Coopération : Burkina–Système des Nations unies: en fin de mission, le Représentant-résident par intérim salue un partenariat solide et porteur d’espoir

Le camarade Premier ministre, chef du gouvernement, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a reçu en audience, le mardi 4 août 2026, Maurice Azonnankpo, Représentant-résident par intérim du Système des Nations unies au Burkina Faso, en fin de mission. Cette rencontre a permis de dresser le bilan de la coopération entre le gouvernement burkinabè et les agences du Système des Nations unies, ainsi que d’échanger sur les perspectives de consolidation de ce partenariat au service des populations.

A l’issue de l’audience, Maurice Azonnankpo a exprimé sa reconnaissance au gouvernement et au peuple burkinabè pour l’accueil qui lui a été réservé et pour la qualité des relations entretenues tout au long de sa mission. « J’ai profité de cette audience pour témoigner toute la gratitude institutionnelle du Système des Nations unies à l’endroit du gouvernement et du peuple burkinabè, ainsi que ma reconnaissance personnelle envers le camarade Premier ministre et l’ensemble des autorités pour l’excellente collaboration que nous avons entretenue au cours de ces dernières années », a-t-il déclaré.

Il a également salué la qualité du dialogue entre les deux parties. « Nous avons salué la transparence, le dialogue permanent, l’écoute et surtout la convivialité qui caractérisent le partenariat entre le gouvernement burkinabè, le Système des Nations unies et ses différentes agences. C’est un partenariat solide, consolidé et appelé à se poursuivre dans les mois et les années à venir », a-t-il affirmé. Au titre des principaux acquis, Maurice Azonnankpo a cité le renforcement du dialogue stratégique entre l’Etat burkinabè et les Nations unies, la mise en œuvre de programmes structurants au profit des communautés vulnérables, ainsi que la finalisation du nouveau Cadre de coopération des Nations unies pour le développement durable au Burkina Faso.

Cet instrument devra permettre d’accompagner les priorités nationales en matière de développement. Le camarade Premier ministre a, pour sa part, salué le management dont a fait preuve M. Azonnankpo dans la conduite de sa mission. Il a réaffirmé la volonté du gouvernement de poursuivre et de renforcer la coopération entre le Burkina Faso et le Système des Nations unies, dans le respect des priorités nationales et des intérêts des populations. « La dynamique de la RPP n’est contre personne. L’ONU est l’émanation de tous les pays. Le Système des Nations unies ne doit pas servir de cheval de Troie à l’impérialisme contre notre peuple.

C’est ce que nous refusons », a déclaré le chef du gouvernement. Maurice Azonnankpo, appelé à d’autres fonctions, passe le témoin à Njoya Tikum, nouveau Coordonnateur résident du Système des Nations unies et Coordonnateur humanitaire au Burkina Faso. Celui-ci a présenté, le 31 juillet 2026, ses lettres de créance au ministre en charge des Affaires étrangères, marquant ainsi le début de sa mission dans un contexte de relance des relations entre les Nations unies et les autorités burkinabè.

DCRP/Primature

Coopération Burkina–Système des Nations unies: le Coordonnateur-résident par intérim salue une coopération consolidée avec le Burkina

Le camarade ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie, accompagné de la camarade ministre déléguée Bêbgnasgnan Stella Eldine Kabré et des proches collaborateurs, a accordé, cet après-midi du mardi 4 août 2026, une audience au Coordonnateur-résident par intérim sorti du Système des Nations unies au Burkina Faso, Maurice Azonnankpo.

Au terme de sa mission au Burkina Faso, il est venu exprimer sa reconnaissance pour la collaboration réussie avec le gouvernement burkinabè, dans ses postes cumulés de Représentant-résident du Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) et de Coordonnateur-résident du Système des Nations unies au Burkina Faso. Durant sa mission au Burkina Faso en tant que coordonnateur par intérim, Maurice Azonnankpo dit avoir travaillé dans une démarche de transparence, de dialogue permanent et d’écoute mutuelle avec les autorités burkinabè.

