33e AG de la fraternité sacerdotale Burkina-Niger: semer l’espérance dans les cœurs des communautés

La conférence épiscopale Burkina-Niger organise, du 14 au 17 avril 2026, à Kaya, la 33e assemblée générale de la fraternité sacerdotale Burkina-Niger sur le thème : « Le prêtre, semeur d’espérance, dans un monde en pleine mutation socio-culturelle ».

Chaque biennale, les prêtres du Burkina Faso et du Niger tiennent une Assemblée générale (AG) pour traiter des thématiques qui concernent leur ministère, leur implication dans la marche de leurs nations et surtout leur contribution pour que les populations vivent en symbiose, à travers l’Evangile. Ainsi, pour cette biennale, l’Eglise catholique n’a pas dérogé à la règle avec l’organisation de la 33e AG de la Fraternité sacerdotale Burkina-Niger (FSBN) qui se tient, du 14 au 17 avril à Kaya. Placé sur le thème : « Le prêtre, semeur d’espérance, dans un monde en pleine mutation socio-culturelle », ce conclave sacerdotal regroupe 302 prêtres venus du Burkina Faso et du Niger.

Selon l’archevêque de Koupéla, président de la Conférence épiscopale Burkina-Niger, Mgr Gabriel Sayaogo, les participants se pencheront sur l’action du prêtre en tant que semeur d’espérance, dans un monde difficile caractérisé par la violence, un monde où la fraternité est en train de perdre sa place. « Nous mènerons des réflexions en groupe, ensuite en plénière pour mettre en commun les travaux de groupe. A la fin, nous allons nous donner des résolutions et recommandations, que nous les mettrons en pratique sur le terrain au profit des fidèles chrétiens », a-t-il souligné. Pour l’évêque de Dédougou et chargé de la commission épiscopale pour le clergé, Mgr Prosper Bonaventure Ky, le prêtre doit toujours être un témoin d’espérance quelle que soit la situation, afin de pouvoir se réconforter.

Répandre la joie

Le chargé de la commission épiscopale pour le clergé, l’évêque de
Dédougou, Mgr Prosper Bonaventure Ky : « le prêtre doit toujours être
un témoin d’espérance quelle que soit la situation, afin de pouvoir se
réconforter ».

« Et, nous savons que nos populations ont besoin de réconfort et de l’espérance, surtout dans les zones où on a encore quelques rebondissements de terrorisme. Et l’espérance finale que le prêtre donne, ce n’est pas seulement le vivre sur terre, mais le salut. Et en tout temps, il doit être témoin de ce salut-là au milieu des hommes. Il a consacré sa vie pour cela, pour que Jésus-Christ, qui est notre sauveur, soit mieux connu, mieux aimé et mieux célébré », a insisté Mgr Ky.

De ce fait, une fois de retour dans leurs communautés, l’évêque de Dédougou les a exhortés à répandre la joie de la fraternité qu’ils ont eue en cette 33e AG de la FSBN, puisque c’est une grâce qu’on ait plus de 300 prêtres réunis. Les vœux de 2023 de l’évêque de Kaya, Mgr Théophile Naré, ont été exaucés avec la tenue de cette AG de la FSBN dans son diocèse. « Ce qui n’a pas pu se faire en 2023 se réalise maintenant. C’est une reconnaissance envers Dieu qui a conduit leur pas jusqu’à nous. Nous recevons donc ces prêtres avec beaucoup de gratitude », s’est-il réjoui. Etant du donner et du recevoir, Mgr Naré a espéré que leur présence dans son diocèse et dans la région des Koulsé apportera la grâce qui est la paix aux populations. « Les prêtres vont prier, célébrer et parler. Nous espérons que tout cela contribuera à faire avancer la cause de la paix dans la région. Pour que la cohésion sociale, la concorde, la réconciliation des cœurs puissent être une réalité », a-t-il souhaité.

