Coopération Burkina- Russie: de belles perspectives pour 2026

Le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, a accordé une audience en fin de journée, du mardi 20 janvier 2026, à l’ambassadeur de la Fédération de Russie au Burkina, Igor Alexandrovitch Martynov.

Deux points essentiels ont fait l’objet d’échanges, au cours de cette première rencontre de l’année 2026 entre l’ambassadeur russe et le chef de la diplomatie burkinabè.
Il s’agit du renforcement de la base juridique des relations entre les deux pays et des perspectives de coopération entre la Fédération de Russie et la Confédération des Etats du Sahel dont la présidence est assurée par le Burkina Faso. Le renforcement de la base juridique sera marqué par la signature de deux accords, à savoir un accord sur les fondements des relations entre le Burkina Faso et la Russie, et un autre accord sur la création d’une Commission intergouvernementale russo-burkinabè pour renforcer la coopération économique et commerciale entre les deux pays.

Il a, par ailleurs, traduit la volonté de son pays d’accompagner le Burkina Faso au cours de son mandat à la tête de la Confédération AES, notamment dans la lutte contre le terrorisme, tout en mettant un point d’honneur sur le dialogue entre la CEDEAO et la Confédération AES. Car, dit-il, « le dialogue entre ces deux organisations est nécessaire pour garantir la sécurité dans la sous-région ». Sur ce point, le ministre des Affaires étrangères a rassuré son hôte que les pays de la Confédération AES sont ouverts au dialogue avec tous les partenaires dont la CEDEAO, tout en précisant qu’en tant que pays assurant la présidence de la Confédération AES, le Burkina Faso est en phase d’élaboration d’un projet de feuille de route de son mandat.

Ce document, qui à terme sera soumis à l’appréciation des deux autres pays de la Confédération, va permettre de définir la conduite à tenir dans les relations avec la CEDEAO, a-t-il indiqué. Moscou s’engage également à soutenir les positions des décideurs de l’espace confédéral au niveau des instances internationales, selon l’ambassadeur de la Fédération de Russie. Karamoko Jean Marie Traoré a salué cet engagement de Moscou, caractérisé par une coopération qui ne cesse de se renforcer aussi bien entre le Burkina Faso et la Russie, qu’entre la Fédération de Russie et la Confédération AES. Justement l’audience a aussi permis d’aborder l’organisation courant 2026, de la prochaine rencontre AES-Russie en vue de sceller davantage les relations de coopération entre les deux entités.

DCRP/MAE

« La justice ne nie pas l’existence de la sorcellerie, elle veut des preuves »

T.S. et T.A., issus d’une même fratrie, ont comparu en citation directe devant le Tribunal de grande instance (TGI) de Fada N’Gourma, hier mercredi 21 janvier 2026. Ils sont poursuivis pour des faits d’accusation de sorcellerie et de violation de domicile, faits qu’ils ont niés dès la lecture de la prévention. Selon les débats à l’audience, les faits remontent à décembre 2025, à la suite de la maladie de la nièce de T.S. Convaincus que cette affection avait une origine mystique, les deux prévenus se seraient introduits nuitamment au domicile de dame S.A., qu’ils soupçonnaient d’en être la cause. A la barre, T.S. a expliqué que la malade, depuis son lit d’hôpital, aurait prononcé à plusieurs reprises la phrase : « S., laisse-moi ! ». Pour le président du tribunal, cette (…)

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Boudayinga J-M THIENON
Joanny SOW

 

CAN 2025 : 2e sacre du Sénégal après un match fou

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Le Sénégal a remporté hier 18 janvier, à Rabat, son deuxième titre de champion d’Afrique, en battant en prolongation le pays organisateur (1-0), le Maroc, au bout d’un match complètement fou. Son attaquant Sadio Mané a été désigné meilleur joueur de cette 35e édition de la CAN.

