Le Président de la Transition, chef de l’Etat, chef suprême des Armées et Président de la Confédération des Etats du Sahel (AES), Son Excellence le général d’Armée Assimi Goïta, a présidé, ce samedi 20 décembre 2025, la cérémonie solennelle de remise de l’Etendard à la Force unifiée de l’AES (FU-AES), marquant officiellement l’entrée en activité de cette force multinationale stratégique.
La cérémonie a enregistré la présence du Premier ministre, chef du gouvernement du Mali, du Président du Conseil national de Transition, des Présidents des Institutions de la République, des ministres chargés de la défense des pays membres de la Confédération AES, de membres des gouvernements de l’AES, des Chefs d’Etat-major des armées, ainsi que des ambassadeurs et représentants des organisations internationales accrédités au Mali, des attachés de défense des pays amis et des délégations des Etats membres de la Confédération.
Dans son allocution, le Président de la Confédération AES a souligné la portée historique de cette cérémonie, qualifiant la remise de l’Etendard de marqueur officiel du démarrage opérationnel de la Force unifiée. Il a salué l’installation du nouveau commandant de la FU-AES et rendu un vibrant hommage au courage, au professionnalisme et à la détermination des ministres de la Défense, des Chefs d’Etat-major et de l’ensemble des Forces de défense et de sécurité de l’espace AES.
Le chef de l’Etat a rappelé que, depuis la Déclaration de Niamey du 6 juillet 2024, les Forces Armées des pays membres ont conduit des opérations conjointes majeures, notamment Yéréko I et Yéréko II, ayant permis la neutralisation de plusieurs chefs terroristes et la destruction de sanctuaires criminels, grâce à une planification rigoureuse, un partage efficace du renseigne-ment et une mutualisation accrue des moyens.
Face à l’évolution des modes opératoires des groupes armés terroristes, le Président Goïta a insisté sur la nécessité d’une anticipation stratégique permanente, mission confiée au nouveau commandement de la Force unifiée.
Il a également mis en exergue les menaces multiformes pesant sur les Etats du Sahel : terroristes, économiques et informationnelles. A cet effet, la Confédération AES a engagé des réponses structurantes, notamment la création de la télévision, de la radio et de la presse écrite AES, afin de renforcer la souveraineté informationnelle et de contrer la désinformation.
Affirmant que « l’AES est une réalité irréversible », le Président de la Confédération a salué la résilience et le soutien constant des peuples de l’AES, tout en s’inclinant devant la mémoire des civils et militaires tombés au combat et en souhaitant un prompt rétablissement aux blessés. Le ministre de la Défense et des Anciens combattants du Mali, le général de corps d’Armée Sadio Camara, a souligné que le Sahel traverse un moment décisif de son histoire, rappelant que la paix, la sécurité et la souveraineté ne se délèguent pas.
Il a présenté la Force unifiée de l’AES comme l’aboutissement d’une mutualisation stratégique fondée sur les valeurs sahéliennes de solidarité, d’entraide et de dignité.
L’étendard remis à la FU-AES a été décrit comme un symbole vivant, fruit du sacrifice des martyrs civils et militaires, porteur de mémoire, de volonté et d’engagement irréversible. A la tête de la Force unifiée de l’AES, le général de brigade Daouda Traoré, reconnu comme un officier expérimenté et homme de terrain, aura la lourde responsabilité de conduire cette Force multinationale dans un contexte sécuritaire exigeant, au service de la stabilité et de la souveraineté de l’espace AES.
Arrivés à leur pied à terre à Casablanca, vendredi 19 décembre 2025, pour disputer la 35e édition de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), Maroc 2025, les Etalons ont effectué leur première séance d’entrainement, le lendemain 20 décembre, dans une bonne ambiance. Ils sont confiants et promettent une belle CAN au peuple burkinabè.
Les Etalons ont effectué une arrivée remarquée à Casablanca, au Maroc, vendredi 19 décembre dernier, pour la phase finale de la CAN 2025. Tous élégants dans leur tenue Faso Dan fani, le capitaine Bertrand Traoré et ses coéquipiers ont été accueillis à leur hôtel par des membres du comité d’organisation et des musiciens traditionnels marocains. « Nous avons été très bien accueillis par le peuple marocain. Ces dernières années, nous avons pratiquement joué tous nos matchs ici au Maroc.
L’adaptation est donc très facile », s’est félicité le vice-capitaine des Etalons, Issoufou Dayo. Les Etalons ont rallié la capitale économique du Maroc après un court stage (le stage a débuté le 15 décembre) à Ben Slimane, à quelques encablures de Casablanca, où le sélectionneur Brama Traoré a réussi à regrouper 24 des 25 joueurs (Issa Kaboré manquait à l’appel mais il a rejoint le groupe dans la nuit du samedi 20 décembre) sélectionnés pour la CAN 2025. Ils ont effectué leur première séance d’entrainement en début de soirée du samedi 20 décembre 2025, sur une des pelouses du Raja de Casablanca, l’un des clubs phares du royaume chérifien.
Les joueurs burkinabè ont laissé entrevoir une bonne ambiance en leur sein. Pour la 14e participation du Burkina Faso à une phase finale de CAN avec jusque-là, une finale en 2013, une troisième place en 2017 et deux fois 4e en 1998 et 2021, le vice-capitaine
des Etalons, Issoufou Dayo, a estimé qu’il ne manque que le Graal pour leur bonheur et surtout de celui du peuple burkinabè. « Tout le groupe sait que l’objectif c’est d’aller chercher le trophée. Nous sommes prêts », a-t-il promis.