Emil SEGDA

Segda9emil@gmail.com

Flash

0

L’usage des réseaux sociaux constitue aujourd’hui un danger silencieux pour les adolescents. En effet, les téléphones smart en main, les jours comme les nuits sont sacrifiés et c’est la course effrénée aux « likes ». Le constat est inquiétant. Ainsi, le stress, l’anxiété et la perte de confiance en soi que suscite ce monde virtuel fragilisent la santé mentale des plus jeunes. Dès lors, parents et éducateurs doivent réagir. Pour cela, il importe d’avoir un mécanisme pour encadrer le temps d’écran, surveiller les contenus et instaurer le dialogue. Par ailleurs, les réseaux sociaux ne constituent pas un problème en soi, mais c’est leur mauvaise utilisation qui mène à des problèmes dans la société. En somme protéger les adolescents passe par une éducation au numérique fondée sur la responsabilité et la modération.

Fatimata ZOUNGRANA

(Stagiaire)

Soutenance de thèse en Histoire: Naaba Wubri au cœur d’une recherche sur l’histoire du Moogho

0

Le doctorant Ibrahima Ouibga a soutenu sa thèse de doctorat en Histoire sur le thème « La geste de Naaba Wubri et ses conséquences dans l’Ouest-Moogho entre la fin du XVe siècle et 1897 » à l’université Joseph-Ki-Zerbo, mercredi 15 avril 2026 à Ouagoudougou.

Ibrahima Ouibga est désormais en docteur en Histoire. En effet, il a soutenu une thèse de doctorat en Histoire sur le thème : « La geste de Naaba Wubri et ses conséquences dans l’Ouest-Moogho entre la fin du XVe siècle et 1897 », mercredi 15 avril 2026 à Ouagadougou.  La geste est l’ensemble des actions et des exploits attribués à un personnage historique. Cette recherche, qui s’étend sur près de 750 pages, lui a valu l’obtention du grade de docteur en Histoire africaine avec pour spécialité « pouvoir politique et représentation sociale », avec la mention « Très honorable ». 

Au terme de l’évaluation, le jury a unanimement reconnu la maturité scientifique du candidat ainsi que la pertinence de sa contribution. Pour les membres du jury, le travail se distingue non seulement par la diversité des thématiques abordées, mais aussi par son volume exceptionnel de 750 pages, témoignant de l’ampleur des investigations menées. Le président du jury, Pr Jean Célestin Ky, a salué un travail de terrain remarquable, ainsi que l’apport de connaissances nouvelles, permettant d’enrichir la compréhension de cette partie de l’Histoire. Ibrahima Ouibga a indiqué que sa thèse s’inscrit dans le champ de l’histoire des sociétés ouest-africaines, avec un accent particulier sur les transformations politiques, sociales et culturelles du Moogho.

Au cœur de cette étude, a-t-il signifié, se trouve une interrogation fondamentale : comprendre dans quelle mesure les actions de Naaba Wubri ont contribué à la recomposition des espaces sociaux, politiques et identitaires dans l’Ouest-Moogho, sur une durée allant de la période précoloniale à la pénétration coloniale. Le doctorant a justifié le choix de son sujet par l’existence d’un déséquilibre historiographique. Selon lui, l’Ouest-Moogho demeure insuffisamment étudié, malgré son rôle central dans la compréhension de l’histoire politique du Moogho. Il a souligné que cette zone aurait constitué un ancien foyer de formation politique ainsi qu’un espace stratégique dans l’émergence de certains royaumes.

Des apports majeurs

« Cette recherche vise à combler un vide dans l’historiographie de l’Ouest-Moogho », a confié M. Ouibga

M. Ouibga a expliqué que son travail est structuré autour de trois axes principaux : l’histoire du peuplement, le geste de Naaba Wubri et les transformations sociopolitiques de l’Ouest-Moogho. Il a en outre confié que sur le plan méthodologique, une approche interdisciplinaire, combinant sources orales, écrites, archéologiques et cartographiques a été adopté.

Il a fait savoir que l’un des apports majeurs de sa thèse réside dans la relecture du mode de domination attribué à Naaba Wubri. Le candidat a soutenu que ce pouvoir ne reposait pas uniquement sur la conquête. Il a mis en évidence un modèle plus complexe, fondé à la fois sur la conquête, la négociation et l’intégration des populations.

Le directeur de thèse, Vincent Sedogo, a souligné que ce travail comble un vide important dans l’historiographie de la région, tout en proposant une relecture critique d’une figure historique majeure. « Il a également mis en avant la rigueur méthodologique du candidat et sa capacité à analyser des sources variées. Malgré ses nombreuses qualités », a-t-il souligné, la thèse présente certaines limites. Toutefois, ces insuffisances n’ont pas entaché la qualité globale du travail, jugé « riche, cohérent et scientifiquement pertinent » par le jury.

