Promotion de la finance inclusive: les associations de consommateurs se forment en médiation

L’Agence nationale de promotion de la finance inclusive (ANPFI), à travers l’Observatoire de la qualité des services financiers du Burkina Faso (OQSF-BF), a organisé du 28 au 30 octobre 2025 à Bobo-Dioulasso, un atelier sur la médiation financière et l’éducation financière au profit des associations des consommateurs. La formation vise à les outiller dans leur mission d’accompagnement, de sensibilisation et de médiation entre les partenaires des services financiers.

La médiation financière est un moyen de recours externe, gratuit et de résolution à l’amiable de différends qui opposent les institutions financières et leur clientèle ou usagers. L’Observatoire de la qualité des services financiers du Burkina Faso (OQSF-BF), organe rattaché à l’Agence nationale de promotion de la finance inclusive (ANPFI), a formé du 28 au 30 octobre 2025 à Bobo-Dioulasso les associations de défense des droits des consommateurs sur cette notion et aussi sur l’éducation financière.

Ces participants ont appris pendant trois jours la médiation financière, la planification et la gestion budgétaire, les stratégies d’épargne, la gestion responsable de la dette, la prévention du surendettement, ainsi que la protection des consommateurs de produits et services financiers. Ces modules qui ont été dispensés aux membres des associations des consommateurs visent à renforcer leur rôle dans l’accompagnement, la sensibilisation et la médiation entre les prestataires des services financiers.

A l’occasion de clôture de la formation intervenue le 30 octobre 2025, le président de la ligue des consommateurs du Burkina, Dasmané Traoré, a loué l’initiative qui, de son avis, va permettre de disposer d’ambassadeurs capables de répondre aux préoccupations des usagers des institutions financières. La représentante des participants, Judith Youl Medah, a rassuré qu’ils vont jouer pleinement ce rôle d’ambassadeur dans leurs localités respectives. Pour le chargé d’appui technique à l’ANPFI, Nicolas Kobiané, les modules dispensés aux associations des consommateurs, visent à renforcer leurs compétences techniques et opérationnelles afin de leur permettre de mieux accompagner les usagers dans leurs interactions avec les institutions financières.

Il a ainsi invité les participants à diffuser ces modules au sein de leurs communautés, à éduquer, sensibiliser et accompagner les consommateurs dans la gestion responsable de leurs finances. « Je formule le vœu que les enseignements reçus et les expériences partagées se traduisent par des initiatives concrètes et durables sur le terrain. Que cette formation renforce la synergie entre les acteurs, inspire de nouvelles actions et contribue à l’édification d’un système financier plus inclusif et plus protecteur pour tous les Burkinabè », a dit Nicolas Kobiané. L’inclusion financière, à l’en croire, n’est pas un concept abstrait. Elle est une condition essentielle à la réduction des inégalités, à l’autonomisation écono-mique et à la prospérité collective.

C’est ce rôle qui est d’ailleurs dévolu à l’OQSF appuyé par l’ANPFI, celui de bâtir un environnement financier fondé sur la transparence, la confiance et la responsabilité. La formation des associations des consommateurs à Bobo-Dioulasso est la dernière étape d’une série d’ateliers régionaux consacrés à la médiation et à l’éducation financière. Elle a connu la présence du médiateur financier du Sénégal, Banda Diop.

L’Agence nationale de promotion de la finance inclusive (ANPFI) a pour mission le renforcement des capacités de financement des prestataires de services financiers, l’accès et l’utilisation des produits et services financiers par les populations vulnérables et les PME ainsi que la protection des consommateurs des services financiers. Quant à l’Observatoire de la qualité des services financiers du Burkina Faso (OQSF-BF), il est un organe d’appui à la promotion de l’inclusion financière. Il veille à la qualité des produits et services
financiers et assure la média- tion entre les prestataires et leurs clients.

Adaman DRABO
Safiatou BOLY
(Stagiaire)

Décès du grand imam de Dédougou: El hadj Almâmy Famanta Traoré repose au cimetière route de Tougan

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Décédé le lundi 3 novembre dernier à Ouagadougou, le grand imam de Dédougou, El hadj Almâmy Famanta Traoré a été inhumé, le mardi 4 novembre 2025 à Dédougou. Une marée humaine a pris d’assaut les rues de la ville de Dédougou pour accompagner le défunt guide religieux à sa dernière demeure.

