Autorité du Bassin du Niger: les experts examinent les dossiers du prochain Conseil des ministres

La réunion du comité technique des experts de l’Autorité du bassin du Niger (ABN) s’est ouverte, lundi 1er décembre 2025, à Ouagadougou.

La capitale burkinabè a accueilli, cette semaine, des délégations des huit autres Etats membres de l’Autorité du Bassin du Niger (ABN), à l’occasion de la réunion du comité technique préparatoire à la 44e session ordinaire du Conseil des ministres, prévue le 5 décembre 2025. Durant quatre jours, ils sont appelés à examiner des dossiers stratégiques de l’institution. Les travaux ont débuté lundi 1er décembre 2025 à Ouagadougou.
Selon le ministre de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement, Roger Baro, par ailleurs président du Conseil des ministres de l’ABN, la présence des différentes délégations témoigne d’une ambition partagée à savoir la transformation du Bassin du Niger en un espace d’intégration forte, de coopération efficace et de développement fondé sur la maîtrise souveraine des ressources naturelles.

Au cours des travaux, a-t-il souligné, les experts vont examiner plusieurs dossiers stratégiques, dont le rapport d’activités 2025, les rapports d’audit et de contrôle financier, le Plan de gestion environnementale (PGE) 2026, les rapports relatifs au redéploiement du personnel, etc.

Pour le président du Conseil des ministres de l’ABN, Roger Baro, le travail des experts doit insuffler « un nouveau souffle » à l’institution.

« Nous attendons de vous un travail technique irréprochable, un sens élevé de l’intérêt collectif, des recommandations fortes, réalistes et opérationnelles. Nous attendons aussi de vous cet esprit de souveraineté et d’innovation, conforme aux orientations stratégiques des chefs d’Etat et à l’aspiration profonde de nos populations », a-t-il déclaré.
Le secrétaire exécutif de l’ABN, Houanye Armand Kocou, a adressé ses remerciements aux plus hautes autorités du Burkina Faso et des huit autres Etats membres de l’ABN pour la confiance renouvelée envers son pays, la République du Bénin.

Des avancées significatives engagées

Selon lui, des avancées significatives au processus de dynamisation ont été engrangées au sein de l’ABN, marquées par des actions structurantes visant à améliorer la gouvernance institutionnelle, renforcer l’efficacité opérationnelle et accroître la performance des dispositifs organisationnels. « Les discussions de la réunion, selon le secrétaire exécutif de l’ABN, vont porter sur le plan stratégique et opérationnel 2026-2030, l’examen de l’agenda de la 44e session ordinaire du Conseil des ministres et d’autres initiatives en cours de formulation avec les partenaires techniques et financiers », a précisé M. Kocou.

Appelant les experts à faire preuve de rigueur, d’ouverture et de collaboration, la Directrice générale des ressources en eau (DGRE), Nadège Flora du Barry a souhaité que cette session serve de cadre de dialogue constructif et permette l’émergence de recommandations consensuelles, porteuses d’avenir pour la gestion durable du bassin du Niger.Les pays membres de l’ABN sont le Bénin, le Burkina Faso, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Mali, le Niger, le Nigeria et le Tchad

Oumarou RABO

Le capitaine Ibrahim Traoré aux pupilles de la Nation : « Vous êtes les vrais héros »

Le Président du Faso, chef de l’Etat, Son Excellence le capitaine Ibrahim Traoré a échangé avec une délégation des pupilles de la Nation, le lundi 1er décembre 2025, au palais présidentiel de Koulouba. Accompagnés par la ministre de l’Action humanitaire et de la Solidarité nationale, les pupilles ont témoigné leur gratitude au président du Faso pour les mesures fortes prises à leur profit.

Au nom de ses camarades, la représentante des pupilles de la Nation, Julia Cécile Louré a exprimé sa gratitude au président du Faso pour l’attention et les initiatives déjà mises en œuvre pour faciliter leur prise en charge.

Elle a saisi l’occasion pour soumettre des doléances à leur « père » le Président Ibrahim Traoré. Il s’agit entre autres de l’encadrement, de l’accès plus facile aux services sociaux, au logement et au transport.

C’est dans un ton paternel, que le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré s’est adressé aux enfants affectés par la situation sécuritaire. Eux dont les parents se sont sacrifiés pour la défense de la Patrie.

« Vous les pupilles de la Nation, (…) vous comprenez mieux que les autres enfants, pourquoi le Burkina Faso est dans cette situation, vous êtes des témoins directs », indique le Chef de l’État.

