Obstacles au développement de l’Afrique: les crimes économiques décryptés

Le ministère des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur a organisé un panel sur le thème : « Les crimes économiques déterminants : la conférence de Berlin et le néocolonialisme », samedi 1er novembre 2025 à Ouagadougou.

Le ministère des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur veut montrer à la génération actuelle les impacts négatifs des crimes économiques sur l’Afrique et la nécessité de trouver des solutions idoines pour le développement du continent.

A cet effet, il a organisé un panel le samedi 1er novembre 2025 à Ouagadougou sur le thème : « Les crimes économiques déterminants : la conférence de Berlin et le néocolonialisme ». Cette communication assurée par l’universitaire Serge Noël Ouédraogo, maitre de conférences en histoire contemporaine a connu la participation d’une délégation de la diaspora africaine et d’afrodescendants venus des USA.

Le conférencier a abordé différentes formes d’exploitation économique de l’Afrique depuis l’ère coloniale au néocolonialisme. A ce propos, il a indiqué que pendant la colonisation, les terres africaines étaient considérées comme vacantes au point que des puissances européennes se sont donné le droit de partage. C’est ainsi qu’elles se sont ruées sur le continent tout au long du XIXe siècle avec souvent des rivalités entre elles sur les conquêtes des positions les plus stratégiques.

C’est ainsi, a-t-il cité en exemple, que les Britanniques ont écarté les Danois et les Portugais en Gold Coast (actuel Ghana). Ils ont évincé les Portugais dans le Delta du Niger et pris possession du Delta du Niger et de Lagos. Ils se sont également imposés aux Hollandais en Afrique du Sud depuis la première moitié du XIXe siècle, a confié M. Ouédraogo.

Les Français de leurs côtés, a poursuivi le communicateur, ont retiré aux Portugais les comptoirs de Conakry et de Porto Novo. Cette course effrénée à l’accaparement des terres africaines va cristalliser des rivalités franco-belgo-portugaises dans le bassin du fleuve Congo et franco-britanniques en Egypte. Face à ces menaces d’affrontement, les puissances coloniales vont se retrouver à la Conférence de Berlin du 15 novembre 1884 au 26 février 1885.

Au cours de ce conclave, les puissances vont se fixer des règles afin que la colonisation du continent se déroule sans heurts, a déclaré l’universitaire. Il a en outre relevé que les puissances coloniales vont, pendant cette période, imposer aux populations africaines des mesures contraignantes.

Un brin d’espoir

Prenant le cas de la Haute-Volta (actuel Burkina Faso), M. Ouédraogo a fait remarquer que le colon a imposé l’impôt de capitation et la culture du coton en 1924 avec des prix qui n’obéissent pas à la loi de l’offre et de la demande. Ils ont instauré, de son avis, d’autres mesures pour exploiter les richesses notamment la construction des lignes de chemin de fer de l’intérieur du continent vers les côtes et la mise en place de petites unités industrielles pour juste rendre les matières premières faciles à transporter vers les côtes.

Selon le conférencier, les pays africains sont allés aux indépendances dans les années 60, avec ce lourd handicap de départ qui pèse encore sur leur développement.
Le communicateur a par ailleurs relevé que le néocolonialisme actuel trouve ses lointaines racines dans la conférence de Berlin. C’est au moment de la négociation des indépendances que ces fondations ont été creusées au moyen des accords de coopération pour une exploitation plus souple des ressources des anciens territoires colonisés.

De son avis, les crimes économiques par l’inégalité des échanges commerciaux ou par les guerres ne sont que les manifestations du néocolonialisme. « Aujourd’hui, on assiste à une domination plus subtile. Il faut avoir une hauteur d’esprit pour voir que bon nombre d’actions sur le terrain sont dans l’intérêt d’autres pays que ceux africains », a-t-il assuré.
Pour changer la donne et en réponse aux préoccupations des participants, le conférencier a lancé un appel aux africains.

« Il faut savoir mettre en toute circonstance ses propres initiatives et être toujours dans la logique du partenariat gagnant-gagnant en sortant de celui gagnant-perdant. Pour cela, il faut des mesures fortes et courageuses », a-t-il suggéré. Toutefois, il a noté un brin d’espoir.