Ce qui a permis à la coopération d’engranger plusieurs acquis sur le plan du renforcement du cadre stratégique de concertation avec le gouvernement, de la coopération au développement et de la recherche de solutions durables pour les populations. « A aucun moment, les portes n’ont jamais été fermées, nous avons su réajuster notre posture et nos priorités qui ne sont que les priorités du peuple burkinabè.

Au Burkina Faso, lorsque vous savez jouer dans la transparence, dans la sincérité et l’honnêteté, toutes les portes sont ouvertes », a-t-il indiqué. Il a tenu aussi à relever les avancées majeures dans la gestion des réfugiés marquée par le renforcement du cadre juridique de la protection des réfugiés et le renforcement de l’inclusion et de l’intégration socioéconomique des réfugiés. « Du chemin a été parcouru, des résultats positifs ont été obtenus avec à la clé, la finalisation du nouveau cadre de coopération qui a été conçu avec l’Etat et pour l’Etat », a-t-il relevé avec beaucoup de satisfaction.

Le camarade ministre des Affaires étrangères a vivement félicité, Maurice Azonnankpo pour les nombreux acquis engrangés, marqués par une collaboration renforcée avec le département en charge des Affaires étrangères ainsi qu’avec les autres départements ministériels. Le chef de la diplomatie burkinabè a notamment salué le leadership et l’engagement de Maurice Azonnankpo ayant permis au Burkina Faso et aux Nations unies de redéfinir, à un moment donné, les bases de leur coopération, après le renvoi de deux diplomates onusiens, déclarés persona non grata par le Burkina Faso.

Tout en marquant la disponibilité de son département à accompagner le nouveau Représentant-résident, Njoya Tikum et l’équipe des Nations unies au Burkina pour la poursuite des actions, le Patron de la diplomatie Burkina a souhaité une fructueuse mission à l’ancien Coordonnateur-résident. En quittant le pays des Hommes intègres, Maurice Azonnankpo a salué la résilience et l’hospitalité du peuple burkinabè. Il a exprimé le vœu de voir le pays retrouver la stabilité et la paix.

DCRP /MAE

Cadre sectoriel de dialogue : faire de la culture et du sport, des moteurs de croissance

Le ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingwendé Gilbert Ouédraogo, a présidé la revue à mi-parcours 2026 du plan de relance du cadre sectoriel de dialogue « Culture, tourisme, sport et loisir », mardi 4 août 2026, à Ouagadougou.

Faire de la culture et du sport de véritables secteurs de création d’emplois, de richesses et de rayonnement pour le Burkina Faso, c’est l’ambition réaffirmée, lors de la session du Cadre sectoriel de dialogue « Culture, tourisme, sport et loisir » (CSD-CTSL), tenue le mardi 4 août 2026. Organisée par le ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, cette revue à mi-parcours 2026 a permis aux participants d’évaluer les résultats du premier semestre 2026.

Au cours de la rencontre, une communication sur le thème « Mois artistique et culturel : quelle synergie d’actions pour la réussite de cette réforme » a été animée. D’autres présentations sur le rapport de performance sectoriel au 30 juin 2026 du CSD et de la Matrice des réformes stratégiques et des investissements structurants (MRSIS) 2026-2028 actualisée ont également été faites.

Le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a rappelé que la vision de la Révolution progressiste populaire (RPP) positionne le sport et la culture comme de véritables industries, des leviers de croissance, créateurs d’emplois et facteurs de rayonnement du Burkina Faso. Pour lui, le choix du thème est une invite à renforcer la synergie autour des initiatives majeures du secteur qui transcendent les limites des départements ministériels.

