour tricycles, 12 500 pour vélos et 180 pour motos. L’ensemble de cette cargaison, estimé à 58 430 000 F CFA, a été saisi avec professionnalisme par les agents.

… des huiles de moteur ont été saisies.

Dans le même élan, la brigade mobile de Koudougou a neutralisé une importante tentative d’introduction de produits plastiques prohibés. L’opération a permis la saisie de 450 colis de sachets plastiques, d’un poids total de plus de 6 tonnes et d’une valeur excédant 5 millions de francs CFA. Au-delà de la fraude économique, cette intervention met en lumière l’engagement constant de l’administration des Douanes dans la protection de l’environnement et de la santé publique.

Ces résultats significatifs interviennent dans un contexte particulier où la Semaine nationale de la culture (SNC) bat son plein à Bobo-Dioulasso, mobilisant l’ensemble de la Nation autour de la valorisation de son identité culturelle. Pendant que le pays célèbre son patrimoine, les soldats de l’économie, eux, restent fermement engagés à sécuriser les frontières et à préserver l’intégrité du tissu économique national.

Face à ces performances, le directeur général des Douanes, l’inspecteur divisionnaure Yves Kafando a salué la détermination et le professionnalisme des agents, tout en appelant à une mobilisation citoyenne accrue. Il a rappelé que la lutte contre la fraude constitue un enjeu majeur pour la souveraineté économique, la santé publique et la stabilité du pays, et que chaque citoyen a un rôle à jouer dans ce combat collectif.

Cette double opération vient confirmer une réalité désormais incontestable : sur toute l’étendue du territoire, la vigilance est permanente et la riposte systématique. Pour les fraudeurs, le constat est clair : toute tentative d’atteinte à l’économie nationale se solde inévitablement par une perte sèche.

𝐋𝐚 𝐃𝐨𝐮𝐚𝐧𝐞 : 𝐇𝐨𝐧𝐧𝐞𝐮𝐫 – 𝐃𝐞́𝐯𝐨𝐮𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 – 𝐕𝐢𝐠𝐢𝐥𝐚𝐧𝐜𝐞

𝐒𝐂𝐑𝐏 – 𝐃𝐆𝐃

Gestion des menstrues en milieu scolaire: plus d’une centaine de filles sensibilisées à Tenkodogo

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La deuxième phase de la caravane de presse initiée dans le cadre de la campagne de communication dénommée : « Kom-pugli kaoreng yõodo », consacrée à la promotion de la scolarisation et du maintien des jeunes filles à l’école, a débuté, lundi 27 avril 2026, à Tenkodogo, dans le Nakambé et ce, jusqu’au 30 avril prochain. A cet effet, une conférence publique sur la santé et l’hygiène menstruelle en milieu scolaire, a été organisée au profit des élèves du Collège d’enseignement général (CEG) du secteur 2 de la ville.

Plus d’une centaine de filles du Collège d’enseignement général (CEG) du secteur 2 de Tenkodogo, dans le Nakambé peuvent désormais prendre en charge leur hygiène menstruelle en milieu scolaire. Le lundi 26 avril 2026, au cours d’une caravane de presse initiée dans le cadre de la campagne de communication dénommée : « Kom-pugli kaoreng yõodo », ces filles, à travers une conférence publique, ont été sensibilisées à la gestion hygiénique des menstruations.

Sans langue de bois, elles ont partagé les difficultés qu’elles rencontrent en milieu scolaire pendant leurs menstrues. Martine Salgré, élève en classe de 3e au CEG du secteur 2 de Tenkodogo, a déploré que le manque de serviettes hygiéniques chez certaines filles contraint celles-ci à rester à la maison pendant les classes. Elle a également ajouté qu’en milieu scolaire les filles ne disposent pas de toilettes spécialisées. Ce qui constitue, à son avis, une entrave à l’hygiène menstruelle.

Tout en témoignant sa reconnaissance aux organisateurs de la caravane, l’élève Salgré, les a invités à étendre l’initiative dans toutes les écoles du Burkina pour permettre à un nombre important de filles d’être sensibilisé. Asmao Dabré, également élèves en classe de 3e au CEG du secteur 2 de Tenkodogo, a dit avoir appris au sortir de cette conférence, les techniques pour se protéger pendant son cycle menstruel, comment aider les autres filles lors de leurs menstruations et la manière dont les parents doivent se comporter envers leurs filles lorsqu’elles sont en période de leurs menstruations.

