Lutte contre les violences basées sur le genre : Sidwaya et l’IPBF échangent sur une éventuelle collaboration

La directrice générale des Editions Sidwaya, Assetou Badoh, a reçu une délégation de l’Initiative Panatougri pour le bien-être de la femme (IPBF), jeudi 10 septembre 2026 à Ouagadougou.

L’Initiative Panatougri pour le bien-être de la femme (IPBF) reconnait la contribution de Sidwaya dans la lutte contre les Violences basées sur le genre (VBG), notamment à travers sa ligne éditoriale et ses différentes productions consacrées à cette problématique.

C’est ainsi qu’une délégation de l’IPBF a échangé avec la directrice générale des Editions Sidwaya sur les possibilités de collaboration entre les deux structures, jeudi 10 septembre 2026, à Ouagadougou. La rencontre a ainsi permis aux deux parties d’explorer les possibilités de formalisation d’un partenariat.

Pour la directrice exécutive adjointe de l’IPBF, Larissa Sondé, le choix de Sidwaya comme
partenaire n’est pas fortuit. « La crédibilité de Sidwaya en fait véritablement un allié en matière de lutte contre les violences basées sur le genre », a-t-elle souligné. Larissa Sondé estime que le journal de tous les Burkinabè ne doit pas être considéré uniquement comme un média pouvant offrir de la visibilité aux actions de l’IPBF, mais comme un acteur dans son combat contre les VBG.

« Tous ensemble, nous devons cela aux jeunes filles et aux femmes, afin qu’elles sachent, quelle qu’en soit la situation, qu’elles ont du potentiel et qu’elles sont maîtresses de leur propre vie », a-t-il poursuivi.

L’IPBF est une organisation féministe intervenant dans plus de neuf pays africains. Elle œuvre à la promotion et à la défense des droits des filles et des femmes. L’IPBF mène également des actions en faveur de la lutte contre les Violences basées sur le genre (VBG) et de l’autonomisation des femmes.

Wendaabo Cathérine KOURAOGO

 

L’éclat national de l’or blanc

Il a fallu plusieurs décennies pour que le Burkina Faso commence véritablement à regarder son coton autrement. Pendant longtemps, le pays a produit, égrené et exporté son « or blanc », sans parvenir à bâtir autour de cette matière première une industrie suffisamment forte pour en retenir une part importante de la valeur ajoutée. L’inauguration officielle du complexe industriel textile des Forces du Burkina Faso, TEXFORCES-BF, ce mercredi 9 septembre 2026 à Bobo-Dioulasso, ouvre à cet égard une nouvelle page. Elle résout surtout en partie une équation essentielle : des perspectives de transformation du coton produit au Burkina Faso.

Implantée à Logofourousso, à la sortie de Bobo-Dioulasso sur l’axe Bobo-Dioulasso-
Orodara, l’infrastructure traduit une volonté clairement affichée de transformer davantage la production nationale. D’un investissement de 17 milliards F CFA, elle s’étend sur 9 hectares et comprend des unités de filature, de tissage et de confection, auxquelles s’ajoutent des bâtiments administratifs, un magasin et une infirmerie. Sa vocation ne se limite pas à l’habillement des Forces armées nationales. Elle doit également répondre aux besoins des corps paramilitaires, des professionnels et, progressivement, du secteur civil.

Cette orientation est importante. TEXFORCES-BF ne doit pas être perçue comme une simple usine de fabrication d’uniformes. Son véritable enjeu réside dans sa capacité à devenir un maillon essentiel de la relance de l’industrie textile et d’une chaîne nationale de transformation du coton.

Le paradoxe est ancien. Le Burkina Faso s’est imposé pendant des années comme l’un des grands producteurs africains de coton. Au début des années 2000, la production a atteint des niveaux proches de 600 000 tonnes. Cette performance agricole a pourtant été insuffisamment accompagnée par une industrie textile capable de transformer massivement cette matière première sur place. Une grande partie de la fibre a continué à prendre le chemin des marchés extérieurs, laissant au pays une portion limitée de la valeur créée entre le champ et le produit fini.

L’histoire de Fasofani reste révélatrice de cette difficulté. La disparition de cette industrie a laissé un vide dans le paysage textile national. Les expériences de Faso Coton et de SOCOMA, venues compléter l’activité de la SOFITEX, ont contribué à maintenir la production cotonnière, mais n’ont pas permis de franchir le cap d’une transformation industrielle intégrée. Des initiatives privées, notamment Filsah et l’hydrofilerie de Pabré, ont montré que le secteur pouvait encore compter sur des compétences et des entrepreneurs. Mais ces expériences n’ont pas suffi à constituer une véritable industrie textile nationale.

