Un programme pour favoriser l’insertion socio-professionnelle des diplômés du système universitaire à travers l’apprentissage de métiers

Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le jeudi 06 novembre 2025, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 12 H 31 mn, sous la présidence de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres.Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

I. DELIBERATIONS
I.1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA MOBILITE
Le Conseil a adopté un décret portant composition des dossiers de déclaration d’association nationale et de syndicat, d’autorisation d’exercer d’association étrangère et de reconnaissance d’utilité publique.
Ce décret vise l’application de la loi n°11-2025/ALT du 17 juillet 2025 portant liberté d’association. Cette loi prévoit un certain nombre de formalités auxquelles toute association doit se conformer en fournissant les dossiers nécessaires.
Le décret précise les documents entrant dans le cadre de la composition des dossiers d’association. Ce sont entre autres :
– la déclaration d’existence d’association nationale et de syndicat ;
– le renouvellement portant sur la composition de l’organe dirigeant, la modification des textes constitutifs et/ou le changement de champ d’action à la déclaration d’existence d’association nationale et de syndicat ;
– l’autorisation d’exercer et le renouvellement de l’autorisation d’association étrangère ;
– le changement de représentant, de responsable financier et la modification des textes d’association étrangère ;
– la déclaration d’existence de l’union ou de la fusion d’associations ;
– la reconnaissance d’utilité publique.
L’obtention de chacun des éléments des dossiers comporte également des pièces à fournir par l’association et le syndicat.
L’adoption de ce décret permet l’opérationnalisation de la loi portant liberté d’association au Burkina Faso.

I.2. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES
Le Conseil a adopté trois (03) décrets.
Le premier décret fixe les conditions d’acceptation d’une transaction avant la mise en œuvre de l’action judiciaire dans le cadre des poursuites pour infractions à la réglementation des relations financières extérieures.
En 2012, le Conseil des ministres de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) a adopté la loi uniforme relative au contentieux des infractions à la réglementation des relations financières extérieures des Etats membres de l’UEMOA.
Dans le cadre de l’insertion de cette loi uniforme dans l’ordonnancement juridique national, le Burkina Faso a adopté le 03 mai 2016, la loi n°15-2016/AN portant contentieux des infractions à la réglementation des relations financières extérieures.
Le présent décret vise l’application de ladite loi et fixe les conditions d’acceptation d’une transaction avant la mise en œuvre de l’action judiciaire dans le cadre des poursuites pour infractions à la réglementation des relations financières extérieures commises par des personnes physiques ou morales autres que les établissements de crédit.
L’adoption de ce décret permet de renforcer le dispositif règlementaire du Burkina Faso en matière de transactions liées aux infractions à la règlementation des relations financières extérieures.
Le deuxième décret porte composition, attributions, fonctionnement et conditions de saisine de la Commission du contentieux des infractions à la règlementation des relations financières extérieures.
Dans le cadre de l’uniformisation des législations en matière de contentieux des infractions à la règlementation des relations financières dans ses Etats membres, l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) a adopté la loi relative au contentieux en 2012.
Le Burkina Faso a transposé ce cadre communautaire en adoptant la loi n°15-2016/AN du 03 mai 2016. Le présent décret vise l’application de cette loi en vue de déterminer les membres, les attributions et le fonctionnement de la Commission du contentieux des infractions à la règlementation des relations financières extérieures
L’adoption de ce décret permet à notre pays de disposer d’un organe consultatif chargé d’étudier les requêtes portant sur les transactions liées aux infractions à la réglementation des relations financières extérieures.
Le troisième décret porte déclaration d’utilité publique urgente, le projet de travaux militaires sur un terrain situé dans la région des Koulsé.
Ce terrain situé dans la région des Koulsé fait l’objet de conflit foncier récurrent entre le village de Yilou et un hameau de culture (Zaonna) relevant du village de Saorzi. Ce conflit vieux de plus de 70 ans a connu une résurgence les 31 octobre et 1er novembre 2025 ayant occasionné de nombreux blessés et d’importants dégâts matériels. Au regard de cette situation dommageable et de son incidence sur la cohésion et la paix sociale, l’Etat a décidé de l’expropriation dudit terrain litigieux en vue de la réalisation de travaux militaires.
Ce décret vise la libération du site litigieux par les éventuels titulaires de droits réels immobiliers ou les occupants en vue de la résolution définitive de ce conflit foncier pour la mise en œuvre du projet de travaux militaires.
Le terrain concerné est situé au côté ouest de la route nationale n°22 Ouagadougou-Kongoussi et couvre une superficie de 57,6 ha.
L’adoption de ce décret permet de déclarer d’utilité publique urgente, le projet de travaux militaires sur ledit terrain situé dans la région des Koulsé.

