Prix spéciaux du club des journalistes et Communicateurs pour la nutrition : Euphrasie Madiega, Mamounata Nikiema et Soumnama Sawadogo, le trio gagnant

Le club des journalistes et communicateurs pour la nutrition et la sécurité alimentaire (CJCN-SA) a remis le vendredi 1er mai 2026, trois prix spéciaux aux meilleurs cordons bleus de la SNC.

Pour encourager les bonnes pratiques d’hygiène en matière de restauration, le club des journalistes et communicateurs pour la nutrition et la sécurité alimentaire (CJCN-SA) a décerné, en partenariat avec l’Organisation des nations-unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), trois prix spéciaux en art culinaire à cette 22e édition de la Semaine nationale de la culture (SNC). Le premier prix d’un montant de 1 million F CFA est revenu à Euphrasie Madiega de la Gnagna avec son plat Colki (couscous de nénuphar aux feuilles de moringa à la viande hachée). La représentante du Bazega, Mamounata Nikiema, a remporté le deuxième prix d’une valeur de 750 000 F CFA avec son plat Gnon au poulet et le troisième prix d’un montant de 500 000 F CFA   a été décerné à Soumnama Arcange Moise Sawadogo, originaire du Tuy avec son plat Gnongon de maïs à la sauce chenille de karité. Selon le coordonnateur du CJCN-SA, Ibrahim Bayili, ces prix spéciaux ont pour but de soutenir les trois lauréates en art culinaire.

Alassane KERE

 

Après à un jour de la fin de la 22e Semaine nationale de la culture (SNC), les exposants espèrent vendre plus et nouer des partenariats

 Safoura Sina expose des produits cosmétiques locaux et naturels faits à base de beurre de karité, de moringa, de neem et de bissap. Son voisin de deux mètres, Antoine Sawadogo, met à la disposition de la clientèle des tableaux décoratifs ornés de céréales comme le sésame, le petit mil, le sorgho et le maïs. Il a expliqué que l’usage de ces produits agricoles locaux témoigne de son désir de représenter les valeurs burkinabè et africaines. En plus de vouloir faire de bonnes affaires, cet exposant venu de Ouagadougou compte tisser de bons partenariats qu’il entend exploiter après la Semaine nationale de la culture (SNC). A l’autre bout des stands, Awa Sawadogo, propose des pagnes Faso Danfani et Koko donda. Elle aussi, c’est son objectif est de toucher de nombreux festivaliers avant la fin du festival.

Yacouba BELEM

 

 

 

 

GPNAL Arts plastiques : Proclamation des résultats le samedi 02 mai

Depuis l’ouverture du marché des Arts, le jury du GPNAL Arts plastiques analyse les œuvres en compétition à la Maison de la Culture Mgr Anselme Titianma Sanon. Les résultats sont prévus le samedi 02 mai prochain.

Dans cette compétition du Grand prix national des arts et des lettres (GPNAL), catégorie arts plastiques, créativité, technique et message sont passés au crible par le jury.Les œuvres exposées témoignent d’une grande diversité d’approches et d’inspirations.

Désarmes Mohamed Tidiane Patient, artiste plasticien, est en compétition avec son tableau “L’harmonie du peuple”.

Entre peinture, sculpture et installations contemporaines, les artistes proposent des lectures engagées de la société burkinabè, marquées notamment par le contexte sécuritaire et les aspirations à la paix.Au-delà de la compétition, le GPNAL demeure un espace d’expression essentiel pour les artistes.  Le samedi 02 mai prochain, les successeurs d’ Abdoul Karim Sana  en sculpture, Willyame Zida en peinture et Evance Pitroipa en batik seront connus.

Hubert BADO

 

SNC BOBO 2026 : la FOPATH-B promeut la visibilité des acteurs du tourisme

La culture et le tourisme sont liés. La Fédération des organisations patronales du tourisme et de l’hôtellerie du Burkina (FOPATH-B) entend marquer sa présence à cette 22e édition de la Semaine nationale de la culture (SNC) à travers un stand à la foire commerciale.

