Fonds de soutien patriotique : Smarty offre 2,5 millions F CFA

L’artiste-musicien Smarty a remis un chèque d’une valeur de 2,5 millions F CFA au Fonds de soutien patriotique, vendredi 24 juillet 2026, à Ouagadougou.

Le Fonds de soutien patriotique (FSP) a encore enregistré un don. En effet, Smarty a fait don de 2,5 millions FCFA au FSP, vendredi 24 juillet 2026, à Ouagadougou. De son vrai nom, Louis Salif Kiekieta, Smarty, a soutenu que ce don est le produit de la vente aux enchères de son dernier album intitulé « Elévation ». Selon lui, il matérialise une promesse « forte » et apporte une contribution directe à la souveraineté et à la reconquête du territoire national.

« Qu’est-ce qu’une carrière de 20 ans sans le soutien de ton pays, de sa population, de ses autorités ? », s’est-il interrogé. Pour lui, il est normal à chaque fois de marquer une halte pour faire honneur à ses appuis à travers un acte symbolique. Le secrétaire général du ministère de l’Economie et des Finances, Vieux Abdoul Rachid Soulama, par ailleurs président du comité de gestion du FSP, a affirmé que plusieurs couches de la société ont répondu présent par des contributions.

« Vous répondez à travers votre acte, à l’appel du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, chef de l’Etat. En effet, il a demandé à l’ensemble des Burkinabè de se mobiliser pour faire du Fonds de soutien patriotique un instrument d’accompagnement des volontaires pour la défense de la patrie et des forces de défense et de sécurité dans le cadre des opérations de reconquête de notre territoire », a-t-il déclaré.

Boukary BONKOUNGOU

Bark-Wendé Sandrine TASSEMBEDO (Stagiaire)

L’esprit patriotique

La seconde édition de l’Immersion patriotique obligatoire (IPO) débute officiellement ce jour, mardi 28 juillet 2026 sur toute l’étendue du territoire national, sous un encadrement militaire. Dès 8 heures hier lundi 27 juillet, les appelés de cette cuvée ont intégré leurs sites d’affection respectifs avec les effets person-nels requis, pour suivre un programme civique et sportif d’un mois. Comme l’année dernière, ils sont des dizaines de milliers de bacheliers à faire cette immersion, dans l’ordre et la discipline.

Exit les téléphones portables qui sont strictement interdits. Ils se voient également imposer des modèles de coiffure, notamment une coupe de cheveux à ras ou des tresses et nattes de chevaux naturels sans mèches et assimilés pour les filles. C’est une véritable école de la vie que les appelés de 2026 ont rejoint pour développer ou renforcer en eux, les valeurs de patriotisme, de discipline, de civisme, d’intégrité et de cohésion sociale, conformément à l’objectif de cette initiative portée par les plus hautes autorités.

Un mois, ce n’est pas un long temps, mais c’est suffisant pour transformer psychologiquement les appelés, pour en faire des citoyens enga-gés au service de la Nation. Ces futurs serviteurs de la Patrie ne doivent pas être laissés à eux-mêmes. Ils ont besoin de repères et de valeurs de référence pour pouvoir apporter leur pierre à l’édification du Burkina Faso.

C’est la noble tâche à laquelle s’attèle l’IPO qui est en train de s’ancrer dans les pratiques de ce que cette initiative peut changer positivement l’esprit d’un citoyen. Si, entre autres, l’ardeur au travail, la solidarité, la probité, l’amour de la Patrie n’habitaient pas certains appelés, l’IPO va contribuer à changer leur mentalité et à cultiver en eux ces valeurs. Autant dire que l’IPO vient à point nommé, dans le contexte de la Révolution progressiste populaire (RPP), pour aider à la construction de citoyens modèles et attachés à leur pays.

