L’Association compassion vie pour l’enfance (ACVE) avec le soutien de SEL France, a organisé Du 17 au 22 novembre 2025, un atelier de formation portant sur la saponification, la fabrication de kôkô donda et la fabrication de granulés de jus à Ouagadougou. Réunissant une soixantaine de participants dont 15 personnes déplacés internes (PDIs), ont été initiées à des savoir-faire essentiels leur permettant de créer des activités génératrices de revenus, dans un contexte où l’autonomisation économique demeure un enjeu crucial pour de nombreuses familles.
Pasteur Pierre Nikiema, président de l’Association compassion vie pour l’enfance « Nous voulons que chaque participant reparte avec une compétence utile, immédiatement exploitable, et capable de transformer son quotidien »
Dans son discours d’ouverture de la cérémonie de la quatrième édition, le Pasteur Pierre Nikiema, président de L’Association compassion vie pour l’enfance (ACVE), a rappelé la mission sociale de l’organisation qui est d’offrir aux femmes et aux jeunes des outils concrets pour améliorer leurs conditions de vie. Pour lui, cette formation ne se limite pas à une simple transmission de techniques artisanales ; elle représente une véritable passerelle vers l’entrepreneuriat local. « Nous voulons que chaque participant reparte avec une compétence utile, immédiatement exploitable, et capable de transformer son quotidien », a-t-il déclaré. Il a également insisté sur la volonté de l’AVE d’accompagner durablement les bénéficiaires dans leur parcours d’autonomisation en leur octroyant des kits et une somme de 15 000 FCFA pour certains et 50 000 FCFA pour d’autres.
Thérèse Bako/Kanzié, « les femmes ont pu expérimenter la fabrication du savon kabacourou, tout en apprenant les bonnes pratiques d’hygiène et de sécurité. »
La formation en saponification a été assurée par Madame Thérèse Bako/Kanzié, experte reconnue dans la fabrication du savon. Avec pédagogie, elle a guidé les participants à travers toutes les étapes du processus : choix des ingrédients, manipulation sécurisée de la soude caustique, formulation des recettes, ajout de parfums et de colorants, moulage et séchage. Les femmes ont pu expérimenter la fabrication du savon kabacourou, tout en apprenant les bonnes pratiques d’hygiène et de sécurité. Cette approche pratique a permis aux participants d’acquérir non seulement des connaissances théoriques, mais aussi une véritable maîtrise technique, condition indispensable pour se lancer dans la production artisanale ou semi-industrielle.
Madame Sarata Ouédraogo/Kankyono, formatrice en agroalimentaire, « les participants ont appris à sélectionner les matières premières, à respecter les normes de qualité et d’hygiène, à réaliser les mélanges et à assurer le séchage et l’emballage. »
En parallèle, l’atelier a proposé un module sur la production de granulés de jus, animé par Madame Sarata Ouédraogo/Kankyono, formatrice en agroalimentaire. Elle a présenté les procédés de transformation des fruits locaux en granulés solubles, une technique de plus en plus prisée pour la conservation, la facilité de transport et la valorisation des produits agricoles telques le gingembre, le bissap, le citron… Les participants ont appris à sélectionner les matières premières, à respecter les normes de qualité et d’hygiène, à réaliser les mélanges et à assurer le séchage et l’emballage. À travers des démonstrations pratiques, elles ont réalisé plusieurs variétés de granulés issus de fruits couramment disponibles sur le marché, ouvrant ainsi la voie à de nouvelles opportunités commerciales.
Parmi les bénéficiaires, Tiemtoré Rafiatou a exprimé sa satisfaction et son enthousiasme à l’issue de la formation. « Cette formation m’a beaucoup apporté. Je maîtrise maintenant des techniques que je ne connaissais pas, et je me sens capable de produire du savon et des granulés de jus pour démarrer une petite activité. Je compte aussi partager ce que j’ai appris avec d’autres femmes de ma communauté », a-t-elle confié, soulignant l’impact concret de l’initiative.
Pasteur José Kaboré, le vice-président du conseil regional de Boulmugou Nord des Assemblées de Dieu, a invité les participants à mettre en pratique les compétences acquises et à persévérer dans leur démarche entrepreneuriale.
La clôture de l’atelier a été marquée par des encouragements renouvelés du Pasteur José Kaboré, le vice-président du conseil regional de Boulmugou Nord des Assemblées de Dieu, qui a invité les participants à mettre en pratique les compétences acquises et à persévérer dans leur démarche entrepreneuriale. Pour l’Association compassion vie pour l’enfance, ce type de formation constitue un pilier essentiel de son action sur le terrain, car il contribue à la création de micro-entreprises, à la valorisation des ressources locales et au renforcement de l’autonomie économique des femmes.
À travers cette initiative, l’ACVE démontre une fois de plus son engagement à soutenir les communautés et à promouvoir un développement inclusif fondé sur l’apprentissage, le partage de compétences et l’entrepreneuriat durable.
Le ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération Régionale et des Burkinabé de l’extérieur Karamoko Jean Marie Traoré, a présidé la Cérémonie officielle de sortie des 14e promotion cycle A et 2e promotion cycle B de l’Institut des Hautes Etudes Internationales (INHEI) le vendredi 28 octobre 2025 à Loumbila.