 Installée sur le site officiel de la SNC, la Fédération des organisations patronales du tourisme et de l’hôtellerie du Burkina (FOPATH-B) a fait de son stand un espace d’échanges et de promotion. Au-delà de l’animation, la FOPATH-B y développe une approche axée sur la mise en lumière de ses membres et, plus largement, des acteurs du secteur touristique. Cette démarche se traduit notamment par des actions de visibilité en faveur de certaines structures d’hébergement, à l’image de Pacific Hôtel Bobo, de la Résidence Rawly et de l’Hôtel Sissiman. Pour le président de la FOPATH-B, Mamoudou Pierre Célestin Zoungrana, la culture et le tourisme évoluent dans une dynamique complémentaire. Cette orientation guide les initiatives de la FOPATH-B, qui entend contribuer à la promotion conjointe des patrimoines culturels et des offres touristiques.

Selon le président de la FOPATH-B, Mamoudou Pierre Célestin Zoungrana, la fédération contribue aussi à la promotion de la culture

Dans un contexte où la SNC constitue un cadre de rencontre et d’expression des identités culturelles des différentes régions, la fédération inscrit ainsi son action dans une logique d’accompagnement et de collaboration. Une manière de renforcer les passerelles entre les secteurs et de soutenir la visibilité des professionnels. À 24 heures de la clôture de l’événement, le stand de la FOPATH-B reste ouvert aux visiteurs désireux de découvrir ses actions et d’échanger avec ses représentants sur les perspectives du tourisme et de l’hôtellerie au Burkina Faso.

Hubert BADO

 

 

 

Attaques au Mali : le RESO-AES exprime son indignation

Le Réseau stratégique des observateurs de la Confédération des Etats du Sahel (RESO-AES) a condamné les récentes attaques terroristes survenues au Mali lors d’une conférence de presse, le mercredi 29 avril 2026, à Ouagadougou.

Suite aux récents évènements survenus, le samedi 25 avril dernier, dans plusieurs localités au Mali, le Réseau stratégique des observateurs de la Confédération AES (RESO-AES), réuni en session d’urgence en ligne le 27 avril 2026, a produit un communiqué dont le contenu a été livré aux médias. C’était lors d’une conférence de presse animé par le coordonnateur pays du RESO-AES, Lianhoué Imhotep Bayala, le mercredi 29 avril 2026, à Ouagadougou.

Dans son communiqué, le RESO-AES a condamné avec la plus grande fermeté ces attaques terroristes simultanées dont le mode opératoire s’apparente à une stratégie de décapitation politique destinée à semer la démoralisation dans les rangs, briser la confiance populaire et affaiblir la résilience nationale et confédérale.

Le réseau a particulièrement dénoncé le ciblage délibéré d’une résidence privée, l’atteinte à des membres de famille non engagés dans les opérations militaires et la volonté manifeste de frapper au cœur des symboles de commandement qui révèle, selon lui, un degré supplémentaire dans l’horreur, la perfidie et la barbarie.

De tels actes constituent, par ailleurs, a souligné le communiqué, une violation flagrante des principes du droit international humanitaire, notamment de la distinction entre objectifs militaires et biens civils, ainsi qu’une atteinte grave au droit à la vie, à la sécurité et à la protection des non-combattants.

En plus de cet aspect, le RESO-AES a décelé en ces attaques une mutation préoccupante du mode opératoire des terroristes. « Il ne s’agit plus seulement d’actions de harcèlement contre des positions militaires ou des infrastructures économiques et administratives, mais d’une détermination à affaiblir la chaîne hiérarchique et perturber la continuité opérationnelle des forces de défense et de sécurité », ont estimé les membres de l’organisation. Ils voient également en ces attaques une volonté manifeste de transformer la menace collective en permanente, de provoquer un traumatisme dans les opinions publiques et briser la confiance populaire.

