L’attente a pris fin pour les supporters burkinabè. Le sélectionneur national des Etalons, Brama Traoré, a dévoilé, ce lundi, une liste des 25 joueurs convoqués pour défendre les couleurs nationales lors de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025, qui se tiendra au Maroc, du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026. Au cours d’une conférence de presse à Ouagadougou, le coach a justifié ses choix, marquant le début de sa première CAN à la tête de la sélection, avec l’ambition de remporter le trophée.
La liste présentée par Brama Traoré est un mélange stratégique de cadres expérimentés et de jeunes talents prometteurs. Parmi les noms familiers qui composent l’ossature de l’équipe, on retrouve des piliers évoluant dans les grands championnats européens comme, dans les buts, Hervé Koffi (RC Lens) et Kilian Nikiéma (ADO La Haye), a la défense, Edmond Tapsoba (Bayer Leverkusen), Issoufou Dayo (Umm Salal SC), Nasser Yacouba Djiga (Wrexham AFC) et Steeve Farid Yago (Aris Limassol).
A l’attaque, les habitués seront présents au Maroc tels que le capitaine Bertrand Traoré (Sunderland), Dango Ouattara (Brentford) et le retour notable de Lassina Traoré (Shakhtar Donetsk), longtemps éloigné des terrains pour blessure. La sélection d’Arsène Guy Kouassi (AC Ajaccio) et d’autres jeunes joueurs témoigne de la volonté du sélectionneur de rajeunir l’effectif tout en s’appuyant sur l’expérience. Le sélectionneur n’a pas éludé les questions sur l’absence de certains joueurs, notamment Mohamed Ouédraogo et Mohamed Konaté.
Brama Traoré dit préférer mettre l’accent sur la dynamique collective et la préparation physique du groupe. Interrogé sur le cas d’Issa Kaboré (Wrexham AFC), actuellement blessé, Brama Traoré a exprimé sa confiance : « Concernant Issa, c’est un cadre important sur le terrain et en dehors. C’est pour cela qu’on attend de voir les résultats de son IRM, le 12 décembre 2025 ». Ce maintien illustre l’importance accordée aux leaders et à l’esprit d’équipe.
Le moment fort de la conférence a été l’affirmation des grandes ambitions du staff technique. Brama Traoré s’est montré particulièrement déterminé : « L’encadrement technique veut écrire une histoire glorieuse de notre football. Et cela passe par une victoire finale à la CAN. Nous connaissons les ambitions des uns et des autres. Si chacun devait s’exprimer, nous dirions que nous voulons cette coupe. Il faut une atmosphère de victoire pour aller à la victoire ». Ce discours, mobilisateur et confiant, insuffle un vent d’espoir dans le cœur des supporters des Etalons. Le parcours du Burkina Faso débutera, le 24 décembre 2025, contre la Guinée Equatoriale avant d’affronter l’Algérie, le 28 décembre 2025, et de terminer la phase de groupe face au Soudan, le 31 décembre.
Pengdwendé Achille OUEDRAOGO
La liste des 25 étalons convoqués par Brama Traoré pour la CAN 2025
Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Adjima Thiombiano, a présidé la cérémonie de lancement des activités des Journées portes ouvertes de l’aviation civile, vendredi 5 décembre 2025, à Ouagadougou.
L’Agence nationale de l’aviation civile du Burkina Faso (ANAC-BF) a ouvert ses portes aux publics burkinabè, au cours d’une cérémonie de lancement des activités, vendredi 5 décembre 2025, à Ouagadougou. C’est le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation Adjima Thiombiano, représentant, le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, Emile Zerbo, qui a donné le top départ des activités.
« Bâtir l’avenir de l’aviation civile du Burkina Faso à travers la formation et l’innovation : enjeux, défis et perspectives » a été le thème des Journées portes ouvertes (JPO)de l’ANAC. Le directeur général (DG) de l’ANAC-BF, Daouda Abdoul Aziz Amoussa, a noté que ces JPO constituent un moment d’échanges, de partage d’expériences et d’ouverture vers le grand public.
« Cela va permettre aux acteurs de mieux connaitre nos missions, nos engagements en matière de sécurité et de développement de l’aviation civile », a-t-il précisé. Aussi, a ajouté le DG de l’ANAC-BF, cela va susciter l’intérêt des jeunes aux métiers passionnant du domaine aéronautique. Il a évoqué le contexte de croissance du trafic aérien, l’évolution rapide des technologies et les exigences internationales renforcées. M. Amoussa a également relevé que le développement des compétences constitue un levier stratégique pour l’efficacité et la compétitivité du secteur.
« Ces Journées offrent une tribune de mettre en valeur la diversité des formations disponibles au Burkina Faso », a soutenu Daouda Abdoul Aziz Amoussa. C’est dans cette dynamique, a-t-il poursuivi, qu’il y a eu lieu la construction du Centre de formation aéronautique de l’ANAC-BF, un jalon majeur pour le renforcement des capacités nationales. Le ministre chargé de l’enseignement supérieur a déclaré que les Journées portes ouvertes s’inscrivent dans la vision des « plus hautes autorités ».
