Adoption du guide méthodologique de description des postes de travail de l’administration publique

Le Conseil des ministres s’est tenu à Bobo-Dioulasso, le jeudi 10 septembre 2026, en séance ordinaire, de 09 H 00 min à 12 H 53 min, sous la présidence du Camarade Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

Lire le conseil des ministres en cliquant sur le lien ci-dessous:

CONSEIL DES MINISTRES N°26 DU 10 SEPTEMBRE 2026

Respect des droits humains : une trentaine d’acteurs publics du Kadiogo outillés

Le ministère de la Justice a organisé une session de formation sur les enjeux et les défis liés au respect des droits humains dans la lutte contre le terrorisme au Burkina Faso, au profit des acteurs publics de la région du Kadiogo, les 8 et 9 septembre 2026, à Ouagadougou.

La lutte engagée contre le terrorisme doit impérative- ment prendre en compte les droits humains, afin de garantir une paix durable aux populations. Cette lutte recommande également d’adapter les messages d’information et de sensibilisation au contexte. C’est dans cette dynamique que le ministère de la Justice, à travers sa direction générale des droits humains, a initié les 8 et 9 septembre 2026, une session de formation au profit d’une trentaine d’acteurs publics du Kadiogo.

L’objectif est de renforcer non seulement les capacités des acteurs publics sur les enjeux et les défis liés au respect des droits humains dans la lutte contre le terrorisme au Burkina Faso, mais aussi de les outiller sur les fondements de la Révolution progressiste populaire (RPP), en vue d’en tenir compte dans leurs missions quotidiennes. « L’approche basée sur les droits humains n’est pas une faiblesse, c’est un bouclier stratégique.

Elle maintient notre crédibilité sur la scène internationale, sur les plans économique et culturel, et nous donne la force morale nécessaire », a expliqué la directrice de la protection contre les violations de droits humains, Tégawendé Ouattara. Elle a soutenu qu’il est indispensable pour les acteurs publics porteurs de l’autorité de l’Etat d’avoir la même compréhension et la même lecture des enjeux sur le respect des droits humains.

Ainsi, les droits humains et les enjeux de leur respect sur les plans géopolitiques, économiques, sociaux et cultuels ; les éléments de langage à utiliser dans le contexte de la lutte contre le terrorisme ; le droit international humanitaire et lutte contre
le terrorisme, la participation citoyenne et le patriotisme, moteur de la révolution progressiste populaire ont été les points sur lesquels les participants ont échangé pendant les 48 h de réflexion.

Satisfecit des participants

Le directeur de l’éducation au civisme et à la citoyenneté au ministère de la justice, Déni Daboné, l’un des formateurs, est revenu sur la définition de l’impérialisme, du citoyen, de la citoyenneté, de la participation citoyenne et du patriotisme. Il a décliné les acteurs de mise en œuvre de la RPP, avant de présenter son contexte, ses idéaux, ses valeurs et grands axes.

« Nous leur avons demandé non seulement d’incarner les valeurs que nous avons enseignées, mais surtout de les diffuser à travers les différents médias, pour
que la sensibilisation puisse se poursuivre », a-t-il dit, à l’endroit des participants. Ceux-ci ont salué cette initiative de renforcement des capacités sur les droits humains. Pour l’une des participantes, Béatrice Kam, la rencontre a permis de comprendre que les droits humains ne sont pas une invention occidentale contraire aux valeurs africaines, mais remontent aux sources historiques africaines.

« Lutter contre le terrorisme, c’est protéger les droits humains. Les moyens et les valeurs de lutte contre le terrorisme doivent respecter les droits humains », a-t-elle notifié. Elle a souhaité que cette formation puisse permettre à la trentaine de participants d’être des citoyens respectueux des droits humains, mais également des acteurs de promotion des droits humains.

Dans la même lancée, le journaliste à la télévision BF1, Hervé Dapa, a affirmé avoir acquis de nombreuses connaissances au terme de ces deux jours de formation. « Le droit humanitaire international et les droits humains ne sont pas des éléments qui viennent pour empêcher les Forces de défense et de sécurité (FDS) de combattre.

C’était un peu la rumeur qui était connue de tous, mais ce n’est pas vrai », a-t-il révélé. Hervé Dapa a ajouté que les connaissances sur les différentes terminologies lui permettront de mieux encadrer les débats avec les chroniqueurs et éviter l’utilisation de certaines expressions.