A la lumière des débats tenus lors de sa réunion d’urgence, les participants ont formulé des recommandations à l’endroit des autorités et des populations de l’espace confédéral.

« Il y a une main extérieure »

Ils ont appelé notamment à un renforcement immédiat des dispositifs de renseignement, de contre-infiltration et d’anticipation à l’échelle confédérale. « Une attaque de cette ampleur, conduite de manière coordonnée et avec un ciblage aussi sensible, invite à une vigilance accrue sur les failles potentielles, les vulnérabilités structurelles et les circuits de circulation de l’information », ont estimé les observateurs de l’AES.

Ils ont, par ailleurs, suggéré une révision de la doctrine de protection des personnalités en y intégrant leurs domiciles et leur environnement familial. « La protection des hautes personnalités ne peut plus être pensée uniquement autour de leurs déplacements officiels ou de leurs fonctions institutionnelles visibles. Les domiciles privés, les cercles de proximité et les environnements familiaux doivent désormais être pleinement intégrés dans la doctrine de sécurité », ont-ils préconisé.

Convaincu que l’un des objectifs majeurs de ces attaques est de briser le moral des peuples, le RESO-AES a appelé à une mobilisation collective contre la guerre psychologique et informationnelle. « Les peuples doivent être rassurés, remobilisés et protégés contre les récits hostiles, les rumeurs, les manipulations et les campagnes de désinformation », ont-ils soutenu.

Ils ont, en outre, insisté sur la nécessité, pour les Etats, de reprendre l’initiative communicationnelle. « Les informations avérées doivent être portées à la connaissance des populations avec célérité, responsabilité et cohérence. Les vides informationnels affaiblissent la confiance, nourrissent la confusion et laissent le terrain libre aux narratifs adverses », ont-ils signifié.

Le RESO-AES a aussi exhorté à une prise de conscience plus ferme de la gravité de l’évolution du terrorisme et à une action plus cohérente contre toutes les formes de soutien, de complaisance, de banalisation ou d’instrumentalisation de la violence terroriste.

Les membres de l’organisation pour leur part, se sont engagés à contribuer activement à la bataille du narratif et de la souveraineté informationnelle.

Pensez-vous que les terroristes ont bénéficié d’un soutien extérieur pour perpétrer les récentes attaques au Mali ? A cette question des journalistes, Lianhoué Imhotep Bayala a répondu sans tergiverser par l’affirmative. « Quand on regarde la coalition d’acteurs qui ont perpétré ces attaques, on peut bien se convaincre qu’il y a une main extérieure », a-t-il affirmé.

Nadège YAMEOGO

Politique nationale de développement: 73% du territoire reconquis et   871 localités libérées en 2025

Le ministère de l’Economie et des Finances a tenu la revue technique  de la Politique  nationale de développement 2021-2025, le mercredi 26 avril 2026, à Ouagadougou.

La mise en œuvre de l’ancienne Politique nationale de développement (PND), opérationnalisée par le Plan d’actions pour la stabilisation et le développement (PA-SD) est arrivée à son échéance, en 2025. Il s’est donc avéré nécessaire pour les acteurs de marquer une halte pour faire un tour d’horizon des acquis enregistrés et de formuler des recommandations pour une exécution réussie des nouvelles reformes stratégiques. Dans ce sens, le ministère de l’Economie et des Finances a tenu la revue technique de la PND 2021-2025, mercredi 26 avril 2026, à Ouagadougou.

