Jeux de l’AES 2026 : le Burkina Faso domine le Kung-Fu Wushu

0

Le Burkina Faso s’est imposé comme la grande nation du Kung-Fu Wushu à la finale de la deuxième édition des Jeux de la Confédération des Etats du Sahel, tenu le 13 septembre à Ouagadougou. Au terme des épreuves techniques (Taolu) et des combats (Sanda), disputés les 12 et 13 septembre, au Palais des sports de Ouaga 2000, les Etalons terminent en tête avec 14 médailles d’or, 6 d’argent et 2 de bronze, soit 22 médailles. Le Mali occupe
la deuxième place avec 17 médailles et le Niger troisième avec 9 médailles.

Le Kung-Fu Wushu burkinabè a frappé un grand coup à l’occasion des finales de la deuxième édition des Jeux de la Confédération des Etats du Sahel, le dimanche 13 septembre 2026, à Ouagadougou. Au terme des épreuves techniques (Taolu) et des combats (Sanda), disputés les 12 et 13 septembre, au Palais des sports de Ouaga 2000, le Burkina Faso s’est hissé au sommet du classement général avec 14 médailles d’or, 6 d’argent et 2 de bronze, soit 22 médailles.

Derrière, le Mali totalise 17 médailles, dont 7 en or, 9 en argent et une en bronze, tandis que le Niger ferme le podium avec 9 médailles, dont une en or, 5 en argent et 3 en bronze. La moisson burkinabè a particulièrement été impressionnante dans les épreuves techniques. Avec 12 médailles d’or, 5 d’argent et aucune médaille de bronze, les Etalons ont largement dominé le Taolu.

Plusieurs athlètes se sont particulièrement illustrés. Chez les hommes, Oumarou Ganga, Kalifa Marvin Dixon Millogo, Adams Abdoul Rahouf Salogo et Yannick Jaurès Ilboudo ont remporté plusieurs titres dans leurs différentes spécialités. Chez les dames, Rîîm Vanessa Simporé s’est également distinguée, notamment en Gunshu. Cette domination traduit le travail effectué depuis la base par les clubs et les encadreurs, mais aussi la progression du niveau technique des athlètes burkinabè.

Présente pour présider les finales, la ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, Annick Lydie Djouma Pikbougoum/Zingué Ouattara, s’est dit satisfaite du spectacle offert par les combattants des trois pays. « C’est toujours ce sentiment de satisfaction général et particulièrement pour cette discipline qui nous a montré vraiment de belles œuvres, de belles prestations », a-t-elle déclaré. Pour la ministre, les athlètes burkinabè, maliens et nigériens ont démontré leur potentiel au cours de ces JAES.

« Nous avons vu les combattants des trois pays qui se sont donnés à fond, qui nous ont montré vraiment le niveau technique qu’ils ont », a-t-elle relevé. Au-delà des résultats, la ministre voit dans cette compétition une occasion de détecter et d’accompagner les talents.
« Nous avons beaucoup de talents et nous ne demandons que cela justement à travers cette activité que nous menons depuis le 7 septembre », a-t-elle souligné.

Annick Lydie Djouma Pikbougoum/Zingué Ouattara reconnait toutefois qu’il reste des insuffisances à corriger. Les athlètes devront, selon elle, poursuivre le travail afin de franchir un nouveau cap et prétendre à de meilleures performances sur les scènes continentale et mondiale. Elle a, par ailleurs, félicité les différentes fédérations ainsi que la commission technique pour la qualité du travail accompli.

Redoubler d’efforts

Pour le président de la Fédération burkinabè de Kung-Fu Wushu, maitre Inoussa Sawadogo, cette deuxième édition des JAES constitue une réussite pour le Burkina Faso. « Avec cette deuxième édition des Jeux de l’AES, on peut dire que le pari est déjà gagné avec les athlètes du Burkina Faso», s’est-il réjoui.

Le président fédéral a salué la prestation des athlètes, mais aussi l’engagement des juges, des arbitres, des encadreurs et de l’ensemble de la Fédération. Il a également adressé ses remerciements au ministère des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi ainsi qu’aux autorités des trois pays membres de l’AES. Si le résultat d’ensemble est satisfaisant, Me Inoussa Sawadogo estime que le travail est loin d’être terminé. « Même que nous sommes vainqueurs là-dessus, le travail ne fait que commencer », a-t-il insisté.

Sur le plan technique, le directeur technique national de la Fédération burkinabè de Kung-Fu Wushu, Me Siaka Coulibaly, attribue cette performance au travail réalisé dans les clubs. « C’est parce qu’ils ont bien travaillé depuis la base que nous avons engrangé ces premières places », a-t-il expliqué, rendant hommage aux différents encadreurs qui accompagnent les athlètes au quotidien.