Wendaabo Cathérine KOURAOGO

Conseil des ministres : un projet de 104 milliards F CFA pour accroître le taux d’électrification

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Le Président du Faso, chef de l’Etat, le camarade capitaine Ibrahim Traoré, a présidé, le jeudi 10 septembre 2026, l’hebdomadaire Conseil des ministres. Selon le ministre Porte-parole du gouvernement, camarade Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, le Conseil a examiné plusieurs dossiers et pris d’importantes décisions pour la bonne marche de la Nation et pour le plein épanouissement des Burkinabè, conformément à la vision de la Révolution progressiste populaire (RPP).

Pour le compte du ministère des Serviteurs du Peuple, le Conseil a adopté un décret portant adoption du guide méthodologique de description des postes de travail dans l’administration publique. Selon le ministre des Serviteurs du Peuple, le camarade Mathias Traoré, il s’agit d’une mise à jour qui permet de prendre en compte des emplois de gestionnaires scolaires et universitaires et l’administration des affaires économiques.

« Le nouveau guide qui vient d’être adopté s’applique aux collectivités territoriales, aux établissements publics de l’Etat, aux sociétés d’Etat, aux sociétés d’économie mixte et aussi aux autorités administratives indépendantes », a expliqué le ministre des Serviteurs du Peuple. Il a noté que ce guide permet de prendre en compte la notion de profil idéal, et
pour l’occupation d’un poste défini, de tenir compte des profils disposant de compétences similaires dans les cas de la prise en compte équitable de tous les emplois.

Pour le compte du ministère de l’Energie, des Mines et des Carrières, le Conseil a adopté un rapport autorisant le financement d’initiatives sectorielles d’accroisse-ment de la capacité énergétique du Burkina Faso. Selon le ministre Yacouba Zabré Gouba, ce projet, d’un montant de plus de 104 milliards FCFA, va permettre de renforcer les capacités opérationnelles de la SONABEL et de la nouvelle Agence Faso Vêenem afin d’atteindre un taux d’électrification de 70% à l’horizon 2030 et réduire notre dépendance énergétique.

« Il s’agira également, de mettre à la disposition de la Société nationale d’électricité
et de l’Agence Faso Vêenem des équipements et des infrastructures nécessaires pour leur permettre d’assurer l’extension des réseaux de transport et de distribution », a indiqué le ministre Gouba.

Direction de la communication de la Présidence du Faso

Enseignement supérieur : l’université privée An-Nahdah d’Afrique ouvre officiellement ses portes

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L’université privée An-Nahdah d’Afrique sis à Karpala à officiellement lancé ses activités, le jeudi 10 septembre 2026 à Ouagadougou.

L’association mouvement sunnite du Burkina Faso poursuit ses efforts en matière d’éducation au pays des Hommes intègres. En plus de la maternelle, du primaire, du post-primaire et du secondaire, le mouvement a décidé de s’intéresser à l’enseignement supérieur. C’est ainsi qu’il a bâti l’Université privée An-Nahdah d’Afrique (UP-2A), au quartier Karpala à Ouagadougou.

Ce temple du savoir a officiellement ouvert ses portes le jeudi 10 septembre 2026. Selon le président du mouvement sunnite au Burkina Faso, El hadj Oumarou Zoungrana, le complexe universitaire est implanté sur une superficie de 28 589 m². Il est composé de cinq bâtiments, 28 salles de cours, deux amphithéâtres, un laboratoire, une bibliothèque physique, une bibliothèque virtuelle, ainsi que plusieurs infrastructures annexes.
« L’investissement réalisé est estimé à environ 1,5 milliard de francs CFA, sans compter les extensions prévues qui pourraient porter l’investissement global à environ
3 milliards de francs CFA », a-t-il déclaré.

Le président du mouvement sunnite au Burkina Faso a indiqué que la cérémonie d’ouverture inaugure non seulement des bâtiments, mais célèbre également une vision, un travail, une persévérance et un espoir. Oumarou Zoungrana a invité les étudiants de toutes confessions religieuses confondues à faire de l’université leur espace. Il a aussi appelé les parents à investir dans l’éducation de leurs enfants. Le représentant du directeur régional de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation du Kadiogo, Omar Lingani, a adressé ses félicitations et sa reconnaissance au mouvement sunnite pour
cette initiative qui contribue au renforcement de l’offre de formation et à la construction d’une jeunesse compétente, consciente et engagée au service de la Nation.