Disposer d’une aviation civile sûre
Selon lui, le Burkina Faso doit disposer d’une aviation civile sûre, sécurisée, dynamique et compétitive sur le plan régional. Et ce, a-t-il noté, en accord avec les exigences du développement durable et au service de la transformation économique. De l’avis du représentant du ministre d’Etat chargé de l’Administration territoriale, ces Journées offrent une plateforme professionnelle favorisant les échanges directs entre experts et praticiens de différents segments du transport aérien.
Il a salué l’engagement de la communauté aéronautique dans la formation, car l’innovation doit s’imposer comme un impératif. « L’avenir de notre ciel dépend avant tout de la formation. Alors que former, c’est transmettre le savoir, développer la maîtrise et offrir à notre jeunesse les outils nécessaires pour évoluer », a-t-il révélé. Pour y arriver, il s’agira d’ouvrir la voie à un souffle nouveau, de repenser les infrastructures, d’intégrer le numérique, d’imaginer des solutions plus écologiques et de faire de l’espace aérien un environnement durable, moderne et sûr, a fait savoir M. Thiombiano.
Le directeur pays, vice-président affaires publiques de Endeavour Mining, Souleymane Boly, a traduit tout l’intérêt à coopérer avec l’ANAC-BF en tant que partenaire et parrain de la cérémonie. Il a souhaité de fructueux partenariats entre l’ANAC-BF et la mine. Une remise de trophées et de lettres de reconnaissance aux sponsors et partenaires a mis fin au cérémonial des Journées de l’aviation civile du Burkina Faso. La Journée de l’aviation civile internationale est célébrée chaque 7 décembre.
Gbetcheni Constantin Bertrand KAMBIRE
(Collaborateur)
Le délégué général du Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST), Dr Emmanuel Nanema, a présidé la cérémonie de clôture de la Ire édition des journées scientifiques de l’Institut de l’environnement et de recherches agricoles (INERA), vendredi 5 décembre 2025, à Ouagadougou.
Après trois jours d’activités, la Ire édition des journées scientifiques de l’Institut de l’environnement et de recherches agricoles (INERA) a refermé ses portes sur une note de satisfaction des organisateurs. La cérémonie de clôture a été présidée par
le délégué général du Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST), Dr Emmanuel Nanema, vendredi 5 décembre 2025, à Ouagadougou. Il découle du rapport de l’évènement que plusieurs activités ont été réalisées.
On retient, entre autres, la réalisation de deux communications introductives sur le thème de l’édition et sur le paradigme « One health » dans un contexte de biotechnologie, six colloques thématiques, un panel sur l’agro-écologie, des expositions et une session poster (présentation par affiches). Le président du comité scientifique, Dr Paul Savadogo,
a indiqué que les thématiques des colloques ont porté sur l’amélioration variétale de la biotechnologie et la santé des plantes, la génétique, la santé et la nutrition animale, l’environnement, la foresterie et les ressources fauniques et halieutiques, la production durable et la santé des sols, la mécanisation et les technologies de transformation et de conservation, les changements climatiques, l’économie, le développement et le transfert de technologies.
S’agissant toujours des colloques, Dr Savadogo a révélé que 599 soumissions ont été enregistrées dont 72 manuscrits qui seront étudiés et publiés dans les journaux scientifiques. En ce qui concerne, les communications, il a déclaré que 545 soumissions ont été acceptées dont 481 communications orales et 64 communications affichées.
« Nous pouvons nous satisfaire du fait que l’ensemble des communications prévues ont été présentées et l’ensemble des posters également évalués », s’est réjoui Dr Paul Savadogo.
Des innovations majeures mises en lumière
Selon le délégué général du CNRST, Dr Emmanuel Nanema, l’INERA peut se satisfaire d’avoir réuni dans un même cadre des décideurs politiques, des chercheurs de
toutes les stations et laboratoires de recherches, des chercheurs et enseignants-chercheurs des centres de recherches des universités du Burkina Faso et d’ailleurs, des acteurs clés du monde agricole, des experts nationaux et internationaux, des partenaires techniques et financiers, ainsi que des étudiants futurs porteurs de la relève scientifique.
Les différentes communications, panels et expositions, a-t-il poursuivi, ont permis de mettre en lumière des innovations majeures en amélioration variétale et
en biotechnologie, des avancées significatives en santé des plantes et en santé animale et des solutions certaines pour la gestion durable des sols. Des approches intégrées de production agro écologique, des outils modernes de mécanisation et de transformation, des stratégies concrètes d’adaptation face au changement climatique, des
travaux promoteurs en foresterie, biodiversité, gestion de l’eau et ressources fauniques et halieutiques ont été présentés également.
