Lutte contre le VIH/SIDA: « Nous devrons continuer à faire des plaidoyers pour une mobilisation des ressources endogènes »,

Le Burkina Faso commémore en différé la Journée mondiale de lutte contre le SIDA, le vendredi 5 décembre 2025. A l’occasion Sidwaya s’est entretenu avec le chef du département chargé du secteur santé du SP/CNLS IST, Dr Salam Dermé. Le pharmacien spécialisé en économie de la santé fait un tour d’horizon de la situation épidémiologique du VIH/SIDA au Burkina, les acquis dans la lutte contre l’épidémie et les efforts du gouvernement et ses partenaires pour contenir la maladie à l’horizon 2030.

Sidwaya (S) : Quelle est la situation épidémiologique du VIH/SIDA au Burkina Faso ?

Dr Salam Dermé (S. D) : Selon le dernier rapport de l’ONU SIDA publié en juillet 2025, qui s’est basé sur nos données nationales, en termes de prévalence du VIH en fin 2024, nous étions à une prévalence du VIH de 0,5%. Cela veut dire que 5 personnes sont infectées sur 1000. En termes de nombre de personnes vivant avec le VIH au Burkina, le même rapport fait ressortir 94 000 personnes vivant avec le VIH, dont 54 000 adultes femmes, 31 000 adultes hommes et 8400 enfants.

Pour ce qui est des nouvelles infections, intervenues au cours de l’année 2024, les statistiques indiquent 3 000 nouvelles infections. Et en termes de décès liés au VIH, malheureusement, nous avons enregistré également 3 000 décès. Le VIH n’est pas un fardeau seulement sanitaire, il interagit au niveau social, familial. Nous enregistrons dans la même période 66 000 orphelins et enfants vulnérables liés au SIDA. La prévalence de 0.5% étant inférieure à 1% de la population générale signifie que le Burkina Faso est classé parmi les pays à épidémie mixte et stable. Il y a seulement des pics de prévalence dans quelques groupes de population.

S : Comment se présente la maladie en termes de répartition par région ?

S. D : Chaque année, l’épidémie évolue en cercle concentrique. Il y a ce qu’on appelle le noyau de transmission ou le corps-groupe. C’est à partir de ce noyau qu’une population passerelle se contamine. Cette population passerelle est en contact avec le noyau et la population générale. Il y a des groupes vulnérables dont l’activité ou le comportement prédispose à plus de transmission. Nous avons par exemple, les Travailleurs du sexe (TS) où les récentes estimations donnent 6,8% alors que nous sommes à 0,5% de la population générale. Egalement, chez les détenus, les dernières tendances de l’enquête de l’IBBS de 2020 donnent 1,3%, supérieur à la prévalence nationale. Nous avons des sites sentinelles répartis sur l’ensemble des pays et chaque année, nous faisons l’enquête de surveillance chez les femmes âgées de 15 à 49 ans qui nous donne la tendance de l’épidémie au plan national. Cela nous permet d’avoir des prévalences, des estimations de prévalence régionale. Il y a une disparité de la prévalence au niveau régional. Pendant qu’on est à 0,5% au niveau pays, nous remarquons selon la dernière enquête de surveillance qui s’est déroulé en 2023, que le Guiriko est à 2,7%, le Kadiogo 2,3%, Djôrô, 1,83% et le Nakambé 1,2%. Ces prévalences sont donc supérieures à la moyenne nationale.

S : Pourquoi ces disparités au niveau régional ?

S. D : Ces disparités peuvent s’expliquer par plusieurs facteurs. Il y a la taille des populations dans les villes de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso. Si vous regardez l’enquête IBBS 2023 sur les populations à haut risque, ce sont dans les grands centres urbains que se concentrent, par exemple, les TS et les populations pour des raisons économiques. Le contexte sécuritaire et humanitaire entraine des déplacements vers les villes avec des populations vulnérables. Vous avez les orpailleurs et les routiers.

S : Quelles sont les dispositions prises dans l’optique de ramener ces chiffres à des proportions raisonnables ?

S. D : Depuis les années 2001, nous avons une approche participative. Nous élaborons le cadre stratégique national de lutte contre le sida, où nous définissons les impacts et les interventions. Et nous en sommes au 5e. Pour diminuer la transmission et l’impact sur la chaîne de transmission, il faut cibler les groupes où la prévalence est plus importante et déployer un paquet de préventions combinées qui allient la sensibilisation thématique et le dépistage différencié.

Nous avons de nouveaux outils tels que la Prévention préexposition (PREP), où certains groupes, par rapport à leur activisme sexuel, à leur comportement, reçoivent des médicaments pour prévenir la contagiosité. Nous n’attendons plus que la personne tombe malade, mais on administre des médicaments pour éviter que la personne ne soit contaminée au regard de son activité ou sa prise de risque. Actuellement, il s’agit de la PREP orale, avec les médicaments antirétroviraux oraux. Au niveau international, on a innové à travers la PREP injectable. Nous sommes en train d’étudier l’introduction de la PREP injectable. Donc, le traitement antirétroviral, non seulement est un traitement qui donne la qualité de vie, qui traite le patient, mais le traitement appliqué au Burkina a un rôle préventif. S’il est bien suivi et qu’on arrive à mesurer la charge virale et qu’elle est supprimée, la personne vivant avec le VIH ne transmet quasiment plus le virus à son partenaire sexuel.