L’Institut des Hautes Etudes Internationales (INHEI) a sacrifié à la tradition en mettant en exergue ses stagiaires en fin de formation. L’événement consacre la fin de 21 mois de formation pour neuf stagiaires de Cycle A (conseillers des affaires étrangères) et 21 mois pour 15 stagiaires du cycle B (secrétaires des Affaires étrangères et des inscrits sur titre spécialisés en diplomatie et relations internationales). Ces impétrants ont reçu comme nom de Baptême « MI YUDIEDIMA » qui veut dire souveraineté en langue nationale gulmancema. Placé sous le thème : « la diplomatie à l’heure de la Révolution Progressiste Populaire », la cérémonie a été présidée par le ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération Régionale et des Burkinabés de l’extérieur Karamoko Jean Marie Traoré dans la matinée du vendredi 28 novembre 2025 à Loumbila. Le représentant des promotions sorties, Timothée Haro, a traduit sa gratitude à l’endroit de tous les acteurs qui ont accompagné son groupe. Il a aussi assuré l’assistance que les siens et lui vont porter haut les valeurs de patriotisme, de courage et d’intégrité. Cela pour défendre au mieux les intérêts du Burkina Faso sur la scène internationale. « Oui nous sommes des VDP internationaux, prêts à aller partout où le devoir nous appelle et ce en adéquation avec le thème de sortie de la cérémonie » a-t-il déclaré. En outre M. Haro a confié à ses camarades qu’aujourd’hui une page se tourne et devant eux s’ouvre un livre aux pages encore vierge, rempli de promesses et d’inconnues. A cet effet il les a invités à capitaliser toutes connaissances acquises durant ces deux années afin de remplir chaque page de ce livre. Le directeur général de l’INHEI par intérim Philipe Sandwidi pour sa part, il a laissé entendre que les résultats engrangés par de l’institut est lié en l’engagement du ministre en charge des affaires étrangères. Pour ce faire, il a exprimé sa profonde gratitude pour sa constante disponibilité pour accompagner l’école diplomatique burkinabè. « Monsieur le ministre grâce aux conseils avisés et vos soutiens multiformes, l’INHEI a toujours pu surmonter les défis nombreux qui se présentent à lui » a-t-il expliqué. M. Haro a également adressé ces remerciements aux membres du gouvernement, au parrain, gouverneur de de la région de Oubri et autres responsables administratives et coutumières. A l’endroit des lauréats, il a laissé entendre qu’ils quittent cette école diplomatique pour s’embarqué avec le Burkina Faso sur le chemin de la souveraineté. « Le Burkina Faso, un pays fier et résilient, un pays qui à travers son histoire a, toujours su faire face aux défis, aux difficultés et aux adversaires. Vous être maintenant prêts à prendre votre place parmi les défenseurs de notre souveraineté et notre dignité. Le chemin sera parfois ardu, mais vous avez les ressources nécessaires pour faire face à tous les défis » a-t-il expliqué.
Le capitaine Martha Céleste Anderson Médah
A entendre le parrain, le capitaine Martha Céleste Anderson Médah, directeur de cabinet du Président du Faso, dans une vie professionnelle, il est important de cultiver certaines valeurs essentielles : l’intégrité, l’humilité, la discipline, la loyauté, l’ouverture d’esprit et le respect de la diversité. « Ces valeurs cardinales constituent la base solide sur laquelle se construit une carrière diplomatique exemplaire » a-t-il martelé. Ainsi il a appelé ces filleuls à incarner de chacun de leurs actes, les valeurs d’intégrité, de dignité, de patriotisme et de justice en cohérence avec la vision qui guide aujourd’hui la nation. « Que la rigueur et la discipline soient vos repères constants. Placez toujours les intérêts du pays des Hommes intègres au-dessus de vos intérêts personnels » a-t-il conclu. Quant au président de séance, le ministre en charge des affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, il a indiqué que l’INHEI est en train de devenir un pôle d’excellence diplomatique, un carrefour où s’affûte la pensée stratégique africaine où se construit une diplomatie décomplexée , souveraine et totalement réarrimée à nos intérêts fondamentaux. Pour ce faire pour lui dans cette dynamique l’institut s’est doté d’un plan stratégique à l’horizon 2028 pour rayonner au-delà des frontières sahéliennes. Le Burkina Faso a engagé sous la conduite du Président du Faso Ibrahim Traoré, un vaste mouvement de transformation, un moment historique où la nation assume pleinement son destin, renverse les schémas imposés et affirme son droit inaliénable à la souveraineté, à la dignité et au progrès endogène a-t-il ajouté. En plus selon M. Traoré cette révolution progressiste et populaire n’est un simple slogan, c’est une orientation, une ligne de conduite, une boussole stratégique. Elle irrigue tous les secteurs essentiels : la sécurité, l’économie, la santé, l’énergie, l’agriculture …et naturellement la diplomatie. Par ailleurs, il fait savoir que le nom de Baptême résonne profondément avec notre époque et qui doit engager et guider les impétrants.
La Société de transport en commun (SOTRACO), les services déconcentrés et les acteurs locaux de l’ex-région de l’Est ont examiné, puis validé, hier jeudi 27 novembre 2025, au cours d’un atelier à Fada N’Gourma, cinq lignes ordinaires dans la ville et une ligne intercommunale (Fada-Diapangou). Pour démarrer, une quinzaine de bus seront déployés.
En début d’année 2026, Fada N’Gourma et d’autres localités environnantes devraient être desservies par la Société de transport en commun (SOTRACO). En effet, une délégation de l’institution a examiné, hier jeudi 27 novembre 2025, à Fada N’Gourma, les lignes de bus du réseau de la ville. Au cours de l’atelier, les participants ont passé en revue plusieurs aspects techniques, à savoir les points d’arrêt, la sécurité des passagers et la fréquence de passage des autobus, avant de valider cinq lignes ordinaires dans la ville et une ligne intercommunale (Fada-Diapangou). Pour démarrer, une quinzaine de bus sera déployée. Interrogé sur les tarifs, le Directeur général (DG) de la SOTRACO, Drissa Sawadogo, a indiqué que le prix du ticket en zone urbaine oscillera entre 150 et 200 F CFA. Pour la desserte intercommunale, le coût variera en fonction de la distance parcourue.
Selon M. Sawadogo, plusieurs facteurs justifient le déploiement des bus à Fada N’Gourma. « C’est une ville qui connaît une dynamique de développement remarquable, avec une croissance démographique soutenue et une urbanisation accrue, rendant indispensable une planification rigoureuse de son réseau de transport », a-t-il expliqué. Il a ajouté qu’à mesure que les villes se densifient et que les populations augmentent, les besoins en mobilité deviennent plus pressants, plus diversifiés et plus exigeants. Pour lui, ce projet permettra donc d’améliorer la fluidité des déplacements, de renforcer la sécurité routière, de réduire l’impact environnemental et d’alléger le coût du transport urbain.
Un projet très attendu par la population
Le DG de la SOTRACO, Drissa Sawadogo : « Aujourd’hui, le transport public urbain s’impose comme une solution incontournable ».
