La IV e édition des championnats d’athlétisme U17 et U20 des cinq nations
s’annonce particulièrement relevée, mais les Burkinabè se sont préparés en
conséquence afin de réaffirmer leur domination sur la compétition.
L’information ainsi que d’autres détails de l’événement ont été portés à la
connaissance des journalistes par les organisateurs lors d’une conférence de
presse le jeudi 23 juillet 2026 à Ouagadougou.
Ils seront environ 200 athlètes et encadreurs du Bénin, de la Côte d’Ivoire, du
Ghana, du Togo et du Burkina Faso à se mesurer à la faveur des IV es championnats
d’athlétisme U17 et U20 des cinq nations. Prévus pour se tenir dans la capitale
burkinabè les 25 et 26 juillet 2026, l’événement va concerner 32 épreuves au total
soit 16 épreuves masculines et 16 épreuves féminines, a fait savoir le 1 er vice-
président de la fédération burkinabè d’athlétisme Missiri Sawadogo. Toutes les
épreuves en athlétisme sont prises en compte à l’exception du lancer de marteau et
de la perche.
Les journalistes ont été rassurés de la présence effective des délégations des cinq pays.
Cette compétition se tient à une période charnière de l’année en ce
sens qu’elle constitue un tremplin pour la préparation des athlètes aux échéances
internationales majeures des catégories concernées, a souligné les conférenciers. Il
s’agit notamment des championnats du monde juniors des U20 à Eugène aux USA
prévus pour le mois d’août et les jeux olympiques de la jeunesse à Dakar en octobre-
novembre. « Ce qui fait que tous les pays y compris le Burkina ont engagé leurs
meilleurs athlètes, certains venus de l’extérieur pour affiner leur préparation à ces
échéances », a précisé Missiri Sawadogo. Le Burkina Faso qui a toujours dominé la
compétition depuis son avènement en 2023 surtout dans les épreuves de haies et
les épreuves techniques (sauts) sera représenté par 34 athlètes et cinq encadreurs.
Ils seront menés par trois champions ou vice-champions d’Afrique de leurs
catégories. Ce sont Zalissa Zongo, championne d’Afrique sortante de la catégorie
U18 et championne de la région II récemment au Dakar avec des médailles dans les
épreuves de longueur, triple saut et 100 m haies. Alan Sawadogo le meilleur junior
au triple saut (plus de 16 m) et en longueur où il a obtenu la médaille d’or aux
championnats juniors à Dakar en début juillet. Le 3 e est Abdoul Rachid Traoré dont le
record national au triple est de 15,33 m et de 14’’58 pour les 110m haies.
La direction régionale de l’enseignement secondaire, de la formation professionnelle et technique du Liptako a organisé la cérémonie de lancement des activités de la deuxième édition de l’Immersion patriotique obligatoire (IPO) le mardi 28 juillet 2026 à Dori. 475 appelés seront formés en un mois dans les régions du Liptako et du Soum.
Le lycée provincial de Dori a abrité la cérémonie de lancement des activités de la deuxième édition de l’Immersion patriotique obligatoire (IPO) le mardi 28 juillet 2026. Selon le directeur régional de l’enseignant secondaire, de la formation professionnelle et technique du Liptako Salifou Porgo, depuis le 27 juillet 2026, les appelés à l’IPO ont été accueillis et installés sur les trois sites répartis entre Dori, chef-lieu du Séno, à Gorom-Gorom dans la province de l’Oudalan et à Djibo dans le Djelgodji dans la région du Soum. Il a rassuré que les préparatifs vont bon train à l’exception de quelques difficultés que ses services travaillent à aplanir pour la réussite de cette deuxième édition de l’IPO. Sur l’ensemble des trois sites, M Porgo a indiqué que 555 appelés étaient initialement attendus mais 475 ont répondus présents dont 219 filles. « Les absences s’expliquent par plusieurs raisons. D’abord, nous avons des lauréats au baccalauréat qui sont des travailleurs et qui ne sont pas concernés par l’immersion. Ensuite, il y a des cas de femmes enceintes, allaitantes ou des cas de maladies. En un mot, les absences sont dues aux dispenses délivrées à certains appelés », a expliqué Salifou Porgo.
Pour le directeur régional de l’enseignant secondaire, de la formation professionnelle et technique du Liptako Salifou Porgo, toutes les dispositions sont prises pour le bon déroulement de l’IPO dans le Liptako et le Soum.