Mort dans sa 63e année, le grand Imam de Dédougou, Almamy Famanta Traoré, a été conduit dans sa dernière demeure, dans l’après-midi du mardi 4 novembre 2025 à Dédougou. Les autorités administratives régionales, militaires et paramilitaires, religieuses, coutumières et la population de la ville se sont mobilisées pour un dernier hommage au guide religieux de la cité de Bankui.

Du domicile mortuaire au secteur 1 de la ville, à la tombe au cimetière route de Tougan, autorités et population ont battu le pavé pour accompagner le défunt à sa dernière demeure. Dans cette ambiance aussi émotionnelle que palpitante, la jeunesse a exigé et obtenu de soulever le corps, s’opposant à l’utilisation de tout moyen de locomotion jusqu’à sa dernière demeure. Il s’est agi pour elle de rendre un ultime hommage à l’imam pour son dernier voyage. Dans le cortège qui accompagnait le défunt, l’on ne cessait d’entendre dire : « Nous avons perdu un grand homme, un rassembleur … ».

Ces murmures sont repris à haute et intelligible voix par celui qui a joué le rôle de muezzin auprès du regretté, Cheick Oumar Koné. « C’était un homme charismatique. Il a su supporter tout le monde. C’est notre baobab qui est tombé », a-t-il lâché. La voix presque inaudible, il a poursuivi que « face à une situation, le grand imam avait la manie de dire de toujours rechercher l’entente plutôt que la vérité ».

L’ancien collègue de travail du défunt, Mamadou Palenfo, au bord du sanglot, a laissé entendre qu’il a connu l’homme, il y a de cela une vingtaine d’années. « Je retiens de lui, un homme de paix. Il a beaucoup œuvré pour la communauté, surtout dans le cadre du dialogue interreligieux allant jusqu’à parrainer des activités du diocèse », a-t-il précisé. L’évêque diocésain de Dédougou, Monseigneur Prosper Bonaventure Ki, a abondé dans le même sens. Présent à l’enterrement de celui qu’il présente comme son confident, il a avoué qu’il y avait de la fraternité entre lui et le défunt imam. « Il était très ouvert dans sa vie et très sincère dans son amitié.

L’imam était un homme plein de qualités », a-t-il souligné. L’évêque diocésain a saisi l’occasion pour présenter, au nom de la communauté catholique, sa compassion à la famille éplorée et à l’ensemble des musulmans de la région des Bankui. Quant au gouverneur, Babo Pierre Bassinga, il a confié que le grand imam était un homme « affable », un pont entre les communautés et un bâtisseur hors pair. Au nom des corps constitués et de l’ensemble des filles et fils de la région de l’ex-Boucle du Mouhoun, il a présenté ses condoléances mues à la famille de l’imam et à la communauté musulmane régionale. Le grand imam que la ville de Dédougou pleure, laisse derrière lui deux veuves, six enfants et une communauté musulmane inconsolables.

Yacouba BELEM

Procès en appel dans l’affaire Tiegnan et compagnie: l’agent judiciaire de l’Etat réclame près de 6 milliards F CFA aux accusés

Au troisième jour du procès du détournement de deniers publics impliquant Amidou Tiegnan et ses co-prévenus, les témoins Soumaïla Zoromé et Zakaria Koumaré sont passés à la barre pour livrer leurs versions des faits, mercredi 5 novembre 2025, à la Cour d’appel de Ouagadougou.

Dès l’ouverture, au troisième jour, du procès en appel de détournement de deniers publics, l’Agent judiciaire de l’Etat (AJE), Mahama Tako est passé expliquer en détail les opérations régulières et irrégulières effectuées par les accusés, Amidou Tiegnan,
Salifou Ouédraogo, Pétronille Tarpaga et Philippe Bayoulou sur deux comptes. Après récapitulatif des sommes perçues irrégulièrement par les prévenus, l’AJE a réclamé un montant de près de 6 milliards F CFA.

Outre la réclamation de l’AJE, l’audition du mercredi 5 novembre 2025, à la Cour d’appel de Ouaga-dougou, a été marquée par le passage des témoins. Le Secrétaire permanent du Conseil national de secours d’urgence et de réhabilitation (SP/CONASUR), Soumaïla Zoromé et le responsable de l’unité de vérification au moment des faits, Zakaria Koumaré ont comparu pour éclairer la juridiction sur les mécanismes ayant permis le détournement.