L’annonce de la mise en service d’un réseau de bus à Fada N’Gourma a été accueillie favorablement par la population, la frange jeune, notamment. Jean Koaré, étudiant en génie minier à l’université Yembila Abdoulaye Toguyeni, s’est dit soulagé de voir se concrétiser une doléance de longue date. Selon lui, ce projet va réellement aider les élèves et étudiants qui parcourent chaque jour de longues distances pour rejoindre leurs établissements. « C’est une initiative salutaire », a-t-il dit. Au-delà de cette catégorie de la population, a ajouté le Secrétaire général (SG) de la région, Siaka Ouattara, la mise en circulation des bus de la SOTRACO à Fada N’Gourma constitue « une bouffée d’air » pour les ménages. Aussi, a-t-il noté, elle va contribuer à renforcer la dynamique de développement de la ville. Il a, à cet effet, salué cette « vision éclairée » du chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré, et les efforts déployés par le gouvernement au profit du secteur du transport.
Au cours de l’atelier, le DG Sawadogo a indiqué que la SOTRACO bénéficie depuis janvier 2025 d’un renforcement substantiel de ses capacités. Grâce à la Révolution progressiste populaire (RPP), son capital social a été porté de 800 millions à 5 milliards de F CFA, permettant sa transformation en société d’économie mixte détenue à 89,73 % par l’Etat et ses démembrements. « Cette décision témoigne de la volonté des autorités de doter le Burkina Faso d’un opérateur solide, capable d’assurer une mobilité de qualité et accessible à tous », a-t-il noté avant de rappeler que l’arrivée des autobus à Fada N’Gourma s’inscrit dans le cadre de l’Initiative présidentielle pour une éducation de qualité.
L’accès à l’eau potable et à l’assainissement a toujours été un défi au Burkina Faso, surtout en milieu rural. Face à cette problématique, de fortes actions sont menées dans la région du Nando afin d’améliorer les conditions de vie des populations pour plus de résilience. Constat !
En cette fin de la première quinzaine du mois de novembre, c’est l’heure des récoltes dans les villages et hameaux de culture au Burkina Faso. Chacun s’active à récolter les fruits de son dur labeur agricole. Fian, bourgade située à une dizaine de kilomètres (km) de Léo, province de la Sissilli, région du Nando, est dans la dynamique. Nous sommes mercredi 12 novembre 2025. Il est 14 heures. Ce jour-là, quelques bambins déambulent dans le village. Sous un grand arbre, des fillettes, élèves de l’école primaire, n’ayant pas cours cet après-midi, se consacrent à la lessive, sous le regard admiratif de leurs génitrices. L’ambiance est décontractée.
Pendant que certaines sont à la tâche, d’autres remplissent leurs bidons et seaux d’eau dans une Pompe à motricité humaine (PMH), située juste à quelques pas d’elles. « Comme nous n’avions pas école ce soir, nous profitons laver nos habits et tenues scolaires pour le reste de la semaine », confie Alimatou Diasso, élève en classe de Cour moyen première année (CM1). Visiblement pressée de repartir remplir son bidon d’eau, elle est hélée par sa mère, Mariam Nebié sur un autre sujet.
Le Directeur régional chargé de l’Eau et de l’Assainissement du Nando, Mamoudou Kandé, s’est dit satisfait des taux de réalisation en matière d’eau potable et d’assainissement dans sa région.
Celle-ci, élancée et le visage peu desséché, explique qu’avant l’implantation de cette pompe, ces jeunes scolaires étaient parfois obligés d’abandonner, malgré elles, les salles de classe à la recherche de l’eau potable pour subvenir aux besoins vitaux de la famille. Mais, avec la dotation du village de cet ouvrage d’approvisionnement en eau potable, avoue dame Nebié, de nombreux soucis des habitants de Fian sont résolus. « C’est vraiment très bien pour nous », dit-elle, dans une bonne humeur.
Le Conseiller villageois de développement (CVD) de Fian, Adama Nignan, ne dissimule pas sa satisfaction pour la réalisation d’une pompe dans la
localité qui l’a vu naitre. Agé de la cinquantaine, ce délégué local, revient du champ, sa daba toujours à l’épaule. Il soutient que la mise en place de cette source d’eau potable apporte un plus aux conditions de vie des ménages. Il en veut pour preuve la réduction des corvées d’eau, la réduction des maladies d’origines hydriques et l’amélioration des conditions d’études des filles. M. Nignan indique que pour la propreté autour de l’ouvrage, des consignes sont données à tous ses usagers aux fins de le maintenir permanemment assaini.
« Nous avions mis en place une Association des usagers de l’eau (AUE) pour assurer l’entretien de l’ouvrage. Chaque ménage cotise 5 000 F CFA par an pour les réparations des pannes éventuelles », détaille le quinquagénaire, tout sourire. Cette même joie est partagée par les populations du village de Neliri, un patelin établi à une quinzaine de km de Sapouy, province du Ziro. Là encore, la localité a été dotée, en 2023, d’un forage équipé d’une pompe à motricité humaine. L’implantation de ce forage est vivement saluée, en raison de la présence de nombreuses Personnes déplacées internes (PDI) dans ledit village.
Au-delà des latrines familiales, des latrines communautaires ont été réalisées à l’image de celles de l’école de Diaré dans la commune de Sapouy.
Et, en plus de permettre aux habitants de Neliri de réduire leurs distances pour avoir accès à l’eau potable, le forage facilite l’abreuvage des animaux. Minata Soré est l’une des usagers permanents de ce point d’eau. Comme à son habitude, accompagnée de quelques femmes, à bicyclette, elle vient chercher l’or bleu avec ses deux bidons. A peine la manette de la pompe en main, son enfant pleurnichard au dos, l’interrompt.
Garantir la pérennité des ouvrages
Raclant sa gorge, elle estime que c’est une nouvelle ère de vie pour le village pour avoir eu cette pompe qui, selon elle, contribue à renforcer la résilience des PDI en facilitant, notamment, leur intégration dans la localité. « Depuis des années, c’était dans les puits qu’on puisait l’eau. Mais, avec cette aide, on subvient facilement à nos
besoins en eau et on abreuve aussi nos animaux », confie cette mère de six enfants. Consciente de la nécessité de garantir la pérennité de l’infrastructure au profit de tous, dame Soré invite les usagers à en prendre soin.