La tendance, observée ces dernières années, donne à voir une perte de valeurs chez les Burkinabè. Si les anciens (les Voltaïques comme on les appelle nostalgiquement) étaient honnêtes et dévoués à la Patrie sans calculs, la jeunesse d’aujourd’hui est abonnée à toutes les formes de vices. La recherche effrénée de plaisirs charnels et dissolus, l’immoralité, l’enrichis-sement illicite, le goût de la facilité, le manque de consi-dération pour le bien public et privé, l’indifférence face aux ainés sont quelques tares qui détruisent les jeunes de nos jours.

Le respect des règles de la vie en communauté leur importe peu, une réalité dont la RPP ne peut s’accommoder. Engagée à bâtir un pays souverain et prospère dans l’ordre et la discipline, la RPP peut légitimement compter sur l’IPO pour changer la donne et atteindre l’ambition affichée. Comme l’a dit et encore répété le chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré, dans son message aux appelés de l’IPO 2026, la RPP a besoin de citoyens « nouveaux », « patriotes », « intègres » et « solidaires », pour transformer positivement le Burkina Faso et lui redonner sa dignité. Il n’y aura plus de place pour des citoyens apparaissant comme des préda-teurs et non des serviteurs de la Nation.

La RPP a fait du combat contre l’impérialisme et ses relais, son cheval de bataille et compte gagner avec des Burkinabè plus conscients et engagés à relever les défis communs. Les appelés de l’IPO 2026 doivent intégrer le message du président du Faso, en tirant le maximum de profits de leur formation civique, en vue de leur participation active à la dynamique actuelle. Personne ne construira notre pays à notre place. Tous, comme leurs compatriotes, les appelés de l’IPO sont des ouvriers de la Nation et ils ne doivent pas l’oublier. La patrie attend beaucoup d’eux.

Kader Patrick KARANTAO

Centre ouest africain de formation et d’études bancaires : 30 auditeurs reçoivent leur parchemin

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La Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a organisé la cérémonie de clôture de la première phase de la formation de 30 auditeurs de la 48e promotion du cycle diplômant du Centre ouest-africain de formation et d’études bancaires (COFEB), samedi 25 juillet 2026, à Dakar au Sénégal. L’évènement a été retransmis par visioconférence à l’Agence principale de la BCEAO de Ouagadougou et dans les Etats membres de l’UEMOA.

La première phase de formation de 30 auditeurs dont six Burkinabè, de la 48e promotion du cycle diplômant du Centre ouest africain de formation et d’études bancaires (COFEB) a pris fin. En effet, la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a organisé la cérémonie de clôture, samedi 25 juillet 2026, à Dakar au Sénégal. L’évènement a été retransmis par visioconférence à l’Agence principale de la BCEAO de Ouagadougou et dans les Etats membres de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA).

Le vice-gouverneur de la BCEAO, Der Rogatien Poda, représentant le gouverneur de la BCEAO, Jean-Claude Kassi Brou, a indiqué qu’au regard des enjeux économiques, monétaires, financiers et sociaux toujours plus complexes, la formation des élites africaines est une nécessité absolue. « Face à cette complexité, je vous invite à cultiver l’esprit d’ouverture, le sens de l’initiative et l’audace d’innover », s’est-il adressé aux auditeurs. Il les a encouragés à développer un esprit critique dans l’optique de concevoir des solutions adaptées aux réalités de leurs Etats respectifs. Der Rogatien Poda a encouragé les auditeurs à préserver les liens de solidarité tissés durant leur formation.

Aborder la seconde phase avec sérieux

« Je vous exhorte à aborder la seconde phase de votre formation, le stage pratique et la préparation de vos mémoires, avec le même sérieux et la même détermination », a-t-il déclaré. e vice-gouverneur de la BCEAO a rendu hommage au COFEB dont l’engagement a permis de bâtir une expertise reconnue au service des Etats membres de l’UEMOA.

Il a exprimé sa gratitude envers les partenaires stratégiques, les membres du comité scientifique, les représentants des institutions financières et les familles des auditeurs, dont le soutien a été précieux tout au long de l’apprentissage. Der Rogatien Poda a traduit la détermination de la Banque centrale à former des cadres d’exception capables d’anticiper et de s’adapter aux mutations profondes de l’environnement économique, monétaire et financier, à la digitalisation et à l’Intelligence artificielle (IA).