« Certains dirigeants, notamment ceux de la Confédération des Etats du Sahel (AES) sont sur la bonne voie », a-t-il signifié. A ce propos, Serge Noël Ouédraogo a salué l’éveil de consciences en cours dans certains pays africains dont les manifestations se traduisent par la remise en cause par le Burkina Faso de la convention fiscale avec la France en la dénonçant le 7 août 2023.

Cela permettra au Burkina de disposer des ressources fiscales propres, s’est-il réjoui. Puis de soutenir que son souhait est que toute l’Afrique s’inscrive dans cette dynamique pour qu’elle puisse émerger sur le plan économique.

Abdoulaye BALBONE

Secteur minier: les acteurs de Yaadga sensibilisés à la réglementation

La Direction des affaires juridiques et du contentieux (DAJC) du ministère de l’Energie, des Mines et des Carrières a tenu, du 29 au 31 octobre 2025 à Ouahigouya, un séminaire de vulgarisation de la réglementation minière. Le séminaire a réuni des représentants des services déconcentrés de l’Etat, des collectivités territoriales, des Forces de défenses et de sécurité, des responsables des organisations de la société civile, ainsi que des acteurs locaux du secteur minier de la région de Yaadga.

Le ministère de l’Energie, des Mines et des Carrières s’est engagé à renforcer la connaissance et la compréhension du cadre juridique et institutionnel qui régit le secteur de l’activité minière au Burkina Faso. A cet effet, la Direction des affaires juridiques et du contentieux (DAJC) du ministère a réuni, du 29 au 31 octobre 2025, à Ouahigouya, les acteurs du secteur de la région de Yaadga. Selon les organisateurs, cette rencontre visait à permettre aux participants de mieux s’approprier les textes régissant le secteur minier en adéquation avec la vision des nouvelles autorités.

Le directeur régional de l’énergie, des mines et carrières de Yaadga, Abdoul Moumini Guiguemdé, a souligné que cette session de vulgarisation marque un tournant dans la bonne gouvernance du secteur minier au Burkina. « Notre ambition est de faire en sorte que chaque acteur du niveau central au niveau local maitrise les nouveaux textes et les appliquent dans un esprit de transparence total de responsabilité et de redevabilité », a soutenu M. Guiguemdé.

Apollinaire Sawadogo est chef de service de la règlementation à la direction des affaires juridiques et du contentieux au ministère en charge des mines du Burkina. Selon lui, la maitrise du Code minier au Burkina Faso et ses textes d’application constituent un outil essentiel de gouvernance dans un secteur aussi stratégique pour l’économie nationale. « Ces trois jours d’échanges sont l’occasion d’approfondir la compréhension des nouveaux textes, de partage d’expériences qu’offre le cadre règlementaire du nouveau code minier et de cerner les enjeux et opportunité qu’offre le nouveau code minier pour un développement harmonieux et durable du secteur », a laissé entendre M. Sawadogo.

Durant 72 heures, les participants venus des quatre provinces de la région ont été outillés avec plusieurs communications. Il s’agit des innovations de la loi n°016-2024/ALT portant Code minier du Burkina Faso et ses textes d’application, la stratégie du contenu local dans le secteur minier et sa mise en œuvre, le contenu de la loi n°017-2024/ALT relative au contenu local au Burkina Faso dans le secteur minier et ses textes d’application, les réformes de l’exploitation artisanale au Burkina Faso, les réformes de l’exploitation des substances de carrières au Burkina Faso en lien avec le nouveau Code minier, les procédures d’octroi des titres miniers et les modalités de perception et de répartition des taxes.

Assurer une exploitation rationnelle et transparente

Ouvrant officiellement les travaux du séminaire, le haut-commissaire du Zondoma, Aboubacar Sidiki Nabé, représentant le gouverneur la région de Yaadga, a salué la tenue de l’activité qu’il a qualifiée de moment de partage utile avec l’ensemble des acteurs du secteur minier.