En effet, le premier témoin, Soumaïla Zoromé a expliqué que dans le cadre de la mise en œuvre des missions du SP/CONASUR, il arrive de solliciter un accompagnement du ministère en charge de l’action humanitaire pour la prise en charge d’un certain nombre de dépenses notamment les frais de manutention pour assurer le chargement des vivres à destination des localités concernées.

Quand il arrivait au SP/CONASUR, Salifou Ouédraogo était le régisseur d’avance et assu-rait la gestion de la manutention. « Il assurait la gestion et rendait compte directement au Directeur de la gestion des finances (DGF) au ministère. Sur les états d’émargements, il y a effectivement la co-signature de Salifou Ouédraogo, du gestionnaire de compte en question et l’approbation du directeur de la gestion des finances », a-t-il déclaré.

A la question du Tribunal de savoir qui est habilité à toucher le chèque au Trésor, M. Zoromé a affirmé qu’il s’agit de Salifou Ouédraogo. A entendre Zoromé, il n’est impliqué dans aucune des signatures. « Quand je suis arrivé au SP CONASUR,
j’ai cherché à comprendre pourquoi, nous ne sommes pas responsables du compte. Le compte est logé au ministère avec un gestionnaire désigné et un responsable de son administration qui est le DGF.

A partir de ces moments, pour avoir un contrôle sur les ressources mises à la disposition du secrétariat permanent, il fallait entreprendre un certain nombre de réformes », a-t-il confié. Pouvez-vous me confirmer que vous êtes le trait d’union entre le SP/CONASUR et le ministère en charge de l’action humanitaire en termes d’expression de besoin en appui pour la manutention ? A cette question du parquet, M. Zoromé a répondu qu’il a toujours donné son approbation s’agissant des besoins formels exprimés. Salifou Ouédraogo est la plaque tournante de la manutention en termes de besoins.

Avant tout propos, le 2e témoin, Zakaria Koumaré, par ailleurs responsable de l’unité de vérification au moment des faits, s’est d’abord prêté à l’exercice de dire la vérité devant la Cour. En effet, il a tenté d’expliquer les conditions de déblocage des fonds liés aux dépenses. Mais, l’au-dience a été suspendue. Le procès reprend aujourd’hui, jeudi 6 novembre 2025, avec la constitution des parties civiles.

Oumarou RABO
Korotimi NABALOUM
(Stagiaire)

 

Forum sur la santé mentale: A la recherche d’une synergie pour un système de santé résilient

Le ministère de la Santé organise le premier forum national sur la santé mentale et le soutien psychosocial, couplé à la commémoration en différé de la Journée mondiale de santé mentale, du 4 au 6 novembre 2025, à Ouagadougou.

Placé sur le thème « Santé mentale et soutien psychosociale dans un contexte de crise sanitaire et sécuritaire : états des lieux et mesures de mitigation pour un système de santé humanisant et résiliant », le premier forum national réunit des chercheurs, des praticiens, des décideurs, des acteurs humanitaires, des juristes et membres d’associations, du 4 au
6 novembre 2025 à Ouaga-dougou. Plusieurs thématiques seront abordées au cours du forum qui est couplé à la commémoration en différé de la Journée mondiale de la santé mentale qui se tient chaque 10 octobre.

Pour le ministre chargé de la Santé, Robert Lucien Jean Claude Kargougou, il s’agit à travers cette rencontre de créer un cadre de partages d’expériences, de réflexion collective et d’engagement pour une meilleure prise en charge de la santé mentale au Burkina Faso. Car, a-t-il regretté, selon une étude réalisée en 2021 dans la population générale, 33,49% des Burkinabè remplissaient les critères d’au moins un trouble mental. Chez les personnes déplacées internes, poursuit-il, la prévalence des troubles mentaux était de 44,51%.

« Ces chiffres sont interpellateurs sur la nécessité de développer des actions fortes pour protéger la santé mentale et le bien-être des populations », a-t-il insisté.
Quant au patron du présent forum, le ministre d’Etat, le ministre de la Défense et des Anciens combattants, général de Brigade Célestin Simporé, il a loué les efforts des Forces de défense et de sécurité (FDS) et des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) qui se battent au quotidien pour préserver l’intégrité du territoire et la sécurité des populations. « Ces femmes et ces hommes, exposés en première ligne, paient souvent un lourd tribut non seulement physique, mais aussi psychologique », a-t-il indiqué.

