Ganzourgou: le retour du festival Warba du 27 au 29 novembre 2026

L’Association génération montante pour le développement du Ganzourgou (AGMDG) a annoncé officiellement, jeudi 10 septembre 2026, à Zorgho, le grand retour du festival Warba du Ganzourgou, à travers une conférence de presse.

La VIe édition du festival Warba du Ganzourgou se tiendra sur les sites de la maison des jeunes et du musée du Warba de Zorgho, du 27 au 29 novembre 2026. Cette information a été rendue officielle, jeudi 10 septembre 2026, à Zorgho, lors de la conférence de presse de l’Association génération montante pour le développement du Ganzourgou (AGMDG). Les autorités administratives et coutumières notamment le représentant du chef coutumier de Zorgho, la représentante du haut-commissaire du Ganzourgou, la directrice provinciale de la culture ont marqué de leur présence la conférence de presse.

Le chargé de communication de l’AGMDG, Serge Damiba, a présenté les objectifs de cette VIe édition du festival Warba. Selon lui, le festival vise notamment à encourager la pratique du Warba, à susciter des initiatives de recherche et de créativité en faveur du développement et de la promotion de cette expression culturelle, à découvrir de nouvelles troupes talentueuses et à assurer la promotion des troupes lauréates sur les scènes nationale et internationale.

Au cours de la conférence de presse, les organisateurs ont également dévoilé le programme des activités de cette VIe édition. Ainsi, les festivités seront marquées par des compétitions mettant aux prises des troupes venues de 13 provinces issues de 7 régions du Burkina. A cela s’ajouteront plusieurs activités, notamment le village du festival, un vernissage au musée du Warba, le concours de l’ambassadrice Warba, ainsi que la cérémonie de proclamation des résultats et de clôture.

La programmation prévoit également une nuit des lauréats à Ouagadougou, destinée à offrir une visibilité supplémentaire aux meilleurs talents issus de la compétition. Pour Serge Damiba, cette manifestation culturelle entend contribuer à la sauvegarde et à la transmission du Warba aux générations futures. « Le Warba n’est pas qu’une danse, mais un patrimoine vivant, un langage du corps et du tambour qui raconte notre histoire, soude nos communautés et fait rayonner le Burkina », a-t-il déclaré.

A travers cette VIe édition, l’AGMDG entend ainsi redonner au festival Warba toute sa place dans l’agenda culturel national et renforcer la visibilité de cette expression culturelle traditionnelle. La rencontre avec les médias a également permis aux organisateurs de répondre aux différentes préoccupations des journalistes concernant l’organisation, les innovations, les objectifs et les perspectives du festival.

A l’issue des échanges, Serge Damiba a invité les populations, les acteurs culturels, les troupes participantes, les partenaires et les amoureux de la culture burkinabè à se mobiliser pour la réussite de cette VIe édition. Il a donné rendez-vous au public, du 27 au 29 novembre 2026, à Zorgho, pour vivre le grand retour du festival Warba du
Ganzourgo.

Amedée Wend-La-Sida SILGA

Flash

0

Dans les grands centres urbains comme Ouagadougou, il n’est pas aisé d’avoir un emploi décent. Cette situation amène certains jeunes, notamment les filles à se diriger vers les maquis, les caves et les boites de nuit, où elles ont plus de chance d’obtenir de quoi subvenir à leurs besoins. Cependant, force est de constater que bon nombre d’entre eux, sinon la quasi-totalité, travaille dans des conditions difficiles. En effet, certaines reçoivent des salaires en dessous du Salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG). Le comble, elles ne sont pas déclarées à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS). Pour y remédier, la CNSS mène des opérations pour contraindre les tenanciers des maquis à déclarer leurs employés. Cette initiative est à saluer à sa juste valeur, car, elle vise à protéger ces travailleurs. C’est l’occasion pour les chefs d’entreprises non en règle à se conformer aux dispositions de la loi en payant régulièrement les cotisations, afin de permettre à leurs collaborateurs de bénéficier de toutes les prestations qui sont prévues à la CNSS.

Yassimine Aminata OUARMA

Nigéria : un trône, 18 prétendants

Au Nigéria, la liste définitive des candidats à l’élection présidentielle, du 16 janvier 2027, a été publiée, le week-end écoulé, par la Commission électorale. Les dossiers de candidature de 18 prétendants à la magistrature suprême ont été validés, dont ceux de l’actuel Président Bola Ahmed Tinubu et des deux figures influentes de l’opposition, Atiku Abubakar et Peter Obi. L’ancien chef de l’Etat, Goodluck Jonathan, qui espérait revenir à la tête du pays, a vu sa candidature rejetée, car, ayant été portée par une faction dissidente de son parti, le Parti démocratique populaire (PDP).

L’heure n’est plus à la spéculation autour des candidatures de la future présidentielle au Nigéria. Les dés sont jetés. Les candidats en lice sont désormais connus et c’est à qui saura séduire les Nigérians avec son projet de société, pour espérer triompher dans les urnes, le Jour-J. Candidat à succession, Bola Tinubu, 74 ans, entend rester maitre du jeu et garder les clés du palais présidentiel. S’il compte s’appuyer sur le bilan de son premier mandat, le président nigérian a marqué négativement ses compatriotes avec ses réformes économiques à polémique qui ont renchéri le coût de la vie et son incapacité à lutter contre les attaques terroristes et le grand banditisme.

Sa décision de supprimer les subventions sur le carburant pour redresser les finances publiques pèse sur le pouvoir d’achat des citoyens, en ce qu’elle a engendré une inflation généralisée. Les prix des produits de première nécessité et le coût du transport se sont envolés, amenant les syndicats à souvent monter au créneau pour dénoncer la vie chère . Aussi, la situation sécuritaire s’est-elle dégradée, avec la régularité des attaques terroristes et la multiplication des enlèvements de citoyens par des groupes armés.

Au vu de ces réalités sociales de nature à plomber son image, le chef de l’Etat nigérian va devoir sortir des arguments de taille, pour convaincre ses compatriotes, qu’il ne se préoccupe pas des milieux d’affaires et des élites fortunées, au détriment du bas peuple. Bola Tinubu est fréquemment accusé de jouer le jeu des riches, que de répondre aux attentes des classes moyennes ou défavorisées.

S’il n’est pas en bonne posture, le président sortant pourrait bénéficier d’un environnement politique favorable, l’opposition nigériane peinant à parler d’une seule voix. La publication de la liste des candidats à la présidentielle permet de cerner cette réalité. La plupart des opposants sont engagés dans des aventures individuelles, alors que des projets de regroupement se font sentir. Même si elle est régulièrement évoquée dans les discours, une candidature unique de l’opposition à la présidentielle ne semble plus possible.

Les débats sur le sujet ont lieu, mais aucun opposant ne veut manifestement désister au profit de l’autre. Les candidats de l’opposition vont-ils nous surprendre, avant la présidentielle en donnant des signes d’unité ? Tout est encore possible, pour peu que l’égoïsme quitte les esprits. Aller en rang serré à l’élection présidentielle est indispensable, si l’opposition nigériane veut envoyer Bola Tinubu à la retraite. Si elle ne le fait pas, elle va offrir un boulevard au chef de l’Etat qui trouve une occasion en or de rempiler, malgré sa gouvernance mitigée. De toutes les façons, on attend de vivre la campagne pour la présidentielle au Nigéria, qui s’annonce mouvementée et de voir son dénouement le jour du scrutin.

Kader Patrick KARANTAO

Sortir du bourbier

Ceux qui sont toujours en train d’ergoter sur la Révolution progressiste populaire (RPP) instaurée par le capitaine Ibrahim Traoré et ses compagnons depuis la date historique du 30 septembre 2022, ignorent qu’elle ne diffère en rien de la Révolution démocratique et populaire d’août 83 (mutatis mutandis) ; si tant est que le but ultime est de mettre fin aux pesanteurs socioculturelles, politiques et économiques en initiant des réformes audacieuses qui vont mettre fin à l’Etat néocolonial, monétairement asservi dans lequel nous sommes actuellement.

