PRÉSENTATION DE LETTRES DE CRÉANCE : Un nouvel Ambassadeur de l’Union européenne accrédité auprès du Burkina Faso

(Ouagadougou, 5 décembre 2025). Le Président du Faso, Chef de l’État, Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORÉ a reçu, ce vendredi matin, les lettres de créance de Son Excellence Monsieur Philippe BRONCHAIN, Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de l’Union européenne auprès du Burkina Faso.

Monsieur Philippe BRONCHAIN est un diplomate belge de carrière. Il est titulaire d’une Maitrise en Droit, d’une Licence en Politique internationale et d’une Licence en Sciences économiques et sociales. Avant sa nomination en qualité d’Ambassadeur au Burkina Faso, Monsieur Philippe BRONCHAIN était Ministre plénipotentiaire et occupait cumulativement les fonctions de Directeur du Service Afrique au Sud du Sahara et d’Envoyé spécial pour la Région des Grands Lacs au ministère belge des Affaires Etrangères.

Les relations de coopération entre le Burkina Faso et l’Union Européenne datent de 1959. Cette coopération a juridiquement évolué et est actuellement régie par l’accord de partenariat ACP-UE signé à Cotonou le 23 juin 2000.

Direction de la communication de la Présidence du Faso

 

PRÉSENTATION DES LETTRES DE CRÉANCE : Mohamed Zakaria Hussein EL GHAZAWY, nouvel Ambassadeur égyptien au Burkina Faso

Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, Président du Faso, Chef de l’État, a reçu, ce vendredi 5 décembre 2025, les lettres de créance du nouvel Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République arabe d’Égypte auprès du Burkina Faso, Son Excellence Mohamed Zakaria Hussein EL GHAZAWY, qui a pour résidence Ouagadougou.

Diplomate de carrière, Monsieur Mohamed Zakaria Hussein EL GHAZAWY a occupé de hautes fonctions au ministère égyptien des Affaires étrangères parmi lesquelles, Vice-ministre adjoint aux Affaires européennes et Conseiller politique. Dans les représentations diplomatiques de son pays, il a servi dans les ambassades d’Égypte à Washington, à Ottawa, à Djibouti et à Athènes.

Les relations diplomatiques entre le Burkina Faso et la République Arabe d’Égypte ont été établies en 1977. La coopération bilatérale porte sur des domaines comme le commerce, l’industrie, l’agriculture, l’énergie, l’éducation, le social et la sécurité.

 

Direction de la communication de la Présidence du Faso

 

Présentation des lettres de créance : Le diplomate Yedong ZHAO pour le renforcement de l’axe Ouagadougou – Pékin

Le nouvel Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République populaire de Chine auprès du Burkina Faso, Son Excellence Monsieur Yedong ZHAO a présenté ses lettres de créance, ce vendredi matin, à Son Excellence Monsieur le Président du Faso, Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ ce vendredi 5 décembre 2025 à Ouagadougou.

L’Ambassadeur chinois, qui a pour résidence Ouagadougou, est un diplomate de carrière. Il a intégré le ministère chinois des Affaires étrangères en 1991 et a occupé d’importantes fonctions dans ledit ministère ainsi que dans les représentations diplomatiques chinoises. L’Ambassadeur Yedong ZHAO entend travailler à renforcer les relations de coopération déjà exemplaires entre Ouagadougou et Pékin.

Depuis la reprise des relations diplomatiques le 25 mai 2018, plusieurs accords de coopération couvrant plusieurs domaines ont été déjà signés et des visites de personnalités ont été enregistrées. Des rencontres de haut niveau ont été organisées entre les deux pays et ont permis, outre les échanges multiples, de parvenir à une exemption de visa pour les détenteurs de passeports officiels, et la construction d’infrastructures comme le Centre hospitalier universitaire de Pala à Bobo-Dioulasso ainsi que la réhabilitation d’autres infrastructures au profit du peuple burkinabè.

 

Direction de la Communication de la Présidence du Faso

 

Lutte contre la corruption: l’ASCE-LC compte sur la jeunesse

L’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de lutte contre la corruption (ASCE-LC) a annoncé ce jeudi 4 décembre 2025 à Ouagadougou, la tenue de sa Journée internationale de lutte contre la corruption, le 9 décembre sur le thème : « S’unir à la jeunesse contre la corruption : façonner l’intégrité de demain ». Au menu, des conférences publiques, un cross aérobic, un don de sang et la projection du film intitulé : « On ne mange pas les mercis ».

Le mardi 9 décembre 2025, le monde entier célèbre la Journée internationale de lutte contre la corruption. Pour marquer d’une pierre blanche cette journée placée sur le thème :
« S’unir à la jeunesse contre la corruption : façonner l’intégrité de demain », l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de lutte contre la corruption (ASCE-LC) a annoncé, face à la presse, ce 4 décembre 2025 les activités au programme de cette célébration au niveau national. En plus de la présente conférence de presse, un cross aérobic a lieu aujourd’hui 5 décembre 2025.

Les 6 et 7 décembre, le film intitulé : « On ne mange pas les mercis » sera projeté suivi de plateaux télé le 8 décembre. Le 9 décembre sera marqué par des conférences publiques sur le thème principal avec deux sous-thèmes et un don de sang. Selon le contrôleur adjoint de l’ASCE-LC, Urbain Millogo, le thème de la célébration a été choisi parce que la jeunesse incarne l’espoir d’une société plus équitable et plus juste.
« Formée, informée et responsabilisée, la jeunesse doit devenir une alliée, prête à relever les défis que la corruption impose à son avenir », a-t-il indiqué.

2025, une année difficile

A cet effet, il a invité tout le monde à agir pour construire un monde libéré de la corruption. « Il est essentiel que chaque acteur de la société se sente investi de cette mission et ce, dans le respect des principes qui guideront la construction de l’intégrité de demain », a-t-il exhorté. A la question de la presse sur les acquis en matière de lutte contre la corruption en 2025, M. Millogo a répondu que l’année 2025 a été difficile budgétairement. Ainsi, l’accent a été mis sur le suivi des recommandations du précédent rapport.

« Aussi, on avait une centaine de dénonciations non traités, nous avons travaillé en faisant des investigations judiciaires », a-t-il ajouté. Pour ce qui est de l’état des lieux de
la corruption au pays des Hommes intègres, le contrôleur adjoint a expliqué que le fléau persiste en témoignent les enquêtes menées par le REN-LAC et le classement mondial du Burkina en la matière. « Pour mesurer objectivement le fléau, un outil est en phase d’élaboration », a précisé Urbain Millogo.

Fleur BIRBA

Personnes atteintes d’albinisme: le combat vital contre le cancer de la peau

L’albinisme est une maladie génétique caractérisée par une production insuffisante ou une absence de mélanine, le pigment noir qui colore la peau, les cheveux et les yeux. Le manque de mélanine est à l’origine de problèmes cutanés chez ces personnes, notamment les lésions précancéreuses ou cancéreuses. Les risques de développer un cancer de la peau et des troubles cutanés chez les personnes atteintes d’albinisme sont extrêmement élevés. Et pourtant une meilleure prévention permettrait d’éviter la survenue de ces cancers. Immersion dans l’univers de ces personnes atteintes d’albinisme au Burkina qui, avec le soutien du gouvernement et de ses partenaires, arrivent à vaincre le mal.

Raphaël Dabo (31 ans) doit travailler pour se faire une place au
soleil tout en évitant le soleil. En effet, atteint d’albinisme, ce commerçant ambulant d’ustensiles de cuisine sillonne, chaque jour, les rues de Ouagadougou, la capitale burkinabè, à la recherche de sa pitance quotidienne. Ce vendredi 24 octobre 2025, il est 8h15 mn. Les rayons solaires se montrent déjà menaçants, constituant ainsi un obstacle à l’exercice de son métier. Il doit se protéger. Face à ce dilemme, il travaille également comme vigile de nuit dans une entreprise de la place.

En sus de ce combat permanant, le trentenaire fait face à un autre défi de taille, trouver des ressources pour prendre en charge un mal pernicieux, le cancer de la peau, qui le hante depuis près de 10 ans. « La maladie s’est manifestée quand j’avais 20 ans », susurre-t-il, d’un air hagard. Originaire de la province de la Koosin dans la région du Sourou, M. Dabo confie avoir perdu son frère aîné à cause du cancer de la peau. « Nous sommes 13 enfants de la même mère dont quatre albinos.

Mon frère cadet, après avoir lutté contre le cancer de la peau pendant près de sept ans, est finalement décédé quand il avait l’âge de 30 ans », se souvient-il avec amertume. Le mal de M. Dabo a commencé juste après le décès de son frère. « Tout a commencé avec l’apparition d’un petit bouton sur ma joue, tout comme chez mon défunt frère. Au village, nous ne savions pas que c’était un cancer. La famille a fait d’abord recours à la médecine traditionnelle en vain jusqu’à ce que mon frère perde la vie », dit-il avec un brin de regret.

Raphaël Dabo, un commerçant ambulant : « la maladie s’est manifestée quand j’avais l’âge de 20 ans ».

C’est plus tard, après le décès de son frère que la famille s’est rendu compte qu’il s’agissait d’un cancer. Conscient de la gravité de son mal, Raphaël Dabo, issu d’une famille à revenu modeste, multiplie les démarches dans l’optique de trouver des soins appropriés. Ainsi, il apprend que la Fondation Salif Kéita, l’icône de la musique malienne, vient en aide aux personnes atteintes d’albinisme. Doumbala, son village natal, étant à quelques jets de pierre de la frontière malienne, il se rend au Mali. Mais, le périple va se solder par un échec. Il n’a jamais pu rentrer en contact avec le « bon samaritain ». « Je suis revenu au village sans gain de cause », regrette-t-il.