Samira KIENORE

  (Collaboratrice)

SNC Bobo 2026: le Nazinon « prêt » pour la compétition

La région du Nazinon va participer aux compétitions de la 22e édition de la Semaine nationale de la culture (SNC), qui se tiendra du 25 avril au 2 mai 2026, à Bobo-Dioulasso. A quelques jours de cet événement, Sidwaya est allée à la rencontre des Troupes, les majorettes et Wendsongda de Manga.

Les majorettes de Manga est en lice, parmi tant d’autres, pour représenter le Nazinon à la 22e édition de la Semaine nationale de la culture (SNC) qui se tiendra, du 25 avril au 2 mai 2026, à Bobo-Dioulasso. Evoluant dans la discipline danse traditionnelle pool jeune, cette troupe qui participe pour la première fois à la biennale culturelle mène régulièrement des séances de répétitions pour augmenter ses chances de remporter le plus grand et prestigieux prix, le Grand prix national des arts et des lettres (GPNAL).

Forte de 16 membres, la troupe a effectué dans la soirée du 10 avril 2026, à Manga, dans le Nazinon, une séance de répétition, sous la supervision de son encadreur, Alexis Tondé. A l’issue de la session, le formateur laisse entendre que les majorettes ont débuté les répétitions, juste après les Semaines régionales de la culture (SRC). « Tout se passe bien. Nous sommes prêts pour les compétitions », rassure-il tout en déplorant que sa Troupe, étant composée essentiellement d’élèves, n’arrivent pas à s’entrainer tous les jours. Toutefois, M. Tondé nourrit l’espoir que les majorettes de Manga vont remporter le premier prix.

En plus des majorettes, l’on a la troupe Wendsongda de Manga qui participe pour la deuxième fois aux compétitions de la biennale culturelle dans la catégorie musique traditionnelle instrumentale pool adulte. Classée quatrième lors de la SNC 2024, cette troupe, regroupant 14 membres, tous des hommes, affûte encore ses armes cette année pour conquérir la victoire. Son premier responsable, Maturin Zoungrana, confie, dans la soirée du 9 avril 2026, à Manga, au terme d’une séance de répétition, que sa troupe est prête pour affronter ses adversaires à la SNC. « Les sessions de répétitions consistent à améliorer les imperfections afin de remporter le plus grand prix », indique-il. M. Zoungrana évoque néanmoins des difficultés rencontrées par sa Troupe. Elles sont liées, selon lui, aux tenues vestimentaires et aux matériels instrumentaux qui ne sont pas de bonnes qualités. Il dit compter sur les autorités régionales pour pallier les obstacles.

« Représenter dignement la région »

Les majorettes de Manga participent pour la première fois à la SNC.

L’encadreur de Wendsongda de Manga, Georges Zabsonré, professeur de musique, affirme avoir commencé les répétitions avec la troupe depuis décembre dernier pour qu’elle soit au top pour les compétitions. Il souhaite que les connaissances engrangées lors de ces formations puissent être assimilées par la Troupe une fois sur scène. M. Zabsonré rappelle que ce qui est important pour eux, c’est de montrer la valeur culturelle du Burkina Faso, le potentiel qui se trouve à Manga sur le plan musical et cette variété rythmique qu’ils vont présenter. « Notre prière est que la troupe revienne honorablement à Manga avec mention spéciale », exprime-t-il.

Le directeur régional chargé de la culture du Nazinon, Didier Yaméogo, fait savoir que dans sa circonscription administrative, presque toutes les disciplines sont représentées à la SNC 2026. Il cite entre autres, le ballet pool jeune, l’orchestre pool adulte, le slam, la lutte, la danse traditionnelle pool jeune, la musique traditionnelle instrumentale pool adulte, les chœurs populaires, la vedette de la chanson traditionnelle et l’art culinaire. M. Yaméogo soutient que ses services techniques mènent régulièrement des actions de supervisions et d’appui-conseils des Troupes pour qu’elles puissent représenter « dignement » la région. « Même si on est talentueux, il y a un certain nombre de règlements qu’il faut connaitre. Donc, nous travaillons à ce que les troupes puissent être préparées », explique-t-il. Le premier responsable de la culture du Nazinon rappelle qu’à la SNC précédente, sa région a été lauréate au niveau de la vedette de la chanson traditionnelle. Cette année, espère-t-il, le Nazinon va encore faire des merveilles. « Au regard de la volonté et de l’engagement des Troupes, la région a une chance de remporter la victoire », conclut Didier Yaméogo.