A ce propos, Alidou Sankara, président de l’AUE du village rassure. D’un air tempéré, il fait savoir que des dispositions sont prises pour une utilisation à bon escient du forage. Toutefois, il suggère la formation de certains membres de l’Association sur la gestion des ouvrages hydrauliques. Cela, souligne-t-il, en vue d’une prise en charge diligente des difficultés, le cas échéant. « Ce forage a apporté un grand changement dans nos quotidiens. Donc, c’est de notre intérêt d’en prendre soin », indique-t-il. Du reste, le responsable de l’AUE de Neliri salue les efforts fournis par le département ministériel en charge de l’eau pour faciliter l’accès à l’eau potable aux populations. Lesquelles populations, révèle M. Sankara, souhaitent tout de même que ces efforts s’étendent à d’autres réalisations similaires.
En attendant qu’une réponse favorable soit trouvée à cette doléance, trois blocs de latrines sont construits, à une dizaine de km de là, dans l’enceinte de l’Ecole primaire publique du village de Diaré. A notre passage, ce mercredi 14 novembre 2025, enseignants et élèves sont en classe. Ces latrines, réalisées en 2023, comportent un bloc réservé au corps enseignant et deux autres dédiés aux filles et aux garçons.
Au-delà des latrines familiales, des latrines communautaires ont été réalisées à l’image de celles de l’école de Diaré dans la commune de Sapouy.
« Le bloc de latrines des garçons comporte quatre cabines dont une est munie d’une rampe d’accès réservée aux personnes à mobilité réduite. En plus des trois cabines, le bloc des filles comporte une cabine réservée aux personnes à mobilité réduite et une autre pour la Gestion hygiénique des menstrues (GHM). Le nettoyage s’effectue trois fois par semaine », renseigne la responsable du Club hygiène et assainissement de l’école, Florence Ouédraogo. De l’avis de la Directrice de l’école, Minata Sawadogo, ces latrines sont la bienvenue car, elles contribuent à renforcer l’hygiène des élèves en les dotant surtout des notions élémentaires pour l’assainissement de leur environnement immédiat.
« Nous les organisons en groupe et profitons des heures des Activités pratiques de production (APP) pour nettoyer les latrines et la cour de l’établissement », fait-elle savoir. Se satisfaisant de ces acquisitions, grâce au Projet d’eau potable et d’assainissement en milieu rural (PEPA- MR), la responsable de l’école de Diaré souhaite l’installation d’une Adduction d’eau potable (AEP) afin de leur faciliter davantage l’accès à l’eau potable.
Dans la dynamique des politiques gouvernementales
A l’image de Fian, Neliri et Diaré, l’accès à l’eau potable et à l’assainissement est en passe d’être une réalité dans la région du Nando (Koudougou). En effet, les infrastructures réalisées dans le domaine soulagent des milliers de personnes pour qui naguère c’était la croix et la bannière pour étancher leur soif, tant en milieu rural qu’urbaine des quatre provinces de la région que sont le Ziro, le Boulkiemdé, la Sissili et le Sanguié.
Et ce, dans la dynamique des politiques gouvernementales mises en œuvre à travers des Programmes budgétaires du ministère de l’Eau, de l’Assainissement et de l’Envi-
ronnement, notamment le Programme national d’approvisionnement en eau potable (PN-AEP), sous la coordination de la Direction générale de l’eau potable (DGEP).
Selon le Directeur provincial de l’eau, de l’assainissement et de l’environnement de la Sissili, Fabrice Kondé, dans le cadre de l’atteinte des objectifs en matière d’eau potable, la province a bénéficié du système d’Adduction en eau potable simplifié (AEPS). Ainsi, Yallé, village de la commune de Bihéa, à une quinzaine de km du chef-lieu de la province, Léo, est bénéficiaire de l’AEPS composé d’un forage alimentant un château de
80 m3 qui dessert huit bornes fontaines et 100 branchements particuliers.
Des contrats d’affermage pour une gestion efficace
Le PDS de Réo, Issaka Sindi Zagré : « l’appui de l’Etat et de ses partenaires nous a permis de consolider l’existant en matière d’accès à l’eau potable t à l’assainissement ».
Pour une meilleure gestion des ouvrages d’approvisionnement en eau potable, un contrat a été signé entre la Commune de Bihéa et un opérateur privé (fermier). Le contrat du fermier prévoit des extensions en vue d’augmenter le nombre de bornes fontaines et des branchements particuliers. A une borne fontaine du village, nous retrouvions Safouratou Nebié. Agée d’une quarantaine d’années, bidon en main, elle vient s’approvisionner en eau, non loin de son domicile. Les bornes fontaines les plus fréquentées sont munies d’un lampadaire et pour un meilleur assainissement des alentours de l’ouvrage, des poubelles ont été installées.
« Même si nous revenons des champs dans la nuit, nous pouvons venir chercher l’eau facilement. Il y a même des gens qui ont eu le robinet chez eux et qui en profitent mieux », relate Safouratou Nebié. Ounon Massah Napon est l’un des bénéficiaires de ces branchements privés de l’AEPS. Il se félicite des initiatives du ministère en charge de l’eau, pour réduire considérablement les difficultés liées à l’accès à l’eau potable des populations. Dans ce sens, il exhorte les habitants de Yallé à souscrire massivement aux branchements privés.
Cela, dit-il, pour mettre fin à la corvée d’eau des ménages et permettre un meilleur épanouissement de l’autre moitié du ciel. Cet appel, Victor Zio, habitant du village de Dabiou, dans la commune de Léo, l’a bien attendu. Bénéficiaire d’une latrine familiale, il est marié et père de cinq enfants. Pour lui, les autres membres de sa famille ainsi que ses voisins n’ont plus de soucis d’accès aux toilettes. « Nous avons compris qu’il est nécessaire d’avoir des latrines chez soi. Cela préserve notre santé et assainit notre cadre de vie », estime-t-il. Fort de cela, M. Zio invite chaque chef de ménage à s’inscrire dans la dynamique.
Déjà, pour une prévision de 4 500 latrines familiales, 3 500 ont été réceptionnées dans la province de la Sissili. Et, à l’échelle de la région du Nando, ces efforts sont également faits dans la commune de Réo, province du Sanguié, selon le Président de la délégation spéciale (PDS), Issaka Sindi Zagré. A la faveur de la mise en œuvre du PEPA-MR et les actions d’Organisations non gouvernementales (ONG), fait-il savoir, de nombreux ouvrages hydrauliques et d’assainissement ont été réalisées. « Aujourd’hui, nous sommes satisfaits des réalisations d’ouvrages d’eau potable et d’assainissement.