Le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré a encouragé ses hôtes du jour à bien travailler à l’école.

Le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré a rassuré les pupilles de la Nation qu’en plus des actions déjà réalisées, des efforts sont en cours pour l’amélioration de leur quotidien et la préparation d’un meilleur avenir.

« A partir de 2026, nous allons commencer la construction d’un certain nombre d’écoles qui seront baptisées écoles des pupilles de la Nation », annonce-t-il.
En outre, des conventions avec des structures de santé et des écoles privées sont envisagées afin de garantir l’accès à l’éducation et aux services sociaux, notamment dans les zones dépourvues d’établissements publics ou pour des besoins spécifiques.

Le chef de l’Etat a invité ses visiteurs du jour à la discipline, à l’esprit de famille, au respect des aînés et à bien travailler à l’école. Il a promis de continuer à les soutenir, eux qui sont à ses yeux : « les vrais héros, les piliers de la Nation ».

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la campagne nationale de solidarité au Burkina Faso, « Dèmè sira », qui vise à garantir une protection constante des couches vulnérables.
Selon la ministre chargée de la Solidarité nationale, commandant Pélagie Kabré, ce sont 809 pupilles qui ont été dénombrés dont 522 déjà enrôlés et disposant de leur Carte.

Direction de la communication de la Présidence du Faso

Campagne D£m£ Sira : la solidarité endogène décryptée

Le ministère de l’Action humanitaire et de la Solidarité a organisé un panel, le lundi 1er décembre 2025 à Ouagadougou, dans le cadre de la semaine thématique de la solidarité.

Dans le cadre de la campagne D£m£ Sira, le ministère de l’Action humanitaire et de la Solidarité organise une semaine thématique de la solidarité du 1er au 7 décembre 2025 à Ouagadougou. Au cours de la semaine, plusieurs activités seront menées à savoir, des visites, des dons à des personnes vulnérables. Le lancement des activités est intervenu ce lundi 1er décembre 2025 à travers un panel autour du thème : « La solidarité endogène : fondement d’un Burkina uni et résilient ».

Des experts ont entretenu les participants autour de sous-thèmes, notamment la solidarité dans les sociétés africaines, la solidarité nationale et développement et le rôle des médias et influenceurs dans la promotion de la solidarité.

Pour la ministre de l’Action humanitaire et de la solidarité, Passowendé Pélagie Kabré, la semaine thématique de la solidarité vise à mettre en lumière les différentes formes de solidarité qui structurent la vie nationale, notamment celles au sein des familles, envers les femmes, les personnes handicapées, les enfants, les personnes âgées, ainsi que les mécanismes endogènes de gestion des conflits.

Ensemble pour un Burkina plus solidaire.

« A travers le panel, le département veut rappeler que la solidarité n’est pas un slogan, mais une pratique quotidienne, un héritage précieux et un devoir partagé », a-t-elle indiqué. La ministre Kabré a rappelé que malgré les chocs, les Burkinabè ont cette capacité à se soutenir, se rassembler et puiser dans leurs valeurs ancestrales la force d’avancer. « C’est cette force faite de générosité, d’entraide, de pardon et de compassion, que nous voulons raviver tout au long de cette semaine et au-delà », a-t-elle relevé.

Selon le Pr Albert Ouédraogo, un des panélistes, la solidarité fait partie des valeurs cardinales des Africains. Elle est une valeur essentielle pour des pays en développement comme le Burkina. Car, a-t-il précisé, dans un pays comme le Burkina Faso si la solidarité ne joue pas son rôle, beaucoup de gens seront laissés sur le bas-côté de la route. « Une société apaisée ne peut se construire avec certains qui mangent à leur faim et d’autres qui dorment affamés dans les caniveaux.

On n’est jamais suffisamment pauvre pour ne pas solidariser et on n’est jamais suffisamment riche pour ne pas avoir besoin de la solidarité des autres », a-t-il insisté. Et de rappeler que la solidarité commence déjà par la vie. « S’il n’y a pas de solidarité, il n’y a pas de naissance. Un bébé qui naît a besoin de la communauté, sa maman, ses parents, pour devenir quelqu’un », a indiqué le Pr Ouédraogo.

Il a ajouté que l’humanisme doit être la chose la mieux partagée entre les hommes. « C’est ce qui fait la différence entre le monde humain et le monde animal », a-t-il estimé tout en souhaitant que le Burkina s’inscrive dans cette dynamique de solidarité, pour que la société évolue de façon positive et de façon à intégrer les plus faibles.