Opération rachat…
Aussi, le défenseur des Etalons précise que lui et ses coéquipiers doivent se faire pardonner après leur élimination en 8e de finale de la CAN 2023 en Côte d’Ivoire par les Aigles du Mali. « Nous avons appris beaucoup de choses de la CAN passée, moi particulièrement et aussi le capitaine Bertrand Traoré. Nous avons eu beaucoup de regrets, mais cette fois-ci nous repartirons du Maroc sans regrets », a insisté Issoufou Dayo, avant de lancer, un petit sourire en coin : « personnellement j’ai tout fait ici, j’ai grandi au Maroc (NDLR : il a passé 10 ans à Berkane). Peut-être que c’est le destin qui veut que je vienne soulever le trophée au Maroc ».
Son nouveau coéquipier, le jeune latéral gauche du FC Lorient, Arsène Kouassi, qui dispute sa première CAN n’a cesse de clamer sa reconnaissance envers le peuple
burkinabè. Et pour lui, il n’a d’autres choix que de lui exprimer sa gratitude par de bonnes prestations durant la compétition. « Le public burkinabè a lutté pour que je puisse venir et participer à la compétition. A moi de faire les choses qu’il faut pour être dans le cœur des Burkinabè. C’est un grand honneur de disputer cette CAN. On travaille chaque jour pour vivre ces moments-là », a souligné Arsène Kouassi.
La décision de la FIFA invitant les clubs à libérer les joueurs au plus tard le 15 décembre, à juste une semaine du début de la compétition, avait indigné les sélectionneurs des équipes nationales qualifiées. « La CAN est une grande compétition. Si nous n’avons pas les joueurs à temps, c’est difficile de se préparer correctement pour pouvoir aborder la compétition », reconnait le sélectionneur des Etalons, Brama Traoré. Néanmoins, a-t-il estimé, la courte préparation à Ben Slimane s’est bien déroulée et il a, à sa disposition, de « joueurs professionnels qui travaillent durs » parce qu’ils sont conscients qu’ils doivent représenter leur pays. « Nous sommes prêts.
Nous demandons au peuple d’être derrière leur équipe nationale, de prier pour nous et d’encourager les joueurs », a-t-il plaidé. L’objectif immédiat, selon Brama Traoré, est de bien entrer dans la compétition, c’est-à-dire prendre les trois points de la victoire face
à la Guinée Equatoriale, le 24 décembre prochain. Pour cela, Chercheur dit compter sur le mental et l’envie de ses poulains d’en découdre avec n’importe quel adversaire
dans cette CAN.
Le ministre délégué des Ressources animales, Amadou Dicko, accompagné de son homologue de la Coopération régionale, Stella Eldine Kabré, a, officiellement, inauguré, vendredi 19 décembre 2025 à Kaya, une unité industrielle pour la transformation de céréales.
La ville de Kaya dispose désormais d’une Unité industrielle pour la transformation de céréales (UTRACER). Son lancement officiel a eu lieu, vendredi 19 décembre 2025, à Kaya. Créée en janvier 2022, pour un investissement global de plus d’un milliard de francs CFA, l’UTRACER est spécialisée dans la production, transformation et commercialisation de la farine, du couscous de maïs (jaune et blanc), de la bouillie enrichie pour enfants et d’aliment de bétail. Selon son promoteur, Bassirou Kiemtoré, son entreprise a une capacité de production annuelle estimée à 16 000 tonnes de farine et couscous de maïs,
7 000 tonnes d’aliments de bétail et 5 000 tonnes de bouillies infantiles, pour un chiffre d’affaires prévisionnel de 12 milliards F CFA par an.
A l’entendre, l’opérationnalisation de son unité permettra de créer 45 emplois permanents, 150 emplois non permanents et plus de 500 emplois indirects au profit des producteurs, transporteurs, commerçants et prestataires de services.
« UTRACER ambitionne jouer un rôle structurant dans le développement régional, en favorisant la valorisation des matières premières locales, la création de valeur ajoutée et la réduction de la dépendance aux importations », a promis M. Kiemtoré. Pour lui, la vision à moyen et long terme de son unité repose sur une intégration verticale « audacieuse », fondée sur l’organisation des producteurs de maïs en coopératives agricoles. « Cette approche vise à sécuriser l’approvisionnement en matières premières, améliorer les rendements agricoles, garantir des débouchés stables aux producteurs et renforcer la souveraineté alimentaire de notre pays », a indiqué le promoteur de l’UTRACER.
Cependant, Bassirou Kiemtoré a reconnu que de nombreux défis restent à relever tels que l’accès au financement, la concurrence des importations, les coûts énergétiques, l’insécurité, la logistique. C’est pourquoi, il a sollicité l’accompagnement de l’Etat et de ses partenaires en termes d’accès aux espaces culturaux, de formation des coopératives agricoles, de facili- tation de l’accès aux intrants et aux équipements et d’intégration accrue des produits locaux dans la commande publique.
Sécurité alimentaire
Pour le ministre délégué des ressources animales, Amadou Dicko, représentant le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, l’initiative du promoteur est en parfaite cohérence avec la dynamique nationale en matière d’industrialisation, de valorisation des ressources locales et de souveraineté économique. Pour lui, cette usine apporte de nouvelles perspectives aux producteurs, offre un débouché structurant pour leurs récoltes, crée des emplois pour la jeunesse locale tout en contribuant à la sécurité alimentaire du Burkina à travers la mise à la disposition des populations de produits nutritionnels adaptés et diversifiés.