« Ces résultats, au-delà de leur portée scientifique, répondent directement aux défis qui interpellent aujourd’hui nos pays, notamment la sécurité alimentaire, l’adaptation climatique, la restauration des terres, la résilience des systèmes de production et la gestion durable des ressources naturelles », a reconnu Dr Emmanuel Nanema. D’après lui, les besoins des producteurs, des éleveurs, des transformateurs et des communautés exigent que les résultats scientifiques soient traduits en solutions accessibles et applicables sur le terrain. « Ces premières journées scientifiques ont démontré la capacité de l’INERA à se positionner comme un acteur scientifique de premier plan, capable d’apporter des solutions innovantes aux défis nationaux », a-t-il conclu. Le comité d’organisation a rendu un hommage à 8 anciens directeurs de l’INERA, admis à la retraite, pour avoir apporté leurs pierres à l’édification de la structure. Ils ont reçu chacun une attestation de reconnaissance, un trophée et un sac.
La délégation aux anciens combattants et anciens militaires a répertorié, jeudi 4 décembre 2025, dans la région du Nakambé, une trentaine de militaires retraités dont un ancien combattant.
A 92 ans, Nongoma Ouandaogo, est l’un des vétérans de la guerre d’Algérie, encore en vie au Burkina Faso. Né vers 1933, le nonagénaire que nous avons rencontré le 4 décembre 2025, dans son village, à Poussouaka, tient encore, tant bien que mal, sur ses deux jambes. Il nous a confié avoir participé à la guerre d’Algérie en 1958, puis à celle du Mali en 1974. Une situation qui, selon lui, lui confère le statut d’ancien combattant de l’armée française et celui d’ancien militaire burkinabè. Il a expliqué avoir survécu aux nombreuses attaques subies par son bataillon d’appartenance.
« Je me souviens qu’en opération, lorsque vous partez à 35 personnes et vous revenez à 7, ce n’est pas facile. Aujourd’hui, je vois très peu et je pense que cela est dû à l’usage permanent des jumelles pendant nos missions », a-t-il indiqué. Le nonagénaire a souligné que sa longévité réside dans son honnêteté. « Si je suis toujours en vie, c’est grâce à mon honnêteté, ma rigueur dans le travail, aux bénédictions de mes parents et de toutes les personnes agrées ainsi qu’aux prières qu’elles m’ont données », a-t-il dit.
Pour le vieux Ouandoago, les conseils dépassent souvent les incompréhensions.
« Même si tu es jeune ou si tu te sens fort, il faut toujours accepter les conseils des anciens », a-t-il suggéré. L’ancien combattant pense que les jeunes d’aujourd’hui sont à même de réaliser ce qu’il a accompli dans sa vie d’ancien militaire, à condition qu’ils suivent les bons conseils.
Disposer d’un répertoire
Nongoma Ouandaogo a invité la jeune génération à travailler sérieusement, rechercher la bénédiction de leurs parents et ne pas oublier leurs origines, notamment la tradition et les valeurs qu’ils ont héritées.
« Tout cela peut les aider. Mais d’abord, il faut être honnête », a-t-il insisté.
Cette rencontre avec l’ancien combattant de 92 ans a été rendue possible grâce à la Délégation aux anciens combattants et anciens militaires qui a entrepris une opération de recensement à travers le territoire national. C’est dans ce cadre que le jeudi 4 décembre 2025, une équipe de cette délégation a rencontré des anciens militaires à Tenkodogo et le vieux Ouandaogo à Poussouaka. L’objectif de ce recensement, selon l’adjudant Nadège Yaméogo, protocole à la Délégation des anciens combattants et anciens militaires, est de disposer d’un répertoire de tous les militaires retraités et anciens combattants afin de mieux les orienter dans des projets que prépare leur ministère de tutelle.
« Ce recensement est fait dans le but d’avoir un répertoire général des anciens parce que nous n’avons aucune position des différents militaires retraités », a-t-elle expliqué. Dans la région du Nakambé, l’adjudant Yaméogo a souligné qu’une trentaine de militaires retraités ont été répertoriés à Tenkodogo et un seul ancien combattant, recensé à Poussouaka. Une initiative jugée « très bonne » par Guy Zombré, un militaire à la retraite à Tenkodogo. « Le simple fait de connaitre que nous avons des anciens militaires ici, nous arrange », s’est-il réjoui. Pour lui, les données récoltées peuvent permettre au ministère en charge de la défense d’orienter les anciens militaires dans les différents projets.
Dans le cadre de la stratégie nationale alliant défense, sécurité et autosuffisance alimentaire, l’Escadron de sécurisation routière et d’intervention de la deuxième Légion de gendarmerie (ESRI II), déployé dans la commune rurale de Bondoukuy, dans la région de Bankui, a bénéficié de ses hôtes plusieurs hectares de terres cultivables sur lesquels, il a emblavé une dizaine de spéculations. Une initiative qui s’inscrit dans la vision du gouvernement burkinabè, qui considère la lutte pour la souveraineté alimentaire avec la même détermination que celle contre l’insécurité. Reportage.