14 médailles d’or constituent, selon le technicien, une grande satisfaction. Le Burkina Faso a notamment « écrasé la concurrence » dans les compétitions techniques. Mais Maitre Siaka Coulibaly refuse de céder à l’autosatisfaction. Les combats, a-t-il estimé, ont montré certaines limites qui devront être corrigées. Le Mali a notamment devancé le Burkina Faso dans le nombre de médailles d’argent en Sanda. « Je pense que nous allons vraiment travailler davantage pour pouvoir titiller d’abord la sous-région », a-t-il indiqué.

Après cette belle performance à domicile, la Fédération burkinabè entend désormais capitaliser sur les acquis des JAES. Plusieurs rendez-vous sont déjà dans le viseur, notamment les championnats ouest-africains, le championnat d’Afrique et les échéances mondiales.

Sur le plan national, les regards sont également tournés vers la Coupe de Son Excellence Monsieur l’Ambassadeur de la République populaire de Chine au Burkina Faso, prévue en décembre, selon le directeur technique national.

Pengdwendé Achille OUEDRAOGO

 

Opération « KOGLEGO 2 » : plusieurs personnes interpelées à Ouagadougou

Le ministre de la Sécurité, le camarade Mahamadou Sana, était sur le terrain dans la nuit du 10 au 11 septembre 2026, dans le cadre d’une vaste opération de bouclage, de contrôle et de fouille menée dans plusieurs quartiers de Ouagadougou et de sa périphérie. Déployée de 21 heures à 3 heures du matin, cette mission s’inscrit dans le cadre de l’opération « Koglego 2 », mise en œuvre pour renforcer la prévention, la surveillance et la sécurisation de la capitale.

Placée sous la coordination du Centre des opérations du ministère de la Sécurité (CO MSECU), cette opération est prévue pour couvrir toute la période de fin d’année et s’étendre à l’ensemble du territoire national. A la différence des opérations Wibga, l’opération « Koglego 2 » repose sur une approche ciblée, à travers l’intervention dans des zones criminogènes et des poches à prévalence hostiles préalablement identifiées et cartographiées par les services de renseignement.

Elle vise ainsi à prévenir toute action hostile, à consolider le dispositif de prévention et à renforcer la capacité opérationnelle des forces de défense et de sécurité face aux menaces sécuritaires. Durant toute l’opération, le ministre de la Sécurité a rassuré les populations quant à l’objectif de ces actions, qui visent exclusivement à garantir leur sécurité et à protéger leurs biens. Il a salué leur esprit de collaboration et les a invitées à poursuivre leur engagement aux côtés des forces de défense et de sécurité.

A cette occasion, le ministre de la Sécurité a félicité et salué l’engagement ainsi que la détermination des équipes mobilisées. Il a souligné l’importance de ces actions de terrain qui contribuent à déjouer les stratégies des groupes criminels, souvent informés des mouvements des forces grâce à des relais sur le terrain. « En posant ces actes, nous contribuons également à compliquer leurs plans et à mieux anticiper leurs actions », a-t-il indiqué.

Le ministre a également insisté sur la nécessité de mettre en commun les compétences et les expériences de chaque composante des forces de défense et de sécurité. Selon lui, « chacun a sa contribution dans cette lutte », car, c’est grâce à la complémentarité des intelligences et des savoir-faire que les Forces de défense et de sécurité pourront élaborer les meilleures stratégies pour faire face aux menaces.

Le camarade Mahamadou Sana a enfin rappelé que la sécurité demeure l’affaire de tous. Il a exhorté les populations à maintenir leur vigilance et à continuer de signaler tout comportement suspect aux numéros d’urgence : 16, 17, 18, 1010, 199 et 80 00 11 45.

DCRP-MSECU

 

Investir pour l’avenir

Le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a procédé, ce vendredi 11 septembre 2026 à Bobo-Dioulasso, à l’inauguration d’un complexe d’amphithéâtres modernes à l’Université Nazi-Boni (UNB). Le complexe comprend un amphithéâtre de 1 200 places, quatre mini-amphithéâtres de 210 places chacun, ainsi que six laboratoires ultramodernes pouvant accueillir une centaine d’étudiants pour les travaux pratiques.

Il dispose également d’un bloc pédagogique comprenant des bureaux, des salles de réunion et une salle de vidéosurveillance, etc. Cette infrastructure constitue la première d’une série de 12 complexes actuellement en construction, sur les 40 prévus dans le cadre de l’Initiative présidentielle pour une éducation de qualité pour tous (IPEQ).

