Région de Nando: une foire pour promouvoir les filières agro-sylvo-pastorales

La 1re édition des Journées promotionnelles des produits agro-sylvo-pastoraux de Nando se tient, du 15 au 17 décembre 2025, à Koudougou. Elle vise la valorisation des filières et le renforcement de la résilience des producteurs.

Les acteurs des filières agro-sylvo-pastorales de la région de Nando ont désormais un espace de valorisation de leurs produits et un cadre de partage d’expériences. En effet, la 1re édition des Journées promotionnelles des produits agro-sylvo-pastoraux de Nando se déroule, du 15 au 17 décembre 2025, à la place de la Nation de Koudougou sur le thème : « Produits agro-sylvo-pastoraux de Nando et marché : défis, enjeux et perspectives ».

Placées sous le patronage du ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, des Ressources animales et halieutiques, la cérémonie d’ouverture a eu lieu, lundi 15 décembre 2025, en présence du président de la Commission nationale de la Confédération des Etats du Sahel, Bassolma Bazié, représentant le ministre de l’Agriculture, des Ressources animales et halieutiques empêché. Il avait à ses côtés le haut-commissaire de la province du Boulkiemdé, Salimata Ouédraogo, représentant le gouverneur de Nando, Adama Jean Yves Béré. Bassolma Bazié a indiqué que ces Journées s’inscrivent parfaitement dans la vision du gouvernement, qui place la souveraineté alimentaire et la valorisation du
« consommons local » au cœur de ses priorités stratégiques.

Les acteurs de la région se sont mobilisés pour la foire dédiée aux produits agro-sylvo-pastoraux.

« Ces Journées ne sont pas seulement une vitrine ; elles sont le reflet de la vitalité, du dynamisme et surtout du savoir-faire de nos vaillants producteurs de la région », a-t-il souligné. Il a félicité les acteurs des différentes filières dont les efforts quotidiens éloignent la population du spectre de la faim. « Nous continuerons à soutenir les initiatives locales, l’accès aux intrants, aux équipements et aux techniques modernes », a rassuré M. Bazié. Il a saisi l’occasion de ces Journées pour interpeller les populations à la nécessité de la lutte contre le terrorisme dans leurs assiettes.

« La lutte contre le terrorisme ne se fait pas seulement avec des coups de feu, nous devons faire attention à tout ce que nous consommons, surtout ce qui vient de l’extérieur », a-t-il conseillé. Il a, par ailleurs, demandé aux autorités régionales de comprendre ses absences à certaines activités, quand bien même, il a marqué son accord pour y être, expliquant que cela est souvent dû à des conflits de calendrier.

« Plus de 25 000 bénéficiaires »

Prenant la parole au nom du consortium des partenaires techniques et financiers, le représentant du projet Résilience économique et systèmes agro-alimentaires (OKDB-RESACO), Paul Yaméogo, rappelant l’objectif du projet, a souligné que OKDB-RESACO est financé par l’Union européenne. Il est mis en œuvre par le consortium Welt Hunger Hilfe (WHH), l’ONG ASMADE et NATUDEV et a pour objectif global de renforcer la résilience des populations affectées par la crise sécuritaire au Burkina.

Il vise l’amélioration durable des systèmes agro-alimentaires et la gestion responsable de nos écosystèmes naturels. Selon Paul Yaméogo, ce sont plus de 25 000 personnes dans les

L’écoulement des produits constitue un défi pour les acteurs.

communes de Réo et de Koudougou qui sont bénéficiaires du projet. Parmi ces bénéficiaires, on retrouve des exploitants agricoles, des femmes ainsi que des jeunes qui sont soutenus pour développer leurs capacités de production, structurer les filières locales et promouvoir des pratiques agricoles durables.

Ces journées, de l’avis du représentant du projet, constituent une opportunité précieuse pour valoriser nos produits locaux, échanger sur les pratiques innovantes et renforcer les liens entre producteurs, transformateurs et marchés. « Elles permettront également de réfléchir collectivement aux défis et perspectives de la production agropastorale dans la région », a fait savoir M. Yaméogo. Au programme de ces trois Journées, plusieurs activités sont prévues, notamment des panels sur le thème et des expositions-ventes de produits agro-pastoraux.