Adama SEDGO

Recherche scientifique au Burkina Faso: refonder pour plus d’impact au service de la souveraineté

Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a présidé ce vendredi 28 novembre 2025 à Ouagadougou la 25ᵉ session du Haut conseil national de la recherche scientifique et de l’innovation (HCNRSI), placée sur le thème : « Refondation stratégique de la recherche pour des résultats impactants au service du développement socio-économique du Burkina Faso ».

 

Le HCNRSI, instance chargée d’éclairer les grands choix de la politique scientifique et d’accompagner la mise en œuvre de la stratégie nationale de recherche et d’innovation se réunit cette année dans un contexte de souveraineté assumée par le Burkina Faso.
Dans son adresse, le Premier ministre a rappelé que la recherche scientifique et l’innovation constituent les fondations mêmes de toute ambition souveraine. Evoquant « la volonté affirmée et assumée du vaillant peuple burkinabè de reprendre pleinement les rênes de sa souveraineté », il a salué la vision stratégique du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, qui a élevé la recherche au rang de priorité nationale et réaffirmé l’urgence de la réorienter vers des solutions tangibles, adaptées aux défis du pays.

Le chef du gouvernement a ensuite appelé à une transformation profonde de la culture scientifique nationale. Il a dénoncé sans détour le « culte de la carrière » où trop de chercheurs travaillent avant tout pour publier et gravir les grades,
« sans se préoccuper de l’utilité sociale de leurs travaux ». Il a regretté qu’un système de hiérarchie symbolique réduise parfois les voix les moins gradées au silence. Pour lui, la recherche ne doit plus être l’affaire exclusive du milieu académique, estimant que « la recherche est tellement vitale qu’elle ne peut pas être laissée entre les seules mains des chercheurs ».

Le Premier ministre a également insisté sur la nécessité de valoriser les résultats déjà produits. « Beaucoup de résultats existent, mais personne ne les connaît. On travaille parfois uniquement pour prouver qu’on est le meilleur, pas pour impacter le pays », a-t-il relevé, appelant à rompre avec le stockage des connaissances au profit de leur diffusion et de leur mise à disposition de la société. Il a rappelé que le chercheur, en tant qu’agent public, produit avant tout pour la collectivité : « Vous ne pouvez pas trouver un résultat et vous l’approprier comme si vous étiez une entreprise privée. »

Tout en soulignant l’importance de la mobilisation des chercheurs, le chef du gouvernement a interpellé le secteur privé, affirmant que « toute unité industrielle qui ne fait pas de veille technologique est condamnée à disparaître ».

Un prélèvement d’environ 12 milliards FCFA par an pour soutenir les startups

Cette dynamique de transformation doit être globale et multisectorielle, comme l’a indiqué le Premier ministre dans son discours d’ouverture en invitant les différents acteurs à « élaborer et mettre en œuvre des programmes de recherches inclusifs, structurants et porteurs, articulés autour des axes de développement du Burkina Faso ».
Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Pr Adjima Thiombiano, s’est de son côté réjoui de l’institution de la Contribution spéciale pour la recherche et l’innovation (CORI), un prélèvement qui mobilisera environ 12 milliards de FCFA par an pour soutenir les startups, financer les pôles de compétitivité, renforcer la production nationale et impulser une dynamique durable d’innovation.

Au terme des travaux, plusieurs recommandations ont été formulées pour renforcer l’écosystème national de recherche : améliorer la synergie d’action entre acteurs publics et privés, inscrire dans chaque ministère (pour ceux qui n’en disposaient pas) une ligne budgétaire dédiée à la recherche et créer des cellules de recherche-développement au sein des unités industrielles.

Le Premier ministre a souligné que la refondation attendue dans le domaine de la recherche dépend de la mise en œuvre diligente de ces recommandations.
Pour impulser des actions de recherche visant des solutions innovantes et impactantes pour le developpement, le chef du gouvernement a décidé de la mise en place d’un Groupe de travail interministériel « Recherche pour le développement durable (GTI/RDD) ». Cette instance, présidée par le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, est un levier stratégique pour définir les sujets prioritaires, élaborer des projets inclusifs et organiser la valorisation des résultats.

A travers ses messages directs et ses appels répétés à rompre avec l’entre-soi académique, le Premier ministre a marqué une étape importante : la recherche burkinabè doit sortir du laboratoire, s’ouvrir aux besoins du pays, devenir un outil de souveraineté et se mettre résolument au service du développement national.