Par ailleurs, Mme Dabré a dit être engagée à s’abstenir de tout rapport sexuel jusqu’à la fin de ses études. Inoussa Sissao, conférencier et par ailleurs, chargé d’appui à la direction générale des appuis spécifiques du ministère en charge de l’enseignement secondaire, a laissé entendre au cours des échanges qu’une bonne gestion hygiénique des menstruations garantie la dignité de la jeune fille, augmente ses performances scolaires et renforce sa confiance en soi. Toute chose qui peut contribuer à réduire, selon lui, les abandons scolaires des filles. Il a saisi l’occasion pour appeler les garçons à soutenir les filles pendant leurs menstrues, notamment en évitant de se moquer d’elles et en les aidant à être à jour de leurs leçons.

    « Les filles ont les mêmes droits que les garçons »

Le Directeur régional de l’enseignement secondaire et de la formation professionnelle et technique (DRESFPT) du Nazinon, Nachor Sorgho, en abordant les chiffres de l’année scolaire 2025-2026 dans sa circonscription administrative, a précisé que dans les établissements secondaires, les garçons représentent 43,53% des effectifs contre 56, 67% des filles. Il a mentionné que de la 6e jusqu’en classe de 2nde, l’on voit que le taux des filles dégringole parce qu’elles sont victimes de plusieurs facteurs qui font qu’elles abandonnent les classes. Pour M. Sorgho, ce n’est pas la question de l’inscription des filles à l’école qui pose problème. Il faut, a-t-il conseillé, lutter contre les différents obstacles qui peuvent jouer négativement sur leur maintien et leur réussite à l’école.

Ce qui veut dire, à l’écouter, qu’il y a un travail à faire parce que ces filles ont les mêmes droits que les garçons et il n’y a pas de raison qu’au cours du cursus scolaire, des obstacles divers viennent freiner leur scolarisation, leur maintien et leur réussite à l’école. Le DRESFPT du Nazinon a espéré que la caravane va produire des effets positifs en permettant à un plus grand nombre de filles de rester à l’école pour achever leur scolarité. La campagne de communication dénommée : « Kom-pugli kaoreng yõodo », couvrant la période 2024-2028, s’inscrit dans le cadre du projet : « Autonomisation des femmes et dividende démographique en Afrique subsaharienne plus » (SWEDD+), financé par la Banque mondiale.

                                                                                                     Noufou Sawadogo

Légendes :

1. Les échanges ont été interactifs avec les filles du CEG du secteur 2 de Tenkodogo.

2. Martine Salgré, élève en classe de 3e au CEG du secteur 2 de Tenkodogo, a témoigné sa reconnaissance aux organisateurs de la caravane.

3. Le DRESFPT du Nazinon, Nachor Sorgho, a espéré que la caravane va produire des effets positifs en permettant à un plus grand nombre de filles de rester à l’école pour achever leur scolarité.

4. Inoussa Sissao, conférencier, a laissé entendre au cours des échanges qu’une bonne gestion hygiénique des menstruations garantit la dignité de la jeune fille.

5. La conférence a connu une forte participation des membres et des bénéficiaires du projet.

     Voir ph dossier caravane éducation……..Mac Lazare

Projet de lotissement « un enseignant, une parcelle » : L’arrondissement 5 de Bobo alerte sur une fausse opération

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Il est revenu à Kantigui que de fausses informations sont distillées à Bobo-Dioulasso concernant un prétendu projet de lotissement dénommé : « un enseignant, une parcelle ».  Face à cette situation, le Président de la délégation spéciale (PDS) de l’arrondissement 5 de la commune alerte les populations et les invite à plus de prudence et à s’abstenir de (…)

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Kantigui

kantigui2000@gmail.com

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Sport/Natation: le club Nongtaaba remporte la traversée du Lac Bam en nage libre

Le club Nongtaaba de Ouagadougou s’est illustré, samedi 26 avril 2026, lors de la 18e édition de la traversée du Lac Bam en nage libre, en remportant la première place grâce à son nageur Yassim Sawadogo, arrivé en tête de la compétition disputée sur une distance de 1 km.

Organisée par la fédération Aquatic’s du Burkina, cette compétition annuelle a réuni 31 athlètes issus de plusieurs clubs, notamment SONABEL, BPS Koudougou, RAN, Exocet, Bobo, Proswimmer et Kongoussi. Parmi eux figuraient également quatre nageuses, venues mesurer leur endurance et leur technique sur les eaux du Lac Bam. Agé de 16 ans, Yassim Sawadogo a franchi en premier la ligne d’arrivée avec un chrono de 16 minutes 38 secondes, devançant Irfan Bamba, crédité de 16 minutes 47 secondes. Visiblement ému par sa performance, le jeune vainqueur s’est réjoui d’avoir pris le dessus sur des concurrents plus âgés que lui. Il a, par ailleurs, encouragé ses camarades à s’investir pleinement dans cette discipline.

« La natation n’est pas facile. Elle demande beaucoup de persévérance et d’entraînement. C’est en travaillant régulièrement que l’on progresse et que l’on développe l’amour du sport

Chez les dames, Stéphanie Guigma du club Nongtaaba de Ouagadougou s’est également distinguée en s’adjugeant la première place.