La finale de la CAN 2025, entre le Maroc et le Sénégal, ce 18 janvier au complexe Prince Moulaye-Abdellah de Rabat restera très longtemps gravée dans les mémoires. Le dénouement de cette 35e édition, qui faisait saliver les amoureux de football du continent et du monde, a failli partir en vrilles dans les arrêts de jeu du temps réglementaire, à cause de deux décisions de l’arbitre congolais Jean-Jacques Ndala Ngambo. Il refuse d’abord un but au Sénégal (90e +3) pour une faute et ensuite accorde un penalty au Maroc (90e +7) après consultation de la VAR. Les Sénégalais protestent plus d’une quinzaine de minutes et leur sélectionneur, Pape Thiaw, entre temps, invite ses joueurs à regagner les vestiaires. Sadio Mané, resté sur la pelouse, n’est pas de cet avis et rentre dans les vestiaires pour ramener ses coéquipiers sur l’aire de jeu.

Bien lui en a pris car la suite de la rencontre et des prolongations lui donneront raison. Car le tableau de la finale de cette 35e édition de la CAN promettait une rencontre alléchante, et ce fut le cas, au vu de la qualité des deux nations qui se sont affrontées dans un stade plein à craquer. Le pays organisateur, le Maroc, est premier du continent et son concurrent, le Sénégal est second, selon le dernier classement FIFA. Les Lions de l’Atlas sont invaincus lors de leurs 35 derniers matchs toutes compétitions confondues à domicile (une série qui dure depuis 16 ans) et les fauves de la Teranga sont à leur 3e finale de CAN lors des quatre dernières éditions.

Tous les ingrédients étaient donc réunis pour un choc explosif entre deux gros Lions d’Afrique. Le moins que l’on puisse dire est que la première période du match a été très rythmée et engagée entre les deux finalistes, mais avec un avantage pour les Lions de la Teranga. En effet, Sadio Mané et ses coéquipiers, déjà amputés de leur capitaine lors de la demi-finale face à l’Egypte (pour une suspension de même que Habib Diallo) et à l’échauffement avant l’entame de la finale de Krépin Diatta, se sont procuré les meilleures occasions. D’abord Pape Gueye, sur un corner de la tête, bute sur Yassine Bounou (6e). Ensuite, le portier marocain réussit à enrayer la plus grosse occasion jusqu’ici du match sur à un arrêt spectaculaire du pied dans son face à face avec l’attaquant sénégalais Ilimane Ndiaye (39e).

Le trio de l’entrejeu des Lions de la Teranga, Lamine Camara – Idrissa Gueye – Pape Gueye a été maitre du milieu de terrain grâce à leur gros abattage, avec comme homme de cette première manche, le gardien marocain. Cependant, ses coéquipiers sont mieux revenus dans la rencontre, au sortir des vestiaires. Les fauves de Walid Regragui sont plus présents dans la surface de réparation sénégalaise et obtiennent leur plus grosse occasion du match (58e) par El Kaabi dont la reprise de la tête fuit le cadre sur un excellent centre de El Khannouss. Ezzalzouli, lui, non plus ne trouve pas le cadre malgré un bon travaille de Brahim Dias et El Kaabi. Le Sénégal est en grande souffrance pour la première fois dans cette finale. Son sélectionneur Pape Thiaw requinque son effectif avec les entrées coup sur coup de Ismaïla Sarr, du jeune Ibrahim Mbaye et de Abdoulaye Seck (77e).

Un héros nommé Mané

Les Lions de la Teranga reviennent dans la partie et se créent quelques occasions jusqu’aux trois gros tournants de cette rencontre : le but de Ismaïla Sarr refusé pour le Sénégal dans les arrêts de jeu (90e +3), le pénalty accordé par l’arbitre congolais Jean-Jacques Ndala Ngambo pour le Maroc (90e+7) après avoir consulté la VAR et la panenka ratée de Brahim (90e+22). L’attaquant du Real de Madrid quitte ses coéquipiers, peu après, en larmes. Les prolongations sont très disputées comme les 90 mn du temps règlementaire.

