Cité de l’espérance de Rimkièta :les travaux de construction lancés

Le ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat, Mikaïlou Sidibé, a posé la première pierre du complexe immobilier de la cité de l’espérance de Rimkièta, mercredi 3 décembre 2025, dans l’arrondissement 8 de la ville de Ouagadougou.

Le Centre de gestion des cités (CEGECI) confirme la volonté du gouvernement de renforcer l’accès au logement décent, moderniser les espaces urbains et mieux organiser l’occupation du foncier. Fort de ses 35 années d’expérience, l’institution s’est engagée à réaliser le complexe immobilier de la cité de l’espérance de Rimkièta, dans l’arrondissement 8 de la ville de Ouagadougou. Les travaux ont été lancés, mercredi 3 décembre 2025. D’un coût global de 3,3 milliards FCFA, la cité de l’espérance va être construite sur une superficie de 8,4 hectares (ha).

Selon le directeur technique du CEGECI, Oumarou Dissa, le complexe immobilier comprend six immeubles d’habitation en R+3, un immeuble commercial en R+2 et un bâtiment commercial en rez-de-chaussée. Les immeubles d’habitation totalisent 66 appartements, soit 11 logements par bâtiment. Il a précisé que leur configuration prévoit, au rez-de-chaussée, deux appartements F3 séparés par un escalier et une guérite de surveillance. Aux étages courants, chaque niveau abrite deux appartements F3 et un appartement F2.

« Les appartements F3 incluent un séjour, deux chambres, une cuisine, une toilette et des terrasses ou parcours selon leur position. L’immeuble commercial en R+2 regroupe quant à lui huit espaces commerciaux par niveau, soit 24 au total. Le bâtiment en rez-de-chaussée simple offre 8 boutiques supplémentaires », a-t-il détaillé.

Le directeur technique du CEGECI a aussi fait comprendre que le projet intègre des aménagements extérieurs notamment des parkings pour véhicules et engins à deux roues, un forage pour l’approvisionnement en eau et une clôture de sécurité.
Pour le ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat, Mikaïlou Sidibé, le lancement des travaux de ce projet immobilier s’inscrit dans la vision nationale de densification, engagée sous les orientations des plus hautes autorités.

Les travaux durent 24 mois

Selon lui, la construction en hauteur permet de produire un grand nombre d’unités d’habitation sur une surface restreinte. « La cité en question offrira environ
une centaine d’appartements, auxquels s’ajouteront des espaces commerciaux. Ce modèle vise à maximiser l’efficience foncière tout en répondant à la forte demande en logements », a-t-il soutenu. Le ministre a annoncé que la durée des travaux est de 24 mois sous réserve que les conditions techniques et administratives soient réunies et que les acteurs chargés de la construction assument pleinement leurs respon-
sabilités.

« Le CEGEGI mettra en œuvre un dispositif de suivi rapproché afin de garantir un lancement rapide et une exécution conforme aux prévisions », a-t-il assuré.
La Directrice générale (DG) du CEGECI, Gon Tali Martine Ky, a relevé que la pose de cette première pierre est un acte hautement symbolique. « Elle marque le début d’une œuvre collective qui portera haut les valeurs d’espérance, de solidarité et de progrès », a-t-elle affirmé. Selon Mme Ky, la cité de l’espérance de Rimkièta est une illustration concrète de la mission du centre de gestion des cités.

« Elle incarne notre volonté de bâtir des cités qui répondent aux besoins des habitants tout en favorisant le développement économique et social. Ce complexe immobilier sera un espace de vie complet, alliant confort résidentiel et opportunités économiques », s’est-elle réjouie. Au regard des différentes composantes du projet, la DG du CEGECI
a souligné que la cité de l’espérance va contribuer à réduire le déficit en logements décents dans la capitale, créer des opportunités économiques grâce aux infrastructures commerciales et renforcer la cohésion sociale, tout en offrant un cadre de vie digne et moderne. Elle a salué le rôle essentiel de « Coris Bank International », qui accompagne le CEGECI dans le financement de ce projet.