Beyon Roamain NEBIE
beynebie@gmail.com
Didier W. OUEDROAGO
(Stagiaire)

Fêtes de fin d’année: Plus 400 policiers   pour sécuriser la ville de Ouahigouya et environnant

Le directeur régional de la police nationale de Yaadga le commissaire divisionnaire de  police Oumar Soulama, accompagné de ses collaborateurs, a animé un point de presse ce lundi 22 décembre 2025 à Ouahigouya. Il a décliné  les dispositions prises pour la sécurisation des fêtes de fin d’année.

Devant les hommes de médias de la région, le directeur régional de la police nationale de Yaadga Oumar entouré de ses proches collaborateurs a  fait savoir que l’année 2025 aurait été une année exigeante marquée par un contexte socio-économique  et sécuritaire  parfois complexe. Mais face à ces réalités, la police nationale a refusé la résignation. Elle a  choisi l’action de la cohérence stratégique et la mobilisation de toutes les forces de la région. Et grâce à la détermination des équipes, du soutien des autorités et la bonne collaboration avec la population, la police se dit fière des résultats engrangés.

En poursuivant son discours, il a ajouté que dans le cadre de la lutte contre la criminalité et en vue d’assurer la sécurité  des personnes et des biens, des opérations d’envergure  de bouclage des zones criminogènes de la ville de Ouahigouya ont été organisées.  Ces actions ont été renforcées   par des patrouilles mixtes FAN-FSI conduite de façon récurrente dans le ressort territorial. En outre un dispositif spécifique de sécurisation est régulièrement employé au niveau des lieux de culte à forte affluence notamment les grandes mosquées et églises les vendredis, samedis et dimanches.

Selon le directeur régional de la police   nationale de Yaadga,  Oumar Soulama «  conformément à l’opération « WIBGA »  lancée par le ministère de la sécurité visant à prévenir et réprimer les actes hostiles afin de garantir le bon déroulement des festivités dans un climat de sérénité, la direction  régionale de la police nationale de Yaadga va mobiliser plus de 400 policiers  avec pour mission d’intensification des patrouille pédestres et motorisées, de contrôles routiers et d’identité renforcés, de sensibilisation au code de la route et à la securité et d’opérations de bouclage de zones criminogènes » a-t-il indiqué.

Pour ces fêtes de fin d’année la police nationale appelle à la vigilance. « Ces périodes sont marquées par une forte mobilité des population, ce qui impose une vigilance accrue et l’adoption de comportements responsables afin de prévenir les accidents de la route et les atteintes aux personnes et les biens. A cet égard, ces mesures de sécurité à savoir, le port du casque, le respect strict de la limitation de la vitesse, évitement de l’abus d’alcool… méritent une attention particulière .J’invite par conséquent l’ensemble des couches socioprofessionnelles à se soumettre aux contrôles en vigueur et observer scrupuleusement les consigne de sécurité. Je rappelle qu’aucun acte de défiance de l’autorité publique ne sera toléré» a précisé le directeur régional.

Tout en saluant ses collaborateurs et l’ensemble des FDS pour les efforts consentis dans les opérations de reconquête du territoire et la sécurisation des personnes et des biens de la population de la région Yaadga, le directeur régional de la police nationale compte sur une bonne collaboration ente FDS et populations, appelle les populations au respect strict des  consignes sécuritaires et de dénoncer tout cas suspect au numéro  vert (17)  ou aux unités de sécurisation  déployées dans les différentes localités de la ville.

Bassirou BADINI

 

Fêtes de fin d’année 2025: La Police nationale du Djôrô dresse le bilan et rassure les populations

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Le directeur régionale de la Police nationale du Djôrô, le Commissaire Divisionnaire Valentin Kaboré a animé une conférence de presse ce lundi 22 décembre 2025 afin de dresser le bilan des activités menées au cours de l’année 2025 et de présenter les perspectives pour 2026. Il a salué l’engagement des forces de police ainsi que la collaboration de la population et des autorités administratives dans le maintien de la paix et de la sécurité.

À l’approche des fêtes de fin d’année, la Police nationale (PN) du Djôrô renforce son dispositif sécuritaire et fait le point sur une année d’actions soutenues. Réunis en conférence de presse le lundi 22 décembre 2025 à Gaoua, le directeur régional de la PN du Djôrô, le Commissaire Divisionnaire Valentin Kaboré accompagné de ses plus proches collaborateurs  a présenté le bilan des activités menées en 2025 ainsi que les perspectives pour l’année 2026, dans un contexte marqué par les enjeux de sécurité et de cohésion sociale.

