Financement de l’entrepreneuriat féminin : 48 heures pour booster les initiatives des femmes

Le ministère de l’Action humanitaire et de la Solidarité nationale a organisé, les 9 et 10 décembre 2025 à Koudougou, en collaboration avec le projet SWEDD+, la IIIe édition des 48 heures d’opportunités d’affaires et de financement des femmes d’affaires. L’objectif est de contribuer à lever certains des obstacles qui freinent souvent l’essor des femmes d’affaires dans leurs initiatives entrepreneuriales.

Des femmes d’affaires venues des différentes régions du pays se sont réunies, les 9 et 10 décembre 2025, dans la cité du Cavalier rouge à l’occasion de la IIIe édition des 48 heures d’opportunités d’affaires et de financement des femmes d’affaires. Cette activité est organisée par le ministère de l’Action humanitaire et de la Solidarité nationale en collaboration avec les partenaires techniques et financiers, dont le projet SWEDD+. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le Secrétaire général de la région de Nando (SGR), Lucien Guengueré, représentant la ministre de l’Action humanitaire et de la Solidarité nationale.

Il a salué les efforts des plus hautes autorités du pays qui ont reconnu la contribution inestimable des femmes dans l’essor économique du pays et qui travaillent à faire d’elles des actrices incontournables du développement. Ainsi, les 48 heures d’opportunités d’affaires et de financement des femmes d’affaires visent, selon lui, à créer un cadre de rencontres, de réseautage et de co-création, un espace où se croisent les initiatives porteuses des femmes d’affaires et des mécanismes de financement innovants.

Il s’est réjoui de l’engagement et de la détermination des femmes battantes qui fournissent des efforts pour contribuer au développement économique du pays. Toutefois, a reconnu M. Guengueré, l’entrepreneuriat féminin fait face à de multiples obstacles : l’accès limité des femmes aux financements, le manque d’informations sur les opportunités économiques, les contraintes liées à la formation, à la transformation, à l’utilisation du digital par les femmes et à l’écoulement de leurs produits.

« Ces facteurs ont un impact négatif sur la création d’entreprises formelles par les femmes », a-t-il ajouté. Selon les données de la Maison de l’entreprise, en 2023, sur un total de 17 131 entreprises enregistrées, seulement 4 656 sont créées et gérées par des femmes. Ces 48 heures ont pour ambition, a signifié le représentant de la ministre Pélagie Kabré, de contribuer à lever certains de ces obstacles qui freinent encore trop souvent les femmes d’affaires dans leurs initiatives entrepreneuriales.

« L’accès aux financements des femmes »

Au regard de tout ce qui précède, ces 48 heures ne sont pas seulement un cadre d’échanges. « Elles sont le début d’une nouvelle dynamique, d’un mouvement puissant qui fera de la femme d’affaires un moteur incontournable de croissance économique », a assuré Lucien Guenguéré. Prenant la parole, la représentante du Projet d’appui au développement sanitaire (PADS), Amina Compaoré, a rappelé que le Projet d’autonomisation des femmes et dividende démographique en Afrique subsaharienne plus (SWEDD+) est un projet multisectoriel qui regroupe plusieurs pays africains et est structuré en trois composantes. Son objectif est d’améliorer le niveau d’autonomisation des femmes et des adolescentes et l’utilisation des services sanitaires.

Aux dires de Mme Compaoré, cette activité doit se traduire concrètement par l’accès aux financements, le développement de compétences, la mise en réseau, la valorisation des produits locaux et, surtout, la concrétisation des projets entrepreneuriaux des participantes. Elle a, par ailleurs, réaffirmé l’engagement du projet SWEDD+ à soutenir ces initiatives pour un Burkina où les femmes sont de véritables actrices du développement. A l’occasion de ces 48 heures, des femmes entrepreneures venues de plusieurs régions du pays exposent leur savoir-faire dans la transformation des produits locaux.

Beyon Romain NEBIE
Didier OUEDRAOGO
(Stagiaire)

Echanges extérieurs du Burkina Faso: la balance commerciale excédentaire de 178,6 milliards F CFA en 2024

La direction nationale de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest a présenté à la presse, la situation des échanges économiques et financiers du Burkina Faso avec le reste du monde en 2024, le vendredi 12 décembre 2025, à Ouagadougou. Il ressort que le Burkina a bouclé l’année 2024 avec une balance commerciale excédentaire de 178,6 milliards F CFA, alors qu’en 2023, il enregistrait une balance commerciale déficitaire de 56,7milliards F CFA.