I.3. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SECURITE
Le Conseil a adopté deux (02) décrets.
Le premier décret porte règlementation des documents de voyage du Burkina Faso.
Le Burkina Faso a entrepris de reformer et de moderniser son dispositif de délivrance des documents de voyage. Cette initiative répond à la nécessité d’assurer la conformité des passeports et titres de voyage aux normes communautaires et standards internationaux, notamment ceux de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI).
Ce décret vise à renforcer la sécurité des documents officiels de voyage en vue de prévenir les fraudes de documents d’identification.
L’adoption de ce décret permet d’harmoniser le système burkinabè de délivrance des documents de voyage avec les exigences techniques du e-Passeport AES, de renforcer la sécurité des titres délivrés et d’améliorer la reconnaissance internationale des documents de voyage du Burkina Faso.
Le second décret porte institution d’une Carte nationale d’identité dénommée Carte d’identité biométrique AES (CIB-AES).
L’institution de la Carte d’identité biométrique de la Confédération des Etats du Sahel (AES) répond à la nécessité de disposer d’un document d’identité fiable, sécurisé et conforme aux normes confédérales AES et aux standards internationaux, notamment ceux de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI).
Elle constitue le document national d’identité de référence. La durée de validité de la Carte d’identité biométrique AES est de dix (10) ans à compter de sa date de délivrance.
Les Cartes nationales d’identité burkinabè (CNIB) déjà délivrées restent valables pour une durée transitoire de cinq (05) ans à compter de la date de mise en circulation de la Carte d’identité biométrique AES.
L’adoption de ce décret permet d’instituer la Carte d’identité biométrique AES.

I.4. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE LA COOPERATION REGIONALE ET DES BURKINABE DE L’EXTERIEUR
Le Conseil a examiné un projet de loi portant autorisation de ratification de l’Accord portant création de l’Institution de la Mutuelle panafricaine de gestion des risques (ARC), signé le 23 novembre 2012 à Prétoria, en Afrique du Sud.
La Mutuelle panafricaine de gestion des risques est une institution spécialisée créée par l’Union africaine. Elle a pour objectif d’aider les Etats membres à réduire le risque de pertes et de dommages causés par des événements météorologiques extrêmes et des catastrophes naturelles qui affectent les populations africaines en fournissant des réponses ciblées aux désastres plus rapidement et de manière financièrement avantageuse, objective et transparente.
La ratification de l’Accord par le Burkina Faso permettra entre autres :
– la réduction de la dépendance à l’aide humanitaire extérieure, grâce à un mécanisme africain autonome ;
– la possibilité de souscription à une police d’assurance agricole, pastorale ou tout autre produit futur de l’Institution de l’ARC ;
– l’accès rapide à un financement d’urgence en cas de catastrophe, réduisant le temps de mobilisation des ressources pour la mise en œuvre de la réponse et les impacts négatifs associés ;
– le renforcement de la résilience nationale face aux aléas climatiques, notamment dans les secteurs de l’agriculture, de l’élevage et de la sécurité alimentaire.
La Mutuelle panafricaine de gestion des risques permet de combler un vide juridique institutionnel et opérationnel en matière de gestion souveraine des risques climatiques sur le continent africain.
Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée législative de Transition.

I.5. AU TITRE DU MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE DU TRAVAIL ET DE LA PROTECTION SOCIALE
Le Conseil a adopté un rapport portant autorisation de recrutement par concours directs sans formation, d’ingénieurs informaticiens au titre de l’année 2025.
Le recrutement concerne 50 ingénieurs de conception et 50 ingénieurs des travaux informatiques. Il va permettre la constitution d’une unité d’élite et de veille stratégique spécialisée en analyse de données et en cybersécurité. L’ambition du Burkina Faso à terme est de garantir sa souveraineté dans le cyberespace.
Les candidats définitivement admis seront directement intégrés dans la Fonction publique et soumis à un renforcement des capacités en Intelligence artificielle et en cybersécurité sur une durée de 09 mois ainsi qu’à une formation militaire d’une durée de 03 mois.
Le Conseil a marqué son accord pour le recrutement dudit personnel sur concours directs.

I.6. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE
Le Conseil a adopté un rapport relatif à la validation de la fiche d’identification sommaire du Projet de renforcement des soins de santé primaires pour l’amélioration de la santé et de la nutrition-phase II (PRSS-ASN II)
Le PRSS-ASN II a pour objectif d’améliorer durablement la disponibilité, l’accessibilité et la qualité des soins de santé primaires et spécialisés sur l’ensemble du territoire. Sa mise en œuvre vise à renforcer considérablement la couverture et la performance du système de santé burkinabè. Elle permettra, entre autres :
– une extension de l’offre de soins à travers 20 centres médicaux communaux ;
– la construction et l’équipement de six (06) centres d’hémodialyse ;
– une présence médicale mobile et adaptable grâce à six (06) cliniques modernes de campagne ;
– une amélioration notable de la gestion des urgences par la mise en place de neuf (09) antennes régionales du SAMU ;
– un système transfusionnel renforcé couvrant sept (07) régions et garantissant la disponibilité et la sécurité de produits sanguins labile.
Le Projet de renforcement des soins de santé primaires pour l’amélioration de la santé et de la nutrition-phase II sera exécuté sur une période de 05 ans (2026-2031) pour un coût estimé à 170 296 724 591 F CFA. Le financement sera assuré conjointement par le budget de l’Etat, un prêt de la Banque islamique de développement (BID) et un don du Life and Livelihoods Fund.
L’adoption de ce rapport permet d’entamer le processus de négociation et de mobilisation des ressources auprès des partenaires techniques et financiers pour la mise en œuvre du Projet.

