La guérisseuse, Amsétou Nikiéma appelée communément Adja de Komsilga, a tenu sa journée de remerciement à Allah pour ses grâces reçues durant toute l’année 2025, le samedi 17 Janvier 2026, à Rakisse dans la commune rurale de Komsilga. Dénommée « la fête des bébés », ce sont 804 bébés qui ont été baptisés et des vivres remis aux nouvelles mamans.
A chaque début d’année, la guérisseuse, Amsétou Nikiéma dit Adja de Komsilga, marque une halte pour remercier Allah pour les bienfaits reçus durant l’année écoulée. Appelée « la fête des bébés », l’édition 2026, 6e du genre, s’est tenue le 17 janvier 2026, à Rakisse, dans le village de la guérisseuse dans la commune rurale de Komsilga. Les autorités coutumières, administratives, parents, amis et toute la population de Rakisse ont vibré au rythme du partage, de la cohésion sociale, des grâces reçues et des présentations de vœux.
Au menu de la journée, un tour cyclisme féminin, le baptême de 804 bébés, la remise de don aux nouvelles mamans et un repas communautaire pour tous. Pour joindre l’utile à l’agréable, la guérisseuse a immolé 30 bœufs qui ont servi à préparer du riz pour les invités accompagnés de la boisson.
La promotrice, Amsétou Nikiéma dit Adja de Komsilga, a confié avoir reçu la grâce d’Allah d’aider, de soigner des femmes qui ont des difficultés de procréer. « Après mes soins, celles-ci arrivent à concevoir. C’est une joie pour moi et pour toutes leurs familles respectives », s’est-elle réjouie. C’est pourquoi, a-t-elle justifié, il est de mon devoir d’organiser cette journée de reconnaissance. 804 femmes ont accouché
Pour 2025, Adja de Komsilga a souligné que 804 bébés sont nés. A l’occasion, les nouvelles mères ont reçu chacune, un sac de riz de 25 kg, un kit de maternité (composé de baignoire, de couches et de détergent) et une natte en vue de prendre soins de leurs nourrissons. « C’est une manière pour moi de manifester ma joie envers elles et les inviter à bien prendre soin de leurs familles respectives », a renchéri Adja de Komsilga.
Et la bénéficiaire, Zalissa Gueré, de poursuivre que les nouvelles mères lui sont infiniment reconnaissantes. « Grâce à ses soins, je connais désormais la joie de la maternité après des années de vie de mariage. Que Dieu continue d’étendre sa grâce sur elle, afin qu’elle puisse nous aider », a-t-elle déclaré. Le président de la délégation spéciale de la commune de Komsilga, Antarest Batiana, a soutenu qu’à travers cette journée, c’est la cohésion sociale et le vivre-ensemble qui sont célébrés « La communauté vous dit merci pour toutes vos actions à son endroit », a déclaré le PDS à la guérisseuse.
La journée a pris fin avec la finale du tournoi « des bébés ». L’équipe de Juventus FC de la commune a remporté la coupe face à celle d’EDOF FC à l’issue d’une séance de tirs au but. En plus du trophée, le vainqueur a reçu la somme de 3 millions FCFA et des jeux de maillots.
Dans le cadre de la mise en œuvre de l’Offensive agropastorale et halieutique (OAPH), le gouverneur de la région de Yaadga, Thomas Yampa, a effectué, samedi 17 janvier 2026 dans la commune de Ouahigouya, une sortie terrain de suivi de la campagne de vaccination contre les maladies animales.
C’est sur le site du village de Semtenga dans la commune de Ouahigouya que le gouverneur de la région de Yaadga, Thomas Yampa, a entamé une visite ce samedi 17 janvier 2026, pour s’assurer de l’effectivité des actions engagées par les plus hautes autorités du pays pour la protection du cheptel, un des piliers de l’économie locale et nationale. La délégation s’est aussi rendue sur un site du secteur 12 de Ouahigouya (Gondologo) pour toucher du doigt la vaccination des petits ruminants. Sur le terrain, de nombreux éleveurs et producteurs ont exprimé leur satisfaction quant au déroulement de la campagne.
« Aujourd’hui, avec la volonté des plus hautes autorités du pays, à travers les subventions des vaccins, nous pouvons vous dire que la vaccination pour les animaux est presque gratuite. Nous ne pouvons que dire merci au Président Ibrahim Traoré pour cette vision », a confié le président régional des éleveurs de Yaadga, Boureima Kindo.
Le directeur régional en charge des ressources animales et halieutiques de Yaadga, Bernard Sawadogo, a salué cette vision noble des plus hautes autorités du pays.
« Pour la présente campagne, en ce qui concerne la péripneumonie contagieuse bovine, nous avons une cible de plus de 551 000 têtes à vacciner. Au niveau de la dermatose nodulaire contagieuse bovine, c’est plus de 200 000 têtes à vacciner et pour la maladie de New Castle, plus 1000 000 têtes. A ce jour nous sommes à un taux de réalisation de plus 70%. C’est le lieu pour moi de dire merci à tous les acteurs, surtout les agents totalement engagés que je peux qualifier de VDP de la sécurité alimentaire. Je puis vous assurer que d’ici à la fin de la campagne en février 2026, nous atteindrons les résultats escompter de 100% », a confié M. Sawadogo.
16 000 tonnes de céréales en vue pour la SONAGESS
Selon le gouverneur de Yaadga, Thomas Yampa, en se rendant sur le terrain, il était question de constater directement le bon déroulement des initiatives dans le cadre OAPH et de prendre les préoccupations et suggestions pour la réussite. « La campagne de vaccination a débuté depuis novembre 2025. Nous sommes là pour constater son déroulement et échanger avec l’ensemble des acteurs pour sa réussite. L’élevage est un levier fondamental de notre économie et de notre sécurité alimentaire.