« Cette infrastructure vient également renforcer l’Offensive agro-pastorale et halieutique en consolidant la chaîne de valeur des céréales. Elle permet de réduire les pertes post-récoltes, de mieux valoriser les productions agricoles, d’encourager la contractualisation entre l’industrie et les producteurs et de stimuler l’économie locale », s’est réjoui Amadou Dicko. De son avis, en implantant l’usine à Kaya, le promoteur contribue au développement équilibré des régions et démontre que le génie burkinabè peut rayonner dans chaque région, province ou commune.
C’est pourquoi, le ministre délégué des ressources animales a invité les opérateurs économiques, la diaspora, les jeunes porteurs de projets et les investisseurs à emboîter le pas du promoteur Kiemtoré, car le Burkina regorge de potentialités qui n’attendent qu’à être transformées en richesse. « Le gouvernement accompagnera toutes les initiatives industrielles porteuses de développement, facilitera les procédures et encouragera les projets qui s’inscrivent dans la transformation locale et la souveraineté alimentaire », a promis M. Dicko. La Présidente de la délégation spéciale (PDS) de Kaya, Solange Kima, a souligné que l’opérationnalisation de cette unité vise à promouvoir les initiatives privées et à valoriser l’économie locale.
« L’UTRACER vient renforcer les efforts de résilience économique et valo- riser nos potentialités locales. Mieux, elle crée des opportunités concrètes d’emplois et de revenus à notre jeunesse », a remercié la PDS Kima. De ce fait, elle a rassuré de la disponibilité de sa délégation spéciale à accompagner l’UTRACER pour une réussite dans sa production alimentaire. Abondant dans le même sens, le chef de canton de Mané, Naaba Simbdo, a salué le promoteur pour son initiative qui accompagne le chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré, dans l’atteinte de la souveraineté alimentaire au Faso.
Le ministère de l’Economie et des Finances a traduit la reconnaissance de la Nation à 299 agents, partenaires et acteurs du développement socioéconomique du Burkina Faso, vendredi 19 décembre 2025, à Ouagadougou.
Dans le domaine économique et financier, il est des hommes et femmes qui s’investissent au quotidien pour le développement socioéconomique. Le département en charge de l’économie et des finances a marqué une halte pour leur traduire la reconnaissance de la Nation, ce vendredi 19 décembre 2025, à Ouagadougou. Au nombre de 299, leur sacrifice a été reconnu à travers des distinctions dans divers Ordres. Ils sont 40 récipiendaires à être décorés dans l’Ordre de l’Etalon, 69 dans l’Ordre du Mérite burkinabè, 150 dans l’Ordre du Mérite de l’Economie et des Finances, et 40 à recevoir la Médaille d’honneur des Douanes.
Selon le ministre de l’Economie et des Finances, Aboubakar Nacanabo, à travers ces décorations, la Nation exprime sa reconnaissance, célèbre le mérite et l’exemplarité et réaffirme sa confiance envers celles et ceux qui, dans la diversité de leurs fonctions, portent les ambitions communes et œuvrent au service de l’intérêt général.
« Décorer n’est pas un geste de routine. Décorer, c’est faire une pause pour dire merci à l’effort patient, à la loyauté silencieuse, à la rigueur quotidienne. C’est inscrire dans le symbole et dans la mémoire nationale ce que les années de service ont déjà inscrit dans les faits », a-t-il souligné.
Le ministre Nacanabo a rappelé aux récipiendaires que la décoration n’est pas un aboutissement, mais est un appel à persévérer, transmettre et rester des repères dans un contexte exigeant.
Un message visiblement bien reçu pour les récipiendaires, à l’image de Alice Yaméogo, directrice générale de la Société d’investissement et de développement, une institution de microfinance. Elevée au rang de Chevalier de l’Ordre de l’Etalon, elle a traduit sa reconnaissance envers Dieu et la Nation. « La décoration est une invite à mieux faire et nous allons nous donner davantage », a-t-elle confié.
Directeur de la communication, des relations publiques et des archives de l’Agence
nationale de promotion de la finance inclusive (ANPFI), Amadou Oury Sanou, a été fait Chevalier de l’Ordre du Mérite de l’économie et des finances, avec Agrafe finances.
Fierté et engagements à faire mieux
« C’est avec une grande émotion et un honneur que j’ai reçu cette distinction qui vient couronner 20 ans au service de la communication, de l’information publique et de l’intérêt général. Mes premiers mots vont à l’endroit naturellement des hautes autorités du pays, mes supérieurs hiérarchiques, en particulier mon directeur général Wango Fidèle Yaméogo, ainsi qu’à l’ensemble des collègues », a-t-il confié.
Pour le récipiendaire, Philippe Zané, chargé de missions au ministère de l’Economie et des Finances, élevé au rang de Chevalier de l’Ordre de l’Etalon, cette distinction va au-delà de sa modeste personne.
« C’est une reconnaissance à partager avec la famille, les collègues avec qui nous avons cheminé depuis que nous sommes dans la fonction publique. Mes remerciements vont tout premièrement à M. le ministre de l’Economie et des Finances, Mme la ministre déléguée. Nous dédions cette médaille à l’ensemble des collaborateurs du cabinet, à la famille, à tous les amis, à tous ceux qui, d’une manière ou d’une autre, ont contribué à ce que ce couronnement ait lieu », a-t-il laissé entendre.