II. COMMUNICATIONS ORALES
II.1. Le ministre de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat a fait au Conseil une communication relative à la Rencontre nationale Gouvernement/ Secteur Privé (RGSP) 2025 du Cadre de Concertation Public-Privé (CC-PP).
Placée sous le thème central « Développement des infrastructures : enjeux, défis et engagements patriotiques pour une économie durable », cette 22ᵉ édition se tiendra les 10 et 11 novembre 2025 à Bobo-Dioulasso.
L’organisation de la RGSP 2025 fait suite à la tenue des deux premières instances du Cadre de Concertation, à savoir les Concertations régionales et les Concertations sectorielles Public-Privé. Elle vise à examiner les préoccupations restées sans réponses satisfaisantes lors des concertations sectorielles, tout en offrant au secteur privé l’occasion de soulever de nouvelles préoccupations et de formuler des recommandations.
II.2. Le ministre de l’Enseignement secondaire, de la formation professionnelle et technique a fait au Conseil une communication relative à la mise en œuvre d’un « Programme de reconversion de diplômes du système universitaire ».
L’objectif général de ce programme est de favoriser l’insertion socio-professionnelle des diplômés du système universitaire à travers l’apprentissage de métiers. De façon concrète, il s’agit d’offrir une seconde chance aux diplômés en fin de cycle qui se trouvent dans une impasse quant à leur insertion professionnelle.
Sur le plan opérationnel, le programme, d’une durée de trois (3) mois, a démarré le 20 octobre 2025. Il est mis en œuvre à travers six (6) packs de métiers intégrés, comportant chacun plusieurs modules, dont un module commun consacré au civisme et au patriotisme.
Les différents packs de métiers sont les suivants :
– aviculteur polyvalent ;
– pisciculteur polyvalent ;
– maintenancier des terminaux TIC et sécurité électronique ;
– entrepreneur en communication digitale ;
– entrepreneur en arts culinaires ;
– référent digital.
Pour la phase pilote les principales villes universitaires concernées sont Ouagadougou, Bobo-Dioulasso, Koudougou et Ouahigouya.

III. NOMINATIONS
III.1. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES
A. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES
– Monsieur Karim SANOU, Mle 119 352 H, Inspecteur des impôts, 2e classe, 2e échelon, est nommé Conseiller Fiscal à La Poste Burkina Faso ;
– Monsieur Kassoum BIKIENGA, Mle 104 650 L, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Directeur de la coopération Bilatérale.
B. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE LA COOPERATION REGIONALE ET DES BURKINABE DE L’EXTERIEUR
– Monsieur Noufou PARE, Mle 54 605 L, Conseiller des affaires étrangères, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Ministre Conseiller près la Mission permanente du Burkina Faso à New York ;
– Monsieur Antoine BADO, Mle 229 941 Y, Conseiller des affaires étrangères, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Ministre Conseiller près l’Ambassade du Burkina Faso à Pékin, République Populaire de Chine ;
– Monsieur Issaka BONKOUNGOU, Mle 118 857 X, Conseiller des affaires étrangères, 1ère classe, 10e échelon, est nommé Ministre Conseiller près l’ambassade du Burkina Faso à Dakar, République du Sénégal ;
– Madame Hagnamou Sidonie Denise BAGUE/BADOUN, Mle 105 150 S, Conseiller des affaires étrangères, 2e classe, 4e échelon, est nommée Ambassadeur, Représentant permanent Adjoint à Abuja, République Fédérale du Nigeria ;
– Madame Botétessan Béatrice YE, Mle 238 422 E, Conseiller des affaires étrangères, 1ère classe, 5e échelon, est nommée Premier Conseiller près l’Ambassade du Burkina Faso à Rome, Italie ;
– Monsieur Mathias DIALLA, Mle 212 221 J, Conseiller des affaires étrangères, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Chargé d’études.

III.2. NOMINATION DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION
Le Conseil a procédé à la nomination d’un Administrateur au Conseil d’administration de la Société nationale de gestion du stock de sécurité alimentaire (SONAGESS) au titre du ministère de l’Agriculture, des ressources animales et halieutiques.
Le Conseil a également procédé au renouvellement du mandat du Président du Conseil d’administration de l’Ecole nationale de police (ENP) au titre du ministère de la Sécurité.

A. MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES
Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Madame Pascaline KOHOUN/DAKUYO, Mle 111 245 H, Economiste, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Economie et des finances au Conseil d’administration de la Société nationale de gestion du stock de sécurité alimentaire (SONAGESS) pour un premier mandat de trois (03) ans.