Noufou SAWADOGO

Réaménagement du territoire: la carte judiciaire du Burkina se conforme

L’Assemblée législative du peuple a adopté trois projets de loi, le mercredi 15 avril 2026 à Ouagadougou dont deux portant modification de la loi portant création des Tribunaux de grande instance de Banfora, Diapaga et Tougan et de celui portant création des TGI de Djibo, Nouna, Orodara et Diébougou.

Les Tribunaux de grande instance (TGI) de Diapaga et de Djibo bénéficient désormais d’une extension de leur ressort territorial pour prendre en compte les provinces du Gobnangou, du Dyamongou, du Djelgodji et du Karo.

Cette compétence leur a été conférée par deux nouveaux projets de loi adoptés par l’Assemblée législative du peuple (ALP) le mercredi 15 avril 2026 à Ouagadougou.

Il s’agit du projet de loi portant modification de la loi portant création des TGI de Banfora, Diapaga et Tougan et celui portant création des TGI de Djibo, Nouna, Orodara et Diébougou.

Selon le ministre de la Justice, Edasso Rodrigue Bayala, l’adoption de ces deux projets de loi visent à mettre en adéquation la carte judiciaire du Burkina avec la nouvelle organisation territoriale du Burkina.

En effet, a-t-il rappelé, le gouvernement burkinabè a entrepris, dans le cadre du renforcement de la gouvernance territoriale, un réaménagement du territoire national ayant conduit à la création de nouvelles provinces et à la redéfinition des limites territoriales de certaines collectivités.

Ce réaménagement, a souligné le ministre Bayala, s’il répond à un objectif de meilleure administration du territoire et de rapprochement de l’administration des administrés, a également des incidences sur l’organisation judiciaire, notamment sur le ressort territorial de certaines juridictions dont les TGI de Diapaga et Djibo.

Le ministre de la justice a indiqué que l’article 2 de la loi du 13 octobre 1998 portant création des TGI de Banfora, Diapaga et Tougan a limité le ressort territorial du TGI de Diapaga au territoire de la province de la Tapoa. Il en est de même, a-t-il poursuivi, pour l’article 2 de la loi du 08 novembre 2007 portant création des TGI de Djibo, Nouna, Orodara et Diébougou qui a limité le ressort territorial du TGI de Djibo au territoire de la province du Soum.

Or, a fait remarquer le ministre Bayala, par le décret du 12 août 2025 portant réorganisation du territoire national en circonscriptions administratives, les territoires des provinces de la Tapoa et du Soum ont été chacun scindés en deux nouvelles provinces à savoir celles du Gobnangou et du Dyamongou pour la Tapoa, et celles du Djelgodji et du Karo Peli pour le Soum.

Redynamiser le secteur postal

Les provinces de la Tapoa et du Soum n’existant plus, il convenait, a souligné Edasso Rodrigue Bayala, de mettre à jour les lois susvisées pour prendre en compte les nouvelles provinces créées.

Les projets de loi modificatifs adoptés permettent ainsi aux TGI de Diapaga et de Djibo de prendre en compte les provinces du Gobnangou, du Dyamongou, du Djelgodji et du Karo. Le ministre de la justice s’est donc réjoui de leur adoption à l’unanimité par les députés.

En plus de ces deux projets de loi, un troisième a été soumis à l’adoption des députés lors de la séance plénière. Il s’agit du projet de loi portant réglementation générale des activités postales au Burkina Faso. Pour la ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques Aminata Zerbo, des innovations importantes ont été introduites dans la nouvelle loi, afin de permettre au Burkina Faso de redynamiser son secteur postal et d’améliorer son importante contribution à l’essor du commerce électronique, à l’inclusion financière et partant, au développement économique et social.

Au titre des innovations, elle a cité notamment la modernisation du service postal par la possibilité pour les opérateurs postaux d’utiliser les technologies de l’information et de la communication pour fournir les services postaux classiques. La ministre Zerbo a également fait cas de la suppression par le présent projet de loi des services postaux réservés et la proposition de nouveaux mécanismes de compensation du Service postal universel (SPU).

