Sécurisation de l’agropole de Samandéni: le Premier ministre galvanise les FDS

En visite à l’agropole de Samandéni, le mercredi 29 avril 2026, le Premier ministre, chef du gouvernement, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, s’est entretenu avec les forces de défense et de sécurité mobilisées pour la sécurisation de cette infrastructure stratégique qui participe à la souveraineté alimentaire du Burkina Faso. La rencontre s’est tenue au poste de commandement avancé, en présence du ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, et du ministre de la Construction de la Patrie, Mikaïlou Sidibé.

Le chef du gouvernement a transmis aux forces engagées les encouragements du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, ainsi que ceux du peuple burkinabè.

Tout en saluant l’unité d’action des différents corps mobilisés sur le terrain, notamment les gendarmes, les sapeurs-pompiers et les agents des eaux et forêts, pour assurer la sécurité des investissements et des populations riveraines, le chef du gouvernement les a invités à maintenir un engagement sans faille et une vigilance permanente.

« Grâce à votre engagement individuel et collectif, la quiétude est revenue dans cette zone qui était autrefois dans le viseur de l’ennemi. Le mérite vous revient, mais le combat n’est pas pour autant gagné. Ce n’est pas parce que c’est calme qu’il faut baisser la vigilance. Nous avons beaucoup de projets ici et cela commande la plus grande vigilance, car, l’ennemi n’aime pas voir les choses avancer dans le bon sens. Il faut aussi que vous travailliez à la coproduction de la sécurité avec les populations riveraines. La dynamique est bonne, mais elle doit être consolidée et renforcée », a-t-il souligné.

Le chef du gouvernement a également réaffirmé la détermination du gouvernement à doter les forces combattantes de moyens adéquats pour l’accomplissement de leur mission.

« Je vous rassure que la sécurité reste la priorité du gouvernement, sous les hautes orientations du chef de l’Etat. Que ce soit dans le Plan Relance ou dans le Manifeste de la Révolution progressiste populaire, la sécurité et la défense constituent le socle sur lequel nous voulons bâtir la souveraineté d’un Burkina Faso prospère. Notre mission est de travailler à ce que vos conditions s’améliorent, en effectif, en équipement et dans toutes les autres mesures d’accompagnement », a indiqué le Premier ministre.

Cette visite aux FDS déployées sur le site de l’agropole de Samandéni traduit la reconnaissance du sacrifice des forces de défense et de sécurité engagées sur tous les fronts de la Nation.

DCRP/Primature

Voie d’accès à l’agropole de Samandéni : le Premier ministre constate l’avancée des travaux

‎En route pour une visite à l’agropole de Samandéni, ce mercredi 29 avril 2026, le Premier ministre, chef du gouvernement, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a marqué, une halte sur le chantier de bitumage de la route Bama-Samandéni. Cette escale lui a permis de constater de visu l’état d’avancement des travaux et d’encourager les équipes mobilisées pour sa réalisation.

‎La réalisation de l’infrastructure a été confiée à une brigade de l’agence Faso Mêbo. D’un linéaire d’environ 15,6 kilomètres, cette route en construction comprend une chaussée bidirectionnelle à deux voies. Lancé le 3 novembre 2025, le chantier devrait s’achever avant la fin de l’année 2026. Sur le terrain, le chef du gouvernement s’est dit satisfait du rythme d’exécution des travaux. Le chantier enregistre une avancée sur le chronogramme initial. Il a invité les équipes à maintenir cette dynamique afin de permettre la livraison de l’ouvrage dans les délais annoncés. « Quand on voit le rythme, on constate que vous avancez bien. Je vous exhorte à maintenir le cap, à un rythme militaire. J’espère revenir pour l’inauguration de cette voie avant la fin de l’année », a-t-il déclaré à l’endroit des travailleurs. Le commandant des brigades routières de Bobo-Dioulasso de l’agence « Faso Mêbo », le capitaine Elvis Kapioko, a indiqué que le chantier est majoritairement porté par des jeunes Burkinabè, avec l’appui du Laboratoire national des travaux publics. Il a réaffirmé la détermination de toutes les équipes opérationnelles à livrer l’ouvrage dans les délais impartis. Le Premier ministre a félicité et encouragé les jeunes ingénieurs, techniciens et opérateurs mobilisés sur le chantier. « Au début, certains disaient : ce sont des jeunes, ils ne pourront pas, vous êtes trop ambitieux, il faut laisser aux professionnels… Mais nous, au sommet de l’Etat, nous avons cru en vous. Aujourd’hui, ce que je vois est une source de satisfaction », a-t-il soutenu. La réalisation de cette route vise à améliorer significativement l’accès à l’agropole de Samandéni, tout en renforçant la mobilité des populations locales et le désenclavement de cette zone à fort potentiel économique. Cette visite traduit la volonté des autorités de suivre de près l’exécution des projets structurants et de soutenir les acteurs engagés dans leur mise en œuvre au profit des populations.

