Commémoration du 11-Décembre 2025 : le Chef de l’État préside la cérémonie nationale de décorations

Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, Président du Faso, Chef de l’État, Grand Maître des Ordres burkinabè préside ce mercredi, 3 décembre 2025, la cérémonie nationale de décorations pour l’année 2025, entrant dans le cadre de la commémoration de l’Indépendance.

Près de 400 personnes sont décorées dans l’Ordre de l’Étalon et dans l’Ordre du Mérite burkinabè. Cette cérémonie solennelle est une reconnaissance de la Nation à ses valeureux fils et filles, qui se sont distingués par leur engagement et leur abnégation au travail.

Les récipiendaires, issus de toutes les couches socioprofessionnelles, reçoivent les félicitations du Président du Faso, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, Grand Maître des Ordres burkinabè.

Direction de la communication de la Présidence du Faso

CAN Maroc 2025 : le COCAN annonce un budget rationalisé et des ressources optimisées

A moins de trois semaines du coup d’envoi de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) Maroc 2025, le Comité National d’Organisation (COCAN) a tenu un point de presse ce mercredi 3 décembre au Stade du 4-Août. L’objectif était de détailler les mesures prises pour garantir une participation des Étalons à la fois efficace, sécurisée et exemplaire, s’inscrivant dans un cadre de rigueur budgétaire et de transparence.

Ouvrant la conférence, Évariste Dabiré, Président du COCAN et Directeur de Cabinet du Ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, a rappelé le travail préparatoire mené depuis l’installation du comité le 1er septembre 2025, incluant une mission de prospection au Maroc en octobre. Faisant écho à la nécessité d’une gestion stricte des ressources publiques, le président a dévoilé le budget de participation. Celui-ci est qualifié d’« équilibré, aligné avec les objectifs et rationnel », et s’élève à plus de 3 milliards de francs CFA. Un engagement clair est fait en faveur de l’incitation sportive, puisque 67 % de ce montant est directement alloué aux primes et honoraires liés au parcours sportif des Étalons, de la phase de qualification jusqu’à une éventuelle finale. Dans cet esprit de rationalisation, la délégation officielle a été minutieusement définie. 28 joueurs, accompagnés du staff technique et médical. 29 officiels, incluant exclusivement 5 journalistes issus des médias publics. Une subvention dédiée à 75 supporters encadrés par l’Union Nationale des Supporters des Etalons (UNSE). En complément, l’Etat mettra à disposition 500 billets par match pour les trois rencontres de la phase de groupes. Ces billets seront distribués à la délégation, aux supporters, ainsi qu’aux Burkinabè résidant au Maroc ou voyageant par leurs propres moyens, sous condition d’obtention du Fan ID. Bouriema Balima, Secrétaire Général de la Fédération Burkinabè de Football (FBF), a longuement abordé le dispositif sécuritaire mis en place par la CAF et le Maroc : le Fan ID. Cet outil est désormais indispensable pour accéder aux stades et aux fans zones. Le SG de la FBF a insisté sur la procédure d’obtention, qui requiert un passeport valide pour scanner les informations et générer un code-barres personnalisé. Concernant l’entrée au Maroc, les détenteurs de passeports ordinaires doivent s’acquitter d’un visa, tandis que les passeports diplomatiques, de service, et les personnes de plus de 55 ans bénéficient d’un visa délivré automatiquement lors de l’enregistrement sur la plateforme. Face à un afflux de demandes déjà supérieur aux attentes, Boureima Balima a mis en garde contre une saturation potentielle des plateformes et a invité instamment les supporters à s’inscrire sans délai. La FBF a publié les liens nécessaires et propose un accompagnement technique aux personnes rencontrant des difficultés. Clôturant les échanges, le Président de la COCAN a exhorté tous les acteurs à faire de cette compétition un « moment de rassemblement, de cohésion sociale et de fierté nationale ». Il a réaffirmé l’engagement du Gouvernement à œuvrer « dans la transparence, la rigueur et la responsabilité », afin que la participation du Burkina Faso soit exemplaire, tant sur le plan organisationnel que sportif.

Pengdwendé Achille OUEDRAOGO

Code des Personnes et de la Famille : les acteurs valident le rapport de capitalisation et renforcent le processus d’adoption

La coalition nationale contre le mariage d’enfants (CONAMEB) a organisé un atelier de validation du rapport de capitalisation des acquis liés au processus d’adoption du Code des Personnes et de la Famille, le 02 décembre 2025 à Ouagadougou. Cette rencontre stratégique a réuni divers acteurs institutionnels, communautaires et associatifs engagés dans la promotion des droits humains et l’amélioration du cadre juridique relatif aux personnes et à la famille au Burkina Faso. L’objectif de cette activité est de valider le rapport de capitalisation des acquis du plaidoyer/lobbying réalisé dans le cadre de l’adoption du Code des personnes et de la famille.

 

Depuis 2018, une vingtaine d’organisation a formé un groupe de plaidoyer sous le leadership de la coalition nationale contre le mariage d’enfants (CONAMEB) pour mener le plaidoyer auprès du gouvernement et de l’Assemblée Législative de Transition (ALT) en vue de la révision du Code des personnes et de la Famille (CPF) dans lequel l’âge du mariage sera relevé et harmonisé à 18 ans aussi bien pour le garçon que pour la fille.

Le rapport soumis pour validation retrace les actions menées, les contributions des différents partenaires ainsi que les avancées observées dans la sensibilisation, le plaidoyer et l’accompagnement institutionnel et des leaders religieux et coutumiers.