Mi-novembre 2025. A l’aube d’un mardi, le commandement du détachement de l’Escadron de sécurisation routière et d’intervention de la deuxième Légion de gendarmerie (ESRI II) Bondoukuy, sonne le rassemblement. Le briefing fut bref, car l’horizon rougeâtre annonce très bientôt les premiers rayons du soleil. Des consignes sécuritaires sont données, des noms de code sont attribués. L’ensemble des éléments de la base y compris les visiteurs prennent part à la montée des couleurs. Après on passe à la soupe avant que le coordonnateur de la mission, l’adjudant-chef de gendarmerie Zakari Zougmoré, ne livre le programme de la journée.
Le capitaine Sanky, commandant du détachement ESRI II de Bondoukuy, donne les dernières consignes à ses hommes avant le départ pour les sites de production agricole. Sur les routes départementales, on manœuvre à la manière stricte des ESRI. Les communications radio permettent aux éléments d’être informés en temps réel et d’harmoniser leur élan de progression. Les villages et hameaux de culture de Bondoukuy sont certes débarrassés des terroristes et une phase de consolidation est mise en place, mais ces routes peuvent toujours cacher des engins explosifs mortels. La prudence, la vigilance et la concentration sont les maitres- mots.
Pour le commandant du détachement ESRI II de Bondoukuy, le capitaine Sanky, les activités rurales effectuées par ses hommes n’affectent pas là surveillance et la sécurisation du territoire.
Le détachement, du fait de sa parfaite intégration a bénéficié de plusieurs champs qu’il exploite à travers une commune constituée de 32 villages avec une population estimée à 4 000 habitants, selon le recensement de 2006. La fertilité de ses terres cultivables et sa pluviométrie abondante et bien repartie dans le temps font de cette commune une zone au potentiel agricole indiscuté. Le détachement ESRI y dispose de plusieurs champs.
Des espaces qui ont permis aux hommes du capitaine Sanky d’emblaver pour la campagne agricole humide 2025-2026, 17 hectares de maïs, 15 hectares de niébé, 4 hectares d’arachide, 2 hectares de riz, 2 hectares de soja et 3 hectares de pastèque, de l’oseille (…) grâce au soutien et l’appui de la Zone d’appui technique en agriculture (ZATA) de Bondoukuy, qui a fourni des engrais subventionnés et les conseils sur les itinéraires de productions (période des semis, de sarclage d’épandage des fertilisants).
Etroite collaboration
La sortie terrain guidée en cette période de récolte a permis de faire le tour de quelques sites et de toucher du doigt l’envergure des initiatives agricoles de l’ESRI II Bondoukuy. Sur le premier champ situé en hauteur par rapport à la base, la récolte du niébé est effective et a permis au détachement de disposer d’assurer des rations équilibrées. Et lorsque nous arrivons au deuxième champ, situé à 10 kilomètres de la caserne, les populations résidentes et les VDP étaient à pied d’œuvre dans une action de travaux communautaires pour accompagner le détachement dans la récolte.
Pour le capitaine Sanky, commandant du détachement, c’est la preuve que tout se fait en étroite collaboration avec les populations et les VDP dont la plupart profite apprendre des techniques culturales qui serviront à leur vie future. Parlant de l’obtention et de l’exploitation des champs, le commandant du détachement rassure que les démarches ont été courtoises et axées sur la confiance dont l’unité disposait auprès des notables du village.
« Dès lors que nous avons recouvré l’accalmie dans notre zone d’opération, nous avons fait part à la hiérarchie de notre volonté de produire. L’accord obtenu, nous avons approché les
Les coutumiers et religieux comme le grand imam de Bondoukuy, Seydou Touré, multiplient les prières à l’endroit des combattants.
propriétaires terriens qui ont répondu favorablement à notre demande. Rapidement, nous avons démarché un tracteur, procédé aux labours, puis l’acquisition de la semence avant de passer aux semis, sarclages, etc. A chaque étape opérationnelle, nous avons été assistés par les populations et les VDP avec qui nous avons de très bonnes relations », explique tout satisfait le capitaine Sanky. Ses dires sont corroborés par les notables de Bondoukuy qui ont tous souligné la cordiale collaboration entre le détachement et les populations locales.
« Chez nous, on a coutume de dire que le bon enfant (respectueux) verra toujours ses désirs assouvis auprès de ses géniteurs », a résumé le chef de terre de Bondoukuy, Zoutian Coulibaly. Le protocole mis en place pour concilier les travaux champêtres des activités de surveillance et de sécurisation du territoire est dur mais, les éléments ont tenu et à l’heure des récoltes, tout le détachement se réjouit des résultats surtout que la production est prioritairement destinée à la consommation de la caserne.
Faire don de l’excédent céréalier
Au décompte partiel durant notre séjour, le détachement évalue ses rendements à plus de 20 tonnes maïs, 8 tonnes niébé, 4 tonnes soja, 10 tonnes de riz etc.