Oumarou RABO
Fatimata ZOUNGRANA
(Stagiaire)

10 ans de prison ferme pour meurtre

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O.F, cultivateur domicilié dans un village de la commune de Karangasso-Vigué (Province du Houet), a comparu devant les juges de la chambre criminelle du Tribunal de grande instance (TGI) de Bobo-Dioulasso, le mardi 25 novembre 2025. Il était accusé de meurtre sur la personne de B.M. En effet, le 29 avril 2024, le corps sans vie de B.M, un habitant de Karangasso-Vigué a été retrouvé dans un puits à proximité(…)

Retrouvez Au coin du palais sur https://www.sidwaya.info/numerique/

Noufou NEBIE
Yacouba BELEM

Semaine nationale de la solidarité: le ministère en charge de l’action humanitaire solidaire des structures locales

Le ministère de l’Action humanitaire et de la Solidarité a organisé une visite dans le cadre de la semaine nationale de la solidarité, mercredi 3 décembre 2025, à Ouagadougou.

Le ministère de l’Action humanitaire et de la Solidarité, à l’occasion de la semaine nationale de la solidarité, a visité des structures, mercredi 3 décembre 2025, à Ouagadougou. L’Unité artisanale de production godé (UAP-GODE), sis au quartier Kamsonghin dans l’arrondissement 1 de la ville de Ouagadougou a accueilli en premier les membres de la délégation. Ils ont visité l’outillage du fil à tisser, la teinture du fil, la chaine de tissage, la salle de tissage et le magazin des produits finis.

Sa responsable, Patricia Ilboudo, a indiqué que l’UAP-GODE se consacre exclusivement à la production de pagnes tissés de bonne qualité. Elle a soutenu que 25 femmes confectionnent les pagnes tissés à l’interne et plus de 200 autres hors du centre. « Nous tissons à peu près plus de 2000 pagnes par mois et les ressources de la vente sont mises à la disposition des femmes et pour le fonctionnement de la structure », a-t- elle affirmé. Elle a expliqué que le centre n’exporte pas directement ses pagnes, mais collabore avec sa clientèle qui fait des exportations dans plusieurs pays.

« Par exemple Pathe’O fait la plupart de ses commandes chez nous pour sa production et ses exportations », a-t-elle renchéri.
Patricia Ilboudo a signifié que l’activité est rentable mais le processus de production est lent. « Au regard du rythme de tissage, une femme ne peut pas tisser plus de 20 pagnes par mois. Alors que le bénéfice sur chaque pagne n’est pas élevé. Donc, cela joue sur la rentabilité », a-t-elle précisé.

En termes de difficultés, elle a noté la modicité du matériel, les problèmes de locaux, l’indisponibilité de l’eau et la lenteur du rythme de tissage. D’où son plaidoyer auprès de bonnes volontés.

Mamounata offre un forage à l’UAP-GODE

La PDG des entreprises Velegda, Mamounata Velegda, est la personnalité de marque conviée à cette visite. Elle s’est réjouie des merveilles réalisées par les tisseuses de l’UAP-GODE. Elle a relevé que malgré l’état du matériel et les difficiles conditions de travail, ces femmes continuent de travailler avec bravoure pour tisser de jolis pagnes traditionnels. « Je me porte volontiers pour offrir un forage d’eau à UAP-GODE », a-t-elle promis.

Le secrétaire général du ministère de l’Action humanitaire et de la Solidarité, Emile Zabsonré a confié que la visite entre dans le cadre de la campagne nationale « Dèmè Sira » en lien avec la solidarité nationale. « La visite de cette journée est dédiée à la promotion de la femme à travers la valorisation de quelques personnalités », a-t-il poursuivi.

Au sortir de la visite, il a félicité et encouragé l’ensemble des acteurs pour leur engagement au quotidien, malgré les difficultés. « C’est une structure qui a besoin d’une meilleure organisation, d’un appui pour être au diapason et répondre aux besoins des populations », a reconnu M. Zabsonré. Il a remercié Mamounata Velegda pour le don de forage d’eau.