La fin d’année constitue, selon lui, une occasion de faire le bilan de l’année écoulée et d’envisager les perspectives pour 2026. Il a salué l’engagement et le professionnalisme de l’ensemble des policiers de la région, tout en reconnaissant l’appui constant du commandement de la Police nationale et des autorités administratives déconcentrées. Valentin Kaboré a également exprimé sa reconnaissance à l’endroit des populations du Djôrô pour leur franche collaboration, essentielle à la réussite des missions de sécurité.

Sur le plan opérationnel, le bilan de l’année 2025 fait ressortir une intensification des actions de sécurisation. Plus de 1 500 patrouilles dissuasives ont été conduites dans les villes et les campagnes, contribuant au maintien d’un climat de quiétude. Six opérations de bouclage de zones criminogènes ont également été menées, permettant l’interpellation de plusieurs individus suspects ainsi que la saisie de stupéfiants, de produits impropres à la consommation et d’armes détenues irrégulièrement.

Les services d’ordre ont assuré la sécurisation de nombreuses cérémonies officielles, manifestations publiques et événements festifs. Les missions de sûreté ont, quant à elles, permis l’interpellation de plus d’une dizaine de personnes, de nationalité étrangère et burkinabè.

Dans le cadre de la lutte contre l’insécurité routière, les unités de police ont effectué plus d’une centaine de sorties de sensibilisation, aussi bien sur la voie publique qu’au profit de groupes cibles tels que les établissements scolaires et les artisans miniers. Ces actions ont été largement relayées par les médias locaux, dont l’accompagnement a été salué. Par ailleurs, vingt-quatre engins volés ont été retrouvés et des individus recherchés appréhendés lors des missions de contrôle routier.

La protection de l’économie nationale a également constitué un axe important de l’action policière en 2025. Plusieurs opérations ont permis la saisie de 45 tonnes de noix d’anacarde, 255 tonnes d’amandes de karité, une importante quantité de boissons et autres produits impropres à la consommation, ainsi que 829 kilogrammes de stupéfiants.

Dans le domaine de la Police judiciaire, les sous-unités d’enquête ont conduit 236 individus devant les parquets près les tribunaux de grande instance de Gaoua et de Diébougou. En outre, 92 373 000 francs CFA ont été perçus au titre des amendes forfaitaires.

S’agissant des perspectives pour 2026, Valentin Kaboré a indiqué que l’année à venir s’annonce avec de grands défis, tant sur le plan organisationnel que sécuritaire. La mise en œuvre du décret portant répartition des zones de compétences entre la Police nationale et la Gendarmerie nationale a entraîné une ré-articulation des services afin de mieux répondre aux besoins des populations des centres urbains.

Dans cette dynamique, la Police nationale entend renforcer le rapprochement de ses services avec les populations. Des postes d’observation ont déjà été installés dans plusieurs villes de la région afin de réduire les délais d’intervention et d’accroître le sentiment de sécurité. Une section de Police administrative du commissariat central de Police de Gaoua a également été ouverte au centre-ville, avec pour ambition de l’ériger en Commissariat de secteur courant l’année 2026. Les services spécialisés, notamment ceux chargés de la protection de l’enfance et de la sécurité routière, seront renforcés et la collaboration avec les populations consolidée à travers une communication adaptée.

Enfin, à l’occasion des fêtes de fin d’année, il a rassuré les populations quant à la mobilisation des forces de police dans le cadre de l’opération « WIBGA », qui se déroule du 15 décembre 2025 au 15 janvier 2026. Il a invité chacun à respecter les consignes des forces de sécurité, à signaler tout comportement suspect, à sécuriser les biens et à adopter des comportements responsables sur la route.

Boudayinga J-M THIENON

Kaya/Faso Mébo: Les sunnites de Kaya offrent des vivres et du sable à Faso Mébo 

Le mouvement musulman sunnite de la ville de Kaya a offert, le lundi 22 décembre 2025 à Kaya, des vivres et du sable à l’initiative présidentielle Faso Mébo des Koulsé.

Selon le président régional du mouvement sunnite des Koulsé, Saidou Sawadogo, le don est composé de vivres tels que une tonne de riz, deux bidons d’huile de 20 litres, dix cartons de spaghettis et 150 m3 de sable, d’une valeur de plus de 700 000 francs CFA.