Assisté dans ses opérations par l’adjudant-chef « Nèkè » (le fer en dioula), le capitaine Sanky dit saluer la vision du président du Faso dont la dynamique est d’atteindre par tous les moyens nécessaires l’autosuffisance alimentaire et nutritionnelle à court terme. « Notre mission première dans cette localité était de veiller à la sécurisation des personnes et de leur bien, de défendre l’intégrité du territoire.
C’est parce que la situation sécuritaire dans la zone nous le permet que nous produisons et élevons pour accompagner les combats en faveur de l’autosuffisance alimentaire », explique l’officier de gendarmerie avant de préciser que l’excédent céréalier sera mis à la disposition des personnes nécessiteuses à travers des circuits officiels d’aide aux déplacés internes et aux veuves et orphelins des FDS tombés au combat. Pour ne pas croiser les bras à aucun moment, la culture de contre-saison est également en perspective pour accompagner la population mais aussi renforcer les stocks alimentaires de la base.
Le canton de Bondoukuy exprime son satisfecit aux différentes actions menées par les éléments ESRI II.
Le capitaine Sanky très respecté de ses hommes est aussi soutenu dans ses initiatives de développement par les éléments de la caserne. C’est ce que le soldat Delta Force explique lorsqu’il affirme que tout combattant doit être polyvalent, c’est-à-dire allier défense du territoire à la production agrosylvopastorale. D’ores et déjà, à côté des activités agricoles, le détachement fait aussi dans l’élevage de grands et petits ruminants, mais aussi de volaille. Des actions qui renforcent la qualité de « la soupe » pour les combattants.
Grâce à une bonne organisation interne du travail, toutes ces initiatives s’opèrent normalement sans faire baisser la garde des combattants. « Nous n’avons pas perdu de vu notre mission première de combattant. Notre organisation pratique permet de concilier les productions initiées tout en restant efficace dans la lutte contre le terrorisme », affirme le Faucon (nom de guerre). Une détermination qui séduit et fait prendre conscience aux populations locales que « seul le travail fait l’homme et que la lutte libère ».
Le chef VDP, Lota Tamini très proche des éléments du détachement voue une grande admiration aux combattants ESRI. Il explique que le travail de la terre était jusque-là vu comme l’activité de ceux qui ont échoué à l’école, ceux qui n’ont rien à faire. Mais avec les initiatives du détachement ces préjugés ont disparu puisque des gendarmes vont également au champ comme les producteurs. Ce qui constitue une source de motivation et rehausse l’image du paysan.
Créer des conditions de résilience
L’un dans l’autre, cette approche intégrée de défense et de production agricole est
essentielle pour renforcer la résilience des forces de sécurité et des communautés locales. En associant les efforts de sécurisation du territoire à des initiatives de production agricole, le pays avance progressivement au fil des ans vers une souveraineté alimentaire durable et inclusive. De l’appréciation populaire des ressortissants de Bondoukuy, notamment la veille cito- yenne, les éléments ESRI et le reste de la population forment une famille dotée d’une vision unique de sécurisation, et une volonté de créer des conditions résilientes.
Le chef de Zata qui a fourni les engrais et assuré une assistance technique sur le respect des itinéraires voit en cette initiative de l’ESRI II de Bondoukuy une démonstration parfaite qui témoigne que la reconquête du territoire et la souveraineté alimentaire sont des objectifs complémentaires, à même de renforcer la stabilité et le développement du pays. Le chef de terre, Zoutuan Coulibaly, salue la franche collaboration et précise que des terres ont été mise à la disposition de l’unité de commun accord. De son point de vue, le travail
Pour le volet élevage le détachement a acquis une machine de fabrication locale servant à produire les aliments pour bétail.
champêtre des combattants a contribué à renforcer le lien en la population et le détachement, rassurer la quiétude des producteurs dans les hameaux de culture et relever le niveau de sécurisation et de pacification des localités jadis sous menaces terroristes.
La meilleure façon d’avoir la sympathie et la collaboration d’un peuple, c’est de s’identifier à ce peuple à travers son mode vie, sa culture et ses traditions. La communauté musulmane garde une bonne image de ESRI 2. Et le grand imam de Bondoukuy, El hadj Seydou Touré, défini le détachement comme un sauveur aussi bien sur le plan de la sécurisation du territoire que du développement local durable. En clair, les actions de ESRI II illustrent bien la mise en œuvre concrète de l’« Offensive agropastorale et halieutique 2023-2025 », un plan gouvernemental de 592 milliards F CFA visant à atteindre la souveraineté alimentaire et à créer au moins 100 000 emplois décents dans le secteur agropastoral pour les jeunes, les personnes déplacées internes et les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP).
Le Comité d’institution de Lutte contre le sida et les Infections sexuellement transmissibles (CIL-SIDA/IST) de la Présidence du Faso, en collaboration avec le centre médical du Camp Naba-Koom 2, a organisé une journée de collecte de sang, le jeudi 4 décembre 2025 à Kosyam.