L’Unité artisanale de production GODE a été créée en Août 1987 par le capitaine Thomas Sankara pour promouvoir l’autonomisation économique des femmes et renforcer l’employabilité des femmes et des jeunes filles du Burkina Faso. En plus de l’UAP-GODE, les autorités de la solidarité nationale ont visité le Centre féminin d’initiation et d’apprentissage aux métiers (CFIAM), sis au quartier pissy.

 

Gbetcheni Constantin Bertrand KAMBIRE

Coopération sino-burkinabè: les conditions d’accès aux bourses chinoises présentées aux étudiants

L’ambassade de la République populaire de Chine au Burkina, en collaboration avec l’Université Aube Nouvelle et Boost Faso, a organisé une conférence publique sur les bourses 2026 du gouvernement chinois. C’était le mercredi 3 décembre 2025 à Ouagadougou.

Chaque année, la République populaire de Chine octroie des milliers de bourses d’études à des étudiants étrangers. Dans cette optique, son ambassade au Burkina, en collaboration avec l’université Aube Nouvelle et Boost Faso, a tenu une conférence publique sur les bourses 2026, mercredi 3 décembre 2025 à Ouagadougou. L’objectif était de présenter aux
étudiants les conditions d’accès à ces bourses et d’examiner la possibilité d’augmenter le quota attribué à l’université.

L’ambassadeur de la République populaire de Chine au Burkina Faso, Zhao Deyong, a rappelé que son pays a réalisé « des progrès remarquables » dans les domaines de l’éducation, de la science et de la technologie, au point de devenir aujourd’hui « une destination de référence » pour les étudiants du monde entier.

Selon lui, le coût relativement abordable des études constitue l’un des facteurs qui attirent de nombreux étudiants africains : « En Chine, une année d’études coûte environ 2 000 dollars, contre 6 000 à 20 000 dollars dans plusieurs pays occidentaux », a-t-il expliqué. Il a également mis en avant la sécurité et la stabilité de l’environnement académique chinois.
L’ambassadeur a rappelé que les relations sino-africaines connaissent « leur meilleur moment historique ». De 10 000 étudiants africains en Chine en 2000, le nombre est passé à près de 80 000 en 2024.

Pour les étudiants burkinabè, il reconnaît que la langue chinoise représente souvent une première difficulté, mais il a assuré que les Burkinabè « se sentent vite comme chez eux » grâce à la proximité culturelle et à l’hospitalité du peuple chinois. M. Deyong a exprimé l’espoir que les étudiants burkinabè formés en Chine reviennent au pays pour contribuer au développement national.

Interrogé sur la volonté des autorités burkinabè d’augmenter le nombre de bénéficiaires de bourses, il a indiqué partager cet objectif : « C’est non seulement un souhait, mais aussi notre mission », a-t-il affirmé. Toutefois, il a rappelé qu’un équilibre doit être trouvé entre les 54 pays du continent africain. Il a assuré que l’ambassade de Chine
à Ouagadougou continue d’œuvrer pour faciliter l’accès des étudiants burkinabè aux différents programmes d’études en Chine.

Le manager général de l’université Aube Nouvelle, Lancina Ki, a salué l’importance du partenariat entre son établissement et les institutions chinoises, un axe important désormais dans la stratégie d’ouverture internationale de l’université. Il a rappelé que l’ambition de l’établissement est d’offrir à ses étudiants « les meilleures conditions possibles » pour étudier, que ce soit au Burkina Faso, en Afrique ou ailleurs dans le monde.

C’est dans cette dynamique que l’université a signé une convention avec une grande institution chinoise, ouvrant la voie à des échanges d’étudiants et d’enseignants. Il a précisé que plusieurs étudiants évoluent déjà dans cette université partenaire grâce à des bourses chinoises et que les premiers retours sont très encourageants : « Nos étudiants se comportent et s’en sortent très bien », a-t-il affirmé.

Lancina Ki a indiqué que l’université Aube Nouvelle prévoit d’augmenter le nombre de classes dédiées à l’apprentissage de la langue chinoise. Pour M. Ki, le développement de l’enseignement du chinois et le rapprochement avec les universités asiatiques ouvrent, selon lui, « un bel avenir » à la jeunesse burkinabè.