DCRP/Primature

Le Lieutenant-colonel Adama Kalmogo, directeur provincial des Eaux et forêts du Zoundwéogo « Si le président du Faso donne l’exemple en mettant en terre un arbre, qui êtes-vous pour détruire les plantes ? »

La direction provinciale des Eaux et forêts du Zoundwéogo a soumis, samedi 29 novembre 2025, à Guiba, une vingtaine de personnes appréhendées dans le parc national Tambi Kaboré (PNTK) à des travaux d’intérêt général pour des infractions diverses.

La traque contre les comportements dégradants dans les forêts se poursuit dans le Zoundwéogo, région du Nazinon. Le samedi 29 novembre 2025, sur le site du bosquet communal à plantes médicinales de Guiba, une vingtaine de personnes appréhendées dans le parc national Tambi Kaboré (PNTK), sont soumis à des travaux d’intérêt général (TIG). Durant 72 heures, ils vont mener des travaux d’assainissement sur le site du bosquet, notamment le désherbage et l’arrosage des plants. Ces contrevenants vont également contribuer à ouvrir un pare-feu autour des arbres mis en terre.

Ces personnes appréhendées soumises à des TIG vont mener des travaux d’assainissement sur le site du bosquet communal à plantes médicinales de Guiba.

Les éléments des Eaux et forêts du Zoundwéogo ont mis le grapin sur ces individus indélicats lors d’une opération menée la semaine dernière. Cette mission qui a duré quatre jours, entre dans le cadre de la sécurisation des massifs forestiers de la province. Les infractions de ces personnes appréhendées sont constituées essentiellement des cas de coupes abusives de bois, de pêches illicites, d’introductions d’animaux domestiques dans la forêt et bien d’autres, a énuméré le directeur provincial des Eaux et forêts du Zoundwéogo, le Lieutenant-colonel, Adama Kalmogo. Celui-ci a rappelé que les actions posées par ces individus entrainent la destruction des forêts et impactent la faune. En plus des conséquences sur l’environnement, leurs comportements, a ajouté M. Kalmogo, constituent un risque à la sécurité nationale.

Selon lui, le PNTK représente une richesse naturelle pour le pays et les communautés riveraines. « Notre devoir est de protéger ce joyau pour nous et pour les générations à venir », a indiqué le premier responsable des Eaux et forêts du Zoundwéogo. Avant le démarrage des TIG, les individus indélicats, ont eu droit à la présentation de l’arbre mis en terre par le chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré lors du lancement du bosquet, le 14 juin dernier. « Si le président du Faso donne l’exemple en mettant en terre un arbre qui êtes-vous pour détruire les plantes ? », s’est adressé Adama Kalmogo. D’après lui, ces 72 heures de TIG vont permettre à ces contrevenants d’être des ambassadeurs et de véhiculer la bonne information auprès des siens. Le directeur provincial en charge des forêts du Zoundwéogo a également fait savoir qu’il fut un temps où le PNTK était un peu infesté par les groupes armés terroristes.

Aboubacar Dabré, venu de Gombousgou et soumis au TIG, a dit déplorer son acte.

Grâce à l’action conjuguée des FDS, a-t-il dit, la zone a pu être nettoyée. « Nous n’allons pas permettre à des individus de saper cet effort. Nous ne voulons plus voir quelqu’un dans le parc national », a averti M. Kalmogo.  Aboubacar Dabré, venu de Gombousgou et soumis au TIG, a dit être appréhendé alors qu’il coupait du bois dans le PNTK. Il a dit déplorer son acte. « Désormais, c’est moi-même qui vais conseiller les gens d’arrêter la coupe du bois et non quelqu’un qui va le faire à ma place », a regretté M. Dabré.

Noufou Sawadogo

Le Lieutenant-colonel Adama Kalmogo, directeur provincial des Eaux et forêts du Zoundwéogo, « Si le président du Faso donne l’exemple en mettant en terre un arbre, qui êtes-vous pour détruire les plantes ? »

La direction provinciale des Eaux et forêts du Zoundwéogo a soumis, samedi 29 novembre 2025, à Guiba, une vingtaine de personnes appréhendées dans le parc national Tambi Kaboré (PNTK) à des travaux d’intérêt général pour des infractions diverses.

