Initiative présidentielle Faso Mêbo à Fada N’Gourma :Des journalistes invités à jouer pleinement leur partition

La direction provinciale en charge de la communication du Gourma, en collaboration avec le haut-commissariat de la province, a organisé, jeudi 18 décembre 2025, à Fada N’Gourma, une session de sensibilisation à l’intention des hommes et femmes de médias sur les enjeux et les réalités quotidiennes de l’initiative présidentielle Faso Mêbo.

Portée par la vision souverainiste du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, l’initiative Faso Mêbo a déposé ses valises à Fada N’Gourma depuis quelques mois. Si les journalistes jouent déjà un rôle de relais de l’information auprès du grand public, notamment sur les enjeux du programme ainsi que sur les dons et contributions enregistrés, les autorités locales attendent davantage de l’engagement des professionnels des médias pour renforcer l’adhésion citoyenne autour de cette initiative présidentielle. A cet effet, la direction provinciale en charge de la communication du Gourma, en collaboration avec le haut-commissariat de la province, a initié, jeudi 18 décembre 2025, à Fada N’Gourma, au profit des journalistes, une session d’information et de sensibilisation.

Le haut-commissaire du Gourma, Silas Nacanabo, a invité les hommes de médias de la région à s’approprier l’initiative Faso Mêbo et à en être de véritables relais auprès des communautés.

Au menu des travaux, une communication animée par l’adjudant Souleymane Ouattara, qui a présenté la vision de Faso Mêbo, ses difficultés et ses besoins spécifiques. Selon lui, plusieurs contraintes freinent la dynamique de l’initiative, notamment « les problèmes d’approvisionnement en eau de gâchage et en granite, les difficultés dans le transport des pavés, l’insuffisance de spécialistes en pose de pavés et surtout la faible implication de la population ».

Le représentant du coordinateur régional de l’initiative Faso Mêbo de l’Est, le lieutenant Alex Dah, a appelé à une mobilisation collective pour surmonter les difficultés et répondre aux besoins identifiés

Ainsi, pour plus d’efficacité, a-t-il indiqué, l’équipe de Faso Mêbo a un besoin urgent, entre autres, « de granites concassées 5/15, de sable, de tables vibrantes pour pavés de caniveau, d’eau de gâchage, de moules de caniveau, de bordure et de pavé de 8 pouces, d’un hangar, de personnel qualifié, d’une main-d’œuvre abondante et permanente, de bétonnières, de compacteurs, de carburant et de la liquidité pour les dépenses quotidiennes ».

« Se mobiliser davantage »

Ouvrant la séance, le représentant du directeur provincial en charge de la communication du Gourma, Frédéric Couldiati, a remercié les journalistes pour l’intérêt constant accordé à l’initiative présidentielle Faso Mêbo, tout en les exhortant à poursuivre leurs efforts de sensibilisation et d’information. Pour sa part, le représentant du coordinateur régional de l’initiative Faso Mêbo de l’Est, le lieutenant Alex Dah, a indiqué que cette communication vise à susciter une adhésion plus forte des populations.

Le représentant du directeur provincial en charge de la communication du Gourma, Frédéric Couldiati, a remercié les journalistes pour l’intérêt constant accordé à l’initiative présidentielle Faso Mêbo.

« Faso Mêbo n’a pas de fonds spécifiques. Nous devons nous-mêmes soutenir l’initiative présidentielle », a-t-il déclaré, appelant à une mobilisation collective pour surmonter les difficultés et répondre aux besoins identifiés. A sa suite, le haut-commissaire du Gourma, Silas Nacanabo, a salué l’initiative de cette séance de sensibilisation. Reconnaissant le travail des médias, il a rappelé que leur rôle est essentiel pour éclairer les populations, renforcer l’adhésion citoyenne et valoriser les efforts de développement entrepris aux niveaux local et national.

Remerciant les différents contributeurs pour leurs actes de patriotisme, l’adjudant Souleymane Ouattara a invité l’ensemble des acteurs à se mobiliser davantage.

Il les a invités à s’approprier Faso Mêbo et à en être de véritables relais auprès des communautés. A la fin de sa communication, l’adjudant Souleymane Ouattara a remercié les différents contributeurs pour leurs actes de patriotisme et a invité l’ensemble des acteurs à se mobiliser davantage afin d’assurer le succès de l’initiative présidentielle Faso Mêbo dans l’ex-région de l’Est.

