Montée des couleurs au ministère de la Défense patriotique : le général de division Célestin Simporé rappelle au personnel l’unité et à la discipline

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Ce lundi 3 août 2026 s’est tenue la traditionnelle cérémonie de montée des couleurs du mois d’août au ministère de la Guerre et de la Défense patriotique. Sous la présidence du ministre d’Etat, le général de division Célestin Simporé, officiers, sous-officiers, militaires du rang et personnel civil du département ont réaffirmé leur attachement à la Mère Patrie, en hissant haut les couleurs nationales.

Prenant la parole, le camarade ministre d’Etat a dressé le bilan des activités récentes de l’institution. Il a rappelé la teneur du discours du camarade Président du Faso, chef de l’Etat, chef suprême des armées, le capitaine Ibrahim Traoré, lors de son séjour à Ouahigouya. Le ministre d’Etat a souligné que l’unité et la discipline doivent demeurer les piliers de la réussite de la révolution enclenchée, invitant chacun à se concentrer sur la mission essentielle : défendre la patrie et protéger le peuple. Le camarade général de division, Célestin Simporé, a également rappelé à l’attention des encadreurs des appelés à l’immersion patriotique obligatoire de veiller au respect des consignes édictées afin de donner le bon exemple aux jeunes en immersion et faciliter l’atteinte des objectifs de l’immersion patriotique obligatoire.

Le ministre d’Etat a également félicité la tenue la première édition du camp vacances cuisine au profit des enfants de militaires, de civils et des héros de la Nation, du 6 juillet au 1er août 2026 initié par la Direction centrale de la culture et des arts des armées (DCCAA) et placé sur le thème : « Saveurs et valeurs ». Le camarade colonel Somé Evariste, directeur central de la culture et des arts des armées a réaffirmé le soutien de la DCCAA à ce type d’initiative au service de l’épanouissement de la jeunesse et de la transmission de valeurs citoyennes. En rappel, le camp vacances cuisine a été piloté par la chef Djeneba Benao. A travers la cérémonie de montée de couleurs le personnel du MGDP réitère son engagement envers les valeurs de la Patrie et la mission à lui assignée.

DCRP/MGDP

Appel à communications de la 15e édition des UACO : La date limite de soumission est fixée au 20 août 2026

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Le ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme lance un appel à communications dans le cadre de la 15e édition des Universités africaines de la communication de Ouagadougou (UACO) prévue, du 7 au 9 octobre 2026. La date limite de soumission est fixée au 20 août prochain.

Pharmacies de garde à Ouagadougou : 60 pharmacies supplémentaires pour appuyer la garde les weekends

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Le Conseil régional de Ouagadougou de l’Ordre des pharmaciens du Burkina Faso a annoncé l’ouverture de 60 pharmacies supplémentaires en soutien à celles de garde, de 8h à 20h, les weekends et jours fériés, au cours d’une conférence de presse, mardi 4 août 2026.

Depuis le 4 juillet 2026, en plus des pharmacies de garde connues, 60 autres sont fonctionnelles chaque weekend et les jours fériés, à Ouagadougou. Il en sera ainsi jusqu’au 15 septembre. L’annonce a été faite par le président du Conseil régional de Ouagadougou de l’Ordre national des pharmaciens du Burkina Faso (ONPHBF), Dr Emery Patrick Issouf Kafando, lors d’une conférence de presse, le 4 aout 2026, à Ouagadougou. Ainsi 120 pharmacies offrent leurs services à tous ceux qui ont besoin de se procurer des médicaments ou des produits de santé les weekends et jours fériés.

Pour Dr Emery Patrick Issouf, cette initiative, vise notamment à rapprocher les médicaments des populations, réduire les distances à parcourir pour trouver une pharmacie ouverte, diminuer les temps d’attente. Il a expliqué que la période comprise entre juillet et novembre est marquée par une augmentation importante des besoins en médicaments et en produits de santé. « En effet, la saison des pluies est marquée par une recrudescence de certaines maladies, notamment du paludisme, des maladies diarrhéiques et d’autres pathologies saisonnières. Cette situation entraîne naturellement une fréquentation plus importante des pharmacies », a-t-il justifié.