Le représentant du corps enseignant, Pr Babacar Sène, a adressé sa gratitude à la BCEAO et au COFEB pour la confiance renouvelée permettant d’accompagner les auditeurs dans la quête du savoir. « Pour nous enseignants, la mission est toujours la même : transmettre nos connaissances aux auditeurs afin qu’ils repartent convaincants, confiants et mieux outillés », a-t-il laissé entendre.

Le représentant des auditeurs, Abey Jean-Simonet Abey, a précisé que lui et ses camarades sont désormais nantis du Master en Finance et gestion bancaire pour la phase théorique. « Nous étions des individualités venues de huit Etats membres avec des parcours et cultures diverses. Aujour-d’hui, nous repartons unis par une même expérience, une même solidarité et une ambition commune », a-t-il relevé. Pour le Directeur général (DG) par intérim du COFEB, Fernand Aboutou, la cérémonie exprime l’engagement cons-tant de la BCEAO à consolider son action en faveur du renforcement des capacités, du développement du capital humain et de la promotion de l’excellence académique.

Il a rappelé que dans le cadre de la réforme Licence-Master-Doctorat (LMD), le COFEB forme en Master en finance et gestion bancaire, accrédité par le Conseil africain et malgache de l’enseignement supérieur (CAMES). « Cette formation s’adresse aux professionnels en activité justifiant d’un niveau mi-nimum de Bac+4 en sciences économiques ou de gestion… », a fait savoir Fernand Aboutou. Quant à la représentante des Alumni, Amina Diouf, elle a appelé les récipiendaires à être fiers de leur réussite, amplement méritée. Elle les a, par ailleurs, conseillés de faire preuve de curiosité pour acquérir de nouvelles connaissances.

Boukary BONKOUNGOU

Aude Frederique ROUAMBA (Stagiaire)

Coupe d’Afrique des nations: les Etalons battues d’entrée

Les Etalons Dames ont manqué leur entrée en lice à la Coupe d’Afrique des nations (CAN) féminine Maroc 2026. Opposées aux Eléphantes de Côte d’Ivoire lors de la première journée du groupe C, elles se sont inclinées 4 buts à 1.

L’entrée en lice des Etalons Dames à la Coupe d’Afrique des nations (CAN) féminine Maroc 2026 a tourné au cauchemar. Face aux Eléphantes de Côte d’Ivoire, dans la soirée du 27 juillet, pour le compte de la première journée du groupe C, les joueuses burkinabè ont perdu sur le score de 4 buts à 1 au terme d’une rencontre largement dominée par leurs adversaires. Pourtant, les joueuses de Pascal Sawadogo avaient idéalement entamé la partie.

Dès la première minute, Adèle Kabré obtenait la première véritable occasion du match, sans parvenir à la concrétiser. Cette alerte n’a toutefois pas déstabilisé les Ivoiriennes qui ont rapidement pris le contrôle des débats. A la 7e minute, Grace Elloh Amon ouvrait le score sur penalty après une faute de main de Stéphanie Zida dans la surface de réparation. Ce premier but a complètement désorganisé les Burkinabè, désormais fébriles dans leurs transmissions et souvent en difficulté sur les transitions offensives adverses.

Neuf minutes plus tard (16e), Kon Akissi Inès Konan double la mise sur une action bien menée avant de signer un doublé à la 23e minute d’une tête sur un corner parfaitement exécuté. Dominées dans tous les compartiments du jeu, les Etalons Dames ont multiplié les pertes de balle et n’ont dû leur salut qu’à plusieurs interventions défensives qui ont évité une addition encore plus lourde avant la pause.

Malgré une possession relativement équilibrée (52 % pour la Côte d’Ivoire contre 48 % pour le Burkina Faso), les Ivoiriennes ont affiché une nette supériorité technique, tactique et physique pour rejoindre les vestiaires avec une confortable avance de 3-0. Au retour des vestiaires, le sélectionneur Pascal Sawadogo procéde à trois changements, principalement dans le secteur défensif, dans l’espoir de redonner de la solidité à son équipe.