Les deux équipes se rendent coup pour coup et à ce jeu, c’est le Sénégal qui trouve les ressources mentales et physiques nécessaires pour ouvrir le score sur une belle frappe de Pape Gueye, pleine lucarne, à l’entrée de la surface de réparation marocaine (94e). Le Maroc, moins verni, trouve la barre transversale par Aguero sur un corner (109e).

Les Lions de l’Atlas sont courageux mais n’arrivent pas à empêcher le Sénégal de remporter son 2e sacre en CAN, au bout d’une soirée complètement folle. Sadio Mané a été bien inspiré d’être resté sur la pelouse, et d’être allé chercher certains de ses coéquipiers qui avaient regagné les vestiaires après le pénalty sifflé par l’arbitre congolais. Il sauve par son leadership la face du continent qui serait ridiculisé si cette finale ne reprenait pas. L’attaquant sénégalais, auteur d’une très bonne CAN et qui avait annoncé la fin de sa carrière internationale à l’issue de cette finale, a été, à juste titre, désigné meilleur joueur de la compétition.

Sié Simplice HIEN

Opération militaire américaine au Venezuela: le Groupe de solidarité Burkina exige la libération immédiate du couple présidentiel Maduro

Le Groupe de solidarité du Burkina Faso a exigé, ce samedi 17 janvier 2026, à Ouagadougou, la libération immédiate et sans condition du Président vénézuélien Nicolás Maduro et de son épouse Cilia Flores, dénonçant ce qu’il qualifie d’opération militaire illégale et d’atteinte grave à la souveraineté du Venezuela.

S’exprimant à l’occasion d’une manifestation de soutien au peuple vénézuélien, ce samedi au mémorial Thomas Sankara à Ouagadougou, le coordonnateur du Groupe de solidarité du Burkina Faso, Imhotep Serge Bayala, a déclaré que « la solidarité internationale est une arme », face aux agressions subies par les peuples en lutte. « Face à la situation d’assassinat de plus de 100 militaires et civils vénézuéliens et au kidnapping du Président Nicolás Maduro et de son épouse Cilia Flores, la solidarité internationale est une arme ; l’unité des peuples est une nécessité historique », a affirmé M. Bayala. Selon lui, cette offensive des Etats-Unis, présentée comme une lutte contre le narcoterrorisme, vise en réalité à briser la volonté souveraine du peuple vénézuélien afin de s’approprier ses ressources pétrolières.

« Le Groupe de solidarité du Burkina Faso dénonce avec la plus grande fermeté l’atteinte intolérable à l’intégrité physique, morale et politique du Président Nicolás Maduro, de son épouse Cilia Flores ainsi que des institutions légitimes du Vénézuela », a-t-il martelé.
Le coordonnateur a, par ailleurs, exigé « la libération immédiate et sans condition du couple présidentiel, le respect absolu de la souveraineté du Vénézuela et la levée immédiate et totale des sanctions économiques illégales ».

Il a également rappelé « le droit du peuple vénézuélien, du peuple sahélien et de tous les peuples en lutte dans le monde à choisir librement leur avenir, sans ingérence, sans menaces et sans chantage ». M. Bayala a réaffirmé la solidarité totale et indéfectible du Groupe de solidarité du Burkina Faso à l’endroit de la révolution bolivarienne. « L’Afrique, l’Amérique latine et la diaspora noire partagent une histoire commune de luttes, de résistances et d’espérance. Leur destin est lié dans la construction d’un monde multipolaire fondé sur le respect, la solidarité et l’autodétermination des peuples », a-t-il soutenu.