« Cette rencontre s’inscrit dans la mise en œuvre du contrat d’objectif 2025 du ministre chargé des mines qui fait de la vulgarisation des nouveaux textes une priorité nationale. Le Burkina Faso dispose d’une richesse minérale dont l’or constitue la ressource la plus exploitée. La production aurifère a connu une progression soutenue propulsant le pays parmi les meilleurs producteurs en Afrique de l’Ouest. Cette initiative vise à assurer une exploitation rationnelle, transparente et respectueuse de l’environnement minière du pays », a déclaré le haut-commissaire Nabé.

Tout en réaffirmant l’accompagnement des autorités régionales à toute initiative visant à instaurer une exploitation minière responsable et bénéfique pour la population, M. Nabé a invité les participants à des échanges francs et à en tirer le meilleur profit afin de devenir des relais de sensibilisation dans leurs structures respective.

Pour les participants, ce séminaire vient à point nommé dans un contexte où les questions minières suscitent de plus en plus d’intérêt et parfois des tensions. Ils ont salué cette approche participative adoptée par le ministère qui favorise une compréhension mutuelle entre les autorités et l’ensemble des acteurs régionaux intervenant dans le domaine.

Bassirou BADINI

Journée nationale des martyrs: des réactions de victimes, parents et autres personnalités

0

A l’issue de la cérémonie d’hommage rendue aux martyrs de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014 et du coup d’Etat manqué du 16 septembre 2015, des victimes, parents et d’autres personnalités se sont s’exprimés.

Victor Pouahoulabou, président des familles des martyrs de l’insurrection populaire : « une commission est mise en place pour dédommager les familles ».

« Nous sommes là, pour célébrer la mémoire de nos martyrs. Je pense que c’est le prix à payer pour pouvoir libérer notre Nation. Ils ne sont pas morts pour rien. Aujourd’hui, on est content parce que nous sommes en révolution. C’est ce que le peuple avait souhaité. Nous avons eu le Président du Faso Ibrahim Traoré qui est sur une bonne voie et nous devons le soutenir. Je remercie tous ceux qui sont venus encore une fois de plus pour nous accompagner pour ce onzième anniversaire. A notre niveau, il y avait des préoccupations. Mais depuis l’arrivée au pouvoir du MPSR2, il a mis en place une commission qui est en train de dédommager les familles ».

Ismaël Ouédraogo, représentant de la Guinée équatoriale à cette cérémonie d’hommage : « nous rendons hommage aux familles des victimes ».

« L’ambassadeur m’a mandaté pour représenter la Guinée équatoriale à cette cérémonie solennelle aux martyrs. Pour moi, elle représente réellement une résilience et ce que le peuple a commencé, le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré est venu parachever. Le peuple a voulu son indépendance totale et maintenant c’est chose faite. Donc, nous ne pouvons qu’être fiers et rendre hommage aux martyrs qui sont tombés parce que ce sont des vaillants fils et filles du Burkina qui ont donné leur vie pour que cela soit réalisé. Donc, nous rendons hommage aux familles des victimes ».

Alassane Dao, blessé de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014 : « Je suis content de cette commémoration ».

C’est une belle initiative. Je me souviens encore de ce qui s’est passé ce jour. J’ai été blessé, le 30 octobre 2014, alors que j’étais avec les manifestants qui se dirigeaient vers Kosyam. C’est devant l’ex-hôtel Libya que j’ai reçu une balle au niveau du pied. Nous avons fait cette lutte pour la justice et la vérité dans notre pays ».

Aly SAWADOGO
Korotimi NABALOUM
(Stagiaire)

 

65e anniversaire des Forces armées nationales: les unités combattantes plus que engagées à donner le coup de grâce aux hordes terroristes

Les Forces armées nationales (FAN) ont commémoré, sur l’ensemble du territoire burkinabè, le 65e anniversaire de leur création sur le thème « Les forces armées nationales engagées avec le peuple dans la Révolution progressiste populaire pour la défense souveraine du territoire », samedi 1er novembre 2025.

