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Lilbouré: 12 morts et 73 blessés dans deux accidents de circulation
Deux accidents de la circulation se sont produits dans l’après-midi du vendredi 16 janvier 2026, sur la Route nationale 3 (RN3), à hauteur de la localité de Lilbouré, dans la province du Sandbondtenga. Le bilan fait état de 12 personnes décédées et 73 blessées, selon les services compétents.
Le premier accident a impliqué un camion de type 10 tonnes. Le véhicule, en provenance de Dori, transportait des sacs de jujubes secs ainsi que des passagers. Il se serait renversé à la suite d’une collision avec un camion-citerne non identifié, lors d’une manœuvre de dépassement. L’accident a entraîné la perte de plusieurs passagers. Plus tard, presqu’au même endroit, un second accident est survenu impliquant un véhicule personnel , circulant dans le sens Dori-Kaya.
Le véhicule aurait été percuté successivement par deux camions non identifiés, également lors de manœuvres de dépassement, selon des témoignages recueillis sur place. Les deux accidents ont occasionné d’importants dégâts matériels. Le véhicule Nissan ainsi que le camion de 10 tonnes ont été fortement endommagés. Le bilan provisoire fait état de 85 victimes, dont 12 décès, 22 blessés graves et 51 blessés légers. Les blessés ont été évacués vers le Centre hospitalier régional (CHR) de Kaya pour leur prise en charge médicale. Les corps des personnes décédées ont été déposés à la morgue du même établissement. Les constats ont été effectués par le Commissariat de police départemental (CPD) de Pissila.
Les opérations de secours ont mobilisé les sapeurs-pompiers, les agents des Eaux et forêts de Noaka, le centre médical de Pissila, l’Unité médicale d’intervention (UMI) de Pissila ainsi que l’Escadron de sécurité routière et d’intervention (ESRI) de la Gendarmerie nationale, chargé de la sécurisation des lieux. Les interventions se sont déroulées en présence du Procureur du Faso près le Tribunal de grande instance de Kaya, assisté de ses adjoints, ainsi que des autorités administratives locales. Les autorités interpellent les usagers de la route au strict respect des règles de la circulation, surtout d’éviter les dépassements dangereux.
Agence d’information du Burkina
Trafic de carburant subventionné: deux camions-citernes saisis
La Coordination nationale de lutte contre la fraude (CNLF) vient de porter un nouveau coup dur à la criminalité économique. A l’issue d’un travail approfondi de renseignement et d’investigation, une opération menée le mardi 13 janvier 2026 a permis de démanteler un réseau organisé spécialisé dans le détournement de carburant subventionné, destiné à la consommation des ménages, au profit de sociétés minières.
Agissant dans le cadre de ses missions régaliennes de veille, de contrôle et de répression de la fraude, les équipes de la CNLF ont procédé à l’interception de deux camions-citernes transportant du gasoil. Le premier contenait 2 000 litres, tandis que le second était chargé de 20 000 litres de carburant. Ces saisies ont permis de révéler l’existence d’un mécanisme de fraude structuré et méthodiquement organisé. Le mode opératoire des mis en cause consistait à s’approvisionner en carburant à la pompe au prix subventionné de 675 francs CFA le litre, tarif strictement réservé à la consommation domestique, pour le revendre illicitement à des sociétés minières.
Une pratique économiquement préjudiciable et en totale violation de la réglementation en vigueur. En effet, conformément aux textes en application, le prix du carburant destiné aux sociétés minières est fixé à 1 195 francs CFA le litre. L’écart de prix ainsi exploité permettait aux fraudeurs de réaliser d’importantes marges illicites, au détriment de l’Etat et de l’ensemble des citoyens bénéficiaires de la subvention. Il s’agit d’un détournement caractérisé de la subvention de l’Etat, assimilable à une pratique de prix illicite.