Mais le scénario se compliquait davantage à la 54e minute lorsque la gardienne Faoziatou Ouédraogo est expulsée après une faute à l’entrée de la surface de réparation. Sur le coup franc qui a suivi, Safi Ouédraogo inscrivait le 4e but ivoirien.

Une seconde période honorable des Etalons

Le sélectionneur Pascal Sawadogo et ses filles ont l’obligation de réagir lors de leur prochain match le 31 juillet prochain

Malgré cette infériorité numérique, les Burkinabè ont affiché un visage plus séduisant et conquérant qu’en première période. Elles ont été récompensées à la 60e minute grâce à Adama Congo qui réduisait le score.

Les Etalons Dames ont ensuite tenté de revenir dans le match, Adèle Kabré voyant sa tentative frôler le cadre. Dans le temps additionnel, sur un centre de Juliette Nana, Adama Congo est passée tout près du doublé. Cette réaction, bien que tardive, constitue l’une des rares satisfactions de la rencontre. Plus entreprenantes et mieux organisées après la pause malgré leur infériorité numérique, les Burkinabè ont néanmoins payé cash leurs largesses défensives et leur manque d’efficacité lors du premier acte.

Dans l’autre rencontre du groupe C, la Tanzanie a créé la surprise en s’imposant face à l’Afrique du Sud (2-1). Ce résultat relance complètement la course à la qualification mais place déjà les Etalons Dames dans l’obligation de réagir lors de leur prochaine sortie afin de conserver leurs chances d’accéder aux quarts de finale. Un faux pas des filles de Pascal Sawadogo est donc interdit le vendredi 31 juillet prochain face à la Tanzanie

Pengdwendé Achille OUEDRAOGO

VIe édition des 24 heures de débat sur la démographie: les acteurs explorent la croissance économique et le développement durable

La cérémonie d’ouverture de la VIe édition des 24 heures de débat sur la démographie a eu lieu, jeudi 23 juillet 2026, à Ouagadougou.

Organisé dans le cadre des activités commémoratives de la 36e journée mondiale de la population, la VIe édition des 24 heures de débat sur la démographie se veut un espace de réflexion stratégique sur une question essentielle : comment transformer l’immense potentiel de la jeunesse burkinabè en une véritable locomotive de développement durable. Afin de permettre aux acteurs concernés de réfléchir à cette problématique, le chargé de missions, Boureima Ouédraogo, représentant le secrétaire général du ministère de l’Economie et des Finances, a ouvert officiellement, les travaux de cette journée le jeudi 23 juillet 2026, à Ouagadougou.

« Dividende démographique et développement durable au Burkina Faso : Comment transformer le potentiel de la jeunesse en un véritable levier pour l’avenir ? » est le thème de l’édition. Le directeur des politiques de population de la direction générale de l’Economie et de la Planification, Issa Zongo, a donné une communication inaugurale sur « CIPD+30 : Situation de la population mondiale et dividende démographique au Burkina Faso ». En plus de cette communication, il y a eu lieu une communication sur « L’adéquation formation-emploi : adapter l’enseignement technique aux réalités du marché burkinabè pour renforcer l’insertion socioéconomique », suivie des échanges, synthèses des travaux et des recommandations. Pour le chargé de missions du ministère de l’Economie et des Finances, Boureima Ouédraogo, le dividende démographique constitue le produit de politiques publiques cohérentes, d’investissements continus mais aussi, la résultante d’une gouvernance efficace permettant de transformer le potentiel humain en richesse économique et en progrès social.