S : Quel sont les efforts de l’Etat ainsi que les partenaires et acteurs du privé dans la lutte contre le SIDA ?

S. D : Nous avons un cadre stratégique de lutte contre le SIDA et les IST qui définit les stratégies et un paquet d’interventions que nous déroulons chaque année à travers ce que nous appelons le plan national multisectoriel de lutte contre le SIDA. En moyenne par an, les besoins de financement de la lutte contre le SIDA, sont d’environ 30 milliards F CFA. Dans ce montant, la contribution du budget de l’Etat est estimée à 33%. Dans la sous-région, quand on fait une comparaison, le Burkina fait beaucoup d’effort. Cette contribution nous permet d’acquérir prioritairement des traitements ARV et des réactifs pour sécuriser la chaine d’approvisionnement. Les partenaires multilatéraux, tels qu’essentiellement le Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose contribuent à hauteur de 34%. Les partenaires bilatéraux, essentiellement les Etats-Unis, à travers, le plan du président américain, contribuent à hauteur de 30% depuis plus de 5 ans. Les ONG internationales, tels que le système des Nations Unies, à hauteur de 1,6% et le secteur privé contribue à hauteur de 0,7%.

S : La suspension du financement américain et la diminution drastique du soutien financier des acteurs multilatéraux ne vont-elles pas annihiler les efforts ?

S. D : La décision du gouvernement américain a eu des impacts sur la performance programmatique des programmes VIH. Mais Dieu merci nos échanges avec les Etats-Unis nous ont permis de maintenir le financement de l’acquisition des traitements pour ne pas laisser les malades de côté. Donc, cette année 2025, ils continuent à maintenir les services essentiels. Il faut que nous puissions nous adapter. Nous devrons nous organiser pour maintenir les acquis et obtenir des résultats avec peu de moyens. Nous devrons également continuer à faire des plaidoyers pour une mobilisation des ressources endogènes pour garantir les services essentiels dont l’accès aux traitements ARV, l’accès au suivi médical des personnes vivant avec le VIH. Depuis 2010, les traitements antirétroviraux sont gratuits au Burkina. L’Etat et ses partenaires se mobilisent toujours pour assurer cette disponibilité permanente. Ces médicaments ne doivent jamais manquer au niveau du patient. Récemment, le dépistage et les examens de suivi biologique sont gratuits. Il faut que l’Etat continue à injecter des ressources pour que nous puissions maintenir ces services essentiels au profit des malades. La communauté internationale doit se mobiliser pour pouvoir soutenir les pays à faible revenu. Dans le cadre de la solidarité mondiale, peut-être des mécanismes vont se créer.

S : Vous avez relevé que les intrants ne doivent pas manquer. Souvent, on constate qu’il y a un manque de ces intrants. Comment peut-on expliquer ce constat ?

S. D : Nous voyons souvent des alertes dans les réseaux sociaux ou des interpellations. Les tensions de stock, les ruptures et le surstock sont inhérents à la gestion des intrants tout au long de la chaîne d’approvisionnement en produits de santé. Les goulots
d’étranglement à un maillon de la chaîne peuvent entraîner une indisponibilité sur l’utilisateur final. On peut disposer des intrants au niveau national mais ils ne se retrouvent dans une formation sanitaire, parce qu’au niveau de la formation sanitaire, c’est un système de réquisition. Il doit pouvoir faire ses besoins puis remonter pour qu’on valide, afin que la commande puisse être livrée. S’il y a quelqu’un qui n’est pas proactif, il y aura un problème. Donc, il faut que chacun des acteurs de la chaîne d’approvisionnement joue sa partition et soit proactif.

S : Vous avez parlé tantôt de prévention combinée. De quoi s’agit-il ?

S. D : Nous sommes dans une situation d’épidémie mixte concentrée. La stratégie de faire des interventions en population générale s’est avérée non efficace. Donc, il faut recentrer les efforts vers ce que nous appelons maintenant prévention combinée. C’est une prévention ciblée et à fort impact qui combine plusieurs outils dont la sensibilisation thématique en fonction du groupe. Il y a des messages spécifiques qu’il faut développer. Il faut également appliquer le dépistage différencié. Cela peut être par un test, ou des autotests, puisque présentement il y a les autos dépistages salivaires que nous donnons. L’intéressé prend sa cassette, rentre chez lui et travers sa salive, il a son test. C’est réactif et il peut par la suite se rendre dans un centre de santé pour pouvoir confirmer ou infirmer le test. Il y a aussi la distribution de préservatifs et la PREP.

S : L’on parle aussi de 3 x 95. Pouvez-vous nous donnez des éclaircissements ?