Même si nous en demandons toujours », lance-t-il. L’autorité communale indique que fort de l’appui de l’Etat, à travers les ressources transférées et en plus des réalisations d’ouvrages hydrauliques, Réo a bénéficié de latrines familiales, institutionnelles et publiques ainsi que des bacs à ordures. Au regard des acquis, il se dit confiant quant à l’atteinte des objectifs en matière d’accès à l’eau potable et à l’assainissement dans sa collectivité. En attendant, M. Zagré confie poursuivre la sensibilisation des populations à un bon usage de ces infrastructures.
En 2024, le taux d’accès à l’eau potable dans le Nando a été estimé à 71,7% pour une population cible de 74,8%, grâce aux nouveaux ouvrages hydrauliques.
A cet effet, il exhorte les bénéficiaires à s’acquitter de leurs contributions pour le prélèvement d’eau afin d’assurer la maintenance des ouvrages. Cela, laisse-t-il entendre, à l’effet de garantir leur durabilité et, partant, consolider les conditions de vie et de résilience des bénéficiaires.
« Nous avons besoin d’une population en bonne santé pour mettre en œuvre les actions du gouvernement », rassure-t-il, tout en saluant l’apport des organisations associatives à la bataille rangée pour l’accès à l’eau potable et à l’assainissement.
Satisfaire les droits des citoyens
C’est, d’ailleurs, ce combat que mène l’Association eau pour tous, dans la province
du Boulkiemdé (Koudougou) depuis 2008. Son président, Daouda Kaboré, se rappelle qu’il y a quelques années, l’accès à l’eau constituait un véritable souci pour les populations, notamment dans les périphéries de la ville de Koudougou. « Il y a des acteurs privés qui ont volé au secours des populations par la réalisation de forages privés », observe cet enseignant à la retraite. Mais, ces dernières années, reconnait-il, l’Etat et ses partenaires ont mis les bouchées doubles pour que tout cela soit résolu.
Pour lui, les actions menées par l’Etat sont réconfortantes, ce d’autant plus que le combat de l’accès à l’eau et à l’assainissement est en train d’être gagné. Toutefois, M. Kaboré dit continuer le plaidoyer pour consolider les acquis, car, soutient-il, « l’eau, c’est la vie ». C’est dans ce sens que le Directeur régional de l’Eau, de l’Assainissement et de l’Environnement du Nando, Mamoudou Kandé, relève que, conformément à la politique du gouvernement, des ouvrages sont construits au profit de la population.
L’objectif étant, de son point de vue, de satisfaire les droits des citoyens en matière d’eau et d’assainissement tant en milieu urbain que rural. A cet effet, laisse-t-il entendre, dans le Nando, en 2024, sur une population estimée à 1 502 776, ce sont 1 077 388 personnes qui ont été desservies en eau potable, pour un taux d’accès de 71,7% sur une cible de 74,8%. « Ces deux dernières années, la région a construit beaucoup d’ouvrages qui ont augmenté le taux d’accès à l’eau potable », explique M. Kandé.
Ainsi, il fonde l’espoir que le Nando, grâce à la synergie d’actions des acteurs du secteur de l’eau, sera au rendez-vous de 2030 (Ndlr, Objectif de développement durable) pour faire de l’accès à l’eau et à l’assainissement une réalité. Pour ce qui est de l’assainissement, poursuit-il, 5 174 latrines familiales, 92 blocs de latrines institutionnelles (latrines dans les lieux publics, les centres de santé et les écoles) ont été réalisés en 2024, pour un taux d’accès de 26,12% contre 23,33% en 2023.
Des élèves étaient obligés d’abandonner les classes à la recherche de l’eau pour les besoins de leurs familles.
« J’invite les populations à accompagner les communes pour une gestion durable et efficiente des ouvrages réalisés », lance le responsable régional. Embouchant la même trompète, le Directeur général de l’eau potable (DGEP), Souro André Sanon, martèle que l’entretien des ouvrages réalisés favorise leur pérennité en permettant à l’Etat d’optimiser ses ressources pour renforcer l’existant.
« Lorsque ces ouvrages sont mal gérés, il faut revenir les réhabiliter en injectant encore des ressources financières. Et, cela ne fait pas progresser le taux d’accès », explique-t-il.
Gagner, ensemble, le pari
Pour lui, ces dernières années, des efforts significatifs ont été consentis par l’Etat et ses partenaires pour accroitre la couverture en eau potable et améliorer l’accès à l’assainissement aussi bien en milieu urbain que rural. S’agissant de l’accès à l’eau potable, détaille M. Sanon, les interventions se traduisent par la réalisation de nombreux ouvrages d’approvisionnement en milieu rural, comprenant les systèmes d’adduction d’eau potable et les forages équipés de pompes à motricité humaine ainsi que le renforcement des capacités de production et de distribution des centres urbains.
Ainsi, pour le DGEP, la synergie d’actions de l’Etat et de ses partenaires a permis, en 2024, l’atteinte d’un taux d’accès à l’eau potable de 78,6%, sur tout le territoire national, contre 76,2% en 2023. En effet, précise Souro André Sanon, en 2024, environ 970 000 personnes ont bénéficié d’une amélioration de l’accès à l’eau potable. Ces données, affirme-t-il, résultent de la réalisation de 1 400 forages équipés de pompes à motricité humaine, 347 postes d’eau autonome et 122 systèmes d’adduction d’eau potable. Le DGEP cite également la réhabilitation d’infrastructures dont cinq postes d’eau autonome, 17 AEPS et la réhabilitation de 482 pompes.
Au titre des acquis en milieu urbain, M. Sanon note la pose de 282 km de réseaux de canalisation, la réalisation de 34 632 branchements particuliers et de 167 bornes fontaines, l’augmentation des capacités de stockage de 600 m3 et le renforcement de la capacité de production de 44 800 m3 jour.
Le Directeur général de l’eau potable, Souro André Sanon : « l’accès à l’eau potable et à l’assainissement demeure un enjeu de développement socio-économique ».
« Malgré ces progrès notables, des défis persistent, en milieu rural et péri-urbaine où les disparités d’accès demeurent. En milieu urbain aussi, la disponibilité et la continuité du service d’eau est mis à rude épreuve par la pression démographique et l’urbanisation galopante », déclare-t-il. Pour y faire face, il invite l’ensemble des acteurs à savoir les structures déconcentrées, les collectivités territoriales, les Partenaires techniques et financiers ainsi que la population à une synergie d’actions pour pouvoir relever ce défi.