Pour sa part, le chargé d’affaires de l’ambassade de la République bolivarienne du Vénézuela au Burkina Faso, Daniel Gomis, a exprimé sa reconnaissance au Groupe de solidarité du Burkina Faso pour cette mobilisation, face à ce qu’il a qualifié d’opération militaire illégale menée sur le territoire vénézuélien et au kidnapping du Président Nicolás Maduro et de son épouse. « Il est nécessaire que les peuples s’unissent contre l’impérialisme et les agressions, et luttent pour le respect du droit international », a-t-il conclu.

En rappel, l’enlèvement de Nicolás Maduro et de Cilia Flores est intervenu le 3 janvier 2026, lors d’une opération militaire à grande échelle menée par des forces américaines sur le sol vénézuélien, au cours de laquelle ils ont été capturés puis transférés vers New York pour être jugés sous des chefs d’accusation liés au narcotrafic et au terrorisme présumé. L’action a déclenché une vague de condamnations internationales, certains Etats et organisations qualifiant l’intervention de violation du droit international et de la souveraineté d’un Etat membre des Nations unies.

Agence d’Information du Burkina

 

Institut national de formation des personnels de l’éducation: le ministre Dingara sur le site du futur joyau éducatif à Manga

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Une délégation, conduite par le ministre de l’Enseignement de base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales, Jacques Sosthène Dingara, a visité le jeudi 15 janvier 2025, à Manga, dans le Nazinon, le site devant abriter la future direction régionale de l’Institut national de formation des personnels de l’éducation (INFPE).

La ville de Manga se prépare pour accueillir les travaux de construction de la future direction régionale de l’Institut national de formation des personnels de l’éducation (INFPE) du Nazinon. Le jeudi 15 janvier 2025, à Manga, une délégation, conduite par le ministre de l’Enseignement de base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales, Jacques Sosthène Dingara, est allée visiter le site devant abriter la nouvelle infrastructure éducative qui s’étend sur une superficie de 31 hectares. Elle est située dans une zone éducative, notamment à proximité des lycées professionnel et scientifique de la cité de l’épervier.

Après l’étape de la visite du site, place à la présentation de l’avant-projet sommaire du plan d’implantation et d’aménagement du projet de construction de la future DR-INFPE. Au cours des échanges, le Directeur des études architecturales et techniques (DEAT), Brahyman Nebié, a indiqué que les ouvrages projetés intègrent pleinement les réalités. « Ce document est une boussole pour la suite des travaux », a-t-il précisé avant d’ajouter que dans la réalisation du projet, il est prévu une sécurité incendie. C’est pourquoi, a poursuivi M. Nebié, les sapeurs-pompiers ont été associés à la conception du projet.

Le DEAT a également fait savoir que l’identité culturelle de la région du Nazinon a été prise en compte. Dans la présentation des plans architecturaux de la DR-INFPE, l’architecte Romaric Landri Congo, a dévoilé que le projet prévoit la construction d’un amphithéâtre de 500 places, une salle de réunion de type R+1 extensible en R+2 de 130 places et un Centre d’éveil et d’éducation permanente (CEEP) en R+1. Selon lui, la future infrastructure éducative sera également dotée, entre autres, de dortoirs pour femmes et hommes, un bloc infirmerie et réfectoire et une zone de logement pour le personnel encadrant. M. Congo a ajouté que la future DR-INFPE va disposer d’une zone pédagogique, de productions maraichères et des écoles annexes.

« Le programme d’urgence du chef de l’Etat respecté »

Le ministre chargé de l’Enseignement de base, Jacques Sosthène Dingara, a témoigné sa reconnaissance à l’équipe technique du ministère en charge de l’urbanisme pour leur disponibilité à accompagner sa structure dans la réalisation du futur joyau. Il a salué les efforts des techniciens pour avoir proposé un plan d’aménagement en si peu de temps. « Le programme d’urgence du chef de l’Etat a été respecté », a-t-il souligné.
La coordonnatrice du projet, Michaéline Kiema, a confié que la construction de la DR-INFPE est une composante du Projet de développement de l’éducation de base phase V, financé par la Banque islamique de développement (BID).

