Caravane DEME SIRA : La populations des Koulsé exprime sa solidarité

Le flambeau de la solidarité de la caravane nationale « DEME SIRA » a été reçu dans l’après-midi du dimanche 30 novembre 2025, à la place du défilé de Kaya, par le gouverneur de la région des Koulsé, Blaise Ouédraogo.

 Après la région de l’Oubri, c’est celle des Koulsé qui a accueilli la caravane nationale « DEME SIRA », (la voie de la solidarité, en langue nationale Dioula).

Ainsi, le flambeau de la solidarité a été remis au gouverneur des koulsé, Blaise Ouédraogo, par son homologue de la région de l’Oubri, Assetou Sy Barry/Traoré.

A l’issue de la remise, elle a souhaité que cette activité soit la lumière éclaire pour la consolidation de la solidarité et l’unité nationale.

Le gouverneur des koulsé, Blaise Ouédraogo recevant le flambeau de la solidarité des mains de son homologue de l’Oubri, Assetou Sy Barry/Traoré.

Outre la remise du flambeau, la caravane a été ponctuée par une collecte de fonds (625 000 francs) au profit du Fonds national de solidarité et de résilience sociale,  une remise des vivres et de non-vivres à l’orphelinat Oasis des enfants de Kaya, des animations dans les rues de la ville et des prestations d’artistes et de troupes théâtrales.

Pour le gouverneur Ouédraogo, ce flambeau symbolise la flamme de la solidarité qui est une arme contre le terrorisme et un pilier pour renforcer la résilience face aux défis actuels.

Le promoteur de l’Orphelinat Oasis des enfants de Kaya, pasteur Théodore Sawadogo (gauche) recevant des vivres et non vivres collectés des mains du gouverneur des koulsé, Blaise Ouédraogo.

Pour la présidente de la Délégation spéciale (PDS) de Kaya, Solange Kima/Minoungou, l’initiative « DEME SIRA » vise à revenir aux valeurs ancestrales, où le partage était le maitre-mot de la solidarité.

Plus de 600 000 francs ont été collectés lors de la passation du flambeau à la région des Koulsé.

Le président régional de la Fédération des associations islamiques du Burkina (FAIB) des Koulsé, Cheick Mohamed Lamine Demi, le président du Conseil régional des églises AD des Koulsé, pasteur Théodore Sawadogo et le représentant de l’évêque de Kaya, l’abbé Emile Sawadogo ont unanimement confirmé que tout acte de solidarité trouve ses fondements dans la foi et tout croyant doit porter secours à toute personne en détresse ou dans le besoin.

Lancée le 14 novembre dernier par le Premier ministre, cette caravane se poursuivra jusqu’au 31 décembre 2025. Après les Koulsé, le flambeau sera passé à la région du Nazinon le 4 décembre prochain.

Emil Abdoul Razak SEGDA

Segda9emil@gmail.com

𝐎𝐩𝐞́𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐜𝐨𝐮𝐩𝐞-𝐬𝐨𝐮𝐟𝐟𝐥𝐞 : 𝐥’𝐞𝐭𝐚𝐮 𝐬𝐞 𝐫𝐞𝐬𝐬𝐞𝐫𝐫𝐞 𝐞𝐭 𝐥𝐞𝐬 𝐭𝐫𝐚𝐟𝐢𝐪𝐮𝐚𝐧𝐭𝐬 𝐩𝐞𝐫𝐝𝐞𝐧𝐭 𝐥𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐫𝐞𝐩𝐞̀𝐫𝐞𝐬