C’est le secrétaire général du ministère de l’Economie et des Finances, Vieux Abdoul Rachid Soulama, par ailleurs, président du comité technique national, qui a ouvert les travaux de cette revue. Il a, d’emblée, indiqué que la session a pour objectif d’apprécier le rapport annuel de performance 2025 et le bilan consolidé 2021-2025 de la PND ainsi que le tableau de bord de la mise en œuvre des réformes et des investissements en 2025. Il a ajouté qu’il va s’agir également d’examiner la matrice des réformes stratégiques et des investissements structurants du nouveau Plan Relance pour la période 2026-2028, de déterminer les questions d’ordre stratégique et politique à soumettre au Comité national de pilotage et enfin de discuter de toutes les questions pertinentes inscrites à l’ordre du jour.

« Cette session se tient à un moment particulier marqué par la fin de la mise en œuvre de la PND 2021-2025, opérationnalisée par le PA-SD dans le contexte de la Révolution progressiste populaire en cours. Ce contexte est également marqué par l’adoption, le 29 janvier 2026, du nouveau référentiel national de développement dénommé Plan Relance, qui intègre la vision de développement du chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré », a-t-il rappelé. Concernant le bilan de la mise en œuvre du PA-SD en 2025, Vieux Abdoul Rachid Soulama a soutenu que malgré la persistance des défis sécuritaires et des tensions internationales, d’importants acquis ont été engrangés par les différents départements ministériels et par l’ensemble des acteurs de sa mise en œuvre.

3 714,2 milliards F CFA de recettes budgétaires mobilisées

« Ces acquis nous ont permis d’atteindre un taux d’exécution global de 85,5 %, en progression de 3,6 points de pourcentage par rapport à 2024 », a-t-il révélé. Il ressort du rapport annuel de performance de la PND que le taux de croissance du PIB réel a atteint 5,3% en 2025 contre 4,8% en 2024. En ce qui concerne l’inflation, l’on note une baisse globale des prix à -0,5% en 2025, tandis que les recettes budgétaires ont atteint 3 714,2 milliards F CFA, soit 23,0% du PIB.

Sont également  à mettre à l’actif des acquis, la reconquête de 73% du territoire national, avec la libération de 871 localités et la réouverture de 73 préfectures, le retour de 1, 060 million de PDI dans leurs localités, la  réalisation de la première transplantation rénale et de 162 chirurgies cardiaques, l’ouverture du Centre hospitalier universitaire (CHU) de Pala, à Bobo- Dioulasso, la construction de 25 nouveaux CSPS, la production de  plus de 7,14 millions de tonnes de céréales, couvrant 126,4% des besoins du pays. Selon M. Soulama, l’amélioration progressive de la situation sécuritaire et les retombées de l’Initiative présidentielle dans le secteur agricole ont contribué à l’atteinte de ces résultats très appréciables.

C’est pourquoi, il a félicité l’ensemble des acteurs de mise en œuvre pour les efforts consentis. M. Soulama a, par ailleurs, invité les secrétaires généraux des départements ministériels, membres du Comité technique national, à saisir l’opportunité  de cette session pour analyser en profondeur le bilan 2025 de la mise en œuvre de la PND et pour apprécier les réformes stratégiques et les investissements structurants programmés dans le Plan Relance. « J’exhorte chacun, pour ce qui le concerne, à examiner la nouvelle matrice des réformes stratégiques dans les détails afin d’identifier les investissements et les réformes les plus pertinents, susceptibles de contribuer à l’atteinte de l’objectif du Plan Relance, à savoir impulser un développement socioéconomique endogène et inclusif fondé sur l’engagement patriotique et la souveraineté nationale dans un environnement de sécurité et de paix », a insisté SG Soulama.