Cette infraction est expressément sanctionnée par le décret n°2020-0532/PRES/PM/MCIA/MJ/MINEFID du 30 juin 2020 portant réglementation des prix des biens et services soumis à contrôle. L’article 38 dudit décret prévoit des sanctions allant d’une amende de 5 000 à 10 000 000 francs CFA, sans préjudice du reversement intégral des bénéfices indûment perçus. A travers cette opération, la CNLF réaffirme son professionnalisme, sa vigilance constante et sa détermination sans faille à défendre les intérêts économiques nationaux.
Ce coup de filet est le résultat d’un travail méthodique de surveillance, d’investigation et de coordination, démontrant la capacité de l’institution à anticiper et à neutraliser les stratégies de contournement des réseaux frauduleux. Au-delà de cette action, le coordonnateur national de la CNLF adresse un message clair et ferme : aucune manœuvre frauduleuse, aussi sophistiquée soit-elle, ne restera impunie. Dr Mohamadi Compaoré invite par ailleurs les citoyens à redoubler de vigilance et à collaborer activement avec les services compétents, en signalant toute pratique suspecte liée à la commercialisation des produits subventionnés.
DCRP/CNLF
CAN 2025: 2e sacre du Sénégal après un match fou
Le Sénégal a remporté hier 18 janvier, à Rabat, son deuxième titre de champion d’Afrique, en battant en prolongation le pays organisateur (1-0), le Maroc, au bout d’un match complètement fou. Son attaquant Sadio Mané a été désigné meilleur joueur de cette 35e édition de la CAN.
La finale de la CAN 2025, entre le Maroc et le Sénégal, ce 18 janvier au complexe Prince Moulaye-Abdellah de Rabat restera très longtemps gravée dans les mémoires. Le dénouement de cette 35e édition, qui faisait saliver les amoureux de football du continent et du monde, a failli partir en vrilles dans les arrêts de jeu du temps réglementaire, à cause de deux décisions de l’arbitre congolais Jean-Jacques Ndala Ngambo. Il refuse d’abord un but au Sénégal (90e +3) pour une faute et ensuite accorde un penalty au Maroc (90e +7) après consultation de la VAR.
Les Sénégalais protestent plus d’une quinzaine de minutes et leur sélectionneur, Pape Thiaw, entre temps, invite ses joueurs à regagner les vestiaires. Sadio Mané, resté sur la pelouse, n’est pas de cet avis et rentre dans les vestiaires pour ramener ses coéquipiers sur l’aire de jeu. Bien lui en a pris car la suite de la rencontre et des prolongations lui donneront raison. Car le tableau de la finale de cette 35e édition de la CAN promettait une rencontre alléchante, et ce fut le cas, au vu de la qualité des deux nations qui se sont affrontées dans un stade plein à craquer.
Le pays organisateur, le Maroc, est premier du continent et son concurrent, le Sénégal est second, selon le dernier classement FIFA. Les Lions de l’Atlas sont invaincus lors de leurs 35 derniers matchs toutes compétitions confondues à domicile (une série qui dure depuis 16 ans) et les fauves de la Teranga sont à leur 3e finale de CAN lors des quatre dernières éditions. Tous les ingrédients étaient donc réunis pour un choc explosif entre deux gros Lions d’Afrique. Le moins que l’on puisse dire est que la première période du match a été très rythmée et engagée entre les deux finalistes, mais avec un avantage pour les Lions de la Teranga.
En effet, Sadio Mané et ses coéquipiers, déjà amputés de leur capitaine lors de la demi-finale face à l’Egypte (pour une suspension de même que Habib Diallo) et à l’échauffement avant l’entame de la finale de Krépin Diatta, se sont procuré les meilleures occasions. D’abord Pape Gueye, sur un corner de la tête, bute sur Yassine Bounou (6e). Ensuite, le portier marocain réussit à enrayer la plus grosse occasion jusqu’ici du match sur à un arrêt spectaculaire du pied dans son face à face avec l’attaquant sénégalais Ilimane Ndiaye (39e). Le trio de l’entrejeu des Lions de la Teranga, Lamine Camara – Idrissa Gueye – Pape Gueye a été maitre du milieu de terrain grâce à leur gros abattage, avec comme homme de cette première manche, le gardien marocain.