En soit, le complexe d’amphithéâtres de l’UNB envoie au reste du monde un message de foi du Burkina Faso en ses capacités à construire son avenir par ses propres forces. « Quand nous parlons de souveraineté, nous posons des actes ». Cette affirmation du président du Faso aux étudiants suite à la cérémonie, résume à elle seule la portée de l’inauguration du nouveau complexe.

Pour le chef de l’Etat, cela témoigne de la détermination de la Révolution progressiste populaire (RPP) à bâtir une Nation forte et souveraine. En effet, cette réalisation apporte une réponse concrète aux insuffisances des capacités d’accueil et de fonctionnement des universités publiques du Burkina Faso. Elle traduit surtout une conviction qu’un pays qui aspire à la souveraineté doit être capable de former lui-même les femmes et les hommes qui porteront son développement.

Le nouveau complexe doit ainsi contribuer à fluidifier les enseignements et à créer de meilleures conditions pour la recherche et l’innovation. Le complexe d’amphithéâtres
modernes à l’UNB s’inscrit dans une politique plus large de renforcement de l’offre éducative nationale, àtravers la construction de complexes pédagogiques, d’établissements modernes et le développement de formations scientifiques, techniques et professionnelles. Au-delà des diplômes, l’objectif est de constituer une intelligentsia capable de transformer les potentialités du Burkina Faso en solutions, en emplois et en richesses.

C’est tout le sens du message présidentiel adressé aux étudiants qui appelle à une prise de
conscience. La souveraineté se construit par le travail, la connaissance, la production et la capacité à compter d’abord sur ses propres forces. L’ambition est donc de faire de nos universités de véritables pôles d’excellence, d’innovation et de production au service du Peuple.

Cette nouvelle dynamique produira tous ses effets avec la normalisation des années académiques annoncée pour la fin de ce mois de septembre par le ministre chargé de l’Enseignement supérieur, afin de redonner à l’université son rythme et toute sa place de temple du savoir, de la recherche, de l’innovation et de la formation des Burkinabè de demain ; des Burkinabè compétents, travailleurs, patriotes et profondément enracinés dans les réalités nationales. C’est une vision holistique dont les racines sont plantées désormais depuis le préscolaire et le primaire, et se poursuit au secondaire avec l’Immersion patriotique obligatoire (IPO) de tous les bacheliers.

L’université devra alors prolonger, par le savoir et la compétence, les valeurs de discipline, de responsabilité, d’engagement et de service à la Nation inculquées dès ces étapes.En somme, construire des amphithéâtres, moderniser les laboratoires et normaliser les années académiques, c’est investir dans l’avenir du Burkina Faso.
C’est faire de la connaissance une force de souveraineté et de la jeunesse le moteur d’un Faso debout, productif et maître de son destin.

Par Assetou BADOH

Production de données statistiques : le Burkina 1er en Open data en Afrique de l’Ouest

L’Institut national de la statistique et de la démographie a tenu sa première session ordinaire du conseil national de la statistique de l’année, le 11 septembre 2026, à Ouagadougou, sur le thème : « Les statistiques publiques au service de la mise en œuvre du suivi-évaluation et de la redevabilité du Plan de relance 2026-2030 ».

L’Institut national de la statistique et de la démographie (INSD) veut renforcer le rôle des statistiques publiques dans la conduite des politiques de développement. C’est dans cette perspective que s’est tenue le vendredi 11 septembre 2026 à Ouagadougou, la première session ordinaire de l’année du Conseil national de la statistique (CNS).

Placée sur le thème : « Les statistiques publiques au service de la mise en œuvre du suivi-évaluation et de la redevabilité du Plan de relance 2026-2030 », la rencontre a réuni des représentants des ministères, ainsi que les différents acteurs du système statistique national.

Cette première session ordinaire de l’année a permis d’examiner le rapport statistique national 2025 et de valider le projet de Programme statistique national 2027. La rencontre a été l’occasion de mettre en avant la volonté du Burkina Faso de disposer de données produites et maitrisées au niveau national. Le président du CNS est le ministre de l’Economie et des Finances. Il a été représenté à cette session par le Secrétaire général (SG) du département Vieux Abdoul Rachid Soulama.

Selon lui, dans la mise en œuvre du 5e Schéma directeur de la statistique (SDS)2026-2030 dont le coût global est estimé à 96,689 milliards F CFA, l’enjeu est de parvenir à un système statistique moderne, performant et fiable.