C’est pourquoi, il a souhaité que leur accompagnement psychologique soit au même niveau
d’attention que leur appui matériel ou logistique. Il s’est engagé à travailler en synergie avec le ministère de la Santé pour renforcer les dispositifs d’écoute, de prise en charge et d’accompagnement psychologique au profit des militaires, des VDP, de leurs familles, mais aussi des populations affectées par les crises.

En tant que co-marraine de cette commémoration, le ministre de l’Action humanitaire et de la Solidarité, Passowendé Pélagie Kaboré, a salué l’initiative du ministère de la Santé et l’engagement de tous les acteurs œuvrant pour une société plus solidaire et résiliente. Elle a de ce fait rassuré que son ministère oeuvrera en étroite collaboration avec celui de la Santé et les partenaires humanitaires pour renforcer le soutien psychosocial et la prise en charge communautaire. « Nous travaillons à intégrer la santé mentale dans les interventions humanitaires, former les acteurs de terrain et créer des espaces d’écoute et d’accompagnement pour les personnes vulnérables », a-t-elle dit.

Et au co-parrain, le ministre chargé de la Justice, Edasso Rodrigue Bayala, d’indiquer que sur le plan juridique, le Bur-kina Faso a posé des jalons importants avec la loi portant protection et promotion des droits des personnes vivant avec un handicap, ainsi que les textes encadrant la prise en charge psychiatrique.

Toutefois, a-t-il reconnu, des défis persistent notamment l’insuffisance des infrastructures spécia-lisées et de personnel qua-lifié, les difficultés de coordination entre le système judiciaire et celui de la santé. L’urgence s’impose donc, selon le ministre Bayala de renforcer le cadre réglementaire et institutionnel, de développer des mécanismes de suivi et de protection des droits des personnes souffrant de troubles mentaux et d’intégrer pleinement la santé mentale dans les politiques publiques.

Adama SEDGO

 

Journée internationale de la femme rurale: la situation de l’autre moitié du ciel débattue à Manga

Le Projet régional d’appui au pastoralisme au Sahel phase 2 – Burkina Faso (PRAPS 2-BF) a animé, mardi 4 novembre 2025, à Manga, dans le Nazinon, un panel sur sa contribution à l’amélioration de la situation de la femme en milieu rural. C’était dans le cadre de la 28e édition de la Journée internationale de la femme rurale, commémorée le 15 octobre dernier.

Le Projet régional d’appui au pastoralisme au Sahel phase 2-Burkina Faso (PRAPS 2-BF) n’est pas resté en marge de la 28e édition de la Journée internationale de la femme rurale, commémorée le 15 octobre dernier. En effet, dans ce cadre, il a animé, mardi 4 novembre 2025, à Manga, un panel sur la contribution du programme à l’amélioration du rôle et de la situation de la femme en milieu rural. L’événement a réuni une cinquantaine de femmes pasteures et agro-pasteures.

Au cours de ce panel, deux communications ont été présentées. La première a été dispensée par Assetou Dabré, la représentante de la Cellule genre du ministère de l’Agriculture, des Ressources animales et halieutique (MARAH). Dans son intervention, Mme Dabré a rappelé que la Journée internationale de la femme rurale a été institutionalisée par les Nations-unies lors de la Conférence mondiale sur les femmes en 1995 en Chine et ce, pour le constat que les femmes rurales jouent un rôle essentiel dans la sécurité alimentaire, la lutte contre la pauvreté et participent au développement durable.

Elle a ajouté que les femmes rurales consacrent plus de temps aux tâches domestiques que les hommes et contribuent à 80% à procurer de l’alimentation à la famille. Suite à des plaidoyers au regard des difficultés auxquelles la femme est confrontée, cette journée, a précisé Mme Dabré, a été reconnue officiellement en 2007 et célébrée pour la première fois en 2008 dans le monde, y compris au Burkina Faso.

La représentante de la Cellule genre du MARAH a également évoqué, dans sa communication, les objectifs de la journée. A l’écouter, elle vise à reconnaitre et à valoriser le rôle des femmes rurales, à les sensibiliser à leurs conditions de vie et de travail et à les soutenir pour leur autonomisation économique et sociale. Cette journée, d’après Assetou Dabré, a aussi pour but de promouvoir l’égalité entre les sexes en milieu rural.