L’armée burkinabè a soufflé sa 65e bougie le samedi 1er novembre 2025. Elle a célébré cet anniversaire sur l’ensemble du territoire national. A Dédougou, dans la région des Bankui, c’est une cérémonie de prise d’armes qui a permis de marquer d’une pierre blanche cette commémoration. Ladite cérémonie s’est déroulée au complexe sportif du 51e Régiment d’infanterie commando (RIC), logé dans le camp militaire Nazi-Boni de Dédougou.

L’activité a été placée sous la présidence du commandant de la 5e Région militaire, le lieutenant-colonel Idrissa Sosthène Coulibaly. Deux actes ont ponctué la cérémonie commémorative. Il s’agit de la lecture du message du ministre d’Etat, ministre de la Défense et des Anciens combattants, Célestin Simporé. Faisant lecture du message, le président de la cérémonie a indiqué que cet anniversaire se déroule dans un contexte où la raison d’être des FAN n’est plus à démontrer.

Il a témoigné sa gratitude aux pionniers qui, dès les premières heures de l’indépendance, ont bâti les fondations de l’armée nationale. Il a salué l’engagement des anciens combattants et militaires ainsi que des soldats toujours en activité. Le lieutenant-colonel Idrissa Sosthène Coulibaly s’est incliné devant la mémoire des héros tombés sur le champ d’honneur avant de souhaiter un prompt rétablissement aux blessés.

La remobilisation pour en découdre avec l’ennemi

Il a laissé entendre que le thème sous lequel se déroule le présent anniversaire traduit l’orientation politique du pays. « Il permet de rompre avec les schémas classiques qui nous ont longtemps maintenus dans l’aliénation et le sous-développement »,
a-t-il martelé. Pour lui, les Forces armées nationales doivent être au cœur de la dynamique révolutionnaire enclenchée pour témoigner de la symbiose retrouvée entre le peuple et son armée. Il a insisté sur la nécessité de continuer à bâtir ces rapports sur des valeurs d’intégrité et de transparence.

Le lieutenant-colonel Coulibaly a relevé que la défense souveraine du Burkina Faso ne saurait être l’affaire d’une seule entité. C’est pourquoi il en appelle à la solidarité nationale pour « triompher de la guerre impérialiste imposée à notre pays ». Le porte-parole du ministre en charge de la Défense a loué les réformes entreprises dans le secteur de la défense. Ces dites réformes ont permis, dit-il, d’opérer un changement de paradigme qui a favorisé la montée en puissance opérationnelle des Fores combattantes et la création de nouvelles unités pour s’adapter aux réalités du terrain.

A cela s’ajoutent, entre autres, l’acquisition de moyens logistiques et la mutualisation des efforts de défense collectifs dans le cadre de l’Alliance des Etats du Sahel (AES). Il a conclu par un appel à la remobilisation des différentes unités pour libérer la région, voire le pays de l’emprise des groupes terroristes. Au cours de cette célébration, 13 soldats ont été décorés pour leur dévouement et services rendus à la Nation reconnaissante. 12 ont été faits médaillés militaires et un médaillé d’honneur des sapeurs-pompiers. L’adjudant-chef Hermann Nadambèga est l’un de ces récipiendaires.

Fier de cette distinction, il a exprimé sa reconnaissance à sa hiérarchie avant de confier que
« cette médaille est une invite à faire plus que ce qui est déjà fait ». Il a eu une pensée pieuse à l’endroit de ses compagnons d’armes blessés et malades. Quant à ceux qui sont morts au front, il leur dit ceci : « votre sacrifice ne restera pas vain. Nous allons poursuivre la lutte que nous avons commencée ensemble ». A l’issue de la cérémonie, les officiels se sont rendus dans les infirmeries de deux garnisons de la place pour rendre visite et encourager des combattants blessés sur les théâtres d’opérations.

Yacouba BELEM

Education aux médias : des « Wayiyan » s’imprègnent du travail des journalistes à Sidwaya

Des membres de la veille citoyenne ont effectué une immersion à la rédaction du quotidien Sidwaya, le mercredi 29 octobre 2025 à Ouagadougou, à l’initiative de Educommunik, dans le cadre de la semaine mondiale de l’éducation aux médias et à l’information.