Appliquer à la lettre les recommandations

Mais cela n’a entaché en rien sa détermination. M. Dabo se rend alors à Ouagadougou à la recherche d’une meilleure prise en charge. Il frappe d’abord aux portes des associations spécialisées dans la prise en charge des personnes atteintes d’albinisme. Une piste l’oriente vers l’Association des femmes albinos du Burkina (AFAB).

« Grâce à l’association, j’ai bénéficié d’une prise en charge à l’hôpital Yalgado », déclare-t-il, avec un brin de sourire. En sus de l’AFAB, il confie avoir reçu le soutien d’autres structures comme le Fonds national de la solidarité, le service de l’action sociale du Centre hospitalier universitaire (CHU) Yalgado Ouédraogo et la Fondation Slamazone. « Les factures proforma assurées par le fonds sont estimées à plus de 800 000 F CFA. La Fondation Slamazone a aussi pris en charge certaines factures », relève-t-il. Fort de ces soutiens, Raphaël Dabo est persuadé qu’il parviendra un jour à vaincre son mal.

Il applique donc à la lettre les recommandations des médecins, notamment celle de se mettre à l’abri du soleil lorsque les rayons du soleil deviennent menaçants.
Si M. Dabo a reçu le soutien de partenaires, Alassane Wendkuni Barry, 42 ans, archiviste de son Etat, n’y a pas fait recours. Pour cause, sa famille lui était d’une aide précieuse lorsqu’il était confronté à ses premières lésions cancéreuses. A l’époque, il avait 30 ans et était encore étudiant. Au début, se remémore-t-il, ce sont des boutons qui se sont mués en de petites plaies. « Je me traitais mais, comme les plaies ne guérissaient pas, je me suis résolu à aller en consultation à l’hôpital Yalgado.

Après un dépistage, un cas de cancer a été signalé mais bénigne selon les spécialistes. Les médecins ont procédé à son traitement », se souvient-il. Puis de préciser que les plaies tardaient à se refermer. Plus d’une année après, M. Barry repart chez le dermatologue qui

Ces produits ne sont pas à la portée des patients démunis.

le réoriente vers un cancérologue à l’hôpital Yalgado. Une intervention sera faite pour extraire définitivement le cancer. Après cet épisode, M. Barry sera victime d’un autre cancer à 34 ans. « Cette fois-ci, c’était au niveau de la tête. Ce cas a été pris en charge convenablement et la plaie s’est refermée », avoue-t-il. Pour cette deuxième épreuve, M. Barry assure avoir contribué à sa prise en charge.

« Je dispensais des cours à domicile. Avec mes économies et le soutien des parents, nous avons pu prendre en charge les frais de l’intervention estimés à plus de 200 000 F CFA », indique M. Barry. Cependant, il reconnait que les personnes démunies souffrent le martyr pour la prise en charge des cas de cancers. Il se souvient que pendant son intervention, une situation l’a vraiment affecté.

« J’ai rencontré un frère albinos dont le dos était recouvert de plaies. Ce dernier devait être consulté en premier mais n’avait pas son kit d’intervention au complet. Quand le docteur est arrivé, il a uniquement reçu ceux qui avaient leur kit à jour », explique-t-il. Il avoue qu’il avait un pincement au cœur de voir que ce dernier n’ait pas pu faire son intervention. « J’étais vraiment découragé. J’ai essayé de contacter à l’époque l’Association burkinabè pour l’inclusion des albinos. Avant d’entrer au bloc opératoire, j’ai demandé à ma petite sœur d’appeler les responsables de l’association pour leur expliquer la situation », soutient-t-il. A sa sortie du bloc opératoire, le premier réflexe, assure-t-il, a été de prendre de ses nouvelles.

Saratou Bancé mariée à Torla : « on m’avait donné des produits mais ma santé ne s’est guère améliorée ».

« Ma sœur m’a fait savoir que malheureusement l’association dit qu’elle n’a pas de ressources pour sa prise en charge. Le cancer a finalement eu raison de lui », déplore-t-il. C’est la raison pour laquelle lorsqu’il a recouvré la santé, M. Barry a créé, avec ses amis étudiants, l’Association pour la protection et la promotion des personnes atteintes d’albinisme dont il est le président. L’objectif est de soutenir les personnes atteintes d’albinisme en détresse.

« Le médecin m’a dit que j’ai de la chance »

Ce genre de soutien, d’autres patients moins nantis en ont besoin. C’est le cas d’Ibrahim Bidiga, père de famille de 42 ans, cultivateur à Garango. Il traine depuis des années, des lésions au niveau de sa tête. De son explication, cela à commencer par des démangeaisons lorsqu’il était à Abidjan. Il a soigné et les boutons ont disparu. De retour au bercail en 2023, le mal réapparait. Il commence un traitement à l’indigénat et le produit utilisé a failli empirer sa situation. Son salut est venu de l’AFAB.

« Lorsque que j’ai contacté la présidente de l’association, elle m’a suggéré de venir à Ouagadougou où j’ai pu me faire consulter par un spécialiste », raconte-t-il. Après la biopsie (prélèvement de tissus ou de cellules pour une analyse microscopique) poursuit-il, le médecin lui a révélé qu’il a eu la chance car si le mal durait encore quelques semaines, il allait devenir aveugle car le produit utilisé était très nuisible. « Il s’agit de la poudre pour les fusils de chasse. Le médecin me l’a formellement interdit et depuis lors, j’ai abandonné ce traitement traditionnel », ajoute-t-il.

Aujourd’hui, M. Bidiga rend grâce à Dieu, car sa santé s’est nettement améliorée. Les médecins lui ont prescrit des comprimés et des pommades. Tous les matins et soirs, il applique la pommade sur les lésions. « Je remercie l’association qui a pu assurer une bonne partie de mes soins », confie-t-il. En plus du soutien de l’association, M. Bidiga déclare avoir déboursé au moins 350 000 F CFA de sa poche. D’où son plaidoyer auprès de l’Etat pour une meilleure prise en charge des personnes atteintes d’albinisme. Djamilatou Bara, 19 ans, célibataire habitante à Béguédo a aussi bénéficié du soutien de l’AFAB.

Elle a eu une plaie au niveau du visage. Grâce à l’association, elle a subi deux interventions au CHU de Bogodogo en 2024. « Les médecins m’ont dit que j’ai eu la chance, car il restait quelques centimètres pour que la plaie atteigne l’œil. Au regard de la gravité, ils ont programmé la première intervention dans les trois jours qui ont suivi ma consultation », avoue-t-elle. Mlle Bara va passer plus de quatre mois dans la capitale pour ses soins. Sa santé s’est aussi améliorée et elle réitère sa gratitude à l’association. « La première opération a couté environ 280 000 F CFA.

La présidente de l’AFAB, Maïmouna Démé : « en 2025, nous avons pris en charge une centaine de patients ».

L’association m’a aidée à hauteur de 180 000 F CFA pour les examens et les parents ont complété le reste », précise-t-elle. A Béguédo, Maazou Bara (26 ans), a également bénéficié de la générosité de l’association pour des consultations au CHU de Bogodogo. Ces consultations lui ont permis de suivre des traitements au « Trypano » à Ouagadougou. « J’ai fait le déplacement à cinq reprises dans la capitale. Le personnel traitant m’a prescrit des produits et des vaccins », explique-t-il. Il déclare que ses traitements lui ont coûté au total 109 600 F CFA, y compris les frais de voyage. Malgré ces efforts, M. Bara avoue n’avoir pas encore obtenu gain de cause. « La plaie disparait et réapparait par moments. Les médecins ont émis deux hypothèses : une injection ou une intervention », relève-t-il la tête baissée.

Les cas complexes référés au haut niveau

Ne disposant plus de ressources, il déclare avoir demandé de l’aide à l’association. « L’AFAB dit qu’elle cherche des partenaires pour la prise en charge de mon intervention », ajoute-t-il. M. Bara est menuisier, mais il a abandonné ce métier pour des raisons de mauvaises vues. Il est retourné à l’agriculture mais pour le moment, il lui est difficile de tirer les marrons du feu. Il a donc le regard tourné vers les bonnes volontés. Tout comme lui, Saratou Bancé 25 ans mariée à Torla, un village dans la commune de Garango, attend impatiemment cette occasion pour traiter les plaies qui persistent sur ces lèvres. Avec l’aide de son mari, elle avait consulté un dermatologue à Tenkodogo.

« On m’avait donné des produits mais ma santé ne s’est guère améliorée. Nous avons déboursé plus de 30 000 F CFA pour les soins », martèle-t-elle. L’accessibilité financière aux soins de santé est une véritable préoccupation chez certains patients, reconnait Dr Edith Sanfo, médecin spécialiste en dermatologie vénérologie au Centre hospitalier régional

Le Coordonnateur du Programme national de lutte contre le cancer, le Pr Nayi Zongo : « lorsque les cancers sont traités à un stade précoce inférieur à deux centimètres, ils se guérissent bien ».

de Tenkodogo. Pour les cas avérés, assure-t-elle, les personnes démunies sont orientées vers le service social du CHR. « Nous orientons également certains patients vers les responsables des associations d’aide aux personnes vivant avec l’albinisme », ajoute-t-elle. La dermatologue confie, en outre, que sa structure reçoit en consultation en moyenne une personne atteinte d’albinisme par mois. « Nous prenons en charge les dermatoses communes que présentent ces personnes.

