Nous sommes tous fous !

Comme c’est fou de voir tous ces fous partout, comme des poux, fouiner les égouts pour des menus sans goût. Comme c’est fou de voir tous ces fous déambuler dans une société où l’on se fout de ceux qui sont fous. Ça rend vraiment fou de voir ces hommes et femmes marcher nus et pieds nus, sous le regard indifférent des passants. Ces fous se moquent du Code de la route, ils marchent sans feuille de route, ils déroutent les usagers qui redoutent le danger, il y en a qui marchent avec le sourire jaune du délire entre les grimaces étriquées de la souffrance en transe.

Il y a ceux qui déambulent en trimballant tout sur leur tête avec parfois des
projectiles et une sébile en main. Entre leurs invectives sans tête ni queue, ils racontent des vérités, ils accusent la société et pointe du doigt notre animosité cachée. Ils ont perdu le sens de l’utile, du juste, du bien et du mal. De jour comme de nuit, ils marchent sous le soleil et la pluie, dans le froid et la poussière. Ils n’appartiennent à personne, personne ne les reconnaît ou ne les réclame, ils sont tombés du ciel, ils ont perdu l’essentiel.

Loin de la raison, ils regardent le monde sur des tas d’immondices à l’envers avec le revers des yeux. Ils voient tout de travers et le revers, c’est que de pervers sicaires s’en délectent la nuit venue, pour assouvir leurs bassesses. Voilà pourquoi la malade mentale se balade avec un « problème » prénatal ou un banal fruit vivant conçu de façon brutale par un mâle bien-pensant, sans la moindre fibre sentimentale. Fantasme et orgasme de miasme !

Seuls les bourreaux peuvent répondre. Que fait la société pour tous ces rejetés hébétés ? Etre fou, c’est vraiment perdre tout, même les siens. Parfois nous sommes sévères envers ces hères qui errent dans les airs et vivent dans les fers. Ils ne peuvent même pas s’acheter à
manger avec l’argent de la générosité. Ils ne peuvent boire à la source des dignes qui les guignent avec un bâton à la main. Le soir venu, ils se confient aux étoiles dans un sommeil sans rêve, sous les ponts infestés de moustiques et de venimeux bestioles en attendant de se réveiller sans tête.

Lui était élève ou étudiant, aujourd’hui il est mendiant après avoir fait tonneau sous le poids du « Boileau ». C’est l’avenir qui navigue à vau-l’eau, sans bouée de
sauvetage ! Lui, il était le plus beau, il frimait dans les vapes entre drogues et tabac ; il vit dans la poubelle aux abats et est obligé de se battre avec les vautours et les chiens errants pour arracher sa pitance ; Elle, était belle comme une étincelle, elle s’est brûlée les ailes sur les passerelles mortelles de son propre zèle. Il n’y avait pas mieux qu’elle, aujourd’hui, elle marche dans les ruelles de la ville cruelle avec une gamelle sans le moindre
ermicelle.

Quant à cette jeune mère, elle a été abandonnée par son mari, chassée de chez elle pour des raisons qui font perdre la raison. Son histoire porte les coups du sort et du mauvais œil qui hante et accule. Elle vit dans la rue avec un enfant qui a presque l’âge d’aller à l’école. N’oublions pas tous ces hommes et femmes qui croupissent chez eux entre les quatre murs d’un asile familial, parfois ligotés, souvent bombardés de tranquillisants qui
finissent par rendre amorphe et veule. Il faut faire quelque chose. Soyons plus humains, solidaires et aimants.

Eduquons nos enfants, nos jeunes à vivre sans drogue ; aidons nos femmes et nos maris à vivre en paix, dans l’amour, sans rancune ni culpabilité.
Trop de fous à Ouaga, trop de gens qui gesticulent en pleine circulation et se
perdent en conjectures sous le poids de la conjoncture. C’est dur, c’est vrai, mais il faut tenir et même se tenir bien pour ne pas disjoncter. Aimons-nous vivants ! Nous sommes déjà en guerre, ne nous faisons pas la guerre pour une méprise passagère et pardonnable ; ne nous jetons pas la pierre pour un échec aussi cuisant soit-il ; Oui, parfois ça passe ou ça casse, mais arrêtons de nous briser entre les chaînes de la psychose qui réclame sans pause sa dose jusqu’à la surdose !