Après deux années de repli, le Burkina Faso a enregistré un excédent commercial en 2024, c’est-à-dire avec des exportations plus importantes que les importations. En effet, au cours de l’année écoulée, les exportations du pays se sont établies à 3 708,3 milliards F CFA, en augmentation de 499,3 milliards F CFA par rapport à 2023, soit un taux de progression de 15,6% ; contre des importations chiffrées à 3 529,7milliards F CFA, en hausse de 264 milliards F CFA. Il en ressort une balance commerciale excédentaire de 178,6 milliards F CFA, alors qu’elle était déficitaire de 56,7 milliards F CFA 2023 et de 3,9 milliards F CFA en 2022. Le taux de couverture des importations par les exportations, s’est alors amélioré de 6,8 points de pourcentage pour atteindre 105,1% en 2024.

Avec un volume de 64.674 kg d’une valeur de 2 815 milliards F CFA, soit 78,6% des exportations totales en 2024, l’or reste le principal produit d’exportation du pays. Il est suivi par le coton (5,5%), les animaux sur pied (2,1%), la noix de cajou (1,8%) et le sésame (1,2%). En 2024, l’Europe, avec 55,2% des exportations, a été la principale destination des ventes du Burkina. Viennent ensuite l’Asie (26,7%), l’Afrique (9,7%) et l’Amérique (0,4%). Si la Suisse est la principale destination des exportations burkinabè, « le Mali demeure la principale destination africaine des exportations burkinabè avec une valeur de biens achetés de 100,2 milliards, en baisse de 83,0 milliards sur un an. La valeur des expéditions d’or, principal produit exporté vers ce pays, s’est établie à 70,4 milliards contre 105,5 milliards en 2023 ».

Pour ce qui est des importations, les produits énergétiques, avec une part de 37,9% du total des importations, occupent la première place. Suivent les biens d’équipement (18,9%), les biens intermédiaires (18,7%), les biens alimentaires (12,6%) et les autres biens de consommation courante (8,5%). S’agissant de la provenance des importations, l’Afrique reste le principal fournisseur du Burkina Faso avec une part de marché de 39,3%. Elle est suivie par l’Asie (27,9%), l’Europe (27,7%) et l’Amérique qui fournit 4,8% des importations au pays des Hommes intègres. Dans la zone UEMOA, la Côte d’Ivoire est le principal fournisseur du Burkina Faso, avec une part de marché de 18,9% en 2024.

Miser sur la diversification et la transformation industrielle

Si la balance commerciale est excédentaire, la balance courante qui mesure la capacité de l’économie nationale à faire face à ses besoins courants par rapport au reste du monde, a affiché un solde déficitaire de 556,8 milliards FCFA en 2024, contre un déficit de 617 milliards FCFA en 2023, soit une baisse de 60,2 milliards F CFA. Ce solde a été financé par les flux nets de ressources tirées des opérations financières qui se sont établies à 777,8 milliards FCFA, explique la BCEAO. Quant au solde global de la Balance des Paiements qui englobe à la fois les transactions courantes et les transactions financières, il a enregistré un excédent de 455,5 milliards FCFA en 2024, alors qu’il affichait un déficit de 347,7 milliards FCFA en 2023.

In fine, en 2024, la Position extérieure globale (PEG) du Burkina Faso, qui représente le patrimoine ou l’endettement net du pays vis-à-vis du reste du monde, a affiché un solde négatif de 5.778,9 milliards F CFA, en aggravation de 544,4 milliards F CFA par rapport à 2023. Une donnée qui traduit une confiance accrue des investisseurs étrangers au pays.
Face à cette structure globale des échanges extérieurs du Burkina, le comité national de la Balance des Paiements a formulé des recommandations devant contribuer à améliorer davantage la performance de l’économie nationale. Il s’agit notamment de la nécessité d’identifier des filières à fort potentiel sous-exploité, en vue de diversifier les exportations, de poursuivre la mise en œuvre des politiques publiques orientées vers la transformation industrielle nationale et le renforcement de l’attractivité de l’économie, tout en préservant la dynamique de souveraineté.

La présentation de ces comptes extérieurs 2024 du Burkina Faso a été présidée par le conseiller juridique Richard Kima, représentant du directeur national de la BCEAO, Armand Badiel. Entouré du chef de service des études et de la statistique à la BCEAO, Sibiri Traoré, et du chargé de la Balance des paiements, Alidou Guigma, M. Kima a indiqué que ces échanges s’inscrivent dans la nouvelle approche de vulgarisation des données relatives à la balance des paiements du Burkina, consistant à s’appuyer sur les hommes et les femmes de médias. « L’objectif fondamental est de fournir aux journalistes les instruments nécessaires à la bonne compréhension des statistiques de la balance des paiements et permettre leur accessibilité au grand public », a-t-il indiqué.