Dans le cadre de la semaine mondiale de l’éducation aux médias et à l’information, une délégation de « wayiyan » a effectué une visite à la rédaction du quotidien Sidwaya dans la matinée du mercredi 29 octobre 2025 à Ouagadougou. Pour l’occasion, ils ont assisté à la conférence de rédaction du jour au cours de laquelle le menu du lendemain est proposé. Les journalistes ont également passé en revue les articles publiés dans la parution du mardi 28 octobre 202.

Avant la conférence de rédaction, la rédactrice adjointe en chef du quotidien Sidwaya, Nadège Yé, de présenter le groupe de presse « Les Editions Sidwaya » créé en 1984 et qui regroupe plusieurs produits. Il s’agit du quotidien, de l’hebdomadaire Sidwaya Sport et du mensuel Carrefour Africain. En plus, elle a donné un aperçu succinct du fonctionnement de la rédaction et du processus de production du journal.

Ainsi, elle a expliqué aux hôtes que les articles sont produits par des journalistes qui couvrent les activités sur le terrain. Ensuite, les articles subissent plusieurs relectures depuis les chefs de desks jusqu’au secrétariat de rédaction avant le montage. C’est au sein du secrétariat général de rédaction que les articles sont montés pour constituer un journal qui sera amenée à l’imprimerie pour être tiré.

Elle a également fait savoir que Sidwaya est un média public dont l’une des missions est l’accompagnement de l’action gouvernementale. Le slogan de Sidwaya, le journal de tous les Burkinabè vient du fait que toutes les composantes de la société doivent pouvoir se reconnaitre à travers les pages du journal. Le directeur des Rédactions des Editions Sidwaya, Jean Marie Toé, représentant la directrice générale Assétou Badoh s’est réjoui de la visite des membres de la veille citoyenne.

« Cette visite vous permet de comprendre les efforts déployés au quotidien par Sidwaya pour informer les Burkinabè », a-t-il précisé. M. Toé a expliqué que les journalistes travaillent, parfois au-delà des heures de l’administration publique afin de rendre compte de ce qui se passe au Burkina. En réponse à une question sur le caractère payant des prestations, le directeur des rédactions a précisé que vertaines activités programmées des associations sont couvertes à titre gracieux, à condition de faire parvenir une demande de couverture médiatique, 72 h à l’avance, à la direction générale.

Par contre, les activités à caractère commercial font l’objet d’une facturation. « Sidwaya se saisit par ailleurs des problèmes de la société suite au constat des journalistes ou suite à des interpellations citoyennes pour peu que celles-ci ne portent pas atteinte à la dignité et à l’honneur d’autrui », a indiqué Jean Marie Toé. La chargée de programmes à Educommunik, Kadi Nina Diallo, s’est félicitée aussi de cette rencontre.

« Nous avons effectué cette sortie avec les « Wayiyan » dans les organes de presse afin qu’ils puissent s’imprégner véritablement du mode de fonctionnement des médias comme les télévisions, radios, presses écrites, presses en ligne et voir comment que les journalistes travaillent », a-t-elle dit. Elle s’est dit très satisfaite parce que les objectifs recherchés ont été atteints.

Depuis 2019, Educommunik commémore chaque année cette semaine mondiale de l’éducation aux médias. Cette commémoration est placée sous le parrainage du ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme. Educommunik est une organisation de jeunesse, de droit commun burkinabè qui a été créée en 2010, au Burkina Faso, dans le but de promouvoir l’éducation aux médias et à l’information en milieu jeunes.

Evariste YODA

 

Initiative présidentielle Faso Mêbo: l’association des retraités de la SONABEL apporte 10 tonnes de ciment

0

L’association des retraités de la SONABEL a remis 10 tonnes de ciment à l’initiative présidentielle Faso Mêbo, jeudi 30 octobre 2025, à Ouagadougou.