Former des Hommes capables de servir la Nation

« Le ministère de tutelle encourage l’UP-2A à faire de l’excellence, la discipline, l’innovation, l’éthique et l’engagement patriotique les fondements de sa mission »,
a-t-il soutenu. La Fédération des associations islamiques du Burkina (FAIB) représentée par Youssouph Kientega a salué le mouvement sunnite du Burkina Faso pour cette initiative et pour les efforts consentis, afin de concrétiser ce projet. Selon lui, face aux défis actuels, chacun doit apporter sa contribution à la construction du Burkina Faso.

« Nos établissements d’enseignement doivent contribuer à former des femmes et des hommes capables de servir leur pays avec compétence, intégrité, discipline et patriotisme », a-t-il expliqué. Youssouph Kientega a également appelé les étudiants à saisir cette opportunité pour acquérir le savoir, développer leurs compétences et devenir des acteurs du développement du Burkina.

Pour la rentrée universitaire 2026-2027, l’université An-Nahdah ouvre ses portes aux titulaires du Baccalauréat de l’enseignement secondaire ou d’un diplôme équivalent. L’admission à l’établisse- ment se fera sur étude de dossier. Les filières disponibles sont, entre autres, les cycles de licence et de master en droit privé ou public, logistique internationale, marketing et communication. Le coût de la licence est fixé à 360 000 F CFA par an, le master à 630 000 F CFA l’année.

Wendyam Pascaline KALMOGO
Aïssatou DIARRA
(Stagiaire)

Campagne agricole humide 2026 : le Djôrô prévoit une production de 708 170 tonnes

La campagne agricole humide bat son plein dans la région du Djôrô. Les précipitations enregistrées ont permis aux producteurs de poursuivre les travaux dans les champs. Ils espèrent une bonne récolte.

Mercredi 2 septembre 2026. Il est 9 h 30 à Gbakonon, dans la commune de Gaoua. Baterenou Kambou observe attentivement ses plants de maïs. Dans son exploitation de quatre hectares, le producteur cultive du maïs, du haricot, du voandzou (pois de terre) et de l’arachide. Quelques semaines (Ndlr : juillet) plus tôt, Baterenou Kambou ne cachait pas son inquiétude face à l’évolution de la campagne. Aujourd’hui, le visage est tout autre. Certains plants de maïs sont déjà arrivés à maturité et les premières récoltes sont attendues dans environ deux semaines. Les autres spéculations, notamment le haricot, le voandzou et l’arachide, devraient être récoltées vers la fin du mois d’octobre, selon leur niveau de maturité.

« La dernière fois que vous êtes venus, j’étais un peu découragé. Mais aujourd’hui, franchement, quand vous voyez les plantes, vous-mêmes vous avez vu que ça va. Je suis content de voir les plantes ainsi. Je suis content aujourd’hui », se réjouit-il, l’air rassuré. Pour cette campagne, le producteur espère récolter environ six tonnes de maïs. A quelques kilomètres de Gbakonon, au village de Barkpéréna, situé à 12 kilomètres de Gaoua, Youlpounè Youl suit également avec attention l’évolution de ses cultures.

En cette matinée du lundi 7 septembre 2026, il est dans son champ d’igname. Un pulvérisateur au dos, il pulvérise les plants pour les protéger contre les ravageurs. Sur une superficie d’environ six hectares, Youlpounè Youl a mis en valeur plusieurs spéculations (maïs, niébé, soja, patate douce et igname). Le maïs est à un stade avancé, certains plants sont presque arrivés à maturité.

De son côté, M. Youl espère récolter environ quatre tonnes de maïs, voire davantage, si les pluies se poursuivent jusqu’en octobre. Il prévoit entre cinq et dix sacs du niébé, si les conditions restent favorables. La pluie tombée dans la nuit du dimanche 6 septembre 2026, a quelque peu dissipé les inquiétudes du producteur. Youlpounè Youl dit avoir vécu une semaine particulièrement difficile en raison de la rareté des précipitations. « Cela faisait plus d’une semaine que nous étions sans pluie et nous avions beaucoup d’inquiétudes. Dieu merci, cette nuit, nous avons eu la pluie », confie-t-il.