Abibata KARA

Lutte contre le SIDA: le SP/CNLS-IST présente la situation épidémiologique au Burkina

Le Secrétariat permanent du Conseil national de lutte contre le SIDA et les IST (CNLS-IST) a animé une conférence de presse, le mercredi 3 décembre 2025, à Ouagadougou. Cette rencontre avec les hommes de médias s’inscrit dans le cadre de la commémoration de la Journée mondiale de lutte contre le SIDA.

La Journée mondiale de lutte contre le SIDA est célébrée chaque 1er décembre et ce depuis 1988. Cette année, le Burkina Faso commémore en différé cette journée, le vendredi 5 décembre 2025. L’information a été donnée à la presse au cours d’une conférence, hier mercredi 3 décembre 2025, dans la capitale par le Secrétariat permanent du Conseil national de lutte contre le SIDA et les IST (CNLS-IST). Cette rencontre a été aussi une occasion pour les responsables du SP/CNLS-IST de partager avec les journalistes, l’état de la riposte nationale au SIDA.

Le Secrétaire permanent su CNLT-IST, Dr Seydou Ouattara, a confié que selon les dernières données épidémiologiques, le Burkina est classé parmi les pays à épidémie mixte, c’est-à-dire, caractérisée par une prévalence de moins de 1% en population générale avec des poches de concentration au sein de certains groupes spécifiques. En effet, a-t-il précisé, le rapport ONUSIDA 2025 indique que la prévalence du VIH en population générale est de 0,5 avec un nombre estimé de PVVIH à 94 000 dont 8 400 enfants en fin 2024. M. Ouattara a aussi relevé que les régions les plus affectées selon les données de la séro-surveillance 2023 sont les Hauts Bassins (Guiriko) avec une prévalence de 2,7%, le Centre (Kadiogo) 2,3 %, le Sud-Ouest (Djôrô) 1,83% et le Centre-Est (Nakambé) 1,2%.

Le SP/CNLS-IST a en outre fait savoir que le pays des Hommes intègres a accompli des progrès remarquables dans la lutte contre le VIH. « Nous sommes passés d’une prévalence du VIH en population générale de 7,17% en 1997 à 0.5% en 2024. Le nombre de nouvelles infections est passé de 6254 cas en 2010 à 2914 cas en 2024. Aussi la mortalité liée au VIH a chuté de 4681 en 2021 à 2957 en 2024 », s’est-il réjoui. De son avis, ce recul significatif est le fruit d’un engagement politique et d’une riposte multisectorielle intégrant une forte mobilisation des acteurs communautaires, sectoriels et décentralisés. Cette année, le Burkina a décidé de s’aligner sur le thème mondial : « Surmonter les perturbations, transformer la riposte au SIDA ».

Maintenir les acquis

Pour Seydou Ouattara, ce thème est en adéquation avec le contexte burkinabè et international marqué par la crise du financement de la santé. « Au plan national, les défis sécuritaires et humanitaires, les contraintes économiques et sociales, ainsi que les perturbations dans les chaines d’approvisionnement en produits de santé ont mis à rude épreuve la continuité et la qualité des services liés au VIH », a déploré le SP. Pour l’atteinte de l’objectif de l’ONUSIDA qui consiste à mettre fin au SIDA à l’horizon 2030, M. Ouattara a relevé la nécessité de maintenir les acquis et de s’adapter aux réalités actuelles.

Pour cela, a-t-il expliqué, il faut opérer des changements radicaux dans la programmation et le financement de la lutte contre le VIH et renforcer la prévention combinée à l’endroit des groupes vulnérables dont les adolescents et jeunes, les personnes déplacées internes, les Forces de défense et de sécurité et les Volontaires pour la défense de la patrie. Des efforts doivent être faits aussi dans le sens du renforcement de la triple élimination de la transmission de la mère à l’enfant du VIH, de la syphilis et de l’hépatite B et le renforcement de la réponse nationale au VIH pédiatrique.