», a-t-il conseillé.Chez les dames, Stéphanie Guigma du club Nongtaaba de Ouagadougou s’est également distinguée en s’adjugeant la première place avec un temps de 16 minutes 48 secondes. Elle devance Malaika Kaboré, arrivée deuxième en 19 minutes 10 secondes. Pour une première participation, Stéphanie Guigma s’est dite satisfaite de son expérience.« C’est une très belle expérience pour moi. J’ai beaucoup aimé cette compétition et j’invite mes camarades à s’y intéresser », a-t-elle déclarée.

Les trois premiers athlètes  de chaque catégorie  ont reçu respectivement 50 000 F CFA, 40 000 F CFA et 30 000 F CFA. Exceptionnellement, la quatrième fille a reçu une somme de 10 000 F CFA comme encouragement.

Le président de la fédération Aquatic’s  du Burkina Faso, Ousmane Tiendrébéogo, a félicité les participants et les organisateurs pour la bonne tenue de l’activité.

Agence d’information du Burkina

GPNAL Sports traditionnels: le ministre Annick Pikbougoum donne le coup d’envoi

Le ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, Annick Pikbougoum, a officiellement lancé, le lundi 27 avril 2026, au stade Wobi, les compétitions de sports traditionnels de la 22e de la Semaine nationale de la culture (SNC).

Avant le coup d’envoi, les athlètes ont sacrifié au traditionnel rituel de l’arène sous les yeux de la ministre chargée des Sports, Annick Pikbougoum.  Elle a affirmé que dans le contexte actuel de refondation de la Nation burkinabè, marquée par une forte aspiration à la souveraineté, la culture et le sport apparaissent comme des piliers essentiels de transformation sociale et de résilience. « A ce titre, la promotion des sports traditionnels s’inscrit pleinement dans les priorités de l’action gouvernementale, en cohérence avec la dynamique impulsée par la Révolution progressiste populaire (RPP), qui place la valorisation des ressources endogènes au cœur du développement », a-t-elle dit.

Cette année, 73 archers vont s’affronter au tir à l’arc, une première selon les organisateurs. En lutte traditionnelle, ils sont 358 prétendants au sacre suprême dans les différentes catégories. Le ministre a également annoncé qu’en collaboration avec le Fonds des Nations unies pour la Population (UNFPA), son département va décerner deux prix spéciaux. Un prix d’un montant de 500 000 F CFA va être attribué à une lauréate dans la compétition lutte traditionnelle féminine, dans le poule jeune, et un autre du même montant va être décerné à un lauréat ou une lauréate en situation de handicap dans la catégorie Arts du spectacle. « A travers ces distinctions, nous réaffirmons notre volonté de promouvoir l’égalité des chances, l’inclusion sociale et la pleine participation de toutes les composantes de notre Nation à la vie culturelle et sportive », a-t-elle expliqué. Les compétitions se déroulent jusqu’au 30 avril de 8 heures à 12 heures puis de 15h à 18 h au stade Wobi.

Voro KORAHIRE

Caisse populaire de Koupéla: le bilan jugé satisfaisant avec plus de 41 millions F CFA de bénéfices

La caisse populaire de Koupéla a tenu, le samedi 25 avril 2026, à Koupéla, sa 15e assemblée générale ordinaire couplée à son assemblée générale extraordinaire.

Examen et adoption des rapports d’activités de l’année 2025, le renouvellement des organes dirigeants, examen et adoption des statuts, des règlements intérieurs, la convention d’affiliation avec la direction générale de la faitière de la caisse populaire du Burkina et leur mise en conformité avec la nouvelle règlementation des institutions de microfinance au Burkina sont, entre autres, les points qui ont fait l’objet d’échanges au cours de l’assemblée générale couplée, tenue par la caisse populaire de Koupéla.

Le directeur de la caisse populaire de Koupéla, François De Salles Tapsoba, tout en jugeant les résultats satisfaisants, a indiqué que la caisse a, pour sa première fois, réalisé de bénéfices à hauteur de plus de 41 millions F CFA. « Nous avons pu mobiliser plus de sept milliards d’épargne, octroyer des crédits de près de quatre milliards et nous avons également pu obtenir un actif total de plus de huit milliards », a-t-il laissé entendre. Pour le renouvellement des organes dirigeants, Kyelem Zénabo, succédant au Président du conseil

Les participants ont échangé sur les points inscrits à l’ordre du jour.

d’administration (PCA) de la caisse populaire sorti, Adama Kaboré, a exprimé sa reconnaissance pour avoir été portée à la tête de cette instance.

La rigueur dans le travail

Elle a dit entamer une franche collaboration, tout en sollicitant l’accompagnement de tous car, citant l’adage : « seul, on va vite mais ensemble, on va loin ».