Cela, en cassant les codes du démocratisme bourgeois et de ses outils de domination notamment la justice, l’école et l’administration rentière.
C’est donc la mise en pratique du progressisme de gauche fondamentalement différent de celui de droite dont les déclinaisons sont, entre autres, la social-démocratie, la démocratie parlementaire bourgeoise etc. Concrètement, il se pose donc la nécessité de produire, transformer et consommer nos produits locaux, seul gage de l’indépendance nationale si tant est qu’un homme qui a faim n’est pas un homme libre. C’est dire qu’à l’éducation politique permanente doit se juxtaposer d’envisager concrètement le moyen le plus sûr et le plus rapide de couper la racine du mal, « tout étant urgent », selon le célèbre mantra du président du Faso dès sa prise de fonction.

L’offensive agro-pastorale s’inscrivait dans cette dynamique, mais la nécessité se pose aussi d’entreprendre des actions pratiques, commandées par l’appui à cette révolution agraire d’où les initiatives tous azimuts dans le domaine industriel. Contrairement à la phraséologie et à la politique petite-bourgeoise sur les « normes » de consommation axées sur l’exportation des produits occidentaux, il faut désormais privilégier la norme nationale en asseyant l’essor industriel sur l’agriculture par le biais de la production des denrées alimentaires et de produits nécessaires à la satisfaction des besoins fondamentaux des masses populaires. Car, comme disait le professeur Joseph Ki Zerbo, « le développement exogène surimposé au Burkina Faso a généré non seulement la pauvreté, mais aussi la paupérisation ».

Il faut donc nous « recentrer » sur nous-mêmes, et les dernières inaugurations intervenues dans la région du Guiriko viennent nous le rappeler.
Le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, reste donc fidèle à sa vision due à sa ligne de conduite et à ses idéaux aussi bien au plan de la défense nationale, que de la refondation politique, économique et sociale.

Souveraineté sans concession face à l’ennemi, rejet de la démocratie parlementaire et du « brainwash education » (lavage de cerveau), assainissement du cadre économique, lutte contre les pesanteurs sociales et exaltation de la culture ; le credo a été rappelé une fois de plus à Bobo-Dioulasso. Adepte de l’inventivité et du génie créateur, soldat de la souveraineté, bref éveilleur de consciences, le Burkina Faso poursuit son émancipation pour devenir l’Eldorado voulu par ses fils.

Boubakar SY 

𝐌𝐨𝐝𝐞𝐫𝐧𝐢𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐥’𝐀𝐝𝐦𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 : 𝐜𝐚𝐩 𝐬𝐮𝐫 𝐝𝐞𝐬 𝐬𝐞𝐫𝐯𝐢𝐜𝐞𝐬 𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐜𝐬 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐞𝐟𝐟𝐢𝐜𝐚𝐜𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐩𝐫𝐨𝐜𝐡𝐞𝐬 𝐝𝐮 𝐏𝐞𝐮𝐩𝐥𝐞

Le Camarade Premier ministre, Chef du Gouvernement, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a présidé, ce lundi 14 septembre 2026 à Ouagadougou, la session ordinaire du Conseil national de la modernisation de l’Administration et de la bonne gouvernance (CN-MABG). Les travaux ont permis d’évaluer les performances de l’Administration publique, d’identifier les insuffisances persistantes et de définir les orientations pour l’année 2027.
‎À l’ouverture de la session, le Chef du Gouvernement a rappelé que la modernisation de l’Administration publique constitue un enjeu de souveraineté, de dignité et d’efficacité de l’action publique. Elle ne saurait, selon lui, se limiter à des réformes techniques ou à la dématérialisation des procédures. « Notre ambition doit être claire : faire de l’Administration publique un véritable instrument de souveraineté et de transformation du Burkina Faso », a-t-il déclaré.
‎Le Premier ministre a ainsi appelé à un changement profond des pratiques, des méthodes de travail et du rapport de l’Administration au Peuple. L’objectif est de bâtir une Administration disciplinée, intègre, compétente, performante, innovante et redevable, capable de produire des résultats et de rendre compte de l’utilisation des ressources publiques.
‎La performance globale de l’Administration au titre de l’année 2025, établie à 85,38 %, témoigne, selon le Chef du Gouvernement, d’une dynamique appréciable. Tout en félicitant les agents publics ayant contribué à ce résultat, il les a invités à se garder de toute autosatisfaction. « La performance n’est pas une fin en soi : elle est une exigence permanente », a-t-il souligné, insistant sur la nécessité de traduire les résultats administratifs en améliorations concrètes dans la vie des populations.
‎Les travaux ont également permis d’examiner les principales insuffisances qui affectent encore le fonctionnement de l’Administration. Elles concernent notamment la faible couverture de l’évaluation de certaines institutions, l’appropriation insuffisante des outils de gouvernance, les contraintes liées aux ressources humaines et aux infrastructures, les difficultés des systèmes d’information ainsi que l’authenticité de certains documents produits dans le cadre de la commande publique.
‎
‎L’appropriation des plateformes de services numériques par les citoyens figure également parmi les défis identifiés. À ce sujet, le Premier ministre a appelé à une transformation numérique inclusive, adaptée aux réalités nationales et qui ne crée pas de nouvelles formes d’exclusion. Il a notamment souhaité que les langues nationales trouvent progressivement leur place dans les systèmes d’information et les services numériques.
‎
‎Au cours de la session, les participants ont examiné trois principaux documents : le rapport annuel de mise en œuvre de la Stratégie nationale de modernisation de l’Administration publique, le rapport sur l’état de la gouvernance au Burkina Faso et le rapport global sur la performance des structures de l’Administration publique, tous au titre de l’année 2025.
‎
‎Ils ont également analysé les résultats des évaluations des stratégies nationales relatives à la déconcentration administrative, à la modernisation de l’Administration publique et à la promotion de la bonne gouvernance. À la clôture des travaux, le Premier ministre a engagé les responsables concernés à transformer les recommandations adoptées en actions concrètes, assorties de responsabilités clairement définies et de mécanismes rigoureux de suivi. Il a précisé que les insuffisances relevées ne remettent pas en cause les performances enregistrées, mais constituent des défis prioritaires auxquels des réponses doivent être apportées.
‎
‎Les orientations définies pour 2027 devront notamment permettre à l’Administration d’accompagner la reconquête du territoire et le retour effectif de l’État auprès des populations. « Là où nos Forces combattantes reconquièrent des espaces, notre Administration doit être prête à rétablir durablement la présence et l’autorité de l’État », a affirmé le Chef du Gouvernement.
‎Pour Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, le rétablissement de la sécurité doit s’accompagner du retour de services publics adaptés aux besoins des populations, notamment dans les domaines de l’éducation, de la santé, de l’état civil, de la justice, de l’action sociale et de l’administration territoriale.
‎Le Premier ministre a enfin appelé chaque ministère, institution, structure et agent public à prendre sa part dans la refondation de l’Administration, sous le sceau de la primauté de l’intérêt général. Il a chargé le ministère des Serviteurs du Peuple, à travers le Secrétariat permanent de la modernisation de l’Administration et de la bonne gouvernance, d’assurer un suivi rigoureux de la mise en œuvre des conclusions et orientations issues de la session.
‎
‎𝐃𝐂𝐑𝐏/𝐏𝐫𝐢𝐦𝐚𝐭𝐮𝐫𝐞

Ingénieur camerounais de Quanlaidian : « Les énergies nouvelles sont essentielles pour la planète »