Il s’agit des dermatoses non compliquées, parce que le plateau technique ne permet pas de prendre en charge les cas complexes comme le cancer », clarifie-t-elle. Puis, de poursuivre que pour les cas extrêmes, son service se réfère aux structures de références nationales, notamment le CHU Yalgado Ouédraogo, pour des soins appropriés. Pour la prise en charge des lésions qui peuvent être soignées au CHR de Tenkodogo, Dr Sanfo explique que son service reçoit d’abord le patient, lui pose un certain nombre de questions sur sa situation sanitaire antérieure et sur les symptômes qu’il présente.

L’équipe médicale fait ensuite une analyse de toutes ces données et émet des hypothèses diagnostiques puis retient une. « Nous proposons généralement un traitement à base de crème ou de pommade, parfois associés de comprimés. Nous donnons également
des conseils pour éviter l’aggravation des lésions cutanées, pour éviter la récidive des lésions et éviter d’avoir d’autres dermatoses après guérison de l’épisode en cours », relève-t-elle. Dans la même veine, le coordonnateur du Programme national de lutte contre le cancer, le Pr Nayi Zongo, indique que l’absence de mélanine chez les personnes atteintes d’albinisme les rend particulièrement vulnérables aux lésions et au cancer de la peau. «

Comme nous vivons dans l’un des pays les plus ensoleillés de la planète, ces personnes atteintes d’albinisme, exposées au soleil, développent des lésions qui ne sont pas des cancers mais qui sont des lésions précancéreuses, c’est-à-dire des lésions que l’on peut soigner sans qu’elles ne deviennent des cancers », explique-t-il.

Si le patient se rend tôt dans un centre de santé, assure-t-il, il aura la chance d’avoir des soins appropriés et pourra guérir de son mal. Cependant, s’il tarde, les lésions précancéreuses peuvent se transformer en cancer. « Ces cancers peuvent être évités grâce

Saadou Bandaogo, 32 ans marié : « j’applique des crèmes solaires, ce qui me soulage énormément ».

à la prévention, la détection précoce et la chirurgie. Lorsqu’ils sont traités à un stade précoce inférieur à deux centimètres, ils guérissent bien. Mais une fois métastasés, les traitements ne sont plus efficaces », prévient-il.

Le cancérologue estime que 50 % des personnes atteintes d’albinisme développeront un cancer cutané au cours de leur vie. C’est pourquoi, il conseille
à ces derniers d’aller immédiatement en consultation dans un centre de santé, quel que soit le niveau du centre de santé, dès l’apparition d’une lésion inhabituelle sur leur peau.

Vers une prise en charge gratuites ?

Le Pr Zongo reconnait également que la pauvreté constitue un handicap. Cette situation peut empêcher le patient d’aller vers un personnel soignant mais, insiste-t-il, il est important de consulter un spécialiste. « La malchance est qu’une fois que le cancer échappe dans la zone où il est né et s’éparpille dans l’organisme, nous n’avons plus de moyens de le guérir. Les maîtres mots sont la prévention des cancers de la peau, la détection précoce des cas de cancer et leur traitement efficace », affirme-t-il. Pour résoudre la question financière, le Pr Nayi Zongo soutient que les plus hautes autorités du ministère de la Santé se sont engagées à une prise en charge globale de tous les problèmes de santé liés à l’albinisme, dont le cancer. Un engagement salué par la présidente de l’AFAB, Maïmouna Démé.

Elle a foi que les personnes atteintes d’albinisme seront prises en compte dans la politique de gratuité des soins au regard des mesures sociales que le gouvernement est en train de prendre pour améliorer l’offre de soins à travers la réduction des coûts des produits pharmaceutiques et actes médicaux. « Nous avons été reçus par le ministre de la Santé et plusieurs directions du ministère pour voir dans quelle mesure accompagner les personnes atteintes d’albinisme. Le processus est lancé », assure-t-elle. En attendant ce soutien, Mme Démé confie que l’AFAB, avec l’appui de ses partenaires, poursuit ses efforts pour le bien-être des personnes atteintes d’albinisme.

A ce propos, elle affirme qu’en 2025, sa structure a pris en charge une centaine de patients. Cependant elle déplore le décès de certains à cause d’un diagnostic tardif de leur cancer. D’où son invite aux personnes atteintes d’albinisme à consulter immédiatement un dermatologue dès qu’un cas ou une tâche suspecte apparait sur le corps. « Nous poursuivons les sensibilisations. Nous prodiguons des conseils aux parents des enfants vivant avec un albinisme à conduire leurs enfants chez les dermatologues régulièrement »,

Dr Edith Sanfo, médecin spécialiste en dermatologie vénérologie : « nous prenons en charge les dermatoses communes que présentent les personnes vivant avec un albinisme ».

ajoute-t-elle. Un message bien reçu par Korotimi Gabé, mère de deux enfants atteints d’albinisme vivant à Béguédo. Cette année, à cause de son bébé, elle s’est résignée d’aller au champ.

« L’enfant étant encore petit. Je ne peux pas prendre le risque de le laisser seul car il peut se retrouver à tout moment au soleil », déclare-t-elle. Saadou Bandaogo, 32 ans est marié et père de deux enfants. Il vit avec l’albinisme sans soucis majeurs. Il exerce la menuiserie depuis plus de 10 ans. Son secret est qu’il suit les conseils des spécialistes. M. Bandaogo atteste avoir bénéficié de plusieurs séances de sensibilisations. « J’ai eu quelques fissures au niveau de la main, il y a 3 mois. J’applique des crèmes solaires et cela me soulage énormément », soutient-il.

Abdoulaye BALBONE


Quelques conseils aux personnes vivant avec l’albinisme

Les personnes vivant avec l’albinisme doivent éviter de s’exposer au soleil tant que cela est possible. Pour les cas de force majeure, elles peuvent utiliser d’autres méthodes de protection, notamment des chapeaux à bord large pour donner de l’ombre au visage et des vêtements qui couvrent le maximum possible, le corps. Il est aussi recommandé d’utiliser les écrans solaires ou crème solaire à appliquer sur les parties que les habits ne couvrent pas lorsque la personne doit sortir sous le soleil pour ses activités. Les personnes atteintes d’albinisme doivent également consulter un médecin lorsqu’elles présentent des lésions cutanées. Et ce, pour s’assurer qu’il ne s’agit pas de cas graves ou le cas échant pour recevoir rapidement des soins afin d’éviter une complication. Elles doivent aussi chercher à adhérer aux associations de personnes vivant avec l’albinisme pour avoir un soutien social et psychologique et mieux vivre avec la situation d’albinisme. Les parents dont les bébés sont albinos sont priés de se rapprocher le plus tôt possible du personnel soignant pour bénéficier de conseils et préserver la belle peau de leur bébé. Plus la protection commence tôt, mieux la santé de la peau est préservée. Les personnes atteintes d’albinisme peuvent se faire établir des cartes d’indigène pour bénéficier de l’exonération du prix de la consultation ou des examens paracliniques.

AB

Développement endogène: les œuvres et la vision du Pr Joseph Ki-Zerbo en lumière

L’université Joseph-Ki-Zerbo célèbre son cinquantenaire du 4 au 10 décembre 2025 à Ouagadougou. A cette occasion, une journée scientifique en hommage au Professeur Joseph Ki-Zerbo s’est tenue, le jeudi 4 décembre 2025.

Le Professeur Joseph Ki-Zerbo est à l’honneur.
En effet, une journée scientifique en son hommage a été organisée, le 4 décembre 2025. Cette activité s’inscrit dans le cadre du cinquantenaire de l’Université Joseph-Ki-Zerbo (UJKZ) qui se tient du 4 au 10 décembre 2025. Qui était Joseph Ki-Zerbo ? Quel a été son parcours au sein de l’administration publique et universitaire ? Quel a été son apport scientifique dans les universités africaines et mondiales ?

Quelle était sa vision du développement en Afrique et son combat pour le développement endogène au Burkina Faso ? A ces questions, le professeur Laya Sawadogo a apporté des éléments de réponse. Il a expliqué que la vision de Joseph Ki-Zerbo est qu’: « On ne développe pas, on se développe ». « Le professeur K-Zerbo a également lutté pour instaurer le Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur », a-t-il souligné. Le représentant de la famille Ki-Zerbo, Georges Alfred Ki-Zerbo, a traduit la gratitude de la famille à la communauté universitaires et aux autorités.

Une visite du fond documentaire

Pour lui, cet hommage rappelle les actions et la vision panafricaine pour l’indépendance de l’Afrique du Pr Ki-Zerbo. Georges Alfred Ki-Zerbo, a souligné que le professeur a été l’un de ceux qui ont réhabilité l’histoire africaine écrite par des Africains. « Aujourd’hui les panels, les conférences et les témoignages édifierons nos enfants, nos petits frères et nos petites sœurs, la jeunesse de l’université, mais aussi toute la jeunesse burkinabè », s’est-il réjoui. Selon le président de l’université Joseph Ki-Zerbo, Pr Jean-François Kobiané, cette journée scientifique consacrée au Pr Joseph Ki-Zerbo est un symbolisme assez particulier.