Il a laissé entendre que la VIe édition des 24 heures de débat sur la démographie est une opportunité privilégiée d’approfondir la réflexion collective sur les enjeux et les défis des questions de la population. La population, a-t-il expliqué, est la base de toute politique de développement et demeure le bénéficiaire final de cette politique de développement. D’où l’importance de se réunir pour identifier les progrès en matière de politique et répondre aux questions d’éclaircissements des gouvernants et des scientifiques. La présentation inaugurale a permis de percevoir des progrès importants en matière de politique de population. On peut citer, entre autres, la réduction des différentes mortalités et l’augmentation de l’assurance vie. Il a souligné des défis à relever comme la capture des dividendes démographiques visant à accélérer la croissance économique. Boureima Ouédraogo a souhaité qu’à l’issue des débats, naissent des recommandations qui permettront aux gouvernants de capturer les dividendes démocratiques.

Gbetcheni Constantin Bertrand KAMBIRE

Agence burkinabè de la cinématographie et de l’audiovisuel : un bilan satisfaisant de la première année d’activités

L’Agence burkinabè de la cinématographie et de l’audiovisuel (ABCA) a organisé une rencontre d’échanges avec les acteurs de la sphère cinématographique, vendredi 24 juillet 2026 à Ouagadougou.

Une année après son installation, l’Agence burkinabè de la cinématographie et de l’audiovisuel (ABCA) fait le point de son parcours. A cet effet, elle a réuni les professionnels du cinéma autour d’un cadre d’échanges pour présenter les acquis enregistrés au cours de cette première année et recueillir leurs préoccupations en vue d’améliorer ses actions. Selon le directeur général de l’ABCA, Alex Moussa Sawadogo, cette rencontre constitue un devoir de redevabilité envers les acteurs qui travaillent nuit et jour pour faire avancer le cinéma burkinabè.

Parmi les acquis majeurs présentés, figure la mise en place d’un fonds permanent destiné à accompagner les producteurs et les réalisateurs. « Faso Films Fonds, renouvelé récemment, devrait être lancé prochainement afin de renforcer le soutien à la création cinématographique nationale. Il est aussi ressorti des échanges que l’ABCA a engagé des actions de proximité à travers des projections de films dans plusieurs régions et provinces du Burkina Faso. Cette initiative vise, selon le Alex Moussa Sawadogo, à faire découvrir les productions nationales à un public plus large et favoriser les échanges avec les acteurs locaux du secteur.

La rencontre a aussi permis aux professionnels de partager leurs difficultés et de formuler des recommandations. Pour Alex Moussa Sawadogo, ces préoccupations seront examinées afin d’améliorer la gouvernance de l’institution. « Il y a des recommandations qui sont justifiées et nous allons les prendre en compte dans la gouvernance de l’ABCA », a-t-il assuré. Ainsi, l’Agence burkinabè du cinéma et de l’audiovisuel ambitionne de favoriser une meilleure diffusion des productions burkinabè à travers le numérique.

Face à une population de plus en plus connectée, l’ABCA envisage aussi la mise en place d’une plateforme permettant aux Burkinabè d’accéder aux films nationaux et aux réalisateurs de mieux valoriser leurs œuvres. L’actrice burkinabè, Kadi Traoré, s’est réjouie de la possibilité offerte aux professionnels d’exprimer leurs préoccupations, notamment celles liées au précédent fonds de soutien. « Je suis satisfaite de la rencontre parce qu’on a pu se parler franchement.

Nos préoccupations ont été exprimées et nous espérons qu’elles seront prises en compte pour le prochain fonds », a-t-elle confié. Pour elle, l’ABCA s’inscrit dans une dynamique de modernisation du secteur cinématographique burkinabè. Elle a estimé que les différentes initiatives engagées devraient permettre aux professionnels de mieux produire, distribuer et faire connaître leurs œuvres. « Il ne reste plus qu’à nous mettre au travail, pour faire notre part », a-t-elle conclu.

Abdoulaye BALBONE

Lydia Esther BILLA (Stagiaire)

Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest : Trois priorités mises en avant en 2025

Le rapport annuel 2025 de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a été présenté par le gouverneur, Jean-Claude Kassi Brou, mercredi 22 juillet 2026 au siège de l’instituon à Dakar au Sénégal.