Hortense Lougué/Kaboré, Directrice Exécutive l’ADEP, la capitalisation constitue un outil essentiel pour mesurer les progrès accomplis, identifier les défis subsistants et orienter les interventions à venir

Dans son allocution d’ouverture, Hortense Lougué/Kaboré, Directrice Exécutive de l’Association D’appui et D’éveil Pugsada (ADEP), a rappelé l’importance de ce document dans la consolidation des actions futures. Pour elle, cette capitalisation constitue un outil essentiel pour mesurer les progrès accomplis, identifier les défis subsistants et orienter les interventions à venir. Elle a également salué l’engagement des acteurs étatiques et de la société civile qui, aux côtés de la CONAMEB et partenaires, ont œuvré pour un cadre juridique plus protecteur des droits de l’enfant et de la famille.

La participation active des institutions publiques

Moussa Ouédraogo, représentant du ministère en charge de l’Action sociale, la capitalisation des acquis est non seulement un exercice de redevabilité

Le ministère en charge de l’Action sociale, représenté par Moussa Ouédraogo, a réaffirmé la disponibilité de l’État à accompagner les initiatives qui concourent à la protection et à la promotion des droits de l’enfant. Il a souligné que la capitalisation des acquis est non seulement un exercice de redevabilité, mais aussi une démarche nécessaire pour harmoniser les interventions et renforcer l’impact des politiques publiques.
Selon lui, le Code des Personnes et de la Famille représente un instrument majeur pour garantir une meilleure cohésion sociale, promouvoir l’égalité et protéger les groupes vulnérables.

Une contribution précieuse des organisations partenaires

Ibaranté Momo, membre de la CONAMEB, a présenté le rapport aux participants afin de le peaufiner. Celui-ci a salué la pertinence des apports et amendements tout en insistant que cela permettra d’avoir un document de qualité et digeste.

À l’issue des échanges, les participants ont procédé à la validation du rapport en y apportant des recommandations visant à renforcer la qualité du rapport.

#Hubert BADO

Conférence sur les victimes du terrorisme: le Burkina Faso appelle à cesser l’utilisation du terrorisme comme un instrument de politique étrangère

Il s’est ouvert ce mardi 02 décembre 2025 dans la capitale marocaine, la toute première conférence internationale consacrée aux victimes africaines du terrorisme.
Organisée par le Royaume du Maroc à travers le ministère des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’Etranger, avec l’appui du Bureau des Nations unies pour la Lutte contre le Terrorisme (UNOCT), cette conférence vise à mettre en lumière les conséquences humaines du terrorisme en Afrique, et à renforcer les mécanismes de soutien et de résilience sur le continent.
La délégation burkinabè à cette conférence est conduite par le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’Extérieur SEM Karamoko Jean Marie TRAORE.
La cérémonie d’ouverture a été marquée par le discours du ministre des Affaires étrangères du Maroc, celui du représentant du Bureau des Nations unies pour la Lutte contre le Terrorisme (UNOCT), l’adoption de la Déclaration de Rabat sur le soutien aux victimes africaines du terrorisme, et enfin les déclarations des chefs de délégations.
Dans son intervention, le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’Extérieur, a entre autres, présenté la réponse humanitaire que le Burkina Faso apporte aux victimes du terrorisme, à travers la mise en place d’un dispositif multisectoriel d’assistance.
Il a aussi insisté sur la nécessité d’avoir de meilleures approches et de construire des discours valorisants sur les victimes du terrorisme, qui attendent certes une solidarité mais qui font déjà preuve de résilience.
« Il y’a des braves femmes et hommes qui ont refusé de s’asseoir pour attendre des cashs transferts ou des appuis alimentaires, en se lançant dans de petites entreprises » , dira le ministre TRAORE.
Pour lui, « la vraie prise en charge consiste à faire en sorte qu’il n’y ait pas de victimes du terrorisme; c’est de faire en sorte qu’il n’yait pas de ressources et d’espace pour ceux qui endeuillent nos populations; c’est refuser que le terrorisme soit pour certains pays un instrument de politique étrangère ».
Tout en regrettant le manque de solidarité réelle et agissante à l’endroit des pays qui se battent contre un phénomène qui ne connait pas de frontière, le Chef de la diplomatie burkinabè a indiqué que son pays souscrit fortement à la « Déclaration de Rabat ».
Il dit fonder l’espoir que cette Déclaration ne soit pas un énième document dormant dans les tiroirs, mais une feuille de route qui changera positivement la vie des victimes du terrorisme, car l’ampleur de la tragédie l’exige.
Il a lancé un appel à la communauté internationale, à prendre conscience que le terrorisme
est une menace qui ne connait ni race, ni religion, ni sexe, ni frontière, et qui nécessite une réponse globale à travers la mobilisation de ressources significatives.
Cette position du Burkina Faso Faso, vient du constat que malgré que le terrorisme constitue de nos jours la menace la plus préoccupante à la paix et à la sécurité, cette question au niveau du Sahel est négligée par une communauté internationale prompte à condamner les allégations de violations de droits de l’Homme, au détriment d’un soutien sincère aux efforts de lutte contre le terrorisme dans cet espace.
Partant de là, il a formulé le voeu que les partenaires reconnaissent la légitimité du combat mené par les pays du Sahel contre le terrorisme, et qu’ils reconnaissent aux victimes africaines les mêmes droits que les victimes d’autres régions du monde.
La conférence de Rabat qui se tient sur deux jours, réunit des représentants de gouvernements africains, des organisations internationales et régionales, des associations de victimes, ainsi que des chercheurs et experts spécialisés.
DCRP/MAECR-BE

Les Forces combattantes envoient des terroristes et leurs chefs en enfer

Grâce à une synergie efficace entre les troupes au sol, les vecteurs aériens et les services de renseignement, les Forces combattantes ont réduit à néant durant le mois de novembre, plusieurs niches terroristes, récupéré du matériel et consolidé leur reconquête territoriale dans de nombreuses localités, a appris l’AIB.