Elle a promis travailler avec l’accompagnement de tout le monde afin d’être à la hauteur de la mission a elle confiée.

Le PCA de la caisse populaire sorti, Adama Kaboré, a, quant à lui, félicité sa successeure et a aussi marqué sa disponibilité à l’appuyer en cas de besoin.

« Je l’invite à être très solidaire, mettre de la rigueur dans le travail, d’aider les coopérateurs à promouvoir leur quotidien et à surmonter le défi », a-t-il ajouté.

Le haut-commissaire de la province du Kourittenga, Moctar Ilboudo, tout en notant que la caisse populaire honore ses engagements, les exigences de la loi et les règlements, l’a félicité pour ses efforts consentis et ses multiples services pour le bonheur des populations.

Il est à rappeler que la caisse populaire est au service des populations à Koupéla depuis 1996.

Amédée Silga

Université Joseph-Ki-Zerbo: le Centre d’excellence de l’habitat officiellement ouvert

L’Université Joseph-Ki-Zerbo a organisé le séminaire international de lancement du Centre d’excellence de l’habitat (CEH), lundi 27 avril 2026, à Ouagadougou.

Le Centre d’excellence de l’habitat (CEH) de l’Université Joseph-Ki-Zerbo (UJKZ) a officiellement ouvert ses portes. Cette ouverture est intervenue lors du séminaire international organisé par l’université et qui se tient, du 27 au 29 avril 2026, à Ouagadougou. Le conclave se tient sur le thème : « Ancrer le centre d’excellence de l’habitat dans une dynamique institutionnelle, partenariale et territoriale durable ». Les travaux du séminaire débutés, lundi 27 avril 2026, ont réuni des experts nationaux et internationaux spécialisés dans les questions de l’habitat, du foncier et de l’urbanisme durable, ainsi que les domaines d’intervention du CEH.

Durant trois jours, les participants vont mener des réflexions stratégiques sur les fondements institutionnels, techniques et partenariaux du centre, avec pour ambition de proposer des réponses concrètes aux défis liés à l’urbanisation, à l’aménagement territorial et à l’amélioration durable de l’habitat. Le président de l’UJKZ, Pr Antoine Béré, à l’occasion de la rencontre internationale, a installé le premier directeur du CEH, Moussa Bougma. Parlant du CEH, il a expliqué que c’est le fruit d’un projet porté par un groupe d’institutions dans le cadre d’un appel à projets de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Il s’agit de l’Institut supérieur des sciences de la population (ISSP) de l’UJKZ, de l’Ecole supérieure d’économie appliquée (ESEA) de l’Université Cheikh-Anta-Diop de Dakar (UCAD) et de l’ONU Habitat.

Une coopération renforcée

Pr Antoine Béré a, en outre, laissé entendre que ce séminaire ouvre une nouvelle phase pour le CEH, appelé à remplir pleinement sa mission grâce à une coopération renforcée avec ses partenaires historiques, tout en développant de nouveaux partenariats. « La question de l’habitat n’est plus seulement une affaire de briques et de mortiers. Elle est le cœur battant de nos défis sociaux, économiques et environnementaux », a déclaré le président de l’UJKZ. Le séminaire, pour lui, vise ainsi à regrouper l’ensemble des acteurs autour d’une dynamique collective fondée sur trois piliers essentiels : institution, partenariat et territoire. A ce propos, le Pr Béré a souligné que l’ancrage institutionnel constitue la première exigence pour garantir l’efficacité du CEH.

« Le CEH ne doit pas être un laboratoire de plus, isolé des théories. Il doit être le bras séculier de l’expertise universitaire au service du développement de nos nations », a-t-il dit. Le chargé de programmes ONU-Habitat au Burkina Faso, Yombi Ouédraogo, a exprimé la volonté de sa structure d’accompagner le CEH dans la réalisation de ses missions. Le séminaire international constitue une étape majeure dans la consolidation du CEH comme outil stratégique de recherche, d’expertise et d’action face aux enjeux croissants de l’urbanisation. Face aux défis de logement décent et durable, l’Exécutif du Burkina Faso, avec l’appui technique et institutionnel de la Commission de l’UEMOA et du Programme des Nations unies pour les établissements humains (ONU-Habitat), a procédé par arrêté en date du 30 mai 2025, à la création officielle du CEH rattaché à l’UJKZ. Par cette initiative, l’UJKZ apporte sa contribution scientifique et opérationnelle à la résolution des problématiques de logement et de développement urbain en Afrique de l’Ouest. Le CEH se positionne ainsi comme un outil majeur de recherche appliquée, de coopération régionale et de transformation territoriale durable.

Boukary BONKOUNGOU

Célestine KINI

(Stagiaire)