L’activité statistique en progression malgré les défis

Il a présenté cette orientation comme un choix de souveraineté, permettant au pays de produire lui-même les informations nécessaires à la compréhension de ses réalités et à l’orientation de ses politiques publiques. Vieux Abdoul Rachid Soulama a souligné que malgré un contexte sécuritaire difficile, les activités statistiques ont enregistré une progression en 2025. « Le taux d’exécution est passé de 65,6 % en 2024 à 67,8 % en 2025 », a-t-il révélé.

Un projet de Programme statistique 2027 évalué à 10,6 milliards F CFA

Cette performance, a poursuivi le SG du ministère en charge de l’économie, s’accompagne également d’une reconnaissance internationale dans le domaine de l’open data. En effet, le Burkina Faso s’est classé premier en Afrique de l’Ouest et deuxième à l’échelle du continent dans le classement mondial de l’open data, avec un score de 77 points sur 100, a-t-il indiqué.

« Ces résultats reflètent un engagement collectif dont je remercie l’ensemble des acteurs du système statistique national », a-t-il clamé. Vieux Abdoul Rachid Soulama a invité l’ensemble des acteurs à maintenir leurs efforts, poursuivre l’innovation dans la production et l’utilisation des données, et faire des statistiques un véritable outil d’aide à la décision et un levier du développement durable.

Face à l’évolution des besoins en matière d’information statistique, l’INSD entend également s’appuyer sur les nouvelles technologies pour moderniser ses méthodes de
travail. Le directeur général de l’INSD, Toubou Ripama, a énuméré quelques innovations.
Il s’agit de la création de l’observatoire national d’innovation statistique, du déploiement d’un centre d’appel dédié aux enquêtes par téléphone, de la prise en compte de l’intelligence artificielle, de la digitalisation des outils de collecte, ainsi que de la modernisation des plateformes de diffusion des donnés.

Pour Toubou Ripama, ces différentes actions traduisent la volonté de l’INSD de construire un système statistique davantage adapté aux réalités et aux besoins futurs du Burkina.
Le projet de Programme statistique national 2027, soumis à l’examen du CNS, est évalué à 10,6 milliards F CFA.

L’Etat burkinabè va prendre en charge 52,7 % du financement selon le directeur général de l’INSD. « Cela traduit l’appropriation nationale croissante de notre système, tout en rappelant la nécessité de poursuivre la mobilisation des ressources pérennes et de partenariats diversifiés », a-t-il indiqué.

Galedie Kétoura SIMPORE
Issouf SANKARA
(Stagiaire)

 

 

Jeux de l’AES / Finale du critérium Elite : le sprint en or de Tiémoko Diamouténé

Après avoir laissé filer les deux premières épreuves cyclistes, le Mali tient enfin sa victoire. Tiémoko Diamouténé s’est imposé, hier 13 septembre 2026, sur le boulevard Thomas-Sankara, à l’occasion de la finale du critérium Elite des 2es Jeux de l’AES. Au terme d’une course animée et longtemps indécise, le Malien a eu le dernier mot au sprint. Il a couvert les 61,2 km en 1 h 32 min 05 s, à une vitesse moyenne de 39,913 km/h. Il devance les Burkinabè Mouni Vincent et Saturnin Yaméogo.

Clap de fin pour le cyclisme aux 2es Jeux de l’AES. Après les courses contre la montre individuelle et par équipes, la « petite reine » a livré, hier, sa dernière bataille sur le boulevard Thomas-Sankara. Douze coureurs, dont six Burkinabè et six Maliens, étaient au départ de ce critérium Elite disputé sur un circuit de 5,1 km à parcourir
à 12 reprises. La course démarre sur un rythme soutenu, mais le peloton reste groupé durant les premiers tours.

Il faut attendre le 4e tour pour voir trois coureurs se détacher.
Le Burkinabè Moukaila Rawendé, son compatriote Saturnin Yaméogo et le Malien Tiémoko Diamouténé prennent les devants. Le trio compte jusqu’à 15 secondes d’avance sur le peloton. Au 8e tour, l’échappée est finalement reprise. Mais le répit est de courte durée. Dès le tour suivant, quatre coureurs relancent la course. Parmi eux, le Burkinabè Soumaila Ilboudo et le Malien Youssoufou Dissa donnent le tempo.