« Nous avons effectué le don pour manifester notre fierté aux initiatives présidentielles pour le développement du Burkina Faso. Et nous sommes tous convaincu que le Chef d’Etat à lui seul ne peut pas développer notre mère-patrie sans les populations », a-t-il justifié.

A entendre le président Sawadogo, ce geste n’est que le début des contributions du mouvement sunnite de Kaya à l’initiative présidentielle Faso Mébo.

Emil Abdoul Razak SEGDA

Segda9emil@gmail.com

Kaya/Faso Mébo   Les forces de sécurité des Koulsé offrent 34,5 tonnes de ciment et 45 tonnes de granite

Les Forces de défense et de sécurité (FDS) et les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) de la région des Koulsé ont effectué, le lundi 22 décembre 2025, 34,5 tonnes de ciment et 45 tonnes de granite, d’une valeur de 4.250.000 francs CFA, à l’initiative présidentielle Faso Mébo de Kaya.

Composé de 34,5 tonnes de ciment et 45 tonnes de granite, ce don, d’une valeur de 4.250.000 francs CFA, selon le commandant de la première région militaire, le lieutenant-colonel, Hamado Bambara, est la contribution des forces militaires, paramilitaires et les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) de la région des Koulsé.

A l’entendre, ce geste répond à deux objectifs : participer en tant que citoyen au développement de leur région et prouver leur engagement à accompagnement le Chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré dans sa vision de construire un Burkina de paix et de prosperité.

Eu égard à la mobilisation des FDS et VDP, le commandant de la première région militaire a souligné que la solidarité entre les forces de sécurité de la région des Koulsé est une réalité.

C’est pourquoi, il a invité la population des Koulsé à apporter leur contribution à la matérialisation de cette vision du Chef de l’Etat.

A l’issue de la réception du don, le coordonnateur régional de Faso Mébo des Koulsé, le lieutenant, Moctar Ouédraogo a salué le geste de ses frères d’armes qui permettra d’embellir les villes de la région.

« C’est un acte citoyen et patriotique qui arrive à point nommé et s’inscrive dans la dynamique de l’initiative Faso Mébo répondant à la vision du Chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré. Ce ne pas la première fois que les FDS contribuent à Faso Mébo. Depuis le début, elles ont toujours soutenu cette initiative présidentielle », s’est-il réjoui.

C’est pourquoi, le lieutenant Ouédraogo a lancé un appel à tous les fils et filles des Koulsé à s’engager activement pour soutenir cette initiative présidentielle Faso Mébo.

Emil Abdoul Razak SEGDA

Segda9emil@gmail.com

Bassolma Bazié, président de la CN-CES: « La conquête de la souveraineté est un combat à vie »

Les 22 et 23 décembre 2025, Bamako va accueillir la 2e session du Collège des chefs d’Etat de la Confédération des Etats du Sahel. Dans cette interview, le président de la Commission nationale de la Confédération des Etats du Sahel (CN-CES), Bassolma Bazié, fait le point des préparatifs et se prononce sur les dossiers majeurs qui seront développés, lors de cette rencontre de haut niveau.

Sidwaya (S) : Votre récente mission au Mali et au Niger vous a permis d’échanger directement avec les Présidents Assimi Goïta et Abdourahamane Tiani. Quels étaient précisément les objectifs de cette tournée ?

Bassolma Bazié (B.B) : Accompagné du vice-président, chargé des questions de défense et de sécurité de la Commission nationale de la Confédération des Etats du Sahel (CN-CES), j’ai été mandaté par le chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré, pour remettre un message spécifique, fraternel, de solidarité et d’engagement à ses deux frères les Présidents Assimi Goïta et Abdourahamane Tiani. Récemment, j’ai encore été mandaté au Mali, pour prendre part à la rencontre d’officialisation de la création de la Banque confédérale d’investissement et de développement. Plusieurs projets ont été dégagés au niveau de la CN-CES. Mais, il faut forcément de l’argent, car c’est le nerf de toute activité. D’où la mise en place de cette banque.

S : Le sommet des chefs d’Etat de la Confédération se tient dans quelques jours. Comment vont les préparatifs, au niveau national pour garantir une participation efficace et une contribution stratégique du Burkina Faso ?