Joanny SOW

Qualité des contenus diffusés par les bloggeurs: le plagiat au centre des échanges

Le Conseil supérieur de la communication, en collaboration avec l’association des éditeurs et promoteurs des médias en ligne a organisé une rencontre d’échanges avec des blogueurs du Burkina, le jeudi 18 décembre 2025, à Ouagadougou.

Le plagiat, qui consiste à s’approprier le travail d’autrui sans le citer, menace la qualité des productions journalistiques. Les mé-dias en général et surtout ceux en ligne font l’objet
de plagiat de la part de certains acteurs. Fort de ce constat, le Conseil supérieur de la communication (CSC), en collaboration avec l’association des éditeurs et promoteurs des médias en ligne, a organisé une rencontre d’échanges avec des blogueurs du Burkina, le jeudi 18 décembre 2025, à Ouagadougou.

En effet, cette rencontre a permis d’une part de sensibiliser les acteurs au caractère illégal de cette pratique et ses effets néfastes sur le secteur et, d’autre part, de trouver des solutions concrètes et durables pour préserver l’intégrité du journalisme et la crédibilité des plateformes de communication en ligne. Le premier vice-président du CSC, Issa Alexandre Zou, a rappelé qu’au Bur-kina Faso, comme partout dans le monde, les médias en ligne jouent un rôle important dans la diffusion de l’information et l’éveil des consciences.

« Ces dernières années, l’essor des plateformes numériques a permis d’élargir l’accès à l’information, mais malheureusement, a aussi engendré de nouveaux défis, parmi lesquels le phénomène du plagiat qui s’est trouvé amplifié », a-t-il déploré. Pour M. Zou, il est impératif de s’assurer que l’information diffusée en ligne soit de qualité, originale et vérifiable.

« En tant qu’éditeurs de contenus en ligne et acteurs de l’information, il est de votre devoir de veiller à la transparence et à l’éthique de nos pratiques. Il est nécessaire de nous unir, partager nos expériences, et mettre en place des solutions concrètes qui permettront de prévenir et de sanctionner efficacement le plagiat », a déclaré le président de l’association des éditeurs et promoteurs des médias en ligne, Amidou Kabré.

Pour lui, au-delà de la nécessité de préserver l’image de la presse et du Burkina, il s’agit de promouvoir la culture de l’honnêteté intellectuelle dans le secteur médiatique et protéger les droits des créateurs de contenus. « Du reste, l’engagement collectif des acteurs permettra de trouver des solutions adaptées aux spécificités et au contexte afin de gagner efficacement la lutte contre le plagiat », a-t-il conclu.

Emmanuel BICABA

 

Journée internationale des migrants: l’inclusion sociale célébrée

Le ministère des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur a commémoré, le jeudi 18 décembre 2025 à Bobo-Dioulasso, la Journée internationale des migrants. Cette 25e édition est placée sur le thème : « La migration au service de la diversité culturelle, de l’inclusion sociale et de développement
économique ».

La Journée internationale des migrants est célébrée cette année à Bobo- Dioulasso sur le thème : « La migration au service de la diversité culturelle, de l’inclusion sociale et de développement économique ». C’est le gouverneur de
la région du Guiriko, Mariama Konaté, représentant le ministre en charge des affaires étrangères qui a donné le top départ des activités commémoratives, le jeudi 18 décembre 2025, devant les représentants des communautés étrangères vivant dans la ville de Sya. A l’occasion, les représentants des communautés camerounaises et guinéennes, résidant à Bobo-Dioulasso, ont témoigné du bon rapport qu’ils entretiennent avec les Burkinabè de telle sorte qu’ils se sentent plus que chez eux.

Aussi, des migrants de retour au Burkina Faso ont fait des témoignages émouvants sur le calvaire qu’ils ont vécu dans d’autres pays sur le sol africain en voulant se rende en Europe. Ils ont remercié l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) qui a facilité leur retour au pays natal. Selon les chiffres de l’OIM, ce sont 1 658 migrants burkinabè au retour volontaire que l’organisation a assistés et a accompagné en 2025. Et 1 617 des migrants ont été accompagnés pour leur réintégration sociale, psychologique et économique. Le chef de mission de l’OIM, David Coomber, a invité les migrants au respect des droits, mais des devoirs envers leur pays d’accueil.