Le problème ne se trouve donc pas uniquement dans les champs. Il se situe dans
l’ensemble de la chaîne de valeur. Le coton est produit, égrené puis, pour l’essentiel, exporté sous forme de fibre. Les graines trouvent des débouchés dans les huileries et alimentent notamment les industries de l’huile, du savon et de l’alimentation animale. Mais entre la fibre sortie de l’égreneuse et le vêtement porté par le consommateur, le Burkina Faso a longtemps laissé une grande partie de la valeur économique se créer ailleurs. C’est précisément sur cette rupture que TEXFORCES-BF est née.

Avec une capacité initiale de traitement de plus de 12 000 tonnes de coton par an, l’usine doit produire des tenues, des tissus, des tee-shirts, des mailles et d’autres articles
textiles. Les projections annoncent 600 emplois directs et quelque 15 000 emplois indirects. Ces chiffres donnent une autre dimension au projet. Ils montrent que l’ambition dépasse la seule production industrielle pour toucher l’ensemble de l’écosystème cotonnier et textile.

Plus encore, l’ambition de porter progressivement la capacité de transformation à 50 000 tonnes de coton par an, pour une production annoncée de 100 millions de mètres de tissus et 20 millions de pièces, traduit une ambition industrielle de long terme. Si ces objectifs sont atteints, TEXFORCES-BF contribuera à modifier profondément la place du coton dans l’économie nationale.

Pour les forces combattantes, cette production locale constitue également un enjeu de souveraineté. Dans le contexte sécuritaire actuel, pouvoir fabriquer au Burkina Faso des équipements indispensables à ceux qui défendent le territoire réduit certaines dépendances extérieures et sécurise les approvisionnements. Mais la portée stratégique du projet serait plus grande encore si l’industrie parvenait à alimenter durablement les marchés civils et régionaux. Car produire localement ne suffit pas.

Il faut produire régulièrement, à des coûts maîtrisés et avec une qualité capable de soutenir la concurrence. La commande publique peut constituer un marché de départ solide pour l’usine. Elle ne saurait cependant être son unique débouché. A terme, TEXFORCES-BF devra conquérir les marchés des entreprises, des administrations, des écoles, des organisations et des consommateurs, mais aussi regarder vers la sous-région. Cette
ambition suppose d’abord de relancer durablement la production cotonnière.

La crise sécuritaire a durement affecté plusieurs bassins de production. La sécurisation des zones cotonnières, l’amélioration de la productivité, l’accès aux intrants, l’accompagnement technique et une rémunération suffisamment attractive des producteurs sont ainsi des conditions de réussite de la relance textile. A ces préoccupations, l’Offensive agro-
pastorale se pose comme une réponse, avec les prévisions et les initiatives visant à améliorer le rendement du coton,Il faut aussi changer de conception du coton. L’objectif n’est plus seulement d’en produire davantage, mais de le transformer davantage.

Le coton doit devenir le point de départ d’un véritable complexe industriel associant agriculture, filature, tissage, teinture, confection, transport, maintenance, emballage, design et commercialisation. Autour de TEXFORCES-BF peuvent ainsi émerger de
nombreuses petites et moyennes entreprises et de nouveaux métiers.
La valorisation des sous-produits doit suivre la même logique. Les graines de coton peuvent continuer à alimenter les huileries, tandis que leurs dérivés peuvent soutenir les industries du savon et de l’alimentation animale.

La maîtrise de ces différents débouchés permettrait de faire du coton non plus une simple culture d’exportation, mais une véritable matière première industrielle. Dans cette dynamique, la reprise en main de certains outils industriels stratégiques, notamment la SN-CITEC, s’inscrit dans une volonté plus large de renforcer la maîtrise nationale des chaînes de valeur. Le principe est simple. Plus le pays transforme ce qu’il produit, plus il crée de la valeur, des emplois et des revenus sur son propre territoire. ‎‎Le défi reste toutefois la lutte contre la fraude, la concurrence déloyale et les importations qui fragilisent la production locale.

Le succès de FORCETEX-BF se mesurera aussi à sa capacité à faire émerger un véritable label textile burkinabè, capable de répondre aux exigences du marché national et de rayonner dans la sous-région. Le Burkina Faso a produit son « or blanc » pendant des générations. Il dispose désormais d’un outil supplémentaire pour commencer à le valoriser autrement. L’enjeu est de transformer cette expérience industrielle en politique durable et de faire de la transformation locale, une règle, afin que la richesse qu’elle génère profite durablement à la nation. C’est peut-être là que réside le véritable éclat national de l’or blanc burkinabè.

Jolivet Emmaüs SIDIBE

Usine de tomate de Bobo-Dioulasso: l’unité fonctionne à plein régime

Le Directeur général de l’Agence pour la promotion de l’entrepreneuriat communautaire (APEC) Burkina, Karim Traoré, a visité les installations de l’usine de tomate de la Société burkinabè de tomate (SOBTO), en fin de matinée du mercredi 9 septembre 2026, à Bobo-Dioulasso. Cette visite vise à se rassurer et d’assurer les souscripteurs
du bon fonctionnement de l’usine.