 

Mahamadi SEBOGO
Windmad76@gmai.com

 

Côte d’Ivoire/Graduation de la 8ᵉ promotion d’experts en ingénierie du genre : 58 nouvelles compétences au service de l’égalité des chances femmes-hommes

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La Chaire UNESCO « Eau, Femmes et Pouvoir de Décisions » (CUEFPOD) a célébré, le samedi 13 décembre 2025, la graduation de sa huitième promotion d’expert·e·s en Ingénierie du Genre. La cérémonie s’est tenue sous le parrainage de Madame Marie-Chantal Uwanyiligira, Directrice des opérations de la Banque mondiale pour la Côte d’Ivoire, le Bénin, la Guinée et le Togo, et en présence de Madame la Ministre Euphrasie Kouassi Yao, titulaire de la CUEFPOD.

Ils sont au total 58 nouveaux expert·e·s, dont 10 hommes et 48 femmes, à avoir reçu leur certificat en ingénierie du genre. Désormais outillés, ces nouveaux diplômés sont appelés à agir concrètement en faveur de l’égalité des chances entre les femmes et les hommes.

Dans une ambiance solennelle, allocutions et témoignages se sont succédé pour souligner l’importance de cette formation unique en son genre. Dispensée à 80 % en ligne et 20 % en présentiel, elle répond aux exigences actuelles de flexibilité tout en garantissant un apprentissage de qualité. Il convient de rappeler que le Programme de Formation en Ingénierie du Genre (FIG), validé par l’UNESCO, l’État de Côte d’Ivoire et plusieurs organismes de développement (PNUD, UNFPA, ONU Femmes, entre autres), allie innovation, dynamisme et pragmatisme.

Issus de divers horizons professionnels, les nouveaux diplômés ont été officiellement présentés aux décideurs nationaux et internationaux présents à la cérémonie. Chacun d’eux a été mis en mission par la CUEFPOD afin de contribuer activement à la conception, à la planification et à la mise en œuvre de politiques publiques et privées plus équitables, inclusives et à fort impact. Près de 1 500 personnes, composées de parents, amis, partenaires institutionnels, représentants de la société civile et médias, ont été témoins de cet événement.

Pour Madame la Ministre Euphrasie Kouassi Yao, titulaire de la CUEFPOD, cette formation constitue une opportunité d’accomplissement qui dépasse l’individu pour impacter la société tout entière.
« Vous êtes désormais des acteurs du changement social. La formation que vous avez reçue est un levier de paix, de développement et de libération du capital humain des femmes et des hommes. Elle vous a transmis des outils pour cultiver la fraternité, l’égalité des chances, la croissance inclusive et la paix durable », a-t-elle déclaré.

Aux récipiendaires, il a été rappelé qu’ils sont désormais outillés pour déconstruire les stéréotypes, réduire les inégalités d’accès au pouvoir de décision, promouvoir le leadership féminin, institutionnaliser le genre dans les politiques publiques et les entreprises, et faire du genre un véritable levier de développement durable.

Baptisée « Promotion de la lumière », cette 8ᵉ cohorte a été placée sous le signe de l’engagement et de l’espoir. À cet effet, la ministre Kouassi Yao a cité l’Évangile selon Matthieu 5:15 : « On n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais on la met sur le chandelier… ».

La cérémonie a également servi de cadre à l’annonce officielle du lancement de la prochaine promotion, la Formation en Ingénierie du Genre (FIG 9), prévue pour la rentrée 2026, confirmant ainsi l’engagement constant de la CUEFPOD à former des acteur·rice·s clés du développement équitable et durable.

T.K.

 

Lutte contre les VBG: le réseau Alliance droits et santé satisfait des résultats obtenus

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Le Réseau des Médias Africains pour la Promotion de la Santé et de l’Environnement (REMAPSEN) a organisé, le mercredi 10 décembre 2025, un webinaire de haut niveau en collaboration avec le Réseau Alliance Droits et Santé (ADS), autour du thème : « Réseau Alliance Droits et Santé, 13 ans d’existence : acquis, défis et perspectives ».

Cette rencontre virtuelle a permis de mettre en lumière les actions menées et les résultats obtenus par l’ADS dans ses six pays membres : le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Mali, le Niger et le Sénégal, dans la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG) et pour la promotion des droits et de la santé des femmes et des filles.

