32e Réunion de l’APEC : Renforcer une coopération régionale mutuellement bénéfique

Les dirigeants de la Coopération économique pour l’Asie-Pacifique (APEC), qui se sont réunis à Gyeongju en République de Corée pour le 32e Réunion de l’organisation, ont compris l’impérieuse nécessité de renforcer leur coopération dans un contexte marqué par des tensions commerciales, une morosité économique et des incertitudes qui fragilisent la stabilité du monde. Promouvoir la croissance économique et la prospérité commune passe par le renforcement des échanges commerciaux et des chaînes d’approvisionnement. La connectivité entre les 21 économies que représente l’APEC doit être soutenue de manière constante afin que le bloc économique puisse continuer à jouer un rôle moteur dans la croissance mondiale.

 

La Chine, qui accueillera le Réunion 2026 de l’APEC à Shenzhen, dans la province du Guangdong, a marqué sa participation à la Réunion de Gyeongju à travers des propositions concrètes. Tout en soulignant le rôle de catalyseur de la croissance économique au sein de l’APEC, le président chinois Xi Jinping a invité l’ensemble des membres de l’organisation à libérer davantage le potentiel du développement numérique et intelligent pour offrir à la région un nouvel avantage en misant sur l’innovation. Les nouvelles technologies offrent d’énormes opportunités qu’il convient d’exploiter judicieusement afin d’injecter une nouvelle énergie dans les industries traditionnelles. Le développement de l’intelligence artificielle devrait bénéficier d’une attention commune de tous pour qu’elle prospère dans un environnement sain, encadré et bénéfique. C’est dans cette perspective que la Chine a proposé la création d’une Organisation mondiale de coopération en matière d’intelligence artificielle afin de fournir à la communauté internationale des biens publics dans le domaine. Entre autres, il a été appelé à promouvoir la gouvernance mondiale en soutenant le multilatéralisme à tous les niveaux. La configuration actuelle du monde oblige de prendre en compte les intérêts de tous les pays, grands ou petits, riches ou pauvres.

 

Shenzhen, ville hôte de la 33e Réunion de l’APEC

 

À Gyeongju, le président Xi Jinping a annoncé que la Chine va accueillir le 33e Réunion en novembre 2026 à Shenzhen, symbole du développement économique de la Chine. De modeste village de pêcheurs à une métropole mondiale, Shenzhen incarne le récit du développement de haute qualité et de l’ouverture de la Chine. En quatre décennies de développement, son PIB a connu une progression spectaculaire, passant de 270 millions de yuans (environ 38 millions de dollars) en 1980 à 3 680 milliards de yuans (environ 518 milliards de dollars) en 2024. Shenzhen est le porte-étendard de l’innovation technologique en Chine. Son industrie manufacturière s’allie à la révolution de l’Internet industriel. Ses réseaux logistiques connectent le monde, et les idées audacieuses y prennent racine pour devenir des entreprises florissantes. Avec la 33e Réunion des dirigeants économiques de l’APEC, qu’elle accueillera l’an prochain, Shenzhen fera davantage connaître au monde son modèle de développement de haute qualité. De manière générale, la Chine œuvrera avec les différentes parties pour construire une communauté Asie-Pacifique, promouvoir la croissance et la prospérité dans la région. Elle s’est engagée à favoriser la coopération pragmatique dans les domaines tels que la FTAAP, la connectivité, l’économie numérique et l’IA et à apporter une plus grande vitalité et une dynamique accrue au développement de l’Asie-Pacifique.

 

Karim BADOLO

CGTN Français

Forces armées nationales: 65 ans de dévouement pour la patrie

La cérémonie commémorative du 65e anniversaire des Forces armées nationales (FAN) a eu lieu, le samedi 1er novembre 2025, à la place de la Nation à Ouagadougou. Présidée par le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, représentant le Président du Faso, chef suprême des armées, le capitaine Ibrahim Traoré, la ceremonie etait placée sur le thème : « Forces armées nationales engagées avec le peuple dans la Révolution progressiste populaire pour une défense souveraine du territoire ».

L’armée burkinabè a 65 ans. Le samedi 1er novembre 2025, à la place de la Nation à Ouagadougou, les autorités militaires, soldats du rang…ont marqué une halte pour célébrer l’évènement sous l’égide du Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, représentant le Président du Faso, chef suprême des armées, le capitaine Ibrahim Traoré. Cette année la commémoration a été placée sur le thème :
« Forces armées nationales engagées avec le peuple dans la Révolution progressiste populaire pour une défense souveraine du territoire ».

D’emblée, le ministre d’Etat, ministre de la Défense et des Anciens combattants, le général de brigade, Célestin Simporé, a rendu un hommage aux pionniers et anciens combattants qui ont jeté les bases de l’institution militaire. ll a honoré la mémoire de tous les héros tombés sur le champ d’honneur, victimes de la barbarie des forces du mal, avant d’inviter l’assistance à observer une minute de silence en leur hommage. « Leur sacrifice nous oblige, et leur mémoire demeure la flamme de notre engagement collectif », a-t-il déclaré.

Il a insisté sur la symbiose retrouvée entre le peuple et son armée, soulignant que cette union sacrée, héritée de l’esprit révolutionnaire du camarade capitaine Thomas Sankara, est la clé de la victoire contre toute forme de domination et d’impérialisme. « Une armée forte est une armée comprise et soutenue par son peuple », a-t-il affirmé. Le ministre chargé de la Défense a insisté sur la nature profonde de cette révolution, visant à « rompre avec l’aliénation et le sous-développement ».