B.B : La première mission de notre commission est de suivre la mise en œuvre des décisions prises par les chefs d’Etat. Mais, on ne peut suivre la mise en œuvre d’une décision que si on a bien compris comment la décision a été prise et quelles en sont les articulations. C’est pourquoi, le vice-président et le secrétaire général de la CN-CES ont rejoint le pôle des hauts fonctionnaires, l’ensemble des experts et les membres des différentes commissions pour préparer l’arrivée des chefs d’Etat dans le cadre de leur rencontre qui doit se dérouler à Bamako. Ils ont préparé d’abord le Conseil des ministres, puis suivra la rencontre des chefs d’Etat. En principe, il faut du temps après la naissance d’une institution pour qu’elle puisse prendre son envol.

Parce qu’à tous les niveaux, que ce soit celui administratif, diplomatique ou politique, il faut avoir du tact pour ranger correctement les petits plats dans les grands. Voilà pourquoi, je dis et répète que le travail de la conquête de la souveraineté et ce que nous sommes en train de faire, n’est pas une course de vitesse et encore moins de la précipitation. C’est un combat à vie et même au-delà de notre vie. J’ai toujours pris l’exemple des pays qui sont sur le front de la bataille pour la souveraineté, tel que Cuba. Cela fait des dizaines d’années qu’ils sont dans la lutte. Fidel Castro n’est pas là aujourd’hui, mais la lutte se poursuit.

J’admire le thème que le chef de l’Etat a dégagé cette année dans le cadre des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne : « Pour l’ordre et la discipline, je m’engage ». Cela veut dire que dans tout ce que nous sommes en train de faire, il faut intrinsèquement toujours se poser la question de savoir, si ce n’est pas du désordre. Est-ce que tel que je fais, ce n’est pas de l’indiscipline ? Tant qu’on ne s’accompagne pas de façon très ferme de ces valeurs, on peut aller dans le décor. Donc, la Commission a fait de ces valeurs son cheval de bataille.

S : Les opinions publiques s’interrogent sur les grandes questions qui seront au menu des échanges entre les chefs d’Etat. Quels seront, selon vous, les dossiers majeurs inscrits à l’agenda de ce sommet, notamment en matière de sécurité, d’intégration économique, de mobilité ou encore de gouvernance confédérale ?

B.B : Lors de la rencontre du 6 juillet 2024 à Niamey, un certain nombre de décisions ont été prises. Et ces décisions sont en train d’être mises en œuvre. Beaucoup ont déjà été exécutées. Donc, il s’agira au cours de cette rencontre, de faire le bilan aux chefs d’Etat qui vont apprécier. Il leur appartiendra ensuite de dire, à partir de cette étape, dans quel sens, ils vont avancer et quelles sont les grandes orientations à prendre en compte. J’ai parlé tantôt de la Banque confédérale d’investissement et de développement qui a été mise en place. Il y a aussi la force unifiée qui est déjà installée au Niger. Le passeport de l’espace AES, qu’il soit diplomatique, ordinaire ou de service est déjà opérationnel. Il y a aussi la Carte biométrique d’identité qui est déjà en cours de mise en œuvre de même que la radio AES, la télévision et la presse écrite. C’est l’ensemble de ces points qui seront présentés de façon très précise aux trois chefs d’Etat qui vont apprécier et voir s’il y a d’autres orientations à prendre.

S : En tant que président de la Commission nationale, qu’espérez-vous voir émerger comme décisions concrètes ou comme orientations structurantes pour renforcer l’opérationnalisation de la Confédération AES ?

B.B : Conformément à nos missions, la Commission n’a pas d’orientation à donner. Et si, nous avons des propositions à faire, nous le faisons de façon écrite à qui de droit. C’est à l’autorité d’apprécier et de décider. Mais, ce que je souhaiterais de tout cœur voir émerger, c’est de décliner les moyens aux différentes commissions afin qu’on communique suffisamment avec les populations. Je répète, il faut qu’on communique suffisamment avec les populations. Parce que nous sommes engagés sur un chemin de tous les dangers. Il faut une population bien informée et qui est à la hauteur des enjeux, afin de s’approprier les décisions pour mieux se protéger et protéger les chefs d’Etat. Donc si, nous voulons une bonne sécurité, il faut une sensibilisation des populations afin d’obtenir leur engagement. Les chefs d’Etat devraient donc mettre l’accent à ce niveau.