Adama SAWADOGO

Pour un téléphone portable, il prend 10 ans de prison ferme

N.A est manœuvre de profession. Le mardi 7 avril 2026, il était devant les juges de la chambre correctionnelle du Tribunal de grande instance (TGI) de Bobo-Dioulasso pour répondre des faits de vol aggravé. En l’occurrence, le ministère public le poursuit pour avoir volé le téléphone portable d’une élève, avec cette circonstance que les faits se sont déroulés avec l’usage d’une machette. A la lecture de l’infraction à lui reprocher, N.A a reconnu partiellement les faits. Il reconnaît avoir pris le téléphone portable, mais (…)

Retrouvez Au coin du palais sur https://www.sidwaya.info/numerique/

Noufou NEBIE

Barrage de Samandéni : le Premier ministre encourage la valorisation économique du site

Le Premier ministre, chef du gouvernement, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a effectué, le mercredi 29 avril 2026, une visite au barrage de Samandéni, dans la région du Guiriko. Cette sortie s’inscrit dans le cadre du suivi des initiatives économiques et de la valorisation des potentialités locales. Elle s’est déroulée en présence du ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, ainsi que du ministre de la Construction de la Patrie, Mikaïlou Sidibé.

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‎Sur le plan d’eau de Samandéni, le chef du gouvernement a apprécié les activités piscicoles développées à travers les cages flottantes. Chaque cage permet une production moyenne de 3 à 4 tonnes de poissons, avec un cycle de 5 à 6 mois avant commercialisation. A ce jour, plus de 12 000 tonnes de poissons ont été produites sur le barrage, illustrant le potentiel considérable de ce pôle aquacole. Au cours de cette visite, le Premier ministre et sa délégation ont assisté à une opération de récolte de poissons sur une cage flottante. Après la pesée, la production a rapidement trouvé preneur, le poisson frais étant très prisé sur le marché local. Cette dynamique est également soutenue par la politique incitative mise en place par le gouvernement, en vue de favoriser l’écoulement prioritaire de la production nationale face aux importations.

Le chef du gouvernement a salué une initiative « qui marche très bien » et qui attire de plus en plus d’investisseurs. Il a encouragé les acteurs engagés dans cette activité, tout en relevant les perspectives de développement offertes par l’installation de nouvelles cages et l’augmentation des capacités de production. Au-delà de la pisciculture, le site de Samandéni s’impose progressivement comme un pôle d’accueil d’infrastructures de détente et de loisirs. Déjà, des investisseurs, convaincus du potentiel du barrage, s’y installent avec des offres diverses dans le domaine du tourisme d’agrément. Le chef du gouvernement a salué la vision de ces pionniers, tout en les encourageant à poursuivre leurs efforts en vue d’améliorer davantage l’attractivité du site. Il a rappelé aux promoteurs l’importance de la communication dans la promotion de la destination.

« Autant l’investissement est important, autant la communication est essentielle pour attirer », a-t-il déclaré. Le Premier ministre a surtout insisté auprès des premiers responsables de l’agropole de Samandéni sur la nécessité d’un meilleur encadrement et d’une formalisation efficiente des activités, notamment dans le domaine touristique, afin de garantir leur durabilité et de renforcer leur impact économique. Satisfait de sa visite, le chef du gouvernement a réitéré le soutien de l’Etat à l’ensemble des acteurs engagés dans la valorisation du barrage de Samandéni, une infrastructure stratégique pour le développement économique du Burkina Faso.

‎DCRP/Primature

Conseil supérieur de la défense nationale: le général d’armée Assimi Goïta fixe les orientations stratégiques après les attaques terroristes

Le mercredi 29 avril 2026, le Président de la Transition, chef de l’Etat et chef suprême des Armées, le général d’Armée Assimi Goïta, a présidé une session du Conseil supérieur de la défense nationale consacrée à l’évaluation de la situation sécuritaire sur l’ensemble du territoire national, avec une attention particulière portée aux attaques coordonnées du 25 avril 2026.

La rencontre s’est tenue en présence du Premier ministre, du ministre de la Sécurité et de la Protection civile, des membres du gouvernement et du chef d’Etat-major général des Armées. A l’issue des travaux, le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le général de division Daoud Aly Mohammedine, a accordé une déclaration à la presse. Il a exprimé les condoléances les plus attristées de la Nation à l’endroit des victimes des événements du 25 avril, tout en saluant la mémoire du Ministre d’Etat, ministre de la Défense et des Anciens combattants, le général de Corps d’Armée Sadio Camara, tombé au service de la Patrie. Il a rendu hommage à son engagement exemplaire et à son sacrifice suprême pour la défense de l’intégrité territoriale et de la souveraineté nationale.