La traque contre les comportements dégradants dans les forêts se poursuit dans le Zoundwéogo, région du Nazinon. Le samedi 29 novembre 2025, sur le site du bosquet communal à plantes médicinales de Guiba, une vingtaine de personnes appréhendées dans le parc national Tambi Kaboré (PNTK), sont soumis à des travaux d’intérêt général (TIG). Durant 72 heures, ils vont mener des travaux d’assainissement sur le site du bosquet, notamment le désherbage et l’arrosage des plants. Ces contrevenants vont également contribuer à ouvrir un pare-feu autour des arbres mis en terre.

Les éléments des Eaux et forêts du Zoundwéogo ont mis le grapin sur ces individus indélicats lors d’une opération menée la semaine dernière. Cette mission qui a duré quatre jours, entre dans le cadre de la sécurisation des massifs forestiers de la province. Les infractions de ces personnes appréhendées sont constituées essentiellement des cas de coupes abusives de bois, de pêches illicites, d’introductions d’animaux domestiques dans la forêt et bien d’autres, a énuméré le directeur provincial des Eaux et forêts du Zoundwéogo, le Lieutenant-colonel, Adama Kalmogo. Celui-ci a rappelé que les actions posées par ces individus entrainent la destruction des forêts et impactent la faune. En plus des conséquences sur l’environnement, leurs comportements, a ajouté M. Kalmogo, constituent un risque à la sécurité nationale.

Selon lui, le PNTK représente une richesse naturelle pour le pays et les communautés riveraines. « Notre devoir est de protéger ce joyau pour nous et pour les générations à venir », a indiqué le premier responsable des Eaux et forêts du Zoundwéogo. Avant le démarrage des TIG, les individus indélicats, ont eu droit à la présentation de l’arbre mis en terre par le chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré lors du lancement du bosquet, le 14 juin dernier. « Si le président du Faso donne l’exemple en mettant en terre un arbre qui êtes-vous pour détruire les plantes ? », s’est adressé Adama Kalmogo. D’après lui, ces 72 heures de TIG vont permettre à ces contrevenants d’être des ambassadeurs et de véhiculer la bonne information auprès des siens. Le directeur provincial en charge des forêts du Zoundwéogo a également fait savoir qu’il fut un temps où le PNTK était un peu infesté par les groupes armés terroristes.

Grâce à l’action conjuguée des FDS, a-t-il dit, la zone a pu être nettoyée. « Nous n’allons pas permettre à des individus de saper cet effort. Nous ne voulons plus voir quelqu’un dans le parc national », a averti M. Kalmogo.  Aboubacar Dabré, venu de Gombousgou et soumis au TIG, a dit être appréhendé alors qu’il coupait du bois dans le PNTK. Il a dit déplorer son acte. « Désormais, c’est moi-même qui vais conseiller les gens d’arrêter la coupe du bois et non quelqu’un qui va le faire à ma place », a regretté M. Dabré.

Noufou Sawadogo

Légendes

  1. Les contrevenants ont été soumis à 72 heures de TIG
  2. Aboubacar Dabré, venu de Gombousgou et soumis au TIG, a dit déplorer son acte.
  3. Le directeur provincial des Eaux et forêts du Zoundwéogo, Adama Kalmogo, a rappelé que les actions posées par ces individus impactent la faune.

Lutte  contre le cancer du col  de l’utérus :48 heures pour dépister au moins une centaine de femmes

Les spécialistes  de l’anatomie et  pathologie du Burkina Faso et de la sous-région organisent  le dépistage gratuit du cancer du col de l’utérus les 1er  et 2 décembre 2025 au Centre Hospitalier Universitaire de Bogodogo.

Les pathologistes du  Burkina Faso  et d’autres   des autres  pays voisins se réunissent en  congrès annuel   du 3 au 5 décembre 2025 à Ouagadougou. Dans ce cadre, il est organisé une campagne de dépistage du cancer du col de l’utérus  durant un  précongrès  les      1er et  2 décembre 2025. L’examen concerne les femmes qui ne sont  en période de menstrues.

Selon le professeur titulaire  en Anatomie et Cytologie Pathologie de l’Unité de Formation en Science de la Santé de l’Université Joseph Ki-Zerbo, Assita Sanou,  il  est prévu de prendre en charge au cours de ces analyses environ une centaine de femmes. « Elles visent   à réaliser un dépistage du cancer du col  de l’utérus à l’aide du frottis  cervico utérin. C’est en cela que ces femmes attendent au laboratoire en vue de faire le dépistage »  a–t-elle déclaré.