Les réseaux criminels en ont perdu leur souffle. En quelques jours seulement, trois unités douanières; 𝐥𝐚 𝐁𝐫𝐢𝐠𝐚𝐝𝐞 𝐌𝐨𝐛𝐢𝐥𝐞 𝐝𝐞 𝐌𝐚𝐧𝐠𝐚, 𝐥’𝐔𝐧𝐢𝐭𝐞́ 𝐌𝐨𝐛𝐢𝐥𝐞 𝐝’𝐈𝐧𝐭𝐞𝐫𝐯𝐞𝐧𝐭𝐢𝐨𝐧 (𝐔𝐌𝐈) 𝐝𝐞𝐬 𝐃𝐨𝐮𝐚𝐧𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐥𝐚 𝐃𝐢𝐫𝐞𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐒𝐮𝐫𝐯𝐞𝐢𝐥𝐥𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐝𝐮 𝐓𝐞𝐫𝐫𝐢𝐭𝐨𝐢𝐫𝐞 (𝐃𝐒𝐓) ont frappé coup sur coup, mettant à nu des cargaisons aussi illicites que dangereuses. Ce que les fraudeurs croyaient être des passages sûrs s’est mué en piège implacable, révélant l’efficacité et la montée en puissance des dispositifs de contrôle douanier.
𝐓𝐨𝐮𝐭 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐥𝐞 𝟏𝟑 𝐧𝐨𝐯𝐞𝐦𝐛𝐫𝐞 𝟐𝟎𝟐𝟓 lorsque la BM Manga intercepte 𝟏𝟑 𝐜𝐨𝐥𝐢𝐬 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐞𝐧𝐚𝐧𝐭 𝟏 𝟎𝟏𝟑 𝐜𝐚𝐫𝐭𝐨𝐮𝐜𝐡𝐞𝐬, 𝐬𝐨𝐢𝐭 𝟓 𝟎𝟔𝟓 𝐮𝐧𝐢𝐭𝐞́𝐬 𝐝𝐞 𝐜𝐢𝐠𝐚𝐫𝐞𝐭𝐭𝐞𝐬 𝐞́𝐥𝐞𝐜𝐭𝐫𝐨𝐧𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬, un produit soumis à autorisation spéciale. L’importateur jurait disposer du précieux document, mais incapable de le produire, il a vu son mensonge se fracasser contre la rigueur de la loi. Résultat : confiscation pure et simple de la marchandise, un signal clair envoyé aux spéculateurs qui tentent de jouer avec la santé publique et les règles d’importation.
𝐋𝐞 𝟐𝟖 𝐧𝐨𝐯𝐞𝐦𝐛𝐫𝐞 𝟐𝟎𝟐𝟓, c’est l’UMI qui donne un nouveau coup d’arrêt aux réseaux dangereux. Dans un car en transit vers un pays voisin, les agents découvrent 𝟑𝟏𝟎 𝐛𝐚̂𝐭𝐨𝐧𝐬 𝐝’𝐞𝐱𝐩𝐥𝐨𝐬𝐢𝐟𝐬 𝐞𝐭 𝟓𝟐 𝐜𝐨𝐫𝐝𝐨𝐧𝐬 𝐝𝐞́𝐭𝐨𝐧𝐚𝐧𝐭𝐬. Une cargaison à glacer le sang,
susceptible d’alimenter les pires déstabilisations. Grâce à ce réflexe professionnel, ce matériel mortel n’atteindra jamais les réseaux auxquels il était destiné.
𝐋𝐚 𝐦𝐞̂𝐦𝐞 𝐣𝐨𝐮𝐫𝐧𝐞́𝐞, 𝐚̀ 𝐙𝐨𝐫𝐠𝐡𝐨, la DST réussit un triple coup de filet dans un bus de transport en dénichant 𝟏𝟒 𝐜𝐚𝐫𝐭𝐨𝐧𝐬; 𝐬𝐨𝐢𝐭 𝟏𝟒𝟎𝟎 𝐛𝐨𝐢̂𝐭𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐦𝐞́𝐝𝐢𝐜𝐚𝐦𝐞𝐧𝐭𝐬 𝐩𝐫𝐨𝐡𝐢𝐛𝐞́𝐬, 𝟓𝟎 𝐜𝐚𝐫𝐭𝐨𝐧𝐬 𝐝’𝐞́𝐪𝐮𝐢𝐩𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭𝐬 𝐒𝐭𝐚𝐫𝐥𝐢𝐧𝐤 (𝐞́𝐪𝐮𝐢𝐩𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐧𝐞𝐱𝐢𝐨𝐧 𝐬𝐚𝐭𝐞𝐥𝐥𝐢𝐭𝐞) 𝐞𝐭 𝟏𝟐 𝐜𝐨𝐥𝐢𝐬 𝐝𝐞 𝐭𝐢𝐬𝐬𝐮𝐬 𝐅𝐚𝐬𝐨 𝐃𝐚𝐧𝐟𝐚𝐧𝐢 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐞𝐟𝐚𝐢𝐭𝐬. Les trafiquants comptaient sur la banalité du transport interurbain pour dissimuler ces marchandises sensibles et frauduleuses. Mais face à des agents aguerris, aucun subterfuge n’a résisté.
Réagissant à ces opérations exemplaires, le Directeur général des Douanes, 𝐥’𝐈𝐧𝐬𝐩𝐞𝐜𝐭𝐞𝐮𝐫 𝐝𝐢𝐯𝐢𝐬𝐢𝐨𝐧𝐧𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐘𝐯𝐞𝐬 𝐊𝐀𝐅𝐀𝐍𝐃𝐎, a salué le professionnalisme, le sang-froid et la détermination des agents engagés sur le terrain. Il a félicité toutes les unités impliquées, rappelant que ces résultats illustrent la perspicacité de l’administration douanière dans la lutte contre les trafics qui menacent notre sécurité, notre économie et la santé des populations. Il a enfin encouragé l’ensemble des services à maintenir la dynamique de vigilance et d’anticipation face à des réseaux toujours plus ingénieux.
En l’espace de quelques heures, ces trois unités ont démontré une même réalité : la Douane burkinabè ne laisse plus aucune marge aux fraudeurs. Santé publique, sécurité nationale, économie locale : rien n’échappe à la vigilance des agents, et chaque saisie rappelle que le territoire est sous étroite protection. Oui, les trafiquants ne savent plus où mettre la tête et c’est bien là tout l’objectif.
𝐋𝐚 𝐃𝐨𝐮𝐚𝐧𝐞 : 𝐇𝐨𝐧𝐧𝐞𝐮𝐫-𝐃𝐞́𝐯𝐨𝐮𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭-𝐕𝐢𝐠𝐢𝐥𝐚𝐧𝐜𝐞
𝐒𝐂𝐑𝐏-𝐃𝐆𝐃