La vaccination des animaux est donc une priorité absolue pour prévenir les pertes et améliorer les productivités du secteur », a-t-il expliqué. Il a estimé qu’au constat, les producteurs et éleveurs sont résilients, avec une forte mobilisation des acteurs autour de l’initiative. « Nous félicitons l’ensemble des acteurs pour les résultats engrangés, tout en les rassurant de l’accompagnement des plus hautes autorités du pays et les invitons à redoubler d’effort », a déclaré le gouverneur Thomas Yampa.
Dans la même perspective de suivi de l’OAPH, le gouverneur s’est rendu sur un site d’achat bord champ de la Société nationale de gestion des stocks de sécurité alimentaire (SONAGESS) dans la ville de Ouahigouya. Là également, l’autorité a pu s’imprégner des réalités de l’opération. Pour une prévision de 16 000 tonnes de céréales, l’espoir est grand pour l’atteinte des résultats, a-t-on rassuré l’autorité régionale.
La Caisse nationale d’assurance maladie universelle a organisé une session d’information et de sensibilisation sur le régime d’assurance maladie universelle à l’endroit des hommes et femmes de médias, vendredi 16 janvier 2026, à Ouagadougou.
Le Régime d’assurance maladie universelle (RAMU) est une politique publique qui a pour but d’améliorer l’accès des populations burkinabè aux soins de santé. Pour l’appréhension, l’accompagnement et la vulgarisation du régime, la Caisse nationale d’assurance maladie universelle (CNAMU) a tenu une rencontre d’information et de sensibilisation à cet effet à l’endroit des journalistes dans la journée du vendredi 16 janvier 2026 à Ouagadougou.
Pour le directeur général de la CNAMU, Soumaila Gamsonré, l’objectif est d’outiller les hommes et femmes de médias afin qu’ils puissent fournir aux populations des informations exactes sur le RAMU. Pour l’occasion, il a invité les animateurs d’émissions interactives et les journalistes à être des relais de l’information juste du RAMU. « Etre mieux informés pour éclairer au mieux la lanterne des populations qui, bien souvent, ne maîtrisent pas tous les aspects de la mise en œuvre du RAMU, c’est là tout l’enjeu de cette session », a-t-il ajouté.
Selon M. Gamsonré, après la phase d’élaboration des outils d’immatriculation et d’affiliation, l’implémentation de façon concrète du RAMU sur le terrain débute le 1er février 2026 avec les prestations de soins. « Il est nécessaire de renforcer la communication avec la presse autour de cette politique publique, afin que chacun puisse contribuer à donner l’information juste à la population. La particularité de cette activité, c’est que l’on veut travailler avec les acteurs qui animent un certain nombre d’émissions telles que les émissions interactives et avec d’autres acteurs qui animent d’autres émissions », a-t-il poursuivi.
Selon le directeur des affaires juridiques et du contentieux de la CNAMU, Nestor Lengané, depuis 2024, la CNAMU a entrepris l’affiliation et l’immatriculation des entreprises et de la population en général. A la date du 5 janvier 2026, ce sont 338 structures publiques et privées ainsi que 344 893 assujettis qui sont enregistrés dans la base de données de l’institution. En outre, il a confié que les cotisations ont débuté depuis fin novembre 2025 et rassuré que les assujettis pourront bénéficier des prestations de soins à partir du 1er février 2026. Par ailleurs, il a indiqué que des conventions ont déjà été signées avec l’ensemble des structures publiques de santé et des concertations sont en cours avec les structures privées de soins.
Le panier de soins détaillé
Les journalistes ont été invités à travailler pour l’ancrage du RAMU au sein de la population burkinabè.
En rappel, l’assurance maladie universelle est un dispositif qui permet d’assurer un individu face à des risques financiers de soins, en cas de maladie ou de maternité. Elle est obligatoire au Burkina Faso et couvre 70% des frais liés aux soins au profit des assujettis. Tous les citoyens résidant au Burkina peuvent bénéficier des prestations de l’assurance maladie universelle. Le panier de soins prend en compte les actes de médecine générale et de spécialités médicales et chirurgicales, les actes infirmiers, les soins relatifs au suivi de la grossesse, à l’accouchement et aux suites de couches, les actes et les soins relatifs à l’hospitalisation et aux interventions chirurgicales, les soins bucco-dentaires d’urgence, les examens de biologie médicale, les actes de radiologie et d’imagerie médicale.
A cela s’ajoutent les explorations fonctionnelles, les produits de santé en ambulatoire et en hospitalisation, les actes de rééducation fonctionnelle et de kinésithérapie, le transport médicalisé des malades vers les établissements de santé et les actes de consultation de médecine traditionnelle agréée. Sont exclus du panier de soins la lunetterie, les vaccins des voyageurs, les interventions de chirurgie plastique et esthétique, à l’exception des actes de chirurgie réparatrice et d’orthopédie maxillo-faciale médicalement requis et les examens complémentaires réalisés en dehors du territoire national.
En ce qui concerne les modalités de cotisation, les travailleurs cotisent pour 5% de leur salaire à raison de 2,5 % supporté par le travailleur et autant pour l’employeur. Pour les personnes bénéficiaires de pensions et les bénéficiaires de rentes, la cotisation concerne 2% de la pension ou de la rente. Pour les travailleurs indépendants du secteur formel, c’est un forfait mensuel de 15 000 F CFA. Pour les travailleurs indépendants de l’économie informelle et les personnes indigentes, le forfait est de 4 000 F CFA. Il faut noter qu’il faut cotiser pendant trois mois avant d’avoir accès aux prestations du RAMU.
Pour bénéficier des soins, l’assuré doit se rendre dans un centre de santé conventionné et payer le ticket modérateur. L’assurance maladie universelle étant obligatoire, les assurés qui sont organisés en mutuelles sociales pour s’assurer une couverture médicale à titre volontaire, doivent être obligatoirement affiliés et immatriculés au régime d’assurance maladie universelle. Ils peuvent toutefois transformer leur couverture médicale en couverture complémentaire.