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‎DCRP/Primature

Semaine nationale de la secrétaire: Les « chevilles ouvrières » aptes à transformer la pression en performance

La formation des membres de l’Association professionnelle des secrétaires du Burkina Faso (APSB) a été close, le vendredi 24 avril 2026, à Koudougou. Les « chevilles ouvrières » des administrations publiques et privées ont fait des recommandations et se sont engagées à améliorer leur efficacité professionnelle et à intégrer des outils digitaux dans leur travail.

Des secrétaires, assistants et attachés de direction se sont engagés à « rallumer »
leurs ordinateurs sur de nouvelles compétences acquises, après leur forma￾tion sur : « La secrétaire résiliente : gestion des pressions multiformes, op￾timisation du temps et des
relations professionnelles, intelligence artificielle, intelligence émotionnelle et autorité naturelle » tenue, du 20 au 24 avril 2026, dans la cité du Cavalier rouge.

La responsable à la formation,
Henriette Tamboura : « il faut
que la secrétaire sache qu’elle est
une pierre angulaire sur laquelle
l’administration peut et doit

Les modules qui leur ont été enseignés ont mis en évidence, l’importance de l’adaptabilité, de la planification et de la priorisation des tâches pour améliorer la performance.
Divers outils numériques facilitant la rédaction, l’organisation et la gestion de l’information, leur ont été également présentés. Au regard de l’importance du thème, les participants
ont, entre autres, recommandé qu’une séance de restitution de cette formation soit organisée au profit de leurs collègues secrétaires, qu’un plan d’actions pour un meilleur
suivi des activités soit élaboré. Ils ont aussi souhaité qu’une forte capacité de
résilience face aux pressions multiformes soit développée, afin d’assurer la continuité de la qualité du travail administratif.

La secrétaire de direction/Editions Sidwaya, Adeline Nitiéma, recevant
son attestation des mains du directeur régional de la SONABEL de Nan￾do, Bely Mohamed Ouattara.
A l’issue de cette formation, les participants sont désormais prêts à uti￾liser des outils modernes de gestion

Le directeur régional de la SONABEL de Nando,  Bely Mohamed Ouattara, qui a qualifié la secrétaire comme le visage et la vitrine de l’organisation, le soutien indispensable à
la performance, a indiqué que les secrétaires occupent une place très importante dans les administrations, qui sont malheureusement oubliés dans les plannings, le bud￾get et dans les formations.

La responsable à la formation, Henriette Tamboura, a indiqué qu’après cette
formation, chaque chef d’entreprise doit constater une plus-value. Elle a fait savoir que dans ce contexte actuel, les secrétaires devraient se repositionner et accompagner
l’administration dans la recherche de résultats pour une paix durable au Burkina Faso. « Il faut que les secrétaires s’impliquent davantage dans la vie de leurs structures en prenant en charge, les missions qui leur sont assignées », a-t-elle souhaité.

Afsétou SAWADOGO


 

Des participants s’expriment

Adeline Nitiéma, secrétaire de direction, à la direction des finances et
de la comptabilité aux Editions Sidwaya : « Cette formation a été
une grande richesse pour moi ».

« La formation m’a permis d’acquérir des compétences pratiques et actuelles, notammenten matière de gestion du stress, d’organisation efficace du travail
et d’intégration des outils d’intelligence artificielle dans nos tâches quotidiennes. Consciente de la confiance que mes responsables m’accordent à travers cette opportunité qui
m’a été offerte, je m’engage à mettre en application, tous ces acquis, afin d’améliorer mes performances et de contribuer davantage à l’efficacité de ma structure ».