Etats généraux des transports : appréhender les problèmes pour moderniser le secteur

Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a lancé officiellement les travaux des états généraux des transports terrestres et maritimes qui se tiennent du 1er au 3 décembre 2025, à Ouagadougou sur le thème :
« Transports terrestres et résilience dans un contexte de crise sécuritaire au Burkina Faso : état des lieux et perspectives ».

Le système des transports fait face à des défis liés au faible niveau de professionnalisation des acteurs, à la vétusté du parc de véhicules, la dégradation des infrastructures routières, la gestion inefficace des flux de transport… Au regard de ces enjeux, les acteurs du secteur des transports ont recommandé l’organisation des états généraux. Cette rencontre d’échanges, en vue de mieux appréhender les problèmes, qui se tient du 1er au 3 décembre 2025, à Ouagadougou, a été patronnée par le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo. Pour le chef du gouvernement, ce cadre de concertation vise à instaurer une nouvelle ère dans le secteur des transports, un domaine vital, au cœur de la souveraineté nationale.

« Les états généraux que nous entamons ne sont pas une simple consultation, mais un acte fondateur. C’est un moment de vérité collective pour réinventer ensemble notre système des transports, avec ambition et courage », a déclaré M. Ouédraogo. Pour lui, le système des transports a atteint ses limites en raison d’un parc automobile vieillissant, des infrastructures parfois inadaptées, une insécurité routière qui endeuille trop de familles et des coûts de transport encore trop élevés. Il s’agit, à son avis, de construire une politique de transport moderne, sécurisée, inclusive et compétitive, au service du développement, de la résilience et de l’intégration régionale. « Le transport n’est pas seulement un ensemble de véhicules et d’infrastructures. Il vivifie les artères de notre pays en reliant l’agriculteur à son marché, l’élève à son école, la ville au village et le Burkina Faso au reste du monde », a fait savoir le chef du gouvernement.