S. D : Il s’agit de la cascade de 3 x 95 ou des objectifs 3 x 95 de l’ONU-SIDA. Ce sont des résultats qui mesurent la performance des programmes VIH des pays. Ce sont des indicateurs harmonisés qui permettent de comparer les pays pour voir les niveaux d’efforts fournis. Le 1er 95 veut dire clairement que 95 % des personnes vivant avec le VIH estimé du pays connaissent leur statut VIH positif grâce au dépistage. Le pays doit travailler pour identifier 95 % des personnes potentiellement VIH+. Si on prend cet indicateur, à la date en fin décembre 2024, nous sommes à 89 %. Cela veut dire qu’il y a à peu près 84 852 personnes vivant avec le VIH qui connaissent leur statut VIH plus sur les 94 000 estimés. Ce qui nous donne un taux d’atteinte du 1er 95 de 89 %.

Le 2e 95 veut dire que parmi ceux qui sont sous traitement et ceux qui connaissent leur statut, le pays doit tout faire pour mettre 95 % d’entre eux sous traitement antirétroviral. Au Burkina sur les 94 000 personnes connaissant leur statut sérologique, on a pu identifier 84 852 personnes qui sont dans le fil actif, réparties dans les 126 sites de prise en charge au Burkina. Parmi ces 84 852, le pays devrait faire l’effort que 95 % de ces personnes qui connaissent leur statut soient sous traitement ARV. Le résultat de ce 2e indicateur pour le Burkina, nous sommes à 100 %. Toutes les 84 852 personnes identifiées qui sont arrivées dans le fil actif des formations sanitaires sont sous traitement ARV.

Le 3e 95 renvoie à la suppression de la charge virale, le nombre de virus qui circulent dans le sang. Avec les techniques dont on dispose, le résultat de l’examen doit nous montrer un seuil d’indétectabilité inférieur à 1000 copies par millimètre. Si on a ce seuil, ça veut dire que le traitement marche et le virus n’arrive pas à se reproduire dans l’organisme. Si la personne a une charge virale supprimée, ça veut dire que la personne qui vit avec le VIH, qui est sous traitement, qui a une charge virale supprimée, ne transmet plus le virus à son partenaire sexuel.

Nous sommes à 66%. Les efforts doivent être faits pour que les laboratoires, qui sont équipés en plateforme, puissent réaliser la charge virale, que les prescripteurs, l’équipe de prise en charge qui suit les patients, puissent demander l’examen de charge virale, que les patients même comprennent que l’examen de charge virale est un examen traceur. Ils doivent même demander à leurs soignants de les prescrire. Il est prévu que chaque année, au moins chaque patient doit pouvoir réaliser une fois sa charge virale pour voir si le traitement marche. Si on arrive à ce que tous ceux qui sont sous traitement antirétroviral ont une charge virale éliminée, alors nous rompons la chaîne de transmission.

S : Chaque 1er décembre marque la Journée mondiale de lutte contre le SIDA. Cette année, quel est le thème qui a été choisi ?

S. D : Cette année, le thème national est celui mondial à savoir : « Surmonter les perturbations et transformer la riposte au SIDA ». Nous célébrons cette année la Journée mondiale de lutte contre le SIDA en différé le 5 décembre 2025. Cette commémoration coïncide avec le mois de solidarité, une initiative du ministère en charge de l’action humanitaire. Nous voulons inviter les Burkinabè à être solidaires aux personnes vulnérables.

Il y a les orphelins et enfants vulnérables liés au VIH. Il y a les personnes vivant avec le VIH qui ont des besoins particuliers. Nous invitons tous nos compatriotes à être solidaires avec les personnes vulnérables. Le SIDA existe toujours et nous devons nous y engager. Nous demandons surtout aux adolescents et aux jeunes de pouvoir garder les comportements à moindre risque pour éviter de contracter le VIH, car il y a un relâchement à ce niveau. Ces mesures de protection sont l’utilisation du préservatif lors des rapports sexuels, la fidélité et l’abstinence.

S : Qu’est-ce qui vous a motivés cette année à vous aligner sur le thème mondial ?

S. D : Le Burkina a choisi pour cette édition de s’aligner sur le thème mondial qui interpelle fortement sur le fait que notre marche commune vers l’élimination du SIDA passe inéluctablement par la résilience du pays et des acteurs face aux mutations des contextes internationaux et nationaux.

Les défis sécuritaire et humanitaire, avec leur corollaire de population déplacée impactent sur la fonctionnalité des formations sanitaires. Quand vous regardez les formations sanitaires périphériques, les CSPS, nous en avons jusqu’à 2970 qui doivent délivrer la prévention de la transmission mère à l’enfant. En principe, chaque femme enceinte qui vient pour des consultations prénatales doit bénéficier du dépistage du VIH, de la syphilis et des hépatites. C’est environ plus de 900 000 femmes par an. Donc cette double contrainte humanitaire et sécuritaire peut avoir un impact sur la fonctionnalité des formations sanitaires et également sur la mobilité des personnes vivant avec le VIH.