Améliorer l’inclusion sociale

Abordant les initiatives du MARAH en faveur des femmes rurales, la communicatrice a indiqué que sa structure compte actuellement plusieurs projets qui prennent en compte les femmes. Elle a cité à titre d’exemple, la semence de niébé donnée gratuitement aux femmes et la subvention du matériel agricole de 70 à 80% à leur profit. « Des quotas de
30% de superficies sont octroyés aux femmes et aux jeunes lors des aménagements agricoles », a mentionné Mme Dabré.

Elle a ajouté que les animaux des femmes sont gratuitement vaccinés et ces dernières sont largement impliquées dans la production fourragère, l’embouche bovine et ovine et même dans la production apicole et piscicole. La deuxième communication qui a porté sur les missions, les objectifs et les acquis du programme, a été développée par Déborah Kam, chargée du Genre au PRAPS 2-BF. Dans son exposé, elle a fait savoir que le Projet, mis en œuvre dans six pays, vise à renforcer la résilience des pasteurs et des agropasteurs dans ses zones cibles. Pour elle, les principaux bénéficiaires du programme sont les ménages pastoraux et agropastoraux.

« Les personnes vulnérables, les femmes et les jeunes sont pleinement intégrés », a-t-elle précisé. Et de poursuivre que le PRAPS 2-BF couvre 11 régions du Burkina Faso. En ce qui concerne les acquis du projet, Mme Kam, a soutenu qu’il a concouru
à améliorer l’inclusion sociale et économique des femmes et des jeunes. A cet effet, elle a noté que des actes de naissances et des Cartes nationales d’identité burkinabè (CNIB) ont été délivrés au profit des pasteurs et des agro-pasteurs. « 10 776 actes ont été établis dans la région du Nazinon dont 1 000 CNIB au profit des femmes et des jeunes », a confié la chargée du Genre au PRAPS 2-BF avant de conclure que sa structure, dans sa composante 5, a permis d’élaborer une stratégie et un plan d’actions genre.

Noufou SAWADOGO

Exploitation artisanale de l’or dans le Nakambé: la Coopération de Goulanda mise sur pied

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Des artisans miniers de la commune de Komtoèga, dans la province du Boulgou, ont mis en place, le mardi 4 novembre 2025, à l’issue d’une assemblée générale constitutive, une société coopérative simplifiée d’exploitation minière du site de Goulanda.

La région du Nakambé a sa première coopérative d’exploi-tation minière artisanale. Appelée Coopérative de Goulanda, du nom du village où est situé le site minier, elle a été mise en place, le mardi 4 novembre 2025, à Komtoèga, dans la province du Boulgou, à
l’issue d’une assemblée générale. Le bureau est composé d’un Comité de gestion (COGES) de trois personnes, dirigé par Sahanouna Bayiré et d’un comité de surveillance également de trois membres, piloté par Salifou Bayiré.

A peine élu, le président du COGES a exprimé sa joie d’avoir eu la confiance de ses mandants. Il a dit placer son action sous le signe de la cohésion afin de gérer les difficultés qui vont se poser à la coopérative. Et pour y faire face, M. Bayiré a demandé à l’administration publique chargée des mines de l’aider à former les membres de son bureau pour mener à bien les missions à eux confiées.

Le directeur régional de l’énergie, des mines et carrières du Nakambé, Windengoundi Urbain Sam, a rappelé que le nouveau code minier, adopté en juillet 2024, fait obligation aux artisans miniers de se constituer en coopérative pour l’exploitation artisanale de l’or. Pour lui, la mise en place de cette coopérative est une étape cruciale dans la dynamique de structuration, de professionnalisation et de formalisation de l’exploitation minière artisanale dans la région du Nakambé.

Il a souligné que l’exploitation artisanale, bien qu’elle génère des revenus pour de nombreuses familles, a longtemps été confrontée à l’insécurité, au faible respect de l’environnement, aux conflits d’intérêts. C’est pourquoi, M. Sam a estimé que la création de la coopérative de Goulanda constitue une réponse concrète à ces défis. Il s’est dit convaincu que cette structure va participer à une meilleure organisation des artisans miniers autour d’un cadre légal et reconnu.

A son avis, elle va également permettre une gestion transparente et équitable des ressources du site. Mieux, il a déclaré que la coopérative va favoriser la prise en compte effective des normes environnementales et de sécurité et va ouvrir une voie pour un accès facile à des formations, des équipements adaptés et à des circuits de commercialisation formels.