« Tout migrant résidant au Burkina Faso se doit de respecter les lois et règlements en vigueur. Cela comprend le respect de l’ordre public, la conformité aux procédures d’enregistrement et de séjour, ainsi que la participation à la vie civique dans le respect des valeurs locales. Le respect des autorités administratives et judiciaires est également fondamental », a-t-il conseillé. Il les a invités à participer activement à la vie économique du Burkina Faso, que ce soit par le travail, l’entrepreneuriat ou l’implication dans des activités. L’OIM pour sa part, a-t-il rassuré, s’engage à travailler avec le gouvernement et les autres composantes de la société pour faire de la migration un facteur de paix, de développement et de cohésion sociale.

350 milliards F CFA de transferts de fonds en 2024

Convaincu de l’importance de la contribution des migrants au processus de développement, le gouvernement burkinabè, aux dires de Mariama Konaté, a décidé d’intégrer la question migratoire dans ses politiques de développement à travers l’adoption de la Stratégie nationale de migration (SnMig) 2017-2025 en cours de révision, et de la Stratégie nationale de gestion de la diaspora (SNGD) 2024-2029 en avril 2025. S’agissant de la stratégie nationale de gestion de la diaspora, elle projette, selon le gouverneur du Guiriko, la mise en place par le gouvernement d’un fonds d’investissement des Burkinabè de l’extérieur qui permettra d’optimiser les transferts de fonds, estimés en moyenne à 300 milliards de francs CFA, soit 3% du PIB.

Outre ce fonds, le gouvernement prévoit un projet de guichet unique de la diaspora pour renforcer l’investissement et l’esprit d’entreprise de la diaspora au Burkina Faso. Toujours dans cette dynamique, le gouvernement élabore un répertoire des compétences et des expertises afin de créer les conditions pour un retour de la diaspora scientifique burkinabè en vue de soutenir le développement des secteurs stratégiques. En outre, des dispositifs ont été mis en place afin que les migrants burkinabè de retour soient réintégrés dans les communautés d’origine dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie nationale de la décentralisation.

Cette stratégie intègre également une politique de protection et d’inclusion basée sur une pleine participation des communautés étrangères à la vie culturelle, sociale et économique, en conformité avec les normes internationales relatives aux droits de l’homme, a précisé Mme Konaté. La commémoration de cette 25e édition de la Journée internationale des migrants se veut une invite collective à promouvoir l’accueil et la pleine intégration des personnes en situation de mobilité, au regard de leurs apports à la diversité culturelle et leur contribution au développement économique. Selon les chiffres de la Banque mondiale, les transferts de fonds des migrants au Burkina Faso en 2024 s’élèvent 350 milliards de francs CFA.

Adaman DRABO
Korotimi TINGARA
(Stagiaire)

Ministère de la Justice: 140 agents et partenaires décorés

0

Comme dans les autres départements ministériels, le ministère de la Justice, des Droits humains, chargé des Relations avec les Institutions est reconnaissant des efforts consentis par son personnel pour le développement du Burkina Faso. Dans cette dynamique, une cérémonie de décoration des agents méritants a eu lieu dans l’après-midi du mercredi 17 décembre 2025, à Ouagadougou. Ce sont au total 140 agents et partenaires du ministère qui ont été décorés dans les différents Ordres nationaux. Il s’agit de 12 médailles dans l’Ordre de l’Etalon, 28 dans l’Ordre du Mérite, 30 dans l’Ordre du mérite avec agrafe justice, 20 dans l’Ordre du mérite avec agrafe droits humains, 35 médailles d’honneur de la garde de sécurité pénitentiaire et 15 médailles commémoratives.

Pour le ministre de la Justice, des Droits humains, chargé des Relations avec les Institutions, garde des Sceaux, Edasso Rodrigue Bayala, toute distinction honorifique revêt une portée symbolique. « La cérémonie de décoration rappelle que la république sait reconnaitre et honorer le mérite, la constance dans l’effort et la fidélité aux valeurs républicaines. La décoration est la reconnaissance officielle de bons et loyaux services rendus à la Nation, le sacrifice personnel et collectif, l’engagement et le dévouement pour l’intérêt général », a-t-il renchéri.