B. MINISTERE DE LA SECURITE
Le Conseil a adopté un décret portant renouvellement du mandat de Monsieur Emanoël KABORE, Mle 57 715 C, Inspecteur général de police, Président du Conseil d’administration de l’Ecole nationale de police (ENP) pour une dernière période de trois (03) ans.

­­Commémoration des 25 ans du Conseil constitutionnel : l’institution se dévoile à Bobo-Dioulasso

Le Conseil constitutionnel a organisé, le mercredi 5 novembre 2025 à Bobo-Dioulasso, une conférence publique sur ses rôles et missions. Cette activité s’inscrit dans le cadre de la commémoration du 25ᵉ anniversaire de l’institution.

Créé par la loi organique n°011-2000/AN du 27 avril 2000, le Conseil constitutionnel totalise 25 ans d’existence cette année. Pourtant, sur le terrain, bon nombre de citoyens ignorent encore ses attributions et ses missions. C’est dans cette optique que les premiers responsables de l’institution ont initié, à l’occasion de cet anniversaire, une série de conférences pour sensibiliser et d’échanger avec les populations dans plusieurs régions du pays. Celle de la région du Guiriko s’est tenue, le mercredi 5 novembre 2025 à Bobo-Dioulasso.

L’objectif est de favoriser une meilleure connaissance et une appropriation des missions et

Pour le communicateur, le Pr Djibrihina Ouédraogo, le rôle du Conseil constitutionnel dans la protection des droits fondamentaux est d’assurer la sauvegarde de la Constitution.

rôles du Conseil constitutionnel par les populations afin de renforcer la participation citoyenne à la construction de l’Etat de droit au Burkina Faso. La conférence a été présidée par le président du Conseil constitutionnel, Me Barthélémy Kéré, qui a également assuré la modération des échanges. Deux communications ont été présentées au cours de cette rencontre.

La première, sur le thème « Présentation du Conseil constitutionnel : composition, organisation, fonctionnement et attributions », a été développée par René Bagoro, ancien ministre de la Justice et membre du Conseil constitutionnel.

La seconde, intitulée « Le rôle du Conseil constitutionnel dans la protection des droits fondamentaux du citoyen », a été livrée par le Pr Djibrihina Ouédraogo, enseignant-chercheur. Selon Barthélémy Kéré, il est essentiel que chaque Burkinabè, où qu’il se trouve, comprenne le rôle et le fonctionnement du Conseil constitutionnel. « Cette conférence dans la région du Guiriko vise à rapprocher le Conseil des populations, à expliquer ses missions et à favoriser une adhésion collective à ses décisions », a-t-il indiqué.

Rapprocher la justice constitutionnelle du citoyen

« Nous voulons ainsi rapprocher la justice constitutionnelle du citoyen et rappeler que la Constitution appartient à tous. Elle est le fondement de notre vivre-ensemble et la garantie de notre avenir commun », a-t-il ajouté. Pour lui, dans un contexte de reconstruction de la souveraineté nationale et de lutte pour la sécurité et la paix, la Constitution demeure un repère de stabilité, un gardien vigilant de la légitimité des institutions et un pilier de la bonne gouvernance constitutionnelle.

« A travers ces rencontres, nous voulons renforcer la culture constitutionnelle afin que chaque citoyen comprenne que la Constitution n’est pas un texte abstrait, mais bien le socle de la souveraineté nationale et des droits humains », a-t-il conclu. De son côté, le Pr Djibrihina Ouédraogo a rappelé que le rôle du Conseil constitutionnel dans la protection des droits fondamentaux est d’assurer le respect de la Constitution.

« Dans ce sens, il veille à ce que les lois votées par le Parlement respectent les dispositions constitutionnelles. Lorsque vous examinez la Constitution, vous constatez qu’elle consacre un certain nombre de droits reconnus aux citoyens.

L’ancien ministre de la Justice, René Bagoro, actuellement membre du Conseil constitutionnel, a présenté le thème :
« Présentation du Conseil constitutionnel : composition, organisation, fonctionnement et attributions ».

Ainsi, dans l’exercice de sa mission de contrôle, le Conseil constitutionnel s’assure que le Parlement respecte ces droits tels qu’ils sont prescrits par le dispositif constitutionnel »,
a-t-il souligné. Pour sa part, René Bagoro est revenu sur l’historique de la création du Conseil constitutionnel, issu de la Cour suprême qui comportait à l’époque quatre chambres.

Il a également rappelé que le Conseil constitutionnel est composé de dix membres, nommés pour un mandat de neuf ans, renouvelable au tiers tous les trois ans. Ces tournées de sensibilisation vont se poursuivre dans trois autres régions du pays. Il s’agit des régions du Nando (Koudougou), du Nakambé (Tenkodogo) et de Oubri (Ziniaré).