Ni la perfidie de l’ennemi, encore moins le froid et l’harmattan n’ont pu entamer le moral et la détermination des FDS et des VDP. Durant ce mois de novembre 2025, ils se sont encore brillamment illustrés dans leurs missions de reconquête territoriale, de sécurisation et d’escortes. Ainsi, le 27 novembre, la surveillance sur une base terroriste dans la région du Yaadga a permis d’observer une convergence de criminels vers des arbres touffus.

Les vecteurs aériens sont intervenus et ont neutralisé efficacement les sinistres individus. Le même jour, les unités des BIR 20 et 18 à Lanfiera ont repoussé vaillamment une attaque contre leurs positions. Parallèlement, dans la zone de Sollé, le BIR 21 a neutralisé plusieurs criminels lors d’une opération similaire. Selon nos sources, ces actions s’inscrivent dans une dynamique de pression continue sur les bases ennemies, poursuivie depuis plusieurs jours par d’autres unités.

En effet, du 25 au 27 novembre, les unités du 19e BIR ont ratissé leur zone de responsabilité. Face à la pression des FDS, les ennemis retranchés ont fui, abandonnant des moyens roulants, du matériel de communication et des engins explosifs improvisés. Cette opération fait suite aux attaques repoussées les 22 et 24 novembre dans les localités de Diapaga, Sagouem, Légouré et Sebba, où les assauts criminels ont été neutralisés, montrant la capacité des FDS à sécuriser efficacement ces zones.

Agence d’information du Burkina

Acculés, les terroristes enrôlent des adolescents: Au cours de leurs offensives menées en novembre, les Forces combattantes ont intercepté plusieurs enfants âgés d’à peine douze ans, enrôlés de force par des terroristes. Cette situation témoigne de l’affaiblissement croissant des Forces du mal, désormais en perte de capacité et contraintes de recourir à des mineurs.

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Dans la région du Nakambé, les unités engagées ont réalisé d’importants succès ces dernières semaines, déjouant les tentatives de repli de l’ennemi. A Comin-Yaaga (Koulpélogo), un très jeune garçon armé d’une kalachnikov a été interpellé au milieu d’un groupe de terroristes. Selon des sources locales, ce phénomène devient récurrent et illustre la difficulté des terroristes armés à recruter. Les opérations se sont également intensifiées sur d’autres théâtres. Les 20 et 21 novembre, plusieurs terroristes interceptés au nord de Boulsa ont été neutralisés alors qu’ils tentaient de voler du bétail et de rejoindre leur base.

Le 19 novembre, des frappes ont détruit plusieurs pick-up transportant des chefs criminels et de la logistique dans la base terroriste de Bouro, tandis qu’un chef en fuite vers le Nord a été neutralisé. Ces opérations aériennes ont permis de démanteler des dépôts logistiques et de désorganiser durablement les réseaux criminels. Les 15 et 16 novembre, des terroristes préparant des attaques dans les régions du Goulmou et du Nakambé ont été détectés dans des concessions et des forêts.

Des frappes ciblées, suivies d’interventions au sol, ont neutralisé plusieurs criminels et permis la récupération de matériels. Des pick-up chargés d’armes et d’explosifs ont également été détruits par des missiles, confirmant l’efficacité de la coordination entre forces terrestres et vecteurs aériens. Le 13 novembre, le Groupe d’intervention spécial du
27e BIR de Diapaga a pris contact avec l’ennemi lors d’une infiltration, neutralisant plusieurs criminels et récupérant de l’armement et du matériel. Le 12 novembre, les 14e et 23e BIR ont repoussé des assauts dans les zones de Koumbri et Gassan.

Le 11 novembre, un quartier général criminel a été identifié dans le Goulmou, amorçant son démantèlement. Les 8 et 10 novembre, des bases terroristes ont été localisées et frappées dans les régions du Soum et du Goulmou, où plusieurs rassemblements criminels ont été neutralisés. Le 6 novembre, entre Yalgo et Bani, le 9e BIR a neutralisé des criminels qui tentaient d’approcher la route nationale 3. Le 3 novembre, un chef terroriste et sa garde ont été neutralisés à Baraboulé lors d’une opération ciblée. Le 2 novembre, les unités du groupement des forces pour la sécurisation de l’Est ont entamé un vaste ratissage qui a permis d’intercepter et de neutraliser plusieurs criminels.

Ces opérations, conduites tout au long du mois de novembre, illustrent la détermination des Forces de défense et de sécurité et des Volontaires pour la défense de la Patrie à sécuriser les différentes régions du pays. La combinaison des actions aériennes et terrestres a permis de neutraliser de nombreux criminels, de récupérer du matériel et de renforcer la protection des populations, confirmant la capacité des Forces combattantes à maintenir une pression continue et soutenue sur les terroristes jusqu’à leur capitulation totale.

Agence d’Information du Burkina

Communication gouvernementale: le ministre Gilbert Ouédraogo invite les journalistes régionaux au patriotisme

Le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a rencontré le mardi 2 décembre 2025 à Ouagadougou, les journalistes des médias régionaux. A l’occasion, le ministre a invité ces derniers à être des journalistes patriotes.

Invités par le Service d’information du gouvernement (SIG), une vingtaine de journalistes des médias venus des 13 régions du Burkina ont eu un échange direct avec le minis- tre de la Communication, de la culture, des Arts et du Tourisme.