L’usine de transformation de tomate de la Société burkinabè de tomate (SOBTO) à Bobo-Dioulasso, tourne à plein régime, et dispose d’importants stocks de concentré de tomate A’diaa. C’est le constat fait, en fin de matinée du mercredi 9 septembre 2026, par le directeur général de l’Agence pour la promotion de l’entrepreneuriat communautaire (APEC) Burkina, Karim Traoré, à l’issue d’une visite de l’unité industrielle. Dans les différents compartiments visités, les activités se poursuivent, notamment au niveau de la section de conditionnement où d’importantes quantités de concentré de tomate A’diaa sont prêtes à être acheminées vers les différents marchés.

Selon Karim Traoré, cette visite a pour objectif de s’assurer de la continuité des activités de l’usine et de rendre compte aux souscripteurs du bon fonctionnement de l’unité. Après les défis liés au démarrage de l’usine, a-t-il expliqué, l’enjeu consiste désormais à maintenir une production continue, dans un secteur fortement tributaire de la disponibilité saisonnière de la matière première.

Sur place, le directeur général de l’APEC Burkina s’est dit satisfait du niveau des stocks. Il a notamment relevé la présence de plus de 1 000 fûts entreposés ainsi que d’importantes quantités de produits déjà conditionnés, en attente d’être convoyées vers les différents marchés. Ce qui constitue, à son avis, un indicateur rassurant quant à la capacité de l’usine à approvisionner le marché national.

En plus de la disponibilité du produit, la visite a également permis de constater les efforts engagés pour améliorer continuellement les performances de l’unité industrielle. Il a précisé que des modifications avaient déjà été engagées avec l’accompagnement de l’APEC Burkina afin d’optimiser certains compartiments de l’usine. Après avoir goûté au cours de la visite la tomate A’diaa, le directeur général Karim Traoré a salué la qualité du produit issu de tomates fraîches produites par des agriculteurs burkinabè et transformées localement par des techniciens nationaux.

« En matière d’industrie, le développement continu de la qualité est un impératif », a indiqué Karim Traoré. Pour lui, le concentré A’diaa constitue ainsi une fierté nationale et un produit naturel pouvant être consommé directement, sans nécessairement passer par une phase de cuisson. Il a invité, à cet effet, les consommateurs burkinabè à s’appro-
visionner auprès des différents points de distribution. De son côté, le directeur général de SOBTO, Adama Kaboré, a surtout lancé un appel aux distributeurs.

L’usine ne commercialisant pas directement auprès des consommateurs, il les a invités à venir effectuer les enlèvements afin de permettre une meilleure présence du produit sur les différents marchés du pays. « Il y a du stock important et on attend les distributeurs », a-t-il insisté. Sur la qualité, Adama Kaboré a assuré que le concentré A’diaa est fabriqué sans additifs, à partir de tomate transformée. Il a également estimé que l’écart de prix avec certains produits concurrents demeure relativement faible.

La prochaine étape se profile déjà à l’horizon : la préparation de la nouvelle campagne de production. L’APEC Burkina entend, avec ses partenaires, travailler avec les producteurs de tomates pour assurer l’approvisionnement de l’usine au cours des prochains mois.
L’objectif est de consolider la continuité de la transformation et de maintenir la disponibilité du concentré A’diaa sur le marché burkinabè.

Kamélé FAYAMA
Bénèdicte Eudocsie TOE
(Stagiaire)

Jeux de l’AES football : l’équipe A du Burkina sèchement battue par le Mali

L’équipe A du Burkina a lourdement chuté face aux Aiglons du Mali, hier soir, dans le cadre de la deuxième journée des Jeux de l’AES sur le terrain de l’ENAM. Battu 5 buts à 1, le Burkina Faso a surtout souffert de la maîtrise technique, physique et collective d’un adversaire qui avait déjà étrillé (6-0) l’équipe B burkinabè lors de sa première sortie. Une défaite qui met en lumière le travail qui reste à accomplir pour les jeunes Burkinabè.

Dominée dans le jeu et dépassé par l’intensité malienne, vainqueur logique contre le Niger, l’équipe A du Burkina a lourdement chuté face aux Aiglons (5-1), hier soir, lors de la deuxième journée des Jeux de l’AES. Le début de rencontre laissait pourtant entrevoir un autre scénario. Positionnés haut sur le terrain, les Etalons cadets ont tenté d’imposer leur
rythme et de maintenir les Maliens dans leur moitié de terrain. Mais cette occupation territoriale n’a pas réellement débouché sur une domination dans le jeu. Le Mali, sans paniquer, a progressivement remonté la pente et trouvé les espaces nécessaires pour faire mal.