Le ministre de la Sécurité et de la Protection civile a indiqué que les attaques simultanées perpétrées contre plusieurs localités du pays avaient été minutieusement préparées par les groupes armées terroristes, avec des objectifs stratégiques clairement définis. Toutefois, grâce à la réactivité, à la détermination et au professionnalisme des Forces armées et de sécurité, les assaillants ont subi d’importantes pertes humaines et matérielles avant d’être contraints au repli. Le Conseil supérieur de la féfense nationale a procédé à une analyse approfondie de la situation sécuritaire. A cette occasion, le chef suprême des armées a formulé seize orientations stratégiques destinées à renforcer davantage le dispositif national de défense et de sécurité.

Le général de division Daoud Aly Mohammedine a assuré que la situation demeure sous contrôle sur l’ensemble du territoire national. Il a également salué la mobilisation patriotique des populations ainsi que leur contribution déterminante à travers le renseignement opérationnel.

Enfin, le ministre a invité les citoyens au calme, à la vigilance et à la cohésion nationale, tout en exhortant les populations à se référer exclusivement aux canaux officiels de communication face aux campagnes de désinformation relayées sur les réseaux sociaux.

Présidence de la République du Mali

Plaine rizicole de Bama : le Premier ministre encourage les producteurs

‎De retour de sa visite à l’agropole de Samandéni, le mercredi 29 avril 2026, le Premier ministre, chef du gouvernement, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a marqué un arrêt inopiné dans la plaine rizicole de Bama. Cette halte lui a permis d’encourager les producteurs et les techniciens agricoles engagés sur ce site de production.

‎Accueillis par les responsables provinciaux et régionaux du ministère en charge de l’agriculture, ainsi que par les membres des coopératives de producteurs, le chef du gouvernement et sa délégation ont sillonné une partie des 1 260 hectares aménagés de la plaine. Les échanges ont porté sur plusieurs sujets d’intérêt, notamment le niveau d’exécution de la campagne sèche, la maîtrise de l’eau, l’organisation de la production et les rendements attendus. Selon le directeur régional du ministère en charge de l’agriculture, Éric Pascal Adanabou, la plaine est exploitée par plus de 150 producteurs organisés en plusieurs coopératives et disposant d’unités de transformation.

« Nous avons été instruits par notre ministre de tutelle de produire pendant toutes les saisons, en campagne sèche comme en campagne hivernale. Nous sommes à notre troisième production de l’année. Lors de la première production, nous avons cultivé du riz, à la deuxième, c’était du blé et pour cette troisième production, nous produisons à nouveau du riz. Nous produisons deux variétés de riz : TS2 et Orylux. Pour cette campagne sèche, 230 hectares sont exploités pour la culture du riz, avec un rendement de 6 tonnes à l’hectare », a-t-il expliqué. Le Premier ministre a salué la résilience des producteurs de Bama, dont les efforts contribuent à l’approvisionnement du marché national en riz.

Il a également félicité les agents du ministère en charge de l’agriculture pour les résultats engrangés sur le terrain. Avant de quitter les lieux, le chef du gouvernement a invité les encadreurs à renforcer leur proximité avec les producteurs, en vue d’une mise en œuvre efficace de l’Offensive agricole. Il a réaffirmé que l’agriculture demeure un front essentiel dans la lutte pour l’indépendance réelle du pays. Cette halte traduit la volonté des autorités d’être au plus près des acteurs du secteur agricole, afin d’accélérer la marche du Burkina Faso vers l’autosuffisance alimentaire.

‎‎DCRP𝐃𝐂𝐑𝐏/Primature