L’échappée résiste jusqu’à l’entame du dernier tour, avant d’être finalement avalée par le peloton. Tout doit alors se jouer au sprint. Dans l’emballage final, Tiémoko Diamouténé fait parler sa puissance. Le Malien, réputé pour ses qualités de sprinteur, devance ses adversaires et s’adjuge la médaille d’or. Mouni Vincent prend la deuxième place, tandis que Saturnin Yaméogo complète le podium. « Après avoir perdu les deux premières courses, il nous fallait cette épreuve pour faire plaisir à notre peuple », s’est réjoui le vainqueur, qui repart avec le trophée, la médaille d’or et une enveloppe de 400 000 F CFA. Le deuxième reçoit 300 000 F CFA et le troisième 200 000 F CFA, en plus de leurs médailles
respectives.

En contre la-montre individuel, le Burkinabè Soumaila Ilboudo avait décroché, jeudi dernier, l’or en parcourant les 10,2 km en 14 min 10 s 76. Tiémoko Diamouténé avait pris la deuxième place et Mouni Vincent la troisième.
Le lendemain la course contre la montre par équipes a, elle aussi, souri au Burkina Faso. Les Etalons ont remporté l’épreuve et repartent avec le trophée, les médailles d’or et une enveloppe d’un million F CFA.
Le Mali, deuxième, empoche 700 000 F CFA et les médailles d’argent. En rappel, les épreuves cyclistes de la IIe édition des Jeux de l’AES ont mis aux prises le Burkina et le Mali.

Ollo Aimé Césaire HIEN

Développement des collectivités territoriales dans le Nazinon: l ’ADCT finance les secteurs de l’eau et de l’état civil

La caravane de presse initiée par l’Agence nationale d’appui aux collectivités territoriales (ADCT) s’est poursuivie, les 10 et 11 septembre 2026, dans les communes de Manga et Pô, région du Nazinon, où des ouvrages dans les domaines notamment de l’eau, de l’état civil ont été visités.

Les populations de Léongo, village situé à cinq kilomètres de la ville de Manga, dans la région du Nazinon, ont désormais accès à l’eau potable. Ce, grâce à la réalisation d’un forage équipé d’une Pompe à motricité humaine (PMH). Les professionnels de médias ont pu visiter l’ouvrage, financé par l’Agence nationale d’appui aux collectivités territo-riales (ADCT) à travers les fonds fongibles, jeudi 10 septembre 2026.

D’un débit de 10m³/heure, l’infrastructure a été construite en 2024 pour répondre aux besoins exprimés par les populations, notamment en matière d’accès à l’eau potable. « Avant la réalisation du forage nous utilisions l’eau du puits pour la boisson et le ménage. On nous a dit que ce n’est pas une bonne eau mais, nous n’avions pas d’autres solutions », a confié une habitante du village de Léongo, Pauline Wèda, mère de cinq enfants.

Le chef du village de Léongo, Naba Sanam, a soutenu que pendant la saison des pluies certaines personnes puisaient directement l’eau du marigot en raison du nombre limité de puits. Il a salué tous les acteurs ayant contribué à la construction de l’ouvrage permettant de résorber les difficultés liées à la corvée d’eau dans les familles. Le village de Pouswoko de la même région, a également bénéficié d’un forage réceptionné en 2024. Près de 11 millions FCFA ont été mobilisés par l’ADCT à travers le Programme pour la résilience, la gouvernance locale et les services de base (PREGOLS) et les fonds fongibles pour la construction de ces infrastructures.

Des actions saluées

Pour le Président de la délégation spéciale (PDS) de la commune de Manga, Yazouma Bérenger Bihoun, l’accès à l’eau potable fait partie des besoins prioritaires exprimés par les populations des 13 villages de son ressort. A cet effet, il a remercié le président du Faso pour ses actions notamment en matière d’accès à l’eau potable pour
les populations locales.

Le PDS a souhaité davantage de financements pour la réalisation de Pompes d’eau autonome (PEA) permettant d’éviter les files d’attente à la pompe et d’atteindre l’objectif zéro corvée d’eau. A Pô, chef-lieu du Nahouri, l’ADCT a financé la construction de trois centres d’état civil secondaire en 2025, pour un montant de plus de 23 millions F CFA. Les journalistes ont visité, vendredi 11 septembre 2026, l’un des centres d’Etat civil secondaires érigés au centre médical de Pô.

Le PDS de la commune, Ilassa Dianda, a affirmé que courant 2024 sept autres bâtiments ont été aménagés et cela dans le but de dissocier les demandeurs de déclarations de naissance et les patients et aussi offrir de meilleures conditions d’enregistrement des naissances. « Dans la commune, la particularité est que dans chaque centre de santé, un officier d’état civil est commis à la tâche, en lieu et place d’un agent de santé pour délivrer les déclarations de naissance », a-t-il précisé.