Il a également rappelé que l’union sacrée entre le peuple et son armée est le « facteur essentiel pour la victoire contre l’impérialisme ». Pour preuve, il a relevé la montée en puissance opérationnelle des Forces combattantes, la création de nouvelles unités adaptées aux réalités du terrain, l’acquisition de moyens logistiques majeurs, la mutualisation des efforts de défense dans le cadre de la Confédération des Etats du Sahel (AES), la création d’un institut de formation de l’élite militaire nationale, l’amélioration des conditions de vie des militaires et de leurs familles, ainsi que la formation d’une jeunesse patriote à travers l’initiative présidentielle d’immersion patriotique et le camp de vacances Faso Mêbo.

Il a également salué la mise en œuvre du Fonds de soutien patriotique(FSP), un instrument d’adhésion populaire permettant le financement et l’équipement des forces combattantes. Le ministre a exhorté les Forces armées nationales, les forces de sécurité intérieure, les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) et les populations civiles à poursuivre la lutte commune pour la défense souveraine du territoire. « C’est ensemble que nous triompherons », a-t-il lancé. Il a ajouté : « La victoire appartient aux peuples dignes, courageux et solidaires. Notre peuple, intègre et fier héritier des résistants à la pénétration coloniale, ne renoncera jamais à sa liberté. »

Honorer les pionniers

Le général Simporé a appelé les Burkinabè à l’unité, la solidarité nationale et au patriotisme pour triompher de la guerre .
« Chaque Burkinabè est un acteur de la sécurité nationale », a-t-il déclaré. Toutefois, il a salué le leadership éclairé du capitaine Ibrahim Traoré et le soutien indéfectible du peuple burkinabè, notamment à travers le Fonds de soutien patriotique qui contribue directement à l’équipement des Forces combattantes. « Le pays est en révolution et les Forces armées nationales ne sauraient être en marge de cette dynamique », a-t-il insisté.

Pour le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, représentant le Président du Faso, chef suprême des armées, le capitaine Ibrahim Traoré, le 1er novembre est une journée riche en symboles, une journée pour honorer les pionniers et les devanciers qui ont bâti notre armée. De ses dires, “la guerre dans laquelle nous sommes engagés est encore une occasion de montrer la force de notre armée, son esprit de sacrifice et son engagement total pour la Nation ». En guise de reconnaissance, il a salué le courage, le professionnalisme et l’esprit de sacrifice des Forces armées nationales qui « n’ont jamais courbé l’échine face à l’adversité ».

Et le Premier ministre de faire savoir que : « l’armée, c’est l’émanation du peuple. L’armée n’est pas une entité à part. Le combat pour la libération du Burkina Faso et pour l’affirmation de notre souveraineté véritable est un combat mené ensemble par le peuple et par son armée ». « C’est le peuple qui équipe son armée, c’est le peuple qui motive son armée à mener le combat.

Et nous sommes convaincus que cette détermination commune va nous garantir une victoire certaine», a-t-il signifié. Rendant hommage à tous ceux qui ont donné leur vie pour la défense du territoire national, il a affirmé : « Nous devons rester debout et déterminés pour que leur sacrifice ne soit pas vain, mais qu’il se transforme en victoire, pour que la paix s’installe au Burkina Faso et dans tout l’espace AES », a-t-il conclu. La cérémonie a été marquée par des distinctions à des éléments des Forces armées nationales et des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) pour services rendus à la Nation.

Emmanuel BICABA

Forces armées nationales : la Médaille d’honneur du VDP instituée par le président du Faso

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Le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a institué par décret, en date du 1er octobre 2025, une nouvelle distinction honorifique au sein des Forces armées nationales, dénommée « Médaille d’honneur du Volontaire pour la défense de la patrie (VDP) ».

Il faut désormais compter avec la Médaille d’honneur du Volontaire pour la défense de la patrie (VDP), dans les distinctions honorifiques au sein des Forces armées nationales (FAN). Cette médaille a été instituée par le chef de l’Etat par décret du 1er octobre 2025. A l’effigie du redoutable VDP du Lorum (Titao), Soumaila Ganamé dit Ladji Yoro, tombé au front en décembre 2021, cette médaille vise à récompenser l’engagement, la bravoure et le sens du sacrifice de ces milliers de civils qui combattent aux côtés des Forces de défense et de sécurité (FDS) dans la reconquête du territoire national.

Le 1er novembre 2025, à l’occasion du 65e anniversaire des FAN, trois VDP, dont félicité Zoungrana, ont été les premiers à se voir décerner cette médaille et trois autres suivront en décembre prochain. Le décret précise que la Médaille d’honneur du VDP est une distinction à grade unique, pouvant être décernée sans agrafe ou avec agrafe
« Bravoure ». L’attribution se fait à titre normal, exceptionnel ou posthume. Le VDP décoré bénéficie d’une augmentation unique de 10 % du montant initial de sa prime d’opération.

Aucun droit de chancellerie n’est perçu pour cette distinction et les propositions de candidature font l’objet d’un examen en Conseil des médailles. La médaille peut être attribuée, à titre exceptionnel, avec agrafe « Bravoure », à toute personne physique ayant accompli des actes de courage, de dévouement ou de sacrifice au cours d’opérations nationales, spéciales ou de missions commandées.

Elle peut également être décernée sans agrafe à toute personne physique ou morale ayant apporté une contribution significative au renforcement des capacités de la Brigade des volontaires pour la défense de la patrie (BVDP), ou ayant rendu, de manière éminente et répétée, des services favorisant le bon déroulement des missions assignées à la Brigade et
à ses structures déconcentrées. L’institution de cette médaille est la matérialisation de la volonté continue du chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré, de reconnaitre le mérite et le sacrifice des VDP qui contribuent, aux côtés des FDS, à la reconquête du territoire.

Bien avant, le capitaine Traoré avait annoncé plusieurs mesures en lien avec la revalorisation de leurs conditions, en faisant passer la prime d’invalidité de 1 800 000 à
3 000 000 F CFA, le salaire mensuel de 60 000 à 80 000 F CFA, le capital décès de 1 000 000 à 3 000 000 F CFA, et les frais d’inhumation de 100 000 à 250 000 F CFA.