Pour la première fois, la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a organisé une cérémonie pour présenter son rapport annuel, mercredi 22 juillet 2026 à son siège à Dakar au Sénégal. Il est ressorti de la présentation inaugurale assurée par le gouverneur de la BCEAO, Jean-Claude Kassi Brou que la banque centrale a assuré ses missions en 2025 dans un contexte marqué par un regain d’incertitudes.

Pour la  première  fois, le rapport  annuel de la Banque centrale a été présenté publiquement  en plus  de sa diffusion traditionnelle sur  son site internet.
Pour la première fois, le rapport annuel de la Banque centrale a été présenté publiquement en plus de sa diffusion traditionnelle sur son site internet.

Au cours de l’année écoulée, l’institution a structuré ses actions autour de trois priorités stratégiques. Il s’agit de la maîtrise de l’inflation, du renforcement de la stabilité du système financier, ainsi que l’accélération de l’inclusion financière et des innovations. Ainsi, le gouverneur de la BCEAO a révélé que le taux d’inflation annuel, c’est-à-dire le niveau de variation des prix est nul en 2025 alors qu’il était de 3,5% en 2024.

Il a expliqué que cette évolution fait suite à la hausse des prix de la production céréalière au cours de la campagne agricole 2025-2026, la baisse des prix des produits alimentaires et énergétiques importés et la mise en œuvre par certains Etats de mesures pour assurer la sécurité alimentaire et énergétique des ménages. Dans le cadre du deuxième axe prioritaire en 2025, Jean Claude Kassi Brou a indiqué que la banque centrale a poursuivi ses efforts pour la stabilité financière.

Cela s’est traduit par la mise de ressources à la disposition des différentes banques commerciales dans les Etats membres. « Le secteur bancaire demeure globalement résilient avec des ratios de solvabilité élevés, malgré la décision que nous avons prise d’augmenter leur capital.

Le choix de PI-SPI, une innovation majeure

Les actions pour maintenir la stabilité financière se sont concrétisées également par la désignation de la banque comme autorité macroprudentielle, consolidant son rôle majeur dans la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme », a-t-il précisé. L’accélération des efforts pour améliorer davantage l’inclusion financière dans les huit Etats a été matérialisée par le lancement de la plateforme interopérable du système de paiement de l’UEMOA (PI-SPI UEMOA), selon le gouverneur de la BCEAO. Il s’agit en fait d’une innovation majeure qui va rendre les transactions moins chères et instantanées, quelle que soit la banque ou l’opérateur de mobile monnaie des utilisateurs dans l’Union.

La BCEAO a fixé le délai de connexion de l’ensemble des banques au 30 septembre 2026. Quant aux établissements de micro-crédit, ils ont jusqu’en juin 2027. Des cadres de la BCEAO se sont relayés ensuite pour apporter plus d’éclairages sur les différentes priorités de 2025. Le directeur général de l’économie et de la monnaie, Blehoué Toussaint Damoh, a déclaré que l’assouplissement des taux directeurs en 2025 qui sont passés à 3,25% contre 3,50% en 2024 et à 5,25% contre 5,50% en 2024 pour le taux d’intérêt sur le guichet de prêt marginal se justifie en partie par les efforts de consolidation budgétaire par les Etats, avec une meilleure collecte des impôts.

Le   directeur général de l’économie et de la monnaie, Blehoué Toussaint Damoh a justifié l’assouplissement des taux directeurs par le  choix de  la BCEAO de soutenir le financement  des entreprises.
Le directeur général de l’économie et de la monnaie, Blehoué Toussaint Damoh a justifié l’assouplissement des taux directeurs par le choix de la BCEAO de soutenir le financement des entreprises.

Cette politique monétaire de détente a favorisé le financement de l’économie par les banques commerciales, a-t-il poursuivi. Le directeur général des opérations et de l’innovation financière, Djibril Diaw, a confié que la banque centrale a fait le choix de l’interopérabilité comme socle de l’inclusion financière à travers la conception de PI-SPI. « Au 30 juillet, 80 acteurs se sont déjà connectés à PI-SPI et nous encourageons les autres à le faire », a-t-il informé. Djibril Diaw a souligné que la banque centrale a poursuivi ses efforts pour la promotion et l’accompagnent de l’innovation financière propice au développement des FinTechs, tout en garantissant la stabilité financière.