S’agissant du bilan du premier semestre, il a salué les résultats tangibles et significatifs enregistrés dans un contexte marqué par la reconquête progressive du territoire et le renforcement de l’intégration au sein de la Confédération des Etats du Sahel (AES). Au titre des principales réalisations, le ministre chargé de la Culture a cité, entre autres, la tenue de la 22e édition de la Semaine nationale de la culture à Bobo-Dioulasso et de la Semaine de la fraternité de l’AES, en plus de l’organisation de la IVe édition du Mois du patrimoine burkinabè, marquée par la proclamation de la deuxième liste des Trésors humains vivants.

En matière de sport, il s’est dit satisfait de la réhabilitation du Palais des sports de Ouaga 2000 et de l’organisation de compétitions dans les établissements d’enseignement. Pingdwendé Gilbert Ouédraogo a relevé, qu’un soutien financier a également été accordé à 30 fédérations sportives pour les accompagner dans leur fonctionnement.

« L’ensemble de ces actions traduit un bilan satisfaisant au terme du premier semestre et témoigne de la dynamique engagée en faveur de la promotion de la culture, du sport et du patrimoine national », s’est réjoui le ministre de l’Enseignement de base et de la Promotion des Langues nationales, Jacques Sosthène Dingara. Le ministre chargé de la Culture a rassuré que les recommandations issues de la revue du CSD serviront de boussole pour améliorer la planification, la mise en œuvre et le suivi-évaluation du plan RELANCE du CSD-CTSL.

Adama SEDGO Bark-Wendé

Sandrine TASSEMBEDO (Stagiaire)

Dédicace d’ouvrage : Hassane Sawadogo plaide pour une retraite active et spirituelle

« La retraite du chrétien ou le chant du cygne », un essai littéraire, écrit par Hassane Sawadogo, a été dédicacé, le vendredi 31 juillet 2026, à Ouagadougou.

La retraite ne doit pas être perçue comme la fin d’une vie utile, mais comme une nouvelle étape d’engagement au service de Dieu et de la société. C’est le message central porté par l’écrivain et ancien gouverneur de la région de Yaadga, Hassane Sawadogo, à travers son essai littéraire « La retraite du chrétien ou le chant du cygne ». Paru aux Editions Plum’Afrik, l’œuvre a été dédicacée, le vendredi 31juillet 2026, à Ouagadougou sous la présidence du ministre des Serviteurs du Peuple, Mathias Traoré.

Composé de 240 pages réparties en quatre parties, l’ouvrage propose une réflexion sur la préparation et la manière de vivre la retraite, sous le prisme de la foi chrétienne. « La retraite du chrétien ou le chant du cygne » s’adresse aussi bien aux travailleurs en activité qu’aux retraités et à toutes les personnes appelées, un jour, à franchir cette étape de la vie. A travers une approche à la fois pratique, spirituelle et réflexive, Hassane Sawadogo montre que la retraite n’est pas une rupture avec l’utilité sociale, mais la continuité d’une mission accomplie autrement.

Il a insisté sur la nécessité de préparer la retraite bien avant la fin de la carrière professionnelle, afin qu’elle soit vécue dans la sérénité, la responsabilité et l’espérance. Selon Hassane Sawadogo, cet essai littéraire se distingue par sa dimension spirituelle, le croyant préparant cette étape avec Dieu, en s’appuyant sur la prière et la parole biblique. Il déconstruit l’idée selon laquelle la retraite serait synonyme de repos ou d’oisiveté. « La retraite n’est pas le moment pour se reposer.

