Logement à Bobo-Dioulasso: la SONATUR lance la construction d’une cité ultra moderne à Bindougousso

Le ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat, Mikaïlou Sidibé, a procédé à la pose de la première pierre de la cité de la Société nationale d’aménagement des terrains urbains (SONATUR) de Bindougousso, le samedi 19 novembre 2025 à Bobo-Dioulasso. Cette cité ultra moderne vise à révolutionner le secteur du logement dans la capitale économique du Burkina Faso en offrant un cadre de vie moderne et harmonieux à la population.

Après ZAFARA PLAZZA de Ouagadougou, la Société nationale d’aménagement des terrains urbains (SONATUR) continue d’étendre sa vision révolutionnaire du logement à travers le pays. En effet, elle a lancé la construction d’une cité ultra moderne à Bobo-Dioulasso dénommée « cité SONATUR de Bindougousso ». La pose de la première pierre a été faite, le samedi 29 novembre 2025, par le ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat, Mikaïlou
Sidibé, accompagné de certains membres du gouvernement et de l’ambassadeur du Mali au Burkina Faso. Le projet, qui vise à promouvoir un urbanisme durable et sécurisé en offrant un cadre de vie moderne et harmonieux à la population, va être mis en œuvre par la SONATUR et son partenaire HAM-Mali à travers sa filiale HAM-Burkina Faso.

Il vise à bâtir 66 duplex de type F4 extensibles en R+1 et 17 immeubles mixtes en R+3 et plus, le tout sur une superficie de cinq hectares (ha.) Selon le directeur général de la SONATUR, Boureima Ouattara, le projet comprend également des infrastructures modernes, des espaces verts intégrés et des équipements de proximité. « Ce projet répond à une demande croissante de logements décents, accessibles, adaptés à l’évolution des familles, mais également à la nécessité de dynamiser les activités économiques grâce à des espaces commerciaux mieux organisés », a-t-il souligné.

Pour lui, en lançant ce projet, son institution veut contribuer à réduire le déficit en logements de qualité, à créer des emplois directs et indirects pendant et après la construction, à accroître l’attractivité de la ville pour les investisseurs et à améliorer le cadre de vie des futurs résidents. A entendre le directeur général, avec son partenaire HAM-Mali, l’ambition est de livrer un ensemble urbain moderne, fonctionnel et exemplaire.
« Toujours dans sa logique d’offrir un cadre de vie sécurisé aux résidents de ses cités, la SONATUR prend l’engagement de construire un mur de clôture de 2 122 mètres linéaires autour du cimetière se trouvant sur son site de Bindougousso », a-t-il ajouté.

Garantir un logement digne, accessible et durable à la population

Selon le ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat, Mikaïlou Sidibé,
le développement immobilier répond à un double objectif : mettre en valeur immédiatement les terrains mais aussi permettre de créer des emplois. Pour lui, ce projet s’inscrit dans la vision du gouvernement de développement de l’immobilier au Burkina Faso à travers la SONATUR. « Au-delà de son cœur de métier qui est d’aménager des terrains et de les commercialiser, nous avons décidé de dégager des espaces au niveau des zones viabilisées de la SONATUR pour faire du développement immobilier, pour faire un début de mise en valeur des terrains avec des complexes qui intègrent non seulement les appartements pour habitation mais aussi des espaces commerciaux », a-t-il indiqué.

A l’entendre, sur le site de Bindougousso, il s’agit de construire des bâtiments à niveaux dans le cadre d’un partenariat public-privé avec la société HAM-Mali. Le directeur général de HAM-Mali, Mama Kayentao, a pour sa part exprimé sa gratitude aux autorités burkinabè et maliennes pour la confiance placée en sa société pour la réalisation de ce projet. Pour lui, la réalisation de ce projet va permettre de garantir un logement digne, accessible et durable à la population. « Nous avons souhaité que ce projet soit exemplaire à plusieurs égards : sur le plan social en offrant des logements de qualité, sur le plan environnemental grâce à une conception d’économie intégrale de matériaux durables et des espaces verts, et sur le plan urbain en s’intégrant harmonieusement dans les quartiers », a-t-il ajouté.

Noufou NEBIE

VIIIe édition du Forum national de l’intégration: 72 heures pour renforcer les liens entre les peuples

La VIIIe édition du Forum national de l’intégration s’est tenue, du 28 au 30 novembre 2025, à Pô, dans le Nahouri, région du Nazinon. L’événement qui a été organisé pour la première fois dans un chef-lieu de province a été placé sur le thème : « Intégration africaine : repères historiques et impératifs contemporains ».