Le gouverneur de la région du Liptako Abdoul Karim Zongo a rappelé que le président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré à faire comprendre que le Pays des Hommes Intègres a besoin d’un nouveau type de Burkinabè. Aux dires de l’administrateur civil, cet objectif sera atteint qu’à travers les initiatives comme l’IPO. Il a en outre ajouté que l’IPO est une initiative présidentielle qui vise à promouvoir les valeurs de patriotisme, de civisme, de discipline et d’engagement citoyen auprès des participants. Ainsi, il a souhaité qu’a l’issue de la formation qui durera un mois, les nouveaux bacheliers seront des burkinabè patriotes, civiques, disciplinés et engagés pour la patrie. Pour ce faire, Abdoul Karim Zongo dit avoir exhorté les formateurs à redoubler d’efforts de sorte que les appelées des régions du Liptako et du Soum répondre aux aspirations du Chef de l’Etat.
La cérémonie s’est achevée par un reboisement dans l’enceinte du lycée provincial de Dori.
Le Camarade Premier ministre, Chef du Gouvernement, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a procédé, ce mardi 28 juillet 2026 à Koupéla, dans l’enceinte du lycée Saint-Philippe, au lancement officiel de la session 2026 de l’Immersion patriotique obligatoire (IPO) au profit des nouveaux bacheliers.
L’Immersion patriotique obligatoire s’inscrit dans le cadre de l’Initiative présidentielle pour une éducation de qualité pour tous, dont la composante 7 est consacrée notamment au renforcement de la discipline scolaire et à la propreté des établissements. Adoptée en Conseil des ministres le 2 mai 2025, cette initiative accueille cette année sa deuxième cohorte de nouveaux bacheliers.
Dans son allocution, le Camarade Premier ministre a inscrit cette initiative dans la dynamique de refondation engagée par les autorités burkinabè. Il a rappelé que l’Immersion patriotique obligatoire constitue un levier de formation de la jeunesse aux valeurs de discipline, de patriotisme et de responsabilité. « Notre société a besoin d’une refondation structurelle. Il nous faut bâtir un nouveau type de Burkinabè, pleinement conscient de ses devoirs envers la Nation et capable d’incarner les valeurs portées par la Révolution progressiste populaire », a-t-il déclaré.
S’adressant aux plus de 65 000 nouveaux bacheliers attendus sur les différents sites d’immersion, le Chef du Gouvernement les a exhortés à suivre avec assiduité les enseignements qui leur seront dispensés et à tirer pleinement profit de cette étape de leur formation citoyenne. « L’Immersion patriotique obligatoire n’est ni une sanction ni une contrainte dépourvue de sens. Elle constitue un cadre de formation destiné à vous ancrer dans les réalités du Burkina Faso, à renforcer votre résilience et à consolider votre engagement au service de la Patrie », a-t-il insisté.
Le Président du Comité national de coordination et de suivi de l’Immersion patriotique obligatoire, le Colonel Daba Naon, a, pour sa part, insisté sur la vocation profondément éducative et citoyenne de l’initiative. « L’Immersion patriotique obligatoire n’est pas une simple activité inscrite dans un calendrier administratif. Elle est une démarche de formation et de transformation. Elle est une école de citoyenneté », a-t-il affirmé.
Il a également présenté les principales innovations introduites au titre de la session 2026. Celles-ci portent notamment sur le renforcement des contenus pédagogiques, la professionnalisation des formateurs ainsi que l’amélioration du dispositif d’encadrement, de suivi et d’évaluation. « Toutes ces innovations poursuivent un même objectif : faire de l’Immersion patriotique un véritable outil de construction citoyenne et de consolidation de la cohésion nationale », a-t-il soutenu.
À l’issue de la cérémonie, un message du Camarade Capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso, Chef de l’État, a été diffusé à l’attention des appelés de l’Immersion patriotique obligatoire. Félicitant les nouveaux bacheliers pour leur réussite, le Chef de l’État les a invités à mettre à profit cette étape de leur parcours pour se forger en citoyens patriotes, disciplinés et résolument engagés au service de la Nation.
Il les a également exhortés à approfondir leur connaissance de l’histoire du Burkina Faso, à mieux appréhender les enjeux géopolitiques ainsi que le contexte sécuritaire national et international, et à développer une conscience aiguë des défis auxquels la Nation est confrontée. Il les a enfin appelés à contribuer à la défense de la souveraineté nationale et à devenir, dans leurs milieux de vie, des relais des valeurs de patriotisme, de civisme et d’engagement au service de la Patrie.