Noufou NEBIE
Zisso Patricia COULIBALY
(Stagiaire)

Offensive agropastorale et halieutique: C’est parti pour 3 mois d’« achat bord champ » de céréales par la SONAGESS

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Le directeur de cabinet du ministre en charge de l’agriculture, Alassane Guiré, accompagné du directeur général de la Société nationale de gestion du stock de sécurité alimentaire (SONAGESS), Stéphane Gildas Tiendrebéogo, a lancé officiellement, le mardi 4 novembre 2025 à Kalsaka, dans la région de Yaadga (Ouahigouya), l’opération « achat bord champ » de céréales au profit de la société.

Le gouvernement burki-nabè s’est engagé depuis 2023 dans la mise en œuvre de l’Offensive agropastorale et halieutique (OAPH) dont l’objectif est de parvenir à la souveraineté alimentaire. La production issue des sites aménagés à cet effet devrait faciliter la constitution des stocks de souveraineté gérés par la Société nationale de gestion du stock de sécurité alimentaire (SONAGESS). Dans la même lancée, la SONAGESS a été érigée en centrale d’achat, chargée de constituer et de gérer les réserves de souveraineté alimentaire, les stocks de régulation commerciale et les stocks de produits de rentes stratégiques.

C’est dans ce sens que le directeur de cabinet du ministre de l’Agriculture, des Ressources animales et halieutiques, accompagné du directeur général de la SONAGESS, a donné le top départ officiel de l’opération « collecte bord champ » de la SONAGESS à Kalsaka, le mardi 4 novembre 2025.

Selon le DG de la SONAGESS, l’objectif de la collecte bord champ est d’optimiser l’approvisionnement de la SONAGESS en céréales, en légumineuses et en produits de rentes stratégiques. « Cette collecte offre plusieurs avantages. A travers l’achat bord champ, nous voulons rapprocher les services de la SONAGESS des producteurs, réduire les charges de ceux qui nourrissent la Nation selon la vision du chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré.

Tout d’abord, elle permettra à la SONAGESS de réduire les délais de paiement. Ensuite, elle facilitera la reconstitution rapide de ses stocks. De plus, les coûts de revient des différents produits collectés permettent à la SONAGESS de vendre à des prix régulateurs, sans recourir à la subvention de l’Etat. Les producteurs et coopératives pourront vendre leurs productions à la SONAGES », a confié M. Tiendrebéogo.

« C’est du cash sur place »

Pour la présente campagne d’achat bord champ, le kilogramme du niébé est à 360 F CFA soit 360 000 F CFA la tonne. Selon le DG de la SONAGESS, l’opération de collecte bord champ lancée à Kalsaka concerne la collecte du Niébé pour une prévision de 3 000 tonnes de niébé au niveau de la région de Yaadga. Mais l’opération générale « achat bord champ » qui va se dérouler durant trois mois sur toute l’étendue du territoire national concerne le maïs, le mil, le sorgho, le riz paddy et les légumineuses.

Au titre de la campagne de collecte bord champ, il est attendu 530 000 tonnes de céréales. Devant les producteurs de Kalsaka, le DG Tiendrebéogo a lancé un appel à la mobilisation de tous les acteurs. « La sécurité alimentaire est l’affaire de chacun de nous. Nous devons travailler main dans la main selon la vision des plus hautes autorités du pays pour que le Burkina dispose de stocks suffisants capables de faire face à toute éventualité »,
a-t-il conclu. Les producteurs pour leur part n’ont pas caché leur satisfaction. Rachidata Barry est productrice de la commune de Kalsaka.

Après avoir vendu sa production (niébé), elle exprimait sa joie en ces termes : « Je suis très heureuse aujourd’hui. L’achat des céréales par le gouvernement est une réalité. Je viens de vendre du haricot et j’ai pris mon argent sans problème. Nous félicitons le gouvernent burkinabè pour cette initiative. Nous invitons l’ensemble des producteurs et productrices du Burkina à ne pas se faires des illusions, à venir vendre leurs productions car avec la SONAGESS, on ne parle pas de crédit, c’est du cash sur place », a soutenu madame Barry.

Bassirou BADINI
bassirouba264@gmail.com

Direction régionale de la Police nationale des Tannounyan : Ouanhindouba Yémien prend le bâton de commandement

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Le nouveau directeur régional de la Police nationale des Tannounyan, le commissaire divisionnaire Ouanhindouba Yémien, nommé en Conseil des ministres du 23 octobre dernier, a été installé, le mardi 4 novembre 2025 à Banfora. La cérémonie de passation de commandement a été présidée par le directeur général de la Police nationale, l’inspecteur général de police Thiery Dofizouho Tuina.

Nommé en Conseil des ministres du 23 octobre dernier, le commissaire divisionnaire Ouanhindouba Yémien a été installé à son poste de Directeur régional de la police nationale (DRPN) des Tannounyan dans la matinée du mardi 4 novembre 2025. C’était lors d’une cérémonie de passation de commandement qui s’est déroulée au sein de la direction à Banfora, et présidée par le directeur général de la police nationale, l’Inspecteur général de police, Thiery Dofizouho Tuina. Le nouveau directeur remplace à ce poste, le commissaire divisionnaire de Police Voubi Ziba.