En outre, M. Bayala a laissé entendre qu’à travers les récipiendaires, c’est l’ensemble de la famille de la justice, des droits humains et des relations avec les institutions qui est mis en lumière. « Vous représentez cette armée discrète déterminée, souvent silencieuse, mais toujours essentielle qui œuvre chaque jour pour garantir le fonctionnement des ser-vices du ministère, leur accessibilité, la célérité dans le traitement des dossiers », a-t-il déclaré. Aussi, le ministre Bayala a réitéré sa reconnaissance aux agents pour leur adhésion dans les différentes initiatives du département. Pour les récipiendaires, ce sont des sentiments d’enthousiasme, de reconnaissance pour les honneurs qui les animent.

C’est le cas de l’inspecteur de sécurité pénitentiaire, Dialenli Yonly qui a reçu la médaille d’honneur de la garde de sécurité pénitentiaire. Il s’est dit animé par un sentiment de joie, suite à sa décoration. « A la faveur de cet événement, je remercie les plus hautes autorités du Burkina Faso, surtout le Président du Faso, capitaine Ibrahim Traoré, pour cette reconnaissance pour ma personne », a-t-il confié. M. Yonly a poursuivi que cette distinction l’encourage, le galvanise davantage pour les missions de son département ministériel.

Evariste YODA

Célébration de la Saint-Michel: un triathlon sous le signe de la cohésion et de l’effort

A l’occasion de la célébration de leur saint patron, Saint-Michel, les troupes aéroportées ont organisé, les 17 et 18 décembre 2025 à Bobo-Dioulasso, un triathlon militaire afin de renforcer l’esprit de corps et l’aptitude opérationnelle des hommes.

Le coup d’envoi des activités du triathlon rentrant dans le cadre de la célébration de la Saint-Michel a été donné, le mercredi 17 décembre 2025 avec une épreuve de course d’orientation.

Répartis en groupe de cinq, les compétiteurs devraient localiser cinq balises spécifiques en un temps record. Au-delà de la performance chronométrée, cette étape vise à évaluer la maîtrise des outils de navigation (les cartes topographiques, les boussoles et les applications) ainsi que la capacité des soldats à déceler et éviter les pièges du terrain. « Cette discipline est le socle de la formation militaire. Elle ne cherche pas à désigner un individu performant, mais à mesurer la solidité du groupe. Il s’agit de tirer ceux qui sont à la traîne pour que, ensemble, on puisse continuer les missions assignées », a précisé le commandant adjoint du groupement commandos parachutistes, le chef de bataillon, Sami David Palm.

Le lendemain, dès 6 heures du matin, les commandos, avec une charge au dos de 11 kilogrammes et une arme (AK47) en main, ont affronté une course de 8 kilomètres pour rejoindre le champ de tir pour une séance de tir de précision testant la lucidité des personnels après un épuisement physique intense. Le sergent, Moussa Fayama dont l’équipe est sortie victorieuse de cette manche a souligné l’importance de la synergie collective. « C’est une discipline qui demande un travail d’équipe, la cohésion au sein d’un groupe de combat », a-t-il indiqué.

Pour le capitaine Wendlamita Magloire Zoma, commandant du 1er Bataillon d’intervention rapide, ce triathlon dépasse le simple cadre commémoratif. Il s’inscrit dans la préparation opérationnelle des troupes engagées sur le terrain. L’objectif étant de maintenir un niveau d’excellence et un rendement optimal pour contribuer efficacement à la libération du territoire national. Motivés et solidaires, les parachutistes ont prouvé, durant ces deux jours d’endurance, qu’ils restent des piliers prêts à servir avec une efficacité redoutable.