Après Banfora en 2024, la ville de Pô, dans la province du Nahouri, région du Nazinon, a accueilli l’organisation tournante du Forum national de l’intégration. Lancé, le vendredi 28 novembre 2025, par le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur, Karamoko Jean Marie Traoré, la VIIIe édition du Forum a pris fin, le dimanche 30 novembre 2025. Placé sur le thème : « Intégration africaine : repères historiques et impératifs contemporains », ce rendez-vous a connu la présence des membres du corps diplomatique africain, de plusieurs communautés étrangères et des autorités administratives, religieuses et coutumières.

A cette occasion, une dizaine de décrets de naturalisation ont été remis à des membres de communautés africaines. Des attestations de reconnaissance ont également été offertes à des acteurs qui contribuent à la promotion de l’intégration africaine. Lors de la cérémonie d’ouverture du Forum, le ministre chargé des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, a dit être témoin de démarches qui montrent que Pô est une école de l’intégration. Il a salué les efforts des chefferies coutumières qui travaillent « dans le silence, sans fanfares » et qui, tous les jours, tissent la toile de la cohésion sociale, de la cohabitation et finalement de l’intégration.

Selon lui, les zones frontalières sont les points de départ de l’intégration.
« Imaginez un tant soit peu, deux communautés côte à côte, séparées par tous types de murs qui ne se parlent pas. C’est difficile de se projeter dans un tel espace », a indiqué le ministre Traoré. Pour lui, tout comme à Pô, l’on est témoin d’une intégration parfaite dans toutes les autres contrées frontalières où les populations vont et viennent, se parlent, s’amusent, cultivent, se marient et pratiquent des traditions entre elles.

« Chaque geste nous rappelle que c’est nous, l’administration qui sommes en retard et que nous devons accélérer nos textes pour les adapter à ce que nos communautés nous montrent », a signifié le premier responsable du département des affaires étrangères. A son avis, le Forum national de l’intégration est une opportunité de reconnaitre et de saluer ce travail naturel qui est fait entre communautés et populations de part et d’autre de ce que l’on appelle frontière.

« Le Burkina, leader en matière d’intégration »

M. Traoré a déploré que les réseaux sociaux et les médias ont tendance à amener les Africains à avoir peur les uns des autres sans même se rencontrer. D’après lui, cette rencontre est initiée pour que les Africains se souviennent que cette extraversion qui les empêche de vivre-ensemble devait être corrigée. « Si demain, il y a un centre de santé performant qui est construit au Ghana, le Burkina Faso doit être fier. S’il y a également un bout de chemin de fer qui est posé au Burkina, le Ghana doit en être fier. Si une usine de transformation d’un produit quelconque est ouverte dans un pays voisin, les autres doivent le célébrer », a estimé le ministre Traoré.

Pour le parrain de l’événement, Jacques Sosthène Dingara, le ministre chargé de l’Enseignement de base, la tenue du forum à Pô est un honneur fait à la ville qui incarne le symbole de l’histoire d’un peuple hospitalier et qui sert depuis des lustres de trait d’union entre le Burkina Faso et le pays frère du Ghana. Il a insisté sur la cohésion sociale et le vivre-ensemble qui restent des acquis à préserver. « Chacun d’entre nous doit en être
l’acteur et son échelle », a-t-il recommandé.

Le représentant des communautés africaines vivant au Burkina Faso, James Anane Amedeker, a confié que ce rendez-vous entre les peuples est une matérialisation de l’intégration africaine. Il a salué les efforts du gouvernement burkinabè à travers l’adoption en Conseil des ministres, de la décision portant suppression des frais de visas pour tout Africain désirant se rendre au pays des Hommes intègres. Il a,de ce fait, témoigné sa reconnaissance aux autorités du pays pour cette mesure exceptionnelle panafricaine qui est une action concrète en faveur de l’intégration africaine. « Le Burkina devient incontestablement un leader en matière d’intégration dont tous les pays africains devraient s’en inspirer pour une véritable unité de l’Afrique », a reconnu M. Amedeker.

 

Noufou SAWADOGO

Intelligence artificielle : Ecobank Burkina forme et dote 100 pupilles de la Nation en ordinateur

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Ecobank Burkina Faso a organisé une session de formation sur l’Intelligence artificielle au profit de 100 pupilles de la Nation, les 29 et 30 novembre 2025, à Ouagadougou. A l’issue de cette formation, la banque panafricaine a également offert à ces pupilles de la Nation des ordinateurs d’une valeur de 30 millions F CFA.

Ecobank Burkina est sensible à la situation sécuritaire que traverse le pays des Hommes intègres, notamment celle des enfants des Forces et de sécurité (FDS) et des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) tombés au front. Ainsi, dans le cadre du programme de ses activités de la 13e édition de Ecobank Day, la filiale burkinabè de la banque panafricaine a offert une formation sur l’Intelligence artificielle (IA) à 100 pupilles de la nation, les 29 et 30 novembre 2025, à Ouagadougou, organisée en partenariat la Direction
de l’action sociale et des services psychologiques de la gendarmerie nationale (DASSP).