Isaac Nikièma secrétaire à la direction générale des Douanes de l’aéroport : « La formation m’a été très bénéfique »

« Il y a beaucoup de thèmes intéressants qui ont été abordés à cette formation.
Il arrive parfois d’avoir plusieurs dossiers sous la main et si on n’est pas bien
outillé, le stress s’installe. En tant qu’homme, nous subissons aussi les mêmes
pressions que les femmes. Mais à travers cette formation, nous avons été bien
outillés et ces outils seront désormais appliqués dans nos bureaux. Il va falloir
penser aux autres secrétaires, pour qu’ils puissent bénéficier aussi de ces
genres de formation ».

Estelle Marie Yvette Compaoré, secrétaire de direction à la représentation de Conseil burkinabè des chargeurs/Bénin : « J’ai beaucoup appris, surtout sur la gestion du stress et du temps »

« Le poste de secrétaire est très stressant. Chacun vient avec son tempérament qu’il faut gérer. Je saurai maintenant comment me comporter et mieux établir mon programme de travail. La technologie sur l’intelligence artificielle a été vraiment la bienvenue.
Elle va nous faciliter les tâches sur les rapports, les comptes rendus, parce qu’au Bénin, nous sommes beaucoup plus sur le terrain. Je transmettrai toutes ces expériences acquises à mes collègues et à mon patron ».

AS.

Journée mondiale de lutte contre le paludisme : au Bénin, le lancement du rapport sur le paludisme dans l’espace francophone appelle à une mobilisation accrue pour un avenir sans paludisme

Communiqué de presse, Cotonou, le 27 avril 2026 — À l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le paludisme, célébrée le 25 avril sous le thème « Mettre fin au paludisme : Nous le pouvons. Nous le devons », le Bénin a accueilli, du 24 au 26 avril, une série d’activités de haut niveau mobilisant décideurs politiques, partenaires techniques et financiers, société civile, jeunes, chercheurs, athlètes et médias autour d’un objectif commun : accélérer l’élimination du paludisme en Afrique francophone.

Temps fort de cette mobilisation, le lancement officiel du rapport « Un effort collectif contre le paludisme dans l’espace francophone », par le Ministre de la Santé du Bénin, Pr. Benjamin Hounkpatin, a mis en lumière une réalité préoccupante : les pays francophones, qui ne représentent que 13 % de la population mondiale exposée au paludisme, concentrent plus de 42 % des cas et 40 % des décès liés à la maladie. Ce rapport appelle à une action collective renforcée autour de priorités clés, allant du financement domestique et international à l’innovation, en passant par l’engagement du secteur privé et une mobilisation de l’ensemble de la société.

Le Ministre de la Santé du Bénin, Pr. Hounkpatin, a souligné l’importance de ce rapport dans l’orientation des politiques publiques et du plaidoyer international : « Le rapport sur le paludisme dans l’espace francophone met en lumière une réalité que nous ne pouvons plus ignorer : notre région est en première ligne. Mais il démontre également que des progrès sont possibles lorsque le leadership politique, le financement et la mobilisation collective sont au rendez-vous. Le Bénin est déterminé à poursuivre ses efforts et à porter cette ambition au niveau régional et international. ».

Cette ambition se traduit déjà par des résultats concrets. Le Bénin s’est imposé ces dernières années comme un exemple de leadership, ayant presque quadruplé son budget national consacré à la lutte contre le paludisme entre 2022 et 2025. Cette dynamique, portée par une approche multisectorielle associant gouvernement, parlementaires, société civile et secteur privé, a contribué à une réduction significative du fardeau de la maladie.

Dans ce contexte, Speak Up Africa, à travers ses différentes initiatives, a joué un rôle clé dans la mobilisation des acteurs autour d’appels à l’action clairs pour l’élimination du paludisme. Comme l’a rappelé Yacine Djibo, Directrice exécutive de Speak Up Africa : « À travers cette Journée mondiale de lutte contre le paludisme, nous avons voulu transformer un moment de sensibilisation en un véritable catalyseur d’action. Le rapport que nous lançons aujourd’hui est un appel clair : nous devons agir maintenant, collectivement, pour protéger les vies et financer un avenir sans paludisme. ».

Les activités organisées au Bénin se sont inscrites dans la continuité de la plateforme Speak Up Africa en Action, déjà déployée lors de la Coupe d’Afrique des Nations en janvier dernier, et qui vise à mobiliser des publics larges à travers le sport, la culture et le storytelling d’impact. Au Bénin, cette dynamique s’est traduite par une série d’activations mêlant plaidoyer de haut niveau, engagement communautaire avec les Voix EssentiELLES et mobilisation de la jeunesse, notamment à travers un Media Day, un atelier de storytelling et un tournoi de basketball 3×3 en partenariat avec la I AM Foundation.