Dr Emery Patrick Issouf Kafando a affirmé que la réorganisation des gardes est un symbole du professionnalisme des pharmaciens, de leur sens des responsabilités et leur engagement constant au service de la santé publique. Il a indiqué qu’en plus de mobiliser davantage leurs équipes, les pharmacies doivent renforcer les stocks de médicaments et autres produits de santé, entre autres. Cette réorganisation, au regard des charges supplémentaires va -t-elle impacter les prix des médicaments ? « Non ! il n’y a pas de répercussions sur les prix des médicaments. Il n’y a pas à s’inquiéter », a rassuré Dr Emery Patrick Issouf Kafando. La région ordinale du centre de l’Ordre national des pharmaciens du Burkina Faso regroupe les régions administratives du Kadiogo, de Nando, du Nazinon. La ville de Ouagadougou et les communes environnantes de Koubri, Saaba, et Loumbila totalise 250 pharmacies.

Nadège YE

Martin Ouédraogo (Stagiaire)

5 août 1960 : Jour d’indépendance

Officiellement, c’est le 5 août 1960, que la colonie française de Haute-Volta a acquise son indépendance suite à une revendication manifestée par les autorités d’alors. Aujourd’hui le Burkina Faso célèbre le 65e anniversaire de l’obtention de ses armoiries et de sa souveraineté.

C’est le 5 août 1960, que le Burkina Faso, jadis Haute Volta, a officiellement proclamé son indépendance politique économique et sociale. Cette accession à la souveraineté nationale et internationale a été le fruit de la lutte d’illustres devanciers qui, comme bien d’autres leaders d’Afrique, ont réclamé à tous vents cette liberté de décider et de coopérer au plan diplomatique sans influence extérieure.

En effet, La Haute-Volta faisait partie des quatre membres du Conseil de l’Entente avec le Bénin le Niger, la Côte-d’Ivoire, le Dahomey (…) qui ont tous proclamé leur indépendance sans avoir préalablement conclu d’entente de coopération avec la France. Ainsi la République de Haute-Volta obtient l’indépendance le 5 août 1960, après avoir manifesté le désir d’exercer tous les pouvoirs et compétences – défense, économie, relations extérieures, etc.-, des compétences qui étaient du ressort de la Communauté française depuis 1958. Cette proclamation s’est faite dans la mouvance de plusieurs autres Etats d’Afrique noire. A la tête de l’Etat et du gouvernement depuis le 9 décembre 1959, le Président Maurice Yaméogo est reporté au pouvoir en décembre 1960 par une Assemblée nationale contrôlée par le Rassemblement démocratique africain (RDA), parti unique.

La Haute-Volta, qui comptait une population estimée à 4,4 millions d’habitants en 1960, est reconnue par l’Organisation des Nations unies (ONU) le 20 septembre 1960. Elle sera connue sous le nom de Burkina Faso à partir de 1984 avec l’avènement du Conseil national de la révolution (CNR) du capitaine Thomas Sankara. Aujourd’hui en cette année 2026, la commémoration de l’indépendance se déroule dans un contexte particulier marqué par la reconquête du territoire et le déroulement du programme de la Révolution progressiste populaire (RPP).

Une autre révolution proclamée par le capitaine-Président Ibrahim Traoré qui a fait de la reconquête de la souveraineté totale son cheval de bataille. Et cette journée est vécue par les populations et le gouvernement comme un moment de recueillement, de reconnaissance et de réflexion sur le chemin parcouru, les défis à relever et les espoirs partagés pour changer le quotidien des Burkinabè.

Wanlé Gérard COULIBALY

Au nom du droit naturel de l’homme à la liberté

Le Président Maurice Yaméogo a proclamé l’indépendance de la Haute-Volta aujourd’hui Burkina Faso. Nous vous proposons un extrait discours lu à la radiodiffusion nationale au soir du 5 août 1960.

« Aujourd’hui, 5 août 1960, à zéro heure, au nom du droit naturel de l’homme à la liberté, à l’égalité, à la fraternité, je proclame solennellement l’indépendance de la République de Haute-Volta. Neuf siècles d’histoire ont révélé au monde la valeur morale de l’homme voltaïque. Au nom de cette morale à partir de laquelle nous voulons bâtir notre Nation, j’exprime ma profonde reconnaissance à tous les artisans de notre indépendance nationale… »

De l’indépendance à la souveraineté

Le 5 août 1960, la Haute-Volta accédait solennellement à son indépendance sous la conduite du Président Maurice Yaméogo. Cet acte juridique mettait fin au régime colonial et consacrait l’entrée du pays dans le concert des nations libres. Une « victoire » qui fut l’aboutissement de plusieurs décennies de luttes. En effet, en 1932, l’administration coloniale française procédait à la dislocation de la Haute-Volta pour des considérations essentiellement économiques.