Après 22 ans de service, l’inspecteur des douanes, Mohamed Lamine Savadogo, vérificateur au bureau Ouaga-Route, de la direction régionale des douanes du centre, a vu ses mérites reconnus par la Nation. « Nous sommes fier de cette reconnaissance de la Nation qui est celle de tous les Burkinabè. C’est un appel de la Nation à faire mieux. Et c’est ensemble que tous les Burkinabè doivent construire le pays à travers le mérite, des actes positifs. Dans ce contexte d’insécurité, la douane a un grand rôle à jouer. En plus de son traditionnel rôle qui est la perception des droits et taxes, actuellement, la douane lutte contre le terrorisme, le grand banditisme, la fuite des capitaux », a-t-il soutenu.
L’Offensive agropastorale et halieutique » (OAPH) (2023-2025) vise la souveraineté alimentaire et la réduction du chômage en renforçant la production de huit filières stratégiques (riz, maïs, pomme de terre, blé, poisson, bétail, volaille et mangue). La première phase de cette initiative présidentielle du Burkina Faso (2023-2025) affiche des résultats satisfaisants, en l’occurrence dans la production céréalière avec plus de 7 millions de céréales en 2025.
Le Burkina Faso a mis sur orbite l’Offensive agropastorale et halieutique (OAPH) sur la période de 2023-2025, en Conseil des ministres en août 2023. Ce programme national dont la première phase tire vers sa fin, vise la souveraineté alimentaire au Burkina Faso par l’augmentation de la production du riz, du maïs, du blé, de la pomme de terre, de la mangue, du poisson, de la volaille et de la viande en réduisant la dépendance aux importations.
En 2024, cette initiative présidentielle qui s’inscrit dans une vision plus large de transformation structurelle de l’agriculture burkinabè face aux défis sécuritaires et économiques a enregistré des résultats forts appréciables. En effet, le ministère de l’Agriculture, des Ressources animales et halieutiques dans le cadre de la semaine de l’OAPH indique que tous les huit produits ciblés dans la première phase de l’OAPH connaissent des résultats très satisfaisants.
Le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, des Ressources animales et halieutiques, le commandant Ismaël Sombié, assure que pour l’année 2024, la barre de 6 millions de tonnes (t) de céréales produites sur le territoire burkinabè a été franchie. Par rapport aux initiatives liées aux productions spécifiques en matière de santé animale, de productions animales, on note également des résultats satisfaisants. Avec ses différents partenaires, l’Etat a mené des actions d’accompagnement à la production, dont les plus significatifs sont : l’aménagement de 3 254 nouveaux hectares (ha) de périmètres irrigués, l’aménagement de 12 656 ha de bas-fonds et le labour à titre gratuit de 33 049 ha.
Le ministre d’Etat, ministre chargé de l’Agriculture, le commandant Ismaël Sombié, indique qu’il y a lieu de tirer déjà satisfaction de la campagne agricole 2025-2026.
Cet accompagnement a permis la production de 6 077 227 t de céréales, la production de 1 981 794 t de cultures de rente et la production de 1 262 311 t des autres cultures vivrières, dont le niébé, le voandzou, l’igname et la patate. Au niveau de la pisciculture, la production de 29 733,9 tonnes de poisson en pêche de capture et en production piscicole, a été enregistrée. L’année 2024 a donc été marquée par des résultats jugés meilleurs dans le domaine de l’agriculture et également dans le domaine des ressources animales. A titre d’exemple, avec la promotion des cages flottantes, il y a eu plusieurs tonnes de poissons qui ont été produits sur plusieurs plans d’eau du Burkina, à Samandeni, à Bagré.
Pour l’année 2025, il a été question d’intensifier ces résultats, d’augmenter l’appui aux producteurs en augmentant les intrants et de renforcer les équipes techniques. Le ministère en charge de l’agriculture se convainc déjà, en ce qui concerne l’année 2025, que les résultats seront beaucoup plus élevés, selon les premiers recoupements. Ce sont des résultats qui sont à mettre à l’actif de l’engagement et de l’abnégation des acteurs agricoles qui ont sillonné les périmètres, les bas-fonds, les zones pastorales, les parcs de vaccination pour traduire en réalité sur le terrain, l’ambition de l’OAPH 2023-2025.
Des productions céréalières
La production céréalière provisoire de la campagne agricole 2025-2026 est estimée à 7 142 484 t. Elle est en hausse de 17,63% et de 37,19% respectivement par rapport à la campagne agricole précédente et à la moyenne des cinq dernières années. Cet accroissement global de la production serait soutenu par un accroissement global des superficies emblavées des productions céréalières de 9,2%, du fait du retour des populations déplacées dans leurs terroirs.
Cela s’explique aussi par une amélioration des rendements de l’ensemble des céréales, un accroissement des dotations en intrants et équipements ainsi que le renforcement du dispositif d’appui-conseil (1 033 motos pour les agents et 36 véhicules pick-up pour les agents d’encadrement). Au 30 novembre 2025, le taux de récolte des différentes spéculations suivies est de 86,4%.
Au cours de la campagne agricole 2025-2026, plusieurs superficies ont été emblavées pour la production du riz.
Le maïs affiche une production de 2 686 531 t correspondant à une hausse de 14,6% et 39,36% respectivement par rapport à la production de la campagne agricole précédente et à la moyenne quinquennale. Le sorgho blanc enregistre une production de 1 942 926 t, soit une hausse de 18,05% par rapport à la production de la campagne agricole 2024-2025 et à la moyenne des cinq dernières campagnes. La production de sorgho rouge est estimée à 523 351 t, correspondant à une hausse de 8,25% et 15,83%, respectivement par rapport à la production de la campagne agricole 2024-2025 et à la moyenne quinquennale.