Ilassa Dianda a souligné que l’objectif est d’atteindre un taux de 95% de déclarations de naissance dans les CSPS et une délivrance dans les délais. De 2011 à 2026, l’Etat burkinabè à travers l’ADCT a mobilisé 5 milliards
FCFA, au profit des collectivités territoriales dans la région du Nazinon, a fait savoir le directeur régional de l’ADCT, Hamed Sanou. Il a confié que les investissements concernent les domaines de la santé, l’eau, l’éducation, les infrastructures marchandes etc.

Aly SAWADOGO

Enseignement supérieur : le président du Faso inaugure un complexe d’amphithéâtres à l’université Nazi-Boni

0

Le Président du Faso, chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré, a procédé, le vendredi 11 septembre 2026 à Bobo-Dioulasso, à l’inauguration d’un complexe amphithéâtre ultra-moderne de 1 200 places de l’université Nazi-Boni à Nasso. Cette infrastructure pédagogique s’inscrit dans le cadre des initiatives engagées par le chef de l’Etat pour renforcer les capacités d’accueil des établissements d’enseignement supérieur au Burkina Faso.

Les étudiants de l’université Nazi-Boni de Bobo-Dioulasso vont pouvoir désormais suivre leurs cours dans de meilleures conditions. Ils ont, en effet, bénéficié d’un complexe amphithéâtre ultra-moderne de 1 200 places. L’infrastructure a été inaugurée, le vendredi 11 septembre 2026, par le Président du Faso, chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré.

Ce joyau, construit et doté d’équipements ultra-modernes, s’inscrit dans le cadre de l’Initiative présidentielle pour une éducation de qualité pour tous (IPEQ). Selon le président du Faso, la mise à disposition de cette infrastructure constitue toutefois une étape dans une ambition plus large. « Ce n’est qu’un début. Je vous souhaite de bien prendre soin de cette infrastructure. Notre mission, c’est de vous mettre dans les conditions », a-t-il déclaré. Pour le chef de l’Etat, le renforcement des infrastructures universitaires doit permettre d’améliorer les conditions d’apprentissage des étudiants et de travail des acteurs de l’enseignement supérieur.

« Nous avons pour ambition de construire plusieurs amphithéâtres. Nous ne voulons plus qu’un étudiant vienne et dise qu’il n’a pas eu de place pour s’asseoir », a laissé entendre le capitaine Ibrahim Traoré. Doté d’équipements réalisés par des artisans locaux, ce complexe vient renforcer les infrastructures pédagogiques de l’université Nazi-Boni. Sa mise en service participe à la volonté des autorités d’améliorer les conditions d’apprentissage et de formation dans les universités et centres universitaires du Burkina Faso. Elle s’inscrit également dans l’engagement du président du Faso de construire et d’équiper 40 amphithéâtres. L’infrastructure de Nasso fait partie d’une première série de 12 déjà en construction.

Faire des universités de véritables pôles d’innovation, de recherche et de production

La capacité d’accueil du complexe est de 3 257 personnes.

Lors de la cérémonie, le président du Faso a réaffirmé sa volonté de faire des universités de véritables pôles d’innovation, de recherche et de production au service du développement national et du peuple burkinabè. Selon le coordonnateur national de l’IPEQ, Pr Zakaria Soré, par ailleurs ministre secrétaire général de la Présidence du Faso, la réalisation de ce complexe traduit la volonté de doter les universités d’infrastructures modernes et d’équipements adaptés.

« Pour l’enseignement supérieur, l’ambition est claire et affirmée : mettre les universités aux normes ; construire des amphithéâtres modernes ; construire des bibliothèques et valoriser la recherche scientifique », a-t-il rappelé. A l’en croire, le complexe de l’université Nazi-Boni est composée d’un amphithéâtre de 1 200 places, de 4 mini-amphithéâtres de 210 places, de 3 salles pédagogiques de 115 places chacune, de 6 laboratoires ultramodernes pouvant accueillir plus de 100 étudiants lors des travaux pratiques.

« Le complexe dispose d’une salle de lecture de 24 places, de salles de réunion pour les enseignants de 9 et 27 places, de deux bureaux paysagers pour doctorants d’une capacité totale de 32 places, d’une salle de réunion des doctorants de 20 places et d’une salle de conférence des doctorants de 70 places. Il comprend en outre plusieurs salles de cours d’une capacité de 70 et 90 places », a poursuivi Pr Zakaria Soré.

Au total, le complexe offre une capacité prévisionnelle de 3 257 personnes. Il est également doté d’un ascenseur d’au moins 10 personnes, de systèmes de vidéosurveillance et de sécurité-incendie, d’un dispositif de sonorisation et de digitalisation permettant la retransmission et l’interaction entre le grand amphithéâtre et les quatre mini-amphithéâtres.