Cette approche, qui place les jeunes et les communautés au cœur de la réponse, a été portée par des figures emblématiques du sport, dont Khalilou Fadiga, Ancien international sénégalais et co-capitaine du Zéro Palu Football Club, qui a rappelé le rôle du sport comme levier de transformation sociale : « Le paludisme est une réalité que des millions de familles vivent au quotidien. En tant qu’ancien sportif, mais surtout en tant qu’africain, je suis persuadé que nous avons tous un rôle à jouer. À travers le sport et la mobilisation des jeunes, nous pouvons sensibiliser, engager et faire bouger les lignes. ». Au niveau international, les partenaires ont également insisté sur l’urgence d’accélérer les efforts dans un contexte de pression croissante sur les financements et de risques de résurgence de la maladie. Comme l’a souligné Dr Michael Charles, CEO du Partenariat RBM pour en finir avec le paludisme : « Le Big Push contre le paludisme est un appel à accélérer l’action, renforcer la coordination et protéger les acquis. Le Bénin montre la voie avec un engagement politique fort et des résultats concrets. Nous devons maintenant amplifier ces efforts à l’échelle régionale pour maintenir l’élimination du paludisme au cœur des priorités de développement. ».

Au-delà de cette séquence nationale, les messages portés à Cotonou résonnent à l’échelle de l’ensemble de l’espace francophone. Dans un contexte marqué par un déficit croissant de financement mondial de la lutte contre le paludisme, la nécessité de renforcer la souveraineté sanitaire, de maintenir la solidarité internationale, d’impliquer pleinement le secteur privé, d’accélérer l’innovation et de placer les femmes, les jeunes et les communautés au cœur des stratégies apparaît plus urgente que jamais. Cette mobilisation s’inscrit également dans une perspective plus large, avec l’ambition de faire du Bénin un acteur moteur du plaidoyer francophone en faveur de l’adoption d’une résolution ambitieuse sur le paludisme lors du prochain Sommet de la Francophonie en novembre 2026.

communiqué/REMAPSEN

 

 

Le Président malien Assimi Goïta à propos des attaques terroristes au Mali: « Les opérations se poursuivront jusqu’à la neutralisation complète des groupes impliqués »

Le Président de la République du Mali, Assimi Goïta s’est adressé au peuple malien, le 28 avril 2026. Dans son adresse à la Nation, il a évoqué les attaques terroristes du 25 avril dernier et réaffirmer la détermination du peuple malien pour la défense de sa patrie et de sa souveraineté.

Dès ses premiers propos, le Président de la République du Mali, Assimi Goïta, a rappelé que ces attaques complexes, coordonnées et simultanées ont visé les localités de Bamako, Kati, Konan, Mopti, Gao et Kidal. Mais, grâce à la promptitude et au professionnalisme des forces armées et de sécurité, un violent coup d’arrêt a été donné aux assaillants, dont l’objectif était d’installer un climat de violence généralisée dans les localités concernées. A ses compatriotes, il a dit que grâce au sang-froid des hommes engagés et au maintien de la cohérence de la chaîne de commandement, le plan funeste de l’ennemi a été déjoué avec la neutralisation d’un nombre important d’assaillants. « A l’heure où je vous parle, le dispositif est renforcé, la situation est maîtrisée et les opérations de ratissage, de recherches, d’exploitation du renseignement et des sécurisations se poursuivent », a-t-il rassuré.

En ces instants de douleurs collectives, a-t-il déclaré, sa première pensée va aux victimes et à leur famille. « Je m’incline devant la mémoire de nos compatriotes, civils et militaires, tombés sous les coups de la barbarie. J’adresse au nom de la Nation toute entière, mes condoléances les plus attristées aux familles endeuillées et exprime ma compassion aux blessés », a affirmé le chef de l’Etat. Et d’ajouter : « c’est avec une grande peine que je tiens à rendre un vibrant hommage à notre regretté ministre d’Etat, ministre de la Défense et des Anciens combattants, le général de corps d’armée Sadio Camara, dont la disparition constitue une perte immense pour la Nation malienne. Ce valeureux officier, a-t-il témoigné, a servi le Mali avec loyauté, courage et dignité, avec un sens élevé du devoir à un moment où le pays est engagé dans une lutte acharnée contre le terrorisme. « A sa famille, à ses proches, à ses collaborateurs et à l’ensemble des forces armées et de sécurité, j’adresse la compassion et la solidarité de la Nation », a dit le Président Goïta. Pour lui, son engagement restera gravé dans la mémoire collective et son sacrifice nous oblige. « Qu’Allah lui accorde sa grâce infinie », a-t-il souhaité.