Il faut développer les stratégies pour que personne ne soit laissée de côté. Il y a également la chaîne d’approvisionnement qui est impactée. Souvent ces contraintes sécuritaires font qu’il faut déployer des mécanismes d’approvisionnement d’urgence. Les Forces de défense et de sécurité nous aident souvent à apporter les produits auprès des formations sanitaires, pour que ceux qui en ont besoin puissent continuer leur approvisionnement. Il y a également au plan international les perturbations consécutives à la crise de financement de la santé liée aux réductions des financements des Etats-Unis.

Aujourd’hui, il s’agit non seulement de maintenir nos acquis, mais surtout de transformer notre manière d’agir pour adapter la riposte-là aux réalités actuelles. Cela implique d’opérer des changements radicaux dans la programmation et le financement de la lutte. Il faut assurer l’efficience allocative, des actions à haut impact et la priorisation. Il faut une mobilisation continue des ressources endogènes pour assurer surtout les services essentiels, notamment la disponibilité permanente des ARV.

S : Quels sont les acquis majeurs engrangés dans la lutte contre le VIH au Burkina Faso ?

S. D : Vous avez d’abord la baisse de la prévalence du VIH en population générale. Si vous avez souvenir, nous sommes passés de 7,17% en 1997, à 0,5% en fin 2024. Il y a la réduction des nouvelles infections. Nous sommes passés de 6,254 cas de nouvelles infections en 2010, à actuellement 2,914 cas en 2024. Il y a la réduction de la mortalité liée au VIH grâce au traitement. Nous sommes passés de 4,681 décès en 2010, à 2,900 décès en fin 2024. Depuis 2010, les traitements ARV sont gratuits. Nous avons aussi la lutte multisectorielle, avec les acteurs de la santé et communautaires, les comités ministériels, les entreprises et les associations qui sont engagés. Le tout couronné par le leadership du président du Faso qui est le président du CNLS-IST. L’Etat, malgré les contraintes, injecte des ressources et nous pensons que l’Etat va toujours s’engager pour qu’au moins nous puissions maintenir les services essentiels.

S : Peut-on espérer la fin du SIDA au Burkina à l’horizon 2030 ?

S. D : L’élimination du SIDA à l’horizon 2030 en tant que problème de santé publique est une vision, un objectif. Nous sommes sur la trajectoire. Malgré les perturbations, nous pouvons rester optimistes. Je pense que nous pouvons mettre l’épidémie VIH sous contrôle d’ici 2030, en tant que problème majeur de santé publique. Pour cela, nous devons nous engager dans la transformation de la riposte nationale au SIDA. Les maitres mots sont, priorisation, impact, intégration, mobilisation de ressources endogènes, efficience allocative.

Interview réalisée Abdoulaye BALBONE

Tribunal de grande instance de Nouna : le drapeau national flotte à nouveau

Le ministre de la Justice et des Droits humains, Garde des sceaux, Edasso Rodrigue Bayala est allé constater la réouverture du Tribunal de grande instance (TGI) de Nouna, le mardi 2 décembre 2025.

Après Bogandé, Kongoussi et Dori, c’est au tour du Tribunal de grande instance (TGI) de Nouna de retrouver ses locaux après une période de délocalisation à Dédougou du fait de la situation sécuritaire. Le mardi 2 décembre 2025, une montée solennelle des couleurs a constaté ce retour des services de justice.

Le premier responsable du département, le ministre de la Justice et des Droits humains, Garde de sceaux a tenu à assister personnellement à cette victoire de l’Etat sur les forces du mal. Accompagné d’une forte délégation, il a, en communion avec les travailleurs, les autorités locales et les Forces combattantes entonné en cœur l’hymne national, symbole de résilience et d’appartenance à la nation. « La justice est de retour à Nouna.

N’en déplaise aux rapaces venus de loin qui avaient prédit le contraire», s’est réjoui le ministre. Il a rendu hommage à l’ensemble des Forces combattantes qui ont rendu cela possible. Pour lui, la présence de l’administration dans les zones à fort défi sécuritaire participe efficacement à l’affirmation de la souveraineté de l’Etat.

Il a donc salué la résilience des agents publics et parti-culièrement ceux du ministère de la justice qui ont accepté de revenir à Nouna pour offrir les services de justice aux populations. « Si, nos FDS déploient le minimum pour que l’administration puisse revenir nous ne devons pas hésiter. Il est vrai que cela requiert un minimum de sacrifices mais comme l’a dit le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, c’est le peuple qui fait sa guerre et chacun doit y participer d’une manière ou d’une autre.

La contribution des agents publics, c’est d’être là où ils doivent être pour rendre le service public aux Bukinabè ”, a-t-il estimé. Il a appelé particulièrement les agents de son département, au regard de la transversalité de leur corps, à redoubler d’effort afin d’offrir des services de qualité aux usagers. « Si la justice n’est pas là, tous les services sont bloqués. Mon souhait est qu’ici à Nouna vous vous faites sentir comme tous les autres services publics qui sont revenus.