La rédaction

Souveraineté économique: des Afrodescendants et la diaspora plaident pour la création d’une monnaie africaine

En visite au Burkina Faso, les Afrodescendants et la diaspora africaine ont animé un panel sur les questions économiques et monétaires africaines, le jeudi 30 octobre 2025, à Ouagadougou.

La libération de l’Afrique du néocolonialisme est l’un des combats que mènent les Afrodescendants et la diaspora africaine réunis au sein de l’Institut de développement de la diaspora africaine (ADDI). C’est dans ce sens qu’ils ont mis à profit leur séjour au pays des Hommes intègres pour animer un panel sur les questions économiques et monétaires africaines, le jeudi 30 octobre 2025, à Ouagadougou.

« L’asservissement économique, le FMI, le franc CFA, le pillage des ressources » et « l’esprit africain et les solutions : libération mentale, contrôle des médias, éducation », sont les deux thématiques sur lesquelles les communications des panélistes ont porté. La présidente de l’Institut de développement de la diaspora africaine (ADDI), Arikana Chihombori, a fait remarquer que le continent africain regorge d’énormes potentialités économiques qui ne profitent pas aux africains.

C’est pourquoi, elle a salué et soutenu la vision souverainiste des présidents de la Confédération des Etats du Sahel (AES). De l’avis de Mme Chihombori, les impérialistes, à travers le système de la dette, ont maintenu les africains dans l’esclavage, la mendicité et la pauvreté. « Nous devons soutenir les idéaux des leaders éclairés comme le capitaine Ibrahim Traoré partout où nous sommes.

Aussi, les organisations africaines doivent véritablement défendre les intérêts des Etats africains en exigeant la transparence dans les accords de prêts », a-t-elle souhaité. Et d’ajouter que des panafricanistes, comme Thomas Sankara, Mohammad Kadhafi ont posé beaucoup de pierres pour leur libération. « Maintenant, c’est à nous de déployer notre intelligence pour sortir de cette servitude économique », a-t-elle lancé. L’un des
panélistes, Williams Wallace, par ailleurs président du Conseil d’administration mondial de la Chambre de Commerce et d’Industrie internationale africaine (AICCI), a appelé les Africains à oublier la Banque mondiale, le Fonds monétaire international et à se concentrer exclusivement sur l’Afrique.

La monnaie digitale, le point de départ

« Nous devons user de nos propres moyens pour développer l’Afrique. Pour ce faire, il est primordial de valoriser nos matières premières, d’investir dans des secteurs porteurs », a-t-il soutenu. M. Wallace a déploré l’attitude « paternaliste » des dirigeants de l’Union européenne qui signent des accords de financement à la place des Africains.

« L’Afrique n’a pas de dette envers les Occidentaux, car ils viennent acheter à vil prix l’or et
d’autres substances précieuses du continent pour les revendre chers. Avec le pillage que nous avons subi, nous ne leur devons absolument rien », a-t-il affirmé. S’appesantissant sur la question de la monnaie, William Wallace a estimé que la souveraineté économique passe par celle monétaire.

« La première des choses à faire pour faciliter le développement de l’Afrique, c’est d’éradiquer complètement le franc CFA, parce que les Européens l’utilisent comme une épée pour contrôler l’Afrique et pour nous garder dans la pauvreté. Et nous devons nous organiser pour y parvenir », a-t-il déclaré. Selon lui, les trois pays de l’AES
peuvent commencer par créer leur propre monnaie, puis mettre progressivement en place une monnaie digitale pour tous les pays africains. « C’est ainsi que l’Afrique pourra avoir une monnaie unique à l’avenir.

C’est cela qui va véritablement contribuer au développement et à la libération de l’Afrique », foi du panéliste. Pour étayer sa proposition, il a rappelé qu’au départ, il y avait toutes sortes de monnaies en Europe. « A un moment donné, ils ont eu l’idée de créer une monnaie digitale d’échanges et chacun a signé son contrat pour l’utiliser. Aujourd’hui, la seule monnaie utilisée, c’est l’euro », a insisté M. Wallace.

Adama SAWADOGO

Opération spéciale de vaccination contre la rage: plus de 10 000 chiens et chats ciblés

Le conseiller technique du ministre délégué chargé des Ressources animales, Jean Simporé, a lancé l’opération spéciale de vaccination des animaux de compagnie (chiens et chats) contre la rage dans la commune de Ouagadougou, jeudi 30 octobre 2025, à Ouidi, dans l’arrondissement 2 de Ouagadougou.

Plus de 10 000 chiens et chats ont été vaccinés contre la rage, maladie transmissible et mortelle, dans la commune de Ouagadougou, du 30 octobre au 2 novembre 2025. Cette vaccination s’inscrit dans le cadre de l’opération spéciale de vaccination des animaux de compagnie contre la rage dans ladite commune.

C’est le conseiller technique du ministre délégué chargé des Ressources animales, Jean Simporé, qui a lancé cette campagne spéciale, entièrement gratuite, à Ouidi, dans l’arrondissement 2 de Ouagadougou. La directrice régionale de l’agriculture, des ressources animales et halieutiques de la région du Kadiogo, Aïcha Sana, a précisé que cette opération spéciale a lieu en marge de la campagne de vaccination des animaux contre les maladies animales prioritaires.

Au regard du nombre élevé de plaintes au quotidien par rapport aux chiens enragés, a-t-elle ajouté, il était judicieux de prévoir cette campagne de vaccination. Dans la commune de Ouagadougou, Aïcha Sana a expliqué que deux sites ont été identifiés, en concertation avec les présidents des délégations spéciales, dans chaque arrondissement, pour rendre disponibles des équipes de vaccination des animaux de compagnie, durant les
quatre jours.