Accompagner le secteur

Le directeur régional chargé des mines a salué l’engagement des artisans de Goulanda qui ont compris la nécessité de s’organiser, de s’unir et de collaborer autour d’un objectif commun. « Cette coopérative est votre outil : appropriez-la-vous, gérez-la avec rigueur et transparence, et placez l’intérêt général de ses membres au cœur de vos
actions », a-t-il lancé.

Windengoundi Urbain Sam a souhaité que la coopérative de Goulanda devienne un modèle de réussite et une source d’inspiration pour d’autres sites miniers artisanaux de la région du Nakambé et du Burkina Faso. Selon Lamissa Pierre Zougouri, de la direction générale des mines et de la géologie, l’Etat est soucieux de sa population et veut accompagner le secteur afin que celui-ci soit bénéfique à tous. Il a rappelé que la coopérative doit « idéalement » avoir 100 membres, ceux-ci pouvant être des personnes physiques ou morales.

« Dans une coopérative, les décisions se prennent de façon démocratique à travers un vote », a-t-il précisé. Après sa création et sa reconnaissance par l’autorité compétente, Pierre Zougouri a fait savoir que la coopérative peut demander une autorisation d’exploitation artisanale de l’or au ministère chargé des mines qui va octroyer une superficie ne dépassant pas 1km2. Néanmoins, il a ajouté que la même coopérative peut formuler une autre demande pour l’exploitation d’un autre ou de plusieurs sites. M. Zougouri a donc détaillé que l’organisation du secteur va permettre non seulement à l’Etat d’avoir un œil sur chaque coopérative et situer les responsabilités en cas de problème mais aussi apporter un appui technique aux coopératives pour une meilleure exploitation des sites.

La préfète, présidente de la délégation spéciale de la commune de Komtoèga, Mariama Nakouari, s’est réjouie de la mise en place de cette coopérative dans
sa commune qui, a-t-elle espéré, va permettre une meilleure organisation des sites d’orpaillage. « Cette initiative est la bienvenue parce qu’elle va être très bénéfique pour la population mais également pour la commune de Komtoèga et pour l’Etat burkinabè », a laissé entendre Mme Nakouari.

Anselme KAMBIRE

Promotion de la cantine endogène: démarrage des jardins scolaires à Pibsé

Le ministre de l’Enseignement de base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales, Jacques Sosthène Dingara, a lancé, le mercredi 5 novembre 2025 à Pibsé dans la province du Bazèga, les opérations de récolte des champs scolaires et le démarrage des jardins scolaires.

Le ministère de l’Enseignement de base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales veut promouvoir les cantines endogènes dans les éta-blissements scolaires. C’est pourquoi, des réformes ont été entreprises parmi lesquelles, l’installation des champs et des jardins scolaires. Pour cette année scolaire, c’est l’école primaire publique de Pibsé dans la commune de Doulougou (province du Bazèga) qui a accueilli, hier mercredi 5 novembre 2025, les premiers responsables du ministère pour le lancement des récoltes des champs scolaires de la saison écoulée.

C’était l’occasion également de lancer les activités des jardins scolaires pour l’année scolaire en cours. L’école primaire de la loca-lité qui compte 305 élèves a pu emblaver au cours de la saison des pluies, une superficie de plus d’un demi hectare. Il est attendu de sa production environ deux tonnes de maïs, 120 kilogrammes de soja et 130 kilogrammes de patate douce. La directrice de l’école, Eugénie Nacoulma a dit sa fierté de recevoir
la délégation de son mi-nistère.

Elle s’est engagée, avec l’accompagnement de ses collègues et les parents d’élèves, à redoubler d’effort dans l’exploitation du champ et jardin de son établissement. Car pour elle, le jardin permet d’enrichir la qualité nutritionnelle des apprenants. Le problème d’eau pour l’arrosage du jardin se fait ressentir, selon la directrice, car le forage existant ne répond pas convenablement. Elle compte de ce fait, sur le soutien des autorités et de bonnes volontés pour faire du champ et du jardin scolaires, un pôle d’apprentissage et de savoir.

Elle souhaite enfin que l’exemple de Pibsé inspire toutes les écoles du Burkina.
Le président de l’Association des parents d’élèves (APE), Benjamin Ouédraogo et le président de la délégation spéciale de Doulougou, Gueswendé Modeste Ouédraogo ont, tour à tour, promis d’accompagner cette initiative pour le bien-être des enfants. « Pendant la saison écoulée, nous nous sommes mobilisés autour des élèves et leurs encadreurs pour labourer ce champ. Les récoltes permettront d’alimenter la cantine scolaire. Et si les enfants mangent bien, ils feront certainement de bons résultats »,
a rassuré le président APE.