Avec l’essor du marché des véhicules à énergie nouvelle, la recharge et les batteries sont devenues un enjeu clé. En Chine, l’entreprise Quanlaidian est spécialisée dans ce secteur. À la CIFTIS 2026, notre journaliste a interviewé M. Mungunsi Wilson, ingénieur logiciel camerounais chez Quanlaidian. Installé en Chine depuis huit ans, il estime que le développement des énergies nouvelles est essentiel pour lutter contre le réchauffement climatique et relever les défis environnementaux et il s’engage personnellement en ce sens. Retrouver l’intégralité de l’interview qu’il a accordé à CGTN Français en cliquant sur ces liens :

https://francais.cgtn.com/2026/9/10/ARTI1789022263868949/

https://www.facebook.com/reel/3182837805259279

https://x.com/CGTNFrancais/status/2097941530413846939?s=20

https://www.threads.com/share/HWcLcc1uP/

https://amsp.link/details/2097939944273219584

Synthèse de Nadège YAMEOGO

Source : CGTN Français

Le cinéma chinois : quand les images deviennent un langage universel

Après des décennies de développement, le cinéma chinois s’appuie sur un écosystème créatif solide et diversifié. Les grandes productions coexistent avec des films à budget plus modeste, offrant une remarquable richesse de styles et de récits. Plus ouvert, plus confiant et toujours plus créatif, il entend contribuer, aux côtés des cinéastes du monde entier, à écrire le prochain chapitre de l’histoire du septième art. Retrouvez l’intégralité de la vidéo en tapant sur ces liens :

https://francais.cgtn.com/2026/08/08/ARTI1786187944978744

https://x.com/CGTNFrancais/status/2086052438138826828

https://www.facebook.com/reel/1836163854055446/

https://www.threads.com/@cgtnfrancais/post/Dbx1nEWjGEC

https://amsp.link/details/2086046450650845184

Agriculture et changement climatique: des formateurs outillés pour une agriculture plus résiliente

La cérémonie de clôture de la formation des maitres formateurs en approche champs écoles agropastoraux et les bonnes pratiques agro écologiques résilientes face au changement climatique s’est tenue le vendredi 11 septembre 2026 à Ouagadougou.

L’agriculture au Burkina Faso fait face à différentes contraintes liées au changement climatique. Conscient de cette situation, le Ministère de l’Agriculture, de l’eau, des ressources animales et halieutiques (MARAH), en collaboration avec l’Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), a initié une formation à l’endroit des acteurs du domaine. En effet, 22 maitres formateurs en approche Champs écoles agropastoraux (CEAP) et les bonnes pratiques agro écologiques résilientes face au changement climatique ont été outillés pendant 60 jours à Koudougou autour du thème « Amélioration de la résilience climatique des systèmes de production agro pastorale au Burkina Faso ».

La cérémonie de clôture de cette formation s’est tenue le vendredi 11 septembre 2026 à Ouagadougou. Selon la représentante du ministre chargé de l’Agriculture, Estelle KoÏta, la variabilité des précipitations, la dégradation accélérée des sols, la raréfaction des ressources en eau et en pâturage affectant directement la productivité et la vulnérabilité des communes rurales sont des réalités qui appellent des réponses innovantes, endogènes et durables portées par des acteurs outillés et pleinement engagés.

« Ce projet traduit la volonté constante du gouvernement de renforcer durablement la capacité d’adaptation de nos producteurs face aux aléas climatiques, tout en préservant les bases productives de nos systèmes de production agro pastorale », a-t-elle poursuivi. Estelle koÏta a aussi félicité tous les acteurs engagés pour la mise en place et la réussite de cette formation.

Selon le directeur général des productions végétales, Zemba Prosper, cette formation a permis d’avoir des compétences, afin de former d’autres agents pour la mise en œuvre de toutes les réformes agricoles pour un essor du secteur. Il a remercié la FAO et le Fonds mondial pour l’environnement et le climat qui ont financé l’ensemble des activités
et concouru à cette formation.

De nouvelles connaissances acquises

Aux bénéficiaires, Zemba Prosper leur a donné rendez-vous sur le terrain pour voir la mise en œuvre de ce qu’ils ont appris. Pour le chargé de projet, Daouda Zongo, cette formation a pour objectif d’améliorer la résilience climatique de la population rurale. « Nous voulons amener les producteurs des zones rurales à mieux s’adapter aux effets du changement climatique, à travers des connaissance agricoles, animales, halieutiques et de protection de l’environnement pour une augmentation des productions », a-t-il signifié.

Selon ses explications, il s’agira de mettre en place des champs écoles agropastoraux dans les zones de formation dont le Nando, le Guiriko, le Sourou et les Bankuy. Pour sa part, le représentant des bénéficiaires, Saoura Edouard, a souligné que ces neuf sessions leur ont permis de renforcer leurs capacités à travers une approche pédagogique fondée sur les méthodes d’éducation non formelles. « Cette formation nous a permis non seulement d’acquérir des connaissances théoriques mais également des connaissances pratiques indispensables à la conception, à l’animation et au suivi des champs écoles », a-t-il dit. Pour lui, cette formation marque certes la fin d’un cycle d’apprentissage mais elle constitue surtout le début d’une nouvelle responsabilité pour eux.
La cérémonie s’est soldée par la remise des attestations aux différents bénéficiaires de la formation.

Kadi RABO
Aïssatou DIARRA
(Stagiaire)

 

Le Président du Faso aux étudiants de l’UNB : « Nous ne voulons plus d’université qui fait juste la théorie »

Le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a échangé, le vendredi 11 septembre 2026 à Bobo-Dioulasso, avec les étudiants de l’Université Nazi-Boni, à l’issue de l’inauguration du complexe d’amphithéâtres. Nous vous proposons l’intégralité de son message.

Bonjour camarades. J’espère que tout un chacun se porte très bien. En tout cas, merci beaucoup à Dieu pour cette opportunité qui nous est donnée, ce matin, de pouvoir nous entretenir. Et, comme je l’ai consigné dans le livre d’or, pour moi, ce n’est pas une inauguration, ni une coupure de ruban. C’est plutôt un message envoyé à chacun de vous,
étudiants, personnels d’encadrement, enseignants et à toute la jeunesse burkinabè et africaine.

Je vais vous entretenir sur un certain nombre de points, qu’on ne cessera de rappeler. Mais c’est de notre devoir, en tant que dirigeant, de vous faire voir la vision révolutionnaire que nous avons, afin que vous compreniez notre vision et croyiez en vous pour un lendemain meilleur.

Bien avant tout cela, nous sommes ici, en mesure de faire cette rencontre grâce à la combativité de nos vaillantes Forces combattantes. En 2022, le terrorisme se rapprochait jusqu’aux portes de Bobo-Dioulasso. Et, il n’était pas évident que si elles n’avaient pas repris l’ascendant, nous serions là, ce matin, pour échanger. Il serait donc bon qu’on prenne une minute de notre temps pour les applaudir, les encourager et les féliciter pour le combat qui est mené sur le champ de bataille. (ndlr : applaudissements).

On nous reproche très souvent de trop parler. Les impérialistes et les valets locaux nous disent que nous parlons beaucoup. Mais, est-ce pour autant qu’on doit arrêter de parler ? Je pense qu’ils ont peur de notre parole. Ils ont peur que nous réveillions la jeunesse. Ils ont peur que nous fassions comprendre beaucoup de choses pour faire reculer l’ignorance. En fait, ils ont peur de votre réveil. Ils ont peur que l’Afrique prenne son destin en main. Ils ont peur que nos matières premières ne viennent plus vers là-bas.

Pour cela, on nous traite souvent de trop parler et de ne rien faire, d’être populiste. Le mot qui est dans la bouche de tous les incompétents de l’Afrique. On nous traite de populistes et c’est ce qu’ils emploient très souvent. Je ne l’invente pas. Ils ne manquent pas de stratagèmes lorsque nous posons un acte, de trouver tous les moyens pour essayer de prouver aux uns aux autres que ce n’est pas vrai.

Par plusieurs fois, les actes que nous posons, ils ont essayé de démontrer aux yeux du monde que c’était de l’intelligence artificielle, que ce n’était pas vrai, que c’était du populisme. Et, même lorsque nous avons inauguré notre complexe industriel TEXFORCES-BF, il y a deux jours de cela, nous avons vu, à travers l’analyse de ces paroliers de l’impérialisme, voulant dénigrer ce complexe, en voulant le comparer, le rabaisser.