Le coordonnateur du SIG, Jérémy Sié Coulibaly, a indiqué que cette rencontre vise à permettre à ces acteurs de prendre directement langue avec le Porte-parole du gouvernement et en même temps leur permettre d’exposer leurs préoccupations. Il a rappelé que les animateurs des médias régionaux sont des partenaires importants du SIG qui apportent leur contribution à la mise en œuvre de la communication gouvernementale.
« Ce sont eux qui mettent à la disposition de la population des informations sur ce que le gouvernement fait pour elle », a-t-il dit.

Le ministre chargé de la Communication, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a reconnu que les médias de proximité abattent un travail pour informer la population. « Le souhait du gouvernement est d’avoir des journalistes professionnels. Vous l’êtes déjà. Je vous traduis les félicitations et la satisfaction du gouvernement », a-t-il lancé. Et d’ajouter que le gouvernement ne peut lutter contre la désinformation sans la contribution des acteurs des médias. « Vous avez beaucoup fait, mais nous vous en demandons toujours. Vous devez être des acteurs engagés à accompagner la dynamique du chef de l’Etat, qui est celle de bâtir un Burkina nouveau, respecté dans toute l’Afrique et le reste du monde », les a-t-il invités.

Revenant sur quelques fondamentaux du journalisme, le ministre a rappelé qu’un journaliste est d’abord un citoyen et un citoyen appartient à une patrie. « Le souhait du gouvernement est que vous soyez des patriotes. Un patriote est celui qui aime son pays, qui ne trahira pas sa patrie », a-t-il laissé entendre. Il les a appelés à mettre en lumière les acquis et les réalisations qui sont faits dans leurs zones respectives.
Le ministre a relevé d’ailleurs que les médias en région ont de la substance pour diversifier leurs contenus.

Une formation sur le nouveau modèle économique des médias

Il a cité, notamment l’offensive agro-sylvo-pastorale, avec des labours gratuits qui sont faits, la distribution des engrais aux producteurs qui mérite d’être relayée. En outre, a-t-il poursuivi, il y a la Révolution progressiste populaire (RPP), les initiatives présidentielles qui méritent d’être traitées en termes simples et même en langues locales pour que la population comprenne les efforts qui sont faits pour elle.

Les représentants des médias ont soulevé quelques préoccupations auxquelles le ministre a apporté des réponses. D’abord, il s’agit du paiement des taxes par les médias.
A cette préoccupation, le ministre a effectivement reconnu que l’économie des médias est vraiment une problématique. C’est pour quoi, a-t-il promis, une session de formation sur le nouveau modèle économique des médias qui sera organisée incessamment par la direction générale en charge des médias. Et d’ajouter que des réflexions sont en cours pour mieux accompagner les médias.

En outre, les participants estiment être mis à l’écart dans certaines cérémonies officielles du gouvernement qui se tiennent dans leurs localités. Le porte-parole du gouvernement a rassuré que des instructions seront données aux directions de la communication et relations presse des ministères pour qu’ils soient impliqués en premier rang dans les évènements du gouvernement. Et de conclure en promettant de travailler à instaurer un cadre de rencontres entre le gouvernement et ces acteurs.

Adama SEDGO

Autonomisation des veuves des FDS: les « bons samaritains » redonnent espoir

Depuis 2015, le Burkina Faso fait face à des attaques terroristes. Cette situation d’insécurité a engendré de nombreuses pertes en vie humaine dont des Forces de défense et de sécurité (FDS) et des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP). Ces soldats qui ont combattu jusqu’au sacrifice ultime ont laissé derrière eux, toute une Nation, des femmes et des enfants dans la vulnérabilité par endroits. Pour aider les ayants droit à surmonter leur deuil et à se reconstruire, l’Etat et des structures privées ont mis en place des mesures d’aide d’autonomisation financière. Une main tendue qui impulse un nouveau souffle de vie aux veuves et orphelins, autrefois abandonnés à leur sort.

Kienfangué est un village de la commune rurale de Komsilga, au sud-ouest de la capitale Ouagadougou. Ce village abrite plusieurs points de vente de produits de la Loterie nationale burkinabè (LONAB), dont des clubs de Pari mutuel urbain du Burkina (PMU’B). Le dernier-né des clubs, ouvert en mai 2025 appartient à Fanta Kantiono (nom d’emprunt), de taille moyenne, teint clair et âgée de 38 ans. Cette jeune dame a perdu son époux, au cours d’une attaque, le 4 avril 2020 à Bourzanga dans la région des Koulsé. Laissant sa famille, sa femme et ses deux enfants (11 et 6 ans à l’époque), tous inconsolables.

Aujourd’hui, respectivement en classe de 4e et de CM2, les deux orphelins sont à la charge de leur génitrice. Veuve trop tôt, elle sait qu’elle devra désormais porter seule le fardeau de la vie. C’est en larmes qu’elle arpentait les rues de Ouagadougou à la quête d’emploi. Et, c’est l’ONG AMPO international qui l’emploie comme cuisinière avec un salaire mensuel de 52 500 F CFA. Avec cette rémunération, difficile pour la jeune veuve et ses orphelins de
« s’en sortir » avec un loyer mensuel de 40 000 F CFA. Fanta Kantiono a dû se trouver un autre logement de 35 000 F CFA et trouver une autre école où la scolarité est moins chère.

« Je n’avais pas les moyens de payer leur scolarité de 110 000 F CFA. Il a fallu que l’une des responsables de AMPO m’aide à solder le restant de la scolarité de l’année scolaire

« Nous formons les veuves des FDS et des VDP tombés au front ainsi
que les blessés en opération », précise le directeur du CEPSA, l’adjudant Ignace Kan.

2020-2021 qui était de 20 000 F CFA », explique-t-elle. Par la suite, elle dit avoir quitté l’ONG pour de la sous-traitance avec des services traiteurs jusqu’à l’obtention de l’indemnisation des soldats morts pour la patrie. Avec cette somme, Fanta a pu se construire un logement sur la parcelle, préalablement acquise par son défunt mari, dans le quartier Garghin, à la périphérie de Ouagadougou.