Elle a souligné qu’après l’opération spéciale de vaccination contre la rage, l’initiative se poursuit dans les services vétérinaires. « Nous invitons ceux qui ne pourront pas faire vacciner leurs animaux durant les quatre jours de l’opération spéciale, à se
rendre au niveau des services vétérinaires », a-t-elle lancé.

Une réalité dans la commune de Ouagadougou

Le conseiller technique du ministre délégué chargé des Ressources animales a indiqué que la rage est une réalité dans la commune de Ouagadougou en particulier et au Burkina Faso en général. « Cette maladie est incurable. Il faut, alors, la prévenir. Et le moyen de prévention c’est la vaccination, d’où cette campagne de vaccination », a laissé entendre Jean Simporé.

Car, a-t-il insisté, la rage est une maladie contagieuse de l’animal à l’homme et vice-versa. Jean Simporé a aussi rappelé que cette activité s’inscrit en droite ligne de l’Offensive agro-sylvo-pastorale et halieutique pour améliorer les productions animales. Le président de
la commission des affaires générales, sociales et culturelles, de la commune de Ouagadougou, Moussa Ouattara, a confié que la commune avait lancé une campagne d’abattage de chiens enragés, afin de répondre aux multiples plaintes enregistrées à travers les arrondissements de Ouagadougou.

Suite à cette lettre, le représentant du PDS de la commune de Ouagadougou s’est dit satisfait du fait que le gouvernement ait entrepris des démarches pour remédier à cela. Le Ouidi Naaba, présent au lancement de l’opération, a invité la population à faire vacciner les animaux de compagnie, au-delà de la campagne spéciale pour en finir avec la rage.

Gbetcheni Constantin Bertrand KAMBIRE
(Collaborateur)

Compagnie aérienne Air Burkina: un 2e « Embraer 190 » pour renforcer la flotte

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Le ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, Emile Zerbo, a conduit la cérémonie de réception du nouvel avion, un 2e « Embraer 190 », de la compagnie aérienne Air Burkina, atterri, jeudi 30 octobre 2025, à l’aéroport international de Ouagadougou.

Après septembre 2024, la compagnie nationale aérienne Air Burkina, enregistre l’arrivée de son 2e aéronef, un « Embraer 190 ». L’appareil qui a atterri, jeudi 30 octobre 2025, à l’aéroport international de Ouagadougou, a été réceptionné, en présence du ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, Emile Zerbo. Pour lui, le nouvel avion offre une sécurité renforcée aux passagers avec une capacité d’accueil de 98 sièges, conçu pour répondre aux exigences des voyageurs.

Le ministre Zerbo a indiqué que cette acquisition a été rendue possible grâce à la mobilisation de l’ensemble des Burkinabè, tout en signifiant que ce nouvel aéronef vient renforcer la flotte de la compagnie nationale Air Burkina, symbole de la résilience du peuple burkinabè. « Ce nouvel appareil est le fruit des efforts des Burkinabè, sous la houlette du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré.

Air Burkina est de retour », s’est réjoui le ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité. Il a appelé chaque acteur de la compagnie aérienne Air Burkina à faire preuve de professionnalisme, de discipline et de patriotisme dans l’accomplissement de ses missions. « Je pense à ce personnel très joyeux. Et, je veux lui dire qu’il travaille, qu’il s’engage, qu’il soit patriote, parce qu’Air Burkina doit rester Air Burkina.

Il survit depuis 1967, il n’y a pas de raison qu’il ne continue pas ainsi », a rappelé Emile Zerbo, tout en appelant l’ensemble des Burkinabè et des amis du Burkina à soutenir la compagnie aérienne nationale. Le directeur général de la compagnie Air Burkina, Azakaria Traoré, a renchéri que c’est grâce à l’engagement du gouvernement burkinabè que la compagnie a pu se doter de ce 2e appareil pour consolider sa flotte sur acquisition propre.

Renforcer la présence sur les lignes habituelles

« C’est un Embraer 190 avec six sièges en classe Business et 92 sièges en classe économique qui peut desservir toute la sous-région », a précisé le directeur général de la compagnie aérienne Air Burkina. Selon Azakaria Traoré, cette nouvelle dotation de la compagnie Air Burkina va lui permettre de renforcer sa présence sur les lignes aériennes habituelles.

« Avec un seul appareil, l’on a des difficultés à faire face à des incidents. Mais, ce nouvel aéronef va mieux outiller le réseau aérien. J’invite les voyageurs à nous faire confiance. Nous allons tout mettre en œuvre pour que nos vols soient les plus réguliers possibles au bonheur des passagers », a assuré le directeur général de la compagnie aérienne Air Burkina. Le directeur général de l’Agence nationale de l’aviation civile du Burkina Faso (ANAC-BF), Abdoul Aziz Wendyam Aristide Amoussa, a d’emblée, remercié l’exécutif burkinabè pour le travail abattu.

« En 40 ans, le Burkina Faso n’avait pas acheté d’avion pour la compagnie nationale. Mais, en deux ans, nous sommes au 2e aéronef, un Embraer 190 que le gouvernement burkinabè a bien voulu mettre à la disposition de la compagnie aérienne Air Burkina », a-t-il relevé. L’œuvre, a fait savoir Abdoul Aziz Wendyam Aristide Amoussa, a débuté au plus haut sommet de l’Etat, avec des instructions fermes qui ont été données pour l’acquisition aussi bien du 1er que du 2e aéronef.