Ces attaques, a-t-il expliqué, ne sont pas des faits isolés, elles s’inscrivent dans un vaste plan de déstabilisation conçu et exécuté par les groupes armés terroristes et les sponsors internes et externes qui leur fournissent du renseignement et des moyens logistiques. Pour le chef de l’Etat malien, c’est le lieu de réaffirmer la ferme volonté du Mali de maintenir le cap de sa refondation. « Notre peuple a fait un choix. Celui de la souveraineté et de la dignité qui symbolise la prise en main de son destin. Ce choix est l’expression d’une volonté nationale affirmée et assumée. Il a un prix et nous en sommes conscients. Bien que dur par sa nature, ce choix est le seul chemin qui vaille si nous voulons offrir à nos enfants un avenir libre, juste et prospère », a-t-il soutenu. Aux Maliennes et Maliens, il a souligné que les épreuves qu’ils traversent en ces temps difficiles ne sont en réalité que des ambitions sur la voie noble qui mène à la prospérité. Pour cela, ils doivent garder à l’esprit que c’est dans l’épreuve qu’une nation doit conforter sa cohésion et son unité. « Un sursaut national est aujourd’hui indispensable et nous devons tous, comme un seul homme, nous ériger contre la division et la fracture sociale », a-t-il affirmé. De ses dires, c’est plus que jamais, le moment de faire confiance aux forces armées et de sécurité engagées dans une lutte complexe contre le terrorisme. Et, les opérations se poursuivront jusqu’à la neutralisation complète des groupes impliqués et le rétablissement durable de la sécurité sur l’ensemble du territoire national.

Une reconnaissance à l’AES et à la Russie

Egalement, le Président malien a demandé à chaque citoyen, dans chaque quartier, dans chaque fraction et dans chaque village, de faire preuve de vigilance et de responsabilité et appuyer nos services en transmettant par les canaux officiels, toutes informations utiles aux renseignements et à la prévention.  C’est pourquoi, il les a exhortés aussi à ne pas céder aux rumeurs, aux messages d’affolement ni aux manipulations. Car, par ces temps qui courent, la désinformation peut devenir une arme au service des terroristes. Alors que selon lui, le Mali a besoin de lucidité et non de panique. En cette circonstance, il a salué la synergie d’action au sein de la Confédération des Etats du Sahel dont la force unifiée œuvre sans relâche à la pacification de notre espace. « Je tiens également à reconnaître la qualité de la coopération avec nos partenaires stratégiques, notamment la Fédération de Russie », a-t-il dit. Le Président Assimi Goïta, dans son message, a instruit le gouvernement de prendre toutes les mesures nécessaires pour renforcer l’assistance aux victimes, soutenir les familles endeuillées et accompagner les blessés. De son avis, la solidarité nationale ne doit pas être un vain mot, elle doit être un geste, une présence, un soutien concret. « Aucune violence, aucune intimidation, encore moins des tentatives désespérées de déstabilisation ne sauront inverser la marche de notre pays », a-t-il prévenu. La réformation se poursuivra et la souveraineté se consolidera, a-t-il précisé. « Notre peuple, debout et résilient comme jamais, triomphera de cette épreuve.

La Rédaction

Industrie pharmaceutique: le Premier ministre inaugure une unité de production de consommables médicaux

Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a inauguré une nouvelle unité de fabrication de consommables médicaux à usage unique, le mardi 28 avril 2026, à Bobo-Dioulasso. Appelée CONSOMED, cette unité industrielle ambitionne de contribuer à la consolidation de la souveraineté sanitaire du Burkina Faso.

Présent à Bobo-Dioulasso dans le cadre des activités  de la 22e Semaine nationale de la culture (SNC), le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a procédé, le mardi 28 avril 2026, au lancement officiel des activités de CONSOMED, une unité locale de fabrication de consommables médicaux à usage unique. Bâtie sur une superficie de 800 m2, la nouvelle unité industrielle médicale comprend un magasin de conservation des matières premières, des salles de coupe et de confection dans un environnement contrôlé, une salle blanche et un espace de stockage des produits finis. Le président-directeur général de CONSOMED, Dr Albert Bamouni, a expliqué que l’unité est le fruit de la coopération avec ses partenaires tunisiens.