La nouvelle disposition clarifie par ailleurs le régime de la responsabilité des opérateurs postaux en faveur du renforcement des droits des usagers, tout en améliorant les conditions d’exercice des opérateurs postaux, foi de Aminata Zerbo. « Cette loi apporte également plus d’éclaircissements sur la notion d’opérateur postal et de régime des services postaux tout en élargissant la notion de service postal aux services électroniques », a-t-elle fait savoir.

Les députés ont salué les innovations apportées au secteur de la poste par la nouvelle loi. Ils sont convaincus qu’elles permettront de proposer des produits compétitifs et de qualité, garantissant une meilleure prise en charge des intérêts des usagers des services postaux. Ils ont donc accordé à l’unanimité leurs voix à la nouvelle loi. Toutefois, ils ont recommandé au gouvernement la prise diligente des textes d’application et une bonne vulgarisation de la nouvelle réglementation auprès des acteurs du secteur postal.

Nadège YAMEOGO

Pr Robert Dussey, ministre togolais des Affaires étrangères: « En nous rapprochant de l’AES, nous affirmons notre volonté de maintenir une coopération pragmatique face aux menaces communes »

De 2021 à 2025, le Togo a élaboré et mis en œuvre une première Stratégie pour le Sahel. En cette année 2026, le pays s’apprête à lancer une nouvelle stratégie. Dans une interview en date du 15 avril 2026, le Pr Robert Dussey, ministre togolais des Affaires étrangères, de la Coopération, de l’Intégration africaine et des Togolais de l’extérieur, revient sur le bilan de la première stratégie et les raisons de la nouvelle. La rédaction de Sidwaya vous propose les points saillants de cet entretien.

En ce qui concerne les raisons qui ont amené le Togo à élaborer une Stratégie pour le Sahel, le ministre togolais des Affaires étrangères, de la Coopération, de l’Intégration africaine et des Togolais de l’extérieur, le Pr Robert Dussey, a souligné que l’espace sahélien est devenu un foyer de violences terroristes, menaçant directement la stabilité de toute la région. « Dans ce contexte, un pays comme le nôtre, profondément attaché à la paix ne peut rester indifférent et se contenter d’être spectateur mais plutôt se positionner comme un acteur engagé pour la paix et la stabilité régionales … C’est dans cet esprit que le Togo, sous le leadership du Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, a entrepris cette initiative, ayant très tôt compris que les menaces sécuritaires du Sahel ne s’arrêteraient pas aux frontières sahéliennes », a-t-il soutenu.

Si l’AES vacille aujourd’hui, s’est convaincu le Pr Dussey, c’est toute la région qui sera menacée, avant de poursuivre que cette initiative relève non seulement d’un choix de lucidité mais aussi d’un élan de fraternité et de solidarité africaines. A entendre le ministre togolais, elle a été articulée autour de quatre piliers. Le premier met en exergue l’importance de la coopération régionale et interrégionale au service de la paix et de la stabilité. « Fidèle à cet esprit, le Togo réaffirme son attachement à la solidarité et à la mutualisation des efforts dans la lutte contre le terrorisme. Il s’était engagé à soutenir toute action collective visant à promouvoir la paix et à renforcer la stabilité, tant au niveau régional qu’interrégional », a-t-il noté.

Le deuxième pilier, foi du ministre togolais, s’attache à la diffusion de la vision togolaise de la paix. « Il s’agit d’apporter une contribution active à la construction de la paix en Afrique, en mettant en avant une approche qui dépasse la simple absence de conflit pour promouvoir des conditions durables de stabilité et de prospérité », a expliqué Robert Dussey. S’agissant du troisième pilier, il est consacré au soutien aux processus de normalisation politique, de transition démocratique et d’efforts de réconciliation par la médiation. Quant au dernier pilier, il s’inscrit dans une dynamique visant à appuyer une gouvernance responsable pour plus d’inclusion sociale et économique dans les Etats de la région du Sahel.