Cette activité, 2e du genre et inscrite au programme du CIL-SIDA/IST de la Présidence du Faso, poursuit un double objectif selon le Coordonnateur de Comité, Hervé BATIONO : « répondre au besoin de sang du Centre national de transfusion sanguine (CNTS) pour soutenir les FDS et VDP engagés dans la conquête du territoire et sensibiliser les jeunes recrues surtout sur la persistance du fléau SIDA/IST ».
Organisée à l’infirmerie du Camp Naba-Koom 2 à Kosyam, cette collecte de sang a mobilisé le personnel civil et militaire. Ainsi, cette initiative a permis de collecter 76 poches pour une prévision de 70.
Une mobilisation qui satisfait le pharmacien Commandant Stéphane NANA pour qui les objectifs sont pleinement atteints.
« En situation de guerre, les décès évitables sont des décès dus à des hémorragies. Et dans ce sens, le CNTS nous accompagne énormément en termes de produits sanguins utiles pour la prise en charge des blessés », indique-t-il. Il a donc invité le personnel de la Présidence du Faso et tous les Burkinabè à multiplier les dons de sang, parce que cela sauve des vies.
Pour le chef d’équipe du CNTS, Dr Mathias KOUDA, « une seule poche est largement suffisante pour sauver la vie d’un malade ».
Direction de la communication de la Présidence du Faso
Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a présidé ce lundi 8 décembre 2025 à Ouagadougou la cérémonie officielle de lancement du cinquantenaire de l’Université Joseph KI-ZERBO (UJKZ). Placée sous le thème « De l’UO à l’UJKZ (1974-2024) : 50 ans de contribution au développement de la nation burkinabè », cette commémoration, prévue du 4 au 10 décembre 2025, marque une étape majeure pour la première université publique du pays.
Depuis l’année académique 1973-1974, l’UJKZ a connu une croissance impressionnante : de 373 étudiants à 50 303 en 2024, de 35 enseignants à 1 147, et de 15 agents ATOS à 490. Les capacités d’accueil ont été considérablement renforcées, passant de 400 à 28 217 places assises, tandis que l’institution a formé 130 549 diplômés en cinquante ans. La proportion de femmes, passée de 19 % à 44 %, illustre les progrès constants vers la parité.
Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Pr Adjima Thiombiano, a salué l’évolution remarquable de l’UJKZ, qualifiée d’« université mère » pour avoir donné naissance à sept universités publiques, sept centres universitaires et deux grandes écoles. Il a rendu hommage aux pionniers et aux acteurs qui ont porté l’institution, rappelant les valeurs de rigueur, de discipline et de patriotisme qui ont forgé son identité. Reconnaissant les difficultés, notamment les retards académiques, il s’est félicité des progrès réalisés, près de 93 % des filières étant aujourd’hui normalisées. Il a fixé l’objectif d’une normalisation complète d’ici au 31 juillet 2026 et a appelé les universités à privilégier des partenariats alignés sur la vision de souveraineté nationale.
La cérémonie a également été marquée par la distinction de 22 personnalités dans l’Ordre des Palmes académiques, en reconnaissance de leur contribution à l’enseignement supérieur burkinabè. À la fin de la cérémonie, le Premier ministre a procédé à la pose de la première pierre du monument du cinquantenaire, un ouvrage symbolique destiné à célébrer la mémoire et l’évolution de l’UJKZ.
S’adressant ensuite à la presse, le Chef du Gouvernement a rappelé que cinquante ans constituent « l’âge de la maturité » pour l’université. Il a invité la communauté universitaire à poursuivre la dynamique de la révolution progressiste populaire et à produire un savoir enraciné et adapté au contexte national, en référence à la pensée du Pr Joseph KI-ZERBO, figure majeure de l’endogénéité. Il a réaffirmé l’engagement de l’État, sous les orientations du Président du Faso, pour améliorer les conditions d’enseignement et d’apprentissage, notamment à travers l’Initiative présidentielle pour une éducation de qualité (IPEQ) et les réformes en cours dans l’enseignement supérieur. Le Premier ministre a également encouragé la poursuite des efforts pour achever définitivement la normalisation des années académiques.
En célébrant son cinquantenaire, l’Université Joseph KI-ZERBO réaffirme son rôle stratégique dans le développement national et son ambition de former des générations d’acteurs compétents, enracinés et engagés au service du Burkina Faso.
L’Agence judiciaire de l’Etat a tenu, jeudi 4 décembre 2025 à Ouagadougou, l’édition 2025 du cadre national de concertation des acteurs du conseil juridique et du contentieux de l’administration.
A l’heure où la gestion des affaires publiques exige plus de rigueur, de transparence et de cohérence juridique, les institutions burkinabè multiplient les mécanismes de concertation pour prévenir les dérives et améliorer la défense des intérêts de l’Etat. C’est dans cette dynamique que l’Agence judiciaire de l’Etat (AJE) a convoqué les acteurs du conseil juridique et du contentieux le jeudi 4 décembre 2025, à Ouagadougou pour réfléchir ensemble aux nouveaux défis, notamment celui de l’action récursoire.