Des appuis aux producteurs

Youlpounè Youl traite ses plants d’igname contre les ravageurs à Barkpéréna.

Pour la campagne agricole humide 2026-2027, la région du Djôrô prévoit une production globale 708 170 tonnes, toutes spéculations confondues (505 711 tonnes pour les céréales, 92 491 tonnes pour les cultures de rente et les 109 968 tonnes pour
les cultures vivrières). La région ambitionne également de dépasser les 345 126 hectares cultivés lors de la précédente campagne. Selon le directeur régional chargé de l’agriculture, Moussa Ramdé, la physionomie des plantes est disparate d’une province à une autre.

De ses dires, le maïs et le sorgho sont aux stades de montaison, d’épiaison et de floraison, avec un niveau d’évolution compris entre 50 et 100 %. Pour le riz et le mil, le tallage et la montaison se situent entre 75 et 100 %. A l’heure actuelle, les semis sont évalués à 100 % pour toutes les spéculations. Les travaux d’entretien se poursuivent, avec un niveau d’avancement estimé entre 75 et 100 %. Moussa Ramdé souligne que le démarrage de la saison des pluies a été globalement tardif si bien que les activités de production ont débuté à partir de la deuxième décade du mois de juin 2026.

Des séquences sèches ont été enregistrées dans six communes entre juin et juillet, mais la situation s’est stabilisée par la suite, foi du directeur régional. Avant de préciser que les séquences sèches n’ont pas affecté les cultures. Toutes les spéculations annoncées suscitent donc encore de l’espoir, à condition que la pluviométrie se poursuive normalement jusqu’à la fin du mois de septembre, laisse-t-il-entendre. Pour cette campagne, les appuis apportés aux producteurs portent sur la fourniture d’intrants, notamment les engrais et les semences, ainsi que sur les opérations de labour gratuites et subventionnées.

« La perspective maîtresse pour nous est la poursuite des objectifs qui nous ont été assignés à travers le renforcement de l’assistance technique aux producteurs », indique Moussa Ramdé. Pour résumer la campagne, le directeur régional estime qu’« elle se déroule bien malgré les situations pluviométriques observées au début et il n’y a pas d’inquiétude à se faire ».

M. Ramdé appelle les producteurs à rester mobilisés et à signaler le plus rapidement possible tout événement anormal qui risquerait d’entraver le déroulement normal de la campagne. A Gbakonon comme à Barkpéréna, Baterenou Kambou et Youlpounè Youl poursuivent leurs travaux dans l’attente des récoltes. Pour l’heure, le ciel a ouvert ses vannes à plusieurs reprises depuis le début de cette semaine, faisant renaître l’espoir d’une bonne récolte dans la région du Djôrô.

Boudayinga J-M THIENON

Sécurité : quelques 1317 nouveaux gardes nationaux de la Promotion 2026 présentés au drapeau

Le haut-commandant de la Garde nationale du Niger, le colonel-major Ahmed Sidian,  a présidé, ce mardi 8 septembre 2026, au centre d’instruction de la garde nationale de Hamdallaye, dans la région de Tillabéry, la cérémonie officielle marquant la fin de formation et la présentation au drapeau des élèves-gardes nationaux, promotion 2026.

Ce contingent est composé de deux officiers collatéraux, 70 sous-officiers collatéraux, deux agents de la Douane nationale et 1243 gardes nationaux dont 63 filles. Ils ont été sélectionnés sur l’ensemble du territoire national « dans le strict respect des principes de rigueur, de méritocratie et de recherche de l’excellence », a indiqué le colonel-major Ahmed Sidian, qui a tenu à féliciter les encadreurs « pour leur dynamisme, le sens élevé du devoir et le professionnalisme dont ils ont fait preuve au cours de l’encadrement de ces jeunes recrues, qualité ayant permis d’obtenir ces résultats remarquables ».

Après avoir situé le contexte du pays, marqué notamment par l’affirmation de la souveraineté sécuritaire et par la mise en œuvre des idéaux de la refondation portés par le Conseil national pour le sauvegarde de la patrie (CNSP), le haut-commandant de la garde nationale du Niger s’est réjoui que cette formation ait offert l’opportunité de doter les forces de défense et de sécurité, et particulièrement la Garde nationale du Niger, d’un personnel formé, discipliné et prêt à servir dans toutes les contrées du pays.