L’initiative présidentielle Faso Mêbo a encore enregistré un soutien. En effet, elle a reçu 10 tonnes de ciment de l’association des retraités de la Société nationale d’électricité du Burkina (SONABEL). Le don a été enregistré, jeudi 30 octobre 2025, à Ouagadougou. Les donateurs ont indiqué que cet appui à l’initiative présidentielle Faso Mêbo s’explique par le fait que c’est un projet capable de développer le Burkina Faso pour les générations à venir.

Selon le représentant des donateurs, Gnoumato Bernard Ouattara, ce don vise à encourager la dynamique de construction du Burkina Faso lancée par le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré. Pour lui, c’est une question d’engagement et de patriotisme. M. Ouattara a soutenu que la détermination des membres de l’association des retraités de la SONABEL a permis de mobiliser les ressources pour l’achat du ciment offert à l’initiative présidentielle Faso Mêbo. Il les a félicités pour leur engagement pour la construction de la Nation. Le représentant de l’association des retraités de la SONABEL a invité les autres associations à faire de même pour le développement du Burkina Faso. « Personne ne viendra construire notre pays pour nous », a-t-il
prévenu.

Boukary BONKOUNGOU
Korotimi NABALOUM
(Stagiaire)

 

Journée nationale des martyrs: le Président de l’ALT rend hommage aux Héros

0

Le Président de l’Assemblée législative de Transition, Ousmane Bougouma, a déposé une gerbe de fleurs en hommage aux victimes de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014 et du putsch de septembre 2015, vendredi 31 octobre 2025, à Ouagadougou.

La tradition a été respectée, une fois de plus, au monument des Héros nationaux à Ouaga 2000. En effet, la Nation burkinabè a rendu un hommage aux victimes de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014 et du putsch de septembre 2015, ainsi qu’aux héros tombés sur le champ d’honneur dans la lutte pour la défense de la patrie, vendredi 31 octobre 2025. Une cérémonie de dépôt de gerbes de fleurs s’est tenue au monument des martyrs à Ouagadougou, sous la présidence du Président de l’Assemblée législative de transition (ALT), Ousmane Bougouma, représentant le Président du Faso, le
capitaine Ibrahim Traoré.

La cérémonie solennelle a débuté avec le retentissement de la sirène à 10 heures en mémoire des martyrs, suivie du dépôt de gerbes de fleurs au pied de la stèle à la mémoire de ces martyrs tombés pour la Nation. Cet acte, sur fond de sonorité militaire, symbolise le courage et le sacrifice de ces Héros. L’événement a connu la présence d’une délégation ministérielle, de membres du corps diplomatique, de représentants de la diaspora, d’associations, ainsi que de familles de disparus et de blessés.

Aly SAWADOGO
Korotimi NABALOUM
(Stagiaire)

L’heure du réarmement idéologique

La décision du Conseil des ministres de faire élire les maires par les populations a soulevé des contradictions au motif qu’elle contreviendrait à l’esprit même de la Révolution qui ne saurait pour eux s’accommoder des principes de la démocratie parlementaire qui se décline sous nos tropiques. Si on peut leur donner raison a priori, il faut dire que c’est là une méconnaissance de la Révolution qui est la forme la plus achevée de la démocratie, si tant est que le peuple est le dépositaire du pouvoir qu’il délègue à ses représentants, à charge pour ceux-ci de l’exercer au bénéfice de tous et de chacun.

Le principe de l’élection est bel et bien admis en révolution et Lénine lui-même ne dit pas autre chose lorsqu’il élaborait le principe du centralisme démocratique. Dans son entendement, celui-ci repose sur un double principe : l’élection de chaque niveau de l’organisation par le niveau inférieur et la stricte obéissance de chaque niveau par le niveau inférieur et l’application unanime des décisions dans l’action.

Les décisions sont prises par un processus de débats, de la base au sommet, et l’action qui en découle est contraignante pour tous les membres du parti. La Révolution d’août 83 avait admis ce principe par le biais de l’élection par « alignement » des délégués des Comités de défense de la révolution (CDR) et s’apprêtait à formaliser son action à travers la création d’un parti d’avant-garde lors de la réunion du 15 octobre 1987 au cours de laquelle son leader, Thomas Sankara a été tué.