Une diplomatie proactive

En termes de bilan de cette première stratégie, le diplomate togolais a fait savoir que le chemin parcouru est porteur d’enseignements précieux. « Le Togo, fidèle à sa vocation de pays de dialogue et de médiation, s’est engagé aux côtés de ses partenaires sahéliens et régionaux pour accompagner et renforcer les processus de transition politique dans les trois (03) pays de l’AES … La médiation togolaise s’est notamment illustrée dans la résolution de la crise diplomatique entre la Côte d’Ivoire et le Mali, ayant abouti à la libération, le 4 janvier 2023, des soldats ivoiriens », a-t-il cité en exemple. Dans le même esprit de solidarité et de fraternité africaine, Lomé est demeurée aux côtés du peuple et du gouvernement burkinabè durant les heures délicates de sa transition politique, a affirmé le chef de la diplomatie togolaise.

A cela, il a ajouté la médiation de son pays pour la libération de certains VDP burkinabè en échange de soldats ivoiriens en 2024, un travail étroit et un dialogue permanent entre le Togo et le Burkina pour faire face au défi commun du terrorisme le long de leurs frontières. « Par ailleurs, le même élan solidaire et de renforcement de coopération s’est manifesté avec la République du Niger dès le 26 juillet 2023. Là encore, le Togo a privilégié la voie de la sagesse, en misant sur le dialogue et la concertation comme instruments de sortie de crise … Dans un environnement régional déjà très fragile, il n’était pas question pour le Togo que la région puisse jouer avec le feu. Heureusement que la raison a fini par prendre le dessus », a-t-il dit.

Une indépendance assumée

Pour lui, le bilan de cette première stratégie est donc « celui d’un engagement constant, d’une diplomatie proactive et d’une volonté inébranlable de promouvoir la paix et la stabilité dans notre région ». « Ce bilan est aussi un choix de souveraineté : nous avons affirmé que le Togo ne resterait pas spectateur des crises du Sahel, mais acteur engagé dans la prévention et la coopération. Notre détermination reste intacte, car nous savons que la stabilité du Sahel et celle des pays du Golfe de Guinée sont indissociables », a clamé le Pr Robert Dussey.

Pour lui, la persistance du terrorisme dans les pays du Sahel et le renforcement de la menace dans les parties septentrionales des Etats du littoral du Golfe de Guinée avec des attaques répétitives, la recomposition géopolitique avec la sortie du Burkina Faso, du Mali et du Niger de la CEDEAO et la création de l’AES ont rendu nécessaire l’option d’aller vers l’élaboration d’une nouvelle Stratégie du Togo pour le Sahel.  « Notre ligne est claire et constante : coopérer sans dépendre, dialoguer sans renoncer à notre souveraineté. Le Togo entretient des relations constructives avec ses partenaires internationaux, qu’il s’agisse des partenaires traditionnels ou les nouveaux venus, mais toujours dans le respect de nos intérêts nationaux. En nous rapprochant des Etats de l’AES, nous affirmons notre volonté de maintenir une coopération pragmatique face aux menaces communes », a-t-il insisté. Et de conclure : « Notre engagement est simple : le Togo coopère avec tous, mais reste maître de ses choix ».

Synthèse de la rédaction

Dédougou: la caisse populaire satisfaite de ses performances de 2025

0

Le haut-commissaire de la province du Mouhoun, Bassouleymane Ouattara, a présidé l’ouverture des travaux de l’Assemblée générale extraordinaire (AGE) couplée à l’Assemblée générale ordinaire (AGO) de la caisse populaire de Dédougou, samedi 11 avril 2026.

La salle de spectacles du secteur 6 de Dédougou a accueilli, le samedi 11 avril 2026, l’Assemblée générale extraordinaire (AGE) de l’année 2025 de la caisse populaire de Dédougou, dans la région de Bankui. Couplée à une Assemblée générale ordinaire (AGO) de cette institution de microfinance, l’activité a été placée sous l’autorité du haut-commissaire du Mouhoun, Bassouleymane Ouattara. L’AGO a connu également la présence du représentant du chef de canton de Dédougou, des partenaires de la caisse, des structures dirigeantes de l’institution et plusieurs centaines de membres venus de différentes localités de la région.

L’Assemblée a dressé le bilan de l’institution financière jugé satisfaisant de l’année écoulée. A la date du 31 décembre 2025, la caisse populaire de Dédougou a enregistré un bénéfice annuel de 179 960 681 F CFA. Les dépenses annuelles s’élevaient 1 214 593 763 F CFA contre un revenu global de 1 394 554 444. Ce bilan, nettement meilleur par rapport à celui de 2024 dont le bénéfice annuel était de 77 544 387 F CFA, est le fruit de la confiance renouvelée envers la caisse populaire de Dédougou et les nombreux efforts consentis par l’ensemble de ses 37 907 membres sans oublier les autres acteurs intervenants, selon le directeur de la caisse populaire de Dédougou, Ousmane Savadogo.