La retraite n’est pas le moment pour se laisser aller au plaisir et au loisir », a-t-il affirmé. Pour le ministre des Serviteurs du Peuple, Mathias Traoré, cette œuvre, consacrée à la préparation de la retraite, est une contribution qui vient enrichir la littérature burkinabè. Il a rappelé que la retraite constitue une véritable conquête sociale et non une simple cessation d’activités. « Elle est la récompense d’années de sacrifices et la reconnaissance de la Nation envers celles et ceux qui l’ont servie avec loyauté », a-t-il déclaré. Mathias Traoré a, par ailleurs, invité les travailleurs, les retraités ainsi que toutes les couches de la société à se procurer le livre afin de se préparer pour une retraite épanouie. Il a rendu hommage à l’auteur qui après avoir servi l’Etat continue de servir le peuple par sa plume utile. Le livre est disponible dans les Bibliothèques au prix unitaire de 10 000 FCFA –

Abdoulaye BALBONE

Lydia Esther BILLA (Stagiaire)

Musique: la RTB lance la IXe édition de l’émission Slam en live

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La radiodiffusion télévision du Burkina a lancé la IXe édition de l’émission « Slam en live », le samedi 1er aout 2026, à Ouagadougou.

Placée sur le thème « Jeunesse, ma patrie, ma responsabilité », la IXe édition de l’émission Slam en live a été lancée, le samedi 1er août 2026, dans les locaux de la radio Canal arc-en-ciel. Pour cette édition, plus d’une centaine de candidats se sont inscrits. Le promoteur, le chef de service de la radio Canal arc-en-ciel, Christian Hien, a indiqué que la compétition concerne les élèves et étudiants. L’objectif, a-t-il justifié, est de les occuper pendant les vacances en leur offrant un espace de distraction qui éduque. Pour atteindre les résultats escomptés, Christian Hien a invité les candidats à incarner des valeurs souhaitées par le chef de l’Etat. « Nous voulons des Burkinabè vrais, intègres, patriotes. », a-t-il déclaré.

De ce fait, il a mis en garde les candidats contre la triche en les invitant à être honnêtes tout au long de la compétition. La candidate Nadège Aminata Kadiogo a confié que cette compétition, est un cadre qui lui permettra de s’exprimer et de révéler son talent. « On ne participe pas à une compétition pour perdre. Soit on gagne, soit on apprend », a-t-elle soutenu. Elle a confié s’être intéressée au Slam depuis 2020. La lauréate de l’édition 2025, Emmanuela Sorgho, a raconté son expérience aux candidats. « J’étais à ma 5e participation, et j’ai tenu bon, avec abnégation et courage », a-t-elle avoué. Elle a invité les candidats à demeurer forts et à beaucoup travailler. « Vous ne devez pas contredire un membre du jury, Vous devez écouter et prendre en compte les conseils », a-t-elle ajouté.

Abdoulaye BALBONE

Mouniratou OUEDRAOGO (Stagiaire)

Littérature : Charlemagne Bilgo dédicace son œuvre « Où seras-tu dans 5 ans ? »

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Le doctorant en lettres, communication et sciences humaines, Charlemagne Koulana Bilgo, a dédicacé son œuvre « Où seras tu dans 5 ans ? » au cours d’un panel d’orientation de choix de filières, au profit des nouveaux bacheliers, mercredi 22 juillet 2026, à Ouagadougou.

Le doctorant en lettres, communication et sciences humaines, Charlemagne Koulana Bilgo, veut aider la jeunesse à se réaliser. Il propose, à cet effet, un ouvrage « Où seras tu dans 5 ans ? ». La cérémonie de dédicace de cette œuvre a eu lieu au cours d’un panel d’orientation, mercredi 22 juillet 2026, à Ouaga- dougou. L’œuvre est un questionnement existentiel qui propose une analyse accessible mais profonde des mécanismes influençant les trajectoires humaines. Composée de 178 pages, elle est divisée en trois grandes parties. « Où seras-tu dans 5 ans ? » est disponible chez l’auteur et coûte 10 000F CFA. L’auteur Charlemagne Koulana Bilgo, alias Ilmondi Koulana, a confié que l’ouvrage s’adresse aux nouveaux bacheliers, professionnels et jeunes.