Porter un regard sur un secteur stratégique

Il a relevé que le Burkina traverse des épreuves liées aux défis sécuritaires, économiques et climatiques, qui ont fragilisé les chaînes logistiques et la mobilité des citoyens. Mais, a-t-il poursuivi, cela n’a pas émoussé l’engagement des acteurs du transport qui sont restés debout malgré les difficultés. « Par votre courage, souvent au péril de votre vie, vous avez permis à la Nation de continuer à se mouvoir, commercer, vivre »,
a reconnu le Premier ministre. Au vu de ces difficultés il a recommandé de porter un regard sur ce secteur stratégique. Pour y parvenir, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a encouragé les acteurs à repenser les priorités.

« Cette transformation que nous avons entamée ne peut se limiter au secteur routier. Le renforcement du transport ferroviaire ainsi que le développement des corridors maritimes à travers nos ports régionaux, sont des leviers stratégiques pour la compétitivité, la décarbonation et l’intégration régionale », a-t-il dit. Le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, Emile Zerbo, a soutenu que le secteur du transport est vital et engrange des acquis mais aussi des insuffisances.

Il a souligné que la tenue de ces états généraux va permettre aux acteurs d’échanger, de mettre le patriotisme au-devant de l’humain et de l’intérêt général. Selon le président de la délégation spéciale de la commune de Maurice Konaté, le thème retenu
« Transports terrestres et maritimes et résilience dans un contexte de crise sécuritaire au Burkina Faso : état des lieux et
perspectives » revêt une importance majeure au regard des défis en matière de mobilité des citoyens dans la ville.

Aly SAWADOGO

 

Trump attise le feu dans le Golfe du Mexique

En déployant les plus beaux fleurons de la Marine américaine en mer des Caraïbes et dans le golfe du Mexique prétendument pour lutter contre les narcotrafiquants qui y sévissent, le Président américain Donald Trump est accusé de mettre progressivement le feu dans la région où il est suspecté par les Vénézuéliens de vouloir déstabiliser le régime Maduro pour mettre la main sur le pétrole du pays. Autre pays suspicieux, le Panama que Trump a menacé « d’annexer » purement et simplement, pour en faire un Etat américain parachevant le rêve de certains de ses devanciers qui n’ont jamais fait mystère de leur appétence pour le stratégique Détroit de Panama indispensable au commerce maritime de la région.

Velléités « annexionnistes » d’une part et manœuvres supposées déstabilisatrices de l’autre, tout concourt à nous ramener dans les années 70, au moment où l’Amérique du Nord faisait la pluie et le beau temps en Amérique latine, faisant et défaisant les dictatures militaires en fonction de ses intérêts du moment. L’exemple le plus illustratif reste
l’assassinat du Chilien Salvador Allende en 1973 et l’avènement du satrape Augusto Pinochet, homme lige de Washington dont le pays était indexé comme base arrière pour les opérations secrètes de la CIA à l’encontre des Etats jugés trop souverainistes. Brésil, Argentine, Chili, Bolivie … tous étaient sous la botte de l’oncle Sam avant que la Révolution sandiniste au Nicaragua ne vienne porter le premier coup de canif. Depuis, le Brésil, sous la houlette de Lula Da Silva et le Venezuela ont eux aussi connu leurs révolutions, bouleversant ainsi l’ordre établi par les multinationales yankees.

Là aussi et comme au Sahel central c’est le combat de libération nationale qui est entrepris, et, un ultralibéral comme Trump ne pourrait voir cela que d’un mauvais œil. Déjà que les intérêts américains sont mis à mal en Asie avec la montée en puissance de la Chine, les analystes estiment qu’un déclin dans le precarré latino-américain signifierait une récession économique pour les USA et la perte d’influence qui en découlerait. Or, la roue de l’histoire est appelée à tourner inexorablement en vertu du matérialisme historique. Le plus fort n’est jamais assez fort pour rester toujours le plus fort comme nous l’enseigne l’histoire universelle depuis la décadence de l’Egypte antique jusqu’au déclin de
l’empire britannique sur lequel le soleil ne se couchait jamais selon le dicton. L’ordre mondial figé depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale ne saurait perdurer en maintenant les « damnés de la terre » dans leur misère. La lutte continue donc comme le disait Ernesto Che Guevara. Jusqu’à la victoire finale !