Et vous faire sentir, c’est d’assurer un service de qualité en répondant de manière diligente aux sollicitations des populations », a-t-il appelé.
Edasso Rodrigue Bayala a par ailleurs invité ses collaborateurs de Nouna à s’approprier les différentes réformes entreprises dans le secteur. « Nous ne voulons plus d’une justice qui s’auto-isole, mais qui collabore fortement avec les autres compartiments de l’Etat avec comme maître mot la satisfaction du citoyen », a-t-il indiqué.

“Kossin est viable et fréquentable”

Le procureur du Faso près le TGI de Nouna, Armel Sama a rassuré le ministre de l’engagement de l’ensemble des travailleurs à assurer un service de qualité aux usagers. Il a toutefois saisi l’opportunité du passage du ministre pour exposer quelques difficultés à résoudre afin de rendre davantage le TGI opérationnel. Il a évoqué notamment le manque de personnel et de mobiliers suite à la réfection des locaux. Tout en prenant note des doléances, le Garde des sceaux a invité ses colla-borateurs à prendre leur mal en patience le temps que des solutions soient trouvées.

« Le gouvernement a déjà fourni d’énormes efforts pour la réfection du TGI et de la maison d’arrêt. Nous sommes conscients qu’il reste beaucoup à faire. Mais en attendant que des solutions soient trouvées, nous demandons aux agents de consentir encore quelques sacrifices en faisant le maximum avec le mi-nimum disponible », a-t-il plaidé.
En dépit des quelques difficultés persistantes, le président du TGI a rassuré que sa structure est apte à fournir l’essentiel des services aux usagers.

« Tous les actes courants que ce soit l’établissement des certificats de nationalité, des casiers judiciaires etc peuvent être faits sur place ici et nous en sommes ravis », a-t-il assuré. Si les acteurs de la justice sont heureux de revenir après toutes ces années de délocalisation, la population de Nouna est la plus heureuse de leur retour. « Nous étions obligés de nous rendre à Dédougou moyennement au moins 3 000 F CFA de transport pour aller nous faire établir certains actes.

Aujourd’hui, nous sommes très contents que les services de la justice soient revenus à Nouna », a apprécié Seydou Sidibé. Au-delà de la réouverture du TGI, le haut-commissaire de la province de Kossin, Noufo Dembélé a salué la venue du ministre de la Justice dans leur localité. Pour lui, c’est une preuve tangible que la sécurité revient progressivement dans la province. « Vous avez vu qu’il a même pris la route. C’est la preuve que Kossin est viable et fréquentable », a-t-il clamé.

Nadège YAMEOGO

IAMGOLD Essakane SA: un engagement renouvelé au respect des normes santé, sécurité, environnement

La société minière IAMGOLD Essakane SA tient l’édition 2025 de sa Journée santé, sécurité, environnement (JSSE) du 2 au 4 décembre 2025. La cérémonie de lancement des activités, placée sous le parrainage du ministre en charge des mines, Yacouba Zabré Gouba, et le patronage du ministre de la Santé, Robert Lucien Kargougou, a eu lieu le mardi 2 décembre 2025, à Ouagadougou.

«La santé, sécurité, environnement est une culture d’entreprise chez IAMGOLD en général, et à Essakane en particulier. En effet, elle se matérialise par l’application de politiques en matière de santé et de sécurité au travail, de l’environnement et du développement durable », a confié le vice-président Afrique de l’Ouest et directeur général de IAMGOLD Essakane SA, Tidiane Barry. Dans le but d’ancrer davantage cette culture au niveau de ses employés, sous-traitants et partenaires, la mine organise depuis huit ans des journées de sensibilisation au respect des bonnes pratiques en la matière.

Cette année, cette traditionnelle Journée santé, sécurité, environnement (JSSE) se tient du 2 au 4 décembre 2025, aussi bien à Ouagadougou que sur le site de la mine, à travers le thème : « Adoptons les comportements clés pour une gestion proactive des risques SSE ».
Selon M. Barry, la tenue annuelle des JSSE vise à faire un bilan des actions de prévention et des innovations en santé, sécurité, environnement afin d’en tirer de meilleures perspectives pour tendre vers l’objectif du « zéro blessure ».

« Chez IAMGOLD Essakane SA, nos employés sont notre première ressource. Pour ce faire, nous nous sommes engagés à prendre toutes les dispositions afin que l’ensemble des collaborateurs viennent travailler et rejoignent leurs familles sains et saufs », a-t-il souligné.

Cette culture sécuritaire pour ses travailleurs a permis à la mine d’être une référence en la matière. Pour le DG de Essakane SA, le choix du thème 2025 est une manière d’insister et de rappeler que l’engagement doit être constant.

Une approche de management participatif

« Ces journées nous rappellent toujours que l’engagement est nécessaire au niveau des comportements pour éviter les blessures au travail et pour faire en sorte que nous soyons des ressources humaines, saines de corps et d’esprit, pour être productifs, pour venir travailler et retourner à la maison en santé et en sécurité », a souligné Tidiane Barry. Pour lui, les performances de Essakane tiennent pour beaucoup à ses indicateurs en matière de santé, sécurité et environnement. Mais au-delà, la mine veut être un ambassadeur pour la société en matière de respect des normes sanitaires, sécuritaires et environnementales, a-t-il fait savoir.