En sus pour la pathologiste ce dépistage veut  éviter des cas de cancers  à des stades avancés chez les femmes. Pour ce faire il est  demandé  que  chaque femme en activité génitale ou  celles qui sont ménopausées, de  se  faire leur dépister  pour qu’on ne soit pas surpris un jour de  constater  un cancer à un stade qu’on ne peut pas traiter, qui a déjà métastasé aux  poumons, dans le foie. Ainsi  la prise en charge est très difficile.

Elle a aussi rappelé  que   dans les normes, lorsqu’on fait le prélèvement, l’on va faire la technique et  l’interprétation et  donner   les résultats trois jours après, voire une semaine. Mais dans le cadre de ce précongrès, il est  mis en place un dispositif tel que lorsque la femme vient, le  dépistage est faite, on réalise  le frottis,  la technique et  l’interprétation au microscope. Après tous ceux-ci  un compte rendu  est fait sur place et  le  résultat est remis.

Ensuite Mme Sanou a confié qu’après le dépistage, si les résultats sont normaux, il est  demandé au patient  de revenir un an  après le premier  dépistage. Mais s’il est constaté que le résultat n’est pas bon, dans deux sens, il n’est pas bon, mais c’est un cas  bénin, c’est-à-dire qu’il y a une infection. Ainsi  on va lui  demander  de  voir  les gynécologues  pour qu’avec ce résultat, il soit  prescrit  un traitement qu’elle va aller faire. Et après, on va lui faire un contrôle.

En outre  de l’avis du professeur titulaire  en Anatomie et Cytologie Pathologie si le résultat n’est pas bon, dans le sens où on a des lésions qui déjà vont dans le sens d’un début de cancer,  la concernée est référée   également aux gynécologues  qui vont  voir avec les oncologues  comment il faut faire la prise en charge.   Par ailleurs  Assita Sanou a remercié  le directeur du Centre Hospitalier Universitaire du Bogodogo  pour son accompagnement.  A l’entendre ce responsable administratif  a  compris l’impact  que peut avoir ce dépistage. Car il a soutenu l’activité en intrants (les réactifs) utilisés  pour colorer les frottis.

Evariste YODA

 

 

 

Montée des couleurs à l’hôtel administratif : une mobilisation du personnel en soutien à la campagne Dèmè SIRA

La traditionnelle montée des couleurs à l’hôtel administratif du Kadiogo a rassemblé ce 1er décembre 2025? l’ensemble du personnel autour d’un moment intense de communion, de patriotisme, et d’engagement citoyen. C’était en présence des Ministres en charge de la Communication (Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO); de l’Action Humanitaire (Commandant Passowendé Pélagie KABRÉ); de la Transition Digitale (Dr Aminata ZERBO/SABANÉ) et des Sports (Roland SOMDA).
Décembre : mois bilan de l’année
Dans son intervention, le Ministre Porte-parole du Gouvernement a rappelé que le mois de décembre est un mois d’évaluation après une année 2025 riche en réformes structurantes sous le leadership du Président du Faso, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ. Il a exhorté tout le personnel à maintenir la rigueur, à rester assidus pour continuer d’offrir des services de qualité aux usagers de l’administration publique.
A l’orée de la célébration de l’indépendance le 11 décembre et de la Coupe d’Afrique des Nations (21 décembre 2025 au 18 janvier 2026), le Ministre a souhaité une excellente commémoration sous le sceau de la quête de la souveraineté totale du Burkina Faso et a invité le personnel à faire bloc derrière les Étalons pour les pousser à la victoire lors de cette fête du football africain.
Dèmè Sira : une initiative de valorisation de la solidarité nationale mise en lumière
La ministre de l’Action humanitaire et de la Solidarité nationale a rappelé l’initiative de la campagne nationale <<Dèmè Sira>> lancé le 14 novembre dernier dans le cadre du mois de la solidarité.
Elle a en effet mis en exergue l’importance des valeurs endogènes de solidarité, autrefois garantes de l’équilibre social : « Nos sociétés avaient leurs mécanismes pour soutenir l’orphelin, la veuve, la personne âgée ou handicapée. Nous devons raviver cet héritage moral. »
Un moment fort : la collecte de fonds pour la solidarité nationale
La contribution volontaire du personnel a permis de mobiliser la somme de 896 925 FCFA au profit du Fonds d’action sociale et de solidarité nationale, destiné à :
👉soutenir les personnes en détresse,
👉appuyer les services sociaux spécialisés,
👉financer l’autonomisation des ménages vulnérables,
👉renforcer les mécanismes nationaux de protection sociale
La ministre a souligné que contribuer à ce fonds revient à affirmer la souveraineté du pays, en réduisant la dépendance extérieure pour la prise en charge des Burkinabè vulnérables.
DCRP/ Hotel administratif