En plus de cette formation, Ecobank Burkina Faso a offert, un kit informatique, composé d’ordinateurs, d’une valeur de 30 millions F CFA à ces pupilles de la nation, venues de différentes régions du Burkina, notamment de Banfora, Bobo-Dioulasso, Dédougou, Fada N’Gourma, Gaoua, Kaya, Koudougou, Ouagadougou, Ouahigouya, Tanghin- Dassouri, Tenkodogo, Yako et Ziniaré. Les enfants des FDS et des VDP ont également bénéficié de fournitures scolaires d’une valeur de 1 million F CFA, grâce aux cotisations du personnel de Ecobank Burkina Faso.

Selon le formateur et spécialiste en IA, Dr Boukary Ouédraogo, cette formation en deux vaques, a permis, entre autres, aux apprenants de comprendre l’histoire du royaume mossi depuis le Ghana jusqu’au Yatenga, de voir en 3D l’ensemble des planètes qui gravitent autour du soleil, d’utiliser IA pour renforcer leurs apprentissages scolaires. Cette session en IA est précédée d’une formation de base pour ceux qui ne sont pas familiers à l’utilisation de l’ordinateur, a-t-il précisé.

Honorer la mémoire des parents tombés pour la patrie

La directrice générale de Ecobank Burkina, Noëlie Cécile Tiendrebeogo a expliqué que cette activité entre dans le cadre de la 13e édition de Ecobank Day et des 40 ans du groupe
Ecobank. Elle s’inscrit également dans la campagne du Groupe « Transformer l’Afrique par l’éducation », en intégrant l’IA et les outils numériques pour préparer les enfants à l’économie du savoir. « Aujourd’hui, nous soutenons 100 pupilles de la Nation, enfants des FDS tombés pour notre pays. Leur offrir une formation en IA et en compétences numériques, c’est honorer la mémoire de leurs parents, réduire la fracture numérique, stimuler leur ambition et leur curiosité pour les métiers du futur », a souligné Mme Tiendrebeogo.

Et à travers ce geste, Ecobank réaffirme sa conviction que l’éducation inclusive est une responsabilité collective, a-t-elle ajouté. Le représentant du chef d’état-major de la Gendarmerie nationale, le lieutenant-colonel fidèle Zongo traduit la gratitude de la hiérarchie militaire au donateur pour ce gestion de solidarité à l’égard des pupilles de la nation. En initiant cette formation, Ecobank Burkina offre un avenir et donne une chance supplémentaire aux pupilles de la Nation, a-t-il fait savoir. Il les a encouragées à tirer profit de ces connaissances acquises pour leur propre épanouissement et le développement de la nation. « Vos parents ont servi avec courage et honneurs, vous êtes aujourd’hui les héritiers de leur bravoure.

En vous accompagnant et en vous donnant ces outils numériques et technologiques, nous honorons leurs mémoires et préparons votre réussite » a déclaré le représentant du chef d’état-major de la gendarmerie nationale. Selon le directeur de l’action sociale et des services psychologiques de la Gendarmerie nationale, capitaine Maurice Landry Darga, ces compétences seront utiles aux enfants et leur permettra de se mettre à niveau par rapport
aux nouvelles technologies de la formation et de la communication. L’élève en classe de première A à Bobo-Dioulasso, Yuédann John Arudah Loué a laissé entendre que cette formation et cette dotation en ordinateurs constituent une grande opportunité et un symbole d’espoir pour eux, surtout sur le plan éducatif.

« Ces applications pourront nous aider à mieux rechercher les leçons que nous ne comprendrons pas et à faire des exercices », a-t-il confié. « En tant qu’orphelins de FDS et de VDP tombés pour la nation, cette initiative représente pour nous bien plus qu’un geste. Elle est une marque d’attention, de solidarité et d’espoir. Grâce à vous, nous avons accès à des outils de connaissance qui vont nous aider à construire notre avenir avec confiance », a renchéri la porte-parole des pupilles de la Nation, Grâce Zongo, élève en classe de Tle A à Yahé Jiré.

Mahamadi SEBOGO
Gbetcheni Constantin Bertrand KAMBIRE

FILO 2025/ Colloque international : Mettre en place un espace de formation pour les jeunes auteurs et éditeurs

Le colloque international, en marge de la 18e Foire internationale du livre de Ouagadougou, a refermé ses portes, ce vendredi 28 novembre 2025, à Ouagadougou.