Kamélé FAYAMA

La voix d’un engagement souverain

0

Ce n’est plus un secret.
La dynamique actuelle de gouvernance, menée sous la vision des autorités
burkinabè, ne finit pas de conquérir le cœur de nombreux citoyens. La grande mobilisation des scolaires, mercredi 10 décembre 2025, pour apporter leur adhésion dans la conduite des affaires du pays, en est une parfaite illustration. Dans l’ensemble des régions, des milliers d’élèves ont répondu à l’appel de la Ligue des élèves du Burkina Faso pour une marche-meeting nationale, en hommage au Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, aux acteurs du monde éducatif et aux Forces combattantes, engagées avec détermination, dans la reconquête du territoire. Cette démarche traduit une prise de parole générationnelle, un besoin d’exprimer une reconnaissance, mais aussi une adhésion à une
vision nationale portée par la Révolution progressiste populaire (RPP).

Loin d’être un mouvement spontané et isolé, l’initiative s’inscrit dans un contexte où l’école burkinabè est appelée à jouer un rôle central dans la refondation du pays. Ce soutien symbolique, exprimé par ceux qui représentent l’avenir, la crème de demain, n’est pas anodin. Il renforce, en effet, l’idée que la légitimité politique ne se construit pas uniquement dans les cercles institutionnels, mais aussi dans l’adhésion populaire, y compris chez les plus jeunes. Mais, l’un des messages les plus forts de cette mobilisation est la reconnaissance adressée aux acteurs du monde éducatif. Enseignants, encadreurs pédagogiques, personnels administratifs et d’appui ont été placés au cœur de l’hommage des élèves.

Cette reconnaissance est d’autant plus salutaire dans la mesure où dans ce contexte sécuritaire difficile, dans plusieurs localités à fort risque, des enseignants continuent, au péril de leur vie, de maintenir la flamme de l’éducation allumée. La continuité de l’offre éducative est le prix de leur résilience. Leur courage et leur bravoure forcent le respect. En acceptant de rester aux côtés des élèves, parfois dans des conditions extrêmes, ces acteurs de l’éducation sont le reflet d’une forme de résistance pacifique, convaincus que l’école demeure l’arme la plus sûre contre l’obscurantisme et la fragmentation sociale.
L’on peut voir également dans cette marche, un acte de solidarité envers les forces combattantes qui risquent quotidiennement leur vie pour la reconquête du territoire national, permettant la poursuite des activités éducatives.

En effet, il est évident que sans sécurité, il n’y a pas d’école ; sans école, pas de Nation consciente et souveraine. Ce parallèle exprimé à travers une mobilisation pacifique est la manifestation affichée d’une maturité politique qui déjoue bien des clichés sur la jeunesse, naguère vouée aux gémonies par certains. Autant dire que les scolaires qui ne se contentent plus de subir les débats, participent avec leurs convictions, ce qui traduit une prise de conscience dans le développement de leur pays. En définitive, la marche-meeting de la Ligue des élèves du Burkina Faso apparaît bien plus comme l’illustration d’une société résiliente, engagée, résolument tournée vers l’affirmation de sa souveraineté. Reste à travailler à ce que cette énergie, cette reconnaissance et cet engagement se transforment, durablement, en un levier efficace de construction nationale, vers cet horizon du bonheur tant souhaité. C’est de cela que le Burkina Faso a besoin pour son développement harmonieux, dans une démarche souveraine.

Kamélé FAYAMA

Se battre ou périr !

Sous mes pieds nus qui s’enfoncent dans la boue, la terre m’étreint
Je crie au secours entre les détours de mon ultime parcours, en vain
Autour du sable qui avale, un héros me jette des guirlandes en papier
Mes doigts effleurent la corde de sauvetage, je souris ahuri, au pompier

Autour de la scène qui attire les badauds, la foule chantait en pleurant
Elle scandait l’hymne des braves au pied du géant qui happe les titans
Derrière le mur de curieux, marche en rangs serrés une horde de la Légion
Face à l’honneur à prendre ou à rendre, les baroudeurs marchent à reculons

Les pompiers s’activent dans un branle-bas de combat avec tout une armada
Les miens dans la foule tendent la main loin de la houle en criant : « abracadabra » !
Mais l’antidote de mon sort sous scellé n’est pas une bribe de formule magique
Et j’entends la litanie des chapelles entonner les complaintes des épopées tragiques