Le ministre de l’Energie, des Mines et des Carrières et parrain, Yacouba Zabré Gouba, a félicité Essakane pour sa constante exemplarité et sa forte capacité de résilience face à l’environnement de défis sécuritaires où elle opère. « Cette approche de la mine Essakane qui fait de ses employés sa première ressource est singulière et mérite que l’on y accorde une certaine importance », a-t-il souligné. L’option prise par cette mine, a-t-il ajouté, est en phase avec l’orientation du gouvernement en matière de santé, sécurité et environnement au travail.

Le ministre de la Santé Robert Lucien Kargougou, patron de la JSSE 2025, a également salué le travail qu’abat cette société. « Je mets un point d’honneur à féliciter la compagnie minière IAMGOLD Essakane SA qui fait de la santé sécurité une culture d’entreprise et de ses employés sa ressource première depuis plus d’une quinzaine d’années. C’est une approche de management participatif et adaptée qu’il faut saluer à sa juste valeur. Je suggère qu’elle soit partagée avec les autres structures industrielles de notre pays. Je peux affirmer sans risque de me tromper que votre entreprise en est un bel exemple », s’est-il réjoui.

Le parrain et le patron ont réaffirmé l’engagement du gouvernement à jouer sa partition pour la protection du capital humain nécessaire pour le développement du secteur minier burkinabè. La cérémonie d’ouverture a servi de cadre pour IAMGOLD Essakane SA de décerner des prix à ses départements et partenaires qui se sont illustrés en matière de respect des normes santé, sécurité, environnement. Outre les stands d’exposition, ces 72 heures seront rythmées de sessions de sensibilisation, de jeux organisés sur la thématique santé-sécurité-environnement, de la sécurité routière et un don de sang.

Mahamadi SEBOGO
Windmad76@gmail.com
Fatimata Zoungrana
(Stagiaire)

 

Conférence sur les victimes du terrorisme: le Burkina appelle à cesser l’utilisation du terrorisme comme un instrument de politique

Il s’est ouvert, le mardi 2 décembre 2025 dans la capitale marocaine, la toute première conférence internationale consacrée aux victimes africaines du terrorisme.

Organisée par le Royaume du Maroc à travers le ministère des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’Etranger, avec l’appui du Bureau des Nations unies pour la lutte contre le terrorisme (UNOCT), cette conférence vise à mettre en lumière les conséquences humaines du terrorisme en Afrique, et à renforcer les mécanismes de soutien et de résilience sur le continent. La délégation burkinabè à cette conférence est conduite par le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur, Karamoko Jean Marie Traoré.

La cérémonie d’ouverture a été marquée par le discours du ministre des Affaires étrangères du Maroc, celui du représentant du Bureau des Nations unies pour la lutte contre le terrorisme (UNOCT), l’adoption de la Déclaration de Rabat sur le soutien aux victimes africaines du terrorisme, et enfin les déclarations des chefs de délégations. Dans son intervention, le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur, a entre autres, présenté la réponse humanitaire que le Burkina Faso apporte aux victimes du terrorisme, à travers la mise en place d’un dispositif multisectoriel d’assistance.

Il a aussi insisté sur la nécessité d’avoir de meilleures approches et de construire des discours valorisants sur les victimes du terrorisme, qui attendent certes une solidarité mais qui font déjà preuve de résilience. « Il y a de braves femmes et hommes qui ont refusé de s’asseoir pour attendre des cashs transferts ou des appuis alimentaires, en se lançant dans de petites entreprises », dira le ministre Traoré. Pour lui, « la vraie prise en charge consiste à faire en sorte qu’il n’y ait pas de victimes du terrorisme, c’est de faire en sorte qu’il n’y ait pas de ressources et d’espace pour ceux qui endeuillent nos populations; c’est refuser que le terrorisme soit pour certains pays, un instrument de politique étrangère ».

Tout en regrettant le manque de solidarité réelle et agissante à l’endroit des pays qui se battent contre un phénomène qui ne connait pas de frontière, le chef de la diplomatie burkinabè a indiqué que son pays souscrit fortement à la « Déclaration de Rabat ». Il dit fonder l’espoir que cette Déclaration ne soit pas un énième document dormant dans les tiroirs, mais une feuille de route qui changera positivement la vie des victimes du terrorisme, car l’ampleur de la tragédie l’exige.

Il a lancé un appel à la communauté internationale, à prendre conscience que le terrorisme est une menace qui ne connait ni race, ni religion, ni sexe, ni frontière, et qui nécessite une réponse globale à travers la mobilisation de ressources significatives. Cette position du Burkina Faso vient du constat que malgré que le terrorisme constitue de nos jours la menace la plus préoccupante à la paix et à la sécurité, cette question au niveau du Sahel est négligée par une communauté internationale prompte à condamner les allégations de violations des droits de l’Homme, au détriment d’un soutien sincère aux efforts de lutte contre le terrorisme dans cet espace.