En réponse aux questions des journalistes, Seydou Ouattara s’est dit confiant quant à l’atteinte des objectifs à l’horizon 2030. Il a salué les efforts du gouvernement, sous le leadership du chef de l’Etat qui continue d’allouer des ressources pour la lutte contre le SIDA. « Aussi, des partenaires dont l’ONUSIDA sont toujours à nos côtés malgré les contraintes de financements à l’international », a-t-il soutenu. Un soutien renouvelé par le directeur-pays de l’ONUSIDA au Burkina Faso, Joy Backory. M. Backory a invité, toutefois à la vigilance car 1,3 million de nouvelles infections ont été enregistrées dans
le monde en 2024.

Abdoulaye BALBONE

 

Changer de paradigme

Comme chaque année, au 1er décembre, le monde entier se consacre à la lutte contre le SIDA. Le mot d’ordre de l’édition 2025 est : « Surmonter les perturbations, transformer la riposte au SIDA ». L’objectif est de faire une halte pour évaluer les mesures de riposte de cette pandémie afin de réorienter convenablement les actions pour plus d’efficacité. C’est de bonne guerre car, il faut le dire, la maladie a trop duré sur cette planète et, continue malheureusement, en dépit des efforts déployés par les Etats, de faire des victimes.

En effet, selon des données récentes, des milliers de personnes en meurent chaque année et des millions de nouvelles infections à VIH sont enregistrées, à travers le monde.
Au Burkina, des acquis sont perceptibles en vue de contenir la maladie, à l’horizon 2030. Toutefois, des efforts doivent être encore consentis, au regard des données récentes sur le SIDA. En effet, selon le dernier rapport de l’ONU SIDA, publié en juillet 2025, le taux de prévalence du VIH est estimé à 0,5%. En termes de nombre de personnes vivants avec le VIH au Burkina, le même rapport le chiffre 94 000 personnes, dont 54 000 adultes femmes, 31 000 adultes hommes et 8400 enfants.

Pour ce qui est des nouvelles infections, intervenues au cours de l’année 2024, les statistiques indiquent 3 000 nouvelles infections. Au vu de tout cela, il convient de se remobiliser, de ne pas surtout baisser la garde, malgré les contraintes éventuelles qui plombent, par moments, les initiatives de riposte. En effet, ce n’est pas un secret ; l’insuffisance du financement demeure l’enjeu majeur menaçant. Toute chose qui nécessite une redéfinition des actions pour plus d’efficacité.

S’il est vrai que la commémoration est l’occasion pour le monde entier de manifester son soutien aux personnes vivant avec le VIH, il reste que l’on devrait plutôt changer de paradigme afin d’obtenir des résultats encore probants et partant, mettre fin à cette pandémie, à l’horizon 2030. C’est pourquoi, dans cette dynamique, certains observateurs du domaine de la santé suggèrent l’amélioration à l’accès aux services de lutte contre le VIH, l’élimination de la stigmatisation et de la discrimination et surtout de garantir la protection des droits des femmes, des filles qui continuent de se heurter à des obstacles démesurés dans l’accès aux soins de santé.

Le VIH reste une réalité. Ce n’est qu’à travers un engagement collectif que des solutions pérennes peuvent être trouvées. Mais déjà, l’on peut se féliciter des avancées au niveau mondial qui laissent entrevoir un recul significatif de la maladie. Les efforts des communautés, des gouvernements, de la société civile, du secteur privé et des partenaires de la santé mondiale ont en effet permis de réaliser des avancées extraordinaires. Entre 2002 et 2024, dans les pays où le Fonds mondial investit, le taux de mortalité liée au SIDA a diminué de 82 % et le taux d’incidence du VIH a diminué de 73 %.

Néanmoins, il ne faut pas céder à l’autosatisfaction. C’est pour cela que les acteurs de la lutte devront encore mieux s’organiser pour maintenir les acquis et obtenir des résultats avec les moyens dont ils disposent et surtout prospecter dans la mobilisation des ressources endogènes. Dans ce sens, les populations doivent demeurer vigilantes car, le VIH/SIDA existe toujours et la perception d’une disparition de la maladie, due aux progrès des traitements, peut entraîner une résurgence de la maladie.