Parce que si les populations ne sont pas informées, engagées et impliquées, nous allons naviguer à vue et ce ne serait pas du tout bien. Le deuxième élément, c’est de continuer dans le même sens de l’exemplarité en termes de communication et de relations que les trois chefs d’Etat donnent. On dit que le corps se porte bien quand la tête va bien. Et si, les trois têtes unies sont permanemment au diapason, il n’y a pas de raison que le reste ne marche pas.

Le troisième élément, c’est de donner les moyens à ceux qui sont chargés des organes de communication. Parce que nous avons des canaux mais s’ils n’ont pas les moyens nécessaires pour transmettre les messages qu’il faut, on va aller dans le décor. Que ce soit les médias privés ou publiques, ils doivent être au diapason pour que le discours puisse être porté plus haut à travers le continent africain et partout dans le monde.

S : Enfin, quel message souhaitez-vous adresser aux populations burkinabè et, plus largement, aux peuples de l’AES afin de renforcer l’adhésion, la compréhension et la mobilisation autour du projet confédéral ?

B.B : A l’endroit des peuples de l’AES, comme je l’ai dit à Niamey, il est important qu’ils gardent à l’esprit que dans le combat pour la souveraineté, il y a des gens qui nous ont devancés. Quand je prends le Niger, il y a par exemple Hamani Diori et Sarraounia Mangou. Au Mali, nous avons Modibo Keïta et Soundiata Keïta. Au Burkina, on peut citer Thomas Sankara, Daniel Ouézzin Coulibaly, etc. Pour moi, lorsqu’on est engagé sur un tel front, il faut toujours se rappeler du sacrifice qu’ils ont consentis. Parce que si on n’a pas cela, on peut croire qu’on est venu pour inventer la roue et à un moment donné, on va abandonner.

Interview réalisée par Nadège YAMEOGO

35e Coupe d’Afrique des Nations 2025: le Maroc lance la fête

Le Prince Moulay El Hassan a présidé, hier 21 décembre 2025, au Stade Prince-Moulay-Abdellah de Rabat sous la pluie, la cérémonie d’ouverture de la 35e édition de la Coupe d’Afrique des Nations 2025.

Après deux ans d’attente, la 35e édition de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 est désormais une réalité, depuis hier. Elle a été lancée sous une pluie par le Prince Moulay El Hassan dans une enceinte du Stade Prince-Moulay-Abdellah plein à craquer. La cérémonie en elle-même fut riche en couleurs et en son. Elle a débuté avant le compte à rebours dans une obscurité totale du stade. Une obscurité qui contraste avec le récit qui a suivi et qui a eu la lumière comme fil conducteur du récit. Le cérémonial a été conçue comme un voyage narratif mêlant héritage marocain, identité africaine et projection vers l’avenir.

…couleurs.

A travers une scénographie dominée par la lumière, la cérémonie a offert une mise en scène structurée ou le football devient langage commun et trait d’union continental. Des artistes de renoms tels Montana, Davido et RedOne sont venus agrémentés cette soirée. Des prestations appuyées par des visuelles et cinématographiques. Ensuite, place a été faite au match d’ouverture entre le pays hôte le Maroc et les Comores. Une rencontre entamée sur des chapeaux de roues avec une formation comorienne qui a semblé résister dès le premier quart d’heure de jeu.

Elle a même fait douter son adversaire en faisant échec au penalty de Sofiane Rahimi (12e). Ensuite, plus rien jusqu’à la 2e phase de la partie qui a vu une décantation. Soutenus par plus de 50 000 âmes, les Lions de l’Atlas vont d’abord trouver la faille par Rahim Diaz (56e) sur une passe de Mazraoui avant d’enfoncer le clou par un but de toute beauté (retourné acrobatique) d’El Kabbi. Le Maroc entame ainsi bien sa compétition.

Yves OUEDRAOGO


 

Voici les stades en compétition

Neuf stades répartis dans les six principales villes du Maroc ont été retenus pour abriter les 52 matchs au programme de la 35e édition de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN). Des stades entièrement rénovés pour répondre aux normes internationales tandis que d’autres viennent de sortir de terre. Le Stade Prince-Moulay-Abdellah d’une capacité de 69 500 places sera l’enceinte principale de la présenté édition. Rénové après 2 ans de travaux, ce mythique temple de Rabat accueillera le match d’ouverture et celui de la finale. A côté de ce lieu, il y a les Stades Moulay-Hassan (22 000) et Olympique (21 000). A Tanger, un stade de 18 000 places (El Medina) servira aussi de base de compétition ainsi que les stades Ibn-Batouta (75 600) et le Stade Mohammed-V (45 000) de Casablanca. Le Grand Stade de Marrakech peut accueillir jusqu’à 45 240 personnes depuis les travaux mis en œuvre l’an dernier, le Stade de Fès avec ses 45 000 places et le Stade Adrar (Agadir) qui peut contenir 41 800 personnes.