Boubakar SY

Carte d’identité biométrique AES au Burkina Faso: le capitaine Ibrahim Traoré pour commencer

Le Président du Faso, chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré a reçu sa Carte d’identité biométrique de la Confédération des Etats du Sahel (CIB-AES), le lundi 1er décembre 2025, des mains du ministre de la Sécurité.

A l’issue des différentes étapes d’enrôlement pour l’obtention de ce document d’identité de l’espace communautaire AES, le chef de l’Etat est désormais détenteur de la carte biométrique AES.

L’enrôlement du président du Faso marque ainsi le lancement officiel de la Carte d’identité biométrique AES (CIB-AES) au Burkina Faso.

L’introduction de la CIB-AES matérialise une décision forte des chefs d’Etat de la Confédération des Etats du Sahel, adoptée lors du sommet de décembre 2024. Elle traduit une volonté d’intégration accrue au sein de l’espace AES, avec pour objectifs la facilitation de la libre circulation des citoyens, le renforcement de la sécurité collective et l’amélioration des échanges économiques.

Dès janvier 2026, l’Office national d’identification (ONI) entamera la production en masse de ce nouveau document d’identité dont la fiabilité et le niveau de sécurité vont contribuer à la lutte contre le terrorisme.

Chaque citoyen de l’AES peut, dès l’âge de 5 ans, obtenir sa CIB-AES qui devient exigible à partir de 13 ans. Elle coûte 3 500 FCFA et a une validité de 10 ans.
Conçue en polycarbonate, la CIB-AES répond aux normes internationales les plus exigeantes en matière de sécurité et de durabilité. Elle intègre des données de sécurité avancées garantissant la fiabilité de l’identification et la protection des données à caractère personnel.

Direction de la communication de la Présidence du Faso

Amélioration du cadre de vie: la révolution silencieuse des grandes villes burkinabè

Les populations des grandes villes comme Ouagadougou, Bobo-Dioulasso assistent à une transformation progressive, mais visible de leur cadre de vie. Des rues pavées, des caniveaux curés, des ronds-points  réaménagés et des espaces verts revivifiés. Ce n’est plus un simple embellissement urbain, mais le reflet d’une nouvelle vision portée par la Révolution populaire et progressiste (RPP). A travers des initiatives comme Faso Mêbo et l’action de la brigade Laabal, les autorités impriment une dynamique environnementale et urbaniste  inédite dans la gestion de l’espace urbain et du cadre de vie.

La Révolution populaire et progressiste (RPP) est en train d’impacter qualitativement le cadre de vie des Burkinabè à Ouagadougou, à Bobo-Dioulasso et dans d’autres villes du pays. En effet, des initiatives portées par la vision des plus hautes autorités du pays a fini par convaincre les Burkinabè que la préservation de l’environnement est d’abord endogène. Des pavages de rues, des curages réguliers de caniveaux, des ronds-points réaménagés et des espaces verts réhabilités sont entre autres initiatives qui traduisent une volonté politique de remettre l’ordre, la propreté et l’esthétique au cœur du quotidien du Burkinabè. Le pavage des voies réduit la poussière et facilite la circulation en saison des pluies.

Le curage des caniveaux améliore l’évacuation des eaux usées et prévient des inondations urbaines. Quant aux ronds-points réaménagés et aux espaces verts réhabilités, ils réconcilient les citadins avec leur environnement, tout en offrant des lieux de respiration et de rencontre, essentiels dans des villes en pleine croissance démographique. Le parc urbain Bangr-weoogo en est un exemple. L’assainissement du cadre de vie participe à la dignité humaine. Il traduit le respect dû au citoyen. En donnant une nouvelle allure aux villes, les autorités, à travers le ministère de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement, cherchent à réinstaurer un rapport sain entre l’Etat et la population, à travers des gestes concrets qui améliorent le quotidien.

Le curage des caniveaux améliore l’évacuation des eaux usées et prévient les inondations urbaines.