Soumaïla BONKOUNGOU

Flash

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Le mois de décembre est souvent perçu comme une période festive, marquée par les préparatifs de fin d’année, les voyages et les rassemblements familiaux. Pourtant, derrière cette ambiance de fête, décembre est également considéré comme un mois « rouge » en matière de criminalité. Dans les villes comme en campagne, on observe une hausse des vols, agressions, escroqueries et cambriolages durant cette période. Ce phénomène peut s’expliquer par le fait que l’argent circule beaucoup pendant cette période, ce qui attire les individus de mauvaise foi. Les rues, marchés et yaars sont également très fréquentés, offrant plus d’opportunités aux partisans du moindre effort de commettre leur sale besogne. Chacun doit redoubler de vigilance pour éviter de tomber dans leur viseur. Ainsi, il est recommandé de penser à bien sécuriser portes et fenêtres, d’éviter de laisser des objets de valeur en vue et les déplacements nocturnes, sauf cas de force majeure… Les alarmes et les caméras sont également efficaces, encore faut-il qu’elles soient placées aux bons endroits, surtout dans les entreprises.

Aly SAWADOGO

30e anniversaire de la police municipale : 40 sacs de riz pour les veuves, orphelins et victimes de guerre

La Police municipale a fait don d’une tonne de riz à l’Agence de soutien aux veuves, orphelins et victimes de guerre, le mercredi 3 décembre 2025, à Ouagadougou.

Les activités commémorative du jubilé de perle de la police municipale burkinabè se poursuivent. A cet effet, elle a offert des vivres à l’Agence de soutien aux veuves, orphelins et victimes de guerre (ASVOVIG) le mercredi 3 décembre 2025, à Ouagadougou. Le don est constitué de 40 sacs de 25 kilogrammes de riz.

Pour le directeur du suivi et de la promotion des polices municipales du Burkina Faso, Jean Marie Ouédraogo, ce don à l’ASVOVIG est une manifestation de la solida-rité de l’institution à l’endroit des veuves, orphelins et victimes de guerre. Il a ajouté que toutes les polices municipales du Burkina Faso recevront également un don de cette nature. Pour lui, c’est la preuve que la police municipale est aussi engagée dans les activités sociales.

« Face à la situation que traverse le pays des Hommes intègres, nous ne pouvons pas rester à l’écart. Ainsi, nous venons soutenir nos bébés et nos orphelins victimes de guerre », a-t-il expliqué. En outre, M. Ouédraogo, au nom de la police municipale, a salué les actions de l’ASVOVIG. Par ailleurs, il a invité toutes les bonnes volontés à emboiter leurs pas pour un Burkina Faso plus solidaire. Le directeur général de l’ASVOVIG, le médecin-colonel Lamine Ouédraogo, a exprimé sa reconnaissance pour ce don aux veuves, orphelins et victimes de la guerre.

« Ce don n’est pas modeste. L’acte est un geste de solidarité agissant à l’endroit des familles de nos frères d’armes qui ont consenti le sacrifice ultime pour que le Burkina Faso demeure et prospère », a-t-il déclaré. Ainsi, il salué ce geste d’amour et de fraternité réconfortant. Le médecin-colonel a souhaité une belle et fructueuse célébration du 30e anniversaire de la police municipale. Il a souhaité que l’institution ait le temps de tirer les bons enseignements du passé, afin de se projeter avec sérénité dans le futur pour relever les défis qui vont s’imposer à elle.

Evariste YODA

Prix Pierre-Ouédraogo pour le leadership numérique: le projet Smart ID de la société Wilko remporte la première édition

L’Initiative TIC et citoyenneté (ITCC) a récompensé, samedi 29 novembre 2025 à Ouagadougou, le projet Smart ID, développé par la société togolaise Wilko, en lui décernant le Prix Pierre-Ouédraogo pour le leadership numérique. La cérémonie de distinction s’est déroulée sous la présidence de la ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, Aminata Zerbo.