Je vais m’attarder un peu sur ce sujet pour que vous compreniez et que vous puissiez faire passer le message à qu0i le veut et partout au Burkina Faso. Je l’ai dit dans mon propos, c’est un complexe unique dans la sous-région et je défie quiconque de me prouver le contraire. Le complexe, par sa taille, par ce qu’elle est en mesure de produire, par sa modernité et par sa structuration, est unique. Lorsque nous partons du coût du complexe, nous avons dit que nous l’avons financé à 17 milliards F CFA.

D’ailleurs, je félicite toutes les entreprises qui, je sais, ont été un peu forcées et n’ont pas pu avoir quelque chose à la fin. Pour le prochain complexe, on verra comment les revaloriser. Mais, nous avons été sincères et purs dans la démarche. Sous d’autres cieux, 17 milliards F CFA, c’est peut-être pour payer allocco, peut-être pour construire un château d’eau.

« Maintenant, nous produisons tous types de tenues »

Donc, qu’on me montre un seul complexe de ce type en Afrique, ici, qui coûte ce montant. Il n’y en a pas. Qu’on me montre un seul complexe qui est financé de la sorte et appartenant entièrement à l’Etat. Nous sommes sortis d’un concept. C’est pour cela que j’ai dit que nous avons cassé le mythe des investisseurs. Dans l’économie révolutionnaire qui est souvent aux antipodes de l’économie classique et que les gens n’arrivent d’ailleurs pas le comprendre, nous avons une autre manière de voir les choses.

Et vous étudiants, surtout les étudiants en économie, on va toujours vous dire de faire un certain nombre de choses pour attirer les investisseurs. C’est bien. Nous ne refusons pas les investisseurs. Mais qui vient investir parce que vous avez de beaux yeux et parce qu’il n’a pas de rentabilité ? Cela n’existe pas. Un investisseur vient pour investir, pour moi, c’est une forme d’esclavage d’ailleurs.

Quand ils viennent d’ailleurs avec leur argent, c’est juste vous faire travailler. Mais les intérêts, c’est pour eux. Et, ils repartent avec. Mais, dans l’économie révolutionnaire, nous mettons l’investissement par palier. Et l’Etat garde entièrement tout ce qui est stratégique. Et ce qui n’est pas stratégique, nous voyons comment partager les charges avec l’investisseur.

Mais, nous préférons faire les choses de nous-mêmes. Nous ne sommes pas aussi allés faire des tables-rondes ailleurs pour chercher des financements pour venir construire notre industrie textile. Donc, ne le comparez pas à ce qui n’est pas comparable. Des pays peuvent avoir des industries textiles, c’est bien. Nous encourageons cela. Mais, est-ce que ça appartient à l’Etat ? Ce n’est pas évident. Des investisseurs étrangers viennent, mettent des complexes sur place et produisent des choses.

Le Président du Faso s’est rejoui de la qualité des équipements produits par les artisans locaux.

C’est bien. Mais, pour nous, ce n’est pas arrivé. C’est la même chose avec Air Burkina que certains ont essayé de comparer. C’est 100% pour l’Etat burkinabè. Il n’y a pas quelqu’un qui a une part dedans. C’est un concept d’économie que nous avons développé dans la Révolution. Ce qui concerne des secteurs qu’on appelle stratégiques, comme le textile ou comme l’aviation. Dans ce sens, on peut avoir peut-être de grands ateliers de couture dans certains pays qui ne sont pas à confondre avec ce que nous faisons.

Aller payer des tissus et venir coudre est différent d’un complexe de ce genre. Nous partons du coton pour tisser le fil nous-mêmes, dans les proportions que nous souhaitons ; produire les types de tissus que nous voulons et il y a toute une panoplie de tissus que cette usine est capable de faire. Dernièrement, j’ai vu le test au laboratoire de la tenue des pompiers que l’usine est capable de faire.

Maintenant, nous produisons tout type de tenue. C’est pour dire que nos stylistes, tous ceux qui partaient à l’extérieur payer des vêtements doivent être en mesure d’approcher l’usine et de dire avec précision la qualité de tissu souhaitée, avec tel pourcentage de coton, tant autre de polyester et ainsi de suite.

L’usine sera en mesure de vous produire cela, pour que vous alliez confectionner les vêtements. Parce que ce n’est pas que les vêtements des FDS. Elle pourra confectionner tout type de vêtements. Vous voilà aujourd’hui. Je vois qu’il y a comme un uniforme que vous portez. Quand je regarde les conseillers, les ministres, c’est en Koko Dunda. Nos mamans partaient chercher les tissus ailleurs pour venir teindre ici.

« Je serai toujours populiste »

Aujourd’hui, tout ce tissu peut être produit dans notre unité industrielle. Donc, c’est pour vous dire toute la dimension révolutionnaire qui est dans cette unité textile. On n’a pas fini de faire toute la communication, la publicité autour. Quand vous entendez que ça peut produire 20 millions de mètres de tissu de tenue par an, c’est pour dire que nous sommes en mesure de coudre environ 6 millions de tenues.

Mais vous imaginez que nous pouvons habiller presque toutes les forces d’Afrique, en tout cas d’Afrique de l’ouest et en allant ailleurs. C’est pour dire que c’est un très grand complexe audacieux et futuriste. Nous voulons notre indépendance. Et quand nous parlons de souveraineté, nous ne nous contentons pas juste de paroles, nous posons des actes et voilà pourquoi, ils ne peuvent pas trouver autre mot.

Comme je l’ai dit, ils disent que c’est du populisme que nous faisons. Nous ne le faisons pas pour demander quoi que ce soit à qui que ce soit. Nous le faisons pour le bien de nos populations. Et, si poser des actes qui plaisent à la population, c’est du populisme, eh bien, je serai toujours populiste. C’est notre mission. Nous sommes là pour cela. Donc, c’est pour vous dire de rester concentrés chaque acte que nous allons poser. Ils auront toujours quelque chose pour vous détourner et vous amener sur un autre terrain.

Mais restez concentrés, restez focus. Parce que vous savez, un chef d’Etat a dit, il y a quelques années de cela, que nous sommes des pays de merde. En son temps, ça m’a beaucoup fait mal. Mais, en analysant la situation, il n’a peut-être pas tort. Et, je pense qu’il est là actuellement aux Etats Unis.

Je parle de monsieur Trump. Vous voyez, certaines personnes avaient cette habitude, lorsque leurs femmes étaient enceintes, lorsqu’elles étaient presque à terme, elles cherchaient rapidement un visa pour que l’enfant aille naître aux Etats Unis pour avoir la nationalité américaine. Donald Trump a mis fin à cette pratique et je le félicite pour cela. C’est très bien. C’est l’un des actes que j’ai appréciés parce qu’il faut qu’on arrête nous-même de nous auto flageller, de nous insulter.

Pourquoi, vous ne voulez pas que vos enfants naissent ici, aient la nationalité d’ici et transforment votre pays. Eux, ils se sont battus pour construire leur pays. N’avons-nous pas honte de nous comporter ainsi. Désormais chacun reste chez soi pour accoucher. Il faut qu’on accepte travailler pour changer le visage de nos pays.

Il y a des choses qui peuvent faire mal mais lorsque ça fait mal, il faut en tirer ce qu’il y a de positif, avoir du cœur pour se lancer et prouver aux yeux du monde que nous ne sommes pas des pays de merde.
C’est ce que le Burkina Faso est en train de faire aujourd’hui. La révolution, ce ne sont pas uniquement des paroles mais ce sont des actes également. C’est pourquoi nous demandons à tout un chacun de prendre en compte cette dimension.