C’est inconséquent ! Quant à nous autres « fous bien portants », sans dose ni surdose, ne soyons pas moroses pour un cœur brisé ou une poche trouée ; diluons nos névroses avec la gratitude d’être en vie et l’espoir que demain sera mieux. A tous ceux qui traversent les averses sans têtes ; à tous ceux qui ont un proche qui cherche sa tête, ne faites pas la tête ; gardez la tête froide et sur les épaules, malgré le poids de l’épreuve qui s’entête à vous faire perdre la tête. A la société qui nous rend parfois fou, l’homme est « un animal social ». Arrête de le persécuter ! Prenons soin de nos malades mentaux !

Clément ZONGO
clmentzongo@yahoo.fr

Coopération culturelle Burkina-Niger: le Premier ministre au Festival de l’Aïr

Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, est arrivé ce jeudi soir à Niamey. Il a été accueilli à l’aéroport international Diori Hamani par le ministre d’Etat nigérien, ministre de la Défense nationale, le général Salifou Mody. Invité par les
autorités nigériennes, le chef du gouvernement burkinabè conduit une importante délégation pour prendre part à la 17e édition du Festival de l’Aïr, prévue du 5 au 7 décembre à Iférouane, dans le Nord du Niger.

Le Festival de l’Aïr est un grand rendez-vous culturel du Sahara. L’édition 2025 est placée sur le thème : « Valorisation du tourisme intérne et de l’artisanat : pilier de souveraineté nationale et d’un développement résilient ».
Le chef du gouvernement burkinabè sera aux côtés de son homologue nigérien, Ali Mahaman Lamine Zeine, ce vendredi 05 décembre 2025 à Iférouane, pour la cérémonie d’ouverture du festival qui mettra en lumière la richesse culturelle du Sahara, à travers des animations traditionnelles et des rencontres d’échanges culturels.

Cette visite s’inscrit dans une dynamique de renforcement des liens culturels  et touristiques entre peuples frères, mais également dans la volonté commune de promouvoir les industries culturelles, la
souveraineté économique et la coopération.

En rappel, le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, avait pris part en décembre 2024 à la 45ᵉ édition du championnat national de lutte traditionnelle à Dosso, illustrant l’engagement partagé du Burkina Faso et du Niger à valoriser les pratiques culturelles sahéliennes, véritables leviers de cohésion et de rapprochement entre les peuples.

DCRP/Primature

Soutien alimentaire japonais: la contribution du Projet KR 2023 en évaluation

Les membres du comité consultatif de l’appui alimentaire japonais au titre de l’année fiscale 2023 se sont réunis le mercredi 3 décembre 2025 à Ouagadougou. Ils ont passé en revue la situation alimentaire du Burkina Faso ainsi que la contribution de ce soutien à la sécurité alimentaire.

Dans le cadre de la coopération bilaté-rale entre le Japon et le Burkina Faso, le pays du soleil levant s’est engagé à soutenir les efforts du gouvernement en matière de sécurité alimentaire, à travers le projet KR. Ce projet comporte deux axes dont la monétisation partielle des vivres pour financer des projets de développement. Au titre de l’année fiscale 2023 il a consenti un soutien en riz de 4 125, 335 tonnes au profit des populations burkinabè. Ainsi, les membres du comité consultatif du KR 2023 se sont réunis le mercredi 3 décembre 2025 à Ouagadougou pour poser, entre autres, les bases d’une distribution saine de cet appui alimentaire et de la constitution du fonds de contrepartie.