Quant au ministre en charge de l’Enseignement de base, Jacques Sosthène Dingara, il a indiqué que l’initiative des champs et jardins scolaires est une des réformes qui vise à promouvoir les cantines endogènes. « Il s’agit d’organiser tous les acteurs autour des parents d’élèves pour nourrir nous-mêmes les enfants. Nous sommes un pays agricole, avec des terres fertiles. Tout cela est possible », a-t-il laissé entendre. Et d’ajouter que l’idée des champs scolaires est aussi une contribution de son département à l’initiative agricole lancée par le chef de l’Etat.

Il s’est réjoui de constater que la réforme est en train d’être comprise par la communauté. Pour preuve, a-t-il illustré, d’en-viron 1600 champs scolaires en 2024, le nombre est passé à plus 2400, cette année. « Nous sommes satisfaits et nous encourageons tous les acteurs à continuer dans cette lancée », a dit le ministre. A l’entendre, les champs et jardins scolaires ne sont pas uniquement des espaces d’agriculture. « Ce sont des véritables laboratoires d’initiation, de culture d’esprit d’autonomie et d’esprit d’indépendance », a-t-il conclu.

Adama SEDGO

Programmes et projets de l’UEMOA: le Burkina, un pays exemplaire

L’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) tient du 5 au 7 novembre 2025 à Ouagadougou, la 11e édition de sa revue technique des réformes, politiques, programmes et projets communautaires au Burkina Faso.

Chaque année, l’équipe techni-que de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) et les experts nationaux font le point de l’état d’avancement des politiques et programmes de l’UEMOA au Burkina. Pour l’édition 2025, cette revue technique des réformes, politiques, programmes et projets communautaires se tient du 5 au 7 novembre 2025 à Ouagadougou.

Selon le directeur des transports, chef de la délégation de la Commission de l’UEMOA au titre de la revue annuelle édition 2025 au Burkina, Adebayo Samson Balogoun, la revue vise à favoriser l’accélération de l’application des réformes, politiques, programmes et projets communautaires au sein de l’UEMOA, dans le cadre de l’approfondissement de l’intégration régionale.

« Il s’agit donc de rassembler les éléments de preuves attestant des progrès réalisés afin de pouvoir en rendre compte aux autorités de l’Union », a-t-il indiqué.
Pour le représentant du Ministre de l’économie et des finances (MEF), Adjiara Ouédraogo par ailleurs directrice du portefeuille de l’Etat, la revue consiste aussi à faire le point sur l’état de mise en œuvre des réformes de l’UEMOA au plan national.

Au total, 145 textes réglementaires et trois programmes et projets pour un montant de
plus de 12 milliards F CFA seront évalués. Les domaines concernés sont la gouvernance économique et la convergence, le marché commun et les politiques sectorielles. Les travaux se mèneront sur la base de la grille de pondération adoptée d’un commun accord lors de l’atelier régional préparatoire de la revue, tenu à Dakar du 16 au 20 juin 2025.

A écouter Adebayo Samson Balogoun, les conclusions de la présente revue seront consignées dans un mémorandum consensuel, qui sera signé par les
deux parties. Les résultats ainsi consolidés serviront de base à la phase politique de la revue, prévue en 2026. Et Mme Ouédraogo de poursuivre que ledit mémorandum sera remis au président du Faso.

Notons que la revue annuelle, réalisée en 2024, a permis de noter des avancées en matière de transposition et d’application des réformes communautaires. Les performances enregistrées par le Burkina Faso révèlent un taux moyen de mise en œuvre des réformes de 88,99 contre 86,15 en 2023, soit une hausse de 2,84%. Le Burkina s’illustre comme un pays exemplaire en matière de mise en œuvre des réformes communautaires au sein de l’espace UEMOA a fait savoir Adjiara Ouédraogo.

Fleur BIRBA
fleurbirba@gmail.com

Comment la 8e CIIE va-t-elle stimuler le commerce et la collaboration internationale ?

Les plus grandes entreprises mondiales, dont les dix principaux groupes industriels électriques et des multinationales du secteur de la santé, se rassembleront lors de la 8e Exposition internationale d’importation de la Chine (CIIE) pour présenter leurs technologies de pointe et approfondir leur expansion sur les marchés.