La cérémonie a également été ponctuée de démonstrations réalisées par des anciens appelés de la promotion 2025. Devant les autorités et les participants mobilisés pour l’occasion, ceux-ci ont effectué une séance de démontage et de remontage d’armes, avant d’exécuter des mouvements d’ordre serré. La maîtrise, la discipline et la coordination dont ils ont fait preuve ont suscité les acclamations de l’assistance, témoignant des acquis de la formation reçue au cours de leur immersion.
Pour clore la cérémonie, le Camarade Premier ministre, accompagné des membres du Gouvernement et des personnalités présentes, a mis en terre un jeune plant dans l’enceinte du lycée Saint-Philippe. Par ce geste symbolique, le Chef du Gouvernement a réaffirmé l’importance de la préservation de l’environnement et invité chacun à contribuer aux efforts de reverdissement du cadre de vie.
Le gouverneur de la région du Djôrô, Siaka Barro, a procédé, le mardi 28 juillet 2026 à Gaoua, au lancement officiel de la session 2026 de l’Immersion patriotique obligatoire. Sur les 1 541 appelés attendus à Gaoua, 1 445 étaient présents lors du lancement et22 bacheliers de la session 2025 qui n’avaient pas participé à l’édition précédente.
Depuis le lundi 27 juillet 2026, les nouveaux bacheliers ont progressivement rejoint les différents sites d’immersion patriotique de la région du Djôrô, pour une expérience de trente jours (27 juillet au 26 août 2026) consacrée à la discipline, au civisme et à l’engagement citoyen.
Ce mardi 28 juillet 2026, place à la cérémonie officielle de lancement présidée par le gouverneur de la région du Djôrô, Siaka Barro.
Avant l’entame des activités, les appelés ont, à l’unisson, entonné l’hymne national le Ditanyè, symbole de leur engagement et de leur attachement aux valeurs de la Nation.
Dans son intervention, le gouverneur de la région du Djôrô, Siaka Barro, a d’abord félicité les nouveaux bacheliers admis à la session 2026 du baccalauréat avant de rappeler les objectifs de cette initiative. « L’objectif visé pour nous est de former des Burkinabè nouveaux, d’avoir des Burkinabè patriotes, des Burkinabè qui sont prêts à défendre leur pays et à ne jamais trahir leur Nation », a-t-il déclaré.
Siaka Barro a invité les appelés à suivre avec rigueur les formations, les consignes des formateurs et des encadreurs. Pour lui, cette immersion s’inscrit dans la vision du président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, qui appelle les Burkinabè à participer activement à la construction de leur patrie.
Pendant trente jours, ces appelés vont renforcer leur discipline, leur esprit d’équipe et leur sens élevé de la responsabilité.
Selon le gouverneur, les bénéficiaires de cette formation doivent devenir des exemples dans leurs familles, leurs communautés et dans les universités. « Une formation patriotique obligatoire doit faire de ces appelés des modèles. C’est en cela que nous allons dire que nous avons réussi la formation des jeunes bacheliers », a-t-il soutenu.
Le gouverneur a donné rendez-vous au 26 août 2026, date prévue pour la sortie officielle, afin d’apprécier les acquis des participants. Il a souhaité qu’à l’issue de la formation, ces jeunes portent davantage les valeurs patriotiques et les idéaux de la révolution progressiste populaire.
Pour cette session, la mobilisation est jugée satisfaisante dans la région du Djôrô. La région compte au total environ 2200 appelés. Sur les 1 541 appelés attendus à Gaoua, 1 445 ont répondu présents dès le premier jour. Le contingent comprend également deux bacheliers issus de pays amis ainsi que 22 bacheliers de la session 2025, revenus volontairement pour vivre cette expérience qu’ils n’avaient pas pu effectuer.
Pour le gouverneur, cette mobilisation traduit une évolution dans la perception de l’immersion patriotique obligatoire. « Au début, certains étaient réticents, mais aujourd’hui, on se rend compte que c’est une manière de forger les nouveaux bacheliers et de former les Burkinabè nouveaux », a-t-il indiqué.
La discipline comme première leçon
L’Adjudant de Gendarmerie Ismaïla Guigemdé, responsable de l’encadrement du site d’immersion du lycée Bafudji, a expliqué l’esprit qui guide la formation durant les 30 jours.