Au bout de trois jours de travaux, le colloque a refermé ses portes avec des fortes recommandations pour faire du livre un outil de souveraineté nationale et de développement culturel durable. 72 communications ont été livrées par des universitaires, doctorants et professionnels du livre. Comme recommandations, les participants ont émis la nécessité d’accentuer la valo-risation des langues nationales par un panel dédié à la création et la diffusion des œuvres en langues locales. Ils ont également recommandé de mettre en place un espace de formation pour les jeunes auteurs et éditeurs sur les techniques d’écriture et la protection des droits d’auteurs.

Les participants ont jugé utile de créer un prix spécial FILO pour récompenser les meilleures communications et les initiatives innovantes en matière de promotion du livre. Enfin, le renforcement de la coopération régionale et internationale et la promotion des politiques publiques pour soutenir la promotion du livre ont été préconisés. Le représentant du ministre chargé de la Culture, Moussa Dicko, a salué la disponibilité des participants et communicateurs qui ont fait de ce colloque, un succès. Il a rassuré que les actes du colloque seront consignés dans un livre pour que les éditions futures s’en inspirent pour promouvoir davantage le livre. M. Dicko a réaffirmé la détermination du département à renforcer le soutien aux auteurs. Il s’est dit convaincu que le livre demeure au cœur de l’identité culturelle et de la souveraineté africaine.

A l’occasion de la clôture, un hommage à titre posthume a été rendu à Maître Frédéric Titinga Pacéré, homme de culture, décédé le 8 novembre 2024. Sa famille a reçu une attestation délivrée par le ministère chargé de la Culture. Le Pr Yves Dakouo, dans sa communication d’hommage, a rappelé que Maître Pacéré est une personnalité qui a marqué la vie du Burkina par la diversité de ses activités et son apport à la transformation socio-économique. « En 81 ans de vie, on compte à son actif, 82 ouvrages publiés, toutes catégories confondues, 267 conférences animées au Burkina, en Afrique et hors du continent. Il est détendeur de 66 distinctions honorifiques à travers le monde », a-t-il rappelé. Maître Pacéré a été le premier poète à être consacré « Trésor humain vivant » en 2004 par le ministère burkinabè de la Culture. Il est le concepteur de la
« bendrologie », le langage du bendré (tam-tam), auquel il consacre un document de onze tomes et la « wongologie » ou la littérature des masques. Des attestations de reconnaissance ont été remises aux communicateurs à ce colloque.

Adama SEDGO

14e conférence annuelle de la DGI : un engagement à traiter le passif des archives

La 14e conférence annuelle de la Direction générale des impôts (DGI), tenue les 26 et 27 novembre 2025, à Ouagadougou, sur le thème central : « Modernisation de l’archivage documentaire au service de la performance de la DGI : enjeux et perspectives », a pris fin par des résolutions et recommandations devant contribuer à bâtir un système d’archivage moderne et efficient de l’administration fiscale.

Après 48 heures de réflexions, d’échanges, la 14e conférence annuelle de la direction générale des impôts (DGI), tenue les 26 et 27 novembre 2025, à Ouagadougou, sur le thème central : « Modernisation de l’archivage documentaire au service de la performance de la DGI : enjeux et perspectives », a permis d’identifier les leviers stratégiques à actionner pour faire du fisc burkinabè une administration moderne, exemplaire, responsable et résiliente. Il s’agit de la nécessité de professionnaliser davantage la gestion archivistique, de classer, normaliser et sécuriser les fonds documentaires existants et d’accélérer la digitalisation.

Pour y arriver, les participants à cette 14e conférence ont pris deux résolutions. La première est relative à l’engagement de traiter le passif existant des archives de la DGI par la collecte, le tri, la conservation et l’élimination des archives. Cette résolution se justifie au regard de l’état des lieux de l’archivage documentaire de la DGI, de la volumétrie des archives dans les différentes structures, de l’insuffisance et l’insécurité des locaux de conservation des archives de l’administration fiscale.

La seconde porte sur l’engagement à impliquer les responsables à tous les niveaux hiérarchiques de la DGI dans le processus de digitalisation de l’archivage. Dans l’objectif de remédier à la problématique de l’insuffisance de la ressource humaine, qui constitue un obstacle à la modernisation de l’archivage à la DGI, la 14e conférence annuelle de la DGI a recommandé le renforcement de l’effectif du personnel archivistique du service des archives et de la documentation.

Former sur les fondamentaux de l’archivistique

Ces 48 heures d’échanges ont également permis aux participants de formuler
des propositions pour la modernisation de l’archivage documentaire. Il s’agit, entre autres, d’intégrer systématique-ment une salle d’archives conforme et sécurisée dans les plans des bâtiments de la DGI, d’élaborer et adopter un manuel de procédures de gestion des archives, d’actualiser les outils de gestion des archives, de former et sensibiliser les agents sur les fondamentaux de l’archivistique.