Etats généraux des transports: cap sur une refondation durable du secteur

Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a présidé, ce lundi 1ᵉʳ décembre 2025, à Ouagadougou, la cérémonie d’ouverture des États généraux des transports terrestres et maritimes, placés sous le thème : « Transports terrestres et maritimes et résilience dans un contexte de crise sécuritaire au Burkina Faso : états des lieux et perspectives ». Ces assises visent à dresser un état des lieux du secteur des transports et à définir des perspectives de développement adaptées au contexte sécuritaire actuel.
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‎Durant 72 heures (du 1ᵉʳ au 3 décembre), les travaux de ces états généraux porteront notamment sur la fiscalité en matière de transport, le mécanisme de fixation des tarifs du transport, la modernisation et la digitalisation des services.
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‎Dans son allocution d’ouverture, le Chef du Gouvernement a salué l’engagement des acteurs du transport qui sont restés debout, et dont le courage, souvent au péril de leur vie, a permis à la Nation de continuer à se mouvoir, de commercer, de vivre.
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‎Comme diagnostic, il a relevé que le système des transports a atteint aujourd’hui ses limites : un parc automobile vieillissant, des infrastructures parfois inadaptées, une professionnalisation à renforcer, une insécurité routière qui endeuille trop de familles, et des coûts de transport encore trop élevés.
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‎Dans la dynamique de faire du Burkina Faso un pays véritablement connecté, grâce à une stratégie de mobilité durable et souveraine, le Gouvernement a franchi un jalon historique en concrétisant l’acquisition de plus de 500 bus modernes destinés au transport de masse, une initiative décisive dans la modernisation du secteur. Cette acquisition s’inscrit dans l’Initiative présidentielle pour une éducation de qualité et dans une stratégie plus large de promotion d’un transport de masse efficace, durable et respectueux de l’environnement, a-t-il déclaré.
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‎Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a également rappelé d’autres actions du Gouvernement, matérialisées par un accompagnement des opérateurs de transports de marchandises à travers le renouvellement d’une centaine de véhicules. Une nouvelle opération pour plus d’une centaine d’autres véhicules est en cours. Le renforcement du transport ferroviaire est aussi en perspective.
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‎Dans la même dynamique, une étude est également lancée pour définir les modalités de renouvellement du parc de taxis ainsi que la mise en place imminente du système de gestion automatisé des titres de transport, qui viendra faciliter la production des titres de transport, réduire les délais et sécuriser les différents documents de transport.
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‎Le Premier ministre a par ailleurs invité tous les acteurs publics, privés, syndicaux, académiques et communautaires à mettre de côté les intérêts personnels et à saisir ce moment de vérité collective pour réinventer ensemble notre système des transports, avec ambition et courage.
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‎Ces états généraux s’inscrivent dans une vision gouvernementale visant à transformer le secteur des transports en un levier de développement économique et social. Les conclusions de cette rencontre devraient jeter les bases d’une politique de transport moderne, sécurisée, inclusive et compétitive, au service de notre développement, de notre résilience et de notre intégration régionale.
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‎𝐃𝐂𝐑𝐏/𝐏𝐫𝐢𝐦𝐚𝐭𝐮𝐫𝐞

Maladies Tropicales Négligées : Dr Maria Rebollo Polo, experte mondiale de l’OMS sur les maladies tropicales négligées tire la sonnette d’alarme au Forum des Médias du REMAPSEN

Lors de la cérémonie d’ouverture tenue par webinaire le mardi 25 novembre 2025, la Dr Maria Rebollo Polo, experte mondiale de l’OMS, a livré un état des lieux sans concession sur les maladies tropicales négligées (MTN), alertant sur la fragilité des progrès face à l’effondrement des financements internationaux.

L’exposé présenté lors de la cérémonie d’ouverture du Forum des Médias du REMAPSEN par la Dr Maria Rebollo Polo, experte mondiale de l’OMS sur les maladies tropicales négligées (MTN), offre une lecture précise et alarmante de la situation actuelle des MTN dans le monde et en Afrique. Selon elle, malgré des avancées significatives, les progrès restent fragiles et menacés par une baisse historique du financement international. Les MTN, qui touchent encore directement ou indirectement plus d’un milliard de personnes, continuent d’imposer un lourd tribut humain et économique, en particulier sur le continent africain où se concentre la grande majorité de la charge de morbidité.