Placée sur le thème : « L’action récursoire au Burkina Faso : quels dispositifs pour une mise en œuvre réussie ? », cette rencontre a été présidé par le représentant du ministre de l’Economie et des Finances, Mamadou Seré. Il a salué la régularité du cadre national de concertation des acteurs du conseil juridique et du contentieux de l’administration. Il a souligné que ses recommandations ont, au fil des années, permis d’améliorer la prise en charge des dossiers impliquant l’Etat. L’action récursoire, présentée comme l’un des défis majeurs du moment, vise à permettre à l’Etat de récupérer les sommes perdues en raison de fautes commises par ses agents. L’AJE en assure la mise en œuvre, conformément au décret n°2024-0747.
L’Agent judiciaire de l’Etat, Gnanou Karfa, a rappelé la charge de travail importante supportée par l’institution malgré une baisse de 30 % de son effectif depuis 2023. Au 30 novembre 2025, l’AJE a enregistré 878 requêtes devant les juridictions administratives, 334 affaires judiciaires, 193 dossiers d’accidents, participé à 722 audiences et produit 676 écritures.
Le taux de succès des procédures atteint 68,8 %, permettant d’éviter 21,45 milliards F CFA de condamnation. Les recouvrements directs au profit de l’Etat et ses démembrements s’élèvent à plus de 17,2 milliards F CFA, tandis que 3,99 milliards F CFA ont été reversés aux administrés au titre de l’exécution des décisions de justice.
Pour M. Karfa, ces chiffres témoignent de « la résilience et du professionnalisme » des équipes, tout en justifiant la nécessité d’un renforcement urgent des effectifs. Concernant l’action récursoire, l’AJE a déjà émis 86 actes en 2025 contre des agents publics mis en cause et récupérer 12 millions F CFA, une première dans l’histoire de l’institution. Cette avancée marque, selon lui, le début de l’opérationnalisation effective de cet outil essentiel à la bonne gouvernance financière.
Le représentant du ministre chargé de l’Economie a insisté sur la prévention du contentieux. Il a réaffirmé la disponibilité du gouvernement à accompagner les
réformes et les besoins structurels de l’Agence judiciaire de l’Etat.
Le ministre de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement, Roger Baro, a présidé, vendredi 5 décembre 2025, à Ouagadougou, la 44e session des ministres de l’Autorité du Bassin du Niger.
Les pays de l’Autorité du bassin du Niger (ABN) sont engagés dans une bonne gouvernance de l’organisation. C’est dans ce cadre qu’elle a organisé la 44e session des ministres afin de consolider la coopération régionale, d’améliorer la gestion concertée et durable des ressources en eau et des écosystèmes associés, pour un développement intégré, inclusif et résilient dans les portions nationales des neuf pays riverains du Bassin du Niger. Les travaux de cette session qui ont eu lieu, vendredi 5 décembre 2025, ont été présidés par le ministre de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement, Roger Baro, président du Conseil des ministres. Il a indiqué que l’ABN n’est pas qu’un instrument technique mais un espace de solidarité, un cadre diplomatique et un levier de cohésion régionale, qui fait face à des défis majeurs.
« Face à ces défis, nous devons agir de manière concertée et efficace. Il nous revient d’assurer une gestion intégrée, durable et souveraine des ressources en eau, de renforcer la résilience des communautés et de faire de notre Bassin un véritable moteur de paix et de développement », a-t-il déclaré. Pour garantir la pérennité et la souveraineté de l’ABN, le ministre chargé de l’Environnement a invité les Etats membres à soutenir les investissements transfrontaliers structurants et impactant, de développement et d’adaptation au changement climatique ; assurer la régularité des contributions nationales pour renforcer l’autonomie financière… « Cette session doit ouvrir un nouveau chapitre pour notre institution, un chapitre d’innovations, de solidarité, de résilience, d’intégration et surtout des actions à fort impact pour les populations », a-t-il souhaité. La rencontre qui a réuni quatre ministres et cinq représentants de ministres chargés de l’Environnement du Bénin, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée, du Mali, du Niger, du Nigeria et du Tchad a été d’une importance stratégique pour la dynamisation de la gouvernance et le fonctionnement de l’ABN.
Mise en œuvre diligente des résolutions
Ainsi, les participants ont examiné et adopté les procès-verbaux des 41e, 42e et 43e sessions ordinaires du Conseil des ministres, le rapport du comité technique des experts et approuvé les projets de résolutions et le communiqué final etc. Le rapport du comité technique des experts a décliné en 9 recommandations et 10 résolutions parmi lesquelles, celles relatives aux paiements des contributions des membres statutaires, l’adoption du PTAB 2026 et l’établissement de l’équité dans les recrutements au sein de l’ABN a aussi été adopté au cours de la rencontre. « J’invite le secrétariat exécutif à la mise en œuvre diligente des résolutions adoptées, tout en renouvelant l’engagement ainsi que la disponibilité totale de nos Etats membres », a indiqué le ministre Baro.