Selon lui, l’objectif principal est d’inculquer aux jeunes appelés des valeurs patriotiques, avec comme fondement la discipline.
« Nous sommes chargés de leur inculquer des valeurs patriotiques. Ces valeurs, c’est d’abord de les rendre disciplinés, parce que nous ne pouvons pas être patriotes s’ils ne sont pas disciplinés », a-t-il expliqué.
Pour lui, la discipline constitue la base de toutes les autres valeurs. Elle doit permettre aux participants de développer le sens de l’ordre, de la responsabilité et de l’engagement pour la Nation.
Il a invité les appelés à accepter cette expérience avec courage et volonté. « Ce n’est pas tout le monde qui a l’occasion de vivre cette immersion. Il faut avoir la volonté d’apprendre et accepter, car avec la volonté, tout passe facilement », a-t-il conseillé.
Mafatoumata Paré, appelé à l’Immersion patriotique obligatoire 2026, a livré ses premières impressions après le début de la formation.
Pour elle, cette expérience permet déjà de découvrir des valeurs essentielles comme la discipline, le respect des moniteurs et la cohésion sociale. « Ce que j’ai ressenti, c’est la discipline, le respect des moniteurs et la cohésion sociale entre nous », a-t-elle confié.
Elle a dit espèrer également acquérir d’autres qualités au cours de cette formation, notamment la bravoure et le courage. À l’endroit de ses camarades, il a lancé un message d’encouragement : « Je leur demande de prendre courage et d’avoir la force, parce que ce n’est pas simple. Mais avec le courage, nous allons y arriver ».
Au-delà de l’organisation matérielle assurée par les autorités, le gouverneur Siaka Barro a salué la mobilisation des filles et fils de la région du Djôrô pour accompagner le séjour des appelés.
Un appel à contribution lancé dans les provinces du Poni et du Ioba a permis de collecter plus de 2,3 millions de francs CFA ainsi que des sacs de riz pour soutenir les conditions de séjour des participants. Le gouverneur a invité les populations à poursuivre cet élan de solidarité, estimant que chaque citoyen doit contribuer à la construction du Burkina Faso.
Cette cérémonie de lancement a également servi de cadre aux anciens appelés pour partager leur expérience avec les nouveaux participants. Ils ont également prodigué des conseils aux nouveaux appelés, les invitant à faire preuve de courage, d’assiduité et à tirer pleinement profit de cette formation.
La Chambre criminelle du Tribunal de grande instance (TGI) de Fada N’Gourma, a condamné, hier lundi 27 juillet 2026, deux policiers à une peine de 15 ans d’emprisonnement dont 7 ans ferme, ainsi qu’au paiement d’une amende ferme d’un million F CFA, chacun. Les deux agents étaient poursuivis pour avoir mis en place, le 8 juillet dernier, un poste de contrôle routier sans mandat préalable de leur hiérarchie et perçu illicitement de l’argent auprès des usagers.
La chambre a estimé que les faits sont suffisamment graves d’autant plus qu’ils ont été commis par des éléments des FDS.
La Chambre criminelle du Tribunal de grande instance (TGI) de Fada N’Gourma a examiné, lundi 27 juillet 2026, le dossier de deux policiers, S.A. et T.D., tous deux âgés de 31 ans et poursuivis pour concussion, association de malfaiteurs et actes de grand banditisme. Les faits remontent au 8 juillet 2026, date à laquelle les deux agents ont été interpellés alors qu’ils effectuaient un contrôle routier irrégulier sur l’axe Fada N’Gourma-Tiparga. Dès l’ouverture du procès, les deux accusés ont rejeté les charges et ont maintenu leur position jusqu’au verdict de la chambre. Appelé à s’expliquer, S.A., censé assurer la sécurisation des épreuves du baccalauréat dans un établissement scolaire au moment des faits, a déclaré avoir informé son supérieur qu’il devait régler « des instances », sans en préciser la nature. Entendus comme témoins, son chef de service ainsi que le collègue avec qui il devait assurer la mission de sécurisation ont confirmé avoir effectivement reçu un appel de S.A. à ce sujet.