La vision est d’amener les jeunes à arrêter de se plaindre de l’Etat et s’unir pour créer leurs propres opportunités dans cinq ans, car l’Etat ne peut pas tout faire. « L’œuvre aborde plusieurs principes de vie permettant de répondre au profil des opportunités », a-t-il signifié. Pour Charlemagne Bilgo, il ne s’agit ni d’un ouvrage de motivation classique, ni d’une autobiographie. « Il s’agit plutôt d’une invitation à réfléchir sur la manière dont nos pensées, décisions et habitudes façonnent nos trajectoires individuelles et collectives », a-t-il justifié. Le parrain de la cérémonie, Daniel Sawadogo, a expliqué avoir préfacé le livre et accompagné le panel d’orientation parce qu’il développe plusieurs pans en conciliant études et entreprenariat.

« En plus de développer son charisme et son leadership, l’œuvre nous enseigne sur comment se construire en cinq ans. Nous le recommandons aux nouveaux bacheliers pour leur cursus académique et professionnelle », a-t-il ajouté. Au cours de la séance de dédicace, des bacheliers ayant obtenu la note de 14/20 ont reçu gratuitement l’œuvre. –

Gbetcheni Constantin Bertrand KAMBIRE (Collaborateur)

Burkina institute of technology : la promotion « Ubuntu », pour innover et servir des communautés

Burkina institute of technology (BIT) a organisé, le samedi 1er août 2026, à Koudougou, la cérémonie marquant la sortie officielle de la promotion « Ubuntu ».

112 étudiants de la promotion « Ubuntu » de Burkina institute of technology (BIT), en informatique entrepreneuriat, génie mécanique option agriculture et mine, ingénieurs en énergie électrique option énergie renouvelable, ont reçu le samedi 1er août 2026, dans la cité du Cavalier rouge, leur parchemin. Après trois années de formation en anglais, ces promus sont désormais prêts, selon le directeur général de BIT, Baslayi Tindano, à mettre leurs compétences au service du développement de la technologie.

Il a noté que l’institut n’est pas seulement un lieu d’enseignement, mais plutôt, un véritable porteur de développement économique et de création d’emplois pour les communautés qui l’entoure. A travers la qualité de la formation reçue durant ces années, le représentant des étudiants, Camille Ouédraogo, a fait savoir que les stages effectués dans les différentes entreprises leur ont permis de confronter leurs connaissances à la réalité du terrain, découvrir les exigences du monde professionnel, développer leurs compétences pratiques et mieux se préparer aux responsabilités qui les attendent.

Le coordonnateur de l’ONG The Stern stewart institute (TSSI), Désiré Yaméogo, a souligné que l’ambition de BIT, est de démontrer qu’une formation d’excellence répondant aux standards internationaux peut être dispensée au Burkina Faso. « Nous préparons nos étudiants à évoluer dans un environnement professionnel international, tout en restant

Le représentant du patron de la promotion, Karim Porgo : « les diplômes reçus par les étudiants ne sont pas seulement des diplômes burkinabè. Ils sont aussi internationaux et les entreprises du monde entier leur sont
désormais ouvertes »

profondément attachés aux réalités et aux besoins de notre pays », a-t-il justifié. Et d’ajouter qu’en formant des innovateurs et développeurs, BIT investit dans le capital humain qui demeure la première richesse d’un pays. Le représentant du président de la Commission nationale de l’Alliance des Etats du Sahel (AES), Karim Porgo, a indiqué que les lauréats ne reçoivent pas un simple parchemin.

Inventer des solutions au contexte actuel

« Ils sont des ingénieurs capables de résoudre de vrais problèmes, des technologues capables de créer de la vraie valeur et des leaders capables de bâtir au Burkina Faso », s’est-il convaincu. A entendre le ministre conseiller spécial du président du Faso, chargé de la diaspora, par ailleurs, parrain de cette promotion, Gaëtan Ouédraogo, « Ubuntu » signifie : « Je suis, parce que vous êtes ». « Pour dire que de nos jours, aucune technologie ne peut fonctionner de façon isolée. Il faudra que ces jeunes ingénieurs mettent leurs connaissances en pratique, en tenant compte des autres aspects de la technologie », a-t-il conseillé ». Il a soutenu que la dynamique aujourd’hui au pays des Hommes intègres, est d’atteindre une souveraineté au plan technologique et les lauréats doivent inventer des solutions adaptées au contexte actuel. Ayant un background technologique, le ministre conseiller a promis d’accompagner ces jeunes ingénieurs, afin qu’ils soient en contact avec le monde professionnel au niveau national et au sein de la diaspora.