La 8e CIIE se tiendra à Shanghai du 5 au 10 novembre. Cette exposition constitue le premier événement mondial de niveau national dédié exclusivement aux importations.

Nouveaux records et premières inédites

 La 8e CIIE accueillera 4 108 exposants étrangers venant de 155 pays, régions et organisations internationales, avec une superficie d’exposition totale dépassant les 430 000 mètres carrés, un nouveau record en termes d’échelle, a déclaré le vice-ministre chinois du Commerce Sheng Qiuping lors d’une conférence de presse le 28 octobre.

M. Sheng a ajouté que les entreprises de 123 pays partenaires de l’initiative « la Ceinture et la Route » avaient confirmé leur participation, soit une augmentation de 23,1% par rapport à l’année précédente.

L’événement sera le théâtre du lancement de 461 nouveaux produits, technologies et services.

La 8e CIIE inaugurera pour la première fois un espace dédié aux produits des pays les moins avancés (PMA), favorisant l’utilisation des avantages de « tarif douanier zéro » par les entreprises et produits de tous les PMA ayant établi des relations diplomatiques avec la Chine, ainsi que des 53 pays africains. Le nombre d’entreprises africaines participant à cette édition augmentera de 80% par rapport à l’année dernière, a précisé M. Sheng.

La « Plateforme privilégiée du commerce électronique transfrontalier » et l' »Espace de services du commerce électronique transfrontalier » seront également présentés pour la première fois, créant des événements spéciaux pour les plateformes d’e-commerce et les opérateurs de nouveaux canaux de distribution.

Cette année, la 8e CIIE introduira de nouvelles thématiques telles que la silver économie (dédiée aux seniors), l’économie des sports d’hiver, l’économie sportive et le tourisme automobile, aux côtés de nouvelles plateformes pour la consommation numérique et la santé, a indiqué le vice-ministre.

Ces mesures sont conçues pour stimuler la consommation de biens et de services et favoriser de nouvelles formes de consommation, a-t-il ajouté.

 

Synthèse de Nadège YAMEOGO

(Source : CGTN / Photo : VCG)

Semaine du Numérique du Burkina Faso: Cybastion lance un American Tech Hub interactif

Partenaire clé de la transformation numérique du Burkina Faso, l’entreprise technologique américaine Cybastion sera sponsor majeur de la 20ᵉ édition de la Semaine du Numérique, un événement de quatre jours qui se tiendra du 18 au 21 novembre sur le thème « L’IA au cœur de la transformation numérique » et qui réunira des dirigeants des secteurs public, académique et technologique.

Cybastion animera un American Tech Hub mettant en avant des innovations américaines de pointe. Cet espace immersif et interactif proposera des démonstrations en temps réel, des casques de réalité virtuelle (VR) et des activations pratiques de solutions numériques et d’infrastructures qui façonnent l’avenir digital du Burkina Faso.

Le Burkina Faso progresse de manière constante dans sa transition numérique et s’engage à bâtir un écosystème sûr, résilient et durable. En partenariat avec le Ministère de la Transition Digitale, des Postes et des Communications Électroniques, Cybastion déploie des projets numériques et d’infrastructure de classe mondiale qui renforceront la compétitivité, la croissance et la prospérité du pays.

« Cybastion est un partenaire de confiance de la transformation numérique du Burkina Faso depuis cinq ans », a déclaré Dr Thierry Wandji, directeur général de Cybastion. « Nous sommes fiers d’accompagner le pays dans la réalisation de sa vision ambitieuse du numérique.»



Pour répondre à la demande de compétences numériques, la Semaine du Numérique proposera un cours gratuit et accrédité via Africa DigiEmpower — un partenariat entre Cybastion, Cisco et le Gouvernement du Burkina Faso — destiné à doter les jeunes et les femmes de compétences avancées, notamment en cybersécurité, IA et programmation, grâce aux cursus de la Cisco Networking Academy. Les inscriptions ouvriront prochainement pour ce cours proposé pendant la Semaine du Numérique.

« Cybastion accompagne le gouvernement burkinabè dans la prise en main de son avenir numérique, tout en améliorant la vie quotidienne, en responsabilisant les communautés et en développant les capacités locales », a déclaré Ibrahim Younoussi, directeur pays de Cybastion au Burkina Faso

Auteur : Cybastion