En dépit d’un contexte mondial des échanges économiques et commerciaux marqué par les tarifs douaniers, l’économie chinoise s’est distinguée par sa résilience en affichant au compteur un taux de croissance de 5% en 2025. Selon les statistiques du Bureau d’État des statistiques publiées le 19 janvier, le PIB de la Chine a atteint 140 187,9 milliards de yuans en 2025. La Chine maintient depuis trois années consécutives un taux de croissance stable, signe de la résistance de son économie aux chocs extérieurs. Au cœur de cette performance, l’on peut citer l’optimisation et la modernisation continues de la structure économique et des transformations structurelles perceptibles dans divers sous-secteurs du domaine industriel.
La résilience de l’économie chinoise tient, entre autres, au fait de la forte compétitivité internationale de ses produits combinée à la diversification des marchés d’exportation et à la modernisation structurelle des produits. Toute chose qui a permis de maintenir une croissance élevée des exportations malgré le spectre des tarifs douaniers. De même, une certaine coordination de politiques de stabilisation de la croissance a été savamment implémentée avec des résultats à la clé. Les mesures incitatives de la consommation ont aussi contribué à accentuer la demande intérieure.
Le maintien de la croissance chinoise dans un climat d’incertitudes est à mettre également au compte d’un commerce extérieur dynamique. Face aux turbulences externes, des mesures ont été prises pour aider les entreprises à stabiliser leurs commandes, à élargir leurs marchés et à cultiver un nouvel élan pour le commerce extérieur. En conséquence, le commerce extérieur chinois a pu se stabiliser en termes d’échelle et de croissance, et optimiser sa structure d’exportation. Selon des chiffres officiels, les exportations chinoises de produits de haute technologie en 2025 ont atteint 5 250 milliards de yuans, soit une augmentation de 13,2 % par rapport à l’année précédente, contribuant à hauteur de 2,4 points de pourcentage à la croissance globale des exportations. Par exemple, les données officielles indiquent que la production et les ventes automobiles chinoises ont toutes deux dépassé les 34 millions d’unités, établissant un nouveau record historique et maintenant la première place mondiale pour la 17e année consécutive.
L’innovation chinoise en matière d’exportation a, selon l’administration douanière, gagné en substance, son développement vert est devenu plus prononcé et son développement gagnant-gagnant s’est affirmé davantage. Les « produits chinois de qualité » ont acquis une grande popularité à l’échelle mondiale, jouant un rôle essentiel dans la préservation de la stabilité des chaînes de production et d’approvisionnement mondiales, tout en apportant une certitude et en créant de nouvelles opportunités pour le développement économique et commercial mondial.
L’année dernière, en plus de l’optimisation structurelle, la diversification des marchés d’exportation a été une autre caractéristique déterminante de l’évolution du commerce extérieur. Les données indiquent qu’en 2025, parmi les 249 pays et régions ayant des échanges commerciaux avec la Chine, 190 avaient enregistré une croissance de leurs importations et exportations avec la Chine.
Quant aux importations chinoises, leur volume a été estimé à un montant record de 18 480 milliards de yuans. Les dernières données internationales établissent qu’au cours des trois premiers trimestres de 2025, la Chine est devenue la principale destination des exportations de 79 pays et régions, soit trois de plus qu’en 2024. Dans ce registre, les échanges commerciaux avec les États-Unis et l’Union européenne ont été remarquables. Les données ont révélé qu’en 2025, les importations et les exportations de la Chine avec les États-Unis ont atteint 4 010 milliards de yuans, soit 8,8 % de la valeur totale des importations et des exportations chinoises. Les échanges commerciaux avec l’UE se sont élevés à 5 930 milliards de yuans, soit une augmentation de 6 % et une contribution de 0,8 point de pourcentage à la croissance globale des importations et des exportations de la Chine.
Atelier et marché du monde, la Chine, au regard de ses performances de croissance dans un contexte mondial instable, s’impose lentement et sûrement comme une locomotive fiable de l’économie mondiale. D’après le constat de Zhang Monan, chercheur au Centre chinois pour les échanges économiques internationaux, la Chine est dans une dynamique rassurante pour maintenir une croissance stable au regard des facteurs spécifiques. Le pays dispose de l’écosystème industriel le plus abouti au monde. L’on assiste à l’émergence continue d’une dynamique d’innovation marquée par la croissance explosive actuelle de l’IA. L’autre atout est que la Chine dispose du plus grand vivier d’ingénieurs au monde, en particulier des talents dans le domaine de l’innovation scientifique et technologique.
En un mot, la Chine a fait le choix de promouvoir un développement structuré avec en toile de fond la modernisation et l’innovation technologique, militant pour une coopération gagnant-gagnant en diversifiant ses partenariats avec le reste du monde. Pendant que d’autres croient encore à l’illusion du protectionnisme et de l’isolationnisme, la Chine opte sans cesse pour l’ouverture. Voilà en quoi réside le secret d’une croissance continue et stable.
Sur les pelouses du Burkina Faso, la passion du football se paie parfois au prix de graves blessures, dont les conséquences dépassent largement le cadre sportif. Si certains joueurs bénéficient aujourd’hui d’une prise en charge grâce aux assurances récemment mises en place, plusieurs autres continuent de payer cher, l’absence ou l’insuffisance de couverture médicale. Les témoignages convergent vers un même constat : même si la Fédération burkinabè de football (FBF) fait des efforts pour étendre la couverture assurantielle, ils restent toutefois insuffisants au regard des réalités du terrain. Constat !
Au 1er tour préliminaire du match aller de la coupe de la Confédération africaine de football (CAF) opposant l’Union sportive des forces armées (USFA) du Burkina Faso à l’Association sportive Gbohloe-SU du Togo, le vendredi 19 septembre 2025 à Ouagadougou, l’arbitre de la rencontre arrête momentanément le match à la 40e minute. L’attaquant de l’équipe de l’USFA, Abdoul Karim Baguian, a reçu un choc, suite au contact avec le gardien de but togolais. Les soignants le font sortir de l’aire de jeu sur une civière pour des premiers soins, sous les ovations du public pour lui témoigner son encouragement. Il a eu une fracture (au tiers distal) de la jambe gauche. L’attaquant ne peut donc pas poursuivre la rencontre. Fort heureusement pour lui, l’équipe de l’USFA a contracté une assurance. Ainsi, le joueur va bénéficier d’une prise en charge totale par la compagnie d’assurance à la grande satisfaction de ses coéquipiers.