Cependant, ses coéquipiers sont mieux revenus dans la rencontre, au sortir des vestiaires. Les fauves de Walid Regragui sont plus présents dans la surface de réparation sénégalaise et obtiennent leur plus grosse occasion du match (58e) par El Kaabi dont la reprise de la tête fuit le cadre sur un excellent centre de El Khannouss. Ezzalzouli, lui, non plus ne trouve pas le cadre malgré un bon travaille de Brahim Dias et El Kaabi. Le Sénégal est en grande souffrance pour la première fois dans cette finale. Son sélectionneur Pape Thiaw requinque son effectif avec les entrées coup sur coup de Ismaïla Sarr, du jeune Ibrahim Mbaye et de Abdoulaye Seck (77e).
Un héros nommé Mané

Les Lions de la Teranga reviennent dans la partie et se créent quelques occasions jusqu’aux trois gros tournants de cette rencontre : le but de Ismaïla Sarr refusé pour le Sénégal dans les arrêts de jeu (90e +3), le pénalty accordé par l’arbitre congolais Jean-Jacques Ndala Ngambo pour le Maroc (90e+7) après avoir consulté la VAR et la panenka ratée de Brahim (90e+22). L’attaquant du Real de Madrid quitte ses coéquipiers, peu après, en larmes. Les prolongations sont très disputées comme les 90 mn du temps règlementaire.
Les deux équipes se rendent coup pour coup et à ce jeu, c’est le Sénégal qui trouve les ressources mentales et physiques nécessaires pour ouvrir le score sur une belle frappe de Pape Gueye, pleine lucarne, à l’entrée de la surface de réparation marocaine (94e). Le Maroc, moins verni, trouve la barre transversale par Aguero sur un corner (109e). Les Lions de l’Atlas sont courageux mais n’arrivent pas à empêcher le Sénégal de remporter son 2e sacre en CAN, au bout d’une soirée complètement folle.
Sadio Mané a été bien inspiré d’être resté sur la pelouse, et d’être allé chercher certains de ses coéquipiers qui avaient regagné les vestiaires après le pénalty sifflé par l’arbitre congolais. Il sauve par son leadership la face du continent qui serait ridiculisé si cette finale ne reprenait pas. L’attaquant sénégalais, auteur d’une très bonne CAN et qui avait annoncé la fin de sa carrière internationale à l’issue de cette finale, a été, à juste titre, désigné meilleur joueur de la compétition.
Sié Simplice HIEN
Flash
Une quinzaine de filles ont comparu devant le Tribunal correctionnel de Bobo-Dioulasso, la semaine dernière. Elles sont toutes poursuivies pour des faits présumés de délit de racolage. Cela, après avoir été interpellées à la suite d’une plainte collective des riverains d’un quartier contre elles qui, selon eux, troublaient leur quiétude. Cette interpellation est à saluer et doit servir d’exemple pour les autres grandes villes du Burkina Faso, où le phénomène du racolage devient de plus en plus fréquent. Car, il compromet dangereusement l’éducation des enfants qui peuvent, par mimétisme, s’adonner à ces comportements répréhensibles et deshonorants.
Soumaïla BONKOUNGOU
Direction générale du Trésor et de la comptabilité publique : Jean-Yves Belem s’engage à exercer avec transparence
Le nouveau directeur général du Trésor et de la comptabilité publique, Jean-Yves Belem, a été installé officiellement dans ses fonctions, vendredi 16 janvier 2026, à Ouagadougou.
« Je m’engage à exercer cette fonction avec transparence, disponibilité, exemplarité et dans la solidarité ». C’est en ces termes que le nouveau directeur général du Trésor et de la comptabilité publique, Jean-Yves Belem, a pris fonction. Nommé en Conseil des ministres du 17 décembre 2025, il a été installé officiellement par le Secrétaire général (SG) du ministère de l’Economie et des Finances, Vieux Abdoul Rachid Soulama, vendredi 16 janvier 2026, à Ouagadougou. Il succède ainsi à Bruno Bamouni, admis à la retraite. M. Belem a pris l’engagement de servir avec dévouement, loyauté et patriotisme dans l’intérêt supérieur de la Nation.