Le représentant du ministre de l’Economie et des Finances, le conseiller technique Souleymane Nabolé, a salué les résultats issus des travaux de cette rencontre annuelle de la DGI. « Les conclusions auxquelles vous êtesparvenus s’inscrivent pleinement dans la vision portée par le sommet de l’Etat qui fait de la digitalisation et de la sécurisation de l’information un axe central de la gouvernance publique. (…) Notre administration ne peut donc se soustraire à l’impératif de moderniser ses archives, non seulement pour renforcer la performance administrative, mais aussi pour protéger sa mémoire institutionnelle »,
a-t-il souligné.

Il a réitéré l’engagement du premier responsable du département, Aboubakar Nacanabo, à accom-pagner l’administration fiscale dans le renforcement de ses infrastructures documentaires et numériques, la consolidation du cadre juridique et normatif,
la digitalisation intégrale des processus et dans la préservation durable de la mémoire administrative. La directrice générale des impôts, Eliane T. Djiguimdé, s’est également réjouie de la tenue de cette conférence. Les panels et échanges, a-t-elle ajouté, ont permis aussi de fournir les rudiments nécessaires pour amorcer la transformation digitale du système d’archivage. « Nous avons compris qu’il faut d’abord maîtriser l’existant. Car, l’existant est la mémoire de notre administration fiscale. Il faut déjà procéder à un classement, à un tri, à un rangement selon les normes avant de passer à la numérisation », a-t-elle indiqué.

Mahamadi SEBOGO
Windmad76@gmail.com

Sortie de promotions de l’INHEI 24 : « diplomates » au service du Burkina Faso

Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur, Karamoko Jean Marie Traoré, a présidé la cérémonie officielle de sortie des 14e promotion cycle A et la 2e promotion cycle B de l’Institut des hautes études internationales (INHEI), vendredi 28 octobre 2025, à Loumbila.

L’Institut des hautes études internationales (INHEI) a sacrifié à la tradition en mettant en exergue ses stagiaires en fin de formation. L’événement a consacré
la fin de 21 mois de formation pour 9 stagiaires de Cycle A (conseillers des affaires étrangères) et pour 15 stagiaires du cycle B (secrétaires des affaires étrangères et
des inscrits sur titre spécialisés en diplomatie et relations internationales). Ces impétrants ont reçu comme nom de baptême « Mi Yudiedima » qui veut dire souveraineté en langue nationale Gulmancema. Placé sur le thème : « La diplomatie à l’heure de la Révolution Progressiste Populaire », la cérémonie a été présidée par le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur, Karamoko Jean Marie Traoré, dans la matinée du vendredi 28 novembre 2025, à Loumbila.

Le représentant des promotions, Timothée Haro, a traduit sa gratitude à l’endroit de tous les acteurs qui ont accompagné son groupe. Il a aussi assuré l’assistance que les membres des promotions vont porter haut les valeurs de patriotisme, de courage et d’intégrité. Cela, a-t-il dit, pour défendre au mieux les intérêts du Burkina Faso sur la scène internationale. « Nous sommes prêts à aller partout où le devoir nous appelle et ce, en adéquation avec le thème de sortie de la cérémonie », a-t-il déclaré. En outre M. Haro a invité ses camarades à capitaliser toutes les connaissances acquises durant ces deux années afin de remplir chaque page de ce livre.

Rayonner au-delà des frontières sahéliennes

Le directeur général par intérim de l’INHEI, Philipe Sandwidi, pour sa part, a confié que les résultats engrangés par l’institut sont liés à l’engagement du ministre en charge des affaires étrangères. Pour ce faire, il lui a exprimé sa profonde gratitude pour sa constante disponibilité pour accompagner l’école diplomatique burkinabè.

Le DG par intérim a également adressé ses remerciements aux membres du gouvernement, au parrain, au gouverneur de la région de Oubri et aux autres responsables administratives et coutumières. A l’endroit des lauréats, il a déclaré qu’ils quittent cette école pour embarquer avec le Burkina Faso sur le chemin de la souveraineté.
« Vous êtes maintenant prêts à prendre votre place parmi les défenseurs de notre souveraineté et notre dignité. Le chemin sera parfois ardu, mais vous avez les ressources nécessaires pour faire face à tous les défis », a-t-il expliqué.