A l’en croire, l’usine médicale ambitionne de réduire la dépendance aux importations des produits médicaux afin de contribuer à l’autonomie sanitaire du pays des Hommes intègres. Spécialisée dans la fabrication de dispositifs médicaux à usage unique, CONSOMED est dans une dynamique de transformation structurelle de l’économie nationale. L’objectif est de rendre accessibles des dispositifs médicaux de qualité, conformes aux normes internationales et valorisent des ressources locales. C’est pourquoi l’entreprise, a dit le promoteur, a développé plusieurs lignes de production prenant en compte des perfuseurs, des transfuseurs, des kits pour hémodialyse et des compresses fabriquées à base du coton local.

Pour le premier ministre, Jean Emmanuel Ouédraogo, CONSOMED est à l’image de Faso Pharma qui s’inscrit dans une stratégie globale de renforcement de l’indépendance du pays dans des secteurs clés pour garantir sa souveraineté telle que prônée par le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré. « L’inauguration de cette unité symbolise la volonté d’un pays de prendre en main son destin, de valoriser son potentiel et de bâtir les bases d’une indépendance réelle », a-t-il souligné. Avant de poursuivre qu’à travers CONSOMED, le Burkina Faso affirme son ambition de devenir un acteur incontournable dans la production de consommables médicaux en Afrique de l’Ouest, tout en garantissant à sa population un accès sécurisé et durable à des soins de qualité.

Le chef du gouvernement a appelé à plus de responsabilité dans l’emploi de cet outil industriel qui intervient dans un domaine où la moindre erreur peut être couteuse. L’unité se fixe pour objectif de fabriquer localement une large gamme d’équipements médicaux indispensables, notamment pour les blocs opératoires et les services d’urgence du Burkina Faso. Grâce à des équipements technologiques avancés, l’unité est capable d’adapter sa production en fonction des besoins par simple modification de ses moules de fabrication. Une attention particulière, selon M. Bamouni, est mise sur la qualité où chaque étape du processus est rigoureusement contrôlée. Devant les difficultés de tous ordres, le pharmacien de formation a sollicité l’accompagnement et le soutien des autorités pour faire de son entreprise, un levier économique qui va œuvrer à la création d’emplois, au développement des compétences locales et à la dynamisation du tissu industriel national.

Yacouba BELEM

Danse contemporaine: un projet pour faciliter l’insertion des jeunes artistes

Le centre de développement chorégraphique-la Termitière a présenté son nouveau projet « Ballet Dounia » au cours d’un spectacle, jeudi 23 avril 2026, à Ouagadougou.

La danse contemporaine burkinabè connaît une renaissance croissante, mais de nombreux jeunes artistes formés peinent à s’insérer professionnellement. Afin de désengorger cette problématique, le Centre de développement chorégraphique (CDC)-la Termitière a présenté son nouveau projet « Ballet Dounia » au cours d’un spectacle, jeudi 23 avril 2026, à Ouagadougou. En effet, le Ballet Dounia est une passerelle concrète entre formation artistique et insertion professionnelle. Tout en valorisant les principes de solidarité, de transmission intergénérationnelle et de professionnalisation progressive. 

Au cours du spectacle, deux scènes spectaculaires de plus 30 minutes chacune ont été exécutées par une douzaine de danseurs, interprètes et chorégraphes. La première scène, « Chant d’amour » est une création chorégraphique nouvelle qui a été pensée et réfléchie par l’ensemble des interprètes, danseurs et chorégraphes. Et la deuxième scène, « D’un rêve » est un projet inspiré du poème de Martin Luther King, « J’ai fait un rêve » sur la condition des peuples noirs à travers le monde.  Le directeur du CDC-la Termitière, Salia Sanou a signifié que le « Ballet Dounia » est une belle initiative du CDC-la Termitière, soutenue par le Fonds de développement touristique et artistique (FDCT). Il permet aux apprenants qui sortent des grandes écoles de danse, de devenir des artistes pleinement en conquête de l’univers artistique à travers le monde.