De plus, et depuis mai dernier, Fanta Kantiono est gérante d’un kiosque PMU’B. Ce vendredi 29 août 2025 aux environs de 16 heures, son kiosque grouille de monde. Le hangar et l’intérieur du club sont pleins à craquer. Les voix se croisent. Entre les éclats de rires et les discussions, la gérante du club veille au grain, saluant les habitués et encaissant les mises avec dextérité, chacun des parieurs espérant miser sur les bons chevaux qui devraient « courir » à 18h.

Retour à la vie

Cette affluence démontre la vivacité du club PMU’B de notre interlocutrice. Aujourd’hui, la veuve a quelque peu retrouvé la joie de vivre dans ce petit univers qui se lit sur son visage avec ce « nouveau départ » qu’elle vient de prendre, en tant que gérante du club.
« Franchement, je vis mieux depuis l’ouverture de mon kiosque. Non seulement, j’ai de quoi prendre soin de mes enfants, mais aussi j’ai l’esprit plus tranquille », confie-t-elle avec sourire. Fanta Kantiono a même, sous sa coupe, deux aides vendeuses qu’elle rémunère chacune à 50 000 F CFA le mois.

« Cet emploi permanent est le soutien le plus fort de tout ce que j’ai reçu en tant que veuve de soldat tombé. Je suis capable désormais de prendre en charge mes enfants et mes parents », ajoute-t-elle l’air soulagée. Les dépenses de la famille ne sont plus un

« L’ASVOVIG est chargée d’assurer une meilleure prise en charge des veuves, orphelins et victimes de guerre », soutient la directrice de la coopération de l’informatique et de la communication de ASVOVIG, Wend-lassida Nemata Dera.

casse-tête pour elle. Au mois d’août déjà (NDLR au moment de l’interview), elle avait déjà versé la moitié de la scolarité de ses enfants qui s’élève à 315 000 F CFA, leur assurant ainsi le chemin de l’école sans crainte d’être expulsés. Cela grâce aux ristournes qu’elle perçoit. « Le premier mois, j’ai eu environ 400 000 FCFA.

Je sais que plus les ventes augmentent, mieux ma commission sera élevée », précise la nouvelle gérante l’air joyeuse.
Cet espoir retrouvé, Fanta le doit à la Loterie nationale burkinabè (LONAB) qui lui a tendu la perche, dans le cadre du projet d’autonomisation des ayants droit des forces combattantes tombées au front. Un projet concrétisé à la LONAB par l’ouverture de 50 nouveaux clubs du PMU. Selon la Nationale des jeux de hasard, les clubs ont été octroyés aux bénéficiaires en tenant compte de toutes les entités des forces combattantes.

Ainsi, dix clubs sont revenus aux veuves et ayants droit de la Police nationale, trois pour la douane, neuf pour les VDP, deux pour la Brigade nationale de sapeurs-pompiers (BNSP), huit pour l’armée de terre, six pour l’armée de l’air, neuf pour la Gendarmerie nationale et trois pour les Eaux et forêts.

Avant leur prise de service, elles ont suivi une formation initiée par la LONAB, du 7 au 11 mai 2025 à Ouagadougou. Bien avant, les gérantes et aides vendeuses de clubs et 20 autres veuves ont été recrutées et formées, du 23 au 26 avril 2025 pour intégrer les Espaces courses en direct (ECD) de la LONAB, comme des guichetières. Awa Ouédraogo (nom d’emprunt), la veuve du soldat tombé, le 26 septembre 2018, à Baraboulé dans la région du Soum en fait partie. « Depuis ce jour, ma vie a basculé. Sans emploi et deux enfants sous ma coupe, je ne savais pas à quel saint me vouer. J’ai pleuré pendant un long moment », raconte-t-elle. Au quotidien, elle « errait » dans la ville, frappant à toutes les portes pour trouver un métier afin de subvenir à leurs besoins.

Ainsi, d’Agent itinérant de santé (AIS) pour un salaire de 25 000 F CFA le mois à coiffeuse, en passant par la vente de produits de consommation divers, Awa Ouédraogo a tout essayé pour joindre les deux bouts. Incapable de supporter le coût de la scolarité, ses enfants sont

Ibrahim Ben Zarani, DG de la LONAB : « c’est une joie pour nous de savoir que le projet contribue fortement à l’autonomisation financière des recrues ».

ramenés dans une école plus accessible à sa bourse. Mais, ses angoisses prennent fin quand son nom est tiré au sort à la Direction centrale de l’action sociale et des services psychologiques des armées pour être guichetière dans un Espace course en direct (ECD) de la LONAB. « Je n’y croyais pas », parlant de ces instants qui ont changé le cours de sa vie.

Après quelques jours de formation, elle a été engagée depuis juin 2025 comme une guichetière. Finis les jours d’errance. Elle arrive même aujourd’hui à garantir la place dans de meilleures écoles pour ses enfants, Aïcha en classe de 3e et Abdou au CM2, après le
paiement effectif de leurs scolarités qui s’élèvent respectivement à 135 000 F CFA et 115 000 F CFA, depuis le mois d’août. « Mon premier salaire était d’environ 200 000 F CFA. Je n’avais jamais tenu une telle somme dans ma main. Vous imaginez ma joie quand je l’ai reçu ? », confie-t-elle.