« Notre université porte fièrement le nom de cette illustre personnalité scientifique, de renommée mondiale. Il était tout à fait normal qu’en débutant les activités commémoratives du cinquantenaire, nous puissions lui rendre hommage et revenir sur son héritage scientifique culturel qu’il a légué au Burkina et à l’humanité », a-t-il justifié. M. Kobiané a déclaré, également, que les œuvres et le combat du Pr Ki-Zerbo montrent la voie.

« L’orientation est donnée au plus haut niveau de l’Etat de revenir à nos sources, de promouvoir un développement endogène », a-t-il ajouté. Au cours de cette journée, le thème de la conférence inaugurale : « Décortiquer la pensée, réinventer l’Afrique, l’actualité du message de Joseph Ki-Zerbo », a été animé par Pr Mahamadé Savadogo.
La deuxième communication intitulée : « L’éducation selon joseph Ki-Zerbo » a été assurée par le Pr Yacouba Banhoro. La dernière : « Penser et agir en Afrique, héritage intellectuel et actualité du message de Joseph Ki-Zerbo », a été développée par Pr Alkassoum Maiga. Une visite du fond documentaire à la bibliothèque universitaire et documentaire a mis fin à la journée d’hommage dédiée au Pr Joseph Ki-Zerbo.

Emmanuel BICABA

La peine de mort rétablie

Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le jeudi 04 décembre 2025, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 11 H 37 mn, sous la présidence de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

I. DELIBERATIONS

I.1. AU TITRE DE LA PRIMATURE

Le Conseil a adopté un décret portant approbation des statuts particuliers du Fonds d’appui au sport et à la presse privée (FASP) « Wassa Bondo ».
Le FASP « Wassa Bondo » est issu de la fusion du Fonds national pour la promotion du sport et des loisirs (FNPSL) et du Fonds d’appui à la presse privée (FAPP).
L’adoption de ce décret permet au Fonds d’appui au sport et à la presse privée « Wassa Bondo » de se doter de textes règlementaires en vue d’accomplir ses missions, conformément au décret n°2014-610/PRES/PM/MEF du 24 juillet 2014 portant statut général des Fonds nationaux.

I.2. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES
Le Conseil a adopté trois (03) rapports.
Le premier rapport est relatif à sept (07) projets de décrets portant modification des :
– décret n°2014-610/PRES/PM/MEF du 24 juillet 2014 portant statut général des Fonds nationaux ;
– décret n°2014-611/PRES/PM/MEF/MFPTSS du 24 juillet 2014 portant statut général des Etablissements publics de l’Etat à caractère professionnel ;
– décret n°2014-612/PRES/PM/MEF du 24 juillet 2014 portant statut général des Etablissements publics de l’Etat à caractère scientifique, culturel et technique ;
– décret n°2014-613/PRES/PM/MEF du 24 juillet 2014 portant statut général des Etablissements publics de l’Etat à caractère administratif ;
– décret n°2014-614/PRES/PM/MEF du 24 juillet 2014 portant statut général des Etablissements publics de l’Etat à caractère économique ;
– décret n°2014-615/PRES/PM/MEF du 24 juillet 2014 portant statut général des Etablissements publics de santé ;
– décret n°2014-679/PRES/PM/MEF/MFPTSS du 1er août 2014 portant statut général des Etablissements publics de prévoyance sociale.
Depuis plusieurs années, on constate une tendance à l’élargissement du nombre des membres observateurs participants aux sessions des Conseils d’administration. Cette situation crée une pléthore de participants, rend complexe les processus décisionnels et augmente les charges de fonctionnement.
Les modifications des décrets ci-dessus cités visent à limiter le nombre de membres observateurs dans les Conseils d’administration des Etablissements publics.
L’adoption de ces décrets permet une meilleure gouvernance des Etablissements publics.
Le deuxième rapport est relatif à la situation d’exécution du budget et de la trésorerie de l’Etat, exercice 2025, au 30 septembre.
Le budget de l’Etat, exercice 2025 a été adopté en recettes et en dépenses respectivement à 3 149,79 milliards F CFA et à 3 612,27 milliards F CFA. Il se dégage une épargne budgétaire de 559,04 milliards F CFA et un besoin de financement de 462,48 milliards F CFA représentant 3,2% du PIB nominal.
Au titre de l’exécution du budget de l’Etat, exercice 2025 au 30 septembre, le niveau de mobilisation des ressources de l’Etat s’établit à 2 513,76 milliards F CFA, pour un objectif de la période sous revue de 2 393,90 milliards F CFA, correspondant à un taux de réalisation de 105,01% sur la période et de 76,76% sur l’année.
Comparé au niveau de recouvrement au 30 septembre 2024 qui était de 2 125,61 milliards F CFA, on observe une hausse de 388,15 milliards F CFA en valeur absolue et de 18,26% en valeur relative.
Le montant des dépenses exécutées au 30 septembre 2025 s’élève à 2 644,33 milliards F CFA sur une prévision de crédits de paiement ajustés de 3 638,75 milliards F CFA, soit un taux d’exécution de 72,67%. A la même date en 2024, le montant des dépenses exécutées était de 2 483,44 milliards F CFA, soit un taux d’exécution de 67,67%.
Au titre de la gestion de la trésorerie, au 30 septembre 2025, au total 3 611,41 milliards F CFA ont été encaissés contre 2 897,99 milliards F CFA au 30 septembre 2024, soit une progression de 24,62%.
Le montant total des décaissements se chiffre à 3 726,16 milliards F CFA contre 2 901,31 milliards F CFA à la même période en 2024, soit un taux de progression annuelle de 28,43%. En rapprochant les encaissements des décaissements, il se dégage un solde débiteur de 87 milliards F CFA. Ce solde est entièrement couvert par des disponibilités de début de période.
Au 30 septembre 2025, il se dégage une épargne budgétaire et un solde budgétaire global respectivement de 476,84 milliards F CFA et de -236,58 milliards F CFA contre des soldes prévisionnels respectifs de 559,04 milliards F CFA et de -462,48 milliards F CFA.
Au regard des délais de clôture des opérations budgétaires de l’exercice 2025, le Conseil a instruit les ministères et institutions à ne pas engager de dépenses, qui ne pourront pas être liquidées avant la fin de l’exercice budgétaire.
Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit rapport à l’Assemblée législative de Transition.
Le troisième rapport est relatif à un projet de décret portant approbation des statuts particuliers du Fonds burkinabè de développement économique et social (FBDES) « Tõogo ».
Le Fonds burkinabè de développement économique et social Tõogo est issu de la fusion de sept (07) fonds à savoir, le Fonds d’appui aux activités rémunératrices des femmes (FAARF), le Fonds burkinabè de développement économique et social (FBDES), l’Agence de financement et de promotion de petites et moyennes entreprises (AFP-PME), le Fonds Dumu Ka Fa (FDK), le Fonds Faso Kuna-Wili (FKW), le Fonds national d’appui aux travailleurs déflatés et retraités (FONA-DR) et le Fonds de développement culturel et touristique (FDCT).
L’adoption de ce décret permet au Fonds burkinabè de développement économique et social « Tõogo » de disposer de textes règlementaires en vue d’accomplir efficacement ses missions, conformément au décret n°2014-610/PRES/PM/MEF du 24 juillet 2014 portant statut général des Fonds nationaux.

I.3. AU TITRE DU MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE, DU TRAVAIL ET DE LA PROTECTION SOCIALE

Le Conseil a adopté un décret portant autorisation de reversement d’agents contractuels de l’ex-Médiateur du Faso et de l’ex-Commission électorale nationale indépendante (CENI) dans le statut général de la Fonction publique d’Etat.
Trente-quatre (34) agents de l’ex-Médiateur du Faso et cinq (05) agents de l’ex-CENI sont concernés par ladite autorisation de reversement et se verront désormais appliquer la grille de la loi n°081-2015/CNT du 24 novembre 2015 portant statut général de la Fonction publique d’Etat.
L’adoption de ce décret permet d’apporter une solution définitive à la gestion administrative et à la rémunération des contractuels de l’ex-Médiateur du Faso et de l’ex-Commission électorale nationale indépendante.

I.4. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ACTION HUMANITAIRE ET DE LA SOLIDARITE NATIONALE

Le Conseil a adopté un décret portant statuts particuliers du Fonds d’assistance sociale et de solidarité nationale (FASSN) « Seenimin ».
Le Fonds Seenimin est issu de la fusion du Fonds national de solidarité et de Résilience sociale (FNS-RS) et du Fonds d’assistance judiciaire (FAJ).
L’adoption de ce décret permet au Fonds d’assistance sociale et de solidarité nationale « Seenimin » de disposer de textes règlementaires en vue d’accomplir efficacement ses missions, conformément au décret n°2014-610/PRES/PM/MEF du 24 juillet 2014 portant statut général des Fonds nationaux.