Le riz a sa production qui est établie à 1 008 737 t avec une hausse remarquable de de 49,34% par rapport à la production de la campagne 2024-2025 et de 110,73% par rapport à la moyenne des cinq dernières années. La production du mil est évaluée à 963 894 t, soit une hausse de 6,22% et 8,35% respectivement par rapport à la campagne agricole 2024-2025 et à la moyenne quinquennale. Le fonio enregistre une production de 17 044 t qui est en hausse respectivement de 7,15% et de 61,89% par rapport à la campagne précédente et à la moyenne des cinq dernières années.
Des productions vivrières
La production des autres cultures vivrières telles que le niébé, le voandzou, l’igname et la patate est estimée à 1 246 132 t. Cette production est en baisse de 1,29% par rapport à la campagne agricole 2024-2025 et en hausse de 27,9% par rapport à la moyenne des cinq dernières années. En ce qui concerne spécifiquement le niébé, sa production estimée à 884 953 t est en hausse de 10,12% par rapport à la campagne agricole précédente. La production des cultures de rente (excepté le coton) est estimée à 1 353 298 t, répartie en 825 732 t d’arachide, 355 478 t de sésame, 172 088 t de soja. La production des cultures de rente (hormis le coton) enregistre une hausse de 3,03% par rapport à la campagne précédente et de 37% par rapport à la moyenne des cinq dernières années.
Pour la production fourragère, elle est estimée, au cours de la campagne agricole 2025-2026, à 10 147 741 t de matière sèche, à savoir les résidus de récoltes et la production de fourrages cultivés. Les résidus de récoltes sont évalués à 10 072 166 t de matière sèche et proviennent notamment du mil, du sorgho blanc et rouge, du niébé, de l’arachide et du maïs. La production des fourrages cultivés est estimée à 75 575 t de matière sèche.
Il est à noter que la campagne agropastorale 2025-2026 a été caractérisée par un démarrage tardif à normal dans la plupart des localités du Burkina Faso. La saison agropastorale humide s’est finalement installée courant deuxième décade du mois de juillet. Toutes ces productions ne seraient possibles sans l’aménagement de 25 000 ha de bas-fonds et 2 639 ha de périmètres irrigués et la réhabilitation de 288 ha de bas-fonds et
de 2 956 ha de périmètres irrigués, Concernant la mise en valeur des bas-fonds et des périmètres irrigués, la superficie totale emblavée au cours de la campagne agricole 2025-2026 est de 127 092 ha. Pour diminuer la pénibilité des travaux agricoles et faciliter l’installation de la campagne, le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a remis 608 tracteurs et 1 102 motoculteurs pour des labours fortement subventionnés au profit des producteurs ordinaires et gratuit en faveur des producteurs à faible revenu.
Des aménagements destinés à la production fourragère
La production de poissons fait partie des huit filières de l’OAPH.
Il a été mis à la disposition des producteurs, 537,87 t de semences fourragères certifiées de diverses spéculations et plus de 300 000 boutures de maralfalfa. Il est attendu une production de fourrage de 75 574,86 t de matière sèche de fourrage, etc. Des intrants de qualité et des équipements agricoles ont été donnés aux producteurs pour assurer un niveau d’atteinte satisfaisant des rendements potentiels de différentes spéculations. A ce titre, 12 117 t de semences de variétés améliorées et 58 751,28 t d’engrais minéraux (NPK et Urée) ont été octroyées aux producteurs. Du bilan phytosanitaire, il ressort que la campagne agricole 2025-2026 a été marquée par des attaques, principalement dues à la chenille légionnaire d’automne sur le maïs et le Sorgho.
Sur le riz, les problèmes récurrents sont les maladies fongiques (pyriculariose et helminthosporiose) et des ravageurs (termites, cécidomyie, sautereaux, etc.). Sur le niébé, des pucerons et des maladies fongiques ont été observés. Sur 47 213 ha prospectés, 20 568 ha de cultures ont été infestés dont 17 724 ha traités. Les régions les plus infestées sont celles de Nando (4520 ha), de Bankui (2 880 ha), de Oubri (2 279 ha) et du Guiriko (2 257 ha) ; En conséquence, des produits phytosanitaires composés de 15 362 litres (l), 9 699,5 kg de produits solides, 1 450 filets de capture d’oiseaux et 9 744 pièges de mouches des fruits ont été mis à la disposition des régions. L’OAPH mobilise 592 milliards F CFA, financés à 54% par le privé.
Boukary BONKOUNGOU
Il est généralement utilisé un indicateur appelé Taux de couverture apparent des besoins céréaliers (TCBC) pour apprécier la disponibilité des céréales pour l’alimentation. Ainsi, 15 provinces sont déficitaires sur 47 provinces avec un TBC inférieur à 90%, notamment Bam, Bassitenga, Djelgodji, Gnagna, Kadiogo, Komandjari, Lorum, Namentenga, Oudalan, Sandbontenga, Séno, Yagha et Yatenga.
Huit provinces sont en équilibre avec un TBC supérieur ou égal à 90% et inférieur à 120%. Ce sont : Bazèga, Boulkiemdé, Ganzourgou, Kouritenga, Kourwéogo, Noumbie, Passoré et Poni.
24 provinces sont excédentaires avec un TBC supérieur ou égal à 120%. Ce sont : Balé, Banwa, Bougouriba, Boulgou, Comoé, Dyamongou, Gobnangou, Gourma, Ioba, Kénédougou, Kompienga, Koosin, Koulpélogo, Léraba, Mouhoun, Nahouri, Nayala, Sanguié, Sissili, Sourou, Tuy, Ziro, Zondoma et Zoundweogo.