« Un fois, les instructions reçues, Air Burkina, la compagnie du bon voisinage et l’ANAC-BF n’ont ménagé aucun effort pour que ce 2e aéronef puisse fouler le tarmac de l’aéroport international de Ouagadougou. Des inspections ont été réalisées sur l’ensemble des avions pour s’assurer que Air Burkina ait des avions sûrs pour mener des activités sûres afin que tous les vols soient menés dans de meilleures conditions », a laissé entendre le directeur général de l’ANAC-BF.

Il a insisté que les aéronefs de la compagnie Air Burkina sont fiables et sûrs, tout en invitant les citoyens burkinabè et de la sous-région à faire de Air Burkina, leur compagnie de prédilection. Quant au commandant de bord, Kiswensida Emmanuel Ouédraogo, il a été reconnaissant aux autorités burkinabè pour leur confiance accordée à Air Burkina. « C’est environ 16 000 kilomètres que le nouvel Embraer 190 a parcourus depuis la Chine jusqu’à Ouagadougou », a-t-il relevé.

 

Boukary BONKOUNGOU

Les agences postales transformées en Maisons des citoyens dénommées « Zama Tchè » en langue nationale San

Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le jeudi 30 octobre 2025, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 12 H 37 mn, sous la présidence de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

I. DELIBERATIONS
I.1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA MOBILITE
Le Conseil a examiné un projet de loi portant relecture de la loi n°55-2004/AN du 21 décembre 2004 portant Code général des collectivités territoriales au Burkina Faso.
Cette relecture vise à corriger les insuffisances constatées qui entravent le bon fonctionnement des collectivités territoriales et à prendre en compte les nouvelles orientations, notamment les actions du pilier 3 du Plan d’action pour la stabilisation et le développement (PA-SD) à savoir « renforcer l’Etat et améliorer la gouvernance ».
Les innovations majeures de ce projet de loi portent entre autres sur :
– le renforcement du mécanisme de collaboration entre les collectivités territoriales et les services déconcentrés sous la coordination des chefs de circonscription administrative en vue de la restauration de l’autorité de l’Etat ;
– la révision des critères d’érection des communes désormais adossés au volume des ressources budgétaires ;
– la classification des communes en trois (03) types : communes de moyen exercice, de plein exercice et à statut particulier ;
– l’établissement d’un contrat d’objectif entre l’Etat et le président du conseil de collectivité territoriale ;
– la révision des compétences transférées aux collectivités territoriales ;
– l’octroi d’une autonomie relative à l’arrondissement ;
– la réduction du nombre de conseillers municipaux et régionaux ;
– l’institution du statut de l’élu local de collectivité territoriale pour mieux encadrer la fonction de conseiller municipal et régional.
Ce projet de loi permettra de renforcer le dispositif juridique pour une meilleure organisation et un fonctionnement efficient des collectivités territoriales au Burkina Faso.
Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée législative de Transition.

I.2. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES
Le Conseil a adopté un rapport relatif à des opérations immobilières.
Les opérations immobilières concernent l’acquisition par l’Etat, de trois (03) immeubles dont un de type R+6 et deux (02) complexes immobiliers sis à Ouagadougou pour des besoins administratifs ainsi que la location d’un (01) bâtiment dans la région des Tannounyan au profit du ministère de l’Environnement, de l’eau et de l’assainissement.
Ces opérations visent à renforcer les capacités immobilières propres de l’Etat, à réduire les charges locatives et à améliorer les conditions de travail des agents publics.
L’adoption de ce rapport permet l’exécution desdites opérations immobilières au profit de l’Administration publique.

I.3. AU TITRE DU MINISTERE DE LA TRANSITION DIGITALE, DES POSTES ET DES COMMUNICATIONS ELECTRONIQUES
Le Conseil a adopté un décret relatif à un contrat plan entre l’Etat et La Poste Burkina Faso (LA POSTE BF).
Au regard de l’engagement du Burkina Faso dans l’accélération de la dématérialisation des procédures et services publics, le Gouvernement a décidé d’exploiter le potentiel du réseau de LA POSTE BF et d’en faire un instrument majeur de l’inclusion financière et numérique. Pour ce faire, les nouvelles agences postales et celles existantes seront transformées en Maisons des citoyens dénommées « Zama Tchè » en langue nationale San.
En plus des services postaux et financiers de base, les Zama Tchè intègreront les guichets de la Banque postale pour offrir plusieurs autres services aux populations. Elles disposeront également d’espaces d’assistance aux usagers pour leur accès aux services dématérialisés de l’administration.
Dans le cadre du contrat plan 2026-2030, l’Etat et LA POSTE BF s’engagent à co-financer la construction et l’équipement de vingt (20) Zama Tchè d’un montant de cinq milliards cinq cent quarante-sept millions cinq cent sept mille (5 547 507 000) F CFA à raison de 50% pour chaque partie.
L’adoption de ce décret permet la conclusion du contrat plan entre l’Etat et LA POSTE BF en vue d’accélérer le développement des services postaux sur l’ensemble du territoire national.

II. COMMUNICATIONS ORALES
II.1. Le ministre de l’Economie et des finances a fait au Conseil le bilan de la gestion du Fonds de soutien patriotique (FSP) au troisième trimestre de l’année 2025.
Au titre du troisième trimestre 2025, le montant des ressources mobilisées au 30 septembre est de quarante milliards huit cent trente millions sept cent quatre-vingt-quinze mille deux cent cinquante-trois (40 830 795 253) F CFA. Ce qui traduit une progression nette de 40,12% par rapport à la situation des encaissements au 30 juin 2025. Cette performance demeure essentiellement portée par les prélèvements, qui représentent 42,75% des recouvrements au cours de cette période.
Du 1er janvier au 30 septembre 2025, le montant des encaissements toutes sources confondues s’élève à cent quarante-deux milliards six cent trois millions cinq cent vingt-neuf mille quatre cent dix-huit (142 603 529 418) F CFA représentant 95,07 % des objectifs annuels de recouvrements fixés à cent cinquante milliards (150 000 000 000) F CFA.
En ce qui concerne les dépenses, au 30 septembre 2025, le montant cumulé s’élève à cent quatre-vingt-dix-neuf milliards cent vingt-quatre millions sept cent quatre mille six cent quatre-vingt-quinze (199 124 704 695) F CFA. Rapporté aux prévisions de dépenses pour la période de janvier à septembre 2025, estimées à deux cent deux milliards quarante-quatre millions cinq cent dix-neuf mille six cent trente-deux (202 044 519 632) F CFA, il se dégage un taux d’engagement de 98,55%.
Les dépenses se répartissent entre les charges de fonctionnement et d’investissement.