« Devrions-nous aller recruter ailleurs pour faire fonctionner ces machines ? »

Je reviens encore sur l’industrialisation qui est en cours. J’ai invité dernièrement les gens, même s’ils ont fait des filières littéraires et autres, à se reformer dans les filières techniques. Beaucoup de gens n’ont pas peut-être compris où n’ont pas voulu comprendre, mais j’insiste là-dessus. L’avenir est dans la technique. Les littéraires c’est très bien, voilà le jeune qui a slamé tout de suite. Ils ont la capacité de passer des messages, de conscientiser, de faire reculer l’ignorance.

On en a besoin certes, mais pas beaucoup. On ne peut pas en avoir plus que des techniciens. Depuis quelques temps, vous entendez au Nigéria, des gens se plaindre d’un investisseur nigérian qui a mis en place une raffinerie et qui a fait venir des techniciens d’ailleurs pour travailler parce qu’il n’y a pas la substance sur place et tout le monde crie au scandale. Lorsque nous rentrons à TEXFORCES, ce sont uniquement des machines. Comment on fait ?

Devrions-nous aller recruter ailleurs pour faire fonctionner ces machines. Non ! Il faut former la jeunesse à maintenir ces machines, à les faire fonctionner, à les entretenir et à les reproduire. Nous allons continuer. Par exemple, nous n’avons pas terminé la chaîne. Quand je regarde les chaussures que nous portons, nous avons des jeunes cordonniers très bien formés en mesure de fabriquer les jolies paires de souliers que vous portez et même les rangers des militaires.

Mais ils n’ont pas le bon cuir parce que nous n’avons pas bien tanné le nôtre pour produire du cuir de qualité, et nous exportons de manière brute. S’il plaît à Dieu avant la fin de l’année, nous allons commencer la construction d’une industrie de tannerie aussi. Il faut qu’on aille jusqu’au bout et on a besoin de vous les jeunes. Quand le coordonnateur de l’IPEC a fait sa présentation, des étudiants ont participé à la construction de cet amphi. C’est très bien et je salue cela. Les artisans, je les ai mis au défi. J’ai fait le tour et j’ai observé mais je suis plus que content de tous ceux qui ont participé à ça.

Ça fait combien de milliards F CFA pour équiper toutes ces salles ? Normalement tout devrait aller à l’extérieur pour payer les employés d’autres pays mais tout cet argent est resté sur place pour notre jeunesse. C’est ça la révolution économique également et nous sommes en mesure de le faire. Qui pouvait croire que nos artisans en étaient mesure de le faire ? J’ai visité toutes les salles jusqu’aux chaises directeurs.

Je suis émerveillé. Parce que moi, je crois en vous, je crois à la jeunesse, je crois en vos capacités. Croyez en vous et apprenez. Lorsqu’on fait de l’économie, j’ai d’ailleurs demandé le point de la situation de nos importations et j’espère que c’est prêt pour le premier semestre. Parce que je suis cela. Tout de suite, j’étais au laboratoire. J’ai vu la présentation et j’ai dit au Premier ministre, on va vous convertir bientôt parce qu’il est sociologue de formation et il le reconnaît.

Le programme « Tanmiougou »

La vie est basée principalement sur la science, les connaissances scientifiques et techniques. Je dis la science de manière globale. Toutes les sciences et même la sociologie c’est une science mais vous savez bien de quoi je veux parler. A l’intérieur, j’ai vu des gens qui produisent, qui prennent nos plantes et qui extraient la substance des huiles essentielles et un certain nombre de médicaments pour traiter les fongicides et autres au laboratoire. Ils sont en train de le faire.

C’est de la science biologique. J’ai vu des gens qui m’ont présenté différents types de briques qu’ils ont fabriquées à partir de l’argile ou de la terre rouge que nous avons ici. C’est de la science minérale. Quand nous prenons nos importations au Burkina Faso après les hydrocarbures, le deuxième produit d’importation souvent ce sont les médicaments ou les matériaux de construction et principalement le clinker, le gypse et autres. Ces matériaux rentrent dans tout ce que nous faisons. Pourtant, nous avons de l’argile ici, capable d’être transformé en clinker pour se substituer à cela.

Ces centaines de milliards F CFA qui sortent pour aller payer ce clinker doivent rester au profit de notre jeunesse à l’intérieur. Comment faire pour y arriver ? Voilà des laboratoires qui permettent à nos chercheurs de nous donner la formule et bientôt je suis sûr que nous allons mettre en place des unités industrielles pour produire et transformer notre argile ici et ne plus importer. Ce sont de grandes économies d’échelle et lorsque nous faisons ces économies, qu’est-ce qu’on en fait ?

Nous allons réinvestir en vous. C’est de ça qu’il s’agit et je disais au Premier ministre hier que j’ai un programme que je dois lancer dans deux jours que j’ai baptisé « Tanmiougou ». Ça veut dire la terre rouge. Souvent des gens se plaisent à se moquer du Burkina que c’est un pays de terre rouge. Nous allons leur montrer comment on valorise la terre rouge pour les narguer prochainement. Ce sont des individus qui ont une petite cervelle. Ils ne sont pas assez intelligents.

Mais c’est ce que j’ai toujours dit ; quand on nous dit quelque chose qui nous fait mal, nous tirons ce qui est positif dedans et nous vous répondons de la belle des manières qu’il faut, en vous montrant comment nous valorisons vos injures. C’est ça le Burkinabè et c’est ça notre capacité à développer, à changer notre manière de vivre, à changer notre pays. Il ne faut pas prendre les injures et les moqueries des autres comme quelque chose qui doit faire mal ou une fatalité. Non !

Quand ils le font, voyez-y quelque chose d’important et prouvez-leur qu’ils ne sont pas intelligents et que vous êtes beaucoup plus intelligents qu’eux. Valoriser ça. Je suis très content de voir qu’il y en a qui ont commencé déjà les travaux dans les laboratoires et je compte sur le ministre de la Recherche scientifique pour que ces travaux puissent être mis à disposition.

Les étudiants se sont engagés à participer à l’édification d’un Burkina prospère.

« Tout ce qui doit toucher à la transformation de nos matières premières, nous sommes engagés »

Parce que c’est Faso Mêbo qui sera la clé pour employer des milliers voire des millions de jeunes burkinabè. Nous n’allons plus importer des matières pour faire le ciment comme il le faut parce qu’on a tout sur place et nous en sommes capables. Nous avons le cerveau nécessaire pour transformer cela ici pour participer à la construction de notre pays. Et restez concentrés parce que c’est de ça qu’il s’agit. Tout ce qui doit toucher à la vie ou à la transformation de nos matières premières, nous sommes engagés sur ce chemin.

C’est ce que les impérialistes n’aiment pas. J’ai dit cela pour vous faire comprendre pourquoi nous sommes en mesure. Ils ne peuvent pas apprécier, mais nous sommes obligés de parler et de vous expliquer notre voie. Quelle est la vision ? Nous n’avons même pas commencé d’abord l’industrialisation. Ce n’est qu’embryonnaire. Il y aura des milliers et des milliers d’entreprises et il faut qu’on le fasse. Parce que chacun aussi, à son niveau, peu importe sa formation, peut être un entrepreneur.

Pourquoi le dis-je ? A n’importe quel moment de la vie, on doit être en mesure d’apprendre quelque chose et de faire quelque chose. En venant ici ce matin, camarades étudiants, je pense que rares sont ceux qui ont marché. Sinon on a pris nos mobylettes ou enfourché nos vélos ou encore emprunté le bus pour arriver ici. Et lorsqu’on prend une moto, si quelqu’un parmi vous décide de créer un système pour assembler des pièces pour faire une moto c’est bien.

Ça fait de lui un entrepreneur et dans la moto quelqu’un peut voir qu’il peut fabriquer la chaîne. Ça fait une entreprise encore qui est créée. Quelqu’un d’autre verra qu’il peut fabriquer des câbles, des pions ou des pistons ainsi de suite. Voyez comme on démultiplie l’industrie à partir d’un seul objet et c’est ce à quoi il faut que vous réfléchissiez en tant que jeunes pour voir comment créer ou copier tout ce que nous pouvons voir dans notre vie quotidienne. Et nous serons là pour accompagner cela.