En effet, a poursuivi le colonel-major Ahmed Sidian, le nouveau contingent permet d’accroître substantiellement les capacités opérationnelles de la Garde nationale et de rehausser le moral des troupes déployées sur les terrain, saluant ainsi les efforts des plus hautes autorités avec à leur tête le général d’armée Abdourahmane Tiani « pour son soutien constant et multiforme, et plus particulièrement pour l’attention singulière qu’il accorde à la formation de qualité des forces de défense et de sécurité, socle essentiel de notre souveraineté retrouvée ».

…a exhorté les soldats à œuvrer inlassablement, à la sauvegarde et la défense de l’intégrité territoriale.

S’adressant aux élèves-gardes nationaux, il les a exhortés « à œuvrer inlassablement, au péril même de votre vie s’il le faut, à la sauvegarde et au renforcement de la souveraineté de notre Etat, la défense de l’intégrité territoriale, la sécurisation des personnes et de leurs biens dans un environnement marqué par des défis multiformes ». Il leur a également fait savoir que la Garde nationale du Niger réaffirme, à travers eux, son engagement sans faille dans la protection des populations, de leurs biens et de leurs activités afin que chaque Nigérien puisse vaquer à ses occupations en toute quiétude dans un climat de confiance et de sécurité.

Dans cette mission, a-t-il en outre déclaré, « vous n’agirez pas isolément, vous êtes appelés à incarner, sur le terrain, la cohésion indispensable entre toutes les forces de défense et de sécurité de la République du Niger, car, c’est par l’action concertée, le partage de l’information, le respect mutuel des prérogatives et la complémentarité des missions que nous viendrons à bout des menaces qui pèsent sur notre pays ».

Auparavant, le commandant du centre d’instruction de Hamdallaye, le lieutenant-colonel Atikou Garba a fait remarquer que « cette cérémonie revêt une importance toute particulière, car, elle marque l’aboutissement d’un cycle de formation et surtout l’entrée officielle de ces jeunes recrues dans la grande famille des forces de défense et de sécurité », soulignant que durant six mois, « ils ont suivi une formation structurelle en trois phases dont la Formation commune de base (FCB), le Complément de la formation commune de base (CFCBF et la base professionnelle ».

Servir partout la Nation

Cette série de formations, a-t-il expliqué, avait pour objectif de leur inculquer non seulement les connaissances nécessaires à l’exercice de leurs futures responsabilités, mais également les valeurs fondamentales qui doivent caractériser tout personnel des forces de défense et de sécurité.

« Elle a ainsi porté notamment sur les aspects militaires et professionnels, les règlements de discipline générale, le maniement des armes, les connaissances techniques et tactiques du combat, l’intervention professionnelle, les notions relatives aux droits de l’Homme, les techniques d’interpellation en matière de police administrative, etc. », a-t-il souligné notant que « ces différents enseignements ont été dispensés dans le souci de préparer ces jeunes à faire face aux exigences et aux réalités des missions qui leur seront confiées ».

A partir de ce jour, s’est-il réjoui, « ces jeunes ne sont plus des simples élèves, ils deviennent des membres à part entière de la grande et vaillante famille des forces de défense et de sécurité. Ils seront donc appelés à servir partout où la Nation aura besoin d’eux, parfois dans des conditions difficiles, avec pour seule motivation l’honneur, le devoir, la loyauté et l’amour de la Patrie.

Cette nouvelle responsabilité exige de chacun d’eux discipline, disponibilité, courage, intégrité et sens élevé de sacrifice ». Le clou de la cérémonie a été marqué par la remise de plusieurs prix décernés aux meilleurs élèves des 13 compagnies et aux encadreurs qui se sont fait distingués lors de la formation.

Agence nigerienne de presse

IIes jeux de l’AES: le Niger intouchable au tir à l’arc olympique

Les archers nigériens ont raflé toutes les places du podium au tir à l’arc olympique, le jeudi 10 septembre 2026.