II.2. Le ministre des Affaires étrangères, de la coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur a fait au Conseil le compte rendu de la participation du Burkina Faso à la 69e session ordinaire de la Conférence générale de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), tenue du 15 au 19 septembre 2025 à Vienne en Autriche.
Au cours de cette session, la délégation burkinabè a rappelé aux participants le rôle joué par le Burkina Faso au sein du Conseil des Gouverneurs durant la période 2023-2025 pour la promotion de l’utilisation de l’atome pour la paix et le développement. Notre pays a en outre, exprimé sa volonté de développer une approche sûre et durable dans la mise en œuvre de son programme électronucléaire.
La participation du Burkina Faso à la 69e session ordinaire de la Conférence générale de l’AIEA a permis de réaffirmer son attachement à la vision fondamentale de l’Agence.

II.3. Le ministre de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat a fait au Conseil le compte rendu de la participation du Burkina Faso au séminaire sur les procédures relatives aux produits exportés vers la Chine notamment l’inspection et la quarantaine, tenu du 11 au 24 septembre 2025 à Changzhou, en République populaire de Chine.
Ce séminaire avait pour objectifs de renforcer les capacités techniques des participants en matière d’inspection et de quarantaine des marchandises tout en partageant avec eux l’expérience de la République populaire de Chine en la matière. Il a également permis de donner aux participants un aperçu sur l’inspection et la supervision des biens de consommation importés et exportés en Chine et de les initier aux nouvelles technologies et équipements d’inspection et de quarantaine des produits agricoles et alimentaires.
Au cours du séminaire, les participants burkinabè ont été formés sur la sécurité sanitaire des aliments afin d’offrir à la population des produits sains et de qualité ainsi que la nécessité de mise en place d’infrastructures adéquates pour la supervision et le contrôle des produits importés.

III. NOMINATIONS
III.1. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES
A. AU TITRE DE LA PRESIDENCE DU FASO
– Monsieur Hamidou SAWADOGO, Mle 119 739 F, Maître de conférences agrégé en économie, catégorie P2, grade initial, 3e échelon, est nommé Directeur exécutif du Bureau national des grands projets du Burkina (BNGP-B).

B. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES
– Monsieur Wessemou Aimé ADOUABOU, Mle 216 186 D, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Conseiller fiscal au Centre de contrôle de véhicules automobiles (CCVA
– Monsieur Aboubacar SAWADOGO, Mle 119 330 X, Administrateur des services financiers, 2e classe, 3e échelon, est nommé Secrétaire exécutif national de la Politique nationale de développement ;
– Monsieur Hamma BANCE, Mle 56 728 M, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 11e échelon, est nommé Directeur des moyennes entreprises du Centre1 (DME C1) ;
– Madame Geneviève ZOUNGRANA/ DAMIBA, Mle 43 144 P, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 11e échelon, est nommée Chef du Département des audits de l’Inspection technique des impôts
– Monsieur Innocent KAMBOU, Mle 55 703 W, Contrôleur des impôts, 1ère classe, 10e échelon, est nommé Directeur provincial des impôts du Yagha.

C. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE LA COOPERATION REGIONALE ET DES BURKINABE DE L’EXTERIEUR
– Monsieur Palingwendé Roger KONOMBO, Mle 105 149 E, Ministre Plénipotentiaire, 1ère classe, 11e échelon, est nommé Consul général du Burkina Faso à Cotonou, République du Benin.

D. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS HUMAINS, CHARGE DES RELATIONS AVEC LES INSTITUTIONS
– Monsieur Bassirou NIGNAN,Mle 130 293 U, Magistrat, catégorie P, grade exceptionnel, 2e échelon, est nommé Chargé de mission ;
– Monsieur Romuald Marcel Narélwendé YAMEOGO, Mle 130 390 A, Magistrat, catégorie P5, grade exceptionnel, 1er échelon, est nommé Chargé de mission ;
– Monsieur Ousmane BIRBA, Mle 130 301 K, Magistrat, grade exceptionnel, 3e échelon, est nommé Chargé de mission ;
– Monsieur Wende Waoga Hadé Jonas SEGUEDA, Mle 45 062 Y, Conseiller d’intendance scolaire et universitaire, 1ère classe, 10e échelon, est nommé Directeur des affaires administratives et financières de la Commission nationale des Droits humains (CNDH).

E. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE
– Monsieur Bamorifin DJANE, Mle 111 329 U, Conseiller des affaires économiques, 1ère classe, 10e échelon, est nommé Directeur général des études et des statistiques sectorielles (DGESS) ;
– Monsieur Zakaria SAWADOGO, Mle 97 485 J, Administrateur des hôpitaux et des services de santé, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Directeur de l’administration et des finances du Centre hospitalier universitaire de Pala.

III.2. NOMINATION DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION
Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs aux Conseils d’administration :
– de La Poste Burkina Faso (LA POSTE BF), au titre du ministère de la Transition digitale, des postes et des communications électroniques ;
– de l’Agence de promotion de l’expertise nationale (APEN), au titre du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat.