A l’écouter, la réalisation de l’infrastructure devrait intervenir depuis un certain temps mais compte tenu des nouvelles orientations gouvernementales, un retard a été observé. Aujourd’hui, a-t-elle dit, les travaux ont été relancés. « Cette deuxième étape concerne l’élaboration des documents et des plans architecturaux pour la réalisation de l’infrastructure », a expliqué Mme Kiema. Elle a rappelé que les nouvelles orientations indiquent que désormais la responsabilité de la réalisation des infrastructures publiques revient au ministère en charge de l’urbanisme. Pour cela, a-t-elle noté que les techniciens dudit département accompagnent le secteur de l’éducation pour l’élaboration des plans architecturaux de la DR-INFPE.

La coordonnatrice du projet a, par ailleurs, relevé que dans le processus d’élaboration des plans architecturaux du programme, il y a eu une première phase qui a permis de faire l’expression des besoins et de stabiliser le programme architectural qui est le document de base pour la suite du processus. La deuxième phase en cours, selon elle, a consisté à concevoir le plan d’aménagement qui constitue l’élaboration de l’avant-projet sommaire du projet. Il y a la troisième étape, à entendre Mme Kiema, qui est attendue le 22 janvier prochain, qui va permettre d’entamer l’élaboration de l’avant-projet détaillé qui est la dernière étape du processus.

Noufou SAWADOGO

 

 

Construction du pont de Hèrèdougou: le ministre Mikaïlou Sidibé s’enquiert de l’évolution des travaux

Le ministre de la Construction de la Patrie, Mikaïlou Sidibé, accompagné de ses collaborateurs, a effectué une visite de terrain, vendredi 16 janvier 2026, afin de s’imprégner de l’état d’avancement des travaux de construction du pont de Hèrèdougou, sur la route nationale N°1.

Au lendemain de son installation à la tête du ministère de la Construction de la Patrie, Mikaïlou Sidibé, donne le ton de son engagement, à travers la visite de son premier chantier. En compagnie de ses collaborateurs, il s’est rendu sur le chantier de construction du pont de Hèrèdougou, situé sur la route nationale N°1, vendredi 16 janvier 2026. L’objectif de cette sortie, selon le ministre Sidibé, est de constater l’état d’avancement des travaux de l’ouvrage.

« C’est le premier chantier que nous visitons, après notre installation le jeudi 15 janvier. Cela témoigne de toute l’importance que nous accordons à ce projet », a-t-il souligné. Il a rappelé que durant des années successives, le trafic sur la route nationale N°1 connait des interruptions dues aux inondations. « Cela est naturellement inadmissible. C’est pourquoi, le président du Faso a instruit de trouver une solution au problème. C’est dans ce cadre que l’ex-ministre chargé des Infrastructures avait été chargé de traiter la question, afin de mettre définitivement fin à cette submersion », a expliqué M. Sidibé.

Il a fait savoir que l’état d’avancement constaté est satisfaisant. Car, a-t-il justifié, le délai consommé de 65% et un taux d’exécution d’environ 66%. « Nous assistons à la pose des poutres. Nous avons été rassurés que les bretelles de raccordement ont un niveau d’avancement satisfaisant », s’est-il réjoui. Le ministre de la Construction de la Patrie a félicité les équipes pour leur engagement, au regard du volume du travail et de la technicité qu’exige la réalisation d’une infrastructure dans un cours d’eau.

En outre, il a invité l’entreprise en charge des travaux, PFO Africa Burkina, à mettre les bouchées doubles pour livrer une infrastructure de qualité qui viendra mettre fin au phénomène récurrent d’interruption du trafic sur la RN1, pendant la saison pluvieuse.
Le directeur pays de l’entreprise PFO Africa Burkina, Jonas Djiguemdé, a confié que son entreprise qui a démarré les travaux depuis février 2025, a été contrainte d’observer une période de suspension de 3 mois, à cause de la saison des pluies.