I.5. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS HUMAINS, CHARGE DES RELATIONS AVEC LES INSTITUTIONS

Le Conseil a adopté quatre (04) rapports.
Le premier rapport est relatif à un projet de décret portant nomination de Greffiers en chef.
Ce décret vise la nomination de Greffiers en chef au Conseil d’Etat, à la Cour de Cassation, à la Cour administrative d’Appel et à la Cour d’Appel de Bobo-Dioulasso.
L’adoption de ce décret permet la nomination de douze (12) Greffiers en chef en vue de renforcer les ressources humaines des juridictions concernées, conformément au décret n°2019-1202/PRES/PM/MJ/MINEFID du 03 décembre 2019 portant conditions et modalités d’affectation et de nomination du personnel du corps des greffiers.
Le deuxième rapport est relatif à un projet de décret portant nomination de Greffiers en chef, Chefs de greffe.
Ce décret vise la nomination de Greffiers en chef, Chefs de greffe de Cour d’Appel, de Tribunaux de grande instance, de Tribunal de travail et de Tribunal administratif.
L’adoption de ce décret permet la nomination de douze (12) Greffiers en chef, Chefs de greffe dans les juridictions concernées, conformément au décret n°2019-1202/PRES/PM/MJ/MINEFID du 03 décembre 2019 portant conditions et modalités d’affectation et de nomination du personnel du corps des greffiers.
Le troisième rapport est relatif à un projet de décret portant nomination de Greffiers en chef aux fonctions de membres de direction.
Ce décret vise la nomination de Greffiers en chef dans l’administration centrale et des structures déconcentrées du ministère en charge de la Justice.
L’adoption de ce décret permet la nomination de cinq (05) Greffiers en chef aux fonctions de membres de direction, conformément au décret n°2019-1202/PRES/PM/MJ/ MINEFID du 03 décembre 2019 portant conditions et modalités d’affectation et de nomination du personnel du corps des greffiers.
Le quatrième rapport est relatif à un projet de loi portant modification de la loi n°025-2018/AN du 31 mai 2018 portant Code pénal.
La modification de cette loi vise à adapter la politique pénale du Burkina Faso au contexte de lutte contre le terrorisme, de montée de la criminalité transfrontalière et d’apparition de comportements anti-sociaux contraires à nos valeurs culturelles endogènes et au respect des règles de circulation routière.
Les innovations majeures du projet de loi sont :
– le rétablissement de la peine de mort et de sa procédure d’exécution ;
– le rehaussement des peines relatives aux infractions à la circulation routière ;
– l’incrimination des pratiques homosexuelles et assimilées ;
– l’incrimination de la polyandrie ;
– l’incrimination de l’abattage et de l’exportation des asins, des camélins et des équins ainsi que de leurs produits ;
– l’incrimination des appels téléphoniques ou des messages malveillants réitérés, ou des agressions sonores commis en vue de troubler la quiétude, la tranquillité et la santé d’autrui ou contre les numéros verts des services publics.
La modification de la loi portant Code pénal permettra de doter notre pays d’un dispositif juridique qui protège davantage la société burkinabè.
Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée législative de Transition.

I.6. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION

Le Conseil a adopté un décret portant approbation des statuts particuliers du Fonds de soutien à l’éducation et à la recherche (FOSER) « Bãngr baoobo ».
Le FOSER est issu de la fusion du Fonds d’appui à la formation professionnelle et à l’apprentissage (FAFPA), du Fonds national pour l’éducation et la recherche (FONER) et du Fonds national de la recherche et de l’innovation pour le développement (FONRID).
L’adoption de ce décret permet au Fonds de soutien à l’éducation et à la recherche « Bãngr baoobo » de se doter de textes règlementaires en vue d’accomplir ses missions, conformément au décret n°2014-610/PRES/PM/MEF du 24 juillet 2014 portant statut général des Fonds nationaux.

II. COMMUNICATIONS ORALES

II.1. Le ministre de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat a fait au Conseil le point des travaux de la 22e Rencontre nationale Gouvernement/Secteur Privé, tenue les 10 et 11 novembre 2025 à Bobo-Dioulasso.
Cette rencontre a permis au monde des affaires de poser ses préoccupations aux membres du Gouvernement qui y ont apporté des éléments de réponses. Elle a mobilisé environ huit cent (800) participants issus de l’administration publique, du secteur privé, des organisations de la société civile et des partenaires au développement.
La 22e édition de la Rencontre Gouvernement/Secteur privé placée sous le thème : « Développement des infrastructures : enjeux, défis et engagements patriotiques pour une économie durable » a permis de dégager des pistes de solutions en vue de faire face aux multiples défis liés au développement et à la consolidation de la souveraineté économique du Burkina Faso.
II.2. Le ministre des Sports, de la jeunesse et de l’emploi a fait au Conseil une communication relative à la participation du Burkina Faso au 13e Forum international du sport « Russie : pays du sport » tenu du 05 au 07 novembre 2025 à Samara en Russie.
La participation du Burkina Faso à ce forum a permis de renforcer la coopération avec la Fédération de Russie dans le domaine du sport, de promouvoir l’image et l’expertise burkinabè et de prospecter des opportunités de coopération et d’investissements. A l’occasion, un mémorandum d’entente en matière de culture physique et de sport entre la Russie et notre pays a été signé.
Ce 13e forum a également permis de renforcer notre coopération internationale ainsi que la coopération sportive au sein de la Confédération des Etats du Sahel.

III. NOMINATIONS

III.1. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

A. AU TITRE DE LA PRESIDENCE DU FASO
– Monsieur Elysé OUEDRAOGO, Mle 130 456 B, Magistrat, 1er grade, 4e échelon, est nommé Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire du Burkina Faso à Addis Abeba.

B. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA MOBILITE
– Monsieur Andama BOUDA, Mle 279 532 E, Conseiller en archivistique, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Directeur de la règlementation et du suivi des activités religieuses, coutumières et traditionnelles ;
– Monsieur Ibrahim BARRY, Mle 247 530 A, Administrateur civil, 2e classe, 1er échelon, est nommé Directeur du suivi des pèlerinages religieux ;
– Monsieur Harouna OUEDRAOGO, Mle 200 341 C, Administrateur civil, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Directeur de la prévention de la radicalisation et de la lutte contre l’extrémisme violent ;
– Monsieur Danioudou KOUDA, Mle 260 024 C, Administrateur civil, 2e classe, 1er échelon, est nommé Directeur de la transformation des conflits et de la pérennisation de la paix ;
– Madame Adeline MILLOGO, Mle 212 087 T, Administrateur civil, 1ère classe, 6e échelon, est nommée Directrice de la promotion des valeurs communes et de la laïcité ;
– Madame Maïmouna Pessanma Yiri OUEDRAOGO/ TRAORE, Mle 111 303 A, Administrateur civil, 2e classe, 3e échelon est nommée Directrice générale adjointe de la décentralisation et du développement local ;
– Madame Kadidiatou SOME/OUATTARA, Mle 97 429 T, Administrateur civil, 2e classe, 4e échelon, est nommée Directrice de la coopération décentralisée ;
– Monsieur René OUEDRAOGO, Mle 247 536 L, Administrateur civil, 2e classe, 1er échelon, est nommé Directeur de la gouvernance locale ;
– Monsieur Ludovic Teegwendé MINOUNGOU, Mle 212 293 E, Conseiller en aménagement du territoire et en développement local, 1ère classe, 9e échelon, est nommé Directeur des affaires foncières et domaniales à la Direction générale de la décentralisation et du développement local ;
– Monsieur Jean-Marie OUEDRAOGO, Mle 519 924 V, Inspecteur de police municipale, 1ère classe, 9e échelon, est nommé Directeur du suivi et de la promotion des polices municipales ;
– Monsieur Lamine COULIBALY, Mle 200 292 E, Administrateur civil, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Directeur de la législation et de la formation des acteurs de la décentralisation ;
– Monsieur Fulgence BAYALA, Mle 200 286 R, Administrateur civil, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Directeur de l’appui au développement économique local ;
– Monsieur Karim KOUMA, Mle 73 679 R, Administrateur civil, 2e classe, 2e échelon, est nommé Directeur du suivi des carrières et des effectifs des personnels des collectivités territoriales ;
– Monsieur Eric KONATE, Mle 91 952 R, Administrateur civil, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Directeur des finances publiques locales à la Direction générale de la décentralisation et du développement local ;
– Monsieur Souleymane NAKANABO, Mle 105 193 M, Administrateur civil, 1ère classe, 9e échelon, est nommé Secrétaire général de la région du Guiriko ;
– Monsieur Tasséré NACOULMA, Mle 59 770 R, Administrateur civil, 2e classe, 4e échelon, est nommé Secrétaire général de la région du Nakambé ;
– Monsieur Yaya KONE, Mle 200 319 L, Administrateur civil, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Haut-Commissaire de la province du Séno ;
– Monsieur Saïdou GUIGMA, Mle 91 937 N, Administrateur civil, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Haut-Commissaire de la province du Bassitenga ;
– Monsieur Bassouleymane OUATTARA, Mle 212 095 R, Administrateur civil, 1ère classe, 6e échelon, est nommé, Haut-Commissaire de la province du Mouhoun ;
– Monsieur Pierre Claver BANCE, Mle 74 751 K, Administrateur civil, 1ère classe, 10e échelon, est nommé Haut-Commissaire de la province du Yatenga ;
– Monsieur Botétéssan BONOU, Mle 229 951 J, Administrateur civil, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Secrétaire général de la province du Gourma ;
– Monsieur Karim Ismaël THIOMBIANO, Mle 74 690 M, Administrateur civil, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Secrétaire général de la province du Namentenga ;
– Monsieur Saïdou OUEDRAOGO, Mle 203 254 K, Administrateur civil, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Secrétaire général de la province du Passoré ;
– Madame Rasmata SAWADOGO, Mle 279 341 S, Administrateur civil, 1ère classe, 6e échelon, est nommée Secrétaire général de la province du Yatenga ;
– Monsieur Faon-nigninè Jean Dasmascène SOME, Mle 324 680 E, Administrateur civil, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Préfet du département de Loropéni ;
– Monsieur Dê MILLOGO, Mle 303 896 S, Attaché administratif, 1ère classe, 3e échelon, est nommé Préfet du département de Djigouèra ;
– Monsieur Pascal BOUDA, Mle 116 974 B, Attaché administratif, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Préfet du département de Samogohiri ;
– Monsieur Mahamadou SARAMBE, Mle 91 890 L, Attaché administratif, 2e classe, 1er échelon, est nommé Préfet du Département de Yargatenga ;
– Monsieur Seydou Rémi GUIRA, Mle 324 237 B, Administrateur civil, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Préfet du département de Boussouma ;
– Monsieur Jean Yves Ahmed SANOU, Mle 98 056 B, Secrétaire administratif, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Préfet du département de Kindi ;
– Monsieur Souleymane DIALLO, Mle 260 415 F, Secrétaire administratif, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Préfet du département de Gaongo.

C. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES
– Monsieur Abdélaziz Landry SIDIBE, Mle 111 151 T, Administrateur des services financiers, 2e classe, 3e échelon, est nommé Contrôleur interne du Projet de développement des chaines de valeur intégrées de l’élevage au Burkina Faso.

D. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE LA COOPERATION REGIONALE ET DES BURKINABE DE L’EXTERIEUR
– Monsieur Idrissa SAWADOGO, Mle 91 899 K, Conseiller des affaires étrangères, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Premier conseiller près l‘Ambassade du Burkina Faso à Alger ;
– Monsieur Salfo ZANGA, Mle 91 915 H, Conseiller des affaires étrangères 1ère classe, 7e échelon, est nommé Consul-Adjoint près le Consulat général du Burkina Faso à Paris ;
– Madame Viviane ZOURE, Mle 49 037 F, Conseiller des affaires étrangères 1ère classe, 12e échelon, est nommée Ministre Conseiller près l’Ambassade du Burkina Faso à Niamey au Niger.

E. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS HUMAINS, CHARGE DES RELATIONS AVEC LES INSTITUTIONS
– Madame Valérie Lamoussa Roselyne DIBGOLONGO, Mle 130 417 N, Magistrat, catégorie P, grade terminal, 4e échelon, est nommée Chargé de mission.

Les Greffiers en chef dont les noms suivent sont nommés aux postes suivants :
– Monsieur Nonganaba Aimé NASSA, Mle 57 304 Y, Greffier en chef, 1ère classe, 9e échelon, est nommé Greffier en chef à la Cour de Cassation ;
– Monsieur Bobdo Jean Pascal KABORE, Mle 97 569 V, Greffier en chef, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Greffier en chef à la Cour de Cassation ;
– Madame Karidja SOME/YATASSAYE, Mle 104 433 Z, Greffier en chef, est nommée Greffier en chef à la Cour de Cassation ;
– Monsieur Bathèba Silvère HEMA, Mle 216 598 X, Greffier en chef, est nommé Greffier en chef à la Cour d’Appel de Ouagadougou ;
– Madame Sabine SILGA, Mle 358 205 E, Greffier en chef, est nommée Greffier en chef à la Cour d’Appel de Ouagadougou ;
– Monsieur Amadou DIALLO, Mle 216 597 H, Greffier en chef, 1ère classe, 4e échelon est nommé Greffier en chef à la Cour administrative d’Appel ;
– Monsieur Demagori GNISSE, Mle 238 094 C, Greffier en chef, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Greffier en chef à la Cour administrative d’Appel ;
– Monsieur Roger COULIBALY, Mle 212 391 U, Greffier en chef, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Greffier en chef à la Cour d’Appel de Bobo-Dioulasso ;
– Monsieur Aboudramane OUATTARA, Mle 246 710 X, Greffier en chef, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Greffier en chef à la Cour d’Appel de Bobo-Dioulasso ;
– Monsieur Boureima BELEM, Mle 59 602 B, Greffier en chef, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Greffier en chef au Conseil d’Etat ;
– Monsieur Ousmane DOUGOURI, Mle 212 253 L, Greffier en chef, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Greffier en chef à la Cour des comptes ;
– Monsieur Fulbert TINDREBEOGO, Mle 247 612 B, Greffier en chef, 1ère classe, 3e échelon, est nommé Administrateur du Fichier national du Registre du commerce et du crédit mobilier (FN RCCM).

Les Greffiers en chef dont les noms suivent sont nommés dans les juridictions suivantes :
– Monsieur Kpibkora Thierry Martial SOME, Mle 97 560 W, Greffier en chef, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Greffier en chef, Chef de greffe de la Cour d’Appel de Ouagadougou ;
– Monsieur Yeza Jean Marie TUINA, Mle 225 921 F, Greffier en chef, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Greffier en chef, Chef de greffe de la Cour administrative d’Appel de Ouagadougou ;
– Monsieur Gouwendkouni COMBASRE, Mle 212 251 S, Greffier en chef, 1ère classe, 3e échelon, est nommé Greffier en chef, Chef de greffe du Tribunal de grande instance de Tougan et cumulativement Greffier en chef, Chef de greffe du Tribunal administratif de Tougan ;
– Monsieur Daouda OUATTARA, Mle 358 203 C, Greffier en chef, 1ère classe, 2e échelon, est nommé Greffier en chef, Chef de greffe du Tribunal de grande instance de Orodara et cumulativement Greffier en chef, Chef de greffe du Tribunal administratif de Orodara ;
– Monsieur Talato Eric ZOUNGRANA, Mle 366 100 X, Greffier en chef, 1ère classe, 2e échelon, est nommé Greffier en chef, Chef de greffe du Tribunal de grande instance de Pô et cumulativement Greffier en chef, Chef de greffe du Tribunal administratif de Pô ;
– Monsieur Soulemane OUATTARA, Mle 366 107 N, Greffier en chef, 1ère classe, 2e échelon, est nommé Greffier en chef, Chef de greffe du Tribunal de grande instance de Nouna et cumulativement Greffier en chef, Chef de greffe du Tribunal administratif de Nouna ;
– Monsieur Boureima BARRY, Mle 105 401 W, Greffier en chef, 1ère classe, 3e échelon, est nommé Greffier en chef, Chef de greffe du Tribunal du travail de Bobo-Dioulasso ;
– Monsieur Issouf COMPAORE, Mle 226 334 X, Greffier en chef, 1ère classe, 3e échelon, est nommé Greffier en chef, Chef de greffe du Tribunal de travail de Koudougou ;
– Monsieur Boukary NANA, Mle 92 556 B, Greffier en chef, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Greffier en chef, Chef de greffe du Tribunal de grande instance de Yako et cumulativement Greffier en chef, Chef de greffe du Tribunal administratif de Yako ;
– Monsieur Wénémana Théodore ILBOUDO, Mle 57 330 P, Greffier en chef, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Greffier en chef, Chef de greffe du Tribunal de grande instance de Koupèla et cumulativement Greffier en chef, Chef de greffe du Tribunal administratif de Koupèla ;
– Monsieur Issa SEBOGO, Mle 216 605 K, Greffier en chef, est nommé Greffier en chef, Chef de greffe du Tribunal de grande instance de Léo et cumulativement Greffier en chef, Chef de greffe du Tribunal administratif de Léo ;
– Monsieur Mougoua Louis KO, Mle 200 397 H, Greffier en chef, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Greffier en chef, Chef de greffe du Tribunal de commerce de Ouagadougou.
Les Greffiers en chef dont les noms suivent sont nommés dans les Directions suivantes :
– Monsieur Zoewendpoulemdé Dominique NIKIEMA, Mle 238 384 N, Greffier en chef, est nommé Membre de la Direction de la justice pénale et du sceau à la Direction générale de l’administration judiciaire ;
– Monsieur Yacouba KABORE, Mle 117 330 Z, Greffier en chef, est nommé Membre de la Direction des greffes à la Direction générale de l’administration judiciaire ;
– Monsieur Ouibila SAWADOGO, Mle 200 401 T, Greffier en chef, est nommé Membre de la Direction de l’accès à la justice et l’aide aux victimes à la Direction générale de l’administration judiciaire ;
– Monsieur Wenné Dit Mathias SAWADOGO, Mle 57 324 V, Greffier en chef, est nommé Membre de la Direction de l’accès à la justice et l’aide aux victimes à la Direction générale de l’administration judiciaire ;
– Monsieur Moussa GANAME, Mle 212 255 J, Greffier en chef, est nommé Membre à la Direction générale des études et des statistiques sectorielles.

F. AU TITRE DU MINISTERE DE L’INDUSTRIE, DU COMMERCE ET DE L’ARTISANAT
– Monsieur Nomandé Prosper KOLA, Economiste, Expert en développement de la compétitivité des entreprises agroalimentaires, est nommé Directeur général de la SN CITEC.

G. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE
– Monsieur Benewindé Amedée Pierre TARBANGDO, Mle 279 609 R, Greffier, catégorie AG, 1ère classe, 2e échelon, est nommé Directeur des affaires juridiques et du contentieux ;
– Monsieur Yves OUEDRAOGO, Mle 216 731 J, Administrateur des hôpitaux et des services de santé, catégorie N1, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Directeur de l’administration et des finances du Centre Hospitalier Universitaire Yalgado OUEDRAOGO ;
– Madame Elise ZONGO, Mle 358 893 Y, Administrateur des hôpitaux et des services de santé, catégorie N1, 1ère classe, 3e échelon, est nommée Chef de département administratif et financier du Secrétariat permanent pour l’élimination du paludisme (SP-Palu).