Un réseau engagé depuis 2013

Intervenant en ouverture, la présidente du Réseau Alliance Droits et Santé, Mme Caroline Tapsoba, également cheffe du département projets et programmes de l’Association Songui Manégré / Aide au Développement Endogène (ASMADE) au Burkina Faso, a présenté l’historique et les missions de l’ADS ainsi que le projet Alliance Transformative mis en œuvre dans les pays membres.

Créé en 2013 à Ouagadougou, le Réseau Alliance Droits et Santé est né de la volonté d’acteurs engagés à défendre les droits des femmes et des filles, en particulier celles issues de milieux vulnérables. Le réseau adopte une approche participative et inclusive, impliquant directement les bénéficiaires dans l’identification des besoins et la définition des axes d’intervention.
Ses actions ciblent notamment les jeunes filles, les femmes vulnérables et les personnes en situation de handicap, avec un fort accent sur le plaidoyer aux niveaux national, sous-régional et régional.

Des avancées significatives

Dans l’ensemble des six pays notamment le Niger, il y a eu des avancées significatives. Le coordonnateur du projet Alliance Transformative au Niger, M. Amadou Lawali, a présenté les actions mises en œuvre dans son pays. Il a souligné que les interventions sont contextualisées selon les réalités de chaque pays membre, chaque État ayant développé sa propre stratégie de plaidoyer.

Au Niger, la stratégie repose sur deux axes majeurs :

  • la lutte contre les violences basées sur le genre, le mariage d’enfants et le mariage forcé ;
  • la promotion des droits et de la santé sexuelle et reproductive des femmes et filles en situation de handicap.

Selon M. Lawali, les VBG demeurent très répandues au Niger, avec un taux de prévalence national estimé à 29 %, atteignant 38,2 % chez les femmes, contre 16,3 % chez les hommes. Par ailleurs, 63,6 % des femmes ont été en union avant l’âge de 18 ans.

Il a salué les efforts du gouvernement nigérien, notamment à travers l’adoption de la Stratégie nationale de prévention et de réponse aux VBG, abus et exploitations sexuelles (2024-2028), ainsi qu’une stratégie nationale de lutte contre le mariage d’enfants (2024-2028).

Grâce au projet Alliance Transformative, 144 mariages de jeunes filles ont pu être retardés ou annulés, des capacités locales ont été renforcées et plusieurs collectivités territoriales mobilisées. Le projet a également permis l’installation de rampes d’accès dans des structures de santé, facilitant la mobilité des personnes en situation de handicap, et la promotion de l’éducation des jeunes filles.

Défis et résilience

La troisième paneliste, Mme Maïga Adam Dicko, directrice exécutive de l’AJICAD au Mali, a mis en avant la synergie d’actions entre les organisations membres de l’ADS, qui a permis d’enregistrer des résultats encourageants.

Elle a toutefois relevé plusieurs défis, notamment l’ampleur des phénomènes des VBG et du mariage d’enfants, ainsi que le contexte sécuritaire et l’instabilité politique, qui entravent le déploiement des actions. Malgré ces obstacles, les acteurs poursuivent leurs efforts, notamment en faveur du durcissement de la législation malienne sur les violences basées sur le genre.

Un plaidoyer régional porteur de changements

Mme Kaya Sy, responsable plaidoyer à Equipop Sénégal et membre du conseil de l’Alliance, est revenue sur les actions menées au niveau régional. Elle a indiqué que les efforts conjoints de l’ADS ont contribué à influencer l’adoption par l’Union africaine d’une stratégie régionale de lutte contre les violences basées sur le genre.

Au Sénégal, le projet mis en œuvre par le Réseau Siggil Jiggen, Jeunesse et Développement (JED), Equipop et le RAES a permis de mobiliser des ressources en faveur des organisations de jeunes dans la région nord, notamment à Saint-Louis. Un centre adolescents fonctionnel a également été ouvert à Diamaguène, avec l’appui du projet, par l’organisation Takhawou Ndaw yi (« soutenir les jeunes »).

À l’issue des échanges, les participants ont unanimement reconnu la nécessité de poursuivre et renforcer la dynamique collective pour une lutte efficace et durable contre les violences basées sur le genre, et pour le respect des droits des femmes et des filles.

Pour rappel, le Réseau Alliance Droits et Santé, créé en 2013, regroupe 22 associations issues de six pays d’Afrique de l’Ouest. Il œuvre à l’amélioration du statut et de la santé des femmes et des filles à travers le plaidoyer, les campagnes de communication et les événements mobilisateurs impliquant leaders politiques, religieux et communautaires.