L’ancien attaquant de l’ASFB, Ibrahim Sidibé, victime d’une commotion cérébrale en 2016, témoigne des conséquences de l’absence d’assurance dans le football burkinabè.
A la différence de Abdoul Karim Baguian, ils sont nombreux ces joueurs du championnat national du Burkina Faso qui n’ont pas bénéficié de ce type de prise en charge les années antérieures suite à des blessures sur le terrain. Ibrahim Sidibé, ancien attaquant de l’Association sportive des fonctionnaires de Bobo-Dioulasso (ASFB) incarne tristement cette réalité. En 2016, lors d’un match de Première division (D1) contre l’Union sportive de Ouagadougou (USO), il a subi une commotion cérébrale (ndlr, lésion cérébrale légère causée par un choc qui fait bouger brusquement le cerveau dans le crâne, perturbant temporairement son fonctionnement) suite à un choc violent.
La scène fut dramatique : inconscient, Ibrahim fut pris en charge par les soigneurs sur le terrain avant d’être transporté d’urgence à l’hôpital Souro-Sanou. Plongé dans le coma pendant 24 jours, il fut ensuite évacué à Ouagadougou, puis en Tunisie grâce à la générosité de l’ancien manager de l’équipe SALITAS FC, Boureima Maïga. « A mon retour, tous mes médicaments ont été confisqués à l’aéroport sous prétexte que je venais les revendre », déplore-t-il. Ibrahim Sidibé n’a jamais bénéficié d’une assurance pour couvrir ses frais médicaux. Son ancien club (ASFB) a pris en charge ses dépenses jusqu’à la résiliation de son contrat en 2018. Aujourd’hui, M. Sidibé vit avec les séquelles de sa blessure et espère recouvrer la santé pour mener une autre activité professionnelle.
Des carrières détruites pour faute d’assurance
Le cas de Ibrahim Sidibé met en lumière les insuffisances du système de couverture des blessures dans le football burkinabè. Au cours de la saison 2022-2023, le gardien de but du club de Deuxième division (D2), Bouloumpoukou sport (BPS) de Koudougou, Harouna Balboné a également vécu l’amère expérience d’une grave blessure sur le terrain, une double fracture qui l’a tenu éloigné des terrains pour le reste de la saison. Il estime que si l’assurance l’avait pris en charge en lieu et place de son club, il allait rechausser les crampons pour fouler une pelouse de football.
Dans sa politique d’assurer les principaux acteurs du football burkinabè, la Fédération burkinabè de football (FBF) a contracté une assurance pour les clubs de D1 et D2 du championnat national au titre de la saison 2025-2026. Selon le secrétaire général de la FBF, Boureima Balima, pour cette saison, 16 clubs de la D1 et 24 clubs de la D2 sont assurés par la Fédération. « Il s’agit de 30 joueurs et des 5 membres du staff par équipe », précise-
Quelques jours après sa prise en charge par l’assurance, Abdoul Karim Baguian (milieu), reçoit la visite d’une délégation de la Fédération conduite par son président, Oumarou Sawadogo
t-il. En plus des clubs, il y a, ajoute M. Balima, les différentes catégories (les équipes A, A’, U15, U17, U20 et U23 des équipes nationales de football (hommes et dames) qui sont également assurées.
C’est le cas avec le milieu de terrain des Etalons U17, Obécé Ulrich Traoré. Victime d’une fracture au bras droit lors d’un match amical, il a été pris en charge par la compagnie d’assurance. « J’espère revenir le plutôt possible pour porter fièrement le maillot et défendre les couleurs du Burkina Faso », déclare le joueur. Selon Boureima Balima, la mise en œuvre de l’assurance des joueurs est récente à la FBF. « A notre arrivée, nous avons constaté que l’assurance des joueurs n’avait pas été prise en compte l’année dernière. Nous avons estimé qu’il était impératif de la réactiver, car elle est essentielle pour protéger l’avenir des joueurs », estime-t-il.
Des droits méconnus, des tarifs « dérisoires »
Le secrétaire général de la Ligue de football des Hauts-Bassins, Drissa Traoré, confirme que de nombreux clubs méconnaissent encore leurs droits ainsi que les procédures à suivre pour obtenir un remboursement auprès des compagnies d’assurance. « La Fédération doit garantir une prise en charge complète, claire et surtout transparente », plaide-t-il, pointant du doigt un déficit d’information et d’accompagnement des clubs.
L’entraîneur de l’équipe nationale féminine et du club Etincelle, Pascal Sawadogo, révèle que certaines équipes négocient des polices d’assurance à des tarifs dérisoires, parfois autour de 1 000 F CFA par joueur, bien en dessous du coût réel des soins médicaux. « Pour une prise en charge adéquate, il faudrait au minimum entre 200 000 et 300 000 F CFA par équipe. Mais certaines formations préfèrent souscrire à des assurances minimales, ce qui réduit considérablement la couverture en cas de blessure », déplore-t-il. Selon lui, cette pratique expose les joueurs et compromet leur avenir sportif.
Le président de BPS, Boubacar Béréhoundougou, abonde dans le même sens et appelle à une réforme systémique du dispositif. Il insiste notamment sur la nécessité de former les dirigeants de clubs aux procédures d’assurance. « La Fédération doit davantage les impliquer, surtout dans les évacuations sanitaires des joueurs blessés à l’étranger, car les assurances locales ne couvrent généralement pas les soins hors du pays », souligne-t-il.
Pour le formateur à l’Institut de formation des footballeurs africains (IFFA) basé à Matourkou à Bobo-Dioulasso, Daouda Sanou dit Famozo, la question de l’assurance doit concerner tous les clubs, quelle que soit leur catégorie.