Mais cette ambition ne va pas sans défis. La durabilité des aménagements dépendra de la qualité des travaux, de l’entretien régulier et de la responsabilisation des populations. La gestion participative des infrastructures, la sensibilisation à l’hygiène et au civisme urbain, ainsi que la lutte contre le vandalisme seront décisives. Dans cette dynamique, un acteur discret, mais décisif œuvre sur le terrain. Il s’agit de la Brigade «Labaal» qui conjugue sensibilisation et répression pour faire respecter les règles d’hygiène urbaine. Par son action, la brigade Labaal rétablit un principe fondamental : l’espace public appartient à tous et chacun a le devoir d’en prendre soin.

Elle vient ainsi combler un vide longtemps laissé par les autorités locales en matière de discipline environnementale. Si l’ambition est louable, elle doit s’accompagner d’un engagement citoyen fort. La brigade Labaal, à elle seule, ne peut tout faire. Il faudra également renforcer les capacités des collectivités, éviter la politisation des actions, et veiller à l’entretien continu des infrastructures. Si cette dynamique est consolidée, soutenue et élargie, le Burkina Faso pourrait devenir un modèle africain d’urbanisme sobre, participatif et résilient.

 

Paténéma Oumar OUEDRAOGO

 

Boulodrome de solidarité Naaba Wagsé: un joyau de 630 places pour le grand bonheur des boulistes

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L’Association Club Sportif Naaba Wagsé a procédé, au cours d’une cérémonie, à l’inauguration de son premier Boulodrome de solidarité Naaba Wagsé dans l’arrondissement 3 de la ville de Ouagadougou, le samedi 29 novembre 2025, en présence du ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi.

Environ 30 millions F CFA, c’est le montant investi par
l’Association Club Sportif Naaba Wagsé pour la réalisation du Boulodrome de solidarité Naaba Wagsé dans l’arrondissement 3 dans la ville de Ouagadougou, au quartier Nonsin. Placée sous le patronage du ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, l’inauguration de ce joyau, le samedi 29 novembre 2025, a suscité une mobilisation exceptionnelle, attirant des habitants venus en grand nombre pour vivre cet instant historique. Pour le président de l’Association club sportif Naaba Wagsé (ACSSNW), Maxime Zongo, visiblement ému de la réalisation faite de son association au-delà d’une simple infrastructure, « nous inaugurons un symbole, un rêve devenu réalité, un acte d’effort posé par des citoyens qui ont décidé d’être des solutions plutôt que des problèmes ». A l’en croire, ce
boulodrome est le fruit d’une conviction : « notre jeunesse mérite des espaces dignes, des cadres pour s’épanouir, se discipliner, se retrouver et espérer dans un contexte où notre pays traverse des défis majeurs, il n’est plus temps d’attendre, il faut agir chacun à son niveau et c’est ce que notre association a fait. ». Pour lui, la pétanque est l’un des sports qui rassemble plus, après le football et il était temps que le pays soit doté d’un boulodrome pour montrer que ce sport mérite mieux que les terrains improvisés et les espaces de fortune.

Profitant de cette occasion, Maxime Zongo, a lancé un appel solennel à l’Etat
burkinabè de « voir en nous, une force d’expérience, une expertise citoyenne, une main disponible pour accompagner la construction d’autres boulodromes dans toutes les régions du Burkina ». « Ce boulodrome s’inscrit dans la dynamique ambitieuse de notre politique de sport et de la jeunesse, d’offrir des équipements modernes, sécurisé et accessible, propice à la pratique, à la compétition aux loisirs et l’épanouissement communautaire », a fait savoir le ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, Anûuyirote Roland Somda et qui a émis le vœu que ce lieu et ses activités puissent conjuguer solidarité et performance, apprentissage et joie partagée, citoyenneté et excellence sportive. Il a, par ailleurs, réitéré sa détermination à soutenir des pratiques sportives populaires, à valoriser les clubs locaux et protéger l’éthique du sport.