« Nous avons des motifs de satisfaction. En dépit de cela, nous comptons accélérer le processus de réalisation de nos ouvrages. Et, nos autorités ont donné des orientations dans ce sens », annoncet-il.
Par ailleurs, le DGEP reconnait la contribution des ONG et associations dont il salue les actions qui, de son point de vue, concourent à l’atteinte des objectifs en matière d’accès à l’eau potable et à l’assainissement. « Nous leur demandons de poursuivre cet accompagnement de l’Etat pour permettre de gagner ensemble, le pari de l’accès universel à l’eau potable, à l’assainissement, à l’horizon 2030, dans le cadre des objectifs de développement durable », conclut Souro André Sanon.
Les ministres chargés des Affaires étrangères et ceux chargés de la Communication de la Confédération de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) ont signé le protocole d’accord de création de la radio de la Confédération, mercredi 26 novembre 2025, à Ouagadougou.
La radio de la Confédération de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) dénommée
« Daandè Liptako » (la voix du Liptako en langue fulfuldé) sera désormais le porte-voix des Etats de la Confédération. Cette radio se veut être un média de proximité pour donner la vraie information aux populations, contrer la désinformation et la guerre informationnelle dirigée contre les pays de l’AES.
Ainsi, les ministres chargés des Affaires étrangères du Burkina Faso, du Mali et du Niger ont signé le protocole d’accord de création de la radio « Daandè Liptako », jeudi 27 novembre 2025 à Ouagadougou. Pour le ministre chargé des Affaires étrangères de la République du Mali, Abdoulaye Diop, cette radio vise, entre autres, à consolider les mécanismes de communication de la confédération face aux défis sécuritaires et informationnels, contribuer à l’éveil des consciences et au changement positif de comportement des populations de l’espace confédéral.
Selon lui, la radio « Daandè Liptako » va servir de tribune de communication pour les pays de l’AES et à promouvoir le dialogue et les échanges au sein de l’espace confédéral. Selon le patron de la diplomatie du Mali, Ouaga- dougou abritera le siège de « Daandè Liptako » et deux antennes-relais implantées à Bamako et à Niamey assureront le relais auprès des
populations.
« Daandè Liptako » ou la vérité
Il a, en outre, confié que le lancement officiel de la radio interviendra lors du prochain sommet des chefs d’Etats de l’AES les 22 et 23 décembre 2025, à Bamako au Mali. Le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, s’est réjoui de la signature de ce protocole d’accord qui crée officiellement la radio. « C’est un grand pas que nous franchissons et qui vient consolider l’ensemble des
acquis.
C’est un pas extrêmement décisif parce que nos leaders, les trois chefs d’Etat ont engagé leurs gouvernements respectifs à travailler en sorte à consolider les acquis et à aller véritablement vers une souveraineté totale », a-t-il relevé. De l’avis du ministre Ouédraogo, le combat pour la souveraineté se mène sur plusieurs fronts. « Sur le front de l’information et de la communication, c’est une souveraineté qui n’est pas négociable.
Nous voulons désormais être maître de notre narratif. Nous voulons désormais engager toutes nos populations dans une lutte farouche contre la désinformation », a-t-il insisté. Le ministre chargé de la Communication a annoncé la création d’une télévision de l’AES installée à Bamako au Mali et une presse écrite à Niamey. A l’issue de la signature du protocole d’accord, les autorités ont visité les installations et les studios de diffusion de la radio de l’AES.
La Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) a tenu, sa traditionnelle rencontre d’échanges avec ses partenaires techniques et financiers, le jeudi 27 novembre 2025, à Ouagadougou. Sous la conduite du président de la Commission, Abdoulaye Diop, cette rencontre a servi de cadre pour présenter le plan stratégique « Impact 2030 » et faire l’état de la coopération avec les partenaires.
Attachée à une démarche participative et inclusive dans le déroulement de ses politiques et programmes de développement sous-régional, la Commission de l’Union écono- mique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) a initié depuis 2014 une rencontre annuelle avec ses Partenaires et techniques et financiers (PTF). Cette année, l’organisation communautaire a tenu ce traditionnel cadre de concertation avec ses partenaires, le jeudi 27 novembre 2025, à Ouagadougou.
La présentation de la vision 2040 de la Commission de l’UEMOA et de son
plan stratégique 2025-2030, dénommé : « Impact 2030 », ainsi que l’état des lieux de la coopération avec les PTF étaient au centre des échanges conduits par le président,
Abdoulaye Diop.
L’ambition est de faire de la Commission de l’UEMOA une institution agile, locomotive de l’approfondissement de l’intégration et de la transformation structurelle des économies de notre Union, a-t-il fait savoir. Le plan « Impact 2030 » s’inscrit dans cette volonté commune de transformer cette vision en résultats tangibles qui contribuent à « améliorer significativement les conditions des populations » de l’espace régional, a-t-il confié.
Ce plan repose sur cinq axes stratégiques, à savoir le « développement d’écosystèmes de production » basé sur une approche filière et centré sur les agro-industries, les industries légères et extractives et les services à valeur ajoutée, le développement d’infrastructures économiques supports à la compétitivité avec un focus sur l’énergie, l’aménagement du territoire et le numérique, la promotion du développement humain et de la citoyenneté.
A ces axes s’ajoutent, le renforcement des fondements de l’intégration couvrant les chantiers comme la construction du marché commun, l’harmonisation des politiques économiques, la paix et la sécurité, et la modernisation de la gouvernance institutionnelle.
Selon le président Diop, ce document stratégique constitue un important référentiel pour l’avenir de la Commission et de l’union.
Il vise à bâtir une économie régionale compétitive, créatrice d’emplois, de prospérité pour les populations. « Cela passe par des investissements dans les secteurs productifs identifiés, des infrastructures, un capital humain renforcé, l’approfondissement de l’intégration sous-régionale, une gouvernance plus efficace et un développement de la citoyenneté au niveau de notre espace communautaire, car le sentiment d’appartenance à une union est très important pour permettre à tout le monde de se mobiliser vers un objectif commun », a-t-il ajouté.
Adhésion des PTF
L’ambition est de parvenir à une transformation structurelle centrée sur des chaines de valeur, avec une place centrale accordée au secteur privé communautaire dans l’opérationnalisation de ce plan « Impact 2030 ».