Le secrétaire général de la FBF, Boureima Balima : « a notre arrivée, nous avons constaté que l’assurance des joueurs n’avait pas été prise en compte l’année dernière ».
Il estime également que les ligues régionales et les districts ne jouent pas pleinement leur rôle, notamment en ce qui concerne la Division 3, qu’il considère comme une véritable division régionale. « Les catégories de jeunes et la D3 relèvent des ligues régionales et des districts. Ce sont eux qui doivent veiller à la protection des joueurs et mettre en place des mécanismes adaptés », explique-t-il. Il ajoute qu’il ne faudrait pas attendre le début des compétitions pour assurer les joueurs. « L’assurance peut être partagée entre les clubs et les parents. Quand le joueur est au club, le club assume la responsabilité.
Lorsqu’il rentre chez lui, la responsabilité peut être partagée avec la famille. Cela suppose une bonne communication et une répartition claire des charges », propose-t-il. Daouda Sanou interpelle ainsi les ligues afin qu’elles assument pleinement leurs responsabilités, estimant que les manquements actuels compromettent l’avenir de nombreux jeunes footballeurs. Il appelle également la fédération et l’Etat, à travers les régions, à renforcer la formation, la sensibilisation et la vigilance autour de la question de l’assurance, afin de mieux protéger les enfants et les jeunes, véritables piliers de l’avenir du football et du pays.
Sécuriser les carrières sportives
Pour les compagnies d’assurance, la couverture des joueurs ne constitue pas une simple formalité administrative, mais un véritable mécanisme de sécurisation des carrières sportives. Le chef d’agence de Raynal Assurances au quartier Tanghin de Ouagadougou, François Djiguemdé, souligne que l’assurance des joueurs présente plusieurs avantages déterminants, tant pour les athlètes que pour les clubs. « L’assurance permet d’assurer une prise en charge rapide et efficace des soins médicaux en cas de blessure, ce qui réduit considérablement les délais de traitement et limite les complications », explique-t-il.
Elle couvre notamment les frais d’hospitalisation, de médicaments, d’imagerie médicale, de chirurgie et, selon les contrats, la rééducation fonctionnelle. Au-delà de l’aspect médical, l’assurance protège également les clubs contre des charges financières imprévues. « Lorsqu’un joueur se blesse gravement sans assurance, le club se retrouve souvent seul face
Le milieu de terrain des Etalons U17, Obécé Ulrich Traoré, a été pris en charge par l’assurance après une fracture au bras droit, lors d’un match amical.
aux coûts, ce qui peut déséquilibrer son fonctionnement, voire entraîner des conflits avec le joueur », précise François Djiguemdé. A l’inverse, une police d’assurance bien négociée permet de sécuriser les relations entre clubs et joueurs, en clarifiant les responsabilités de chaque partie. Selon le responsable de Raynal Assurances, l’assurance contribue aussi à la stabilité psychologique des joueurs.
« Un joueur assuré évolue avec plus de sérénité, car il sait qu’en cas d’accident, il ne sera pas abandonné à son sort », affirme-t-il. Cette tranquillité d’esprit favorise de meilleures performances sportives et une implication plus durable dans les clubs. Il insiste toutefois sur un point essentiel : la qualité de la couverture dépend du niveau de cotisation. « Les assurances à très bas coût offrent des garanties limitées. Pour une réelle protection, il faut des contrats adaptés aux risques du football », avertit-il. François Djiguemdé appelle à une meilleure sensibilisation des dirigeants sportifs sur les types de contrats existants et leurs implications. Selon lui, une collaboration étroite entre fédération, ligues, clubs et assureurs permettrait de bâtir un système d’assurance crédible, équitable et durable, à la hauteur des risques encourus par les footballeurs burkinabè.
Noufou NEBIE
La nécessaire collaboration
La situation des joueurs blessés sur le terrain met en évidence des défaillances dans la gestion globale du système d’assurance des joueurs de football au Burkina Faso. Si la Fédération burkinabè de football fait des efforts pour étendre la couverture assurantielle, ils restent toutefois insuffisants au regard des réalités du terrain. L’absence de mécanismes de contrôle rigoureux, le manque de suivi des dossiers de sinistre et la faible communication autour des droits des clubs et des joueurs fragilisent l’efficacité du dispositif existant. Or, l’enjeu dépasse largement la simple question administrative. Il s’agit avant tout de la sécurité physique des joueurs et de la préservation de leurs carrières, souvent mises en péril par des blessures graves mal prises en charge. Sans une assurance fonctionnelle et accessible, certains athlètes se retrouvent contraints d’abandonner prématurément le football, faute de moyens pour se soigner correctement. Face à ces constats, l’urgence de mesures correctives s’impose. La Fédération est appelée à renforcer la formation des ligues et des clubs, à clarifier les procédures de prise en charge et à veiller à l’application effective des contrats d’assurance. De leur côté, les clubs doivent assumer pleinement leurs responsabilités en souscrivant à des polices adaptées et en défendant les droits de leurs joueurs. En fin de compte, seule une collaboration étroite entre la fédération, les ligues, les clubs et les compagnies d’assurance permettra de transformer l’assurance des joueurs en un véritable outil de protection. A défaut, elle risque de demeurer une simple formalité administrative, loin de répondre aux attentes de ceux qui, chaque week-end, mettent leur corps et leur avenir en jeu sur les terrains de football du pays.
N.N
Quid des athlètes de l’ombre ?