Il a également traduit sa volonté de travailler en synergie avec l’ensemble des directions du département et toutes les administrations publiques. Pour lui, les défis ne peuvent être relevés que dans un esprit de collaboration et de complémentarité. Ainsi, il a réaffirmé son

engagement à faire du dialogue social une priorité de sa gestion. « Les réformes ambitieuses qui nous attendent, notamment la digitalisation de nos procédures et la modernisation de nos services ne pourront réussir sans l’adhésion pleine du personnel », a souligné le nouveau directeur général. Il a rendu hommage appuyé à son prédécesseur, Bruno Bamouni, pour le travail accompli à la tête du Trésor public burkinabè.
Gouverner par l’exemple
Selon lui, M. Bamouni a laissé un héritage marqué par de nombreuses réformes et acquis, notamment la création de la Banque des dépôts du Trésor, la mise en place de la plateforme nationale de paiement numérique « Faso Arzeka », les initiatives de cybersécurité. Il a rassuré de son engagement à poursuivre et consolider l’œuvre entamée. Pour réussir dans sa mission, le SG du ministère a invité Jean Yves Belem à maintenir sa réputation de travailleur acharné et à gouverner par l’exemple. Il l’a également exhorté à être à l’écoute de ses collaborateurs tout en invitant ces derniers à fédérer les énergies autour de leur nouveau responsable.
M. Soulama a, par ailleurs, salué le DG sorti, Bruno Bamouni, pour les acquis engrangés par le Trésor public sous son leadership. « Je voudrais vous féliciter pour cet excellent travail abattu tout en vous souhaitant une retraite paisible », a-t-il déclaré. M. Bamouni a souhaité plein succès au nouveau directeur général et a remercié les autorités et tout le personnel du département pour leur accompagnement ayant permis d’obtenir des résultats. En signe de reconnaissance au travail qu’il a abattu, la salle de conférences du Trésor Ouaga 2000 a été baptisée en son nom : « Salle de Conférence Bruno R. BAMOUNI ».
Aly SAWADOGO
Yasmine Aïda Alertte KAFANDO
(Stagiaire)
Culture: la IIe édition de « Waabo » prévue, du 30 janvier au 1er février 2026
Le comité d’organisation de l’acte 2 de « Waabo », a animé un point de presse, le jeudi 15 janvier 2026, à Ouagadougou.
Faire de la culture un levier d’expression, de transmission et de citoyenneté. C’est l’ambition portée par le « Waabo ». En prélude à la deuxième édition, prévue du 30 janvier au 1er février 2026, à Ouagadougou, le comité d’organisation a tenu une conférence de presse, le jeudi 15 janvier 2026, dans la capitale burkinabè. A cette occasion, le promoteur, Abdoul Aziz Tiemtoré, a dévoilé les grandes lignes de cet événement culturel qui se positionne comme un carrefour de valorisation du patrimoine burkinabè et de la créativité juvénile.
Selon son promoteur, « Waabo » est né de la volonté de créer un espace où traditions et expressions contemporaines se rencontrent pour bâtir une identité culturelle dynamique et vivante. « Waabo est dans une dynamique de promotion des arts, de transmission des savoirs endogènes et de structuration des industries culturelles et créatives », a-t-il déclaré.
Fort du succès de la première édition, l’édition 2025 de « Waabo » intègre plusieurs innovations majeures, dont l’élargissement de la programmation. « Nous intégrons un concours dédié à l’art culinaire local, ainsi que des ateliers de formation en tissage de kôkô dunda et de bogolan, destinés aux veuves des Forces de défense et de sécurité (FDS) », a-t-il précisé.