L’accompagnement des Etats, tout comme celui des PTF de la Commission, est aussi un élément essentiel pour l’atteinte des objectifs visés.
« La mise en œuvre réussie de notre Plan est fortement tributaire de la conjonction des efforts entre Etats membres, institutions communautaires et les partenaires au développement que vous êtes, afin de créer les conditions ainsi qu’un effet de levier pour susciter la participation et l’intérêt du secteur privé communautaire. Je suis convaincu, que votre accompagnement ne nous fera pas défaut pour la mise en œuvre de chantiers prioritaires, avec un impact réel sur le quotidien des populations de notre
espace communautaire », a lancé M. Diop.
Ce message semble bien reçu par les partenaires qui n’ont pas manqué d’exprimer leur adhésion à la vision et aux priorités dégagées par la Commission de l’UEMOA. Pour la cheffe d’équipe gouvernance et intégration régionale de l’Union européenne (UE), San José Yolanda, les priorités qui ont été présentées sont en phase avec celles de son
institution, notamment dans les secteurs du digital, de l’énergie, du transport, de l’éducation et de la santé, etc., qui sont essentiels pour améliorer la qualité de vie des populations. Elle a réaffirmé l’engagement de l’UE à poursuivre son partenariat avec la Commission de l’UEMOA.
Le responsable pays de la Banque africaine de dévelop- pement (BAD), Daniel Ndoye, a également salué la tenue du cadre de concertation. « Ce sont des actions que nous saluons et qui sont parfaitement en phase avec ce que nous attendons de la Commission de l’UEMOA en matière de développement de nos pays, de renforcement de l’intégration régionale. En tant que BAD, nous avons déjà une très bonne collaboration avec la Commission à travers plusieurs projets sur lesquels nous travaillons ensemble », a-t-il dit.
Il a réitéré leur engagement à continuer à travailler avec la Commission de l’UEMOA afin de soutenir toutes ces initiatives, dans les domaines du renforcement de la connectivité entre les Etats, du numérique et de l’inclusion financière. « C’est un partenariat renouvelé que nous comptons consolider à travers la mise en œuvre
de du Plan Impact 2030 de l’UEMOA », a confié M. Ndoye.
L’essai autobiographique « Monsieur le Maire, une vie publique de fidélité aux valeurs », en hommage à l’ancien maire de la ville de Ouagadougou, Simon Compaoré, a été dédicacé, jeudi 27 novembre 2025, à Ouagadougou.
«Monsieur le Maire, une vie publique de fidélité aux valeurs », est un livre autobiographique sur la vie de l’ancien maire de la ville de Ouagadougou et ancien ministre, Simon Compaoré. L’essai autobiographique écrit sous la direction de Dr Vincent Sédogo, Dr Minimalo Alice Somé et de plusieurs chercheurs burkinabè et d’Afrique ne se limite pas à une simple rétrospective. « Il s’inscrit dans une démarche scientifique et pédagogique , portée par des chercheurs soucieux de documenter et de valoriser l’héritage de cette figure emblématique de la politique locale », selon Dr Sédogo.
La cérémonie de dédicace s’est tenue, jeudi 27 novembre 2025, à Ouagadougou, en présence de plusieurs personnalités publiques du Burkina, dont l’ancien Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré. Vincent Sédogo a expliqué que cet ouvrage de 379 pages subdivisées en dix chapitres vise à inspirer les générations présentes et futures, en leur offrant un modèle de gestion publique fondé sur l’efficacité, l’éthique et l’innovation. « Au Burkina Faso, il y a des noms dont la simple évocation permet à tout citoyen d’y accoler une image.
Alors, lorsque les bons points qu’on lui décerne dépassent les points négatifs, c’est qu’il a gravé dans les esprits et les cœurs des jalons importants grâce à ses actions publiques. C’est dans ce sens qu’il est bon de documenter leur vie pour permettre à l’humanité, grâce à la force de l’écrit de les connaitre davantage et au public de tirer leçon de leur itinéraire », a-t-il précisé. De l’avis de M. Sédogo, cet ouvrage riche propose une lecture qui explore le milieu socio-culturel qui a façonné Simon Compaoré et ses engagements à tous les niveaux de la vie.
« Au-delà de la vie politique de l’homme, le livre analyse le style de management et la manière de diriger et de communiquer avec le peuple, il met en évidence la résilience d’un homme qui au-delà de la politique s’est engagé fortement et résolument en toute simplicité dans le social », a-t-il soutenu. L’ancien Président Faso, Roch Kaboré, a salué un homme dont le lien d’amitié avec lui date de plus de 50 ans. Il a confié qu’en temps que maire, Simon Compaoré a mené des actions que personne ne pensait possible à Ouagadougou. Pour lui donc, cette œuvre littéraire permet aussi aux générations futures de savoir que tout est possible, si on a un engagement.
La décision récente du gouvernement de nationaliser la Société nouvelle Huilerie et Savonnerie Citec (SN-CITEC), après la SN-SOSUCO, marque une étape significative et symbolique dans le processus d’industrialisation du Burkina Faso. Cet acte, survenu à la suite à la volonté de l’actionnaire majoritaire de se retirer du capital de l’entreprise, reflète une réorientation stratégique et une affirmation de la souveraineté économique et alimentaire nationale.
La nationalisation de la SN-CITEC, une entreprise agroalimentaire historique de Bobo-Dioulasso, spécialisée dans la transformation des oléagineux (coton, arachide) en huiles, savons et aliments pour bétail, doit être lue à travers le prisme de l’histoire économique du Burkina Faso. Privatisée en 1995 dans le cadre des Programmes d’ajustement structurel (PAS) imposés par les institutions de Bretton Woods, la reprise de la SN-CITEC par l’Etat symbolise un rejet des politiques de « braderie » des actifs publics et une volonté de reprendre le contrôle sur des chaînes de valeurs essentielles. Cette démarche est une tendance observée dans plusieurs pays africains, cherchant à se prémunir contre les chocs externes et à maximiser la valeur ajoutée de leurs matières premières.
Dans le cas burkinabè, la production cotonnière est vitale. Reprendre la SN-CITEC vise à stabiliser la production, sécuriser l’approvisionnement en matières premières transformées localement et garantir des débouchés aux millions de paysans producteurs de coton. L’objectif est d’utiliser l’outil industriel national pour une meilleure valorisation de la production locale au service de l’intérêt général.