« Les membres nous ont confié leurs épargnes et nous nous devons de leur rendre compte de notre gestion », a enchainé M. Savadogo, expliquant que cette AGO est un moment de reddition des comptes. Présentant la caisse populaire comme un outil de développement endogène, il a salué la mobilisation des coopérateurs et coopératrices venus de diverses localités de la région. « Cela témoigne de l’attachement à l’institution de microfinance », a-t-il apprécié avant de se réjouir de la bonne gestion dont elle bénéficie. C’est pourquoi il appelle au renouvellement de la confiance à l’institution financière, à la consommation de ses produits et à son appropriation. La caisse populaire a accordé, au cours de l’année 2025, plusieurs centaines de millions francs CFA de crédits à des femmes et à des entreprises agricoles, entre autres, pour booster le développement local.

Une caisse populaire qui se veut innovante et plus proche

Cette 15e Assemblée générale ordinaire va permettre d’apporter du sang neuf à la caisse en renouvelant ses instances dirigeantes, foi du directeur Savadogo. Cela, a-t-il dit, traduit l’aspect démocratique de la gestion et du fonctionnement de notre institution. L’AGO a été précédée d’une assemblée générale extraordinaire (AGE). Cette dernière instance a consacré essentiellement la présentation et l’adoption des statuts, du règlement intérieur et de la convention d’affiliation de la caisse populaire à la faîtière, ces instruments statutaires et règlementaires révisés à la suite de l’adoption de la loi 001-2025 portant réglementation de la microfinance au Burkina Faso par l’Assemblée législative du Peuple (ALP).

Le haut-commissaire Bassouleymane Ouattara a salué la résilience de la caisse populaire de Dédougou. (

De l’avis du président du conseil d’administration de la caisse populaire de Dédougou, Anselme D. Banhoro, cette relecture répond au besoin d’être en phase avec les mutations et de rehausser le niveau de transparence dans la gouvernance financière. Il a jugé le bilan satisfaisant en dépit des difficultés contextuelles. Le représentant de la directrice générale de la faîtière des caisses populaires, Didier Bationo, a déclaré que cette activité participe de la consolidation des acquis engrangés. Il a loué les avancées enregistrées dans le domaine de la microfinance et au sein du Réseau des caisses populaires du Burkina (RCPB) tout au long de 2025. A l’en croire, la mise en œuvre du programme des bourses scolaires et celui de la construction de salles de classe du RCPB sont aussi des avancées institutionnelles « louables » qui mettent en relief la mission sociale et sociétale des caisses populaires.

Il a, par ailleurs, annoncé qu’en 2026, la technologie sera mise à profit pour « une caisse populaire plus proche, plus rapide et davantage transparente ». En effet, la réduction des délais de traitement des dossiers à travers la digitalisation des processus, la mise en marche de produits et services digitaux pour combler les attentes des coopérateurs et le renforcement de leur éducation financière et coopérative seront des leviers à actionner. Quant au haut-commissaire, Bassouleymane Ouattara, il s’est dit satisfait de l’organisation de cette activité de redevabilité. Il a soutenu qu’elle confère à la caisse une crédibilité, motive les populations à y adhérer et promeut l’inclusion financière.

Yacouba BELEM

Caisse populaire de Manga: les performances de l’institution en croissance

La Caisse populaire de Manga a tenu une Assemblée générale extraordinaire, couplée à sa 15e Assemblée générale ordinaire (AGO), samedi 11 avril 2026, dans la cité de l’épervier. 

La Caisse populaire de Manga est désormais régie par des textes répondant aux exigences de la nouvelle loi sur la microfinance, adoptée en février 2025. Les projets de textes révisés de l’institution ont été examinés et adoptés, au cours d’une Assemblée générale extraordinaire, suivie de la 15e Assemblée générale ordinaire (AGO) de la structure, samedi 11 avril 2026, à Manga, dans le Nazinon. Tout en saluant les performances enregistrées par son organisation en 2025 au regard des résultats en croissance, la représentante de la Directrice générale (DG) de la Faitière des caisses populaires du Burkina (FCPB), Marguerite Yaguibou, a indiqué que la tenue de ces instances constitue une étape importante dans la vie de l’institution.