Mutatis mutandis la Révolution progressiste populaire (RPP) instaurée par le capitaine
Ibrahim Traoré ne diffère en rien de la révolution d’août 83, le but ultime étant de mettre fin aux pesanteurs socio-culturelles, politiques et économiques en initiant des réformes audacieuses qui vont mettre fin à l’Etat néocolonial, monétairement asservi dans lequel nous sommes actuellement.

Cela, en cassant les codes du démocratisme bourgeois et ses outils de domination,
notamment la justice, l’école et l’économie libérale. C’est donc le progressisme de gauche fondamentalement différent de celui de droite dont les déclinaisons sont la social-démocratie et la démocratie chrétienne. Il faut donc saisir l’opportunité de ce débat pour réarmer idéologiquement les troupes afin d’éviter les dérapages. C’est aussi un impératif de survie du processus révolutionnaire.

Boubakar SY

 

65e anniversaire des Forces armées nationales: don de sang et distinctions à Dori

La 4e région militaire a commémoré le 65e anniversaire des Forces armées nationales, les 1er et 2e novembre 2025 à travers une prise d’armes, une décoration et une opération de don de sang à Dori, chef-lieu de la région du Liptako.

Dans le cadre de la commémoration du 65e anniversaire des Forces armées nationales, la 4e région militaire a organisé une cérémonie de prise d’armes suivie de décorations au carré d’armes du camp Liptako de Dori, le 1er novembre 2025. Pour la circonstance, les différents responsables des Forces de défense et de sécurité (FDS), les leaders coutumiers et religieux, ainsi que les responsables administratifs et les acteurs de la société civile ont assisté à la cérémonie.

Cette célébration a été marquée par la sortie du drapeau, la revue des troupes et l’honneur militaire. C’est dans cette ambiance que le chef de bataillon, le commandant du 41e Régiment d’infanterie commando (RIC) de Dori, le commandant Fayçal Ilboudo a, au nom du commandant de la 4e région militaire, le chef de bataillon, Amadou Sanou, prononcé le discours du ministre d’Etat, ministre de la Défense et des Anciens combattants, le général de brigade Célestin Simporé.

En référence au thème : « Forces armées nationales engagées avec le peuple dans la Révolution progressiste populaire, pour une défense souveraine du territoire », le commandant Fayçal Ilboudo a souligné qu’il est évocateur et traduit l’orientation politique du Burkina sous le leadership du Président du Faso, chef suprême des armées nationales, le capitaine Ibrahim Traoré. « Cette orientation sur le chemin de la Révolution progressiste populaire nous permet de rompre avec les schémas classiques qui nous ont longtemps maintenus dans l’aliénation et le sous-développement. Le pays est en révolution et les Forces armées nationales ne sauraient être en marge de cette dynamique », a-t-il expliqué.

Galvaniser à travers les distinctions

De son avis, les Forces armées nationales étant l’émanation du peuple, elles doivent être au cœur de la Révolution qui vise la libération totale de notre territoire, l’affirmation de notre souveraineté véritable et la restauration de notre dignité collective. A l’issue de la cérémonie de prise d’armes, s’en est suivie la décoration de 9 soldats dans trois ordres à savoir la médaille d’honneur militaire, la médaille militaire et la médaille d’honneur des sapeurs-pompiers. Selon la hiérarchie militaire, les récipiendaires se sont distingués par des actes exceptionnels de courage et de dévouement, d’efficacité exemplaire dans le service et enfin de dévouement à la collectivité.

A ce sujet, l’adjudant-chef, Der Poda de la gendarmerie ayant reçu la médaille d’honneur militaire a exprimé toute sa gratitude à sa hiérarchie, sa famille et à ses collègues. Pour lui, cette distinction est une fierté et représente le couronnement de plusieurs années de services rendus à la Nation. Pour sa part, l’adjudant Gaétan Jules Dipama de la 12e compagnie d’incendie et de secours de la brigade nationale de sapeurs-pompiers de Dori a remercié le Tout-Puissant, sa famille, ses supérieurs et ses collègues. Selon lui, cette décoration est une invite à plus d’abnégation et à mieux faire. Quant au sergent-chef, Issa Sow du 41e RIC de Dori, il a exprimé sa reconnaissance à la Nation, à sa hiérarchie et à ses frères d’armes. A l’entendre, cette distinction le galvanisera davantage à mériter la confiance placée en sa modeste personne.