Sur ma tête rasée sans crête, les vautours du bourg font déjà la ronde du festin
Dans le creux de la sangsue qui m’aspire, je nargue avec rage la cage du destin
Je fredonne dans la boue le cantique des pères téméraires de nos terres austères
Et par ma voix, je prends ma croix avec foi sans me laisser abattre par la Chimère

Puis soudain, un preux bambin à tout crin ose s’approcher de la gueule du trou
Il marche dans la boue jusqu’au cou et me tend un bout de sa main de fou
Un autre coquin galopin lui emboite le pas et se jette dans le bourbier sans remords
Et un autre et un autre ; et la foule devient mon recours le plus sûr et le plus fort

Tant que la fratrie meurtrie restera au bord du bourbier pour pleurer le sort du guerrier
Tant que la détresse du faible n’aura d’écho dans la forteresse assoupie des templiers
Tant que le sommeil des braves n’aura de rêve que le tumulte de l’épouvante sans trêve
Tant qu’il y aura un seul homme digne debout, il faudra venir à bout de l’ennemi qui crève

Clément ZONGO
clmentzongo@yahoo.fr

Reconnaissance du mérite agricole : 114 agents honorés pour leurs sacrifices

Le ministère de l’Agriculture, des Ressources animales et halieutiques a organisé une cérémonie de décoration de ses agents pour leurs services rendus à la Nation, jeudi 18 décembre 2025 à Ouagadougou.

Le ministère de l’Agriculture, des Ressources animales et halieutiques est reconnaissant envers ses agents pour leur engagement exemplaire et leur dévouement sans faille au service, qui ont contribué à la valorisation du patrimoine agricole au Burkina Faso. En effet, ils sont 114 agents dont 31 dans l’Ordre de l’Etalon, 34 dans l’Ordre du Mérite burkinabè, 49 dans l’Ordre du Mérite du développement rural avec agrafe Agriculture, Elevage et Pêche à recevoir les distinctions. Deux autres ont été décorés à titre posthume, respectivement dans l’Ordre de l’Etalon et l’Ordre du Mérite du développement rural. La cérémonie a eu lieu, jeudi 18 décembre 2025 à Ouagadougou.

Pour le ministre délégué chargé des Ressources animales, Amadou Dicko, la campagne agricole 2025-2026 restera gravée comme une année de référence pour le secteur céréalier national. Selon lui, la production de céréales a franchi pour la première fois le cap des 7 millions de tonnes, avec un taux de couverture des besoins nationaux évalué à 126 %. « C’est dans ce contexte que se tient cette cérémonie pour féliciter les agents les plus méritants de l’année 2025, saluer leur engagement et les inviter à maintenir cette dynamique afin de consolider les acquis enregistrés », a-t-il souligné.

Le ministre Dicko a, en outre, confié que ce geste symbolique vise à valoriser l’excellence et à renforcer la motivation des acteurs clés du secteur. Le représentant des récipiendaires, Gustave Sanon, a fait part de l’émotion et du sens de responsabilité qui animait les bénéficiaires de cette reconnaissance. De son avis, cette distinction vient couronner des parcours professionnels entièrement dédiés à l’agriculture et au service du monde rural.

Elle constitue également une marque de gratitude à l’endroit de femmes et hommes engagés depuis de nombreuses années dans la mise en œuvre des politiques agricoles du pays. « Cette distinction représente la reconnaissance collective de plusieurs années de travail, de patience et d’engagement. Nous la dédions à nos familles, aux collaborateurs et à tous ceux qui nous ont soutenus dans l’exercice de nos fonctions », a-t-il indiqué.

Le rôle stratégique de la communication reconnu

La cérémonie a également servi de cadre de faire le bilan des actions menées par le département ministériel au cours des dernières campagnes agricoles. A ce titre, le représentant des bénéficiaires a salué les résultats obtenus grâce aux efforts consentis par l’Etat, notamment en matière de mobilisation des ressources au profit des producteurs. Tout en reconnaissant ces acquis, M. Sanon a encouragé les premiers
responsables et leurs équipes à poursuivre les actions engagées.