Au nom du monde universitaire et de la recherche, le coordonnateur de l’IPEQ a pris l’engagement de faire du nouveau complexe « un creuset d’excellence et d’innovations au profit du peuple burkinabè ». L’étudiante en 3e année de pharmacie à l’université Nazi-Boni, Sakina Boro, a, au nom des bénéficiaires, salué la réalisation de cette infrastructure. Elle a exprimé la reconnaissance des étudiants, des enseignants et du personnel de l’université Nazi-Boni au président du Faso et aux acteurs ayant contribué à sa réalisation.

« En recevant ce joyau, véritable instrument de production de savoir, nous prenons devant vous l’engagement solennel d’en faire un espace de rigueur, de recherche et d’innovation »,
a-t-elle lancé. Les bénéficiaires ont également pris l’engagement d’utiliser le complexe avec responsabilité, afin qu’il serve durablement le monde de l’enseignement supérieur et de la recherche d’aujourd’hui, mais aussi les générations futures.

Noufou NEBIE

Flash

0

En ces moments où sévit le paludisme, il est courant de voir certaines personnes prendre des médicaments, seulement sur la base de conseil d’un proche, ou d’une ancienne ordonnance. Or, l’automédication est cause de plusieurs cas de décès. Les populations sont appelées à bannir l’automédication de leur quotidien pour éviter les éventuels désagréments. Il est plus indiqué de consulter un professionnel en cas de maladie que d’être son propre médecin.

Galedie Kétoura SIMPORE

Formation en informatique : 70 élèves et étudiants en situation de handicap visuel outillés

L’Association nationale des étudiants aveugles et malvoyants (ANEAM) a clôturé, vendredi 11 septembre 2026 à Ouagadougou, la Ve édition de sa formation en informatique adaptée, au profit de 70 bénéficiaires.

L’informatique s’impose progressivement comme un outil incontournable dans les études et le monde professionnel. Pour permettre aux personnes en situation de handicap visuel de mieux s’approprier cet outil, l’Association nationale des étudiants aveugles et malvoyants (ANEAM) a organisé une session de formation en informatique adaptée, du lundi 7 au vendredi 11 septembre 2026 à Ouagadougou.

La session était placée sous la présidence de la ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, avec l’accompagne-ment du coordonnateur de Sensoriel Handicap Corporation (SHC). Selon le président de l’ANEAM, Léon Ouédraogo, l’association a bien voulu continuer cette dynamique d’organisation de formation adaptée au profit des personnes en situation de handicap visuel, dans le sens où cela leur sera utile dans le milieu scolaire et professionnel.

Il a noté que pour cette Vᵉ édition, 70 bénéficiaires ont été retenus. A écouter le formateur, Harouna Yigo, la session a été organisée suivant trois niveaux, afin de tenir compte des connaissances des participants.

« Le premier niveau était consacré à la découverte de l’ordinateur, ainsi qu’à l’apprentissage des bases de Word et d’Excel. Le deuxième a permis aux participants d’approfondir leurs connaissances en Word et Excel et de s’initier davantage aux recherches sur Internet. Et le troisième niveau a porté sur la gestion des courriers électroniques, le téléchargement et l’Intelligence artificielle », a-t-il expliqué. Le président de l’ANEAM a souligné la nécessité de disposer d’ordinateurs permettant aux bénéficiaires de continuer à pratiquer après les sessions de formation.

Pour lui, une longue période sans manipulation peut faire perdre une partie des acquis. De son coté, le chargé de programme de Sensorial Handicap Corporation a réaffirmé la disponibilité de sa structure à accompagner l’ANEAM dans la mesure de ses moyens. Pour Odile Zongo, une bénéficiaire venue de Gaoua, l’apprentissage de l’infor-matique représente une oppor- tunité d’améliorer ses conditions d’études. « La formation me sera bénéfique, parce qu’actuellement je suis élève en formation à l’école des cadres moyen en travail social à Gaoua. Donc bientôt, je serai en stage.

Cela va me permettre de rédiger mon rapport sans l’aide de quelqu’un », a-t-elle confié. Tout en remerciant les organisateurs, Odile Zongo a souhaité la poursuite de telles initiatives afin de permettre aux élèves en situation de handicap visuel de mieux s’adapter aux exigences d’un environnement de plus en plus numérisé. Au terme des cinq jours d’apprentissage, les participants ont reçu des attestations de formation.