Aujourd’hui, seuls les athlètes évoluant dans les équipes nationales bénéficient généralement d’une forme de prise en charge, souvent temporaire, liée à leur statut ou à des compétitions officielles. Pour les autres, en particulier ceux des clubs, des académies ou des compétitions locales, il n’existe quasiment aucune protection. En cas de blessure, d’accident ou d’invalidité, ils sont livrés à eux-mêmes. Cette réalité est d’autant plus inquiétante qu’elle concerne la majorité des pratiquants, ceux qui alimentent justement les équipes nationales. Plusieurs pistes de solutions s’offrent aux instances sportives. Elles peuvent négocier des conventions collectives avec des compagnies d’assurance, mutualiser les coûts à travers les ligues régionales ou exiger que l’obtention d’une licence sportive soit conditionnée à une couverture minimale. Des partenariats public-privé pourraient aussi être explorés pour subventionner partiellement ces assurances. Par ailleurs, les pouvoirs publics, à travers le ministère en charge des sports, doivent aussi jouer leur rôle d’impulsion et de régulation. En inscrivant dans les textes, l’obligation de prise en charge sanitaire des compétiteurs, l’Etat poserait les bases d’un sport plus humain, plus équitable. Au moment où le Burkina Faso aspire à structurer davantage son mouvement sportif, il est urgent de corriger cette donne. Un athlète blessé sans prise en charge, c’est un rêve brisé, un avenir compromis, un investissement gaspillé. Protéger les sportifs, c’est investir dans l’avenir. Dans des disciplines aussi exigeantes que l’athlétisme, le handball, le basketball ou encore la lutte, les risques physiques sont omniprésents. L’absence d’une assurance adéquate expose les sportifs à des situations de grande vulnérabilité. La responsabilité de cette situation incombe en grande partie aux fédérations sportives et aux dirigeants des clubs. Dans beaucoup de cas, l’assurance des athlètes n’est ni exigée ni prévue dans les budgets de structures aussi essentielles à la formation et à la promotion.
Le procureur du Faso près le Tribunal de grande instance de Ouaga II, Lafama Prosper Thiombiano, a animé, lundi 19 janvier 2026, à Ouagadougou, une conférence de presse, en collaboration avec la police nationale pour donner plus d’explication sur l’assassinat de l’ancienne ministre Viviane Yolande Compaoré/Ouédraogo.
L’ex-députée Viviane Yolande Compaoré a été assassinée par un jeune homme de 26 ans, membre de sa famille élargie, qui lui reprochait d’être à la base de son licenciement en tant qu’apprenti-chauffeur ainsi que d’une longue liste de calomnies étalées sur plusieurs années. C’est l’information principale émanant de la conférence de presse animée par le procureur du Faso près le Tribunal de grande instance (TGI) de Ouaga II, Lafama Prosper Thiombiano, lundi 19 janvier 2026, à Ouagadougou, pour donner de plus amples informations sur cet assassinat odieux.
Cette conférence fait suite à l’appel à témoin lancé par ce Tribunal, après l’assassinat le 10 janvier 2026, de Viviane Yolande Compaoré/Ouédraogo. Au cours de la conférence de presse, Lafama Prosper Thiombiano, a fait savoir que les investigations ont mobilisé toutes les forces de la police judiciaire. Elles ont permis, a-t-il souligné, d’identifier et de localiser le suspect du nom de Bougouma Wendpanga Yanick, âgé de 26 ans, à la gare STAF de Gounghin, où il a été interpellé le 13 janvier 2026 par la Brigade de recherche du commissariat de police de l’arrondissement 12.
Au cours de son interrogatoire, a expliqué le procureur, le mis en cause a avoué son crime. Selon les déclarations du criminel, il s’est introduit au domicile de la victime le 10 janvier dernier, attendant le départ de la fille de ménage avant de passer à l’attaque. Il aurait d’abord poignardé Viviane Compaoré, avant de se cacher, puis de revenir pour l’égorger, s’assurant ainsi de sa mort.
S’agissant du mobile, selon le procureur, le présumé assassin a évoqué un profond ressentiment à l’égard de la victime, qu’il accuse d’être à l’origine de son licenciement au sein de la société STAF, ainsi que de multiples accusations et humiliations qu’il dit avoir subies au fil des années de la part de la victime. Le suspect, qui fait partie de la famille élargie de la défunte, a justifié son acte par une profonde rancœur, affirmant que l’ancienne ministre était responsable de ses échecs personnels et des accusations de vol à son encontre. L
e Procureur du Faso a précisé que l’ensemble de ces éléments fait actuellement l’objet d’analyses approfondies dans le strict respect des règles de procédure pénale. Par ailleurs, lors de son arrestation, plusieurs objets volés appartenant à la victime, notamment, des téléphones et une tablette, ont été retrouvés en sa possession. Bougouma Wendpanga Yanick a été placé sous mandat de dépôt et sera présenté à la justice pour la suite de la procédure.
Le Président du Faso, chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré, a reçu ce lundi 19 janvier 2026, en audience, le Président de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), Abdoulaye Diop.
Le président de la Commission a dressé un bilan positif de la vie de l’UEMOA au président du Faso. « Les agrégats macroéconomiques se comportent bien dans l’ensemble. Il y a une dynamique économique qui est établie. Il y a une résilience économique aussi qui est affichée », souligne-t-il. Selon le président de la Commission de l’UEMOA, le Burkina Faso se distingue particulièrement par ses performances dans la croissance économique, la maîtrise de l’inflation, la gestion de la dette, l’équilibre des comptes extérieurs et la consolidation du solde budgétaire. M. Diop a loué la forte capacité de mobilisation des ressources publiques, ces deux dernières années par le pays des Hommes intègres.
« C’est une expérience que nous avons notée et qui doit être partagée. Cette capacité à mobiliser des ressources qui permettent de consolider les comptes publics et de donner plus d’espace budgétaire pour faire face aux besoins des populations et aux différents engagements », soutient-il. Parmi les bonnes pratiques évoquées et mises en exergue, figurent les Initiatives présidentielles que M. Diop trouve alignées sur le plan stratégique Impact 2030 de l’UEMOA. Cette audience a été également une occasion pour M. Diop d’exprimer la solidarité de l’Union, face à la situation sécuritaire dans l’espace communautaire et de saluer les efforts du gouvernement et du peuple burkinabè pour sortir victorieux.
Direction de la communication de la Présidence du Faso
Le président de la délégation spéciale de la commune de Ouagadougou, Maurice Konaté, a convié les acteurs du monde des médias à un dîner de presse, le vendredi 16 janvier 2026, à Ouagadougou. Cette action vise à saluer les efforts des Hommes de médias et envisager de nouvelles perspectives.