Donc, le « Ballet Dounia » est une cellule d’insertion professionnelle qui permet aux jeunes de pouvoir trouver leur voie. La chargée de mission au ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Marguerite Douanio, s’est réjouie de l’initiative qui permet aux jeunes talentueux issus des écoles de formation de danse de s’exprimer sur le terrain et d’essayer de se frayer un chemin pour conquérir le monde de la danse contemporaine. « Le ministère en charge de la culture n’a pas hésité à accompagner l’initiative, car ce ballet est une action concrète qui vient réaffirmer notre identité culturelle », a-t-elle confirmé. Le représentant du FDCT, Crépin Kaboré, a confié que cette mise en scène, présentée avec tant d’énergie et de professionnalisme, est une preuve que les écoles de formation de danse au Burkina peuvent faire des merveilles.

« Sans nous tromper, nous pouvons affirmer avoir eu raison de faire confiance au projet en le finançant », a-t-il avoué. L’artiste danseuse interprète, Hortense Ouédraogo, fruit du CDC-la Termitière, a salué l’aventure avec le « Ballet Dounia ». « C’est toujours un grand plaisir d’être sur scène et de prendre la parole, non avec la bouche mais avec le corps », s’est-elle exprimée. Le CDC-la Termitière est une association culturelle reconnue au Burkina Faso depuis 2006. Elle œuvre au développement de la danse de création en Afrique à travers la formation, la création, la diffusion et la coopération artistique.

                 Gbetcheni Constantin Bertrand KAMBIRE

(Collaborateur)

Diplomatie économique: des investisseurs italiens et italo-burkinabè reçus par le Premier ministre

En marge de la Semaine nationale de la culture (SNC), le Premier ministre, chef du gouvernement, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a accordé, ce mardi 28 avril 2026, à Bobo-Dioulasso, une audience à une délégation d’investisseurs italo-burkinabè et italiens, conduite par Mme Cyrille Ganou née Badolo, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Burkina Faso auprès de la République d’Italie. La délégation séjourne au Burkina Faso dans le cadre d’une mission de prospection économique.

Avec le chef du gouvernement, les échanges ont porté sur les potentialités économiques du pays, ainsi que sur les facilités offertes aux investisseurs, dans le cadre de la politique de promotion du secteur privé et du renforcement de la souveraineté économique. « C’est une mission de prospection économique que nous avons initiée pour répondre à l’appel du Président du Faso à nos compatriotes et aux investisseurs étrangers à venir investir dans notre pays. Cette mission regroupe une vingtaine d’investisseurs qui portent des projets dans douze domaines, notamment l’énergie, l’agriculture, les infrastructures et la formation professionnelle », a indiqué l’ambassadeur du Burkina Faso en Italie, à l’issue de l’audience. Le chef du gouvernement a salué cette initiative, ainsi que l’intérêt manifeste des membres de la diaspora pour l’investissement au Burkina Faso. Il a réaffirmé l’ouverture du Burkina Faso aux partenaires sincères, disposés à accompagner la dynamique de développement du pays.

« Vous êtes les bienvenus. Toutes les compétences et toutes les expertises sont les bienvenues au Burkina Faso », a-t-il déclaré à ses hôtes, confirmant ainsi que le Burkina Faso demeure une terre d’opportunités. A cette occasion, l’ambassadeur a remis au chef du gouvernement, la vingtaine de projets élaborés par les promoteurs. Elle a salué le sens de l’écoute du chef du gouvernement et l’attention accordée aux initiatives portées par les investisseurs italiens et italo-burkinabè. « Nous repartons satisfaits, car le Premier ministre nous a rassurés quant à l’accompagnement de l’Etat. Il nous a promis que les différents projets seront examinés avec attention », a-t-elle déclaré. Ce voyage de prospection a également permis aux membres de la délégation, qui ont effectué le déplacement de Ouagadougou à Bobo-Dioulasso pour prendre part aux festivités de la SNC, de constater que le Burkina Faso reste fréquentable et demeure surtout une terre d’opportunités sûre pour les affaires.

DCRP/Primature

Un Manifeste de bâtisseur

Tous les Burkinabè qui s’impatientaient d’avoir un document de référence de la Révolution progressiste populaire (RPP), proclamé le 1er avril 2025 par le chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré, sont désormais servis. En marge de la 22e édition de la Semaine nationale de la culture (SNC), le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a officiellement lancé, le dimanche 26 avril 2026 à Bobo-Dioulasso, le Manifeste de la RPP, en présence de ses homologues, du Mali, le général de division Abdoulaye Maïga, et du Niger, Ali Mahaman Lamine Zeine.