Afsétou SAWADOGO

Flash

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A chaque période de vacances, les salles de cours continuent d’accueillir des élèves venus renforcer leurs connaissances. Longtemps réservés aux candidats en classe d’examen, les cours de vacances séduisent désormais plusieurs apprenants de tous les niveaux. Les parents et les enseignants y voient une occasion de maintenir le rythme d’apprentissage, afin de combler les lacunes et de mieux préparer la rentrée scolaire suivante. Dans plusieurs établissements, les inscriptions enregistrent une affluence croissante, signe de l’intérêt porté à cette formule. Si ces séances constituent un atout pour certains élèves, des spécialistes de l’éducation rappellent toutefois que les vacances doivent aussi offrir un temps suffisant de repos, de loisirs et de développement personnel, indispensable à l’équilibre de l’enfant.

Gloria Innocentia BEOGO (Stagiaire)

Mémorial Thomas-Sankara: le Comité international dévoile sa nouvelle orientation stratégique

Le Comité international mémorial Thomas Sankara (CIM-TS) a animé une conférence de presse, le mardi 4 août 2026, à Ouagadougou à l’occasion de la commémoration du 43e anniversaire de la Révolution démocratique et populaire du 4 août 1983.

Le Comité international mémorial Thomas-Sankara (CIM-TS) a commémoré, le mardi 4 août 2026, le 43e anniversaire de la Révolution démocratique et populaire du 4 août 1983. A cette occasion, l’organisation a animé une conférence de presse à Ouagadougou pour présenter les membres du comité d’orientation et présenter les grandes orientations de sa nouvelle dynamique. Le président du CIM-TS, Souleymane Zerbo, a indiqué que le comité entend désormais passer d’une organisation essentiellement mémorielle à une institution de référence capable de contribuer aux réflexions sur la souveraineté, le développement endogène, la gouvernance et l’avenir de l’Afrique.

Dans cette perspective, il a souligné que le CIM-TS travaille à la création du Centre international Che Guevara–Ecole politique, civique et stratégique Winnie Madikizela-Mandela. Selon lui, cette structure ambitionne de former une nouvelle génération de citoyens, de responsables et de cadres engagés autour des valeurs de souveraineté, de responsabilité collective, de discipline civique, de panafricanisme et de transformation sociale. Le CIM-TS prévoit également le lancement de Sankara Store, La Boutique du Peuple. Il a expliqué que ce projet, fondé sur un actionnariat populaire, vise à permettre aux citoyens de participer à la préservation de la mémoire collective, tout en soutenant une initiative économique basée sur la solidarité, la transparence, la production nationale et l’autonomie économique.

Au-delà de ces projets, Souleymane Zerbo a annoncé la volonté du Comité international mémorial Thomas Sankara de renforcer ses activités de recherche, de documentation, de publication et de diffusion de la pensée sankariste. Pour lui, la mémoire ne doit pas rester figée, mais produire de l’action et contribuer aux débats actuels sur les enjeux de souveraineté et de développement. Abordant la situation régionale, le président du CIM-TS a salué la dynamique de l’Alliance des Etats du Sahel (AES), qu’il considère comme une opportunité historique de refondation fondée sur la souveraineté, la solidarité entre les peuples et l’intégration africaine. Il a toutefois souligné la nécessité de s’inspirer des principes qui guidaient l’action de Thomas Sankara, notamment l’intégrité dans la gestion publique, la bonne gouvernance, la valorisation des ressources endogènes et la mobilisation citoyenne.