La première édition du Prix Pierre-Ouédraogo pour le leadership numérique a consacré des projets et des personnalités dont les travaux incarnent l’innovation, l’impact social et l’excellence technologique en Afrique. Pour cette célébration, le Grand prix Pierre-Ouédraogo 2025 a été décerné au projet Smart ID, conçu par la société Wilko à Lomé (Togo), samedi 29 novembre 2025 à Ouagadougou. La cérémonie a rassemblé de nombreuses figures du numérique africain ainsi que plusieurs personnalités burkinabè.

La présidente de l’Initiative TIC et citoyenneté (ITCC) et ancienne ministre en charge du numérique, Hadja Ouattara, a expliqué que la vocation du prix est de mettre en valeur les innovateurs et leaders africains qui œuvrent pour un numérique au service du développement, de l’inclusion et de la souveraineté technologique. « Pierre Ouédraogo a formé de nombreux experts et soutenu des initiatives pour un numérique équitable, souverain et accessible à tous. C’est pourquoi le prix porte son nom pour rendre hommage à son engagement et son humanisme numérique », a-t-elle relevé. Elle a également remercié la ministre Aminata Zerbo pour l’appui institutionnel dans l’organisation de cette
première édition.

Par ailleurs, l’ancien ministre en charge de l’éducation et président du jury, Stanislas Ouaro, a détaillé les critères de sélection qui sont basés sur l’impact réel, l’innovation, l’originalité, la contribution à l’intégration du numérique, la durabilité, la collaboration et engagement citoyen. Il a indiqué que c’est sur ces bases que le jury a sélectionné le projet Smart ID comme lauréat. Représentant de la société Wilko lors de la cérémonie, Emmanuel Kokouvi Akakpo s’est dit honoré de cette distinction.

Il a expliqué que Smart ID est un dispositif permettant l’identification rapide des individus et l’accès sécurisé aux données médicales même en étant hors connexion. « Le projet Smart ID est une solution pour sauver des vies en cas d’accident de circulation », a-t-il assuré. Il a affirmé que ce prix à hauteur de 5 millions FCFA contribuera à donner à Smart ID une dimension interna-tionale.

La ministre en charge de la transition digitale, Aminata Zerbo, a salué l’ingéniosité de Smart ID et exprimé sa gratitude envers les acteurs engagés pour un numérique africain éthique et inclusif. Elle a rappelé la vision du gouvernement burkinabè en matière de transformation digitale, sous le leadership du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré. « Le numérique n’est plus une option, il est un levier stratégique, vital et non négociable du développement durable de notre nation et de notre continent », a-t-elle déclaré.

Elle a assuré le soutien continu de son département à cette initiative, qui contribue à renforcer la place de l’Afrique dans la société de l’information et rend hommage au combat de Pierre Ouédraogo pour la souveraineté numérique africaine. En outre, plusieurs distinctions honorifiques ont également été décernées au cours de la cérémonie telles que les prix à titre posthume remis à Makane Faye (Sénégal) et Tarek Kamel (Égypte), tandis que deux autres prix d’honneur ont été attribués au Professeur Nii Quaynor et à Pierre Dannjinou.

Une mention spéciale a été accordée au projet Malaria Safe du burkinabè NaanaTech, une solution innovante de lutte contre le paludisme basée sur l’intelligence artificielle. L’Initiative TIC et citoyenneté a donné rendez-vous en 2027 pour la deuxième édition du Prix Pierre-Ouédraogo, avec la volonté d’encourager davantage les talents numériques africains et de perpétuer l’héritage d’un visionnaire qui a marqué l’histoire de l’informatique sur le continent.

Pauline KIEMA

Rentrée judiciaire de la Cour de justice de l’UEMOA: faire de la jurisprudence un levier d’intégration

L’audience solennelle de la rentrée judiciaire 2025-2026 de la Cour de justice de l’UEMOA a eu lieu, le mercredi 3 décembre 2025, à son siège, à Ouagadougou, sur le thème : « Les grands arrêts de la Cour de justice de l’UEMOA ».