Cette décision suscita une mobilisation constante des élites, des syndicats et des autorités coutumières qui refusèrent la disparition de leur entité politique. Leur engagement finit par porter ses fruits avec la reconstitution officielle de la Haute-Volta le 4 septembre 1947. Cette restauration ouvre la voie au renforcement du mouvement nationaliste, à la proclamation de la République autonome en 1958 et l’accession à l’indépendance le 5 août 1960. Malgré cette indépendance, les accords militaires, monétaires, économiques et diplomatiques hérités de la période coloniale maintenaient le pays dans une dépendance qui limitait fortement sa capacité à décider librement de son destin.

C’est dans ce contexte qu’intervient la Révolution démocratique et populaire (RDP). Le 4 août 1983, le capitaine Thomas Sankara engage une profonde rupture politique, économique et idéologique, avec pour ambition de reconstruire la Nation sur des bases nouvelles, libérer les consciences, rompre avec les logiques néocoloniales et restaurer la confiance du peuple en ses propres capacités. Le 4 août 1984 constitue une étape majeure de cette marche vers une indépendance véritable. La Haute-Volta devient le Burkina Faso, le pays des Hommes intègres. Un nouveau drapeau est adopté, tout comme l’hymne national « Le Dytaniè ».

Au-delà des symboles, c’est une nouvelle identité politique qui se construit, portée par une volonté affirmée de décoloniser les mentalités, de réhabiliter les valeurs africaines et de replacer le citoyen au cœur du développement national. Cette dynamique révolutionnaire sera malheureusement interrompue en octobre 1987 avec l’assassinat du père de la Révolution démocratique et populaire. L’élan engagé vers une souveraineté politique, économique et culturelle s’en trouve brutalement freiné. Pendant plusieurs décennies, les ambitions de transformation profonde du pays cèdent progressivement la place à d’autres orientations qui éloignent le Burkina Faso de certains idéaux de souveraineté portés par la RDP.

Depuis maintenant plus de trois ans, une nouvelle dynamique s’est installée sous l’impulsion du capitaine Ibrahim Traoré et de la Révolution progressiste populaire (RPP). Dans un contexte sécuritaire et géopolitique inédit, la RPP a engagé un processus de réaffirmation de la souveraineté nationale. Cette orientation se traduit notamment par une redéfinition des alliances internationales, un renforcement des partenariats régionaux à travers la Confédération AES, une reprise en main des questions de défense ainsi qu’une volonté affirmée d’assurer un contrôle accru des ressources nationales et des choix stratégiques du pays. Cela traduit le passage progressif d’une autonomie juridique à une capacité effective de décider librement des orientations nationales.

Au-delà des contextes historiques différents, un fil conducteur relie ces grandes étapes de l’histoire du Burkina Faso. De la lutte pour la reconstitution de la Haute-Volta à l’indépendance de 1960, de la RDP à la RPP, l’objectif demeure le même : permettre au Burkina Faso d’être maître de son destin, en s’appuyant sur ses propres ressources, ses valeurs culturelles et le génie de son peuple. L’indépendance est une conquête juridique et la souveraineté, une lutte permanente. Elle exige une vision, du courage politique, des sacrifices et surtout l’engagement collectif des filles et des fils de la Nation. C’est en consolidant cette trajectoire que le Burkina Faso s’affirmera dans le concert des Nations.

Jean-Marie TOE

Conseil régional des Hauts-Bassins : du matériel sanitaire offert au CSPS de Fo

Le Conseil régional des Hauts-Bassins a remis, le vendredi 24 juillet 2026, des produits sanitaires au Centre de santé et de promotion sociale (CSPS) de Fo, commune située dans la province du Houet. Ce don d’une valeur de 4 millions francs CFA vise à offrir aux populations des prestations sanitaires de meilleure qualité.