La première alerte sérieuse est venue après le premier quart d’heure. Abdoul Razak Badini, lancé dans le dos de la défense malienne, s’est retrouvé seul face au gardien. Son lob a toutefois manqué le cadre. Une occasion qui aurait pu changer la physionomie de la partie, mais qui est restée sans suite. Le Mali, lui, n’a pas laissé passer ses opportunités. A la 20e, Yaya Niang a concrétisé une belle séquence de passes construite depuis la base pour ouvrir le score. Quatre minutes plus tard, le même joueur profitait des errements défensifs
burkinabè pour doubler la mise. Entre les deux buts, les Etalons n’ont pas véritablement réussi à réagir. Ils ont subi davantage la pression d’un adversaire désormais en
confiance.

Le troisième but, inscrit à la 27e par Boubacar Maïga sur un corner joué à la rémoise, a définitivement installé le Mali dans une position de confort. Sur un tir lointain, le portier burkinabè n’a même pas eu le temps de bouger. A partir de cet instant, les Aiglons ont contrôlé la quasi-totalité du terrain, obligeant les Burkinabè à défendre bas et à miser essentiellement sur les contres.

Avec trois buts de retard à la pause, le Burkina devait rapidement changer de visage. Deux changements opérés avant la reprise témoignaient de cette volonté. Mais le Mali a continué à dérouler. Plus mobiles et techniquement plus à l’aise, les Aiglons ont multiplié les séquences de jeu qui ont parfois valu les applaudissements du public burki-
nabè.

Les Etalons ont toutefois montré davantage de caractère dans le dernier quart d’heure. A la 75e, Lionel Soubèga s’est procuré une belle opportunité dans la surface, mais son tir a été repoussé par le portier malien. Mohamed Konaté a ensuite sa tentative contrée à la 80e. Puis Soubèga, encore lui, a tenté un lob de loin, sans trouver le cadre.

Le Burkina aurait même pu réduire l’écart à la 84e. Après une belle feinte et un crochet, Al Massaoud Kiéma a malheureusement manqué le cadre. Ces occasions tardives traduisaient un regain d’allant, mais elles intervenaient après que le Mali eut déjà fait l’essentiel.
Les Aiglons, loin de lever le pied, ont inscrit un quatrième but à une minute de la fin du temps règlementaire par Ismaël Kamissoko. Yaya Niang s’est ensuite offert un triplé à la 90e pour porter le score à 5 buts à 0. Dans les dernières secondes, Petit Noé Emile Edouard, entré en seconde période a sauvé l’honneur burkinabè, réduisant l’écart à 5 buts à 1.

Les Aiglons en finale

Pour le sélectionneur burkinabè Issa Balboné, la supériorité malienne était difficile à contester. « Le Mali était vraiment au-dessus de nous », a-t-il reconnu, estimant que ses joueurs n’avaient pas su tenir le rythme en première période. Il pointe également la dimension physique, les jeunes Maliens ayant, selon lui, pris le dessus dans ce secteur. « On a un peu commencé tard », a-t-il expliqué, promettant de travailler durant les deux prochains jours afin de présenter « un autre visage du Burkina Faso ».

Cette défaite impose surtout une réaction. Le prochain rendez-vous, face à l’équipe B du Niger, offrira aux jeunes Burkinabè une occasion de se racheter. Dans un tournoi qui sert également de cadre d’observation en vue des prochaines échéances, chaque joueur devra désormais montrer qu’il peut prétendre rester dans le groupe. Car au-delà du résultat, le duel face au Mali aura révélé l’écart qui sépare encore les deux sélections dans la maîtrise collective et l’intensité.

Côté malien, le coach Soumaïla Coulibaly préfère déjà regarder plus loin. Avec cette deuxième victoire, les Aiglons ont validé leur qualification pour la finale. Le technicien assure toutefois que le score ne constitue pas l’essentiel de sa mission. « On veut voir l’équipe, comment elle évolue, comment les jeunes se déplacent et comment ils se comprennent ? », a-t-il expliqué.

Désormais qualifié pour la finale après deux victoires, le Mali peut attendre sereinement son prochain adversaire. Celui-ci sortira du duel fratricide entre l’équipe A et l’équipe B du Burkina Faso, cette dernière ayant dominé le Niger 2 buts à 0 hier à l’annexe du stade du 4-Août. Une dernière bataille burkinabè qui aura le mérite de remettre les cartes à plat et d’offrir au vainqueur une ultime occasion de défier des Aiglons jusque-là irrésistibles.

Pengdwendé Achille OUEDRAOGO

TEXFORCES-BF, notre force !