Nadège YE

IIIe édition de la journée nationale de l’arbre : les acteurs du secteur minier mettent en terre 2000 plants

Le ministère de l’Energie, des Mines et des Carrières et la Chambre des mines du Burkina se sont mobilisés pour reverdir la ceinture verte du quartier Zongo à travers une plantation d’arbres, samedi 25 juillet 2026 à Ouagadougou.

Le Burkina Faso s’est inscrit dans une dynamique de reforestation et de lutte contre les effets du changement climatique. Ainsi, dans le cadre de la célébration de la VIIIe édition de la Journée na- tionale de l’arbre (JNA), le ministère de l’Energie, des Mines et des Carrières (MEMC) et la Chambre des mines du Burkina (CMB) ont planté 2000 arbres au niveau de la ceinture verte, samedi 25 juillet 2026 à Ouagadougou. L’activité, présidée par le ministre de l’Energie, des Mines et des Carrières, Yakouba Zabré Gouba, a réuni des acteurs du département et des structures partenaires dont la Chambre des mines du Burkina. Yacouba Zabré Gouba a indiqué que chaque arbre abattu doit trouver sa compensation dans des actions de restauration et de reforestation. « Reboiser, c’est investir directement dans l’avenir de nos enfants », a-t-il fait savoir.

Le ministre chargé de mines, après avoir mis en terre un plant de « adansonia digitata », connu sous le nom de « baobab » est revenu sur ses vertus.« Presque toutes ses parties (fruit, feuilles, graines, écorce) sont utilisées en alimentation, en médecine traditionnelle et dans l’artisanat », a-t-il renseigné. Yacouba Zabré Gouba a confié que le développement des énergies et des mines doit aller de pair avec des mesures de compensation écologique strictes. Il a ajouté que bien qu’ils soient des moteurs de croissance de l’économie, l’exploitation minière et la production énergétique nécessitent d’importants espaces, modifient les paysages et contribuent fortement à la déforestation.

Des efforts reconnus

C’est pourquoi, le ministre chargé de l’énergie a invité tous les acteurs à mettre en place des mesures de protection durable et, surtout, de restauration de l’environnement. Il a également salué leurs efforts pour l’aménagement du bosquet du secteur minier depuis 2025 au niveau de la ceinture verte et son entretien. Yacouba Zabré Gouba a souligné que sur les 1 000 plantes médicinales repiqués en 2025, 890 arbres ont survécu, soit un taux de réussite de 89 %. Cette performance selon lui, est due au dispositif mis en place

par le département pour l’entretien régulier des plants. La directrice exécutive de la Chambre des mines du Burkina, Payidwendé Priscille Zongo, a affirmé que cette mobilisation de sa structure répond à l’appel des premières autorités pour le reboisement du Faso. Elle a signifié que la VIIIe édition de la JNA, commémorée le 20 juillet 2026 sur le thème : « Ma concession, mon arbre », est un signal fort, celui d’un engagement collectif en faveur d’un cadre de vie plus sain et durable. La responsable de la Chambre des mines est consciente que les activités minières affectent négativement l’environnement. A cet effet, elle affirmé que le département entend participer durablement à cette œuvre de préservation afin de concilier développement et sauvegarde du cadre de vie.

Aly SAWADOGO

Bark-Wendé Sandrine TASSEMBEDO

(Stagiaire)

Faso Films Fonds : Le deuxième appel à projets lancé

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Le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a lancé au cours d’une conférence de presse, le deuxième appel à projets de « Faso Films Fonds », le vendredi 24 juillet 2026, à Ouagadougou.

L’Agence burkinabè de la cinématographie et de l’audiovisuel (ABCA) est née de la fusion entre le FEPSACO, l’ISIS-SE, le ST-CNCA et la direction du Cinéma et l’Audiovisuel, il y a un an.