La réflexion est désormais de votre côté. Réfléchissez pour créer, pour avoir des idées de création d’unités industrielles, aussi petites soient-elles. Elles doivent pouvoir contribuer à la vie de la Nation. Ne restez pas cantonnés uniquement sur ce que vous avez fait. Vous le comprendrez bientôt. Moi-même, je suis géologue de formation. On me dira que je ne suis ni économiste ni politologue, mais on arrive à diriger. C’est une question de volonté.

Il y a des gens qui ont fait de grandes études en économie, mais ce n’est pas sûr que, si nous nous asseyons pour débattre, ils puissent me convaincre sur leurs principes. N’est-ce pas, les économistes ? Ils sont là. Moi, j’ai commencé avec mon modèle, alors qu’il existe des modèles qu’on vous enseigne à l’université. Beaucoup de gens nous ont écrit pour dire que nous n’étions pas sur la bonne voie. Je pense qu’ils commencent à comprendre qu’il existe un modèle burkinabè.

« C’est un devoir pour nous, gouvernants, d’assurer l’éducation et la santé à nos populations »

Je vous en conjure : dupliquez ce modèle burkinabè, écrivez-le et vulgarisez-le afin que des gens puissent également le voir. Nous avons une manière particulière de voir l’économie. Et ce modèle nous permet de faire beaucoup de réalisations aujourd’hui. Hier, on nous traitait de pays pauvre. Nous n’étions pas, disait-on, en mesure de faire quoi que ce soit. Mais pourquoi, aujourd’hui, arrivons-nous subitement à réaliser tout ce que nous sommes en train d’accomplir ? Cela doit interpeller, n’est-ce pas ?

Rien que dans le domaine de la défense, en termes d’effectifs, nous sommes en train de progresser à grands pas. Nous sommes à quatre ou cinq fois l’effectif que nous avons trouvé, avec des hommes formés, équipés et déployés sur le terrain. Comment avons-nous fait pour y parvenir ?

Dans le domaine de la santé, l’initiative a permis de réaliser des dizaines de centres de santé modernes, qui apparaissent partout. Si nous sommes aujourd’hui dans cet amphithéâtre en train de parler, c’est aussi un symbole. Nous voulons moderniser notre système éducatif. Si nous n’éduquons pas, tout ce que nous faisons ne pourra pas être compris, surtout par les jeunes. Ils ne peuvent pas comprendre notre action si l’éducation n’est pas de qualité. Et pour qu’elle le soit, il faut d’abord des infrastructures et de bonnes conditions de travail.

C’est cela, le principal objectif. Je pense que tout ce qui peut sortir de ce que nous avons construit aujourd’hui doit constituer une ressource humaine de très bonne qualité, capable de contribuer activement au développement de notre Patrie.

Nous allons continuer cette sensibilisation et continuer à vous expliquer notre vision, notamment en matière d’économie. Nous allons également continuer à vous enseigner la discipline nécessaire pour accompagner cette vision. Voilà pourquoi nous avons instauré cette immersion patriotique au profit des étudiants. Mais nous allons bientôt l’élargir à tout le monde.

Pendant longtemps, nous avons passé notre temps à voir l’étudiant et le policier comme chiens et chats. Ils devaient se pourchasser chaque année dans les rues, casser, brûler, etc. ’est une logique que je n’ai jamais comprise. Non, il faut changer la donne. Ils doivent plutôt travailler ensemble, coopérer et construire ensemble. C’est ce que nous essayons de faire.

Je vous félicite, vous les étudiants, d’avoir compris le sens de notre combat. Parce que nous nous portons de mieux en mieux. Et ce n’est que le début.
L’université d’ici, comme toutes les universités d’ailleurs, va changer de visage. Nous avons pour ambition de construire plusieurs amphithéâtres afin que jamais, dans les années à venir, un étudiant ne vienne à l’université et dise qu’il n’a pas de place pour étudier.

Nous poursuivons également cet effort au niveau des lycées et jusqu’à la maternelle. Parce que c’est un devoir pour nous, gouvernants, d’assurer l’éducation et la santé à nos populations. C’est notre devoir.

Je le dis tous les jours aux membres du gouvernement : l’éducation et la santé, c’est notre devoir, c’est notre travail. Si nous ne sommes pas en mesure, dans un laps de temps, d’assurer ces services à toute la population, c’est que nous avons échoué. Nous avons pris l’engagement de le faire. Nous allons aller aussi vite que possible pour y parvenir, avec votre accompagnement, bien sûr. Participez activement ! C’est une manière d’interpeller tout le monde.

« Rien n’est une fatalité »

Rien n’est une fatalité. Absolument rien n’est une fatalité. Si nous étions tombés dans la peur et la fatalité, nous aurions abandonné le combat dès le début. Je vous l’ai dit mille et une fois : en 2022, lorsque nous sommes arrivés, des gens, de l’intérieur comme de l’extérieur, nous disaient : « Ce pays, vous ne pourrez pas le gérer. Comment avez-vous fait pour prendre un pays comme ça ? C’est impossible. C’est déjà fini. C’est tombé ».
Nous avons subi toutes sortes de pressions. Effectivement, la réalité qu’on nous décrivait était difficile.

« Trois mois, vous ne pourrez pas gérer. Vous n’aurez pas les munitions pour continuer. Vous n’aurez pas l’argent pour faire quoi que ce soit. Vous ne pourrez pas payer les salaires », nous disait-on. Parce que tout était au rouge. Mais si nous avions eu le moral faible et accepté cette fatalité, le pays allait s’effondrer. Et, comme le disait un
apatride, les terroristes allaient peut-être fêter la Tabaski à Ouagadougou.

Mais nous avons refusé la fatalité et décidé de combattre. Voilà pourquoi je vous ai dit : soyez fiers de vous. Soyez fiers de vos forces combattantes. C’est cela, la qualité de la ressource humaine burkinabè.

Le Burkinabè est intrinsèquement révolutionnaire. Il faut savoir réveiller ce volet révolutionnaire qui sommeille en lui. Nous avons su le faire et nous voilà aujourd’hui à cette étape de la reconquête. Qui pouvait croire que nous en arriverions là ? La pression était tellement forte sur le Burkina Faso. Mais nos forces progressent et rien ne les arrête, absolument rien. La population a compris. La guerre, nous la menons nous-mêmes. Personne, j’ai bien dit personne parmi tous ceux qui tournaient autour de nous, n’a apporté une seule cartouche pour nos forces combattantes. N’en parlons même pas d’une arme. Pire, on nous empêche d’en acheter.

Mais j’ai fait le serment que, qu’il s’agisse actuellement des véhicules blindés ou d’autres équipements, nous les produirons. Les armes, nous allons également les produire. Il n’y a rien à faire. Et j’ai confiance en chacun de vous. Je suis convaincu que nous disposons d’une très bonne qualité de ressources humaines.

Notre jeunesse est la meilleure. Et il faut y croire. C’est ce qu’il faut se dire tous les jours : nous sommes les meilleurs. C’est ainsi que nous deviendrons les meilleurs. Tout ce que nous pensons ne pas être en mesure de faire, il faut se dire : « Je peux le faire ». Tant que vous ne vous mettez pas cela dans la tête, vous êtes faibles. Et nous n’avons pas besoin de faiblards. Nous avons besoin de gens forts : forts physiquement, forts surtout dans la tête.

C’est cela, la révolution. La révolution, c’est changer totalement de paradigme, changer totalement de concept. Nous sommes en train de réussir ce pari grâce à chacun de vous. La sensibilisation que chacun mène à travers les réseaux sociaux et les autres canaux est très importante. Soyez rassurés : chaque fois que vous sensibilisez, chaque fois que vous écrivez quelque chose allant dans le sens de la révolution, c’est très important.
Vous êtes en train de battre en brèche tout le mensonge que certains avaient essayé de répandre sur notre pays. Ils continueront, mais je pense qu’ils finiront par se rendre compte que leur combat est perdu d’avance.