A. MINISTERE DE LA TRANSITION DIGITALE, DES POSTES ET DES COMMUNICATIONS ELECTRONIQUES
Le Conseil a adopté un décret portant nomination des personnes ci-après, Administrateurs représentant l’Etat, au Conseil d’administration de La Poste Burkina Faso (LA POSTE BF) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Au titre de la Primature :
– Madame Windemi Pauline TOE/SABA, Mle 104 288 G, Administrateur des services financiers.

Au titre du Ministère de l’Administration territoriale et de la mobilité :
– Monsieur Adama OUATTARA, Mle 247 522 D, Administrateur civil, en remplacement de Monsieur Edgard Sié SOU ;
– Madame Béninwendé Léa Monique OUEDRAOGO, Mle 326 917 L, Attaché en études et analyses, en remplacement de Monsieur Lassina NIAMBA.

B. MINISTERE DE L’INDUSTRIE, DU COMMERCE ET DE L’ARTISANAT
Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur Tobignaré Jacques GOUBA, Mle 200 455 P, Conseiller des affaires étrangères, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère des Affaires étrangères, de la coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur au Conseil d’administration de l’Agence de promotion de l’expertise nationale (APEN) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Madame Inès BAKIO.

Tour motards du Burkina : A la découverte des potentialités touristiques de sept régions pour la Ire édition

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La première édition du Tour motards du Burkina organisée par le club de motards, West Coast Adventure, va couvrir sept régions du Burkina Faso du 8 au 15 novembre 2025. L’information a été donnée par le comité d’organisation lors d’une conférence de presse ce dimanche 2 novembre 2025 à Ouagadougou.

La Ire édition du Tour motards du Burkina organisée par le club de motards West Coast Adventure se tiendra du 8 au 15 novembre 2025, sur le thème :
« Tourisme, découverte, sécurité et résilience : Le Faso en intégration et mouvement ». La présente édition, selon le comité d’organisation qui a animé une conférence de presse, le dimanche 2 novembre 2025 à Ouagadougou, vise à promouvoir le tourisme burkinabè à travers des visites de nombreux sites touristiques.

Elle va parcourir sept régions du pays à savoir le Nakambé (Tenkodogo), le Nazinon (Pô), le Djôrô (Gaoua), le Guiriko (Bobo-Dioulasso et Samendeni), le Bankui (Dédougou), le Nando (Koudougou) et le Kadiogo. Cela, dans le but de promouvoir les sites touristiques de ces localités. Ce Tour, inspiré du Tour du Faso va aussi permettre, d’après le comité d’organisation, de réunir des motards d’autres clubs burkinabè mais aussi ceux venus de pays voisins.

Ce sont entre autres le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Niger et le Togo. D’autres pays pourraient également rejoindre les volontaires pour participer à ce Tour, à en croire le comité d’organisation. « Le Tour motards du Burkina, qui est à sa première édition, est une innovation de West Coast, connue au niveau national pour ses actions de sensibilisation sur la sécurité routière et son soutien aux personnes vulnérables », a expliqué le président du comité d’organisation, Hassan Diarra.

Il a précisé que l’idée est née du constat que les motards ont fait de la richesse culturelle et touristique du Burkina Faso, en parcourant le pays. C’est pourquoi, a-t-il fait savoir, le bureau de West Coast Adventure a décidé de promouvoir cette richesse à travers ce Tour. Des Villages tours du motard, prévus dans les chefs-lieux des régions visitées pourront accueillir des activités récréatives.

« Ensemble, nous parcourons plusieurs localités du Burkina Faso à la découverte de sites touristiques, culturels et historiques, emblématiques et cela en collaboration avec Faso Tourisme qui est notre partenaire et qui nous a appuyés dans le choix de ces sites touristiques », a indiqué le chargé de communication de West Coast Adventure, Moussa Sawadogo.

Il a précisé que l’événement sera l’occasion pour le comité d’organisation de faire des sensibilisations entre autres sur la sécurité routière, des dépistages sur des maladies comme le VIH/SIDA, une raison de plus pour la population de participer à l’évènement, selon lui.

« L’objectif est de valoriser le patrimoine culturel local. Nous allons terminer à Ouagadougou, avec une grande rencontre. Il s’agit d’un grand village motard. Ce sera sur le terrain du lycée Newton, près de l’échangeur de l’Est », a informé M. Sawadogo.

 

Elysée NIKIEMA
(Stagiaire)

Confédération des Etats du Sahel : la vision des trois pays dévoilée aux populations du Nazinon

La Commission nationale de la Confédération des Etats du Sahel (CN-AES) a tenu, jeudi 30 octobre 2025, à Manga, dans le Nazinon, une conférence publique régionale pour permettre une meilleure appropriation de la vision des trois chefs d’Etat de l’espace confédéral.

Les conférences publiques régionales sur l’ancrage de la Confédération des Etats du Sahel (AES) se poursuivent. Après les étapes de Ziniaré, Dori et Kaya, celle de Manga, dans la région du Nazinon, s’est tenue, jeudi 30 octobre 2025. Elle a été animée par le président de la Commission nationale de la Confédération AES (CN-AES), Bassolma Bazié.

Il avait à ses côtés, le vice-président de l’institution chargé des questions de développement, Adama Siguiré et le secrétaire général, Mohamed Sawadogo. M. Bazié, dans son intervention, a d’abord retracé un passé peu reluisant de l’histoire politique du Burkina Faso, notamment ses relations avec les puissances occidentales. Ensuite, il a abordé le combat pour la conquête de la souveraineté en cours dans l’espace AES et enfin les missions de la CN-AES.