B.S

Farine de blé impropre à la consommation : une opération conjointe met fin à un reconditionnement frauduleux à Sakar yaar

Une opération conjointe menée par la Brigade Mobile de Contrôle Économique et de la Répression des Fraudes (BMCRF) et la Police de Baskuy, le 09 décembre 2025, a permis de démanteler une activité illégale de reconditionnement de farine de blé impropre à la consommation.
L’intervention a été menée à la suite d’une dénonciation citoyenne. Sur les lieux, les agents ont découvert un stock de farine de blé, dont la qualité n’était pas déterminée, manipulée dans des conditions d’hygiène non conformes aux normes en vigueur.
Le produit, reconditionné dans de nouveaux emballages, était destiné à être remis en vente sur le marché local. Il a été immédiatement saisi et retiré du circuit de distribution.
Cette opération intervient dans un contexte où l’importation de la farine de blé est formellement interdite sur le territoire national.
Toute tentative d’introduction ou de commercialisation de ce produit constitue une infraction grave aux dispositions réglementaires en vigueur.
Selon les premiers constats, cette pratique frauduleuse exposait les consommateurs à des risques sanitaires majeurs.
« La protection du consommateur est au cœur de notre mission. Nous ne tolérerons aucune forme de fraude mettant en péril la santé des populations », a déclaré M. Sanibè FAHO, Coordonnateur Général de la BMCRF.
Cette action s’inscrit dans une série d’opérations de veille et de contrôle renforcé sur les produits de grande consommation, particulièrement en cette période de fin d’année où la demande est en forte hausse.
Les autorités appellent à la vigilance et invitent les citoyens à signaler tout comportement suspect aux numéros verts suivants :
80 00 11 84 / 80 00 11 85 / 80 00 11 86
La BMCRF, la garantie d’une concurrence saine et loyale
SCRP/BMCRF

Initiatives présidentielles : Banfora a désormais son « Faso Meebo »

Le gouverneur des Tannounyan, Patrice Yéyé, a officiellement lancé  les travaux de l’initiative présidentielle « Faso Meebo »  dans la région, le jeudi 11 décembre 2025 à Banfora. Des centaines de pavés ont pu être coulés dans la cour de la Direction de la Police municipale pour ce premier jour des travaux.

Banfora a officiellement lancé son « Faso Meebo ». Le début des activités de cette initiative présidentielle a en effet été acté dans la région par le gouverneur Patrice Yéyé, dans l’après-midi du jeudi 11 décembre 2025 à Banfora. C’était dans la cour de la Direction de la Police municipale de Banfora. Le gouverneur a insisté que « Faso Meebo » est une initiative de développement endogène voulue par le Président du Faso, avant de lancer un appel à tous les filles et fils de la région à soutenir cette initiative. Que ça soit avec du ciment, des agrégats, ou de la main d’œuvre, pour Patrice Yéyé, tout le monde peut y contribuer afin de donner ensemble à la cité du paysan noir un nouveau visage.

En attendant il a remercié tous ceux qui se sont mobilisés au premier jour des travaux pour leur sens élevé du devoir. « Ensemble nous allons faire de Banfora une destination à ne pas manquer », a lancé le patron de la région. Le Président de la Délégation spéciale (PDS) de la commune de Banfora Yakouba Barro, a dans la même veine, lancé un appel pour solliciter l’accompagnement et la mobilisation des filles et fils de la région. Ceci, a-t-il dit, afin que « Faso Meebo » soit un succès dans la région et surtout dans la commune de Banfora. « Nous sollicitons l’accompagnement surtout en agrégats, en eau, en ciment en moules », a-t-il affirmé.

Alpha Sékou BARRY

 alphasekoubarry@gmail.com

Commémoration du 11-Décembre 2025 : la région du Kadiogo honore 222 personnes

Le gouverneur de la région du Kadiogo, Abdoulaye Bassinga, a présidé la cérémonie de décoration à l’occasion du 65e anniversaire de l’indépendance du Burkina Faso, jeudi 11 décembre 2025, à Ouagadougou.

La région du Kadiogo célèbre le mérite de ses filles et fils, à l’occasion de la commémoration du 65e anniversaire de l’indépendance du Burkina Faso. A cet effet, elle a organisé une cérémonie de décoration, jeudi 11 décembre 2025, à Ouagadougou. C’est le gouverneur de la région du Kadiogo, Abdoulaye Bassinga, qui a présidé la cérémonie. « Sacrifice de nos martyrs, flamme de notre résistance : ensemble pour une souveraineté totale et assumée », a été le thème de la commémoration.