« Tout répond aux normes requises »

« A ce jour, nous sommes satisfaits de la réactivité de nos équipes et de l’état d’avancement des travaux. Il a fallu nous adapter par moments à certaines situations qui n’étaient pas forcément prévues », a-t-il déclaré. M. Djiguemdé s’est dit heureux de savoir que le gouvernement et la mission de contrôle sont également satisfaits du niveau d’évolution du chantier. « C’est une pression supplémentaire, parce que c’est le premier chantier que le ministre visite après sa prise de fonction.

On s’efforcera de respecter les délais qui nous sont impartis, et suivant la qualité requise », a-t-il assuré. Et de notifier que le pont qui constitue l’ouvrage principal du projet, est à un taux de réalisation de 80%. Selon lui, l’entreprise va terminer la pose des poutres sur la dernière travée, au plus tard mardi 20 janvier 2026. Ensuite, elle va, selon le directeur-pays de PFO Africa Burkina, attaquer la couche de la fondation, la couche de base en gras bitume, le ferraillage, la pose des prédalles et le revêtement.

« Nous voulons qu’au plus tard le 15 février, le tablier soit coulé. Et, nous allons concentrer nos efforts sur les voies d’accès. Nous sommes, actuellement, sur la Plateforme supérieure des terrassements (PST) qui a atteint un taux de plus de 90%. Toutes les équipes sont à pied d’œuvre.

L’ingénieur, Ibrahim Barry, du bureau de contrôle du CAEM (Cabinet africain et de Contrôle de maitrise d’œuvre), est chargé de la supervision de l’ouvrage. Il a, pour sa part, ajouté qu’à présent, tout répond aux normes requises. « On a des résultats supérieurs à nos attentes. Pour éviter les blocages des travaux, les équipes travaillent en synergie et de façon continue. On descend souvent à 3 heures du matin », a-t-il révélé.

Adama SAWADOGO

Eviter un futur bourbier

S’achemine-t-on, dangereusement, vers une externalisation de la guerre qui déchire le Soudan, depuis quelques années ? Sans être pessimiste, ce qui se passe sur le terrain des hostilités le laisse croire. En effet, la semaine dernière, une incursion des Forces de soutien rapide (FSR) soudanaises, en territoire tchadien, a coûté la vie à sept soldats, après de violents combats, près de la ville de Tiné. Mais, ce qu’il faut savoir, c’est que cet incident n’est pas un acte isolé. Il vient compléter une série de violations de la souveraineté tchadienne, dont une attaque de drone fin décembre dernier, ravivant ainsi les tensions entre les deux voisins.

Le hic, c’est que cet incident à la frontière soudanaise survient dans un contexte de tensions croissantes entre les deux pays, déjà marquées par des violences répétées faisant craindre un affrontement entre les deux pays. Autant dire que la paix se fragilise peu à peu dans cette partie du continent. Confirmant l’incident, le porte-parole du gouvernement tchadien, Gassim Cherif, a réaffirmé qu’il ne tolérerait aucune violation de son territoire. Il a appelé l’ensemble des parties au conflit soudanais à respecter la souveraineté du Tchad, tout en réitérant son soutien à un règlement pacifique de la crise au Soudan par le dialogue et la négociation.

« Nous ne pouvons pas tolérer que nos forces de défense et de sécurité soient entraînées dans ce conflit ni que des Tchadiens meurent », a-t-il déclaré, qualifiant l’acte de « dernier avertissement » aux parties belligérantes.