Quand la Révolution progressiste populaire donne un coup de fouet au secteur de l’industrie au Burkina Faso. La nouvelle trouvaille du camarade capitaine Ibrahim Traoré est un coup de massue sur la tête des sceptiques endurcis du sursaut patriotique du moment. Une révolution industrielle est en cours au Faso et il serait malsain de nier la saine volonté de l’homme de bien faire pour son pays. Le complexe industriel Textile des forces du
Burkina Faso dénommé TEXFORCES-BF vient de pousser de terre comme un gros champignon sur une étendue de 30 hectares à Logofourousso à une dizaine de kilomètres de Bobo-Dioulasso.

Au-delà de l’infrastructure, c’est tout un message d’engagement patriotique que le président donne à ses concitoyens quant au bon usage de l’épargne nationale (Caisses de prévoyance social, sociétés d’Etat et autres structures publiques) générée par ses mêmes Burkinabè. C’est aussi un pied de nez dans les entrailles de ceux qui continuent de penser que le rêve burkinabè est un mirage. L’œuvre est là et elle crève les yeux des incrédules sans scrupule qui crient chaque jour au loup en pointant du doigt les exploits sous l’angle de la frustration. Cette usine fabriquera désormais les tissus destinés à la confection des tenues des Forces de défense et de sécurité et habillera les Burkinabè.

Il suffit de penser à la corvée que le pays s’adonnait pour acquérir ses tenues militaires pour émettre un souffle de soulagement. Il suffit de penser au budget qui était alloué à cette cause pour tirer son chapeau au capitaine. Et quand on sait que le coût de l’infrastructure est de 17 milliards de francs CFA et de surcroît sorti de la poche de chaque digne fille et fils de ce pays, on ne peut pas cacher sa fierté d’être Burkinabè.
Ce complexe a été érigé « sans crédit ». On peut aboyer à satiété sur la caravane qui passe, on peut lui courir après et lui jeter même des pierres ; on peut même pousser l’ignominie en se jetant entre les roues du carrosse qui se moque éperdument des épiphénomènes des à-côtés ; rien n’arrêtera la dynamique laborieuse de ceux qui aiment ce pays et s’y engagent à fond.

Quand on a du cœur, on répond à ses détracteurs par le travail, parce que le travail ajoute toujours une plus value à l’existence. Mais à chacun son travail ; il y a ceux qui posent une pierre sur une autre pour en faire un édifice et il y a ceux dont l’idéal de vie est d’arracher ces pierres. Il y a ceux qui cultivent et sèment à la sueur de leur front pour récolter les fruits et nourrir la communauté et il y a ceux-là qui suivent les semeurs pour déterrer les semis et laisser mourir les graines de la subsistance.

Toutes les deux catégories de travailleurs sont de la même communauté et le champ appartient aux deux. Le pire c’est qu’ils mangent dans le même plat. Le paradoxe est renversant, mais c’est une dialectique qui frise la comédie, pire, c’est une tragédie qui vire au dépit. Mais nous sommes dans un panier à crabes où ceux qui tirent les autres vers le bas prétendent avoir le même idéal que ceux qu’ils combattent : le bien de la Communauté !
Bref, revenons à l’usine parce que c’est là qu’il y a du travail à faire et ceux qui y sont déjà savent bien que c’est plus valorisant que de passer le temps à fabriquer des tissus de mensonges aux motifs délavés et sans attrait. 6 millions de mailles, 6 millions de tenues, 6 millions de tee-shirts, 1 million de chaussettes sont attendus par an de TEXFORCES-BF sur la base d’une transformation de 50 000 tonnes de coton par an avec un objectif ambitieux de 100 millions de mètres de tissus et plus de 20 millions de pièces confectionnées par an.

1 300 ouvriers ont pris part à la construction et à l’installation des équipements et des centaines de jeunes Burkinabè ont déjà été formés aux métiers de l’industrie textile.
20 000 emplois directs et 60 000 emplois indirects sont déjà prévus grâce à ce joyau qui vient redonner vie à notre capitale économique. Et quand on sait que des veuves et des orphelins des FDS et VDP tombées au front sont en première ligne de cette usine, il y a de quoi retenir ses larmes. En attendant la prochaine inauguration d’usine, il y a lieu de féliciter tous les Burkinabè qui croient au changement, parce qu’ils en sont des artisans par leur contribution. C’est la preuve que la politique peut être au service des hommes pour peu qu’il y ait la volonté.

Clément ZONGO
clmentzongo@yahoo.fr

Contrôle qualité des équipements émetteurs de rayonnements ionisants en milieu médical: l’ARSN planche sur un texte réglementaire pour mieux protéger les patients

L’Autorité nationale de radioprotection et de sûreté nucléaire (ARSN) tient, du 10 au 12 septembre 2026, à Koudougou, un atelier consacré à l’élaboration d’un projet d’arrêté portant modalités et périodicité des tests de contrôle qualité des équipements émetteurs de rayonnements ionisants et des équipements de radioprotection en milieu médical. Ce texte a pour objectif de garantir la performance de ces installations, afin d’assurer la protection des patients et des professionnels de santé.