Le représentant de la Banque mondiale (BM), Hamoud Abdel Wedoud Kamil, a confié que le programme de développement de la résilience et la valorisation de l’eau, en cours de préparation avec la composante dédiée à l’ABN illustre cette ambition partagée de renforcer les capacités institutionnelles et techniques du Secrétariat exécutif (SE). Il a insisté sur l’alignement en ancrant l’appui des PTF dans le plan stratégique et opérationnel 2025-2030 afin de limiter la fragmentation, améliorer la prévisibilité et maximiser l’impact.
Par ailleurs, pour les cinq prochaines années le SE de l’ABN s’est engagé à mettre en œuvre des investissements structurants prioritaires liés à l’eau au profit des 180 millions de populations que compte le bassin. « Nous avons de l’eau, des terres arables, de l’énergie solaire et une population jeune. Tout ce qui nous reste maintenant, c’est de mettre en place ces investissements et de s’assurer que nous mobilisons de l’eau et que nous arrivons à valoriser cela pour que dans notre bassin, on puisse avoir suffisamment d’énergie électrique, qu’on puisse dire également que la pauvreté n’est plus une réalité dans notre bassin », a souligné le SE de l’ABN, Kocou Armand Houanye.
Aly SAWADOGO Yasmine Aïda Arlette KAFANDO
(Stagiaire)
Le ministre d’Etat, ministre de la Défense et des Anciens combattants, général de brigade Célestin Simporé, a présidé la cérémonie officielle de décoration du personnel des Forces armées nationales, vendredi 5 décembre 2025, à Ouagadougou. 174 agents ont été décorés.
Dans le cadre de la commémoration du 65e anniversaire de l’indépendance du
Burkina Faso, le ministère de la Défense et des Anciens combattants est reconnaissant des efforts de son personnel. Dans ce sens, il a organisé une cérémonie de décoration, vendredi 5 décembre 2025, à Ouagadougou, sous la présidence du chef de département, général de brigade Célestin Simporé. C’était en présence de la haute hiérarchie militaire et de quelques membres du gouvernement. Ce sont 41 médailles dans l’Ordre de l’Etalon dont deux dans la Dignité de grand officier, dix dans le grade de Commandeur, dix dans le grade d’officier et 19 dans celui de chevalier qui ont été décernés.
Dans l’Ordre du mérite burkinabè, ils sont 110 récipiendaires dont un de la Dignité de grand officier, deux Commandeurs du mérite burkinabè, douze officiers du mérite burkinabè et 96 chevaliers du mérite burkinabè à être décorés. Dans l’Ordre de la Croix du combattant, 22 récipiendaires ont vu leurs mérites reconnus. A cela, s’ajoute une médaille d’honneur de Volontaire pour la patrie. Au total, ce sont 174 personnels des Forces armées nationales, des retraités de l’Armée nationale et des civiles qui ont reçu les distinctions. L’adjudant-chef Fleur Yvonne Ilboudo, fait chevalier de l’Ordre du mérite burkinabè, a déclaré qu’après 15 ans de service, sa joie est immense de voir que ses efforts ont été récompensés.
Une reconnaissance des autorités
« Au-delà de cette distinction, c’est un appel à plus d’abnégation et de dévouement dans le travail. Je dis merci aux premières autorités du pays et au commandement militaire », a-t-elle poursuivi.
Le Chef d’Etat-major général des armées, général de brigade Moussa Diallo, félicitant l’ancien commandant de la Brigade des Volontaires pour la défense de la patrie, colonel Thomas Sawadogo, pour sa distinction.
Pour le Chef d’Etat-major de l’armée de l’air, colonel Brahima Christian Ouattara, élevé officier de l’Ordre de l’Etalon, cette distinction est une invite à poursuivre le travail bien fait. Il a dédié sa distinction à ses collègues, avec qui il travaille tous les jours pour répondre aux besoins des populations.
Pour l’ancien commandant de la Brigade des Volontaires pour la défense de la patrie (BVDP), colonel Thomas Sawadogo, décoré de la médaille d’honneur du Volontaire pour la défense de la patrie, cette distinction est dédiée aux vaillants VDP qui se sont engagés avec courage et détermination aux côtés des Forces armées nationales pour
le retour de la paix.
Le récipiendaire, élevé Commandeur de l’Ordre de l’Etalon, colonel-major à la retraite Larba Ouédraogo, a confié qu’être décoré est une reconnaissance de la part des autorités du pays. Pour cela, il a remercié le commandement pour la distinction. L’adjudant-chef-major de la Gendarmerie nationale à la retraite, Fayan Daniel Dabiré, fait Commandeur dans l’Ordre de l’Etalon, a exprimé également sa joie pour la distinction, après plus de 22 ans de service et plus de 30 ans de retraite. Notons que la cérémonie a connu la présence d’amis, connaissances et familles des récipiendaires.
Gbetcheni Constantin Bertrand KAMBIRE (Collaborateur)