Il s’est agi spécifiquement pour les membres de présenter la situation alimentaire du Burkina Faso ainsi que la contribution de ce soutien, d’évaluer l’efficacité de
la distribution du riz, d’échanger sur la constitution et l’utilisation du fonds de contrepartie et échanger des points de vue sur les relations publiques/publicité relative à la distribution du riz et à l’utilisation du fonds déposé. « Ce projet est spécifique car il vient soutenir le Burkina Faso sur deux volets : un appui alimentaire et la reconstitution d’un fonds au niveau du fonds de la contrepartie pour accompagner le Burkina dans la mise en œuvre de projets structurants dans l’atteinte de la souveraineté alimentaire et le financement de l’offensive agropastorale », a souligné le secrétaire général du ministère de l’Agriculture,
des Ressources animales et halieutiques, Gaoussou Sanou.

Il a signifié que sur un volume total de 4 068,729 tonnes de riz sain réceptionnées en 2023, une quantité de 2 400,03 tonnes a été vendue aux consommateurs sur tout le territoire national et 1 668,699 tonnes distribuées gratuitement à des associations caritatives, dont 200 tonnes au Conseil national de secours d’urgence et
de réhabilitation (CONASUR). « Les recettes issues de la vente, d’un montant de 800,10 millions de francs CFA ont été reversées entièrement dans le fonds de contrepartie pour un montant minimum requis de 790 773 477 de francs CFA, soit un taux de réalisation de 101%.

Cette somme servira à financer des projets de développement au profit de notre pays », a-t-il précisé. Aussi, M. Sanou a indiqué que le KR au titre de l’année fiscale 2024 s’élève à environ 4 221 tonnes, d’une valeur, tous services compris, de 600 millions de yens soit environ 2,422 milliards de francs CFA. « Il est actuellement en chargement sur wagons au port d’Abidjan, à destination du Burkina Faso », a-t-il poursuivi. Sur ce, le secrétaire du ministère en charge de l’agriculture a traduit sa gratitude au gouvernement et au peuple japonais pour ce type de coopération.

Kadi RABO

Marathon international de la Taanjiama : 72 heures pour célébrer la résilience dans le Goulmou

Le Marathon international de la Taanjiama (MIT) se tient, du 4 au 6 décembre 2025, à Fada N’Gourma, sous le thème : « Sport et culture pour un Goulmou résilient ». Le lancement officiel des activités a eu lieu, ce jeudi 4 décembre 2025, avec l’ouverture du village du marathon, l’une des innovations majeures de cette édition.

Initiée par le Cercle de réflexion et d’action du Gulmu (Cercle Tin Fii), la deuxième édition du Marathon international de la Taanjiama (MIT) se tient, du 4 au 6 décembre 2025, à Fada N’Gourma. Le top de départ de l’événement a été donné, ce jeudi 4 novembre 2025, à travers l’ouverture officielle du village du marathon. Une entrée en matière qui vient offrir un espace d’exposition-vente de mets locaux et d’animations culturelles, dédié à la promotion du potentiel local. Pour le gouverneur de la région de l’Est, Ram Joseph Kafando, ce cadre traduit « parfaitement » la dynamique de résilience et de créativité des populations du Goulmou, de la Sirba et de la Tapoa, les trois entités qui forment l’ancienne région de l’Est. Abondant dans le même sens, Aminata Lompo, représentant le ministre en charge de l’Agriculture, patron de l’événement, a souligné que ce village « offre un espace où sport, culture, gastronomie et agriculture se rencontrent harmonieusement pour célébrer l’identité locale et la vitalité des filières ».

Parmi les innovations de l’évènement, figure, également, le “Parcours de la résilience”, une course de 10 kilomètres jalonnée d’obstacles, prévue pour demain vendredi. Elle est ouverte notamment aux Forces de défense et de sécurité (FDS), afin de symboliser l’endurance et la détermination des populations face aux défis sécuritaires. Point d’orgue du MIT, le semi-marathon de 21 kilomètres se disputera, le samedi 6 décembre. Les jeunes de moins de 18 ans auront, eux, droit à un circuit de 5 kilomètres. Plus de 1 500 coureurs, venus du Burkina Faso et de plusieurs pays, sont attendus à cette grande fête sportive placée sous le signe de la résilience.