Le Directeur général (DG) de la LONAB, Ibrahim Ben Zarani, soutient que le recrutement des guichetières et l’ouverture des 50 nouveaux clubs du PMU-B est porteuse d’espoir et d’opportunités. Cette initiative, dit-il, est le fruit d’une décision « éclairée » du Conseil d’administration de la LONAB et guidée par une directive gouvernementale. Quant au processus de recrutement de ces bénéficiaires, la directrice centrale de l’action sociale et des services psychologiques des armées, Arlette Mathilda Ouédraogo, explique que l’Agence de soutien aux veuves, orphelins et victimes de guerre (ASVOVIG) et les structures partenaires identifient les bénéficiaires et les dossiers sont transmis aux instances de recrutement avec la mention spéciale « ayant droit ». « Ces profils sont intégrés dans la limite des quotas fixés », détaille la directrice de la coopération, de l’informatique et de la communication de ASVOVIG, le commandant Wend-lassida Nemata Dera.

Selon la directrice centrale de l’action sociale et des services psychologiques des armées, Arlette Mathilda Ouédraogo, sa direction
est toujours associée à toute aide pour les ayants droit des soldats tombés au front.

A terme, ce sont 170 emplois directs qui seront créés par la LONAB, foi de son DG. Il poursuit que loin d’être un simple geste, « cette seconde chance est l’expression concrète de la reconnaissance de la Nation envers ceux qui ont donné leur vie pour sa sécurité ». Pour le DG Zarani, c’est surtout un témoignage de l’engagement à ne jamais oublier leur sacrifice et à soutenir ceux qu’ils ont laissés derrière eux, conformément à la vision du chef de l’Etat.

« Si elles sont autonomes financièrement, elles peuvent bien prendre en charge dignement les enfants », explique-t-il. Et c’est déjà le cas pour ces « heureuses gagnantes » de la LONAB. « Quand nous regardons le niveau des commissions, nous constatons que les nouvelles recrues sont déjà dans le bain. Nous sommes très satisfaits de leur prestation. En plus, les échos qui nous parviennent des directions de l’Ouest et de l’Est sont très satisfaisants parce que les employés apprécient », affirme le DG Zarani, l’air très heureux.
Dans le cadre de la réalisation de notre reportage, le DG de la LONAB a visité, le jeudi 24 juillet 2025 à Ouagadougou, deux ECD et deux clubs de PMU’B gérés par des veuves des FDS tombées au front pour les encourager. Selon lui, ces gérantes de kiosque PMU perçoivent 4,8 % de leur recette mensuelle et 2 % des ventes sont rétrocédées aux guichetières des ECD.

De l’auto-emploi aussi

En plus de la LONAB, plusieurs autres structures offrent une seconde chance aux ayants droit des forces combattantes tombées au front, en leur offrant des emplois permanents, l’une des réponses les plus solides pour assurer la résilience et l’autonomie des veuves. « Il garantit non seulement un revenu régulier, mais offrent aussi un cadre social où les bénéficiaires retrouvent leur utilité », explique le commandant Wend-Lassida Nemata Dera. Ainsi, des quotas leur sont offerts lors de certains recrutements. C’est le cas à l’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA) qui, par un communiqué daté du 2 octobre 2025, a lancé un recrutement de 20 personnes au sein des orphelins, des veuves et veufs des Forces armées nationales et des forces de sécurité intérieure tombées au front.

Ce sont trois caissiers, deux agents clientèles et 15 agents technico-commerciaux. Les dépôts de dossiers de candidatures se sont déroulés du 20 au 24 octobre 2025. L’élan de solidarité à leur endroit ne faiblit pas. Le 9 juillet 2025, lors de la célébration des 30 ans de

Le ministre de la Sécurité, le commissaire divisionnaire de police, Mahamoudou Sana, invite les entreprises à mettre en œuvre l’orientation donnée par le président du Faso, qui est de favoriser l’emploi des veuves des soldats tombés au front.

« EMANA Confection », le promoteur, Jean Pierre Nanema, a offert 10 bourses de formation d’une valeur de 10 millions 500 mille F CFA à l’ASVOVIG au profit des veuves.

En termes d’auto-employabilité, des centaines de femmes sont aussi formées aux métiers de la coupe-couture, de la coiffure-esthétique, de la pâtisserie- cuisine et de la saponification au Centre d’éducation et de promotion sociale des armées (CEPSA) situé au camp Sangoulé-Lamizana, selon son directeur, l’adjudant Ignace Kan. Salimata Zerbo (nom d’emprunt) est une bénéficiaire de la 3e promotion sortie, le 21 août 2025. Veuve, elle est aujourd’hui une coiffeuse à Kamboinsin, grâce à ce programme de formation. Enseignante de formation, elle a dû abandonner son métier après son accouchement en mars 2023 pour prendre soins du bébé.

Malheureusement, quatre mois après, elle perd son époux, le 25 juillet 2023 à Tanwalbougou dans la région du Goulmou. Son nouveau statut de veuve lui permet de bénéficier d’une formation en coiffure au CEPSA. Après 60 jours (de décembre 2024 à mars 2025), explique-t-elle, elle reçoit une attestation et un kit d’installation (une coiffeuse, un lave-tête et une chaise). Depuis, le 7 juillet 2025, elle est propriétaire d’un salon de coiffure dans lequel elle emploie deux coiffeuses. Toute heureuse, elle est fière d’exercer ce métier, car c’était sa deuxième passion. « C’était mon rêve d’être une coiffeuse. J’ai ouvert le salon bien avant la sortie officielle de notre promotion avec mes propres fonds. En plus de la coiffure, je fais la pédicure et la manucure, je vends des mèches, des habits et des accessoires de beauté », explique-t-elle.