La municipalité de Ouagadougou veut faire de la communication, un de ses leviers pour le développement socio-économique de la commune et le renforcement de la cohésion sociale et de la promotion civique. Pour ce faire, la délégation spéciale a décidé de faire des hommes de médias, un allié stratégique. Pour rendre vivace cette collaboration, dans la soirée du vendredi 16 janvier 2026, à l’hôtel de ville de Ouagadougou, elle a initié un dîner d’échanges avec les journalistes et représentants de médias.
Le Président de la délégation spéciale (PDS) de la commune de Ouagadougou, Maurice Konaté, a insisté sur le rôle fondamental de la presse dans la gouvernance locale. « Votre présence atteste de manière éloquente de la place essentielle, stratégique et irremplaçable qu’occupe la presse dans la vie sociale et institutionnelle de notre cité », a-t-il affirmé. Le PDS a reconnu la contribution des médias à la visibilité de l’action municipale, mais aussi à l’amélioration de la gouvernance. « Les médias ont su mettre en lumière les défis, les attentes et parfois les critiques constructives, indispensables », a-t-il précisé. M. Konaté a aussi salué le professionnalisme des journalistes dans un contexte jugé exigeant. Il a réaffirmé la volonté de la commune de consolider ses partenariats avec les médias.
Une initiative saluée
Ce dîner de presse vient réaffirmer la volonté de la municipalité à bâtir un partenariat stratégique, sincère et durable avec les médias.
« La commune de Ouagadougou apprécie à sa juste valeur les partenariats noués avec les médias et entend les renforcer davantage. Elle appelle les journalistes à continuer d’informer avec justesse et à formuler des critiques constructives », a-t-il souhaité. La Directrice de la communication et des relations publiques (DCRP) de la commune de Ouagadougou, Fatou Shula Gnanou, a dressé un bilan chiffré de la collaboration avec les médias burkinabè, au cours de l’année 2025. Elle a révélé que ce sont 113 reportages audiovisuels, 138 articles dans la presse écrite et 122 publications en ligne qui ont été réalisés grâce à la collaboration avec les médias partenaires.
Ces chiffres, a-t-elle signifié, traduisent un engagement constant des journalistes aux côtés de la commune. Sur le plan numérique, la directrice de la communication a mis en avant la progression des plateformes digitales de la mairie, notamment, la page Facebook officielle qui totalise aujourd’hui 85 840 abonnés. Elle a également ajouté que les plateformes YouTube et TikTok ont été renforcées par la production régulière de contenus vidéo.
Le représentant des patrons de presse, Dabadi Zoumbara, a salué l’initiative de la municipalité. « Ce dîner de presse servira à renforcer les liens de collaboration, mais aussi à mieux exprimer nos attentes et nos perspectives », a-t-il déclaré. Selon lui, ce partenariat, engagé depuis plusieurs années, mérite d’être consolidé au bénéfice des populations. « Toutes les actions que nous menons sont destinées aux citoyens. Nous remercions la commune pour cette marque de considération », a-t-il ajouté.
L’ambassadeur de la République populaire de Chine au Burkina a dressé un bilan satisfaisant de la coopération sino-burkinabè en 2025, lors d’une conférence de presse, le jeudi 15 janvier 2026 à Ouagadougou.
2025 a été une année extraordinaire pour la Chine. C’est ce qu’a indiqué l’ambassadeur de la République populaire de Chine au Burkina Deyong Zhao, lors d’une conférence de presse, le jeudi 15 janvier 2025, à Ouagadougou. De ce qu’il a dit, en 2025, la croissance économique de la Chine devrait atteindre environ 5% avec un taux de contribution à la croissance économique mondiale de 30 %.
A l’entendre, des réalisations exceptionnelles ont été accomplies dans des domaines innovants tels que l’exploration de l’espace lointain, l’énergie de fusion nucléaire, l’informatique quantique et l’intelligence artificielle, portant ainsi davantage de certitude dans la croissance économique mondiale.
Dans la même dynamique, la coopération sino-burkinabè n’a également cessé de s’approfondir et de s’étendre tout au long de l’année écoulée.
Sur le plan des échanges de haut niveau, l’ambassadeur de la République populaire de Chine au Burkina a noté que les chefs d’Etat des deux pays, qui attachent une grande importance au développement des relations bilatérales ont maintenu une correspondance étroite en échangeant des lettres de félicitations lors des fêtes importantes telles que la Fête nationale.
Selon l’ambassadeur de la République populaire de Chine au Burkina, Deyong Zhao, l’année 2025 a été exceptionnelle pour son pays.
Dans le domaine de la santé, le Centre hospitalier universitaire (CHU) de Pala financé par la Chine a été officiellement achevé et remis, s’est réjoui le diplomate chinois. Dans la même veine, il a confié que les projets de rénovation du CHU de Tengandogo et du Centre hospitalier régional (CHR) de Koudougou progressent à pas assurés et le mécanisme de coopération entre les hôpitaux jumelés sino-burkinabè fonctionne sans heurts.
Le commerce constitue également l’un des domaines importants de la coopération sino-burkinabè. Sur ce point, la Chine a appliqué la politique de tarif douanier zéro sur 100 % des produits taxables pour tous les pays africains ayant des relations diplomatiques y compris le Burkina Faso.
Toute chose qui a permis d’augmenter le flux commercial entre les deux pays. « Le volume total des échanges bilatéraux de janvier à novembre 2025 a atteint 970 millions de dollars (plus de 547 milliards 484 millions FCFA), soit une augmentation de près de 51% en glissement annuel et devrait franchir la barre d’un milliard de dollars pour l’ensemble de l’année », a fait savoir Deyong Zhao.