Le tir à l’arc olympique a été l’affaire des Nigériens. Après avoir écarté la concurrence burkinabè et malienne dans la matinée lors des phases éliminatoires et des demi-finales, les archers du Niger se sont disputé les médailles les plus convoitées de la compétition l’après-midi du 10 septembre sur le terrain annexe du stade du 4-Août. La première finale a opposé en individuelle dames, Asmaou Issoufou à Yasmina Maïga qui ont tiré sur la cible à 20 mètres.

Au terme des trois passages pour trois flèches chacune, c’est Asmaou Issoufou qui a triomphé grâce à une différence de deux points soit un score final de 72 points contre 70 pour sa compatriote. Pour la première volée, la championne a obtenu un résultat de 9/9/8 contre 9/7/7 pour sa dauphine. Au second passage, elle a réalisé un 9/8/8 et terminé par un 10/5/6. C’est par un écart similaire de deux points et le même résultat (70-72) que Adamou Saley s’est imposé face à Mahamad Lawal à l’issue de la finale hommes qui a été également très disputée sur une distance de 30 mètres.

Les médailles d’or en équipes tout comme en mixte (hommes et dames) sont aussi allées dans l’escarcelle des représentants du Niger. Dans ces catégories, le Burkina Faso a terminé au second rang et le Mali à la 3e place du classement. Le pays des Hommes intègres, contrairement au tir traditionnel qu’il a dominé la veille, se console néanmoins d’une médaille de bronze obtenue par Wendyam Kiéma en individuel dames. Pour l’heureux président de la Fédération nigérienne de tir à l’arc, ce résultat est le fruit du travail, de l’humilité et de la discipline.

« Nous avons récidivé car l’année dernière c’était le même résultat pour nous. Notre force c’est que nous avons plusieurs années de travail. Certains penserons au matériel utilisé mais je vous assure que ce sont des athlètes que nous suivons depuis quatre voire cinq ans et le résultat est palpable », a souligné Hamadou Soumaïla. Au total, 15 archers soit cinq représentants par pays ont pris part à cette édition des jeux de l’AES.

Voro KORAHIRE

IIes jeux de l’AES: Soumaïla Ilboudo, roi du chrono en cyclisme

Soumaïla Ilboudo s’est hissé sur la plus haute marche du podium de la course contre la montre individuelle en cyclisme, hier 10 septembre 2026, sur le boulevard Thomas-Sankara. L’Etalon cycliste a bouclé les 10,2 km en 14’10’’76, soit une vitesse moyenne de 43,2 km/h, devançant le Malien Tiémoko Diamouténé et son compatriote Mouni Vincent.

La IIe édition des Jeux de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) bat son plein à Ouagadougou. Après le football, le handball et le tir à l’arc, le cyclisme a fait son entrée dans la compétition. Ils étaient douze coureurs, six Burkinabè et six Maliens, à prendre le départ de la course contre la montre individuelle, hier matin, sur le boulevard Thomas-Sankara. Répartis en trois groupes de quatre coureurs, les concurrents avaient chacun 10,2 km à parcourir. Chaque groupe comptait deux Burkinabè et deux Maliens. Dans le premier groupe, Rachid Bouda a été le premier à s’élancer.

Une minute plus tard, le Malien Daouda Guiré lui emboîtait le pas, avant les départs successifs de l’Etalon Moukaila Rawendé et du Malien Sibiri Sidibé. A l’arrivée, c’est ce dernier qui a signé le meilleur chrono du groupe, en 15’01’’03. Le deuxième groupe allait toutefois faire mieux. Soumaïla Ilboudo et Wahabou Bouda représentaient le Burkina Faso, tandis que Fidèle Cissé et Tiémoko Diamouténé défendaient les couleurs maliennes. En véritable patron, Soumaïla Ilboudo a avalé les 10,2 km en 14’10’’76, un chrono qui allait finalement s’avérer imbattable.

Un baptême du feu gagnant

Le troisième et dernier groupe était composé des Burkinabè Mouni Vincent et Saturnin Yaméogo, ainsi que des Maliens Youssoufou Dissa et Tiémoko Diallo. Aucun d’eux ne parviendra à détrôner l’Etalon, qui conserve ainsi la meilleure performance de la matinée. Au classement général, Soumaïla Ilboudo s’adjuge donc la médaille d’or, devant Tiémoko Diamouténé, du Mali, et Mouni Vincent, du Burkina Faso. Pour l’Etalon, cette victoire revêt une saveur particulière puisqu’il disputait cette épreuve pour la première fois.