Cette nationalisation s’inscrit dans une vision plus large d’accélération de l’industrialisation au Burkina Faso. En effet, sous la houlette du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, une nouvelle dynamique industrielle est clairement affichée, visant à transformer structurellement l’économie. La stratégie est centrée sur le développement des filières à forte valeur ajoutée, comme l’illustrent les initiatives récentes telles que la construction de complexes textiles pour transformer localement le coton en fil et tissu (Faso Dan Fani), ou encore l’inauguration d’usines de transformation agroalimentaire (minoteries, usines de tomate, de boissons).
L’accent est mis sur la transformation sur place des produits nationaux (coton, oléagineux, ressources minières) pour créer des emplois décents, réduire les importations et renforcer la résilience économique face aux crises.
L’Etat, par la nationalisation de la SN-CITEC, se positionne comme un acteur central et régulateur dans ce processus, veillant à ce que l’outil de production serve des objectifs de développement inclusif et de sécurité alimentaire plutôt que les seuls intérêts d’actionnaires privés. Si la reprise en main d’entreprises stratégiques comme la SN-CITEC est un signe fort de souveraineté, le succès de cette nouvelle politique industrielle dépendra de plusieurs facteurs.
La nationalisation de la SN-CITEC, couplée à une stratégie d’industrialisation axée sur la valorisation locale, envoie un message politique et économique puissant du Burkina Faso qui entend maîtriser son destin productif. En ciblant des secteurs clés comme l’agro-industrie, le gouvernement cherche à construire une économie plus résiliente, autonome et capable de générer de la richesse pour ses citoyens. L’enjeu est désormais de transformer cet élan politique en une performance industrielle durable et profitable à toute la nation.
Yves Arsène Kouakou, promoteur d’œuvres littéraires venu de la Côte d’Ivoire et Fabrice Guy Zigané, doctorant à l’université Joseph-Ki-Zerbo ont animé un panel autour de la promotion du livre, ce jeudi 27 novembre 2025, à l’occasion du colloque international.
Les communications du colloque de l’édition 2025 de la Foire internationale du livre de Ouagadougou (FILO) se poursuivent à la Bibliothèque nationale du Burkina. Jeudi 27 novembre 2025, c’était au tour de Fabrice Guy Zigané, doctorant à l’université Joseph-Ki-Zerbo et Yves Arsène Kouakou, promoteur d’œuvres littéraires venu de la Côte d’Ivoire d’entretenir les festivaliers autour d’un panel. La première communication « Livre comme outil de souveraineté culturelle : enjeux éditoriaux et politiques dans les pays de l’AES », a été développée par Fabrice Guy Zigané.
Pour lui, le livre est un levier stratégique de souveraineté culturelle. Cependant, les politiques éditorialistes actuelles dans l’espace AES sont insuffisantes pour garantir cette souveraineté. Pour M. Zigané, cela se traduit par le faible financement du livre, la dépendance extérieure et la professionnalisation limitée du secteur. Considérant le livre comme un vecteur de mémoire collective et de construction identitaires transmettant des récits nationaux, Fabrice Guy Zingané a formulé deux recommandations.
Il a proposé aux acteurs de mutualiser les ressources au sein de l’AES et faire la promotion des langues nationales. Yves Arsène Kouakou s’est penché sur la contribution des promoteurs littéraires au rayonnement de la littérature africaine. Il a affirmé la nécessité de soutenir les initiatives locales de production des œuvres.
« Cela va contribuer à enrichir le patrimoine du livre, car le livre africain est sous représenté dans le monde littéraire. Il convient également de faire la promotion des livres en langues nationales », a-t-il poursuivi.
A l’aire d’exposition de la FILO 2025, les stands pays du Niger et du Burkina font la promotion des ouvrages des pionniers de la littérature.
Le 3e jour de la FILO a connu une animation particulière avec les visites des scolaires, des étudiants et des professionnels. Pour les exposants du Burkina Faso et du Niger, l’occasion est toute trouvée pour leur présenter le patrimoine littérature de leurs pays respectifs afin de susciter en eux le goût de la lecture. La directrice générale de la Bibliothèque nationale du Niger, Aïssatou Mamane Chargo, a confié que sa structure a bien voulu amener des livres officiels et privés qui relatent l’histoire des ethnies du Niger. Elle a ajouté que des œuvres des pionniers qui ont marqué leur temps sur les plans de l’entreprenariat, du développement personnel, de la politique sont également exposées.
« Nous accompagnons 6 filières de l’APEIC (Agence de promotion des entreprises et industries culturelles du Niger). C’est donc logique que nous fassions également la promotion des œuvres spécia-lisées dans le domaine de la culture », a-t-elle souligné. Et de souhaiter que cette rencontre puisse permettre aux éditeurs et auteurs de créer un réseau avec les écrivains et maisons d’édition du Burkina Faso et d’autres pays présents.
Le stand du Burkina Faso abrite la Bibliothèque nationale et le service de la documentation du ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme.
Pour la cheffe du service en charge de la documentation du ministère de la Communication, Olga Nikièma, les documents exposés couvrent tous les domaines d’intervention du ministère. « Nous sommes satisfaits des visites. Il y a de l’engouement aujourd’hui. Notre souhait est de recevoir plus de visiteurs dans notre service à la suite de la FILO », a-t-elle lancé. Mme Nikiéma a précisé que les documents disponibles
sont surtout consultés par les professionnels.
La cheffe de service de la conservation et de la recherche à la Bibliothèque nationale, Isabelle Tapsoba, a fait remarquer que ce sont les œuvres des pionniers de la
littérature burkinabè qui sont mises en exergue. Elle a notamment cité
« Thomas Sankara, la chevauchée inachevée d’un “fou” » de Sita Tarbagdo, « Le secret des sorciers noirs » de Dimdolobsom Ouédraogo, « Histoire politique du Burkina » de Roger Bila Kaboré ; « Le Sahel de demain » de Jacques Giri. Mme Tapsoba a assuré que pour l’instant, l’accès à la Bibliothèque nationale est libre et gratuit. « Lorsqu’on aura des cartes, les gens pourront s’abonner. Nous voulons que les gens fréquentent la bibliothèque pour se cultiver », a-t-elle soutenu.