Selon le parrain, le capitaine Martha Céleste Anderson Médah, directeur de cabinet du président du Faso, dans une vie professionnelle, il est important de cultiver certaines valeurs essentielles : l’intégrité, l’humilité, la discipline, la loyauté, l’ouverture d’esprit et le respect de la diversité. « Ces valeurs cardinales constituent la base solide sur laquelle se construit une carrière diplomatique exemplaire », a-t-il martelé. Ainsi, il a appelé ces filleuls à incarner dans chacun de leurs actes, les valeurs d’intégrité, de dignité, de patriotisme et de justice en cohérence avec la vision qui guide, aujourd’hui, la Nation.
« Placez toujours les intérêts du pays des Hommes intègres au-dessus de vos intérêts personnels », a-t-il dit.

Quant au ministre chargé des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, il a indiqué que l’INHEI est en train de devenir un pôle d’excellence diplomatique, un carrefour où s’affûte la pensée stratégique africaine, se construit une diplomatie décomplexée, souveraine et totalement arrimée à nos intérêts fondamentaux.

Pour ce faire, a expliqué le chef de la diplomatie burkinabè, l’institut s’est doté d’un plan stratégique à l’horizon 2028 pour rayonner au-delà des frontières sahéliennes. « La Révolution progressiste et populaire qui se conduit sous le leadership du Président Ibrahim Traoré, n’est pas un simple slogan, c’est une orientation, une ligne de conduite, une boussole stratégique. Elle irrigue tous les secteurs essentiels : la sécurité, l’économie, la santé, l’énergie, l’agriculture et naturellement la diplomatie », a-t-il fait savoir.

Evariste YODA

Police municipale du Burkina Faso : 30 ans d’engagement célébrés

Le ministre de la Défense et des Anciens combattants, le général de brigade Célestin Simporé, a lancé officiellement les activités de la commémoration du 30e anniversaire de la Police municipale du Burkina Faso, vendredi 28 novembre 2025 à Ouagadougou.

La Police municipale du Burkina Faso a 30 ans d’existence. Ce trentenaire a été
célébré, vendredi 28 novembre 2025, à Ouagadougou. Le lancement des activités de l’évènement a été fait par le ministre de la Défense et des Anciens combattants, le général debrigade Célestin Simporé, représentant le Premier ministre, Rimtalba Jean-Emmanuel Ouédraogo. Le Gal célestin Simporé a rendu hommage aux pionniers et générations successives d’autorités et d’agents municipaux qui ont bâti l’institution, devenue un maillon essentiel de la gouvernance locale. « Le gouvernement s’engage à accompagner les communes du Burkina Faso dans la consolidation des acquis et le développement des polices municipales », a-t-il dit.

Il a indiqué que cet engagement continu du gouvernement se traduira par plusieurs axes prioritaires. Entre autres, le chargé de la défense a cité la professionnalisation continue des agents à travers des formations adaptées aux nouveaux enjeux urbains, le renforcement des capacités institutionnelles, le renforcement des capacités matérielles et logistiques des unités, la promotion de l’éthique, de la discipline et du respect des droits humains dans l’exercice de leurs fonctions. Dans cette même dynamique, il a relevé le renforcement de la coordination entre les polices municipales, la police nationale, la Gendarmerie nationale et les structures communautaires locales et sécuritaires. Selon lui, ces réformes s’inscrivent dans la dynamique globale de modernisation de la gouvernance locale portée par le Président du Faso, capitaine Ibrahim Traoré.

Toujours servir avec loyauté et dévouement

« Elles traduisent aussi la volonté du gouvernement de bâtir des collectivités territoriales fortes, responsables et sécurisées, capables de répondre efficacement aux attentes des populations », a-t-il ajouté. Le Gal Simporé a encouragé la police municipale à approfondir ses liens avec les communautés de quartier, les organisations de jeunes, les associations de familles, les autorités culturelles et religieuses ainsi que les différentes composantes de la vie. « Cette approche participative, conjuguée à l’usage judicieux des technologies de l’information et de la communication, permettront à la police municipale d’être une force de l’ordre, de dialogue et de cohésion sociale », a-t-il soutenu.

Pour le Président de la délégation spéciale (PDS) de la commune de Ouagadougou, Maurice Konaté, depuis 30 ans, la police municipale a grandi, s’est structurée, professionnalisée et a gagné en crédibilité. Il a précisé que jour après jour, les agents de la police municipale veillent sur les marchés, les rues, les espaces publics contribuant à faire régner l’ordre dans les villes. « Malgré les contraintes matérielles et sécuritaires, ils remplissent leurs missions avec courage, discipline et un sens élevé du devoir », a-t-il souligné. Maurice Konaté a donc rendu hommage à l’ensemble des policiers municipaux, pour leur dévouement, loyauté et le service rendu quotidiennement.