Le président du comité d’organisation du MIT, Limaba Lompo, a exprimé sa gratitude aux autorités administratives, coutumières, religieuses, militaires et paramilitaires pour leur accompagnement constant. Il a remercié, également, les partenaires techniques et financiers « dont l’engagement témoigne de leur conviction profonde que le sport et la culture demeurent les leviers puissants pour renforcer la résilience et promouvoir le développement local ». Avant de procéder à l’ouverture officielle du village du MIT, le gouverneur Ram Joseph Kafando a rendu un hommage appuyé aux FDS et VDP, qui, selon lui, « portent haut le flambeau de la nation dans la lutte pour la restauration de la paix et de la sécurité et la construction d’une souveraineté réelle pour notre chère patrie ».

 

Joanny SOW

Suivi de grossesse: Clapy Coulibaly, étudiante en médecine explore les critères de choix du praticien par les femmes enceintes

L’étudiante en médecine de l’Université Joseph-Ki-Zerbo, Clapy Coulibaly épouse Drabo, a soutenu avec brio, le mercredi 3 novembre 2025, sa thèse de doctorat d’État intitulée « Choix du professionnel de santé par les femmes enceintes pour le suivi de la grossesse ». Son travail, sanctionné par la mention « très honorable », s’intéresse aux facteurs qui orientent les futures mères vers un praticien plutôt qu’un autre et met en lumière des enjeux essentiels pour la qualité des soins maternels.

La qualité du suivi prénatal dépend en grande partie du choix du praticien. C’est à cette problématique que s’est intéressée l’étudiante en médecine Clapy Coulibaly épouse Drabo, qui a soutenu, le 3 novembre 2025, une thèse consacrée aux critères guidant les femmes enceintes dans leur décision.
La chercheure explique que la thématique s’est imposée à elle au regard du rôle déterminant que joue la relation entre soignant et patiente dans le suivi prénatal. Elle estime qu’un accueil approprié peut faciliter l’adhésion aux soins et favoriser une meilleure prise en charge, tandis qu’une attitude inadéquate est susceptible de compromettre la continuité du suivi et d’altérer la perception du patient. Consciente de ces réalités, elle a choisi de s’intéresser aux motivations profondes qui conduisent les femmes à faire confiance à un professionnel de santé plutôt qu’à un autre.

Pour mener ses travaux, Dr Coulibaly a sillonné plusieurs formations sanitaires.  Elle a indiqué toutefois que la mise en place d’un climat de confiance a permis aux participantes de s’exprimer librement et d’offrir des réponses essentielles à la compréhension du phénomène.

Les résultats de l’étude montrent que de nombreuses femmes s’orientent spontanément vers les sages-femmes, souvent en raison de la proximité des centres de santé, de la modicité des coûts ou encore de la disponibilité du personnel. D’autres préfèrent consulter un gynécologue-obstétricien, notamment lorsqu’une complication survient ou lorsqu’une recommandation médicale l’exige. Plusieurs femmes restent fidèles au premier gynécologue rencontré parce qu’elles y trouvent écoute, rassurance et compétence, tandis que certaines n’hésitent pas à changer de praticien lorsque les conditions d’accueil ne répondent pas à leurs attentes.

Améliorer l’équipement des formations sanitaires

À l’issue de l’évaluation, plusieurs orientations ont été proposées aux décideurs et aux acteurs du secteur. Les autorités sanitaires sont encouragées à renforcer la gratuité des soins pour les femmes enceintes, à améliorer l’équipement des formations sanitaires et à accorder une attention particulière à la formation continue du personnel dans les domaines de l’accueil, de l’écoute et de la qualité des soins. Les structures chargées de l’éducation et de l’alphabétisation sont invitées à poursuivre leurs efforts en faveur de la scolarisation des filles, tout en intégrant davantage de contenus liés à la santé reproductive dans les programmes et en développant des supports pédagogiques en langues nationales. Les responsables des centres de santé sont exhortés à garantir des environnements propres et fonctionnels, à assurer la disponibilité des ressources nécessaires et à instaurer des mécanismes permettant aux femmes de faire remonter leurs expériences afin d’améliorer les services. Les praticiens sont, quant à eux, encouragés à adopter une approche holistique de la prise en charge, accordant une place importante à l’accompagnement psychologique et à la consultation prénatale précoce. Quant aux communautés, elles sont appelées à soutenir les campagnes de sensibilisation, à favoriser l’implication des hommes dans le suivi de la grossesse et à lutter contre les pratiques nuisibles telles que le mariage précoce ou le refus de soins.