Le Conseil régional des Hauts-Bassins a fait don d’équipements sanitaires au Centre de santé et de promotion sociale de Fo, une commune située dans la province du Houet, sur l’axe Bobo-Dioulasso-Farama dans la région du Guiriko. Il est composé notamment de tensiomètres électroniques, de boite d’accouchement, et d’importants lots de consommables et de médicaments. Ces produits ont coûté plus de 4 millions francs CFA au Conseil régional de Hauts-Bassins.

L’institution a remis, le vendredi 24 juillet 2026, à Bobo-Dioulasso, ce matériel au Président de la délégation spéciale (PDS) de la commune de Fo, Hermann Millogo, pour le CSPS. Pour son premier vice-président, Hamadé Yameogo, ce don traduit l’engagement du Conseil régional à accompagner les structures sanitaires de la région afin qu’elles puissent répondre aux besoins des populations. « Ces équipements contribueront à renforcer les capacités opérationnelles du CSPS de Fo, à améliorer les conditions de travail du personnel soignant et à offrir aux populations des prestations sanitaires de meilleure qualité », a signifié Hamadé Yameogo.

Il a invité le personnel à une meilleure utilisation du matériel. Leur bonne gestion, a-t-il dit, encou- ragera le Conseil régional à poursuivre de telles initiatives au profit d’autres formations sanitaires de la région. Le PDS de Fo, Hermann Millogo, a rassuré le donateur qu’il veillera à une gestion rigoureuse et à une utilisation judicieuse de ces équipements et médicaments afin qu’ils profitent aux populations. Il s’est réjoui de ces dons qui viennent répondre à des besoins exprimés par le CSPS et contribuera à améliorer la qualité des soins, à renforcer les capacités de prise en charge des patients et à offrir de meilleures conditions de travail aux agents de santé. Il a souhaité que la collaboration entre les deux entités se poursuive et s’étende à d’autres domaines comme l’éducation.

Adaman DRABO

Pethiou DIARRA (Stagiaire)

Société burkinabè des fibres textiles : le magistrat Mathias Dolly prend les commandes du Conseil d’administration

Le directeur de cabinet du ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Zakaria Gyengani, a installé le magistrat Mathias Dolly dans ses fonctions de président du Conseil d’administration de la Société burkinabè des fibres textiles (Sofitex), le lundi 3 août 2026, à Bobo-Dioulasso.

La Société burkinabè des fibres textiles (SOFITEX) a un nouveau Président de son conseil d’administration (PCA). Il s’agit du magistrat Mathias Dolly. Nommé en Conseil des ministres, le 23 juillet dernier, pour un mandat de trois ans, il a été officiellement installé dans ses fonctions, le lundi 3 août 2026, à Bobo-Dioulasso, par le directeur de cabinet du ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Zakaria Gyengani.

Il succède à Alassane Ouédraogo, secrétaire général du ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, qui assurait jusque-là la présidence du Conseil d’administration de la société. La cérémonie a également consacré l’installation des autres membres du Conseil d’administration, nommés le même jour pour un mandat de trois ans. Cette nouvelle équipe est appelée à accompagner la société dans la poursuite de ses missions, dans un contexte marqué par la transformation de la SOFITEX en société d’Etat et par les ambitions nationales de relance de la filière coton.

Le PCA sortant, Alassane Ouédraogo, a dressé le bilan de son mandat qu’il a jugé positif. Il a rappelé que celui-ci a été marqué par la conduite de réformes importantes, notamment la nationalisation de la SOFITEX. Selon lui, cette étape a permis de repositionner l’entreprise comme un instrument stratégique de l’Etat au service de la souveraineté économique et de la transformation structurelle du secteur agricole. Il a salué l’engagement des travailleurs, des producteurs de coton, des partenaires techniques et financiers ainsi que des différents acteurs ayant accompagné la société durant cette période.

En procédant à l’installation officielle des nouveaux administrateurs, le directeur de cabinet du ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Zakaria Gyengani, a rappelé les responsabilités qui incombent désormais au nouveau Conseil d’administration. Consolider la gouvernance et la promotion de l’innovation Il a indiqué que la confiance placée en ses membres par les plus hautes autorités du pays doit se traduire par une gouvernance fondée sur la rigueur, l’intégrité et la recherche permanente de la performance. S’adressant particulièrement au nouveau PCA et aux administrateurs, il les a invités à travailler dans un esprit de responsabilité et de cohésion afin de contribuer au renforcement de la compétitivité de la SOFITEX.