Le classement par région donne six régions déficitaires (Kadiogo, Koulsé, Liptako, Sirba, Soum et Yaadga), une région en équilibre (Oubri) et 10 régions excédentaires (Bankui, Djôrô, Goulmou, Guiriko, Nakambé, Nando, Nazinon, Sourou, Tannounyan et Tapoa).
Le TBC national est excédentaire et est ressorti à 126,6% contre 111,5% pour la campagne agricole 2024-2025.
B.B Source : résultats provisoires de la campagne agropastorale 2025-2026
Les membres du Conseil d’administration de l’Agence pour la promotion de l’entrepreneuriat communautaire ont visité, vendredi 19 décembre 2025, à Tenkodogo, le chantier de construction de l’usine de transformation de tomates, issu de l’actionnariat populaire.
L’usine de transformation de tomates de Tenkodogo, fruit de l’actionnariat popu- laire, prend corps jour après jour. Lors d’une visite des membres du conseil d’administration de l’Agence pour la promotion de l’entrepreneuriat communautaire (APEC), vendredi 19 décembre 2025, l’ingénieur en chef des travaux, Latif Hermann Bonkoungou, a indiqué que le niveau d’exécution du chantier est de 55%. Il a rassuré que son équipe travaille « fermement » pour le respect des délais.
« Nous comptons respecter les engagements », a-t-il promis. M. Bonkoungou a informé que la ligne de production est attendue d’ici à la mi-janvier 2026 pour l’installation. En attendant, il a fait savoir que les différentes charpentes sont en cours d’installation. Un état d’avancement qui satisfait le président du conseil d’administration de l’APEC, Samuel Kalkoumdo. « C’est une satisfaction.
Ça avance », s’est-il réjoui. Il a expliqué que les membres du conseil d’administration, en marge de leur deuxième session, tenue à Tenkodogo, ont voulu constater le déroulement des travaux, encourager l’entreprise qui y travaille et lui rappeler la nécessité de respecter les délais contractuels.
Pour lui, si les populations ont eu confiance en la vision du président du Faso, à travers l’entrepreneuriat communautaire par actionnariat populaire, il était bon
de venir voir comment l’argent des Burkinabè est utilisé. « Nous sommes contents de savoir que ça fonctionne », a-t-il déclaré. Au regard de l’avancement des travaux, M. Kalkoumdo a dit espérer que d’ici à fin février 2026, délais prévus pour la fin des travaux, tout sera prêt pour le lancement afin que la tomate soit transformée au bonheur des populations.
Les membres du conseil d’administration de l’APEC ont visité le chantier de la plateforme de réception de la matière première, les magasins des produits
finis et de maintenance. Ils ont également pu voir la station de traitement des eaux usées.
Le chantier de l’usine de transformation de tomates de Tenkodogo est bâti sur une superficie de 3 hectares, dans le village Pedogo, au nord-ouest de la cité de Zoungrantenga. Le projet est composé de trois lots, confiés à trois entreprises.
Le lot 1 est chargé de l’exécution du bâtiment administratif et l’aménagement du site alors que la confection des charpentes métalliques et de la ligne de production, suivie de leur montage sont du lot 2. Quant au lot 3, il consiste en la réalisation des plateformes et des différents bassins pour le traitement des eaux usées. Le coût de projet est estimé à plus de
7 milliards de francs CFA.
Le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, des Ressources animales et halieutiques, le commandant Ismaël Sombié, a procédé au lancement des récoltes de l’ananas de la ferme du Conseil burkinabè des filières agropastorales et halieutiques (CBF), samedi 20 décembre 2025. D’une superficie de 5,5 hectares, il est attendu de cette ferme 400 tonnes de fruits d’ananas pour des recettes prévisionnelles d’environ 167 millions F CFA.
Longtemps considérée comme une culture réservée aux zones côtières, l’ananas trouve aujourd’hui sa place sur les sols burkinabè. Samedi 20 décembre 2025. Il est 11 heures à Matourkou, à une dizaine de kilomètres au sud de Bobo-Dioulasso. Le soleil a déjà entamé sa marche de la journée vers le zénith réchauffant ainsi ce temps de fraicheur du mois de décembre. Les acteurs de la filière, avec le ministre de l’Agriculture, des Ressources animales et halieutiques, le commandant Ismaël Sombié, procèdent à la récole symbolique des fruits de l’ananas de la ferme du Conseil burkinabè des filières agropastorales et halieutiques (CBF). La récolte des premiers fruits de la ferme de la campagne agricole humide 2025-2026, marque l’aboutissement de plusieurs mois de travail, mais surtout la confirmation d’un pari technique et économique ainsi que la consécration de la capacité du pays des Hommes intègres à diversifier sa production agricole.
Sur le plan productif, les chiffres parlent d’eux-mêmes. La superficie emblavée de 5,5 hectares devrait générer environ 400 tonnes d’ananas au cours de la campagne pour des recettes attendues estimées à 107 millions F CFA pour la vente des fruits, auxquelles s’ajoutent 60 millions F CFA issus de la commercialisation des rejets, soit des revenus prévisionnels à 167 millions F CFA. Des performances qui confirment la viabilité économique de la spéculation, malgré des investis-sements initiaux jugés conséquents, notamment en matière d’irrigation. Une convention a déjà été signée avec des partenaires pour l’achat de la production d’ananas et des rejets, garantissant ainsi l’écoulement des récoltes. Cette anticipation commerciale constitue un maillon essentiel de la chaîne de valeur, en réduisant l’incertitude pour les producteurs et en renforçant l’attractivité de la filière.