Des données chiffrées…

Depuis 2010, le nombre de personnes nécessitant une intervention contre les MTN a diminué de 695 millions, dont 239 millions rien que sur la période 2020–2023. Cette évolution, soutenue en grande partie par les campagnes de chimioprévention de masse, traduit une dynamique encourageante. Entre 2022 et 2023, la réduction supplémentaire a concerné 122 millions de personnes. Par ailleurs, l’OMS a reconnu à ce jour 58 pays ayant éliminé au moins une MTN, un progrès notable vers l’objectif de 100 pays fixés pour 2030. L’année 2025 est particulièrement marquante avec neuf nouveaux pays ayant obtenu la validation d’élimination, dont le Niger pour l’onchocercose, la Guinée pour la trypanosomiase, la Mauritanie et le Burundi pour le trachome, ainsi que le Sénégal, le Kenya, l’Égypte et la Papouasie-Nouvelle-Guinée pour d’autres pathologies.

Cependant, la charge mondiale demeure élevée avec 119 000 décès imputés aux MTN en 2021 et plus d’un milliard de personnes vivant avec au moins une de ces maladies. Les années de vie ajustées sur l’incapacité (DALYs) restent elles aussi préoccupantes, atteignant 14,14 millions en 2021. En 2024, 1,437 milliard de traitements préventifs ont été administrés à travers le monde, couvrant 864,6 millions de personnes pour au moins une MTN. Le taux de couverture pour la chimioprévention s’élève à 62,7 %. Au-delà de la chimioprévention, environ 7,5 millions de patients ont bénéficié d’une prise en charge individuelle, soulignant l’importance des deux approches complémentaires recommandées par l’OMS.

La Dr Rebollo a également attiré l’attention sur la chute dramatique des financements mondiaux. Entre 2018 et 2023, le soutien financier destiné spécifiquement aux MTN est passé de 531 millions à seulement 260 millions USD, soit un recul de 41 %. Cette contraction budgétaire frappe durement les programmes nationaux, particulièrement en Afrique. La réduction ou l’arrêt des programmes tels que USAID Act to End NTDs entraîne un ralentissement des campagnes de distribution de masse et fragilise les capacités nationales, surtout dans des pays où les MTN pèsent déjà lourdement sur les systèmes de santé.

Pour faire face à ces difficultés, plusieurs pays développent des modèles d’intégration innovants permettant de mieux utiliser les plateformes existantes de santé. L’Éthiopie, le Kenya et l’Ouganda ont ainsi commencé à intégrer les interventions MTN dans leurs systèmes de soins primaires. D’autres pays, comme le Bénin ou le Niger, utilisent les plateformes scolaires ou communautaires pour livrer les campagnes. Madagascar a combiné la réponse MTN avec les campagnes de vaccination, tandis que la Tanzanie l’a intégrée à ses programmes de nutrition. Le Rwanda et le Togo, quant à eux, développent des approches multisectorielles reliant santé, éducation, eau et assainissement. Pour la Dr Rebollo, la clé réside dans un leadership national fort, une meilleure coordination et une implication centrale des communautés.

Les défis structurels persistent néanmoins…

La faible visibilité politique des MTN, la dépendance aux bailleurs, l’insuffisance de personnel qualifié, la faible intégration aux systèmes de santé et la fragilité des services WASH ralentissent la dynamique d’élimination. La durabilité à long terme exige des pays qu’ils intègrent pleinement les MTN dans leurs politiques nationales, prévoient des lignes budgétaires dédiées, renforcent les chaînes logistiques, développent la digitalisation des rapports et adoptent des plans de transition pour réduire progressivement la dépendance aux dons internationaux. Chaque pays devra aussi renforcer sa surveillance, adapter ses stratégies aux réalités locales et mobiliser les communautés pour garantir un changement durable. À travers son exposé, la Dr Rebollo appelle à une mobilisation urgente et collective. Selon elle, l’avenir de la lutte contre les MTN repose désormais sur trois piliers : un leadership national affirmé, un ancrage dans les systèmes de santé primaires et une diversification des financements. Sans cela, les gains durement acquis risquent d’être perdus et les populations les plus vulnérables de nouveau exposées à ces maladies évitables. Elle rappelle que la lutte contre les MTN est un investissement transversal en faveur de l’équité, de l’éducation, de la productivité et de la souveraineté sanitaire. L’Afrique dispose des atouts pour réussir, mais la responsabilité collective doit être amplifiée.

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