Le lendemain, 2 novembre 2025, la hiérarchie militaire a procédé au dépôt de gerbes sur la tombe du soldat inconnu au cimetière militaire sis au camp Liptako. Après, le cap a été mis sur le centre médical militaire, toujours au sein de la garnison, pour une opération de don de sang. A en croire le directeur inter-armées des services de santé de la région du Liptako, le médecin capitaine Woulikoum Dabiré, la collecte de sang concerne les FDS, les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) et les civils. Avec cette opération, a-t-il précisé, plus de 200 poches de sang ont été collectées en vue de pallier le déficit de sang couramment rencontré par les services de santé de Dori.

C’est pourquoi, il a souhaité que le sang collecté puisse faciliter la prise en charge des blessés, des enfants et des femmes enceintes. Visiblement très ému, le technologiste biomédical au dépôt préleveur et distributeur de produits sanguins (banque de sang) de Dori, Hamado Nana, a exprimé toute sa reconnaissance à l’ensemble des FDS et à tous ceux qui ont fait le geste pour sauver des vies. Aux dires de M. Nana, ce don vient à point nommé comme une bouffée d’oxygène pour soulager plusieurs malades qui ont besoin de sang.

Souaibou NOMBRE
snombre29@yahoo.fr

 

CNAVC section Houet: le nouveau bureau officiellement installé

0

La Coordination nationale des associations de la veille citoyenne (CNAVC), section Houet, a procédé à l’installation officielle de son nouveau bureau, le jeudi 30 octobre 2025. Composé de 21 membres, la cérémonie d’installation s’est tenue à Bobo-Dioulasso, en présence de plusieurs autorités administratives, coutumières, religieuses.

Le nouveau bureau provincial de la Coordination nationale des associations de la veille citoyenne (CNAVC) compte 21 membres. Il est présidé par Zakaya Soré. Le bureau a été installé par Omar Traoré, chargé de mission auprès de la Présidence du Faso, le jeudi 30 octobre 2025 à Bobo-Dioulasso. La cérémonie a également enregistré la participation du haut-commissaire de la province du Houet et président de la délégation spéciale de la commune de Bobo-Dioulasso, Laurent Kontogom.

Dans son allocution, Omar Traoré a rappelé que la veille citoyenne occupe une place importante dans la consolidation de la gouvernance. Il a souligné la nécessité pour les membres du nouveau bureau de travailler dans le respect des textes et de collaborer avec les autorités administratives et les partenaires techniques et financiers. A l’en croire, les textes régissant les structures de veille citoyenne ont été revus pour prendre en compte toutes les composantes de la société.

Le haut-commissaire de la province du Houet, Laurent Kontogom a, pour sa part, félicité les membres du bureau provincial pour leur engagement. Il a invité la coordination à œuvrer pour le renforcement du dialogue entre les membres, les institutions locales et les organisations de la société civile. Selon lui, la veille citoyenne doit permettre de renforcer la participation des citoyens à la gestion des affaires publiques et d’accompagner les autorités dans la mise en œuvre des politiques locales.

Laurent Kontogom a également félicité le président sortant et son bureau pour le travail accompli. Le nouveau président de la CNAVC du Houet, Zakaya Soré, a remercié les autorités pour la confiance placée en son équipe. Il a affirmé que le bureau travaillera à promouvoir la discipline, la cohésion et la transparence dans ses activités. Il a ajouté que la coordination entend collaborer avec toutes les structures locales pour renforcer la citoyenneté et la redevabilité publique.

Le nouveau bureau de la CNAVC du Houet s’est engagé à respecter le cahier de charges défini par la coordination nationale. Ses membres ont indiqué qu’ils mesureront la responsabilité qui leur incombe et qu’ils entendent servir dans le respect des principes de la veille citoyenne. « Dans l’ordre et la discipline je m’engage », a affirmé chacun des membres.

Noufou NEBIE