S’unir davantage
Sur le plan agricole, a mentionné l’ambassadeur, la Chine, en plus des deux missions techniques envoyées au Burkina Faso, a fourni 5 millions de dollars de fonds soit plus de 2, 822 milliards FCFA et plus de 1 800 tonnes de don alimentaire, pour soutenir la mise en œuvre de l’Initiative présidentielle pour la production agricole et l’autosuffisance alimentaire.
Les échanges humains entre la Chine et le Burkina se sont également développés au cours de l’année 2025. « Plus de 8 000 visas chinois ont été délivrés à des citoyens burkinabè pour des affaires ou des études en Chine et plus de 800 professionnels burkinabè se sont rendus en Chine pour des séminaires et formations », a noté le diplomate chinois.
Dans le domaine de la coopération multilatérale, la Chine et le Burkina Faso se soutiennent mutuellement dans les élections au sein des organisations internationales.
L’inauguration du CHU de Pala financé par la Chine a été l’un des actes forts de la coopération sino-burkinabè en 2025.
Deyong Zhao s’est réjoui que le Burkina Faso ait activement rejoint la coopération dans le cadre de l’Initiative « la Ceinture et la Route » et le « Groupe des Amis de la gouvernance mondiale », faisant entendre la voix unifiée du Sud global et promouvant la construction d’un système de gouvernance mondiale plus juste et plus raisonnable.
Bien que le bilan de l’année 2025 soit satisfaisant, le porte-parole de la Chine au Burkina a souligné que des nuages sombres de la mentalité de guerre froide, de l’hégémonisme, de l’unilatéralisme et du protectionnisme existent encore et la situation mondiale reste entremêlée de chaos. Il a fait cas notamment de la récente « agression » dont a été victime le Venezuela.
Pour lui, cet acte hégémonique viole gravement le droit international et les principes fondamentaux des relations internationales et piétine les buts et principes de la Charte des Nations unies. Il est donc nécessaire, de son point de vue, que les pays du Sud global, y compris la Chine et le Burkina Faso, s’unissent pour s’opposer résolument aux actes d’hégémonie, de domination et d’intimidation et pour défendre l’équité et la justice internationales.
Le Centre de Développement Chorégraphique-La Termitière (CDC La Termitière) a présenté, le samedi 17 janvier 2026 à Ouagadougou, le projet Ballet Dounia – La Termitière, lors d’une conférence de presse organisée par la structure.
Porté par le CDC-La Termitière, le projet a été retenu dans le cadre de l’appel à projets du Fonds de développement culturel et touristique (FDCT) et bénéficie également de l’accompagnement d’autres partenaires, dont la Coopération suisse. Il vise la création d’un ballet junior burkinabè destiné à faciliter l’insertion professionnelle des jeunes danseurs formés. Ce ballet a été présenté aux hommes des médias, le samedi 17 janvier 2026, à Ouagadougou.« Le Ballet Dounia est un projet que le CDC a imaginé depuis un bout de temps déjà et qui va enfin se concrétiser grâce à l’appel à projets lancé par le FDCT », a déclaré Marguerite Sou, présidente du CDC La Termitière. Elle a précisé que ce ballet sera composé principalement de jeunes danseurs issus des différentes promotions de Ye leen don, la formation que le centre organise depuis plusieurs années, tout en restant ouvert à des talents venus d’autres horizons.
« Les participants à ce ballet peuvent venir de nos formations, mais aussi d’autres formations. L’idée est de combler un vide », a-t-elle expliqué.
Marguerite Sou, présidente du CDC La Termitière : « Il manquait un outil pour permettre aux jeunes danseurs d’aller au contact du terrain, d’où l’instauration du ballet ».
Selon elle, ce projet répond à un manque identifié depuis plusieurs années. « Le CDC fait la formation, la création et la diffusion, mais il manquait cet outil pour permettre à ces jeunes que nous formons ici de mettre le pied dans le plat, en tout cas de leur permettre, dès la sortie de leur formation, d’aller au contact du terrain », a-t-elle insisté. Elle a ajouté que le Ballet Dounia offrira aux jeunes danseurs un cadre professionnel leur permettant d’intégrer progressivement le monde du travail artistique. Marguerite Sou a également souligné la vocation itinérante du projet. « Dès que le ballet verra le jour, il va tourner un peu au Burkina Faso, mais il sera aussi disponible partout où le besoin se fera sentir, pour répondre aux besoins de la culture, de la danse et de la création », a-t-elle indiqué. Kafando Idrissa, assistant chorégraphe, a expliqué que le Ballet Dounia reposera sur deux axes principaux. « Il y aura deux contenus, parce qu’il y aura deux axes. Il y aura d’abord la transmission, qui va se faire autour d’une des pièces chorégraphiques de M. Salia Sanou », a-t-il précisé.Le second axe, selon lui, sera consacré à la création. « Le deuxième volet sera la création d’un ballet, sous forme de comédie musicale, qui va essayer de mettre en question tout ce que nous vivons, pour sensibiliser et aussi essayer de donner des réponses », a-t-il dit. Il a insisté sur la dimension thématique de la chorégraphie et que celle-ci s’inscrira pleinement dans les préoccupations sociales actuelles.
«La chorégraphie sera sur différentes thématiques. Il y aura un directeur artistique et tout un travail de recherche pour trouver toutes les phases », a-t-il affirmé.
2. Idrissa Kafando, assistant chorégraphe : « L’objectif est de donner de la visibilité aux danseurs que nous formons ».
M.Kafando a par ailleurs détaillé le processus de création, qui comprendra une phase de recherche et une phase de création, avant l’aboutissement à un spectacle prévu pour le mois d’avril 2026. « L’objectif, c’est de toujours trouver une continuité. C’est comment donner de la visibilité à ces danseurs que nous formons et toujours essayer de promouvoir notre culture burkinabè », a-t-il conclu.D’une durée de huit mois, de décembre 2025 à juillet 2026, le projet concernera douze jeunes danseurs dont 50 % de femmes, ainsi que des techniciens associés. Les activités se dérouleront à Ouagadougou, Bobo-Dioulasso, Ziniaré et dans des camps de personnes déplacées internes, pour un public estimé à environ 5 000 personnes.