« Veillez à une application rigoureuse des textes régissant la société d’Etat, assurez un suivi efficace des orientations stratégiques et à promouvoir une gestion orientée vers les résultats », a-t-il lancé. Le directeur de cabinet a ainsi invité le nouveau Conseil d’administration à faire preuve d’engagement afin que les trois prochaines années soient marquées par une amélioration des performances de la société, tant sur le plan de la production que de la gouvernance. Prenant la parole après son installation, Mathias Dolly a exprimé sa reconnaissance aux autorités pour la confiance placée en sa personne. Il a assuré mesurer l’importance de la mission qui lui est confiée à un moment où la SOFITEX occupe une place stratégique dans la politique de transformation économique du Burkina Faso.

Le nouveau PCA a inscrit son mandat dans une dynamique de consolidation de la gouvernance, de promotion de l’innovation, de valorisation des ressources humaines et de développement de partenariats avec les différents acteurs de la filière. Mathias Dolly a, par ailleurs, affirmé sa volonté d’encourager la recherche et l’innovation pour améliorer la qualité des fibres, développer la transformation locale et accroître la compétitivité de la SOFITEX sur les marchés.

Il a aussi mis l’accent sur la valorisation du capital humain, qu’il considère comme un facteur déterminant de la performance de l’entreprise. Le nouveau président du Conseil d’administration a invité les administrateurs, les responsables de la société et l’ensemble des travailleurs à unir leurs efforts autour d’une vision commune afin de consolider les acquis et relever les défis auxquels la SOFITEX est confrontée. Outre Mathias Dolly, les nouveaux membres du Conseil d’administration sont Aïssata Ouédraogo, représentante du ministère chargé des Finances, Antoine Waongo, représentant du ministère chargé de la Recherche, ainsi que Siaka Niamba, représentant du personnel de la SOFITEX.

Noufou NEBIE

Groupement d’instruction des forces armées : 943 nouveaux soldats aptes pour la reconquête du territoire national

Le Groupement d’instruction des forces armées (GIFA) a procédé, le mardi 4 août 2026, au camp Ouezzin-Coulibaly de Bobo-Dioulasso, à la présentation au drapeau de 943 jeunes soldats, dont 30 filles du contingent 2025, troisième vague. Au terme de quatre mois d’une formation militaire initiale axée notamment sur la lutte antiterroriste, ces nouveaux militaires ont officiellement intégré les Forces armées nationales (FAN).

Incorporés le 3 avril dernier, les 943 engagés, dont 30 filles, ont consacré 20 semaines à leur formation militaire initiale au Centre d’instruction temporaire de Bama. Au terme de cette formation, ils ont été présentés au drapeau national, le mardi 4 août 2026, à Bobo-Dioulasso. L’apprentissage, a fait savoir le commandant du Groupement d’instruction des forces armées (GIFA), le chef de bataillon Honoré Bê Palm, s’est déroulé autour de trois phases. Il s’agit de l’adaptation, de l’aguerrissement et de la consolidation des acquis.

Ainsi, au cours de cette période, a-t-il détaillé, les recrues ont été initiées aux fondamentaux du métier des armes, notamment le combat, la topographie, l’armement individuel et collectif, le tir, le secourisme au combat, le règlement du service dans les armées, ainsi que la formation civique et morale. « Quatre modules spécifiques portant sur les techniques d’intervention opérationnelle rapprochée, les actions immédiates, les opérations particulières et les engins explosifs improvisés ont complété leur formation », a précisé le chef de bataillon Palm. Cette préparation intensive s’est soldée par une moyenne générale de 13,68/20, traduisant, selon l’encadrement, la qualité du travail accompli.

La présentation au drapeau, a laissé entendre le commandant de la 2e région militaire, le colonel Lassané Porgo, constitue une cérémonie capitale dans la vie du militaire. « Elle marque l’entrée officielle des nouvelles recrues dans la famille des Forces armées nationales. Devant la hiérarchie, les familles et le peuple, les nouveaux soldats s’engagent à défendre la Patrie jusqu’au sacrifice suprême », a indiqué le colonel Porgo. Les missions assignées à ces nouveaux soldats demeurent la défense du territoire national et la contribution au développement du pays, conformément aux orientations de la hiérarchie.