Ce livre de poche de 52 pages, articulé en six chapitres, éclaire sur la vision de la RPP en matière de défense nationale et de la guerre, de progrès socioéconomique inclusif, de réarmement culturel, de diplomatie et de relations internationales, de renforcement de la gouvernance et des problématiques sociétales. Si le Manifeste de la RPP revient sur l’avènement au pouvoir du capitaine Ibrahim Traoré et de la rupture qu’il a opéré dans la conduite du pays, il enseigne sur les idées à mettre en œuvre pour mener le combat pour l’émancipation totale du peuple burkinabè face aux forces impérialistes prédatrices. En même temps qu’il œuvre à mettre hors d’Etat de nuire les terroristes qui endeuillent le pays depuis 10 ans, l’instigateur de la RPP travaille corps et âme à bâtir, dans l’ordre et la discipline, un pays souverain et résolument tourné vers le développement endogène. En prolongeant la lutte de son devancier et initiateur de la Révolution démocratique et populaire (RDP) d’août 1983, Feu Thomas Sankara, le capitaine Traoré entend aller jusqu’au bout de son action. Il n’est pas question de laisser les impérialistes et leurs valets locaux briser l’élan, comme ce fut le cas avec la précédente révolution.

Entre autres, à travers une rupture pleinement assumée avec l’ancienne puissance coloniale, la France, passée maitre dans l’art de faire ou défaire des régimes en Afrique, la promotion du consommons local, la relance de l’industrialisation, la promotion du financement endogène dans la lutte contre le terrorisme et  la réalisation de travaux d’aménagement urbain et d’infrastructures,  le guide de la RPP donne une idée du chemin emprunté pour une véritable souveraineté et un développement structurant du Burkina. En somme, faire du pays des Hommes intègres, un eldorado qui n’aura rien à envier aux autres Etats. « L’Eldorado dont rêve notre peuple, nous pouvons le créer ici ! Nous avons confiance en ce peuple », formule le capitaine Traoré dans le préambule. Porter le Burkina Faso au niveau de développement espéré de tous ne sera pas un combat facile, surtout dans un contexte de forte adversité, mais les actions entamées laissent entrevoir des lendemains meilleurs pour notre chère patrie, résiliente à tout point de vue.

Le Manifeste de la RPP, qui sert de fondement à l’action, a fixé le cap de la gouvernance et de la transformation sociale profonde du Burkina Faso. Les patriotes dignes de ce nom doivent s’approprier son contenu pour être en phase avec la vision et la dynamique enclenchée par le capitaine Traoré. Comme annoncée, le document sera traduit dans les langues officielles nationales et en Anglais pour en faciliter l’accès et la compréhension. Le Manifeste de la RPP doit être vulgarisé à l’échelle nationale et auprès des amis et sympathisants du Burkina. Il doit être connu des masses pour une meilleure implémentation et expérimentation. On ne peut pas prétendre soutenir et accompagner la RPP, tout en ignorant les idées qui sous-tendent son bien-fondé. L’engagement doit être total. C’est le lieu d’inviter les Burkinabè de l’intérieur et de l’extérieur à faire sien le manifeste de la RPP, vendu à 1000 F CFA l’exemplaire.     

Kader Patrick KARANTAO

Attaque terroriste au Mali : le président de la Transition rend visite aux blessés

Le Président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, chef de l’Etat, à la suite des attaques complexes, coordonnées et simultanées survenues à Kati, Bamako, Mopti, Gao et Kidal, a rendu visite aux blessés civils et militaires au CHU Bocar-Sidi-Sall de Kati.

A son arrivée, il a été accueilli par Mme le ministre de la Santé et du Développement social, le colonel-major Assa Badiallo Touré. Le chef de l’Etat a adressé ses encouragements au personnel soignant tout en saluant les efforts consentis. Aux blessés, il a souhaité un prompt rétablissement.

Le chef suprême des Armées s’est ensuite rendu au domicile du général de corps d’Armée Sadio Camara, décédé le 25 avril dernier au cours des attaques. Le chef de l’Etat a présenté ses condoléances à la famille de l’illustre défunt tout en rassurant le parachèvement de son combat pour la sécurisation de l’ensemble du territoire national.

Présidence de la République du Mali