Par ailleurs, les compétitions de danse et de DJ s’ouvrent désormais à de nouvelles localités, pour une participation plus large et une meilleure représentativité nationale. L’instauration d’un Pass-Culture à 500 FCFA pour l’accès aux spectacles, avec pour point culminant un spectacle inaugural inédit, pensé dans l’esprit des grands festivals internationaux est l’autre grande innovation.
Selon le promoteur, le « Waabo » 2025 s’articule autour de quatre piliers complémentaires. Le « Waabo Place » se veut l’épicentre de diffusion et de visibilité artistique. Le « Waabo Reem » conjugue une scène « off » et un marché des créateurs. Le « Waabo Academy » est dédié à la formation, à la réflexion et à la professionnalisation des acteurs culturels. Enfinle « Waabo Kamba » constitue un espace d’éveil ludique pour initier les plus jeunes à la culture burkinabè dès le bas âge.
La scène du « Waabo » accueillera plusieurs têtes d’affiche de renom, parmi lesquelles Smarty, Tanya, Kayawoto, Reman, la troupe Relwende Naaba Koom de Korsimoro, ainsi que bien d’autres artistes et acteurs culturels.
Gustave KONATE
(Collaborateur)
Gendarmerie nationale: l’engagement de 77 pandores honoré
Le chef dEtat-major de la gendarmerie nationale, colonel Kouagri Natama, a présidé la cérémonie officielle de décoration de 77 gendarmes dans le cadre de la commémoration du 65e anniversaire de l’indépendance du Burkina Faso, vendredi 16 janvier 2026, à Ouagadougou.
La gendarmerie nationale du Burkina Faso est reconnaissante du mérite de ses agents dans le cadre des missions de sécurisation du territoire contre l’hydre terroriste. Ainsi, elle a organisé une cérémonie de décoration dans le cadre de la commémoration du 65e anniversaire de l’indépendance du Burkina Faso, vendredi 16 janvier 2026, à Ouagadougou. Elle a été présidée par le chef d’Etat-major de la gendarmerie nationale, colonel Kouagri Natama, en présence des autorités militaires, paramilitaires et de nombreux invités.
Au total, 77 pandores issus de l’Etat-major de la gendarmerie nationale, de la 3e légion de gendarmerie et de la légion spéciale de gendarmerie ont été décorés. Le chef d’Etat-major de la gendarmerie nationale, colonel Kouagri Natama, a indiqué qu’il est judicieux de reconnaitre le mérite de ceux qui se sont sacrifiés dans la reconquête du territoire. « C’est un engagement fort de leur part sur le théâtre de des opérations jusqu’à aller perdre leur faculté humaine », a-t-il ajouté.
Toujours donner l’exemple

Ainsi, il a adressé ses félicitations à tous les récipiendaires, tout en les invitant à travailler et à renforcer les acquis. Colonel Kouagri Natama a saisi l’occasion pour présenter au personnel de la gendarmerie nationale et aux Burkinabè, ses vœux de santé, de prospérité, de paix et de cohésion autour de la vision politique tracée par les autorités du Burkina Faso. Le médaillé de la croix du combattant, maréchal des-logis chef Koumbagnou Somé, rescapé d’un ratissage en 2022 en Nandiagou, à l’Est du Burkina Faso et ayant perdu la vue et l’ouïe d’un côté auditif, a remercié Dieu pour la vie. Il a aussi traduit sa reconnaissance à la hiérarchie pour la distinction.
Gbetcheni Constantin Bertrand KAMBIRE
Collaborateur
Le chef d’escadron, Albert Sandwidi, officier dans l’Ordre de l’Etalon : « cette reconnaissance est une invite à poursuivre dans notre engagement ».
« Je rends grâce à Dieu pour m’avoir permis de voir ce jour et traduis ma reconnaissance à la hiérarchie pour la confiance ainsi qu’à ma famille pour le soutien. Cette reconnaissance est une invite à poursuivre dans notre engagement au service de la nation. En effet, je reçois cette décoration avec une grande humilité en ayant une pensée à mes collègues et collaborateurs avec qui j’ai servi ».