Samira Alida KAMBOU
Christelle KALKOUMDO
(Stagiaire)

 

Orchestre de la Présidence du Faso : résilience et souveraineté chantées à l’unisson à Bobo-Dioulasso

0

L’Orchestre de la Présidence du Faso a offert, dans la soirée du vendredi 11 septembre 2026 à Bobo-Dioulasso, un spectacle musical placé sur le thème « Résilience et souveraineté ». Une prestation qui a mobilisé une foule nombreuse et transformé l’esplanade du stade général Aboubacar-Sangoulé-Lamizana en un véritable espace de communion autour de la musique et des valeurs patriotiques.

L’esplanade du stade général Aboubacar-Sangoulé-Lamizana de Bobo-Dioulasso a vibré, dans la soirée du vendredi 11 septembre 2026, au rythme de la musique burkinabè
et africaine. A travers un spectacle placé sur le thème « Résilience et souveraineté », l’Orchestre de la Présidence du Faso a offert aux populations de la ville de Sya un grand moment de communion, de partage et de célébration des valeurs patriotiques.

Pour l’occasion, l’esplanade du stade s’est transformée en un vaste espace festif, drainant une foule nombreuse venue communier avec les artistes et les instrumentistes. Autorités administratives, coutumières et religieuses, militaires, artistes, jeunes et mélomanes se sont retrouvés autour d’un même idéal : célébrer la résilience d’un peuple déterminé à prendre en main son destin. Bien avant l’entrée en scène de l’Orchestre de la Présidence du Faso, plusieurs artistes ont tenu le public en haleine.

Fush Alpha, la jeune Princesse Saïda, le Couple Mondial, Jean Zoé, avec son titre « IB », ainsi que Kayawoto ont livré des prestations chaleureusement accueillies par les spectateurs. Leurs chansons, porteuses de messages d’espoir, de courage et de détermination, ont contribué à installer une ambiance particulièrement festive.

Lorsque les musiciens de la formation musicale de la Présidence du Faso ont pris le relais, la ferveur est montée d’un cran. Avec une grande maîtrise, l’orchestre a proposé un véritable voyage à travers plusieurs univers musicaux. wassoulou, salsa, blues, reggae, rock et zuluka se sont succédé sur scène, donnant à voir toute la richesse et la diversité des sonorités africaines.

La musique, un maillon essentiel dans la dynamique de la construction nationale

Cette diversité musicale a permis à l’orchestre de toucher un public aux goûts variés, tout en mettant en lumière la capacité de la musique à transcender les différences et à rapprocher les communautés. A travers les différents rythmes exécutés, le message était également celui d’un peuple qui, malgré les difficultés, entend rester debout, uni et confiant en son avenir. La ferveur populaire a atteint son paroxysme lors des prestations « live » des artistes invités d’honneur.

Le duo formé par Privat et Kayawoto, puis le passage remarqué de Smarty, ont littéralement enflammé l’esplanade du stade. Ces moments forts ont davantage rapproché artistes et spectateurs, transformant la soirée en une véritable célébration collective de la musique et de l’espérance. Au-delà de l’aspect festif, le spectacle s’inscrit dans une dynamique de valorisation de la culture comme outil de cohésion sociale et de mobilisation citoyenne.

Pour le chef d’Orchestre, le commandant Aimé Césaire Ouédraogo, cette initiative traduit la place accordée à la culture dans la dynamique de construction nationale. Il a salué la vision du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, qui, selon lui, fait de la culture un instrument d’affirmation de l’identité nationale et de mobilisation du peuple. « Sous son leadership, la culture n’est plus perçue comme un simple divertissement. Elle est appelée à jouer pleinement son rôle dans la construction d’un Peuple conscient », a-t-il déclaré.

Le Président de la délégation spéciale (PDS) de la commune de Bobo-Dioulasso, Laurent Koutoukou Kontogom, a, pour sa part, exprimé sa reconnaissance au chef de l’Etat pour ce spectacle offert aux populations. Il a également salué la qualité technique de la prestation, ainsi que le talent des artistes et des instrumentistes mobilisés.

A travers cette escale dans la ville de Sya, l’Orchestre de la Présidence du Faso entend ainsi faire de la musique un vecteur de réconfort, d’espérance et de cohésion sociale. Dans un contexte où le Burkina Faso fait de la résilience et de la souveraineté des valeurs cardinales, la culture apparaît comme un autre levier de mobilisation et de construction nationale. Après Bobo-Dioulasso, la tournée de l’Orchestre de la Présidence du Faso va se poursuivre à Banfora où il donne rendez-vous aux populations, le vendredi 18 septembre 2026, à la place de la Nation.

Kamélé FAYAMA