Partant de là, il a formulé le voeu que les partenaires reconnaissent la légitimité du combat mené par les pays du Sahel contre le terrorisme, et qu’ils reconnaissent aux victimes africaines les mêmes droits que les victimes d’autres régions du monde. La conférence de Rabat qui se tient sur deux jours réunit des représentants de gouvernements africains, des organisations internationales et régionales, des associations de victimes, ainsi que des chercheurs et experts spécialisés.

DCRP/MAECR-BE

Révolutionner les transports

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Les Etats généraux des transports prennent fin, ce mercredi 3 mercredi 2025, après 72 heures de travaux, placés sur le thème : « Transports terrestres et maritimes et résilience dans un contexte de crise sécuritaire au Burkina Faso : états des lieux et perspectives ». Cette rencontre s’imposait, à un moment où le secteur des transports fait face à de nombreux défis. Les attaques terroristes enregistrées depuis une décennie ont affecté ce domaine, mais les acteurs ont continué à assurer les échanges et la mobilité à travers le pays. Cet environnement particulier n’occulte pas les problèmes structurels du secteur des transports, dont entre autres, des infrastructures parfois inadaptées, un parc automobile vieillissant, une insécurité routière entrainant régulièrement des morts et une professionnalisation à renforcer.

Si ces écueils ont été passés en revue, d’autres sujets de premier plan retiennent également l’attention des participants : les mécanismes de fixation des tarifs, la fiscalité appliquée au transport, la modernisation et la digitalisation des services. Les institutions publiques, le secteur privé, les syndicats, le monde académique et les communautés, parties prenantes à ces assises, ont la lourde responsabilité de faire des propositions qui vont révolutionner le secteur des transports, pour le bonheur des populations. La mise en œuvre de la Révolution progressiste populaire (RPP), sous la conduite du capitaine
Ibrahim Traoré, appelle également à des réformes dans ce domaine capital pour le développement socioéconomique du Burkina Faso.

De toute évidence, les transports facilitent la circulation des biens et des personnes, la création d’emplois et l’accès aux services et stimulent l’activité commerciale. Très attendues, les conclusions de ces Etats généraux devront permettre de jeter les bases d’une politique des transports moderne, inclusive, sécurisée et compétitive, au service du progrès national et de l’intégration régionale. Déterminé à faire du secteur des transports un véritable moteur de développement socioéconomique, en dépit du contexte sécuritaire difficile, le gouvernement burkinabè ne ménage aucun effort pour aller dans ce sens. Dans cette dynamique, l’exécutif va à n’en point douter opérationnaliser les propositions, qui vont sortir de ces 72 heures de réflexion sur le secteur des transports.

Ce qui permettra de renforcer les acquis déjà engrangés en la matière. Un certain nombre d’actions ont été engagées par le gouvernement pour faire du Burkina Faso, un pays véritablement connecté. Au nombre de ces initiatives, il y a l’acquisition de plus de 500 bus modernes destinés au transport de masse et le renouvellement d’une centaine de véhicules pour accompagner les opérateurs du transport de marchandises.

En première ligne dans le transport urbain, la Société de transport en commun
(SOTRACO) a entamé une extension de son réseau dans d’autres villes du Burkina Faso, tout en renforçant les lignes existantes. Cette politique de maillage du territoire national contribue efficacement à l’amélioration de la mobilité urbaine.

D’autres actions sont en cours pour développer le secteur, dont l’achat d’une autre centaine de véhicules, un projet de renforcement du transport ferroviaire, une étude pour le renouvellement du parc de taxis et la mise en place d’un système de gestion automatisé des titres de transport, en vue de faciliter la production et de sécuriser davantage les documents. Autant dire que les Etats généraux des transports tombent à pic, vu la volonté des autorités de transformer profondément et qualitativement le secteur. La dynamique a été enclenchée et elle devra se poursuivre et se consolider à l’issue de ces assises, pour un Burkina encore plus résilient et prospère.

Kader Patrick KARANTAO

Kongoussi : des élèves boycottent la montée des couleurs

Kantigui a appris que dans la matinée du lundi 1er décembre 2025, certains élèves de la classe de 2nde A du lycée municipal de Kongoussi, région des Koulsé, ont délibérément refusé de participer à la traditionnelle montée tournante des couleurs au sein de leur établissement. Se dissimulant dans leur salle de classe, ils ont été vite démasqués par leur proviseur. « Ayant constaté le nombre de participants inférieur à l’effectif habituel, le proviseur, après la montée des couleurs, a maintenu ceux qui ont (…)

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Kantigui
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Lutte contre les Violences basées sur le genre (VBG): Des leaders coutumiers et religieux du Goulmou s’engagent

L’Initiative Pananetugri pour le bien-être de la femme (IPBF) a organisé, mardi 2 décembre 2025, à Fada N’Gourma, dans le cadre de la campagne « 16 jours d’activisme contre les Violences basées sur le genre (VBG) », un atelier pour sensibiliser les leaders communautaires et les inciter à militer et, surtout, à agir contre le phénomène.