Le président de la délégation spéciale de l’arrondissement 3, Christophe Kaboré, saluant l’initiative, a traduit sa gratitude au promoteur et aux personnes impliqués dans la réalisation dudit projet. De même que le représentant du Wogdogo Razang Naaba Poulma qui a remercié l’ensemble des acteurs pour l’implication dans le projet de réalisation de ce joyau et émis le vœu de voir ces initiatives citoyennes continuer pour le grand bonheur des populations.

Adama NIKIEMA
(Stagiaire)

Transport intra urbain: une quinzaine de bus SOTRACO attendus à Fada N’Gourma

La Société de transport en commun (SOTRACO), les services déconcentrés et les acteurs de l’ex-région de l’Est ont examiné, puis validé, le jeudi 27 novembre 2025, au cours d’un atelier à Fada N’Gourma, cinq lignes ordinaires dans la ville et une ligne intercommunale (Fada-Diapangou). Pour démarrer, une quinzaine de bus seront déployés.

En début d’année 2026, Fada N’Gourma et d’autres localités environnantes devraient être desservies par la Société de transport en commun (SOTRACO). En effet, une délégation de l’institution a examiné, le jeudi 27 novembre 2025, à Fada N’Gourma, les lignes de bus du réseau de la ville. Au cours de l’atelier, les participants ont passé en revue plusieurs aspects techniques, à savoir les points d’arrêt, la sécurité des passagers et la fréquence de passage des autobus, avant de valider cinq lignes ordinaires dans la ville et une ligne intercommunale (Fada-Diapangou).

Pour démarrer, une quinzaine de bus seront déployés. Interrogé sur les tarifs, le Directeur général (DG) de la SOTRACO, Drissa Sawadogo, a indiqué que le prix du ticket en zone urbaine oscillera entre 150 et 200 F CFA. Pour la desserte intercommunale, le coût variera en fonction de la distance parcourue. Selon M. Sawadogo, plusieurs facteurs justifient le déploiement des bus à Fada N’Gourma.

« C’est une ville qui connaît une dynamique de développement remarquable, avec une croissance démographique soutenue et une urbanisation accrue, rendant indispensable une planification rigoureuse de son réseau de transport », a-t-il expliqué. Il a ajouté qu’à mesure que les villes se densifient et que les populations augmentent, les besoins en mobilité deviennent plus pressants, plus diversifiés et plus exigeants. Pour lui, ce projet permettra donc d’améliorer la fluidité des déplacements, de renforcer la sécurité routière, de réduire l’impact environnemental et d’alléger le coût du transport urbain.

Un projet très attendu par la population

L’annonce de la mise en service d’un réseau de bus à Fada N’Gourma a été accueillie favorablement par la population, la frange jeune, notamment. Jean Koaré, étudiant en génie minier à l’université Yembila-Abdoulaye-Toguyeni, s’est dit soulagé de voir se concrétiser une doléance de longue date. Selon lui, ce projet va réellement aider les élèves et étudiants qui parcourent chaque jour de longues distances pour rejoindre leurs établissements. « C’est une initiative salutaire », a-t-il dit.

Au-delà de cette catégorie de la population, a ajouté le Secrétaire général (SG) de la région, Siaka Ouattara, la mise en circulation des bus de la SOTRACO à Fada N’Gourma constitue « une bouffée d’air » pour les ménages. Aussi, a-t-il noté, elle va contribuer à renforcer la dynamique de développement de la ville. Il a, à cet effet, salué cette « vision éclairée » du chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré, et les efforts déployés par le gouvernement au profit du secteur du transport.

Au cours de l’atelier, le DG Sawadogo a indiqué que la SOTRACO bénéficie depuis janvier 2025 d’un renforcement substantiel de ses capacités. Grâce à la Révolution progressiste populaire (RPP), son capital social a été porté de 800 millions à 5 milliards de F CFA. « Cette décision témoigne de la volonté des autorités de doter le Burkina Faso d’un opérateur solide, capable d’assurer une mobilité de qualité et accessible à tous », a-t-il noté avant de rappeler que l’arrivée des autobus à Fada N’Gourma s’inscrit dans le cadre de l’Initiative présidentielle pour une éducation de qualité.

Joanny SOW