L’officier les a ainsi exhortés à rester patriotes, disciplinés et engagés, tout en plaçant l’intérêt de la Nation au-dessus de toute autre considération. Parmi les nouveaux soldats, Compaoré Abdul Razack ne cache pas sa fierté. « Je suis animé par le sentiment d’être allé au bout de mes limites, d’avoir surmonté la peur et la fatigue », a-t-il confié. Fier d’arborer désormais l’uniforme et le béret, il se veut rassurant quant à la détermination de sa promotion. « Mes compagnons et moi sommes prêts pour défendre notre pays, le Burkina Faso », a rassuré le soldat Compaoré.

Kamélé FAYAMA

Bénèdicte Eudocsie TOE (Stagiaire)

Université Nazi-Boni de Bobo-Dioulasso: le ministre Adjima Thiombiano valide la normalisation des années académiques

Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Adjima 𝐓hiombiano, a proclamé, le lundi 3 août 2026, à Bobo-Dioulasso, la fin des chevauchements des années académiques à l’Université Nazi-Boni de Bobo-Dioulasso. C’était au cours de la clôture officielle de l’année académique 2025-2026 de l’UNB.

L’Université Nazi-Boni de Bobo-Dioulasso retrouve le cours normal de ces années académiques après plusieurs années de chevauchement. Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Adjima Thiombiano, a acté, le lundi 3 août 2026, la fin des retards dans cette université publique du Burkina Faso sous le témoignage du ministre de la Construction de la Patrie, Mikailou Sidibé et du gouverneur du Guiriko, Mariama Konaté. « La normalisation des années académiques était l’un des défis majeurs de notre département. Le problème était aussi crucial à l’université Nazi-Boni.

Aujourd’hui nous sommes là pour célébrer la fin de l’année académique et cela marque également une normalisation complète des années académiques à l’université Nazi-Boni », s’est réjoui le ministre. Il a rendu un hommage aux enseignants-chercheurs, aux chercheurs, au personnel de soutien, aux étudiants et à d’autres acteurs pour cet exploit. Il les a invités à consolider ces acquis et à maintenir le cap afin de relever d’autres défis qui vont se présenter dès la rentrée prochaine.

Ces défis portent notamment sur les réformes engagées par le ministère et l’expérimentation de nouveaux curricula conçus pour répondre à une formation qui permet aux universités de mettre sur le marché des étudiants opérationnels, dotés des compétences avérées suffisamment ancrées dans nos traditions, dans nos coutumes et dans nos contextes. Il a rassuré le monde universitaire que le gouvernement va travailler de façon inlassable pour améliorer les conditions d’apprentissage et donner tout ce qu’il faut à ces institutions pour transformer de façon structurelle l’apprentissage.

La normalisation des années académiques réjouit également le président du conseil d’administration, le Pr Landry Guy Yaméogo et le président du l‘UNB, le Pr Hassan Bismarck Nacro. « Nous l’avons fait. Les retards ont été totalement résorbés. Les années académiques sont normalisées pour toutes les offres de formation », s’est exclamé le Pr Hassan Bismarck NACRO qui a exprimé sa reconnaissance à tous ceux qui y ont contribué. Des attestations de reconnaissance ont d’ailleurs été remises à certains de ces soutiens. Le délégué des enseignants, Mamadou Cissé, et celui des étudiants, Abdoulaye Guitti, ont promis de maintenir le cap.

Mamadou Cissé a souhaité un accompagnement en termes d’infrastructures et d’équipements afin d’offrir un enseignement de qualité. Abdoulaye Guitti a appelé les étudiants à faire de l’université un espace d’excellence, de discipline, d’innovation et de réussite, car, pour lui, une université qui retrouve son rythme normal retrouve aussi sa capacité à former des hommes capables de bâtir l’avenir de notre Nation. « Ensemble nous avons relevé un défi, ensemble nous avons écrit une nouvelle page de notre histoire, ensemble poursuivons cette marche vers une université toujours plus forte, toujours plus ambitieuse et toujours plus rayonnante », a laissé entendre le délégué des étudiants.

Adaman DRABO