Aujourd’hui incontournables dans le diagnostic médical, les équipements émetteurs de
rayonnements ionisants et ceux de radioprotection permettent, via la radiographie, la scanographie ou la mammographie, de détecter et de suivre de multiples pathologies. Leur utilisation comporte toutefois des risques pour les patients comme pour les personnels de santé lorsque les équipements ne sont pas correctement contrôlés. Sans dispositif normatif rigoureux, les conséquences peuvent être lourdes (expositions inutiles ou excessives, pannes techniques, fiabilité diagnostique amoindrie).

D’où la nécessité d’un contrôle qualité régulier, garant à la fois de la performance des appareils, d’une optimisation des doses et de la protection des personnes exposées. L’ARSN entend, par cet atelier, doter le Burkina Faso d’un texte de référence encadrant les procédures de contrôle qualité applicables aux équipements émetteurs de rayonnements ionisants et des équipements de radioprotection en milieu médical. Ce futur cadre devrait renforcer la sécurité des patients, protéger les professionnels de santé et consolider la culture de sûreté nucléaire et radiologique dans le pays.

L’atelier rassemble les parties prenantes autour des propositions techniques et réglementaires, en vue d’aboutir à un document adapté au contexte national et conforme aux standards. A l’ouverture des travaux, le camarade directeur de la division des inspections de l’ARSN, Zakaria Yaméogo, représentant le camarade directeur national, a rappelé l’importance stratégique de cette rencontre pour la consolidation du dispositif national de radioprotection. Il a souligné que la multiplication des équipements émetteurs de rayonnements ionisants et des équipements de radioprotection dans les établissements de santé du pays impose la mise en place d’outils réglementaires adaptés, capables de garantir à la fois la fiabilité des diagnostics et la sécurité des patients comme des professionnels de santé.

« Les travaux devront notamment permettre de définir les critères techniques de performance des équipements de radiographie, de scanographie et de mammographie, de préciser les types et la périodicité des contrôles, de déterminer les responsabilités des différents acteurs, mais également de clarifier les procédures de mise en conformité et, le cas échéant, les mesures à prendre en cas de non-respect des exigences », a-t-il indiqué.

Le camarade Yaméogo a, par ailleurs, souligné que cet atelier s’inscrit dans la continuité des efforts engagés depuis l’adoption de la Loi n°032-2013/AN portant sûreté, sécurité nucléaires et garanties, dont la pleine effectivité repose sur l’adoption de textes d’application. Il a invité les participants à s’investir pleinement dans les travaux, en vue de parvenir à un projet de texte pertinent, juridiquement solide, cohérent et adapté aux réalités du contexte burkinabè. A travers cette initiative, l’ARSN confirme son engagement à soutenir un développement maîtrisé des applications pacifiques du nucléaire, tout en protégeant la population et l’environnement.

DCRP/Primature

Souveraineté énergétique au Burkina : le gouvernement autorise un financement de 104 milliards FCFA pour accroître le taux d’électrification

Le Président du Faso, Chef de l’État, le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ a présidé, ce jeudi, 10 septembre 2026, à Bobo, l’hebdomadaire Conseil des ministres. Selon le Ministre Porte-parole du Gouvernement, Camarade Pingdwendé Gilbert OUÉDRAOGO, le Conseil a examiné plusieurs dossiers et pris d’importantes décisions pour la bonne marche de la Nation et pour le plein épanouissement des Burkinabè, conformément à la vision de la Révolution Progressiste Populaire (RPP).

Pour le compte du Ministère des Serviteurs du Peuple, le Conseil a adopté un décret portant adoption du guide méthodologique de description des postes de travail dans l’administration publique. Selon le Ministre des Serviteurs du Peuple, le Camarade Mathias TRAORÉ, il s’agit d’une mise à jour qui permet de prendre en compte des emplois de gestionnaires scolaires et universitaires et l’administration des affaires économiques.

« Le nouveau guide qui vient d’être adopté s’applique aux collectivités territoriales, aux établissements publics de l’État, aux sociétés d’État, aux sociétés d’économie mixte et aussi aux autorités administratives indépendantes », a expliqué le Ministre des Serviteurs du Peuple. Il a noté que ce guide permet de prendre en compte la notion de profil idéal, et pour l’occupation d’un poste défini, de tenir compte des profils disposant de compétences similaires dans les cas de la prise en compte équitable de tous les emplois.