Pour le premier point, Bassolma Bazié a indiqué que les indépendances accordées aux Etats du Sahel dans les années 1960 étaient formelles. C’est pour cette raison, a-t-il soutenu, qu’au lendemain des indépendances, plusieurs accords secrets ont été signés entre la France et ses colonies. Il a, entre autres, noté l’obligation pour les colonies françaises d’utiliser le franc CFA et de s’aligner derrière la France en cas de guerre ou de crise mondiale. Pour être politiquement autonome, le conférencier a proposé une Constitution qui prend en compte les aspirations réelles du peuple.

En ce qui concerne la lutte pour la conquête de la souveraineté en cours dans l’espace AES, le président de la CN-AES, a insisté que l’on ne peut pas s’engager dans une telle bataille et croire que « c’est de l’amusement ». Pour lui, les pays qui ont conquis leur souveraineté et qui continuent de se battre ont réussi à construire un socle solide de résistance dans le temps.

S’agissant des missions de la CN-AES, elles sont au nombre de huit, à en croire Bassolma Bazié. Il a cité entre autres, la mise en œuvre des décisions prises par le Conseil des chefs d’Etat, l’élaboration d’un plan de communication avec les structures de communication nationale et confédérale et de faire en sorte que les trois commissions, notamment celles du Mali, du Niger et du Burkina puissent travailler en tandem afin d’évoluer de façon harmonieuse.

Il a ajouté que la Commission doit aller auprès des communautés pour leur expliquer l’ensemble des décisions prises par les trois chefs d’Etat afin qu’elles puissent comprendre et s’en approprier. « La lutte pour la conquête de notre souveraineté politique, économique, culturelle et sécuritaire ne pourrait aboutir sans l’implication des masses », a-t-il souligné.

Etre des relais

La gouverneure du Nazinon, Yvette Nacoulma a, pour l’occasion, salué l’heureuse initiative de la conférence régionale. Selon elle, la vision audacieuse et partagée des trois présidents de l’AES continue de retentir au-delà de l’espace confédéral. Mme Nacoulma a fait savoir qu’à l’instar des autres régions du pays, les vaillantes populations du Nazinon ont marqué leur adhésion totale à l’AES. « Elles s’en sont appropriées. Et de nos jours, elles se sont hissées au rang de défenseurs et de bâtisseurs, prêts à œuvrer pour un Sahel stable, sécurisé et prospère », a-t-elle laissé entendre.

Yvette Nacoulma a poursuivi que cette conférence publique vient renforcer la dynamique de la mobilisation sociale spontanée déjà constatée autour de la vision des trois chefs d’Etat de l’AES. Elle a donc exhorté l’ensemble des composantes socio-professionnelles et les communautés de la région à s’approprier le message et à être des relais sûrs, chargés de diffuser l’information juste sur l’AES. « Nous avons reçu un bel enseignement, un message qui nous a éduqués », s’est réjouie la gouverneure. Sia Jacob, participant à la conférence, a dit être édifié par les communications. « Nous sommes très fièrs des paroles du président de la CN-AES. Cela va nous encourager à aller plus de l’avant pour que notre confédération puisse réussir car si nous échouons, nous allons répondre tous devant l’histoire », a-t-il lancé. Pour M. Sia, cette conférence va permettre aux populations d’être des acteurs engagés et déterminés pour mener le combat de la révolution.

Noufou SAWADOGO
Stéphanie KABRE
(Stagiaire)

Rentrée académique 2025-2026: les enseignants stagiaires de Loumbila officiellement dans les classes

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Le ministre de l’Enseignement de base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales, Jacques Sosthène Dingara, a présidé le jeudi 30 octobre 2025, la rentrée académique des stagiaires de l’Institut national de formation des personnels de l’éducation de Loumbila.

Les stagiaires nouvellement admis au concours directs de 2025 et affectés à l’Institut national de formation des personnels de l’éducation (INFPE) de Loumbila dans la région d’Oubri sont officiellement dans les salles de classe pour leur formation théorique. Constitués en majorité d’éducateurs de la petite enfance et de professeurs des écoles, ils ont, avant ce jeudi 30 octobre 2025, bénéficié d’une immersion patriotique d’une semaine. Estimés à un millier de stagiaires, on note parmi eux, des admis issus des rangs des Volontaires pour la défense de la Patrie (VDP) et enseignants communautaires.

Le ministre de l’Enseignement de base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales, Jacques Sosthène Dingara a eu des échanges directs avec les apprenants. Les préoccupations de ces derniers se sont résumées, entre autres, aux réformes en vue pour améliorer les conditions de travail des enseignements, le sort des enseignants communautaires qui n’ont pas pu participer aux concours directs à cause de l’insécurité dans leurs zones et des comportements à adopter pour réussir leur carrière.

En réponse, le ministre Dingara a traduit la reconnaissance du gouvernement aux VDP et enseignants communautaires nouvellement admis qui étaient sur le terrain dans des zones difficiles. Il a salué la tenue de cette immersion patriotique qui a permis aux futurs acteurs de l’éducation d’acquérir des valeurs cardinales qui doivent guider leurs actions et leur permettre d’être des enseignants engagés.

Jacques Sosthène Dingara a rappelé que le secteur de l’éducation joue un rôle important. « Toute la Nation compte sur les enseignants pour assurer la transformation de la société à partir de la base. L’avenir de ce pays est entre vos mains. L’enseignant est le miroir de l’enfant », a-t-il dit, entre autres. Il a invité les stagiaires à prendre leurs responsabilités en étant assidus durant la formation.

Le représentant des enseignants communautaires, Mikaïlou Ouédraogo, a traduit sa reconnaissance au ministre Dingara pour son implication afin qu’un quota leur soit réservé aux concours directs. « Nous serons des enseignants modèles », a-t-il promis. Selon la stagiaire Arielle Fanta Badiel l’immersion patriotique lui a permis d’apprendre l’esprit d’engagement de patriotisme et l’amour pour la patrie.

Adama SEDGO