Pour Dr Coulibaly épouse Drabo, le message essentiel à retenir est que, même si la grossesse est un phénomène naturel, elle comporte des risques qui nécessitent un suivi rigoureux. Elle a insisté sur l’importance pour les femmes enceintes de se faire accompagner par du personnel qualifié, de respecter l’ensemble des consultations prénatales et d’accoucher dans des structures adaptées afin de garantir leur sécurité et celle de leur enfant.

Le jury, présidé par le Pr Ali Ouédraogo, a salué la pertinence de la démarche. Le président a notamment apprécié que la candidate ne se limite pas aux dossiers hospitaliers pour construire son analyse, mais qu’elle choisisse de rencontrer les femmes elles-mêmes afin de comprendre leurs motivations. Cette immersion sur le terrain a été jugée particulièrement pertinente pour appréhender la réalité vécue par les patientes.

 

Wamini Micheline OUEDRAOGO

 

(Collaboratrice)

Burkina Faso : Rétablissement de la peine de mort et relèvement des peines d’amende, mobilisation de 2 500 milliards FCFA au titre du budget de l’État

Le Président du Faso, Chef de l’État, Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, a présidé, ce jeudi 4 décembre 2025, l’hebdomadaire Conseil des ministres. Cette session ordinaire a examiné et adopté plusieurs dossiers et pris d’importantes décisions pour la bonne marche de la Nation, selon le Porte-parole du Gouvernement, Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO.

Au titre du Ministère de l’Économie et des Finances, le Conseil a adopté un rapport relatif à la situation d’exécution du budget et de la trésorerie de l’État exercice 2025 au 30 septembre. Selon le Ministre de l’Économie et des Finances, Dr Aboubacar NACANABO, à la date du 30 septembre 2025, notre pays a pu mobiliser, en termes de ressources intérieures, 2 500 milliards FCFA, soit un taux de 105% par rapport aux prévisions, avec une progression de 388 milliards FCFA comparativement à septembre 2024.

Cette performance dans le recouvrement a permis de dégager près de 1 200 milliards FCFA pour payer une grande partie de la dette intérieure. « De façon globale, l’économie se porte nettement mieux parce qu’en fin décembre 2025, nous comptons sur un taux de croissance de 6,28% », soutient le Ministre.

Le retour de la peine de mort

Au titre du Ministère de la Justice et des Droits humains, chargé des Relations avec les Institutions, le Conseil a adopté un projet de loi portant code pénal. Selon le Ministre Edasso Rodrigue BAYALA, l’adoption de ce projet de loi s’inscrit dans la dynamique des réformes globales du secteur pour une justice qui répond aux aspirations profondes du peuple.

En termes d’innovations majeures, ce projet de code pénal rétablit la peine de mort pour un certain nombre d’infractions que sont la haute trahison, les actes de terrorisme, les actes d’espionnage, entre autres. Il consacre également le travail d’intérêt général comme une peine principale et sanctionne la promotion et les pratiques homosexuelles et assimilées.

Les peines d’amende au niveau de toutes les infractions connaissent également un relèvement, qu’il s’agisse des délits ou des crimes et passent, pour les minimas, de 250 000 FCFA à 500 000 FCFA.

« En matière de circulation routière, les peines ont particulièrement été revues à la hausse parce qu’on a constaté que 90 à 95% des accidents de la circulation qui endeuillent les familles burkinabè sont du fait de l’usager », souligne le Ministre BAYALA.