Pour le compte du Ministère de l’Énergie, des Mines et des Carrières, le Conseil a adopté un rapport autorisant le financement d’initiatives sectorielles d’accroissement de la capacité énergétique du Burkina Faso. Selon le Ministre Yacouba Zabré GOUBA, ce projet, d’un montant de plus de 104 milliards FCFA, va permettre de renforcer les capacités opérationnelles de la SONABEL et de la nouvelle Agence Faso Vêenem afin d’atteindre un taux d’électrification de 70% à l’horizon 2030 et réduire notre dépendance énergétique.

« Il s’agira également, de mettre à la disposition de la Société nationale d’électricité et de l’Agence Faso Vêenem des équipements et des infrastructures nécessaires pour leur permettre d’assurer l’extension des réseaux de transport et de distribution », a indiqué le Ministre GOUBA.

 

Direction de la communication de la Présidence du Faso

Éducation dans la RPP : à Ouahigouya, le MESFPT interroge le rôle et les responsabilités des acteurs

Ouahigouya a abrité le 4 septembre dernier, une réflexion sur ce thème : « L’Éducation au cœur de la Révolution Progressiste Populaire : comprendre pour mieux servir ».
Organisé par la Direction régionale de l’Enseignement secondaire et de la Formation professionnelle et technique de la région de Yaadga, le panel était placé sous le parrainage du Ministre de l’Enseignement secondaire et de la Formation professionnelle et technique.

La conférence a permis aux acteurs de l’éducation d’explorer les transformations nécessaires pour faire de l’école un véritable levier de souveraineté nationale.
C’est le Camarade Alexandre Le Grand ZANGO qui a représenté le Ministre à la cérémonie d’ouverture.


En son nom, il a délivré ce message fort : « L’école ne peut plus être une fabrique de bureaucrates en quête d’emploi ; elle doit devenir le berceau de la souveraineté nationale, le moteur de la création de richesse et le sanctuaire du civisme ».
Les échanges ont porté entre autres, sur l’appropriation du manifeste de la Révolution Progressiste Populaire et les mutations profondes à engager dans le système éducatif.
Au terme des travaux, le représentant du Ministre a lancé un appel à la responsabilité collective : « Vous devez être les soldats du réarmement mental. »


A la sortie des panels et des échanges, une conviction s’est dégagée : la transformation de l’école ne saurait être l’œuvre d’un seul acteur. Elle appelle l’engagement de tous, dans une dynamique collective fondée sur le civisme, la responsabilité et la formation de compétences adaptées aux besoins du marché national.

DCRP/ MESFPT

𝐈𝐧𝐢𝐭𝐢𝐚𝐭𝐢𝐯𝐞 𝐏𝐫𝐞́𝐬𝐢𝐝𝐞𝐧𝐭𝐢𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝐒𝐚𝐧𝐭𝐞́ (𝐈𝐏𝐒) : 𝐈𝐦𝐦𝐞𝐫𝐬𝐢𝐨𝐧 𝐩𝐚𝐭𝐫𝐢𝐨𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝟏 𝟖𝟕𝟔 𝐧𝐨𝐮𝐯𝐞𝐚𝐮𝐱 𝐚𝐠𝐞𝐧𝐭𝐬 𝐝𝐞 𝐬𝐚𝐧𝐭𝐞́.

  • Pendant que les centres médicaux communaux sont en finition et équipement, les agents de santé ex sont à l’école de la discipline militaire et du patriotisme.
  • « 𝑁𝑜𝑢𝑠 𝑣𝑜𝑢𝑙𝑜𝑛𝑠 𝑑𝑢 𝑝𝑒𝑟𝑠𝑜𝑛𝑛𝑒𝑙 𝑠𝑜𝑖𝑔𝑛𝑎𝑛𝑡 𝑡𝑟𝑒̀𝑠 𝑟𝑒́𝑠𝑖𝑙𝑖𝑒𝑛𝑡, 𝑝𝑎𝑡𝑟𝑖𝑜𝑡𝑖𝑞𝑢𝑒, 𝑠𝑜𝑢𝑐𝑖𝑒𝑢𝑥 𝑑𝑢 𝑚𝑎𝑙𝑎𝑑𝑒, 𝑠𝑜𝑢𝑐𝑖𝑒𝑢𝑥 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑔𝑒𝑠𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑒𝑠 𝑒́𝑞𝑢𝑖𝑝𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡𝑠 ».

944 personnels de santé, sur un total de 1 876 recrutés dans le cadre de l’Initiative Présidentielle pour la Santé (IPS), en immersion patriotique du 6 au 16 septembre 2026, à l’Institut national de formation des personnels de l’éducation (INFPE) de Loumbila.

La rentrée s’est déroulée en présence du representant Bureau national des Grands Projets du Burkina (BN-GPB), des Coordonnateurs de l’IPS, ainsi que des Forces de Défense et de Sécurité et de représentants du ministère de la Santé.