Après sa prise de commandement, Ouanhindouba Yémien a traduit sa reconnaissance à sa hiérarchie, notamment au ministre de la Sécurité et au DG de la Police nationale pour leur confiance à son égard à travers la responsabilité qui lui a été confiée. Il a en outre dit être conscient de la tâche qui l’attend. Pour réussir cette mission, il a sollicité l’accompagnement des autorités et des personnes de ressource de la région, l’engagement de ses Hommes, et la bonne collaboration avec les forces sœurs de défense et de sécurité de la région. A ses Hommes, le commissaire Yémien les a invités à davantage travailler en équipe soudée, avec rigueur et professionnalisme et privilégier l’intérêt général.

Pour sa part, le DRPN des Tannounyan a promis travailler d’arrache-pied pour que la police nationale puisse toujours mériter la confiance de la population. A l’endroit de son prédécesseur, il l’a félicité pour le travail abattu durant son séjour à la tête de la direction régionale. Le nouveau DR a plus de 30 ans dans la Police nationale et a gravi presque tous les échelons. Natif de Kopoï dans la province des Balé, il rentre pour la première fois à l’Ecole nationale de police (ENP) en 1990 et ressortira en 1991 comme agent de police. Il fera plusieurs vas-et-viens à l’ENP d’où il ressortira successivement comme assistant de police en 2000, officier de police en 2006 et commissaire de police en 2012.

Le nouveau maitre des lieux a effectué plusieurs stages et formations à l’intérieur comme à l’extérieur du pays et a aussi occupé plusieurs fonctions au sein de la Police. Entre autres, il a été Commissaire de district de police de Baraboulé, chef du Service régional de la Circulation et de la Sécurité routière du Kadiogo, plusieurs fois directeur provincial de police, chef de poste de police frontière et dernièrement Inspecteur technique au ministère de la Sécurité jusqu’à sa récente nomination.

Alpha Sékou BARRY
alphasekoubarry@gmail.com

Rencontres cinématographiques de Sya: la IVe édition du 25 au 30 novembre à Bobo-Dioulasso

Les Rencontres cinématographiques de SYA (RECIS) se dérouleront du 25 au 30 novembre 2025 à Bobo-Dioulasso. Le comité d’organisation a tenu, le 31 octobre 2025, une conférence de presse pour annoncer la tenue de cet évènement qui est à sa IVe édition.

Les Rencontres cinématographiques de Sya,(RECIS) qui sont à leur IVe édition vont se tenir du 25 au 30 novembre 2025 à Bobo-Dioulasso sur le thème « Valeurs et savoirs endogènes dans le cinéma burkinabè, africain, de la diaspora noire et des Afrodescendants ». Le comité d’organisation a échangé, le vendredi 31 octobre 2025, avec la presse autour de cette manifestation. Plusieurs activités dont des projections en salle, en plein air, dans les écoles et les universités, des master-class, des spectacles de musique et un colloque sur la thématique sont au programme des RECIS.

Pour la présidente du comité d’organisation, Mafarama Sanogo, le but du festival est de contribuer à promouvoir le cinéma burkinabè, africain, de la diaspora africaine et des Afrodescendants. Il s’inscrit, selon elle, dans une volonté de faire de Bobo-Dioulasso, une autre vitrine du cinéma au Burkina, après le Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO). Expliquant le thème, la présidente du comité d’organisation a souligné que le festival veut explorer les valeurs culturelles, éducatives et identitaires véhiculées par le cinéma africain. Il s’agit également, selon lui, de mettre en lumière les savoirs endogènes dynamiques qui fondent les sociétés africaines.

« La IVe édition des RECIS entend analyser les représentations cinématographiques de ces savoirs endogènes dans une perspective contemporaine et inclusive », a laissé entendre Mafarma Sanogo. Le volet compétition est ouvert aux films de fiction, aux documentaires, aux films d’animation et aux clips vidéo. Déjà, plus de 60 films en provenance d’une vingtaine de pays ont été enregistrés. La récompense suprême est le silure d’or et d’autres prix spéciaux décernés par des partenaires des RECIS.

Les préoccupations des journalistes présents à la conférence de presse ont notamment porté sur le budget, les prix des lauréats et la mobilisation étant donné que d’autres manifestations comme la foire internationale de Bobo-Dioulasso se tiennent au même moment. Les membres du comité d’organisation y ont apporté des réponses tout en appelant le public bobolais à s’approprier ce festival en se mobilisant pour sa réussite.

Adaman DRABO

Championnat de vovinam viet vo dao: la région du Kadiogo s’adjuge le trophée

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La Fédération burkinabè de vovinam viet vo dao a organisé, le vendredi 31 octobre et samedi 1er novembre 2025 à Bobo-Dioulasso, la finale du championnat national junior et senior du vovinam viet vo dao. C’est la région du Kadiogo qui est sortie victorieuse de cette finale.