Lieutenant Ange Zougmoré, médaillé de la Croix du combattant : «je félicite tous mes hommes qui m’ont toujours accompagné tout au long de nos différentes missions »
« Je viens de recevoir la médaille de la Croix du combattant. C’est un sentiment de fierté et d’honneur qui m’anime au regard du travail accompli et de la reconnaissance faite par la nation à mon endroit. Je remercie toutes les autorités qui nous ont fait confiance. Je félicite tous mes hommes qui m’ont toujours accompagné tout au long de nos différentes missions. A tous ceux qui sont partis trop tôt, je les dédie cette médaille ».
Adjudant-chef Justin Béré, médaillé militaire : «Je dédie cette distinction à mes frères d’armes et toute ma famille qui me soutiennent au quotidien»
« Je rends grâce à Dieu pour cette distinction obtenue après plus de 20 ans de service. Je remercie la hiérarchie pour la confiance renouvelée. Je dédie cette distinction à mes frères d’armes et toute ma famille qui me soutiennent au quotidien» .
Adjudant Rachidatou Sanfo, médaillée milliaire : « cette médaille représente l’intégration réussie des femmes »
« C’est un symbole fort pour moi. Cette médaille représente une reconnaissance d’un travail accompli avec dévouement et professionnalisme. Elle valorise également l’intégration réussie des femmes et souligne l’apport du personnel féminin au sein des Forces armées nationales en général et dans la gendarmerie nationale en particulier. C’est un symbole fort pour moi, et je souhaite que cette médaille inspire mes jeunes sœurs à nous rejoindre dans l’armée ».
Propos recueillis par C. K.
Pour une justice de proximité
L’Assemblée législative de transition (ALT) a adopté, le jeudi 15 janvier 2026, la loi portant Faso Bu Kaoré, conformément à la vision de refondation de l’Etat portée par le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré. Par cet acte majeur, la Représentation nationale consacre un choix politique assumé : réhabiliter et encadrer les mécanismes endogènes de règlement des conflits qui ont, de tout temps, structuré la vie des communautés au Burkina Faso. Il s’agit d’un maillon important de la souveraineté juridique et sociale, au service de la cohésion nationale et de la paix durable.
La loi Faso Bu Kaoré reconnaît et prône les mécanismes traditionnels de réparation des différends entre individus, familles et groupes sociaux, à travers des tribunaux coutumiers ancrés dans les réalités socioculturelles des Burkinabè. Issue d’un processus inclusif et approfondi, elle s’adapte à la diversité des groupes linguistiques et ethniques du pays, tout en s’inscrivant dans un cadre juridique respectueux des droits humains et attentif à la protection des femmes, des filles et des personnes vulnérables.
Cette loi traduit la conviction que les crises se résolvent durablement lorsqu’elles sont traitées par des mécanismes compris, acceptés et légitimés par les communautés. Les us et coutumes, loin d’être des reliques du passé, constituent des ressorts vivants de médiation, de réparation et gage d’une paix sociale durable. En reconnaissant officiellement ces pratiques, Faso Bu Kaoré redonne à la société burkinabè des outils endogènes éprouvés pour prévenir l’escalade des conflits, restaurer le lien social et consolider la paix au quotidien.
La justice traditionnelle et la justice moderne ne sont ni concurrentes ni rivales, mais complémentaires. La loi établit des passerelles de reconnaissance réciproque entre les deux systèmes, tout en fixant des limites claires. Les instances coutumières ne sont pas habilitées à prononcer des sanctions pénales ni des amendes pécuniaires. Elles exercent des missions de médiation et de règlement civil, dans le respect de la loi, avec des voies de recours prévues au sein du système coutumier lui-même.
Cette complémentarité présente l’avantage de désengorger les Tribunaux de grande instance (TGI). Comme l’a rappelé le ministre de la Justice, Me Edasso Rodrigue Bayala, la justice traditionnelle absorbe déjà près de 95 % du contentieux dans les faits, sans reconnaissance formelle jusqu’ici. En encadrant ces pratiques et en leur donnant une base légale, l’Etat rationalise le traitement des litiges et améliore l’accès à la justice de proximité.