De l’ananas de bonne qualité
La présence, dès le lancement de la campagne, de la transformatrice, Barkissa Ouédraogo, illustre l’intérêt croissant du secteur privé pour l’ananas local. Positionnée sur le site, elle a manifesté sa volonté de prendre au moins dix tonnes de la récolte du jour. Pour cette entrepreneure, le choix du produit burkinabè est avant tout une question de qualité et de proximité. « Transformé presque immédiatement après la récolte, l’ananas de Matourkou offre une fraîcheur et un rendement appréciés dans la production de jus et de chips », fait savoir la transformatrice Ouédraogo. Cette dynamique entre production et transformation conforte l’idée que l’agriculture peut devenir un véritable moteur de création de richesses et d’emplois. Elle traduit également une évolution des mentalités, où la consommation locale cesse d’être un slogan pour devenir une pratique économique rationnelle.
Mais au-delà des chiffres, l’expérience de Matourkou s’inscrit dans une vision plus large : démontrer que le Burkina Faso peut produire localement ce qu’il consomme, même pour des cultures dites « non traditionnelles ». Pour le Directeur général (DG) du CBF, Ouémihié Clément Attiou, cette réussite traduit la résilience du monde rural et la pertinence des choix techniques opérés. Elle vient également déconstruire certaines idées reçues sur les limites agroclimatiques du pays.
Résolument engagé dans l’atteinte de l’autosuffisance alimentaire au Burkina Faso, le gouvernement, selon le ministre chargé de l’Agriculture, le commandant Ismaël Sombié, ne lésine pas sur les investissements dans la production, même pour les spéculations jadis considérées comme improductives sur le sol burkinabè comme l’ananas. « Rien n’est impossible au Burkina Faso. Et au fur et à mesure, à chacun des pas que nous faisons, nous démontrons au monde entier, le peuple burkinabè est un peuple capable. C’est un peuple qui se lance des défis et qui les relève. Aujourd’hui, nous avons la preuve avec cette exploitation d’ananas de la ferme du CBF dont les qualités ne sont plus à démontrer », indique le ministre Sombié.
La 66e promotion des élèves de l’Ecole nationale des eaux et forêts a effectué sa sortie de promotion, samedi 20 décembre 2025, à Dindéresso. Cette promotion, forte de 48 nouveaux agents, a été baptisée promotion « Tou Fanga » (force de la forêt) par le ministre de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement, Roger Baro.
Après deux années de formation riches et intenses, la 66e promotion des élèves de l’Ecole nationale des eaux et forêts (ENEF) est désormais apte à « monter au front ». En effet, elle a effectué sa sortie de promotion, samedi 20 décembre 2025, à Dindéresso. Composée d’agents forestiers et environnementalistes, elle compte 8 cadres supérieurs, dont 5 inspecteurs des eaux et forêts et 3 inspecteurs de l’environnement ; 35 cadres d’encadrement, dont 25 contrôleurs des eaux et forêts et 10 techniciens supérieurs de l’environnement ; et enfin 4 agents techniques de l’environnement.
Cette promotion est entièrement issue du concours professionnel de recrutement d’élèves Eaux et Forêts et Environnementalistes de l’année 2023. Placée sur le thème : « Gestion durable des massifs forestiers et réhabilitation environnementale des sites miniers : un levier pour la reconquête écologique du territoire national », la cérémonie a été présidée par le ministre de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement, Roger Baro, accompagné de son collègue chargé du Commerce, Serge Poda. Le ministre Roger Baro a baptisé la promotion « Tou Fanga », qui signifie en langue dioula « la force de la forêt ». La cérémonie a été parrainée par le ministre secrétaire général du gouvernement et du Conseil des ministres, Ousmane Ouattara et le directeur général des Douanes, Dr Yves Kafando, tous deux représentés.
Selon le directeur général de l’ENEF, le colonel Fiédi Hakiékou, les élèves de cette 66e promotion ont été admis à l’école, le 17 octobre 2023, pour des cycles de formation de 24 mois pour les inspecteurs des eaux et forêts et de l’environnement, 21 mois pour les contrôleurs des eaux et forêts et les techniciens supérieurs de l’environnement, et enfin 18 mois pour les agents techniques de l’environnement. Il a souligné l’importance de la formation des futurs protecteurs de l’environnement pour relever les défis de la reconquête écologique au Burkina Faso. « Durant leur séjour, les stagiaires ont suivi avec assiduité et discipline leur programme de formation », a-t-il indiqué.
Faire des forêts, de l’eau, des sols et des écosystèmes des piliers de la souveraineté nationale
Il a invité les élèves de la promotion « Tou Fanga » à faire preuve de discipline, de rigueur, d’intégrité et surtout d’humilité au cours de leurs carrières.
« La gestion durable des massifs forestiers et la réhabilitation environnementale sont des éléments clés pour assurer un avenir durable pour notre pays », a-t-il déclaré.
Pour le ministre de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement, Roger Baro, le thème de cette édition n’est ni fortuit ni simplement académique. Il traduit une orientation claire : celle de reconstruire notre pays sur la base de nos propres ressources, de réparer les blessures infligées à notre environnement et de faire des forêts, de l’eau, des sols et des écosystèmes des piliers de la souveraineté nationale. Le ministre a félicité les élèves de la 66e promotion et leur a rappelé leur place dans le pays.