Y.O

 

Des pas de géant pour un Sahel libre, digne et souverain

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Après Niamey en juillet 2024, les chefs d’Etat du Burkina, le capitaine Ibrahim Traoré, du Mali, le général Assimi Goïta et du Niger, le général Abdourahamane Tiani se retrouvent, aujourd’hui 22 décembre 2025 et demain aux bords du Djoliba au Mali dans le cadre de la 2e session du Collège des chefs d’Etat de la Confédération des Etats du Sahel (AES). Avant ce sommet, la première session confédérale du Conseil des ministres tenue, samedi 20 décembre, a balisé le terrain en examinant des dossiers majeurs dont le rapport d’exécution de la Feuille de route de l’An I de la Confédération, les protocoles additionnels relatifs à la défense, à la diplomatie et au développement et les dispositions encadrant les sessions parlementaires confédérales.

Cette 2e session du Collège des chefs d’Etat prouve, si besoin en était encore que la Confédération AES s’est imposée, en un temps relativement court, comme une orientation politique pleinement assumée, portée par une vision claire et des idéaux partagés par les trois pays. Née dans un contexte d’adversité sécuritaire, de pressions diplomatiques et de remise en cause de la dignité des peuples sahéliens, l’AES s’affirme aujourd’hui comme un projet de souveraineté, de solidarité et de renaissance politique, traçant ainsi un chemin structurant vers une indépendance réelle, fondée sur la maîtrise des choix stratégiques et le respect de la volonté populaire.

Au cœur de cette dynamique, il y a d’abord des idéaux. Ceux des trois chefs d’Etat qui ont fait le pari du courage politique, de la rupture avec les schémas de dépendance et de la primauté des intérêts des peuples. Leur engagement commun repose sur une évidence qu’aucun des trois Etats ne peut, isolément, relever les défis sécuritaires, économiques et géopolitiques auxquels il est confronté. La Confédération AES consacre ainsi le retour à une solidarité active, inspirée par l’histoire, la géographie et les liens socioculturels profonds entre les peuples burkinabè, maliens et nigériens.

Dans le domaine de la défense et de la sécurité, les acquis sont tangibles. La mise en place de la Force unifiée de l’AES et la remise officielle de l’étendard par le Président malien, Assimi Goïta, ce samedi 20 décembre 2025, à Bamako constituent ainsi le démarrage opérationnel, marquent une étape décisive dans la mutualisation des moyens et des stratégies.

Les manœuvres et opérations conjointes (Yéréko I et II), menées régulièrement, renforcent l’interopérabilité des forces, la confiance mutuelle et l’efficacité opérationnelle face à la menace terroriste. Cette approche endogène de la sécurité, pensée par et pour les Etats du Sahel, rompt avec les modèles importés qui ont montré leurs limites. Elle redonne aux forces nationales et aux populations, l’espoir d’une stabilisation durable, fondée sur la connaissance du terrain et l’adhésion populaire.

Mais la souveraineté ne se construit pas uniquement par les armes. Elle s’enracine aussi dans l’intégration des peuples. A cet effet, la libre circulation des personnes et des biens au sein de l’espace AES constitue une avancée majeure. Elle facilite les échanges commerciaux, renforce les liens sociaux et redonne sa vitalité naturelle à un espace historiquement intégré. L’instauration du passeport et de la Carte d’identité AES est hautement symbolique, traduisant une volonté politique de rapprocher les peuples et de faire de l’AES un espace de mobilité, d’opportunités et de solidarité.

Sur le plan institutionnel et juridique, la décision de se retirer de la Cour pénale internationale (CPI) s’inscrit dans une logique de réappropriation de la justice. Elle ne signifie nullement un rejet de la lutte contre l’impunité, mais plutôt la volonté de bâtir des mécanismes judiciaires endogènes et plus adaptés aux réalités du Sahel. La création annoncée de la Cour pénale et des droits de l’homme du Sahel illustre cette ambition.