Sur le plan international, Souleymane Zerbo a exprimé sa solidarité avec plusieurs peuples confrontés à des crises ou à des sanctions. Il a notamment appelé à la levée de l’embargo imposé à Cuba, estimant qu’aucun peuple ne devrait être privé de son droit à la santé, à l’alimentation, à l’éducation ou au développement en raison de mesures coercitives. Il a réaffirmé le soutien du CIM-TS au peuple palestinien ainsi qu’à ceux du Venezuela, du Nicaragua, de l’Iran, d’Haïti, du Sahel et de l’Afrique dans leur quête de paix, de justice et de dignité. Pour le Comité international mémorial Thomas Sankara, la commémoration du 4 août ne doit pas être une simple célébration du passé. Elle constitue une invitation à faire vivre les valeurs portées par la Révolution démocratique et populaire. « La meilleure manière d’honorer Thomas Sankara n’est pas de répéter ses discours. C’est d’incarner ses valeurs », a insisté Souleymane Zerbo.

Wanlé Gérard COULIBALY

Lydia Esther BILLA (Stagiaire)

Trump, « Don Quichotte »

La campagne d’Iran de Donald Trump est en train de tourner en Waterloo grandeur nature, avec les Iraniens qui restent fermes sur leurs positions d’une part et ses compatriotes, notamment sa base MAGA (Make America Great Again) qui lui reproche cette aventure désastreuse pour l’économie américaine et qui va écorner durablement l’image des USA d’autre part. Sur le premier postulat, le constat en mers eurasiennes est désolant pour l’Amérique avec l’Iran qui continue de régenter le détroit d’Ormuz en infligeant des corrections à tout navire réfractaire au « nouveau droit maritime d’Ormuz ».

Aussi le pouvoir iranien n’entend aucunement céder sur son programme nucléaire pas plus que sur le « désir de démocratie » de Trump. Auréolé par cette victoire contre le « grand Satan », Téhéran adossé au grand frère chinois retrouve son rôle multiséculaire de patron régional, nonobstant la Turquie qui lui conteste ce leadership depuis la nuit des temps. Istanbul et Téhéran, alliés objectifs et fiables de la Chine et la Russie, consolident donc la montée en puissance du Sud global dans cette région stratégique pour le commerce mondial mais aussi le positionnement militaire maritime des grandes puissances.

Des réminiscences du Grand Jeu qui avaient opposé Russes et Britanniques dans la même région au dix-neuvième siècle pour les mêmes raisons de suprématie mondiale. Défait par l’Iran, Trump n’est pas non plus en « forme » au plan intérieur avec ses compatriotes qui peinent sous les effets induits de cette guerre avec le pétrole qui joue au yoyo et les répercussions sur la flambée des prix. Déjà la peine après la crise économique et financière de 2008, les ménages américains sont à bout de souffle, notamment dans le Midwest où la ville symbole de l’automobile mondiale, Détroit a été contrainte de se déclarer en faillite en 2017.

Sur la côte ouest-américaine, le décor n’est pas plus réjouissant avec l’émergence de centres cinématographiques concurrents dont Bollywood est le chef de file. L’American way of life et ses clichés sont battus en brèche avec Internet qui ouvre d’autres centres d’intérêt pour les jeunes du Sud global. Le Sud profond n’est pas à la fête lui aussi avec la concurrence de l’industrie manufacturière chinoise. Enfin, New York est en passe de perdre son statut de place financière mondiale que Shanghai lui a presque ravi. La fronde monte donc, contraignant Donald Trump à brasser du vent à travers des campagnes de communication qui ne « décollent » pas. Le voilà donc réduit au rôle de Don Quichotte, lui qui se rêvait en leader « cosmico-terrestre » à l’entame de cette guerre. Comme quoi, sans profondeur stratégique, la puissance n’est rien.

Boubakar SY