Les Violences basées sur le genre (VBG), le mariage d’enfants, le rapt et les violences sexuelles et numériques sont des pratiques dégradantes et préjudiciables à l’épanouissement des femmes et des filles. Face à la persistance de ces phénomènes, des leaders coutumiers et religieux du Goulmou se sont engagés, solennellement, dans le combat contre les violences faites aux femmes et aux filles. C’était, le mardi 2 décembre 2025, au cours d’un atelier organisé, à Fada N’Gourma, par l’Initiative Pananetugri pour le bien-être de la femme (IPBF), dans le cadre de la campagne mondiale « 16 jours d’activisme contre les VBG » qui se tient sous le thème : « Unis pour mettre fin aux violences numériques faites à toutes les femmes et les filles ». Ils ont parafé une charte, forte de 5 articles, afin de matérialiser leur engagement pour la cause de cette couche vulnérable. Dans une déclaration commune, ils ont affirmé : « En signant cette charte, nous, autorités coutumières, leaders religieux et communautaires affirmons notre volonté commune de bâtir une société où chaque fille et chaque femme vit protégée, respectée et valorisée. Notre engagement est un héritage moral pour les générations futures ». Le Secrétaire général de la région (SGR), Siaka Ouattara, qui a représenté le gouverneur, a rappelé l’ampleur des VBG dans le Goulmou. « Dans notre région, nous continuons malheureusement de constater ces pratiques qui compromettent la dignité et l’avenir des femmes et des filles », a-t-il déploré.

Un engagement individuel et collectif

Le rapt des filles, les mariages précoces et forcés, les mutilations génitales féminines, les violences sexuelles, conjugales ou numériques, a-t-il poursuivi, demeurent des réalités ancrées dans certaines localités, souvent justifiées par des traditions ou des normes sociales. Ces pratiques, selon lui, « privent les filles de leur droit à l’éducation, les exposent à des risques sanitaires graves et les enferment dans des cycles de pauvreté et de dépendance ». Le SGR a illustré l’urgence par un chiffre alarmant : « dans certaines zones, une fille sur dix âgée de 13 à 25 ans déclare avoir subi un rapt ». Face à ces dérives, il a insisté sur la nécessité d’une mobilisation collective. « Cette mission ne peut être accomplie par les institutions seules. Elle exige une alliance entre autorités administratives, leaders coutumiers et religieux, enseignants, parents et jeunes. Votre influence peut changer les choses », a-t-il soutenu avant d’inviter les acteurs à condamner publiquement les VBG, à refuser les mariages précoces et à promouvoir le maintien des filles à l’école. Pour la représentante de la directrice exécutive de l’IPBF, Elisabeth Zoundi, la lutte contre les VBG reste un combat de longue haleine qui exige des actions « plus solidaires, plus ambitieuses et mieux coordonnées ». Elle a rappelé que l’organisation féministe est engagée à promouvoir le leadership, la résilience et le pouvoir d’agir des femmes et des filles au Burkina Faso. Félicitant les leaders pour leur engagement, elle les a exhortés à traduire les paroles en actes dans leurs communautés respectives. Car, a-t-elle souligné, l’engagement ne prend son sens que lorsqu’il se manifeste concrètement sur le terrain.

Joanny SOW

Kaya/Montée des couleurs : L’étoile du Faso des Koulsé présente son trophée aux forces vives

Le personnel administratif des services déconcentrés et décentralisés des Koulsé a observé, le mardi 2 décembre 2025, à la place du gouvernorat de Kaya, à la traditionnelle montée des couleurs nationales.

 La tradition a été une fois de plus respectée pour ce premier mardi du mois de décembre à travers une montée des couleurs devant le bâtiment administratif du gouvernorat de Kaya.

Au cours de cet acte patriotique, le secrétaire général de la région (SGR), Bernadette Adenyo/Sermé, a félicité les forces vives de sa circonscription administrative pour leur élan de solidarité envers les personnes en détresse avec la collecte de plus de 600 000 francs et le don de vivres et non-vivres aux pensionnaires de l’orphelinat Oasis des enfants de Kaya.

Elle a souhaité la poursuite de cette contribution jusqu’au 31 décembre prochain à travers des plateformes officielles telles que FasoArzeka, le Trésor public, un compte ouvert à Coris Bank, etc.

La SGR des Koulsé, Bernadette Adenyo/Sermé présentant le trophée de l’étoile du Faso des Koulsé, Silmiraogo Nabalma.

Pour la SGR Adenyo, la solidarité est un renfort pour la cohésion sociale, gage d’une paix durable.

Cette montée des couleurs a été une occasion pour présenter aux forces vives de la région le trophée de leur étoile du Faso, Silmiraogo Nabalma, délivré par le ministère en charge des Droits humains.

Il est désormais un modèle social, politique et entrepreneurial pour inspirer la jeune génération pour se frayer un chemin de réussite.

 

Emil Abdoul Razak SEGDA

Segda9emil@gmail.com