Le vendredi 24 juillet 2026, l’ABCA a célébré en différé à Ouagadougou son premier anniversaire.Acette occasion, le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a lancé officiellement le deuxième appel à projets « Faso films Fonds». Il a indiqué que les dossiers seront reçus du 3 août au 31 août 2026 pour le projet « Faso film fonds » et du 3 août au 27 septembre 2026 pour le projet « Faso Film Fonds spécial ». Le ministre chargé de la culture a confié qu’après le succès des premières sessions en 2025 qui ont permis de subventionner des dizaines d’œuvres, l’année 2026 accentue le contrôle de la qualité tout en renforçant les plateformes de diffusion nationales. Selon lui, l’autorité de tutelle a mis en place un mécanisme de financement du cinéma burkinabè à travers le Fonds burkinabè de développement économique et social (FDBES Tõongo) qui vise à renforcer le secteur.  De son avis, le Burkina Faso a fait le choix de rompre avec le saupoudrage.

« Le FDBES offre un financement jusqu’à la hauteur de l’en- gagement des cinéastes. Le secteur du cinéma est donc plongé dans une dynamique de tirer le cinéma vers le haut à travers un accompagnement structurant, a confié le ministre chargé de la culture.C’est ainsi, a-t-il poursuivi, que l’Etat soutient le secteur à travers une enveloppe annuelle d’un milliard F CFA accordée par le président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré. Cet appui viseà offrir aux créateurs locaux un environnement propice à la production, la diffusion et la valorisation de leurs œuvres. Pingdwendé Gilbert Ouédraogo relevé que le mécanisme de financement « Faso Films Fonds» a permis lors de son premier appel à projets d’accompagner 58 initiatives majeures sur 256 dossiers reçus. Le directeur général de l’ABCA, Alex Moussa Sawadogo, a annoncé la poursuite des efforts pour le rayonnement du cinéma national à travers la mise en place d’une plateforme numérique baptisée « Faso Film net. BF ». Il a aussi fait savoir que ces appels à projets entrent dans le cadre des préparatifs du FESPACO 2027.

Valentin KABORE

(Collaborateur)

Privilège Hôtel Laongo : le ministre chargé du Tourisme lance officiellement les activités

Le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a présidé la cérémonie de lancement des activités de Privilège Hôtel Laongo sur le site de sculptures sur granite de Laongo, dans la commune de Ziniaré, région de Oubri, ce samedi 25 juillet 2026.

Ases côtés étaient présents, la camarade gouverneure de la région de Oubri, Sy Assetou Barry, et le camarade Célestin Pierre Zoungrana, président de l’Association nationale des patrons des hôtels et restaurants du Burkina (ANPHRB), parrain de l’événement. Privilège Hôtel Laongo est le résultat d’un investissement de 70 millions de francs CFA consentis pour la réhabilitation du site de sculptures sur granite de Laongo, afin d’offrir aux visiteurs nationaux et étrangers un cadre d’accueil approprié et de contribuer à la valorisation du site de sculptures sur granite de Laongo. Le complexe hôtelier offre, selon son promoteur, le camarade Boukaré Kafando, 23 chambres, 08 paillotes, un restaurant et une salle de conférence.

Le chef du département en charge du Tourisme a invité le promoteur et son équipe à faire de la rigueur et de la qualité des prestations un credo. Il a par ailleurs salué l’ensemble des acteurs privés qui acceptent investir dans le domaine du tourisme. Pour lui, « le tourisme interne doit croître et être véritablement un levier sur lequel nous allons construire notre économie », foi du ministre Pingdwendé qui présente Laongo comme un symbole et un tremplin de cette dynamique de promotion du tourisme interne. Le ministre Pingdwendé a saisi l’occasion pour inviter les Burkinabè à fréquenter le site de Laongo tout en annonçant la tenue de la 15e édition du Symposium international de sculptures sur granite de Laongo du 2 au 22 novembre 2026.

En marge du lancement des activités de Privilège Hôtel Laongo, des compétitions de pétanque et de scrabble ont été organisées.

DCRP-MCCAt