« Nous irons jusqu’au bout »

C’est fini. La jeunesse burkinabè a compris. Nous sommes engagés et nous irons jusqu’au bout. Bientôt, ils se rendront à l’évidence que le progrès est là, que le développement est là. Ils reviendront. Et nous déciderons alors de ce que nous ferons de cette future coopération, ou de je ne sais quoi. Ils reviendront, c’est sûr. Mais soyez unis. C’est quelque chose qui me tient à cœur. Ne soyez pas individualistes. Vous êtes jeunes et j’ai beaucoup parlé d’entrepreneuriat. Je souhaite vous voir évoluer ensemble, en groupe.

Quoi qu’on dise, beaucoup de gens se livrent à des querelles inutiles. Chacun veut mettre des bâtons dans les roues de l’autre pour pouvoir émerger. Ce n’est pas bien. Si vous voulez entreprendre, allez-y ensemble. Ensemble, vous êtes plus forts. Et ensemble, vous nous encouragez davantage à vous accompagner.

Les opérateurs économiques qui sont dans cette salle doivent désormais être de bons exemples pour les jeunes. Vos querelles inutiles, notamment sur le terrain politique, nous n’en voulons plus. Changez de paradigme. C’est sérieux, parce que chacun combat l’autre pour être dans les bonnes grâces du chef. Il n’y a plus de grâce. Pourquoi vous combattez-vous encore ? Travaillez ! Montrez l’exemple à la jeunesse ! C’est ainsi que nous pourrons faire émerger des jeunes bien unis autour d’un objectif précis et capable de contribuer au développement du pays.

Vous savez qu’individuellement, c’est difficile. C’est même difficile pour nous de vous aider. Nous avons mis en place des fonds pour soutenir les entreprises. Dernièrement, j’ai regardé les statistiques d’un certain nombre de projets financés depuis deux ans par ces fonds. Beaucoup n’avancent pas. Beaucoup de projets ne seront pas en mesure de produire les résultats prévus dans leur plan d’affaires. Et beaucoup de promoteurs ne pourront même pas rembourser, parce qu’ils sont partis individuellement.

Les autorités sont déterminées à faire de la RPP une réussite sur tous les plans.

Pourtant, il existe des projets qui se ressemblent. Pourquoi les gens n’arrivent-ils pas à travailler ensemble ?
Si nous avons formé des juristes et d’autres spécialistes, c’est justement pour rédiger, dès le départ, les textes d’entente de vos entreprises. Chacun saura ce qu’il fait et chacun sait ce que l’autre fait. C’est transparent. Ainsi, vous pourrez grandir plus vite. Je souhaite donc que les futurs projets que vous allez monter soient réalisés en groupe. Cela favorisera la mobilisation davantage de ressources pour appuyer et accompagner la création de vos entreprises.

Et comme je l’ai dit, vous devez être polyvalents. Ne vous cantonnez pas uniquement à ce que vous avez appris sur les bancs. Vous pouvez faire beaucoup d’autres choses. Allez prospecter. En tout état de cause, nous allons continuer à mettre l’accent sur l’enseignement et l’éducation.

Notre balance commerciale est aujourd’hui largement portée par le secteur de l’or. Demain, nous voulons que ce soit vous, votre énergie et votre capacité à créer des entreprises qui portent une balance commerciale excédentaire, en faisant en sorte que nous importions très peu et que nous exportions beaucoup.

Là encore, j’interpelle certains commerçants qui étaient hier importateurs de certains produits et matières. Ils doivent comprendre qu’ils doivent désormais opérer un véritable changement de cap pour devenir des exportateurs. Allez chercher les marchés pour venir confectionner vos articles au Burkina. Par exemple, dans le domaine du textile, pour ceux qui importaient les tenues, c’est mieux maintenant de faire rapidement pour aller chercher le marché dehors et venir confectionner ici. C’est de ça qu’il s’agit ! Bientôt, quand on va finir notre tannerie et tout ce qui va avec, il faut que tout le monde ait l’intelligence de faire le switch rapidement.

« Il faut que l’énergie soit disponible partout »

Ceux qui partaient prendre les chaussures à Dubaï, en Chine et autres, doivent maintenant aller chercher les marchés de la sous-région, venir confectionner ici et aller leur vendre. Beaucoup de gens n’ont pas cette capacité et lorsque nous lançons des initiatives, ils prient Dieu pour que ça échoue, afin qu’ils continuent leur business. Ça ne marche pas. Il faut comprendre que c’est une chaîne de valeurs, qui est créée autour de tout ce que nous faisons et il faut que tout le monde s’y mette.

A chaque opportunité que l’on crée, il faut que par l’intelligence, on voit quelle opportunité se raccorde ou se substitue plus ou moins pour continuer. Cela doit être une chaîne et c’est ce qui fait la force d’une nation. Chaque région a ses particularités et ses potentialités, voilà pourquoi j’ai dit qu’il faut que l’énergie soit disponible partout, car cela permettra de créer autant que possible de petites unités industrielles qui vont grandir et desservir le Burkina et toute la sous-région.

C’est ainsi que nous aurons une économie forte. Sinon, peu importe votre réflexion, les études que vous aurez faites, si vous vous en tenez justement à importer, vous ne pourrez pas avoir une économie forte. Les autres se sont mis au travail, tous les continents se sont développés. Aujourd’hui, regardez des pays comme l’Inde qui se sont actuellement développés. Je peux le dire, qu’ils produisent beaucoup et leurs productions se déversent en Afrique.

Mais est ce que l’Afrique va continuer à vendre ses matières premières et attendre en retour des produits finis pendant, que sa jeunesse est toujours au chômage, en proie à la drogue et se contente juste d’un repas chaque deux jours ? Allons-nous continuer ainsi ou bien allons-nous nous mettre au travail, pour nous aussi transformer et être dans l’histoire ? En nous traitant de pays de merde ça peut faire mal, mais c’est une leçon que nous devons apprendre et sortir de cette situation.

Plusieurs programmes et unités sont à venir et je veux que chacun mette du sien, participe activement et surtout continue la réflexion lorsqu’on crée un programme, pour voir où il s’insère, quelle part il doit prendre pour s’en sortir. Ce doit être la réflexion permanente de la jeunesse aujourd’hui.

L’amphithéâtre est là mais lorsque nous regardons le chantier de la route d’accès, déjà je sais que bientôt elle va se dégrader. C’est ce type de route qu’on appelle goudron vie chère qu’on faisait. Si le bus commence à l’emprunter, le bitume va partir. Cela veut dire qu’on doit se mettre en action pour faire du béton bitumineux sur cette route rapidement, en attendant qu’on ait toutes les infrastructures nécessaires.

Forcément, ici il faut une cité universitaire et un restaurant universitaire dignes de ce nom, pour que les étudiants soient dans l’environnement adéquat pour étudier et produire. Nous ne voulons plus d’université qui fait juste la théorie. Voilà pourquoi nous sommes en train d’accélérer pour augmenter les capacités des laboratoires et en créer beaucoup pour que lorsque vous étudiez, vous faites la pratique. Il faut que vous puissiez vivre et travailler dans un cadre qui donne l’envie à nous autres de redevenir étudiants.

« Félicitations pour tout ce que vous montrez aux yeux du monde »

Vos conditions de vie et d’études doivent êtres meilleures, surtout pour les futurs étudiants qui sont encore au lycée. Ce doit être votre combat. Une fois de plus, ce ne doit pas être un combat individuel mais collectif et surtout générationnel. Si nous n’avons pas eu la chance de connaître un certain nombre de choses, ceux qui viennent doivent être à l’aise. C’est notre devoir et voilà pourquoi j’ai dit qu’en révolution, il y a plus de devoirs que de droits. Donc battez-vous, faites-en sorte que vos petits frères, vos enfants vivent mieux. C’est ça le combat du Burkina Faso, qu’il soit en sécurité.