Elle s’inscrit, selon elle, dans une dynamique de renforcement de la gouvernance, de la transparence et de la consolidation des acquis de la structure. Mme Yaguibou a rappelé que l’année 2025 a été marquée par des avancées significatives dans le secteur de la microfinance et au sein du Réseau des caisses populaires du Burkina (RCPB). Au plan national, a-t-elle noté, l’on peut retenir l’adoption de la loi n°001-2025/ALT du 13 février 2025, portant réglementation de la microfinance au Burkina Faso. « Cette loi apporte un changement à l’appellation de nos membres, désormais désignés comme coopérateurs ou coopératrices », a clarifié la représentante de la DG de la FCPB.

Cette évolution, a-t-elle dit, traduit un renforcement de l’esprit coopératif fondé sur la participation, la responsabilité et la solidarité. Au plan institutionnel, l’on peut citer la mise en œuvre du programme de bourses scolaires du RCPB, destinées aux orphelins des coopérateurs et coopératrices décédés. A cet effet, Mme Yaguibou, a précisé que 123 bourses d’un montant total de 9,5 millions de F CFA ont été octroyés, lors de la première édition du programme. « Cette initiative a permis au RCPB de réaffirmer sa mission sociale », a-t-elle laissé entendre.

Le directeur de la Caisse populaire de Manga, Oumarou Ouédraogo, a fait savoir que les nouveaux textes du RCPB en vigueur prévoient deux articles sur la protection des coopérateurs et les mécanismes de recours. D’après lui, la part sociale passe dorénavant de 2 000 F CFA à 5 000 F CFA pour tous les adhérents de sa structure. « Le terme, Coopérative d’épargne et de crédit, est désormais remplacé par l’appellation, Société coopérative de microfinance », a mentionné M. Ouédraogo.

« Un véritable modèle de développement local »

Le directeur de la Caisse populaire de Manga, Oumarou Ouédraogo, a noté que la part sociale passe dorénavant de 2 000 F CFA à 5 000 F CFA pour tous les adhérents de sa structure.

Evoquant le rapport de gestion de l’année 2025 de son organisation, le directeur de la Caisse populaire de Manga, a relevé que le nombre de membres est passé de 10 012 en 2024 à 10 769 en 2025. Il a ajouté qu’en 2025, les fonds propres de son institution se chiffraient à plus de 400 millions F CFA, soit un progrès de 6,27%. L’actif net passe, selon lui, de 2 574 245 000 à 2 676 456 169 F CFA, soit un taux de réalisation de 110,72%. « Les encours d’épargne et de crédit sont respectivement de l’ordre de 104,97% et 104,75% en 2025 », a détaillé Oumarou Ouédraogo. En perspective, il a fait savoir que la Caisse populaire de Manga s’engage entre autres, à renforcer les capacités de ses membres, à tenir les rencontres statutaires et à suivre la mise en œuvre des recommandations issues des missions d’inspection et de contrôle.

Le haut-commissaire de la province du Zoundwéogo, Julien Ouédraogo, a salué et félicité l’ensemble des responsables de la Caisse populaire pour la tenue régulière de cette instance statutaire qui permet de privilégier le dialogue. Pour lui, la Caisse populaire, loin d’être une simple structure financière, est un véritable modèle de développement local. « Elle accompagne les femmes courageuses, des jeunes ambitieux, des familles entières qui aspirent à améliorer leurs conditions de vie », a fait comprendre le haut-commissaire du Zoundwéogo, avant de poursuivre que grâce à cette institution, des projets naissent, des activités se développent et des espoirs se concrétisent. Julien Ouédraogo a conclu que la Caisse populaire joue un rôle fondamental dans la dynamisation de l’économie locale et de l’inclusion financière dans sa province.

Noufou SAWADOGO

Le gouvernement dissout 118 associations

Le Ministre d’Etat, Ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, porte à la connaissance du public que les associations dont la liste est annexée au présent communiqué sont réputées dissoutes,conformément aux dispositions légales en vigueur

Lire le communiqué en cliquant sur le lien ci-dessous : Communiqué associations reputées dissoutes