Le Directeur de la communication et des relations presse (DCRP), Youssouf Sawadogo, qui a été élevé au garde de Chevalier de l’Ordre du Mérite du développement rural avec agrafe Agriculture, a insisté sur le caractère « collectif » de cette distinction. Il a tenu à associer à cet hommage, toutes les équipes qui, au quotidien, contribuent à la mise en œuvre d’une communication institutionnelle efficace et cohérente. « Je salue le professionnalisme des communicants du secteur rural, ainsi que de l’ensemble des acteurs qui œuvrent souvent dans l’ombre, à la valorisation et à la promotion des actions gouvernementales en matière agricole.

Cette reconnaissance intervient dans un contexte marqué par des résultats agricoles historiques », s’est-il réjoui. Le DCRP du ministère en charge de l’agriculture a rappelé que, conformément à la vision des autorités, la souveraineté alimentaire n’est plus une option pour le Burkina Faso, mais une exigence nationale. Dans ce cadre, il a insisté sur le rôle stratégique de la communication et appelle à fédérer les énergies et à favoriser l’appropriation des initiatives publiques par les producteurs.

Oumarou RABO

 

Droit international humanitaire: un cadre de concertation pour renforcer la collaboration entre acteurs

Le ministère de la Justice et des Droits humains, chargé des Relations avec les Institutions, à travers le Comité interministériel des droits humains et du droit international humanitaire (CIMDH) a organisé un cadre de concertation des acteurs de mise en œuvre nationale du Droit international humanitaire (DIH), le jeudi 17 décembre 2025
à Ouagadougou.

Pour une coordination réussie des actions de mise en œuvre du Droit international humanitaire (DIH) au niveau national, un cadre de concertation réunissant des acteurs étatiques et non étatiques est organisé chaque année avec une thématique spécifique.
Cette année, il s’est tenu le jeudi 18 décembre 2025 à Ouagadougou sous le thème : « Les principes humanitaires à l’épreuve des opérations de lutte contre le terrorisme ».
Aux dires du secrétaire permanent du Comité interministériel des droits humains et du Droit international humanitaire (SP-CIMDH) Abdoul Moumouni Ouédraogo, l’objectif de cette activité est de renforcer le dialogue, la collaboration et la compréhension commune des principes humanitaires et la spécificité du contexte burkinabè.

De façon spécifique, il s’agit, a-t-il dit, de favoriser un espace d’échanges entre acteurs intervenant en matière de DIH, de relever les difficultés rencontrées dans le respect des principes humanitaires face aux exigences sécuritaires et partager des expériences, bonnes pratiques et leçons apprises dans des contextes similaires. Cette rencontre sert également de cadre, a relevé M. Ouédraogo, pour formuler des recommandations en vue d’une meilleure mise en œuvre du DIH au niveau national.

Le SP-CIMDH a relevé la particularité de la session 2025, notant son inscription dans le programme de commémoration du 20e anniversaire du CIMDH. « Nous avons voulu nous donner un cachet particulier à travers la thématique pour amener les humanitaires, mais également les agents étatiques, que ce soit militaires ou les civils, à discuter autour d’une même table de la prise en compte des principes humanitaires en tenant compte de la
complexité du contexte burkinabè », a-t-il indiqué.

Pour le directeur de cabinet du ministre chargé de la Justice Bepoadi Sinini, le thème retenu pour ce cadre de concertation reflète avec lucidité la réalité actuelle que vit le Burkina. « Dans la lutte légitime pour la survie nationale, nos Forces de défense et de sécurité (FDS), les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) et l’ensemble des acteurs engagés sur le terrain accomplissent leur mission avec courage et patriotisme.

Partager les expériences

Mais la complexité des menaces et les enjeux humanitaires majeurs qui en découlent exigent de nous une vigilance accrue et un engagement constant pour que la lutte contre le
terrorisme se déroule dans le respect des principes fondamentaux du DIH à savoir distinction, proportionnalité et précaution », a-t-il relevé.

Du reste, a souligné M. Sinini, l’efficacité des opérations de lutte contre le terrorisme ne s’oppose pas au respect du droit mais au contraire s’en nourrit. C’est pourquoi, a-t-il mentionné, le gouvernement poursuit le renforcement de la formation des troupes, la prise en compte du DIH dans les opérations, la promotion de la redevabilité et la coopération étroite avec les acteurs humanitaires et les mécanismes internationaux.