Le conflit actuel au Soudan, faut-il le rappeler, est une guerre civile et meurtrière déclenchée en avril 2023 pour une lutte de pouvoir entre deux généraux rivaux. Il s’agit du général Abdel Fattah al-Burhan, chef de l’armée régulière et du général Mohamed Hamdan Dagalo, alias Hemedti, chef des FSR. Ces deux personnalités de la hiérarchie militaire soudanaise s’affrontent pour le contrôle du pays, après avoir renversé le Président Omar El Béchir. Nonobstant les initiatives de médiations tous azimuts, la rivalité entre les belligérants a conduit à des combats intenses, causant des millions de déplacés et une crise humanitaire massive, avec des allégations de crimes de guerre et une implication tacite de certains pays.

Si pour l’instant, le risque que ce conflit ne se polarise hors des frontières soudanaises est minime, il faut toutefois s’inquiéter des tournures graves que peut prendre l’évolution de la situation, déjà à l’origine d’un afflux massif de réfugiés au Tchad, alors que les FSR dominent désormais la quasi-totalité du Darfour, après la prise d’El-Facher en octobre 2025. Il importe donc que quelque chose soit fait par les dirigeants de cette partie du continent, avant qu’il ne soit trop tard. Malheureusement, les efforts de médiation, pour sortir les belligérants de l’impasse politique n’ont pas permis, à ce jour, de parvenir à un règlement politique ni à un plan de transition négociée.

Or, il faut, à tout prix, éviter l’enlisement dans la région qui, à la vérité, va fragiliser davantage la stabilité régionale. A ce propos, la médiation en cours, bien que se heurtant à des accusations de partialité, à des intérêts divergents liés au soutien supposé ou non aux deux camps et à l’instabilité politique interne, doit se remettre en branle pour éviter un futur bourbier. Cela sera dans l’intérêt de la région mais bien plus dans celui du peuple soudanais dont le supplice n’a que trop duré.

Soumaïla BONKOUNGOU

 

Le ministre de la Santé, Robert Lucien Kargougou, a présidé la cérémonie d’inauguration de la clinique les Oliviers, mardi 20 janvier 2026 à Ouagadougou.

Les populations, pour leurs soucis de santé, peuvent désormais s’attacher les services de la clinique Les Oliviers. En effet, la nouvelle infrastructure sanitaire a été officiellement inaugurée par le ministre de la Santé, Robert Lucien Kargougou, mardi 20 janvier 2026 à Ouagadougou. La Directrice générale (DG) de la clinique Les Oliviers, Safiatou Ilboudo, a expliqué que ce nouveau joyau vient en appui aux structures sanitaires existantes et organise la prise en charge des patients autour de plusieurs pôles complémentaires, notamment la médecine générale, la chirurgie, la pédiatrie, la gynécologie-obstétrique, l’imagerie médicale et le laboratoire d’analyses.

Elle a précisé que cette clinique est dotée d’un plateau technique moderne comprenant une unité d’urgences médico-chirurgicales, deux blocs opératoires modernes et une capacité d’hospitalisation d’environ 30 lits dans un cadre calme et sécurisé. Elle a aussi soutenu que l’offre sanitaire est complétée par certains services comme la rééducation et la kinésithérapie. Mme Ilboudo a confié que son l’établissement entend assurer une prise en charge globale et humanisée.

« Aujourd’hui, nous n’ouvrons pas simplement les portes d’un établissement de santé, nous ouvrons un engagement envers la vie, la dignité humaine et notre pays », a-t-elle déclaré. La DG a par ailleurs a souligné que la construction d’une clinique répondant à des normes de qualité reconnues constitue un acte citoyen car il n’y a pas de développement durable sans santé.

Le ministre de la Santé a rappelé que la santé constitue le socle de la dignité humaine, de la cohésion sociale et de la souveraineté d’une nation. Face aux attentes croissantes des populations et à la sollicitation accrue des structures publiques, il a salué l’initiative de la clinique Les Oliviers. De son avis, la mise en services de la clinique est conforme à la vision des autorités burkinabè qui consiste à améliorer la qualité des soins centrés sur la personne. Le ministre de la Santé a invité les professionnels de santé à se rappeler que la blouse blanche n’est pas un privilège, mais un sacerdoce.