La finale du championnat national, junior et senior du vovinam viet vo dao, s’est jouée du 31 octobre au 1er novembre 2025 dans la ville de Sya. Plusieurs équipes venues de plusieurs régions du Burkina Faso ont pris part à cette finale. La région du Kadiogo ayant engrangé le plus de médailles d’or, remporte la finale. Elle est suivie de la région du Guiriko. Le trophée du meilleur athlète est revenu à Hodou Ben Barro de la province du Houet.

Cette finale s’est jouée en présence des premiers responsables de la Fédération burkinabè de vovinam viet vo dao, des autorités régionales et communales. Pour le président de la fédération, Philippe Sawadogo, l’idée d’organiser un championnat national de vovinam dans la région du Guiriko est de faire de Bobo-Dioulasso, l’un des berceaux du vovinam viet vo dao.

« Cette IIe édition du championnat national est la preuve vivante que la graine plantée par nos pionniers a pris racine sur la terre burkinabè. Elle symbolise notre persévérance, notre unité et notre passion commune pour cet art martial qui dépasse le cadre du sport pour devenir une école de vie », a laissé entendre Philippe Sawadogo. A l’entendre, cette édition à Bobo-Dioulasso est une étape cruciale qui prépare la fédération aux défis futurs, aux compétitions internationales et consolide les fondations d’un vovinam burkinabè fort, uni et respecté.

« Nos athlètes sont prêts à représenter le Burkina Faso à l’échelle africaine et mondiale », a rassuré Philippe Sawadogo. Le conseiller technique du gouverneur du Guiriko, Babou Ido, a salué la tenue du championnat dans la région et a marqué la disponibilité
de la région du Guiriko à accompagner une telle initiative qui fait la promotion du vovinam viet vo dao en particulier et le sport en général.

Adaman DRABO

Initiative présidentielle Faso Mêbo : les Afrodescendants apportent 23 tonnes de ciment

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Présents au Burkina, depuis près de deux semaines, la délégation des Afrodescendants et de la diaspora africaine est allée apporter son soutien de 23 tonnes de ciment à l’Initiative présidentielle Faso Mêbo, jeudi 6 novembre 2925, à Ouagadougou.

L’Initiative présidentielle Faso Mêbo continue d’enregistrer des appuis de diverses natures. En effet, jeudi 6 novembre 2025, dans les locaux de l’ex-lycée Philippe-Zinda-Kaboré, les responsables de l’Initiative présidentielle ont reçu un don des Afrodescendants et de la diaspora africaine qui séjournent depuis quelques jours dans la capitale burkinabè. Ce don est composé de 23 tonnes de ciment. Selon la présidente de l’Institut de développement de la Diaspora africaine (ADDI), Dr Arikana Chihombori, qui conduit la délégation, il s’agit, par ce geste, d’encourager la dynamique de construction endogène du Burkina qui se mène sous le leadership du Président capitaine Ibrahim Traoré.

« Nous sommes ici aujourd’hui pour répondre à l’appel de Son Excellence, le capitaine Ibrahim Traoré, le leader intrépide, le leader transformateur, le leader qui est véritablement au service du peuple, un homme qui incarne ce qui nous attend, en tant qu’Africains », a-t-elle déclaré. En effet, Dr Arikana Chihombori a fait savoir qu’il était de bon ton pour la délégation de témoigner son encouragement en apportant sa part contributive à l’élan de construction du pays. « Nous continuerons à apporter davantage notre contribution, car, nous sommes très fiers du peuple burkinabè.

C’est une petite contribution, mais nous allons continuer à soutenir le travail que vous accomplissez tous ici au Burkina », a-t-elle insisté. Dr Arikana Chihombori a, au regard de la noblesse des actions menées dans le cadre de Faso Mêbo, invité l’ensemble du peuple burkinabè à toujours faire chorus derrière le Président Ibrahim Traoré pour gagner la bataille de la souveraineté en cours pour le bien de tous. Avant de prendre congé des lieux, les donateurs du jour ont participé à la confection des pavés.

Soumaila BONKOUNGOU

Programme :« La conversation panafricaine » des Afrodescendants livrent le contenu au président de l’ALT

Le Président de l’Assemblée législative de transition (ALT), Ousmane Bougouma, a reçu en audience une délégation de la diaspora africaine et d’Afrodescendants, le jeudi 6 novembre 2025, à Ouagadougou.

Une délégation d’Afrodescendants, conduite par la présidente de l’Institut de développement de la diaspora africaine (ADDI), Dr Arikana Chihombori, a été reçue en audience par le Président de l’Assemblée législative de transition (ALT), Ousmane Bougouma, à la mi-journée du jeudi 6 novembre 2025, à Ouagadougou. A l’issue de l’audience, Dr Arikana Chihombori a confié qu’elle est venue rencontrer le président de l’ALT pour lui faire savoir que les pays de de la Confédération des Etats du Sahel (Burkina Faso, Mali Niger), sont résilients.