Le président du comité d’organisation de ce trentenaire, l’inspecteur divisionnaire de police municipale, Clément Ouongo, a souligné que le 30e anniversaire de la police municipale n’est pas simplement un moment de fête. Il est plus un devoir de mémoire, un moment d’introspection, de prospection et de projection vers un avenir plus maîtrisé, engagé et professionnel. « Il s’agit d’une occasion pour réaffirmer notre engagement à servir avec loyauté et dévouement les populations », a-t-il affirmé.

Gbetcheni Constantin Bertrand KAMBIRE

Station de traitement des boues de vidange de Komsilga: L’infrastructure attendue en septembre 2026

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La cérémonie officielle de lancement des travaux de construction de la station de traitement des boues de vidange dans la commune rurale de Komsilga s’est tenue, vendredi 28 novembre 2025.

Les stations de traitement des boues de vidange se renforcent davantage à Ouagadougou. Après les sites de Kossodo, Zagtouli et Gonsin, c’est le tour de la commune rurale de Komsilga. Les travaux de construction de la station ont été lancés, vendredi 28 novembre 2025 à Kalzi, un village de ladite commune. Selon le ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale, Mathias Traoré, représentant le Premier ministre, la station de Komsilga représente « une réponse urgente et stratégique » à l’insuffisance actuelle des capacités de traitement des boues de vidange à Ouagadougou. Cette nouvelle infrastructure doit permettre de soulager les stations de Kossodo et Zagtouli, aujourd’hui saturées. Prévue pour être livrée, le 30 septembre 2026, la station de Komsilga a un coût global de 4,5 milliards FCFA entièrement financé par l’Etat, a soutenu le représentant du Premier ministre.

Sa capacité initiale est de 40 m³ par jour, extensible à 800 m³/jour. Les travaux de construction comprennent des zones de réception, des lits de séchage, des voiries et réseaux divers, ainsi que des bâtiments administratifs et des clôtures. « C’est un symbole fort de notre capacité à mettre en œuvre des solutions durables. Cette station transformera les déchets que sont les boues de vidange en une ressource, notamment pour l’amendement des sols, contribuant ainsi à une économie circulaire », a-t-il signifié. Le ministre chargé de la Fonction publique a exhorté les entreprises de vidange à utiliser « correctement la future station » et à faire preuve d’un professionnalisme irréprochable. Tout manquement, a-t-il averti, fera l’objet d’une fermeté particulière. Quant aux entreprises chargées de la construction, elles ont été appelées à respecter scrupuleusement les exigences techniques et les délais, avec la promesse d’un suivi rigoureux du chantier.

Des infrastructures modernes, durables et adaptées

Le ministre de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement, Roger Baro, a réaffirmé l’engagement du gouvernement à améliorer durablement la gestion des boues de vidange. Selon lui, le lancement des travaux constitue une étape majeure dans la volonté du Burkina Faso de résoudre efficacement cette problématique qui touche directement la salubrité et la santé publique. Pour le ministre Baro, la station, en termes d’innovation, va intégrer des systèmes hybrides, combinant énergie solaire et équipements manuels performants. Il a insisté sur la nécessité de construire des infrastructures durables.

Le Directeur général (DG) de l’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA), Flandion Idrissa Sourabié, a souligné que les travaux, témoignent de la volonté de l’Etat et de sa structure avec le soutien des partenaires techniques, de livrer une infrastructure moderne au service des vidangeurs et des populations. Conçus pour assurer un traitement optimal des boues, les équipements de la station, a-t-il souligné, comprennent deux postes de dépotage en parallèle, deux épaississeurs dotés chacun de deux bassins de 200 m², 22 lits de séchage, etc. « Chaque élément de l’infrastructure a été pensé pour satisfaire les normes environnementales et garantir une amélioration durable des conditions de vie. Ce chantier représente bien plus qu’une infrastructure technique. Il incarne une vision nationale tournée vers l’avenir où les services essentiels sont accessibles à tous », a fait savoir M. Sourabié.

Oumarou RABO

Projet de stabilisation du Sahel : des taux de réalisation physique et financière satisfaisants

Le Comité de pilotage du projet communautaire de relèvement et de stabilisation du Sahel au Burkina Faso (PCRSS) a tenu sa deuxième session ordinaire de l’année, le vendredi 28 novembre 2025 à Ouagadougou afin d’examiner l’état d’avancement des activités du Plan de travail et budget annuel (PTBA) et de valider le PTBA 2026.

Le Comité de pilotage du projet communautaire de relèvement et de stabilisation du Sahel au Burkina Faso (PCRSS) veut se fixer un cap fiable pour la conduite de ses activités sur le terrain. C’est alors que la deuxième session ordinaire de l’année, le vendredi 28 novembre dernier à Ouagadougou a permis la révision et l’adoption du Plan de travail et budget annuel (PTBA) 2025. Cela, au regard de certaines difficultés rencontrées dans la mise en œuvre des activités programmées, notamment l’inaccessibilité de certaines communes due à l’insécurité, mais aussi en vue de permettre la prise en compte des activités des nouvelles communes bénéficiaires et de celles des anciennes pour accompagner le retour des populations dans leurs localités d’origine.