Cette guerre que nous vivons finira et nous voulons la finir de sorte que dans les siècles à venir, le Burkina Faso ne connaissent plus jamais cette situation. Cela est possible, parce que nous n’allons pas lésiner sur les moyens. Nous allons recruter, former, armer sérieusement et constituer un bloc solide au cœur de l’Afrique de l’ouest. Quand on entend Burkina Faso, ça doit faire peur, le pays doit être une puissance.

C’est pourquoi j’ai dit que vous n’êtes pas conscients peut-être de la qualité de la ressource humaine. Nous allons combattre l’orpaillage clandestin qui emploie et qui rend malade et tue beaucoup de nos enfants à l’extérieur. Pourtant c’est notre ressource humaine, notre avenir. A l’extérieur, tout le monde reconnaît le Burkinabè, de l’enfant jusqu’à l’adulte par sa capacité à travailler, mais nous allons tout faire pour les faire tous rentrer et leur donner
l’éducation qu’il faut pour qu’ils participent activement au développement de notre patrie.
Sur ce, je vous souhaite de bien prendre soin de vos infrastructures, parce que je le dis, ce n’est qu’un début.

Nous ferons mieux. On avait planifié 40 amphithéâtres sur beaucoup de centres universitaires et je pense que lors de la deuxième phase de l’initiative, nous irons bien au-delà. Pour tout ce qui est laboratoire ou autre, nous restons à l’écoute de vos besoins. Vous allez aussi participer de manière active à approvisionner vos restaurants en ayant des champs, en cultivant vos légumes et autres, parce que ça c’est important.

Notre mission est de vous mettre dans les conditions et nous allons nous battre pour cela. On mettra à votre disposition des infrastructures modernes, des laboratoires modernes. Aussi, les enseignants sont déterminés à vous donner toute l’instruction nécessaire. Voilà qu’ils ont pu rattraper toutes les années et je les félicite. Je félicite également tous ceux qui ont participé à la construction de ces infrastructures, pas uniquement Nazi-Boni. Quand on regarde, ce sont des architectes, des entreprises et des ouvriers burkinabè.

Tout est fait sur place avec des équipements burkinabè. C’est encourageant. Si on venait me dire qu’il faut confectionner ou amener des équipements de l’extérieur, je n’allais pas accepter, parce que vous êtes capables de le faire. Félicitations encore une fois de plus à tous ceux qui ont participé à ces chantiers. Je souhaite une bonne chance à tous les nouveaux bacheliers qui vont rejoindre bientôt les universités. Aux étudiants qui sont sur place, tenez bon ! Tout n’est pas rose, mais nous travaillons à ce que ce soit rose pour vous et les générations à venir.

Faites-en sorte que ce civisme et cette discipline que vous avez montré durant ces années de la révolution se renforcent et se perpétuent pour les générations qui viennent. Félicitations pour l’état d’esprit. Félicitations pour tout ce que vous montrez aux yeux du monde, la différence que vous venez de montrer aux yeux du monde. Etudiants burkinabè, étudiants ailleurs c’est carrément différent. Nous jurons de tout mettre en œuvre pour vous accompagner et vous donner la connaissance nécessaire et des conditions de vie bien améliorées dans vos universités et surtout dans votre vie active. Bonne suite. Que Dieu protège tout un chacun et notre chère patrie.

La patrie ou la mort, nous
vaincrons !

Propos retranscris par la Rédaction

Gestion des crises et catastrophes : l’ISEPC outille 41 cadres de 17 pays africains

0

L’Institut supérieur d’études de protection civile (ISEPC) a clôturé, vendredi 11 septembre 2026, à Ouagadougou, la huitième session de formation internationale en gestion des crises et catastrophes.

Après deux semaines d’apprentissage, d’échanges d’expériences et d’exercices pratiques, à l’Institut supérieur d’études de protection civile (ISEPC), les participants à la session 2026 de la formation en gestion des crises et catastrophes ont reçu leur attestation, vendredi 11 septembre 2026. Organisée avec l’appui du Programme des nations unies pour le développement (PNUD), cette session a réuni 41 cadres et responsables venus du Bénin, du Niger, de la Guinée équatoriale, de la Tunisie, du Gabon, du Rwanda, du Cameroun, du Togo, du Kenya, de la Guinée, du Tchad, de la République démocratique du Congo, du Congo-Brazzaville, du Mali, des Comores, de la République centrafricaine et du Burkina Faso.

La formation a porté sur les mécanismes de prévention, de préparation, de réponse et de relèvement face aux crises et aux catastrophes. Le directeur des enseignements et des programmes de l’ISEPC, le commandant Arsène Badolo, a salué la qualité et la diversité des participants composés des autorités administratives, des cadres et experts des pays amis et opérationnels intervenant dans la chaine de secours.

« Cette pluralité a permis d’atteindre les objectifs escomptés, à savoir un riche partage d’expérience, la connaissance d’une cellule de crise et des plans d’urgence, la maitrise de la communication en temps de crise ainsi que la mise en œuvre d’une dynamique de coopération interservices, », a-t-il indiqué. Si les exemples et les cas concrets semblent être tirés des réalités du Burkina Faso, a-t-il poursuivi, l’unicité de l’Afrique et la similarité de leurs défis et préoccupations font que les solutions peuvent guider les stagiaires dans leurs pays respectifs.

« Les connaissances n’ont de valeur que si elles sont partagées, testées et constamment mises à jour », a insisté le commandant Badolo. Il a exhorté les impétrants à préparer leurs équipes, à questionner les certitudes et à conserver le sang-froid face aux
situations imprévues. Le délégué de la promotion, Thomas Yampa, par ailleurs, gouverneur de la région du Yaadga, a exprimé la reconnaissance des participants à l’endroit des formateurs et de la direction de l’ISEPC.

Mieux cerner les enjeux liés à la prévention

Il a relevé que la formation leur a permis de mieux cerner les enjeux liés à la prévention, à la préparation, à la réponse et au relèvement face aux crises et catastrophes. Ils ont également pris conscience, selon lui, de l’importance de l’anticipation et de la coordination dans la réduction des conséquences humaines, sociales, économiques et environnementales des catastrophes.

«Cette formation nous a rappelé une réalité essentielle: la gestion des catastrophes ne commence pas au moment où survient la crise. Elle commence bien avant, par la connaissance des risques, la prévention, la préparation, la sensibilisation des populations et le renforcement des capacités », a déclaré Thomas Yampa. Il a ajouté que les acquis constituent pour eux des outils précieux à mettre au service des communautés et de leurs différents pays respectifs.

Pour sa part, le directeur général de l’ISEPC, le lieutenant-colonel Zouno Gérard Bambara, a estimé que la gestion efficace d’une crise ne repose jamais sur l’action d’un seul acteur. Elle exige, selon lui, la coordination, l’anticipation, la circulation de l’information, la complémentarité des compétences et, surtout, une forte capacité à travailler ensemble.

« La diversité des participants à cette session a précisément constitué l’une de ses principales richesses », a-t-il soutenu. Ainsi, le lieutenant-colonel Zouno Gérard Bambara a invité les stagiaires à considérer cette formation comme une nouvelle étape dans leur parcours professionnel et dans leur engagement au service des
populations.

Le représentant résident adjoint par intérim du PNUD au Burkina Faso, Dieudonné Kini, a félicité l’équipe pédagogique pour la qualité de l’encadrement. Il a souligné la pertinence des thématiques abordées dans un contexte marqué par la persistance de crises multidimensionnelles, notamment sécuritaires, climatiques, sanitaires et humanitaires.

Pour le représentant du PNUD, le renforcement des compétences des acteurs constitue un investissement dans la sécurité, la stabilité et le développement durable des pays africains. Il a réaffirmé l’engagement de son institution à accompagner le gouvernement burkinabè, l’ISEPC et les autres partenaires dans les efforts de réduction des risques de catastrophe et de renforcement de la résilience des communautés.

Wendaabo Cathérine KOURAOGO
Gloria BEOGO
(Stagiaire)