H. AU TITRRE DU MINISTERE DES SPORTS, DE LA JEUNESSE ET DE L’EMPLOI
– Monsieur Wendlassida Julien TIENDREBEOGO, Mle 212 554 B, Conseiller en économie et développement, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Responsable du programme budgétaire « Pilotage » cumulativement avec ses fonctions de Directeur général des études et des statistiques sectorielles.

III.2. NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION
Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs aux Conseils d’administration :
– de l’Agence pour la promotion des exportations du Burkina (APEX-BURKINA), de l’Agence burkinabè des investissements (ABI) et de l’Agence burkinabè de normalisation, de la métrologie et de la qualité (ABNORM) au titre du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat ;
– de la société minière KIAKA SA, du Bureau des mines et de la géologie du Burkina (BUMIGEB) et de la société nationale des substances précieuses (SONASP) au titre du ministère de l’Energie, des mines et des carrières ;
– de Burkina Suudu Bawdè (BSB) au titre du ministère de l’Enseignement secondaire et de la formation professionnelle et technique ;
– des Universités Yembila Abdoulaye TOGUYENI (UYAT), Nazi BONI (UNB) et Lédéa Bernard OUEDRAOGO (ULBO) au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation.
Le Conseil a également procédé à la nomination de Présidents aux Conseils d’administration des Universités Yembila Abdoulaye TOGUYENI (UYAT), Nazi BONI (UNB) et Lédéa Bernard OUEDRAOGO (ULBO).

A. MINISTERE DE L’INDUSTRIE, DU COMMERCE ET DE L’ARTISANAT

Le Conseil a adopté quatre (04) décrets.
Le premier décret renouvelle le mandat de Monsieur Ollé Arnaud KAM, Mle 256 193 C, Conseiller en études et analyses, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Agriculture, des ressources animales et halieutiques au Conseil d’administration de l’Agence pour la promotion des exportations du Burkina (APEX-BURKINA) pour une dernière période de trois (03) ans.
Le deuxième décret nomme Monsieur Yemdaogo Olivier KABORE, Mle 189, Conseiller en statistique et analyse économique, Administrateur représentant le Conseil burkinabè des chargeurs (CBC) au Conseil d’administration de l’Agence pour la promotion des exportations du Burkina (APEX-BURKINA) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Laoudoum Ernest SOW.
Le troisième décret nomme Monsieur Gneguire Seydino Romuald SOMDA, Mle 23 19 390 L, Analyste géopolitique, Administrateur représentant la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF) au Conseil d’administration de l’Agence burkinabè des investissements (ABI) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Pégnani OUARMA.
Le quatrième décret nomme Soutongonoma Stéphane Romaric KABORE, Mle 90 114, Technicien supérieur en normalisation et évaluation de la conformité, Administrateur représentant le personnel au Conseil d’administration de l’Agence burkinabè de normalisation, de la métrologie et de la qualité (ABNORM) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Bahilama Moussa SOURABIE.
B. MINISTERE DE L’ENERGIE, DES MINES ET DES CARRIERES
Le Conseil a adopté trois (03) décrets.
Le premier décret nomme Monsieur Boureima OUEDRAOGO, Mle 37 37 105 C, Ingénieur statisticien économiste, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Economie et des finances au Conseil d’administration de la société minière KIAKA SA pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Ernest KABORE.
Le deuxième décret nomme Monsieur Robert Joseph SILGA, Mle 358 757 C, Ingénieur de la géologie et des mines, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Energie, des mines et des carrières au Conseil d’administration du Bureau des mines et de la géologie du Burkina (BUMIGEB) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Moïse OUEDRAOGO.
Le troisième décret nomme Monsieur Sougrounoma Fidèle SAWADOGO, Mle 358 763 G, Ingénieur de la géologie et des mines, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Energie, des mines et des carrières au Conseil d’administration de la Société nationale des substances précieuses (SONASP) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Zakarya SAWADOGO.

C. MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SECONDAIRE ET DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE ET TECHNIQUE
Le Conseil a adopté un décret portant nomination des personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de Burkina Suudu Bawdè (BSB) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT
Au titre du ministère de l’Enseignement secondaire et de la formation professionnelle et technique :
– Monsieur Blaise Benoît YAO, Mle 101 722 E, Inspecteur de l’enseignement secondaire.
Au titre du ministère des Sports, de la jeunesse et de l’emploi :
– Madame Bakiéré Clarisse HIEN/HIEN, Mle ANPE 02 21, Juriste.
Au titre du ministère de l’Agriculture, des ressources animales et halieutiques :
– Monsieur Mathias ZIDA, Mle 200 509 T, Conseiller en gestion des ressources humaines et management des administrations.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LA CHAMBRE DES METIERS DE L’ARTISANAT DU BURKINA FASO (CMA-BF)
– Madame Aminata KANTRO, Mle 20 17 004, Conseiller en formation professionnelle et en apprentissage.

D. MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION
Le Conseil a adopté sept (07) décrets.
Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Université Yembila TOGUYENI (UYAT) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT
Au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation :
– Madame Bintou SESSOUMA, Mle 59 240 P, Professeur titulaire, en remplacement de Monsieur Nicolas BARRO ;
– Monsieur Hugues-Roméo BAZIE, Mle 231 917 P, Enseignant-chercheur, en remplacement de Monsieur Aly SAVADOGO.
Au titre du ministère de l’Environnement, de l’eau et de l’assainissement :
– Madame Hawa DIAWARA/SANGARE, Mle 202 564 Y, Inspecteur de l’environnement.
Au titre du ministère de l’Urbanisme et de l’habitat :
– Monsieur Tolo Thomas ZERBO, Mle 229 709 D, Ingénieur géomètre.
Au titre du ministère de la Santé :
– Monsieur Irénée Edmond ZAGRE, Mle 51 312 N, Administrateur des services de santé.
Au titre du ministère de la Communication, de la culture, des arts et du tourisme :
– Monsieur Boukari TAO, Mle 216 788 D, Administrateur des services touristiques.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE CENTRE NATIONAL DES ŒUVRES UNIVERSITAIRES (CENOU)
– Monsieur Médard Alain BADO, Mle 48 368 E, Conseiller d’administration scolaire et universitaire.
Le deuxième décret nomme Madame Bintou SESSOUMA, Mle 59 240 P, Professeur titulaire, Présidente du Conseil d’administration de l’Université Yembila TOGUYENI (UYAT) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Nicolas BARRO.
Le troisième décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Université Nazi BONI (UNB) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT
Au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation :
– Monsieur Kandayinga Landry Guy Gabriel YAMEOGO, Mle 92 856 C, Professeur titulaire, en remplacement de Monsieur Jean Célestin KY ;
– Monsieur Moïse OUEDRAOGO, Mle 104 827 E, Administrateur des services financiers.
Au titre du ministère de l’Environnement, de l’eau et de l’assainissement :
– Monsieur Fiédi HAKIEKOU, Mle 47 793 C, Inspecteur principal des eaux et forêts, en remplacement de Monsieur Péoulé Kouhouyiwo GOMGNIMBOU.
Au titre du ministère de la Santé :
– Monsieur Dramane ZINA, Mle 86 658 D, Administrateur des services de santé.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES ORGANISATIONS SYNDICALES
– Monsieur Idrissa IBRANGO, Mle 257 262 K, Maître de conférences.
Le quatrième décret nomme Monsieur Kandayinga Landry Guy Gabriel YAMEOGO, Mle 92 856 C, Professeur titulaire, Président du Conseil d’administration de l’Université Nazi BONI (UNB) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Jean Célestin KY.
Le cinquième décret renouvelle le mandat de Madame Patricia Lucie OUEDRAOGO/ZOUNGRANA, Mle 59 245 P, Professeur titulaire, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation au Conseil d’administration de l’Université Lédéa Bernard OUEDRAOGO (ULBO) pour une dernière période de trois (03) ans.
Le sixième décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Université Lédéa Bernard OUEDRAOGO (ULBO) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT
Au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation :
– Madame Foniyama Elise ILBOUDO/THIOMBIANO, Mle 52 368 A, Maître de conférences, en remplacement de Monsieur Richard SAWADOGO.
Au titre du ministère de l’Agriculture, des ressources animales et halieutiques :
– Monsieur Aïdara SAWADOGO, Mle 224 234 R, Ingénieur d’agriculture.
Au titre du ministère de l’Environnement, de l’eau et de l’assainissement :
– Monsieur Ibrahim KONATE, Mle 327 645 H, Inspecteur principal des eaux et forêts.
Au titre du ministère des Sports, de la jeunesse et de l’emploi :
– Monsieur Sassiémiké Abdoul Kader SOMA, Mle 334 002 G, Enseignant-chercheur.
Au titre du ministère de la Santé :
– Monsieur Paligwindé Simplice Eric BONKOUNGOU, Mle 85 760 B, Administrateur des services de santé.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE PERSONNEL ADMINISTRATIF, TECHNIQUE, OUVRIER ET DE SOUTIEN DE L’UNIVERSITE LEDEA BERNARD OUEDRAOGO
– Monsieur Adama OUEDRAOGO, Mle 345 352 M, Attaché d’intendance scolaire et universitaire.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES ETUDIANTS DE L’UNIVERSITE LEDEA BERNARD OUEDRAOGO
– Monsieur Ousséni NABASSAGA, Etudiant en Master 2 de l’Unité de formation et recherche en Sciences de la santé, pour la durée de son mandat de Délégué général.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE SYNDICAT DES ENSEIGNANTS DE L’UNIVERSITE LEDEA BERNARD OUEDRAOGO
– Monsieur Salifou NIKIEMA, Mle 216 984 Z, Enseignant-chercheur, en remplacement de Monsieur Emmanuel OUEDRAOGO.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE CONSEIL REGIONAL DE YAADGA
– Madame Landrine 2e jumelle ZOUNDI, Mle 304 140 L, Administrateur civil, en remplacement de Monsieur Bréhima SAWADOGO.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE CENTRE NATIONAL DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET TECHNOLOGIQUE (CNRST)
– Monsieur Charles PARKOUDA, Mle 58 513 L, Directeur de recherche.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE CENTRE NATIONAL DES ŒUVRES UNIVERSITAIRES (CENOU)
– Monsieur Issaka OUEDRAOGO, Mle 27 217 A, Inspecteur de l’enseignement du primaire et de l’éducation non formelle.
Le septième décret nomme Madame Foniyama Elise ILBOUDO/THIOMBIANO, Mle 52 368 A, Maître de conférences, Présidente du Conseil d’administration de l’Université Lédéa Bernard OUEDRAOGO (ULBO) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Richard SAWADOGO.