Selon la représentante du président du comité de pilotage, Josiane Ouédraogo, ce réajustement a permis d’enregistrer, à la date du 30 septembre 2025, pour ce qui concerne la mise en œuvre du PTBA 2025, un taux moyen d’exécution physique global de 57,28% et un taux d’exécution financière de 20,06%. Des résultats qui, selon elle, ont été engrangés malgré un contexte difficile. De son côté, le coordonnateur du projet, Boulaye Sanogo, ce taux moyen s’explique par le fait que les actions de stabilisation qui sont pour la plupart des infrastructures, prennent du temps pour la réalisation. Toutefois, il a rassuré que plusieurs infrastructures ont été réceptionnées et le taux d’exécution du PTBA devrait atteindre 90% au 31 décembre 2025.

Plusieurs acquis

Selon les acteurs, pour 2026 la dernière année d’exécution du projet, le PTBA a permis d’identifier et de planifier 169 microprojets, dont 66 reports de 2025 qui vont être déroulés, pour un montant global de plus de 41 milliards de FCFA. « Ce PTBA est le dernier de la mise en œuvre du projet conformément au document de projet. Sa mise en œuvre doit tenir compte non seulement des orientations issues de la revue à mi-parcours intervenue en mars 2025 mais surtout des orientations du gouvernement dans la perspective de la clôture du projet prévue le 31 décembre 2026 », a insisté la représentante du président du Comité de pilotage. Financé par la Banque mondiale, le PCRSS a pour objectif de contribuer au relèvement des communautés dans les zones cibles de la région du Liptako-Gourma au Burkina Faso, au Mali et au Niger.

Au Burkina Faso, il est mis en œuvre dans 29 communes des régions de Yaadga, des Koulsé, du Liptako et du Soum avec pour cibles principales les personnes déplacées internes. Lancé en 2021, le PCRSS a développé plusieurs initiatives dont la réalisation de magasins de stockage, l’extension des infrastructures scolaires, la mise à disposition de kits scolaires et de lampes solaires au profit des élèves, la construction de dispensaires, de CSPS, de centres d’hospitalisation et à la dotation de certains centres de matériel médicotechnique en ce qui concerne le secteur de la santé.

 

Wanlé Gérard COULIBALY

Coopération parlementaire: une délégation de parlementaires du Haut-Rhin Katanga à l’ALT

Le 1er vice-président de l’Assemblée législative de Transition, David Dafidi Lompo, a reçu, en audience, une délégation de parlementaires de l’Assemblée provinciale du Haut-Rhin Katanga de la République démocratique du Congo (RDC), conduite par sa
vice-présidente, le député Nkomba Maka Liliane.

Présente à Ouagadougou dans le cadre du forum international des femmes entreprenantes, une délégation de parlementaires de l’Assemblée provinciale du Haut-Rhin Katanga de la République démocratique du Congo (RDC) est allée s’inspirer de l’expérience burkinabè, en matière du travail parlementaire burkinabè. Conduite par sa vice-présidente, le député Nkomba Maka Liliane, la délégation a été reçue, en audience, par le 1er vice-président de l’Assemblée législative de transition (ALT), David Dafidi Lompo.

Nkomba Maka Liliane a fait savoir que la délégation a échangé avec les députés de l’ALT sur le travail parlementaire ainsi que le fonctionnement de l’institution parlementaire burkinabè. « Nous avons reçu des informations très riches dans le sens d’enrichir notre mandat parlementaire. De ces échanges, nous en ressortons satisfaits. Nous allons les capitaliser pour renforcer nos faiblesses et les transformer en succès », a confié, Nkomba Maka Liliane, à sa sortie d’audience.

Elle a ajouté que l’entretien a porté également sur les outils parlementaires et son rapport avec les pouvoirs exécutif et judiciaire ainsi que leur hiérarchisation comparativement à la réalité de la République démocratique du Congo. « L’histoire du Congo est similaire à celle de Burkina Faso et nous avons aussi connu ces différentes étapes », a rappelé le chef de la délégation des parlementaires congolais.

Au cours d’une visite guidée, les hôtes du jour ont pu comprendre l’histoire du parlement burkinabè, depuis sa création jusqu’à nos jours. Ils ont également revisité les grandes figures et les moments marquants qui ont façonné son évolution. Une présentation détaillée leur a permis de mieux comprendre l’organisation interne de l’ALT et les missions qui lui sont confiées.

Soumaïla BONKOUNGOU