Pour les crimes économiques comme les détournements et les actes de corruption, les sanctions peuvent aller jusqu’à l’emprisonnement à vie lorsque le montant détourné ou l’objet de l’infraction est supérieur ou égal à 5 milliards FCFA, selon le ministre.

Direction de la communication de la Présidence du Faso

Lutte contre le trafic illicite de produits chimiques : La Police Nationale saisit 06 fûts de cyanure à Pô

Dans le cadre de ses missions régaliennes de protection des personnes et des biens et la lutte contre l’insécurité sous toutes ses formes, le Commissariat Central de Police de la ville de Pô a mis aux arrêts un individu qui s’adonnait au trafic et à la vente de cyanure entre le Burkina Faso et un pays voisin.
L’interpellation a eu lieu lors d’une mission de contrôle et de sécurisation menée sur la Route Nationale n°5 (RN 05), à hauteur du village de Tambolo. En effet, au cours de cette opération, les agents ont intercepté un véhicule particulier qui se dirigeait vers la ville de Pô. Les fouilles approfondies ont permis de découvrir et de saisir six (06) fûts de cyanure, dont la valeur est estimée à plus de 1.000.000 FCFA.
La Police Nationale réitère ses remerciements aux populations pour leur collaboration constante dans le cadre de la lutte contre toutes les formes d’insécurité. Elle les invite par ailleurs à poursuivre dans la même dynamique tout en continuant de signaler les cas suspects aux numéros verts mis à leur disposition que sont les 17, 16 et 1010.
La Police Nationale, une force publique au service des citoyens !

AES: réunion de pilotage du comité national

Bamako abritera, les 22 et 23 décembre 2025, la deuxième session du Collège des Chefs d’État de la Confédération des États du Sahel (AES). C’est dans cette dynamique que s’est tenue, ce jeudi 4 décembre 2025, la réunion du Comité de Pilotage du Comité National AES, sous la présidence du Premier ministre, le Général de Division Abdoulaye Maïga.
Le Comité de Pilotage du Comité National AES est chargé de veiller à la bonne mise en œuvre des instructions de la Confédération. Il s’agissait, au cours de cette session, de faire le point sur l’état d’avancement des préparatifs techniques et organisationnels des prochaines instances confédérales.
La session du Collège des Chefs d’État de la Confédération des États du Sahel sera
précédée de la session confédérale du Conseil des Ministres de la Confédération des États du Sahel, qui se réunira pour la première fois à Bamako les 20 et 21 décembre 2025. Il est également prévu une réunion des Hauts Fonctionnaires de la Confédération, à laquelle participeront, du 15 au 18 décembre 2025, les experts des trois piliers : Défense et Sécurité, Diplomatie et Développement.
Au regard de l’envergure de l’événement, le Premier ministre a donné des instructions
fermes : « Nous devons relever le défi d’une organisation réussie, mieux, d’une organisation exemplaire de cette rencontre capitale de notre jeune Confédération ». Le Chef du Gouvernement a félicité les membres du Gouvernement pour leur engagement dans la mise en œuvre des actions de la Feuille de route de l’An I de l’AES, sous la Présidence du Général d’Armée Assimi Goïta, Président de la Transition, Chef de l’État.
Il a enfin rappelé que cette session constitue un moment décisif pour la région. Un rendez-vous où se conjuguent aspirations communes, responsabilités partagées et volonté collective de bâtir un avenir plus stable et plus prospère.
Primature du Mali

Lutte contre la spéculation : la BMCRF saisit des bouteilles de gaz butane à Tampouy

Dans le cadre de sa mission de veille sur la vente des produits subventionnés, la Brigade Mobile de Contrôle Économique et de la Répression des Fraudes (BMCRF) est intervenue, le 02 décembre 2025, dans le quartier Tampouy suite à une dénonciation faisant état d’une pratique illicite du prix du gaz butane.