« L’Etat burkinabè n’attend pas de vous de simples exécutants. Il attend des femmes et des hommes intègres, engagés, courageux et incorruptibles. Partout où vous serez appelés à servir, vous devrez incarner la droiture, le sens du sacrifice, la loyauté à la Nation et la fidélité aux idéaux de la Révolution progressiste populaire impulsée par le capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso », a-t-il lancé.
Les élèves de la 66e promotion, par la voix de leur délégué, Zakaria Zougmoré, ont exprimé leur engagement à mettre en pratique les connaissances et les compétences acquises pour la protection de l’environnement, la gestion durable
des ressources naturelles et la réhabilitation environnementale. « Nous sommes conscients des défis et des responsabilités qui nous attendent. Nous sommes prêts à servir partout où la Nation nous appellera », a-t-il rassuré.
La 1re édition de la Foire de l’artisanat de l’univers carcéral du Burkina Faso se déroule, à Ouagadougou, au Musée national, du 19 au 22 décembre 2025, autour du thème : « Le système pénitentiaire burkinabè à l’aune des réformes de gouvernance : quelles stratégies pour une meilleure professionnalisation et une insertion sociale des détenus ».
Le ministre de la Justice et des Droits humains, chargé des Relations avec les institutions, Edasso Rodrigue Bayala, a patronné la cérémonie officielle de lancement de la première édition de la Foire de l’artisanat de l’univers carcéral du Burkina Faso (FAUCA-BF). L’objectif de la FAUCA-BF est de mettre en lumière les efforts consentis par l’administration pénitentiaire en matière de professionnalisation des personnes détenues, tout en favorisant leur préparation à une réinsertion sociale réussie. Prévue du 19 au 22 décembre 2025, cette initiative inédite se déroule sur le thème : « Le système pénitentiaire burkinabè à l’aune des réformes de gouvernance : quelles stratégies pour une meilleure professionna-lisation et une insertion sociale des détenus ».
Selon le ministre de la Justice et des Droits humains, chargé des Relations avec les institutions, Edasso Rodrigue Bayala, la prison ne saurait être uniquement un lieu d’exécution de la peine, elle doit être un espace d’apprentissage, de responsabilisation et de reconstruction sociale. « Cette Foire traduit une vision résolument réformatrice, inscrivant l’action pénitentiaire dans une dynamique de gouvernance moderne, humaine et orientée vers des résultats durables », a-t-il expliqué.
A l’en croire, à travers des expositions-vente, des conférences-panels, des prestations artistiques et un village gastronomique, la Foire entend créer un cadre d’échanges entre l’univers carcéral et la société civile, afin de promouvoir une perception renouvelée de la prison comme espace de formation, de production et de reconstruction sociale.
Le ministre Bayala a confié qu’en lançant officiellement la première édition de la FAUCA-BF, le département réaffirme son engagement en faveur d’une justice équilibrée, inclusive et tournée vers la réinsertion sociale. Il a fait savoir que le thème choisi pour cette 1re édition est interpellateur, il appelle les acteurs du milieu carcéral à travailler en synergie avec la société civile à mettre en place un mécanisme pour un système carcéral adéquat.
Yargatenga a accueilli, le dimanche 21 décembre 2025, la visite du ministre de la Sécurité, Mahamadou Sana, dans un contexte marqué par la volonté affirmée des communautés locales de tourner définitivement la page d’un conflit intercommunautaire survenu le 8 novembre dernier.
Ce conflit avait causé d’importants dégâts humains et matériels, fragilisant durablement la cohésion sociale dans la localité. Cette visite mi-nistérielle fait suite aux engagements pris le 23 novembre 2025, à Tenkodogo, où, à l’issue d’un dialogue de vérité avec le ministre de la Sécurité, les populations de Yargatenga s’étaient engagées à organiser une journée de pardon et de réconciliation. De son côté, le ministre Mahamadou Sana avait promis d’accompagner cette dynamique de paix par sa présence. Fidèle à sa parole, il a ainsi répondu à l’invitation des communautés, venues consacrer l’aboutissement du processus de réconciliation, de pardon et de restauration du vivre-ensemble. Dans son intervention, le mi-nistre a salué le courage et la maturité des populations de Yargatenga qui ont su dépasser les émotions et les blessures pour faire le choix de l’unité. Il a rappelé que le contexte sécuritaire national impose aux communautés de resserrer les rangs et d’orienter toutes les énergies vers l’ennemi commun qu’est le terro-risme.
« Ce n’est pas le moment de se diviser. C’est le moment de s’unir pour défendre nos villages, nos communes et notre pays », a-t-il insisté. « La cohésion sociale constitue un axe central de la gouvernance actuelle et que le gouvernement demeurera aux côtés des communautés engagées dans des démarches sincères de paix et de réconciliation », a renchéri le mi-nistre Sana. Convaincu de la capacité des acteurs locaux à gérer durablement la situation, il a exprimé l’espoir que Yargatenga devienne un exemple en matière de prévention et de résolution des conflits intercommunautaires. Avant de quitter la localité, Mahamadou Sana a félicité l’ensemble des acteurs ayant contribué au succès de cette initiative, notamment les Forces de défense et de sécurité, les autorités admi-nistratives et locales, ainsi que les leaders coutumiers et communautaires. Il a enfin réaffirmé sa disponibilité et celle du gouvernement à accompagner toutes les actions visant à consolider la paix et à faire en sorte que les épreuves traversées appartiennent définitivement au passé.