Recrues d’une session spéciale de 2025, ces agents sont notamment des médecins généralistes, des pharmaciens généralistes, des chirurgiens-dentistes généralistes, des médecins spécialistes, des pharmaciens spécialistes, des infirmiers, des sages-femmes, des technologistes biomédicaux, des techniciens d’hygiène hospitalière et des techniciens supérieurs en imagerie médicale.

Ce recrutement spécial a été accordé au ministère de la Santé afin de permettre aux Centres médicaux communaux, actuellement en phase de finition, d’être opérationnels dès leur ouverture.

« A l’issue de cette formation, nous voulons du personnel soignant très résilient, patriotique, soucieux du malade, soucieux du bien-être de sa communauté, de son cadre de travail, soucieux de la gestion des équipements, nous voulons que quand un malade se présente dans un centre médical, que depuis l’accueil, il puisse se sentir à l’aise », a indiqué le camarade coordonnateur national, Drissa TRAORE.

Selon le camarade Capitaine Ariel RAMDE, Commandant du Bataillon de commandement et de soutien de la Garde républicaine, « l’immersion patriotique consistera à leur inculquer les valeurs de savoir-vivre et de savoir-être militaire. Ces valeurs vont leur servir dans leur quotidien, dans leur travail et partout où ils seront, parce qu’elles vont permettre de lever des barrières et de renforcer la cohésion ».

Le camarade chef de cabinet du BN-GPB, Adama Loé TRAORÉ, représentant le Directeur exécutif, a souligné que le recrutement spécial ainsi que leur immersion, s’inscrivent dans la vision du chef de l’État, le Camarade capitaine Ibrahim TRAORÉ, qui souhaite renforcer le patriotisme chez les Burkinabè d’aujourd’hui en vue d’assurer un développement durable.

En rappel, le Conseil des ministres a adopté, en octobre 2025, le plan « 1 000 x 5 », visant le recrutement de 5 000 agents de santé et paramédicaux en appui à l’Initiative présidentielle pour la Santé.

« Nous pensons que c’est vraiment une bonne chose parce qu’ il faut une équipe unie et soudée… Nous estimons que c’est une opportunité pour le ministère de la santé à saisir pour faire participer tout le personnel nouvellement recruté »,a indiqué le camarade directeur des ressources humaines du ministère de la santé, Mamadou TRAORE.

DCRP / BN-GPB

Journée de l’excellence scolaire et de la citoyenneté écologique : l’ALD donne du sourire à 115 élèves de la zone est de Saaba

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L’Association Lagmtaaba pour le développement (ALD) a organisé la IVe journée
de l’excellence scolaire et de la citoyenneté écologique au lycée municipal de Gonsé, le 6 septembre 2026.

La cour du lycée départemental de Gonsé a connu une ambiance particulière le 6 septembre 2026. Elle a accueilli la journée de l’excellence scolaire organisée par l’Association Lagmtaaba pour le développement (ALD). 115 lauréats ont été récompensés. Ils sont issus des dix écoles primaires publiques de la zone Est de Saaba, qui ont enregistré 100% de réussite au CEP et 16 élèves parmi les meilleurs candidats au concours de l’entrée en 6e au plan national.

Les récompenses sont constituées de kits scolaires et trois vélos octroyés aux « super lauréats » au concours de l’entrée en 6e. Les enseignants des classes de CM2 ont reçu des attestations de reconnaissance de l’ALD pour les résultats « exceptionnels » engrangés au CEP 2026.

Le président de l’ALD, Aloise Bonkoungou, a félicité les lauréats et les a encouragés à bien travailler à l’école. « Un prix n’est pas une distinction pour s’asseoir, c’est un engagement à servir davantage. L’excellence n’est pas seulement de belles notes sur un bulletin, c’est aussi l’honnêteté, le civisme, le respect d’autrui et l’amour de la patrie », a-t-il insisté. Aloise Bonkoungou a remercié le patron de la cérémonie, le ministre chargé de l’Enseignement de base, le parrain, Ablassé Kaboré, les encadreurs et les parents des élèves pour leur mobilisation.

« Cette journée va bien au-delà d’une simple célébration, elle incarne une vision, car, aucune communauté ne peut prétendre à un avenir prospère sans investir massivement dans le capital humain patriote et la préservation de son milieu de vie », a-t-il expliqué. C’est pourquoi l’association a organisé une plantation d’arbres dans l’enceinte du lycée.

Un match de gala entre l’ALD et l’association sœur de Saaba
Fradesa pour célébrer la solidarité, ainsi qu’une compétition de pétanque ont agrémenté la journée. La journée a été ponctuée également par des prestations artistiques.

 

Barthélemy KABORE