A l’occasion, 222 filles et fils du Kadiogo, issus de toutes les couches sociales, ont reçu des distinctions honorifiques. Il s’agit de 62 récipiendaires dans l’Ordre de l’Etalon, deux au grade de commandeur, neuf au grade d’officier et 52 pour la distinction de chevaliers de l’Ordre de l’Etalon. En plus, 91 personnes ont été décoré dans l’Ordre du mérite Burkinabè, 41 dans les médailles d’honneurs des collectivités locales et 28 dans les Ordres spécifiques.
Le gouverneur de la région du Kadiogo, Abdoulaye Bassinga, a indiqué que le thème de la 65e de la commémoration de l’indépendance du Burkina Faso n’est pas un slogan, mais un serment.

En effet, pour lui, le mot « sacrifice » vient rappeler que la liberté n’a pas été offerte, mais conquise au prix du sang et de la sueur. Il a souligné que la résistance du peuple burkinabè est également celle des agriculteurs engagés dans l’Offensive agro-pastorale, des braves enseignants, des acteurs du monde de la santé, des OSC, des opérateurs économiques, entre autres. Par ailleurs, Abdoulaye Bassinga a exhorté les récipiendaires à redoubler d’ardeur et de détermination dans le travail. Le directeur du protocole de la communauté musulmane du Burkina Faso, Issouf Ouédraogo, récipiendaire d’une médaille dans l’Ordre du mérite Burkinabè a remercié les autorités pour la distinction. « Cette médaille vient m’interpeler que je dois faire encore plus pour mériter d’autres distinctions »,
a-t-il dit.

Gbetcheni Constantin Bertrand KAMBIRE


 

Les propos des récipiendaires

Fanta Ouédraogo, restauratrice, décorée dans l’Ordre du mérite burkinabè :« j’encourage tout le monde à se battre »

« J’encourage tout le monde à se battre. Tout le monde peut être décoré. La preuve est que j’ai reçu une médaille alors que je suis dans la restauration collective. Je dédie cette distinction à l’Etat burkinabè. Je la dédie aussi à mes employés qui m’accompagnent, ma famille, ma mère qui n’est plus mais qui m’a appris à me battre dans ce boulot que j’aime. C’est ma troisième décoration. Je rends grâce à Dieu. J’encourage toutes les femmes et tous les hommes analphabètes à continuer à se battre ».

Fadima Kambou, Présidente de la Fondation Go Paga, officier de l’Ordre de l’Etalon : « ce sont des sentiments de reconnaissance et de satisfaction qui m’animent »

« Ce sont des sentiments de reconnaissance et de satisfaction qui m’animent. Mais, c’est surtout une invite à rester focus, continuer à travailler en suivant la stratégie des autorités. Je remercie nos partenaires. C’est grâce à eux que nous arrivons à impacter sur le terrain et avoir la reconnaissance de l’Etat. Pour moi, c’est aimer le Burkina sans conditions et ne pas attendre. Tout un chacun, en tant que Burkinabè a un rôle à jouer. Ce n’est pas parce qu’on est nommé à un poste qu’il faut jouer sa partition. Mais, chacun à son niveau, en tant que civil ou autre, doit jouer sa partition, servir le Burkina pour nos enfants. C’est ce qui me motive tous les jours à faire ce que je fais au Burkina Faso. Que Dieu bénisse le Burkina Faso et que la paix revienne ».

Yampouani Mwani, agent au ministère de l’enseignement secondaire, chevalier de l’Ordre de l’Etalon : « je remercie l’ensemble du gouvernement »

« Je suis très heureux que l’Etat ait songé en moi. Je remercie l’ensemble du gouvernement, les autorités régionales. Je pense que chaque citoyen, chaque travailleur doit toujours croire à l’effort qu’il fait et accomplir toutes les tâches qu’on lui confie avec
abnégation, en pensant à la Nation, à la Patrie ».

Kevin Gouba (Hugo boss), médaillé d’honneur de la collectivité locale : « je pense que nous allons continuer à aller de l’avant »

« J’avoue que c’est une grande fierté de savoir que le travail qu’on a abattu pendant ces longues années est reconnu par la nation entière. C’est une occasion pour nous de dire merci à tous les collaborateurs qui nous ont permis d’atteindre ce niveau et au président du Faso qui nous a fait confiance et nous a proposé à cette décoration.
Si Dieu nous donne la force et avec cette rage de toujours mettre en œuvre des actions pour le développement du Burkina Faso, nous allons continuer à aller de l’avant ».