Créée le 27 janvier 1995, la Cour de justice de l’UEMOA a 30 ans d’existence. Durant ce temps, la juridiction a rendu des arrêts, des ordonnances et des avis qui ont modelé le paysage du droit communautaire. En prélude à la célébration de son trentenaire, la Cour a effectué sa rentrée judiciaire 2025-2026 sur le thème : « Les grands arrêts de la Cour de la justice de l’UEMOA », le mercredi 3 décembre 2025, à Ouagadougou.

Pour le président de la Cour de justice de l’UEMOA, Mahawa Semou Diouf, ce thème, loin d’être anodin, est une invite à revisiter la jurisprudence de la Cour, non comme un simple patrimoine juridique, mais comme un levier d’intégration, un instrument d’unification du droit et un modèle d’approfondissement de l’ordre juridique communautaire.

« Le juge-rapporteur, en nous faisant voyager dans les méandres d’une trentaine d’années de production jurisprudentielle, a fait ressortir tous les aspects évoqués sur le sujet », a-t-il soutenu. Selon lui, ce précieux travail de la Cour mérite d’être porté à l’attention de l’opinion communautaire. M. Diouf a en outre reconnu que d’immenses efforts ont été accomplis ces dernières années par la Cour de justice.

« Au-delà du renforcement de l’accessibilité à la Cour, des efforts ont été consentis en vue de la dynamisation du site web de la Cour qui est indispensable à la diffusion des textes, des décisions et de l’actualité de la juridiction. Le développement progressif de la plateforme eCJUEMOA devrait à terme faciliter les échanges entre la Cour et les avocats représentant les parties. La Cour, grâce à l’action conjuguée du président, des juges, des avocats généraux, des auditeurs et du greffe, exécute les actes de la procédure écrite et orale dans les meilleurs délais possibles », s’est-il satisfait.

Pour les années à venir, a-t-il avancé, la Cour se propose d’engager d’autres actions, comme la finalisation d’un nouveau recueil de jurisprudence qui, grâce au titre et au sommaire, donnera plus de visibilité et d’intelligibilité à son travail.
Le président de la Cour a par ailleurs fait remarquer que cette rentrée judiciaire se tient dans un environnement sous régional, toujours en prise avec la crise sécuritaire dont les effets socio-économiques sont durement ressentis par les populations de leur espace.

Une bonne administration de la justice assurée

« Que nos vœux de succès accompa-gnent les autorités nationales mobilisées jour et nuit pour le retour de la paix et de la sécurité, condition sine qua non d’un développement intégré », a-t-il souhaité. Il a traduit sa reconnaissance au personnel de la Cour dont l’engagement pour le travail bien fait a permis à la juridiction d’accomplir des bons remarquables dans la construction du projet communautaire.

« Vos arrêts ont une portée juridique et politique indéniable. Ils contribuent à interpréter et appliquer les textes communautaires, garantir l’unité et la cohérence du droit communautaire, protéger les droits des justiciables, renforcer la confiance des citoyens dans l’institution judiciaire », a-t-il déclaré.

Le premier avocat général de la Cour, Lodonou Kuami Gameli, a ajouté que pendant ces 30 ans d’existence, la Cour, dans sa mission de veiller à l’application et à l’interprétation uniforme du droit communautaire, dans les 8 Etats membres, a assuré une bonne administration de la justice et a œuvré inlassablement à créer un espace où le droit communautaire de l’UEMOA préserve les intérêts de l’Union, tout en protégeant les droits de ses ressortissants.

D’après lui, les grands arrêts de la Cour constituent les piliers qui soutiennent l’édifice juridique communautaire. A l’entendre, cette réfle-xion sur la juridiction permet non seulement de mettre en lumière certaines décisions qui ont façonné le droit communautaire mais aussi de rendre hommage à l’œuvre qu’elle a accomplie.

« L’intégration tant souhaitée de nos Etats ne saurait prospérer sans un dialogue juridictionnel permanent qui permettra de résoudre les conflits et de promouvoir la sécurité juridique et judiciaire dans notre Union », a-t-il estimé. C’est pourquoi, il en appelle à un raffermissement de la coopération entre la Cour de justice de l’UEMOA, les hautes juridictions des Etats membres, les juridictions des autres organisations communautaires et leurs partenaires internationaux.

Adama SAWADOGO