 

Abdoulaye BALBONE
Fatimata ZOUNGRANA
(Stagiaire)

 

Putsch déjoué du 3 janvier 2026 : El hadj Madi Sakandé avait identifié un supposé domicile du président du Faso en vue d’un attentat

El hadj Madi Sakandé, l’un des suspects interpellés dans le cadre du putsch déjoué du 3 janvier 2026, avait effectué, plusieurs mois auparavant, une mission de reconnaissance d’un supposé domicile du président du Faso en vue de commettre un attentat au moment du passage à l’action.

Dans une vidéo exclusive obtenue par l’AIB, El hadj Madi Sakandé, à bord d’un véhicule, a filmé le supposé domicile et ses alentours afin de fournir toutes les informations utiles au commando qui devait mener l’assaut. Rappelons qu’au moment de son interpellation, il jurait qu’il n’était au courant de rien et qu’il avait simplement mobilisé des fonds pour aider le cerveau du putsch, l’ex-Président Paul Damiba.

Mais La suite des investigations a prouvé le contraire. En langue nationale Mooré, El hadj Madi Sakandé donne des informations précises sur la localisation du supposé domicile et ses différentes portes d’accès. Notons que pour cette mission de reconnaissance, la personne qui conduit Madi Sakandé n’est autre que le policier Moumini Soré également interpellé dans la récente tentative de déstabilisation.

En rappel, c’est Moumini Soré qui avait accompagné Ladji Sakandé pour aller récupérer les 70 millions des mains de Traoré Boureima, un opérateur économique ivoirien. Au retour, Sakandé lui a promis le poste de directeur général de la LONAB si le coup d’Etat réussissait.

Agence d’information du Burkina

Bobo-Dioulasso: une morgue illégale fermée au secteur 17

La Police municipale de Bobo-Dioulasso a procédé, le mercredi 21 janvier 2026, à la fermeture d’une morgue installée et exploitée sans autorisation au secteur 17 de la ville.
L’infrastructure fonctionnait à l’intérieur d’une école franco-arabe, en plein cœur d’une zone fortement habitée, suscitant une vive inquiétude au sein des populations riveraines. Selon les premiers constats des services municipaux, l’établissement ne respectait aucune des normes en vigueur. Des manquements ont été relevés en matière d’hygiène, de sécurité sanitaire et de conformité urbanistique.

La cohabitation d’une morgue avec un cadre scolaire fréquenté quotidiennement par des élèves, des enseignants et des familles exposait à des risques sanitaires majeurs. Les autorités municipales indiquent que l’installation n’avait fait l’objet d’aucune autorisation administrative préalable, encore moins d’un contrôle technique des services compétents. « L’implantation d’une morgue obéit à des règles strictes, tant sur le plan sanitaire que sur celui de l’urbanisme. Leur non-respect constitue une infraction grave », a confié une source proche du dossier.

Dans le quartier, la nouvelle de la fermeture a rapidement fait réagir. Certains habitants disent leur stupéfaction d’avoir longtemps vécu à proximité d’une telle installation sans en être informés. D’autres s’interrogent sur les conditions dans lesquelles la morgue a pu fonctionner durant tout ce temps sans être inquiétée. La Police municipale assure que des investigations sont en cours afin de situer les responsabilités et de déterminer les éventuelles complicités ayant permis l’exploitation de cette morgue illégale, et des sanctions pourraient être prises à l’encontre des promoteurs, conformément aux textes en vigueur.

En attendant, les autorités appellent les populations à plus de vigilance et rappellent leur engagement à renforcer les contrôles afin de prévenir de telles situations, dans un souci de protection de la santé publique et du respect des règles d’urbanisme.

Kamélé FAYAMA
Source : Police municipale