« Nous lui avons expliqué que nous avons eu une semaine de conversation. Des conversations sur la façon dont nous voulons nous coordonner comme diaspora africaine et montrer notre solidarité avec les trois Nations sahéliennes », a-t-elle dit. Elle a indiqué que la délégation dispose d’un programme appelé « la conversation panafricaine ». Et dans ce programme, il est question de la solidarité au peuple du Burkina et ceux des autres pays de la confédération de l’AES. Dr Chihombori a ajouté que ce programme a permis d’élaborer un document appelé la déclaration de Ouagadougou de la diaspora africaine qui est contre les rapports négatifs des médias sur l’Afrique de l’Ouest.

De ce fait, de son avis, il est envisagé la création d’une télévision panafricaine qui devrait être installée au Burkina, pour contrer les médias occidentaux. Elle a aussi indiqué que les échanges avec le président de l’ALT ont porté sur l’importance d’une synergie entre historiens et écrivains pour réécrire la vraie histoire de l’Afrique, selon le peuple noir. En outre, Arikana Chihombori a nourri l’espoir de voir améliorer les cours dispensés dans les écoles à travers l’Afrique afin qu’ils soient plus panafricains. « Il est l’heure de changer les curricula qui seront axés sur le panafricanisme afin d’avoir le développement », a-t-elle martelé.

Evariste YODA

Gaoua : une foire pour valoriser les produits forestiers non ligneux

La Direction régionale des Eaux et Forêts du Djôrô organise, du 6 au 8 novembre 2025 à la Place de la Nation de Gaoua, la première édition de la foire régionale des produits forestiers non ligneux. Placée sous le thème « Contribution des produits forestiers non ligneux à la sécurité sanitaire et nutritionnelle des populations », cette rencontre vise à promouvoir des produits tels que le beurre de karité, le soumbala, la poudre de baobab et le miel, reconnus pour leurs vertus nutritionnelles, sanitaires et économiques.

Selon le directeur régional, le lieutenant-colonel Bonaventure Traoré, cette foire constitue un cadre de valorisation du savoir-faire local et de sensibilisation à la protection des forêts. Le secrétaire général de la région, Robert Zoungrana, a salué une initiative porteuse de développement durable, invitant les populations à découvrir et à consommer ces richesses naturelles au bénéfice de leur santé et de l’économie locale. Nous y reviendrons.

Conseil des ministres : Bientôt une carte d’identité biométrique AES

 Le Président du Faso, Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, a présidé ce jeudi 6 novembre 2025, le Conseil des ministres. Cette session ordinaire a examiné et adopté plusieurs dossiers et pris d’importantes décisions pour la bonne marche de la Nation, selon le Porte-parole du Gouvernement, Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO.
Au titre du ministère de l’Économie et des Finances, le Conseil a adopté un décret portant déclaration d’utilité publique urgente un terrain litigieux dans la région des Koulsé entre les villages de Zaonna/Saori (département de Mané, province du Sandbondtenga) et Yilou (département de Guibaré, province du Bam).
« Le décret a pour but d’exproprier le terrain querellé au profit d’un projet d’intérêt général en l’occurrence des travaux militaires. En conséquence, tout occupant est sommé de quitter les lieux sans délai », explique le Ministre d’État, chargé de l’Administration territoriale, Emile ZERBO. Il ajoute que cette mesure sera appliquée à tous les cas similaires.
Pour le compte du ministère de la Sécurité, le Conseil des ministres a adopté 2 décrets. Le premier décret, relatif à la règlementation des documents de voyage, s’inscrit dans le cadre de la modernisation et de la sécurisation des documents de voyage. Selon le Ministre de la Sécurité, le Commissaire divisionnaire de Police, Mahamadou SANA, cette initiative vise à assurer la conformité des passeports et autres titres de voyage aux standards internationaux, notamment ceux de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI). Ce décret introduit des innovations majeures notamment l’institution du passeport d’urgence pour les motifs de nécessité impérieuse ou d’urgence dûment justifiés, en l’occurrence les cas d’évacuation sanitaire, l’institution du passeport de pèlerinage.
Le second décret porte sur l’institution d’une Carte d’identité biométrique AES. L’institution de la Carte d’identité biométrique AES vise à doter notre pays d’un document d’identité fiable, sécurisé et conforme aux normes communautaires et internationales tout en facilitant l’accès des citoyens aux services sociaux de base. En termes d’innovations, ce décret permet à tout citoyen burkinabè, âgé de 5 ans au moins, de se faire établir une carte d’identité biométrique AES dont la validité est de dix ans.
Le Ministre de la Sécurité, le Commissaire divisionnaire de Police Mahamadou SANA, précise que dans le cadre de la mise en œuvre de la Carte d’identité biométrique AES, il est prévu une période transitoire de 5 ans, à compter de sa date de mise en circulation, pour le retrait définitif des cartes d’identité actuellement en vigueur dans les États de l’AES.
Direction de la communication de la Présidence du Faso