« C’est ma première fois de faire l’épreuve de la course contre la montre individuelle. Comme j’étais informé que cette épreuve était inscrite aux Jeux de l’AES, j’ai profité de notre séjour au Ghana pour mieux me préparer. Ça a été une belle expérience pour moi »,
a-t-il confié après sa victoire. Après l’effort individuel, place désormais au collectif. Les cyclistes ont rendez-vous ce matin, à partir de 8 heures, toujours sur le boulevard Thomas-Sankara, pour la course contre la montre par équipe. Une nouvelle explication qui mettra aux prises les sélections du Burkina Faso et du Mali.

Ollo Aimé Césaire HIEN

Développement des collectivités territoriales dans le Nakambé : Koupèla, Dialgaye et Boussouma dotés de services sociaux de base

La caravane de presse organisée par l’Agence nationale d’appui au développement des collectivités territoriales s’est poursuivie, les 8 et 9 septembre 2026, dans la région du Nakambé, en vue de présenter ses réalisations dans les communes bénéficiaires.

A Koupèla, Dialgaye et Boussouma dans la région du Nakambé, les actions de l’Agence
nationale d’appui au développement des collectivités territoriales (ADCT) sont effectives. La caravane de presse ayant sillonné ses communes, les 8 et 9 septembre 2026, a constaté la réalisation de plusieurs infrastructures au bénéfice des populations rurales. En effet, à Koupéla, chef-lieu de la province du Kourittenga, un Centre de santé et de promotion sociale (CSPS) a été construit en 2024 au secteur 5 de la ville à plus de 76 millions F CFA. Cette formation sanitaire qui est fonctionnelle depuis février 2026, comprend un dispensaire, un hall d’attente, un dépôt de Médicaments essentiels génériques (MEG), des blocs de latrines, un incinérateur, un forage à gros débit de 7,2m3/h, etc.

Selon l’infirmier, chef de poste, Jacque Kaboré, le CSPS couvre une population d’environ 23 000 habitants. Il a confié que pour les consultations et prestations, le service enregistre en moyenne 1 300 malades par mois. Quant à la maternité, elle accueille respectivement 400 femmes et 60 femmes par mois pour les consultations prénatales et accouchements. Le Président de la délégation spéciale (PDS) de la commune de Koupèla, Moumouni Sagnon, a salué ce soutien de l’ADCT qui va au-delà de la réalisation du centre de santé.

Pour lui, ces infrastructures permettent non seulement de soulager les populations environnantes, mais aussi désengorger celui du secteur 3, dans la ville de Koupéla. En tant que bénéficiaire, le président du comité de gestion du nouveau CSPS, Roger Damiba, a reconnu l’impact des infrastructures sur le quotidien des usagers et rassuré de leur entretien pour leur durabilité. Par ailleurs, il a souhaité un appui, en vue d’approvisionner suffisamment le dépôt de MEG. Dans la commune de Dialgaye, les caravaniers ont également visité une maternité réalisée en 2025 au CSPS du village de Gomtenga.

D’un coût estimé à 26 millions F CFA, La maternité constitue un investissement complémentaire au centre de santé de la localité qui dispose déjà d’un dispensaire, de logement pour infirmier et d’un forage. Pour le chef coutumier du village de Lioulgou et 1er vice-président de la délégation spéciale de la commune de Dialgaye, l’infrastructure va profiter à une dizaine de localités. « La mise en service de la maternité est fortement attendue afin de répondre aux besoins des femmes enceintes qui parcourraient une longue distance pour les consultations ou accouchement »,
a-t-il dit.

Un « ouf de soulagement » pour les femmes

La représentante des femmes du village de Gomtenga, Célestine Alizeta Guiatin, a témoigné que des femmes ont accouché au cours de leur trajet en voulant rallier Dialgaye, en raison de la distance et de l’état défectueux des routes en saison des pluies. C’est pourquoi, elle a appelé à l’ouverture de la maternité dans un bref délai. Devant un parterre des habitants de la localité présents à cet effet, le secrétaire général de la commune de Dialgaye, Edouard Ouédraogo, a annoncé la mise en service de la maternité en 2027,
le temps de la doter en équipements.