« Certes, il n’y a pas le marché car, je suis une nouvelle dans le quartier mais j’espère qu’avec le temps, je me ferai un pool de clientes », renchérit-elle. A l’en croire, n’eut été cette formation, elle serait dans la dépression. « J’étais au bout du rouleau après la mort de mon mari. J’ai fait un accident vasculaire cérébral et mon visage était déformé avec une paralysie légère de mes jambes », se souvient-elle, les yeux embués de larmes. Mais grâce à la formation et le fait de côtoyer d’autres veuves qui vivent la même situation, elle se remet progressivement. « Je dois me battre pour ma fille de 11 ans et mon fils de
2 ans. Ils ont plus que jamais besoin de moi », confie Mme Zerbo.

Pour le directeur du CEPSA, l’adjudant Ignace Kan, sa structure entame la 4e promotion. « Ce sont des centaines de veuves qui ont été formées dans divers métiers. Bon nombre sont installées à leur propre compte et d’autres partent se perfectionner dans des centres de couture en tant que boursières comme le centre de formation Emma couture », relève le directeur. Tout compte fait, pour celles qui n’arrivent pas à s’en sortir malgré la formation, la directrice centrale, Arlette Ouédraogo, indique que sa structure reste toujours disponible à les aider.

« A travers toutes ces initiatives, c’est une manière de montrer qu’aucune veuve ne doit être abandonnée dans la précarité », précise le ministre de la Sécurité, le commissaire divisionnaire de police, Mahamoudou Sana, lors de la sortie officielle de la 3e promotion des veuves. « Toutes ces démarches se traduisent comme une reconnaissance de la Nation envers ceux qui ont consenti le sacrifice suprême. Une main tendue qui incarne la solidarité concrète et durable », renchérit Mme Dera de l’ASVOVIG. Pour les bénéficiaires, ces initiatives permettent de retrouver une stabilité, non seulement financière, mais aussi psychologique et sociale.

Fleur BIRBA
fleurbirba@gmail.com


Qu’est-ce que l’ASVOVIG ?

L’Agence de soutien aux veuves, orphelins et victimes de guerre (ASVOVIG) a officiellement lancé ses activités en décembre 2024. Elle est chargée d’assurer une meilleure prise en charge des veuves, orphelins et victimes de guerre à travers l’harmonisation de leurs politiques et/ou initiatives de prise en charge par leurs structures respectives. Depuis son lancement, elle a déjà réalisé plusieurs activités qui sont, entre autres, la conférence nationale des veuves et orphelins des forces combattantes en mars 2025, la formation de 193 veuves et orphelines des FDS et VDP dans des métiers de couture, de coiffure-esthétique, de la pâtisserie-cuisine et de la saponification, la prise en charge psychologique individualisée de 171 blessés en opérations et 155 épouses de forces combattantes (décédées, blessées ou portées disparues) et la formation de 28 médecins et psychologues des Forces armées nationales et de la Police nationale comme formateurs en santé mentale et soutien psychosocial.

F.B
Source : ASVOVIG


 

De nombreuses actions de la fondation « Go Paga »

Créé en 2021, le programme « Go Paga » devenu, depuis le 25 avril 2024, une fondation, vise à soutenir les militaires et les familles des militaires tombés sur le théâtre des opérations. Elle a mis à la disposition de l’armée, environ 15 sites de formation pour les enfants et veuves, des centres pour les blessés de guerre et des crèches. A cela s’ajoutent la scolarité de 1 000 enfants et l’octroi de cartes d’assurance maladie. Une crèche pour les filles-mères à l’université de Koudougou a été construite. La fondation travaille sur quatre programmes que sont le programme d’autonomisation socioéconomique des femmes en difficultés, le programme de soutien psychosocial, le programme d’éducation pour tous (surtout pour les enfants) et le programme d’activités extra-scolaires en faveur des orphelins.

F.B
Sources : wakatsera.com et
Lefaso.net

Sécurité et sûreté de sites miniers: une stratégie sécuritaire « top niveau » validée

Le ministère de la Sécurité a validé au cours d’un atelier, la stratégie nationale 2026-2030 de sécurisation des sites miniers du Burkina Faso et son plan d’action triennal, mardi 2 décembre 2025, à Ouagadougou.

Dans une période marquée par la montée de la criminalité alliée au terrorisme, l’industrie minière a besoin d’un plan de protection des sites miniers. D’où la validation, mardi 2 décembre 2025, à Ouagadougou, de la stratégie nationale 2026-2030 de sécurisation des sites miniers et le plan d’action triennal 2028 y relatif, par les acteurs du ministère de la Sécurité. Pour le ministre de la Sécurité, Mahamoudou Sana, les sites miniers qu’ils soient industriels, semi-mécanisés ou artisanaux occupent une place importante dans l’économie nationale. Seulement que ces emprises minières, a-t-il relevé, sont parfois le théâtre de l’insécurité, notamment avec la criminalité et le banditisme grandissants.

Ce faisant, dans l’opérationnalisation de la politique nationale de sécurité intérieure, un volet spécifique est réservé à la sécurisation des sites miniers en vue d’assainir le milieu et promouvoir la bonne marche du secteur. Selon le ministre Sana, la stratégie nationale de sécurisation des sites miniers est non seulement un référentiel abouti, au regard de la richesse du document en matière de sécurité intérieure, mais aussi un outil fiable du fait des consultations inclusives qui ont précédé sa mise en œuvre. Il a, entre autres, cité les
exploitations illégales, les risques environnementaux, la consommation de drogue, la prostitution comme étant des défis à relever sur les sites miniers, afin de garantir aux populations riveraines et aux employés des mines un minimum de quiétude.

Un processus participatif et inclusif

« La stratégie nationale de sécurisation des sites miniers est un outil de souveraineté nationale, un référentiel qui va désormais guider l’action sécuritaire et de sûreté de nos mines. Elle est assortie d’un plan d’action triennal 2026-2028 axé sur plus de 100 activités prenant en compte tous les aspects liés à la sécurité et à la sureté des sites d’exploitation minière », a informé M. Sana.