 

Collège des chefs d’Etat de la Confédération AES: le comité national du Mali fait le point des préparatifs

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Bamako abritera, les 22 et 23 décembre 2025, la deuxième session du Collège des chefs d’Etat de la Confédération des Etats du Sahel (AES). C’est dans cette dynamique que s’est tenue, ce jeudi 4 décembre 2025, la réunion du Comité de pilotage du comité national AES, sous la présidence du Premier ministre, le général de division Abdoulaye Maïga.

Le comité de pilotage du comité national AES est chargé de veiller à la bonne mise en œuvre des instructions de la Confédération. Il s’agissait, au cours de cette session, de faire le point sur l’état d’avancement des préparatifs techniques et organisationnels des prochaines instances confédérales. La session du Collège des chefs d’Etat de la Confédération des Etats du Sahel sera précédée de la session confédérale du Conseil des ministres de la Confédération des Etats du Sahel, qui se réunira pour la première fois à Bamako, les 20 et 21 décembre 2025.

Il est également prévu une réunion des hauts fonctionnaires de la Confédération, à laquelle participeront, du 15 au 18 décembre 2025, les experts des trois piliers : défense et sécurité, diplomatie et développement. Au regard de l’envergure de l’événement, le Premier ministre a donné des instructions fermes : « Nous devrons relever le défi d’une organisation réussie, mieux, d’une organisation exemplaire de cette rencontre capitale de notre jeune Confédération ».

Le chef du gouvernement a félicité les membres du gouvernement pour leur engagement dans la mise en œuvre des actions de la Feuille de route de l’An I de l’AES, sous la Présidence du général d’Armée Assimi Goïta, Président de la Transition, chef de l’Etat. Il a enfin rappelé que cette session constitue un moment décisif pour la région. Un rendez-vous où se conjuguent aspirations communes, responsabilités partagées et volonté collective de bâtir un avenir plus stable et plus prospère.

Primature du Mali

Bonne administration judiciaire : procureurs généraux et du Faso se concertent

Le ministre de la Justice et des Droits humains, chargé des Relations avec les Institutions, Garde des Sceaux, Edasso Rodrigue Bayala a échangé, jeudi 4 décembre 2025 à Ouagadougou, avec les Procureurs généraux près des Cours d’appel et les Procureurs du Faso, près des tribunaux de grande instance du Burkina Faso sur les réformes judiciaires.

Le gouvernement burkinabè veut mettre ses acteurs judiciaires au même niveau de compréhension de la nouvelle dynamique d’administration et de fonctionnement de la justice. En cela, la crème de l’appareil judiciaire nationale s’est réunie autour de son ministre de tutelle, le jeudi 4 décembre 2025, à Ouagadougou
afin de mutualiser les expériences.

A cette occasion, le ministre de la Justice et des Droits humains, chargé des Relations avec les Institutions, Garde des Sceaux, Edasso Rodrigue Bayala, a fait savoir qu’il s’agit
d’un cadre d’échanges qui permet à l’ensemble des acteurs de premier plan de s’accorder sur la mise en œuvre opérationnelle de la politique pénale du gouvernement. Selon lui, le tête-à-tête va permettre de passer en revue l’organisation actuelle de la justice, les
services au profit des justiciables, les innovations introduites, le Code de
procédure pénal révisé et bien d’autre questions d’actualité.

Ainsi, le Garde des Sceaux a précisé que cette rencontre vise à encourager les responsables des tribunaux et faire le point de la mise en œuvre des réformes.
« Certes, nous recevons de bons échos de vos actions sur le terrain, mais nous venons de loin et le peuple attend beaucoup de nous. Il importe qu’on puisse échanger afin de parfaire la vision actuelle, mieux maitriser les réformes opérées sur le Code pénal », a fait savoir le ministre Bayala. D’ailleurs, du point de vue du ministre, ces échanges visent, avant tout, à mieux mettre en pratique la vision du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, qui est d’instaurer « une justice plus accessible, plus crédible et plus efficace ».

« Nous attendons des différents Procureurs généraux près des cours d’appel et les Procureurs du Faso près les tribunaux de grande instance, qu’ils sachent mettre en œuvre les réformes liées aux Travaux d’intérêt général (TIG), la médiation pénale (…), afin de garantir une justice réparatrice et non punitive et lui donner un visage plus humain », a résumé M. Bayala. Pour le Procureur général près le Tribunal de grande instance de Ouagadougou, Désiré Sawadogo, au regard des réformes introduites dans le secteur de la justice, il est nécessaire que les praticiens se rencontrent périodiquement pour faire le point des acquis et des difficultés.

Il a ainsi salué la vision du ministre de tutelle qui a bien voulu trouver un cadre d’échanges et de mutualisation d’expériences entrant dans le sens de la bonne application de la politique pénale du gouvernement. En tant que porte-parole, il a salué l’introduction de nouveaux mécanismes dans le domaine de la justice et qui ont permis de vider beaucoup de dossiers judiciaires, tout en réduisant la surpopulation carcérale.

Wanlé Gérard COULIBALY
Yasmine Aida Arlette KAFANDO
(Stagiaire)

Cérémonial militaire d’hommage à Thomas Sankara: perpétuer la mémoire du père de la Révolution

La deuxième journée du cérémonial militaire d’hommage au capitaine-Président, Thomas Sankara, s’est tenue jeudi 4 novembre 2025, à Ouagadougou, sous la présidence du Président du Conseil supérieur de la communication, Louis Modeste Ouédraogo.

Le premier jeudi de chaque mois est dédié au cérémonial d’hommage au capitaine Thomas Sankara. Ainsi, la deuxième journée du cérémonial s’est tenue, hier jeudi 4 décembre 2025, au mémorial qui porte son nom. En effet, cet hommage au père de la Révolution d’août 1983 est intervenue aux environs de 15h, par des honneurs militaires orchestrés par
la fanfare de la garde rouge de la Gendarmerie nationale, l’escadron d’escorte d’honneur. Le cérémonial d’hommage a été présidé par le président du Conseil supérieur de
la communication (CSC), Louis Modeste Ouédraogo.

C’était en présence d’autres personnalités et des membres du gouvernement dont le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Gilbert Ouédraogo. Il a rappelé que cet instant d’hommage, voulu par le Président du Faso, capitaine Ibrahim Traoré, se veut être une perpétuation de la mémoire de la Révolution de 1983. Car, a-t-il dit, Thomas Sankara est non seulement un héros pour le Burkina Faso, mais également pour l’ensemble de l’Afrique et du monde entier. Fort de cela, il a saisi l’occasion pour souligner que dans le cadre du projet « Une brique pour Sankara », la contribution de tous est attendue pour sa finalisation pour le bonheur de tous les panafricanistes.
« Nous comptons sur la contribution de tous pour que le Mémorial Thomas-Sankara soit une réalité », a-t-il souhaité.

S’approprier les valeurs

Pour le président du Conseil supérieur de la communication, Louis Modeste Ouédraogo, cette cérémonie solennelle est un signal fort et une invite au peuple burkinabè et d’Afrique à s’approprier les valeurs de la Révolution d’août 1983. « Thomas Sankara n’est pas mort. Il vit en chacun de nous. Nous qui sommes mobilisés pour lui rendre hommage, mais aussi tous les Burkinabè qui se sont engagés aux côtés de la Révolution Progressiste et Populaire », a soutenu le Président du CSC.

A la suite du ministre chargé de la Communication, Louis Modeste Ouédraogo a invité l’ensemble du peuple burkinabè et ceux épris de panafricanisme à soutenir le projet du Mémorial Thomas-Sankara, en adhérant massivement à l’initiative « Ma brique pour Sankara ». « Cela, afin de perpétuer sa mémoire, mais également, de mener à bien ce projet du Mémorial dans ses différents pans pour que ce lieu puisse toujours porter l’histoire politique de notre pays », a-t-il fait savoir.

Des extraits de discours anti-impérialistes du Président Thomas Sankara ont été distillés au cours de la cérémonie suivis d’une visite guidée du Mémorial par les participants à cette cérémonie d’hommage militaire.

Soumaïla BONKOUNGOU