Alertée par cette information, une équipe de la BMCRF a mené une opération de contrôle inopinée sur le point de vente concerné. Une saisie pour mesure conservatoire du produit incriminé a été opérée en attendant de donner une suite prévue par les textes à cette affaire.
Cette action s’inscrit dans une dynamique de protection du pouvoir d’achat des ménages et de lutte contre la spéculation sur les produits de grande consommation.
La BMCRF rappelle que le gaz butane est un produit subventionné par l’État burkinabè et que la bouteille de 6 kg est fixé à 2 000 F CFA , et celle de 12 kg est fixé à 5 500 F CFA .
Toute tentative de hausse illégale du prix du gaz constitue une infraction sanctionnée par la réglementation en vigueur. Elle invite par ailleurs les populations à rester vigilantes et à signaler tout cas suspect via les canaux officiels
80 00 11 84/ 80001185/ 80001185
La BMCRF la garantie d’une concurrence saine et loyale
SCRP/ BMCRF

Etats généraux des transports terrestres et maritimes: la rénovation du parc automobile, une nécessité

Les travaux des états généraux des transports terrestres et maritimes placées sur le thème : « Transports terrestres et résilience dans un contexte de crise sécuritaire au Burkina Faso : état des lieux et perspectives », ont pris fin le mercredi 3 décembre 2025 à Ouagadougou. 38 recommandations ont été faites en vue d’assainir le secteur.

Après 72 heures d’échanges, les travaux des états généraux des transports terrestres et maritimes ont pris fin le 3 décembre 2025. Sur une note de satisfaction, 38 recommandations ont été faites dans divers sous-secteurs. Selon la présidente du comité d’organisation, Alice Kiswendsida Ouédraogo, au titre du transport routier de voyageurs, il est recommandé de construire, réhabiliter et entretenir les axes routiers inter-Etats, les parkings et les aires de repos. Cette recommandation doit être assortie d’un programme obligatoire de formation continue en sécurité routière pour les chauffeurs et les gestionnaires de parc.

« Nous recommandons d’appliquer les cahiers de charges sur le transport d’agrégats. Pour ce qui est du transport des hydrocarbures, l’on doit mettre en place un mécanisme pérenne de renouvellement du parc des camions citernes. Déjà, la SONABHY est en train d’aller vers la mise hors circulation de tout camion qui a 20 ans et plus. C’est une manière pour elle de renouveler son parc », a-t-elle souligné.

A cela s’ajoutent l’opérationnalisation des réformes institutionnelles et réglementaires dans le domaine de la carrosserie et des garages et la promotion de la formation et la certification des compétences des acteurs.

Des recommandations dans chaque sous-secteur

Mme Ouédraogo a ajouté que dans le sous-secteur du transport fluvial, il est préconisé d’élaborer un plan d’action opérationnel et rendre le fleuve Mouhoun navigable.
Pour ce qui concerne les concessionnaires de plaques d’immatriculation, les participants
ont souhaité d’intensifier les contrôles, esanctionner les contrevenants et interconnecter le système d’immatriculation provisoire avec les bases de données de la Direction générale des transports terrestres et maritimes (DGTTM), de la police nationale et des téléphonies mobiles. « Il faut également actualiser les arrêtés portant cahiers de charges et normes de plaques.

La question du financement est revenue pour l’ensemble des sous-secteurs du transport. Certes, le gouvernement travaille à réduire le nombre de fonds, mais il serait bien de voir comment insérer cette question dans les fonds déjà existants », a précisé la présidente du comité d’organisation.

Pour le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, Emile Zerbo, ces « riches » recommandations constitueront le socle d’un plan national de réforme globale du secteur des transports terrestres et maritimes que le gouvernement s’engage à élaborer, en concertation avec toutes les parties prenantes, car l’heure est désormais à l’action.

« Dans le contexte sécuritaire et social actuel, il est impératif que le secteur des transports terrestres et maritimes participe pleinement à l’essor économique du pays et au développement à travers la création d’emplois décents pour les populations et aussi le renforcement de la souveraineté nationale », a-t-il indiqué. Des motions de
remerciement et de félicitation ont été adressées au président du Faso, aux Forces de défense et de sécurité (FDS) et aux Partenaires techniques et financiers (PTF).

Fleur BIRBA