Projet communautaire de relèvement et de stabilisation du Sahel : le comité de pilotage examine le plan de travail et budget 2025

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Le comité de pilotage du Projet communautaire de relèvement et de stabilisation du Sahel (PCRSS) a organisé sa 2e session ordinaire de l’année 2025, vendredi 28 novembre 2025, à Ouagadougou.

La 2e session ordinaire du comité de pilotage du Projet communautaire de relèvement et de stabilisation du Sahel (PCRSS) s’est déroulée en plénière sous la présidence du directeur général de l’économie et de la planification, président du comité de pilotage du PCRSS-Burkina. Cette session a eu lieu, vendredi 28 novembre 2025 à Ouagadougou. Elle a consisté en des présentations suivies d’échanges des différents documents inscrits à son ordre du jour. A la suite des échanges, le Plan de travail et budget annuel (PTBA) 2026 a été soumis aux membres du comité de pilotage pour adoption.

Cette rencontre a permis aussi de prendre connaissance de l’état d’avancement des activités du PTBA 2025 au 30 septembre 2025 et du plan d’audit interne 2026. Selon la directrice générale adjointe de l’économie et de la planification, Josiane Ouédraogo, représentant le directeur général de l’économie et de la planification, président du comité de pilotage du PCRSS-Burkina, pour cette session, il s’est agi pour les membres du comité du pilotage d’examiner l’état de mise en œuvre des activités du projet qui ont été réalisées du 1er janvier au 30 septembre dernier. Aussi, il s’est agi d’examiner et de valider le programme de travail pour l’année 2026 et le plan d’audit qui a été proposé pour un peu suivre les activités afin de s’assurer qu’il n’y aura pas de problème au cours de l’année 2026, a-t-elle expliqué.

Selon ses dires, en termes de bilan de mise en œuvre au titre de l’année 2025 jusqu’au 30 septembre dernier, on peut noter que « nous avons globalement un taux de réalisation physique de 57,28 % et financier de 20,06% sur le terrain ». Ces réalisations au profit des populations, a-t-elle confié concernent notamment les infrastructures scolaires, sanitaires, des routes, des infrastructures hydrauliques pour mettre de l’eau à la disposition des populations. Egalement, a-t-elle signifié, des dispositions ont été prises afin que ceux-ci puissent mener des activités génératrices de revenus. A l’en croire, pour le plan PTBA de 2026, les perspectives vont dans le même sens appuyer les populations pour améliorer leurs conditions de vie. « D’autres communes s’ajouteront en 2026, car l’on s’achemine vers la dernière année de la mise en œuvre du projet 2025 », a-t-elle rappelé.

« Le projet a permis de stabiliser les populations »

Pour le gouverneur des Koulsé, colonel Blaise Ouédraogo, le relèvement et la stabilisation sont deux pans de notre vivre-ensemble dans la paix et la tranquillité. « Nous sommes dans des régions très peu touchées par le terrorisme. Ce projet a été au plus proche des populations pour les soutenir dans le domaine de la santé, au niveau de l’enseignement avec des infrastructures qui permettront de ne pas avoir des enfants en situation de rue », a affirmé le gouverneur. Toujours selon lui, le volet magasin et eau du projet a permis de stabiliser les populations qui sont rentrées chez elles grâce aux FDS.

« Nous souhaitons qu’il y ait encore plus un renforcement au niveau de l’éducation et de la santé où, il y’ a encore des défis à relever. Nous disons merci aussi au projet qui nous a permis d’ajouter des départements qui n’étaient pas présents au
départ et qui comptent dans le cadre de la mise en œuvre du projet », s’est réjoui le gouverneur des Koulsé, colonel Blaise Ouédraogo. Il a ajouté : « le projet va prendre fin en 2026 et en tant que bénéficiaire, nous allons nous approprier les infrastructures au mieux. Nous souhaitons que l’on mette un accent sur le désenclavement des pistes qui vont faciliter une imbrication entre les populations ».

Valentin KABORE
(Collaborateur)

Burkina-Brésil : l’ambassadeur Ellen Barros en fin de mission

Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a reçu en audience, mercredi 10 décembre 2025, l’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Brésil au Burkina Faso, madame Ellen Barros. Cette rencontre intervient alors que la diplomate arrive au terme de sa mission après cinq années consacrées au renforcement des relations bilatérales.