Le Directeur général des études et des statistiques sectorielles (DGESS), Lassana Bargo, par ailleurs, président du conseil d’administration de l’Office national de sécurisation des sites miniers (ONASSIM) a indiqué que la rédaction de la stratégie a suivi une démarche méthodique ayant favorisé la mutualisation des expériences des praticiens de la sécurité, mais aussi des acteurs miniers et des autorités locales. « Cette stratégie est un outil pour assurer le bon investissement dans le domaine minier. C’est pourquoi, le processus d’élaboration du document a été participatif et inclusif », a-t-il déclaré.

Wanlé Gérard COULIBALY

Tribunal de grande instance de Dédougou : le ministre Edasso Rodrigue Bayala galvanise les agents

Le ministre de la Justice et des Droits humains, Garde des sceaux, Edasso Rodrigue Bayala, est allé galvaniser les travailleurs du Tribunal de grande instance (TGI) de Dédougou, le lundi 1er décembre 2025.

Les efforts consentis par les travailleurs de la direction régionale de la justice et des droits humains de Bankui pour assurer les prestations aux usagers, en dépit du contexte sécuritaire difficile, sont appréciés par le premier responsable du département, Edasso Rodrigue Bayala. Il a tenu à leur transmettre de vive voix ses félicitations et encouragements. C’est pourquoi, accompagné de quelques collaborateurs, il a effectué le déplacement au Tribunal de grande instance (TGI) de Dédougou, le lundi 1er décembre 2025. « Notre venue ici se veut un signe d’encouragement et de félicitations pour le travail abattu au niveau des différents services, que ce soit au niveau du palais de justice, de la maison d’arrêt ou des autres services », a-t-il indiqué.

Tout en les félicitant, le ministre a rappelé à ses collaborateurs leur rôle essentiel en tant qu’acteurs du département de la justice dans la reconquête du territoire national. « Nous sommes dans un contexte particulier où notre pays fait face à des défis sécuritaires. Et quand vous prenez le Plan d’action pour la stabilisation et le développement, la justice se retrouve dans au moins trois piliers. C’est dire que la contribution attendue de notre département est importante », leur a-t-il dit.

En vue de répondre à ces exigences, il a invité ses collaborateurs à s’approprier les nouvelles réformes entreprises au niveau du ministère. « Pendant longtemps, la justice a été sur le banc des accusés. Nous avions non seulement un droit importé qui était incompatible à nos réalités, mais aussi des procédures que nos populations avaient du mal à comprendre », a-t-il déploré. Pour pallier cette difficulté, il a fait cas de l’adoption d’un nouveau Code de procédure pénal qu’il a invité ses collaborateurs à s’approprier. Edasso Rodrigue Bayala a noté par ailleurs que la vision actuelle de la justice burkinabè est plus réparatrice que punitive.

D’où l’introduction du travail d’intérêt général qui constitue également l’une des grandes réformes de la nouvelle loi.
Bien que la justice souhaite être moins punitive, le Garde des sceaux a insisté sur la nécessité pour l’ensemble des juridictions de mettre un point d’honneur au recouvrement des amendes. « Ce n’est pas possible que quelqu’un qui échappe à la prison bénéficie encore d’une amende en sursis », s’est-il offusqué.

S’ouvrir davantage

Pour lui, il est important de prendre en compte l’ensemble des moyens déployés par l’Etat du début jusqu’à la fin de la procédure. D’où la nécessité, a-t-il dit, de ‘durcir le ton” dans le recouvrement des amendes. Du reste, a relevé le ministre Bayala, les recettes obtenues vont servir à résoudre certaines difficultés élémentaires au niveau du département. « Il ne faudrait pas que, pour une seule imprimante ou un micro défaillant dans une salle d’audience, on soit obligé de se référer au ministère des finances. Il y a des choses qu’on peut tout de même gérer à notre niveau », a-t-il estimé.

Le ministre a par ailleurs insisté sur la nécessité pour son département de s’ouvrir davantage et de renforcer sa collaboration avec les autres forces vives de la région.
« L’époque où la justice fonctionnait en vase clos est révolu. Il faut qu’on s’ouvre davantage parce que si nous nous isolons, il y aura un fossé et ça ne va pas marcher »,
a-t-il déclaré.

Tout en exposant sans langue de bois, ce qu’il attend de ses collaborateurs, Edasso Rodrigue Bayala a aussi pris le temps d’écouter leurs doléances.
En plus des problèmes logistiques et de personnel, les acteurs ont souhaité une intervention urgente du ministre sur le “cas Solenzo” dont la procédure engagée depuis 2024 peine à trouver une suite. « Les mis en cause sont au niveau de Bobo-Dioulasso pendant que la procédure est logée au TGI de Dédougou », a déploré Yaya Traoré, doyen des juges d’instruction du TGI de Dédougou relevant la difficulté pour le ministère public de mener les investigations en vue de faire avancer la procédure.

Séance tenante, engagement a été pris par le ministre de régler le problème au plus vite.
Dans le même temps, il a rassuré que l’ensemble des autres préoccupations seront analysées avec la plus grande attention et des solutions proposées autant que faire se peut. Des promesses qui sont venues rassurer davantage les acteurs pour qui la venue du ministre constitue déjà une source de motivation.
« La visite du chef du département nous réconforte et nous galvanise dans le travail que nous menons au quotidien. Cela montre que l’activité que nous menons au niveau délocalisé est suivie de près par les autorités centrales »,
a-t-il apprécié.

Nadège YAMEOGO