En choisissant de s’appuyer sur ses valeurs propres pour construire la justice de demain, le Burkina Faso affirme une voie souveraine, enracinée et résolument tournée vers la paix et la cohésion sociale. Toutefois, la mise en œuvre réussie de Faso Bu Kaoré appelle une responsabilité collective. Les acteurs étatiques, les autorités administratives et coutumières doivent veiller à la transparence de la mise en place des organes de règlement des litiges et des décisions. Il y va de la crédibilité, de la respectabilité des tribunaux coutumiers et de l’acceptation sociale de leurs verdicts.
Enfin, une vaste sensibilisation des populations et des acteurs concernés s’impose pour faire connaître l’esprit, les objectifs et les limites de la loi, expliquer le rôle des organes qui seront installés et en faire leur promotion.
Par Assetou BADOH
Centre culturel des armées: le ministre des Arts et les créateurs de contenus découvrent les chefs-d’œuvre
Le ministre de la Communication, de la Culture des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo accompagné de ses proches collaborateurs et des créateurs de contenus, a visité, dans l’après-midi du samedi 17 janvier 2026, le centre culturel des armées. Ils ont été reçus par le colonel Evariste Somé, directeur central de la culture et des arts des armées et son équipe.
Quatre sites majeurs ont été visités par les hôtes du jour. Il s’agit du hall de commandement où sont placés les portraits de tous les anciens chefs d’Etat, des ministres chargés de la Défense et des chefs d’Etat-major général des armées. Sur ce site est contée l’histoire de notre pays à travers les différents chefs du commandement militaire.
Dans le deuxième site, sont exposées différentes images qui relatent l’histoire des forces armées nationales allant des outils traditionnels de défense aux armes modernes en passant par les différentes phases d’évolution des forces armées: communautés villageoises de défense, premières forces militaires recrutées par les colons, tirailleurs sénégalais, forces armées indigènes, forces armées des Etats de l’indépendance à nos jours.
Sur le troisième site, sont exposés les armes de guerre allant des armes traditionnelles aux armes industrielles modernes qui racontent le processus d’évolution de l’armement depuis les premiers royaumes à l’Etat burkinabè. Sont aussi exposées les différentes tenues militaires arborées par nos forces armées nationales.
Dans le dernier hall sont exposés des tableaux d’art peints par des artistes-plasticiens militaires et des blessés en opération reconvertis, à travers du matériel récupéré sur le

champ de bataille notamment les douilles et autres matériaux. Ces tableaux relatent un pan de l’histoire et de la bravoure des forces armées nationales. Au sortir de la visite, le ministre s’est dit très édifié par toute cette découverte au musée des forces armées nationales. Il a félicité les premiers responsables pour la qualité des œuvres et la charge historique des expositions et a promis une collaboration plus étroite entre son département et le centre culturel des armées.
Le colonel Evariste Somé, à quant à lui saisi l’occasion pour remercier le MCCAT et son équipe, ainsi que les créateurs de contenus pour la visibilité qu’ils donnent aux centre. Il a, par ailleurs, lancé un appel à tous les Burkinabè à venir massivement au centre culturel des armées (situé non loin du Lycée Marien N’Gouabi, sur la RN2) pour découvrir l’histoire inédite du Burkina Faso à travers le musée des forces armées nationales qui dispose d’une bibliothèque et où diverses activités s’y tiennent à savoir des projections cinématographiques, les concerts musicaux, … afin aussi de mieux tisser le lien armée-nation tant prôné par les plus hautes autorités.
Le ministre Pingdwendé a profité du cadre pour échanger avec les créateurs de contenus sur leur collaboration avec le ministère. Il les a remerciés pour tout l’accompagnement à la visibilité des actions gouvernementales en 2025 et a déroulé les activités majeures de 2026 tout en demandant un engagement plus accru pour faire rayonner l’image du Burkina Faso.
DCRP/MCCAT