A entendre le Dircab, cette concertation est un espace privilégié pour partager les expériences du terrain, confronter les approches, identifier les défis opérationnels et proposer des solutions concrètes et adaptées au contexte national. Par ailleurs, au moment où le CIMDH célèbre ses vingt ans, cette rencontre doit ouvrir à son avis une nouvelle phase de renforcement des mécanismes nationaux et de l’amélioration de la coordination inter-institutionnelle. M. Sinini a rappelé que le gouvernement reste engagé à travailler afin que la lutte pour la sécurité soit toujours menée avec humanité, responsabilité et respect des normes qui protègent la vie et la dignité.

Nadège YAMEOGO

CASEM du ministère de l’Economie et des Finances: plus de 3 100 milliards FCFA de recettes mobilisés en 2025

Le ministère de l’Economie et des Finances a tenu la 2e session ordinaire de son Conseil d’administration du secteur ministériel (CASEM), jeudi 18 décembre 2025 à Ouagadougou, sur le thème : « Intelligence artificielle : opportunité stratégique pour le ministère de l’Economie et des Finances ».

C’est bientôt la fin de l’année 2025 et l’heure est au bilan des actions menées tout au long des 12 mois écoulés. C’est dans ce cadre que le Ministère de l’économie et des finances (MEF) a tenu la 2e session ordinaire de son Conseil d’administration du secteur ministériel (CASEM), jeudi 18 décembre 2025, à Ouagadougou. Ce fut l’occasion pour le ministre de l’Economie et des Finances, Aboubakar Nacanabo, de faire le bilan des résultats obtenus durant toute l’année. Ainsi, selon lui, à la date de mi-décembre 2025, la mobilisation des recettes a franchi le seuil de 3 100 milliards FCFA au profit du budget de l’Etat, tandis que le Fonds de soutien patriotique a enregistré plus de 209 milliards FCFA.

« C’est le témoignage éloquent du civisme de nos concitoyens, de l’efficacité des dispositifs mis en place et de l’engagement sans faille de l’ensemble des collaborateurs », a-t-il ajouté. Et de poursuivre que le pays a enregistré des progrès déterminants dans la mise en œuvre du plan d’action du groupe d’examen de la coopération internationale (ICRG) avec la disponibilité du rapport d’évaluation finale consacrant la sortie du Burkina Faso de la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI).

« Cette avancée majeure renforce la crédibilité financière de notre Etat, améliore l’attractivité de l’économie et consacre la qualité du travail accompli par l’ensemble des structures concernées. Tous ces efforts se matérialisent par des indicateurs très satisfaisants avec un taux de croissance projeté à 6,28 % pour l’année 2025 et une déflation à 0,5% », a expliqué le MEF.

Plus de 3400 milliards attendus en 2026

Pour l’année 2026, les ambitions portées par le plan de travail annuel montrent une volonté de mobiliser plus 3 400 milliards FCFA de recettes propres au profit du budget de l’Etat, 200 milliards FCFA au profit du FSP, d’octroyer 5 milliards F CFA de crédits d’investissements au profit des grandes entreprises et des PME, de financer des projets de coopératives de jeunes et de femmes à hauteur d’un milliard F CFA.

L’accélération de la digitalisation de la banque des dépôts du Trésor avec l’opérationnalisation de l’internet Banking, l’opérationnalisation des guichets automatiques et la création d’une holding bancaire pour optimiser les participations de l’Etat dans les banques figurent également dans le travail annuel 2026. « Pour y arriver, nous devons ancrer durablement la culture de la performance, de la responsabilité et du résultat car les chantiers sont énormes », a souligné Aboubakar Nacanabo.

La session du CASEM a aussi servi de cadre de réflexion sur le thème : « Intelligence artificielle : opportunité stratégique pour le ministère de l’Economie et des Finances». Pour le ministre Nakanabo, l’Intelligence artificielle (IA) transforme déjà les modes de décision, de gestion et de production. Elle représente pour le MEF, un levier puissant d’efficacité, de transparence et d’anticipation.

« Mais, elle pose aussi des exigences en termes de protection des données, de souveraineté numérique, de maîtrise technologique.
Réfléchir à l’IA, c’est donc penser l’administration de demain avec audace et
responsabilité », a-t-il laissé entendre.

Fleur BIRBA