Cette juridiction régionale vise à garantir la justice, la protection des droits fondamentaux et la responsabilité des acteurs, dans un cadre souverain et respectueux des valeurs africaines.La transformation de l’Autorité du Liptako-Gourma en un outil plus opérationnel et plus intégré témoigne également de la cohérence du projet AES.

En élargissant ses missions et en la dotant de nouvelles prérogatives, les Etats confédérés entendent faire de cet espace transfrontalier un pôle de développement, de sécurité et de coopération. Cette approche territoriale répond aux besoins concrets des populations et renforce la présence de l’Etat dans des zones longtemps marginalisées.

Sur le plan économique et financier, la création de la Banque d’investissement de l’AES qui sera inaugurée à Bamako lors de cette session ouvre des perspectives structurantes. Elle vise à financer des projets stratégiques dans les domaines des infrastructures, de l’agriculture, de l’énergie et de l’industrialisation. En mobilisant des ressources endogènes et en orientant l’investissement vers les priorités régionales, cette banque constitue un levier essentiel pour la transformation économique et la réduction de la dépendance extérieure.

Enfin, la diplomatie confédérale s’emploie à corriger le narratif souvent biaisé sur le Burkina Faso, le Mali et le Niger. Par une parole décomplexée, des partenariats diversifiés et une présence affirmée sur la scène internationale, l’AES défend le droit de ses peuples à choisir librement leur destin. Cette diplomatie de souveraineté vise à rétablir la vérité des faits, à valoriser les efforts consentis et à bâtir des relations fondées sur le respect mutuel et l’égalité.

La marche de la Confédération AES vers la souveraineté est en cours. Elle exige constance, patience et unité. Les Burkinabè, Maliens et Nigériens sont donc appelés à se mobiliser, à soutenir leurs chefs d’Etat et à s’approprier ce projet commun. Car l’indépendance véritable se construit collectivement, par l’engagement, la vigilance et la foi en un avenir sahélien libre, digne et souverain.

Par Assetou BADOH

Alliance des Etats du Sahel: Renforcer la coopération

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Le 2e sommet des chefs d’Etat de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) se tiendra, les 22 et 23 décembre 2025, à Bamako. Au cours de cette rencontre au sommet, les présidents de l’espace vont plancher sur la mise en œuvre de la feuille de route de la Confédération, évaluer les acquis ainsi que les perspectives pour relever les défis sécuritaires, de développement et de géopolitique.

Après Niamey, en juillet 2024, Bamako, la capitale de la République du Mali accueille, les 22 et 23 décembre 2025, la deuxième rencontre au sommet des chefs d’Etat de l’Alliance des Etats du Sahel(AES). Bien avant cette rencontre, les préparatifs vont bon train dans la capitale malienne, en vue d’une réussite parfaite de l’événe-ment. Sur les grandes artères de Bamako, des effigies des trois chefs d’Etat, le général d’Armée Assimi Goïta du Mali, le général Abourahamane Tiani du Niger et le capitaine Ibrahim Traoré du Burkina Faso, sont perceptibles, traduisant leur commune vision de souveraineté afin de relever les défis de dévelop-pement et sécuritaire au sein de l’espace.

Cette deuxième session devra permettre aux pays de l’AES, une fois de plus, de renforcer la coopération entre leurs Etats en matière de sécurité, de souveraineté et de parler d’une seule voix sur la scène régionale et inte-rnationale.
En attendant l’ouverture du sommet, le chef de l’Etat malien, le général d’Armée Assimi Goïta, par ailleurs, Président de la Confédération AES, a présidé la première session confédérale du Conseil des ministres, qui a réuni les ministres du Mali, du Burkina Faso et du Niger, samedi 20 décembre 2025, au Palais de Koulouba de Bamako.

Cette session confédérale du Conseil des ministres, prévue par l’article 12 du Traité constitutif signé à Niamey, le 6 juillet 2024, constitue l’un des trois piliers de la gouvernance confédérale, aux côtés du Collège des chefs d’Etat et du futur Parlement confédéral. Ce conclave a permis d’examiner des dossiers majeurs, dont le rapport d’exécution de la feuille de route de l’An I, les protocoles additionnels relatifs à la défense, à la diplomatie et au développement, ainsi que les dispositions encadrant les sessions parlementaires confé-dérales.

 

Soumaïla BONKOUNGOU
(Envoyé spécial à Bamako)