Du reste, à Boussouma, commune située à environ 35 kilomètres de Tenkodogo, les journalistes ont pu constater la réalisation du bâtiment abritant le centre d’Etat civil. Il s’agit d’un joyau comprenant cinq bureaux et fonctionnel depuis janvier 2026. D’un montant de 26 millions F CFA, il a été réalisé en 2025 grâce au soutien de l’ADCT. Selon le chef du service de l’Etat civil, Adama Bidima, l’ancien bâtiment vieux de 20 ans ne résistait plus face aux intempéries.

« Le nouveau bâtiment est la bienvenue, parce que, quand il pleuvait, nous étions obligés de réunir les archives pour éviter qu’ils ne soient mouillés », a-t-il témoigné. Traduisant sa reconnaissance à l’ADCT, le secrétaire général de la commune de Boussouma, Goudouma Jacques Kima, a signifié que l’ensemble des services abritant le nouveau bâtiment ont été équipés en matériel pour mener à bien le service public.

Pour lui, il était nécessaire de mettre les agents dans les conditions optimales de travail, afin de satisfaire les usagers. « Parce que le nombre de déclarations de naissance pour ces six derniers mois de 2026 est estimé à 600 actes », a-t-il révélé. Depuis l’opérationnalisation des agences régionales de l’ADCT en 2011, celle du Nakambé a mobilisé 8,5 milliards F CFA au profit des communes de la région.

De l’avis du directeur régional du Nakambé, Joseph Kaboré, la plupart des réalisations ont concerné des infrastructures éducatives, sanitaires, des forages, des bâtiments administratifs, des boutiques de rue. Il a insisté sur la protection de ces acquis. A cet effet, Joseph Kaboré a annoncé la mise en place d’un outil de gestion et maintenance, ainsi que
d’entretien des bâtiments dénommé « GME », qui sera bientôt divulgué au niveau des collectivités permettant de pouvoir organiser les populations pour la gestion des ouvrages.

Aly SAWADOGO

Lutte contre la cybercriminalité: un présumé proxénète-cyberescroc interpéllé

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Dans le cadre de ses missions de lutte contre la cybercriminalité, la Brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité (BCLCC) a interpellé S.T., âgé de 28 ans, employé de commerce, résidant à Ouagadougou, pour des faits présumés de proxénétisme, d’usurpation d’identité et d’escroquerie via WhatsApp.

En effet, S.T. opérait principalement à travers une chaîne dénommée : « Love Coach Tv » et un compte dénommé «Minata ». Son mode opératoire consistait à recueillir puis publier sur sa chaîne et son statut WhatsApp, des photos de certaines femmes consentantes. Ces photos étaient accompagnées notamment de leur zone de résidence mais de son propre numéro de téléphone. Les personnes intéressées devaient ainsi passer par lui pour être mises en relation avec les femmes présentées.

Pour donner davantage de crédibilité à son activité et attirer des clients, S.T. utilisait également un deuxième compte dénommé « Minata » pour rédiger de faux témoignages de satisfaction qu’il publiait ensuite sur sa chaîne « Love Coach Tv ». Lorsqu’une personne manifestait son intérêt pour l’une des femmes présentées, S.T. exigeait le paiement préalable d’une commission comprise entre
2 000 et 5 000 F CFA avant toute mise en relation.

Après avoir perçu sa commission, S.T. utilisait dans la plupart des cas, le compte «Minata » pour se faire passer pour la femme choisie et poursuit les échanges avec « le client ». Sous cette fausse identité, il sollicitait de nouvelles sommes d’argent sous divers prétextes. Une fois les fonds reçus, il bloquait le numéro de sa victime. Interpellé et auditionné par la Division des enquêtes (DE) de la BCLCC, S.T. a reconnu les faits qui lui sont reprochés.

A l’issue de l’enquête, il a été déféré devant le Procureur du Faso près le tribunal de grande instance Ouaga I afin de répondre de ses actes. La BCLCC rappelle que le proxénétisme en ligne constitue une infraction prévue et réprimée par la législation pénale burkinabè. Elle invite les populations à faire preuve de vigilance dans leurs interactions sur les réseaux sociaux et à signaler tout cas suspect à son siège sis à Koulouba, par téléphone au 25 39 58 42, par courriel àcybercrime@securite.gov.bf ou via la plateforme Alerte-BCLCC.

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