A sa sortie d’audience, l’ambassadeur Ellen Barros a dit éprouver une grande émotion au moment de prendre congé du Burkina Faso. Elle a exprimé sa gratitude au chef du gouvernement pour l’accompagnement reçu tout au long de son séjour. Evoquant sa mission, la diplomate s’est réjoui de l’évolution positive des liens entre Ouagadougou et Brasilia. « Pendant ces cinq ans, j’ai vu les relations qui se sont élargies et approfondies. Le Burkina est plus proche du Brésil et le Brésil est plus proche du Burkina », a-t-elle déclaré, tout en rappelant le potentiel immense des deux nations pour poursuivre et approfondir leur coopération, notamment grâce à la similitude de leurs réalités géographiques et climatiques.

Ellen Barros a mis en lumière les avancées enregistrées dans plusieurs secteurs. Dans le domaine culturel, la présence brésilienne s’est renforcée par sa participation à de grands événements tels que le FESPACO, le SIAO et le festival REMA, ainsi que par de nombreuses initiatives artistiques conjointes. Sur le plan agro-pastoral et agricole, la coopération s’est
traduite par des actions pour l’amélioration de la production laitière, des échanges d’expertise sur la gestion de la sécheresse et un appui à la filière mangue. Dans le domaine de la recherche et de l’innovation, un partenariat avec l’INERA a permis le développement de projets techniques adaptés aux réalités des deux pays.

Elle a également souligné un rapprochement politique, diplomatique et multilatéral, symbole d’une confiance croissante entre les deux gouvernements. La diplomate dit garder un souvenir fort du Burkina Faso et de son peuple, « travailleur, joyeux et intègre ». « Je vais partir avec de bons souvenirs. Ce sont des années qui m’ont apporté beaucoup de joie.

J’ai appris à connaître le peuple burkinabè et je sais maintenant d’où viennent certaines des valeurs que nous partageons au Brésil », a-t-elle confié, avant de conclure : « on a planté des bases plus solides pour que la coopération puisse continuer dans l’avenir, et nous sommes très contents de voir qu’elle peut avancer davantage ». En saluant le travail accompli par Ellen Barros, le gouvernement burkinabè réaffirme sa volonté de poursuivre, avec les autorités brésiliennes, la consolidation d’une coopération dynamique et bénéfique pour les deux pays.

DCRP/Primature

Coopération Ouagadougou-Riyad: l’ambassadeur Fahad Bin Abdulrahman Aldosari fait ses adieux au Premier ministre

Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a reçu en audience, mercredi 10 décembre 2025, l’ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite au Burkina Faso, Fahad Bin Abdulrahman H. Aldosari, en fin de mission après cinq années passées au Burkina Faso.

«Je suis venu remercier Son Excellence Monsieur le Premier ministre et tout le gouvernement pour avoir facilité mon travail. Mon mandat arrive à son terme et je tenais à exprimer toute ma gratitude.

L’Arabie saoudite restera toujours aux côtés du Burkina et du peuple burkinabè », a déclaré le diplomate à sa sortie d’audience.En poste à Ouagadougou depuis 2021, l’ambassadeur Aldosari s’est particulièrement illustré par son engagement dans le développement de la coopération bilatérale. Les relations entre le Burkina Faso et l’Arabie saoudite, établies depuis 1965, ont connu un dynamisme renforcé grâce aux actions menées sous sa conduite, notamment dans les domaines humanitaire, éducatif et sanitaire.

En reconnaissance de ses efforts, il a été élevé au grade de commandeur de l’Ordre de l’Etalon, sur décision du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré.
Une distinction honorifique qui traduit l’importance de son rôle dans le rapprochement entre Ouagadougou et Riyad. Le Premier ministre a salué le travail accompli par le diplomate et l’a encouragé à demeurer un ambassadeur du Burkina Faso, que ce soit en Arabie saoudite ou dans ses futures fonctions. L’intéressé a indiqué avoir toujours œuvré pour soutenir les Burkinabè, en particulier dans les domaines de la santé, de
l’humanitaire et de l’éducation.

« Beaucoup de programmes ont été réalisés grâce à la coopération entre nos deux pays. Je suis très honoré d’avoir servi ici », a-t-il confié.
Fahad Bin Abdulrahman H. Aldosari, qui avait déjà effectué un premier séjour au Burkina Faso en 2004-2006 avant son retour en tant qu’ambassadeur, a réaffirmé son attachement au pays des Hommes intègres. « Le Burkina Faso est mon deuxième pays. Je garderai toujours le peuple burkinabè dans mon cœur. Je vous souhaite paix, succès et santé. Etre resté cinq ans ici est une immense fierté pour moi », a-t-il conclu.

DCRP/Primature