Des déclarations contradictoires à la barre
Pour le président de la Chambre criminelle, plusieurs zones d’ombre demeurent. Il s’est notamment interrogé sur les raisons ayant conduit un agent affecté à une mission de service public à installer un poste de contrôle sans autorisation préalable de sa hiérarchie. Les explications de T.D. ont, elles aussi, suscité de nombreuses interrogations. Officiellement en repos ce jour-là, il se trouvait pourtant en tenue de service et portait son arme. Pour sa défense, il a affirmé avoir quitté son domicile afin de remplacer, de sa propre initiative, un collègue malade chargé de la sécurisation des examens dans un autre lycée. Toutefois, T.D. a ajouté avoir renoncé à cette mission après avoir été informé par son supérieur qu’il serait finalement déployé dans l’après-midi. Dans la foulée, il a rejoint S.A. dans un autre centre d’examen. Les deux hommes auraient ensuite aperçu des motocyclistes qu’ils jugeaient suspects et se seraient lancés à leur poursuite. Sur ce point également, leurs versions divergent. Pendant que T.D. soutient qu’ils n’ont pu interpeller aucun des motocyclistes, S.A., son acolyte, affirme, au contraire, qu’un suspect a été appréhendé.
105 500 F CFA perçus illicitement
Pour le procureur du Faso, ces déclarations contradictoires relèvent du dilatoire. En réalité, a-t-il expliqué, le binôme s’est retrouvé sur la route Fada-Tiparga où il a mené une mission de contrôle non autorisée avec les moyens de l’Etat (armes et motos) et extorqué de l’argent aux usagers. A ce propos, le ministère public a indiqué que les deux hommes ont perçu illicitement la somme de 105 500 F CFA, bien qu’ils aient nié avoir reçu le moindre sou. Il a noté que le stratagème a été découvert lorsque plusieurs usagers, refoulés un peu plus loin par une position militaire avancée interdisant tout franchissement, ont déclaré avoir déjà versé de l’argent au précédent point de contrôle. Ces déclarations ont immédiatement éveillé les soupçons des militaires, qui se sont rendus sur place pour constater les faits. Selon le procureur, l’infraction de concussion n’est pas constituée, dans la mesure où les deux prévenus, bien qu’ayant perçu des sommes indues, n’étaient pas investis d’une mission publique au moment des faits. Pour lui, il s’agit donc d’un acte de délinquance, mais non de concussion. En conséquence, il a requis leur relaxe pour cette infraction.
« Ils ont terni l’image de la Police nationale »
En revanche, le ministère public a estimé que les infractions d’association de malfaiteurs et d’actes de grand banditisme sont pleinement caractérisées. En effet, il a indiqué que les deux policiers se sont concertés pour mettre en place un poste de contrôle clandestin et agir de manière coordonnée. Il a également relevé que les sommes saisies étaient essentiellement composées de petites coupures de 500, 1 000 et 2 000 F CFA, correspondant aux montants habituellement exigés des usagers. S’agissant des actes de grand banditisme, le parquet a souligné que les accusés ont utilisé des moyens de l’Etat (armes, tenues et motocyclette de service) pour commettre les faits. Très indigné, le procureur a rappelé que, pendant que les Forces de défense et de sécurité (FDS) sont activement engagées dans la lutte contre le terrorisme, « des brebis galeuses en leur sein » s’autorisent des missions indignes, motivées uniquement par l’appât du gain facile. « Ils doivent être sanctionnés à la hauteur de leurs actes, car ils ont contribué à ternir l’image de la Police nationale », a-t-il soutenu, avant de requérir une peine de 15 ans d’emprisonnement ferme assortie d’une période de sûreté de cinq ans, ainsi qu’une amende ferme d’un million F CFA contre chacun des accusés.
Des circonstances atténuantes ?
Pour la Chambre criminelle du Tribunal de grande instance de Fada N’Gourma, la qualité de délinquants primaires des deux accusés peut être retenue comme circonstance atténuante. En définitive la juridiction a écarté les charges d’actes de grand banditisme, estimant l’infraction non constituée. En revanche, elle les a déclarés coupables de concussion et d’association de malfaiteurs. En répression, chacun a été condamné à 15 ans de prison, dont 7 ans ferme, ainsi qu’au paiement d’une amende ferme d’un million de francs CFA.
Le Premier ministre, Ali Mahaman Lamine Zeine, a reçu, ce lundi 27 juillet 2026, le président de la Commission nationale de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) du Burkina Faso, Bassolma Bazié, présent à Niamey dans le cadre de la commémoration de la journée de la souveraineté et du patriotisme.
A l’issue de l’audience, Bassolma Bazié a rappelé que « le 26 juillet 2023 sont arrivés au pouvoir les fils dignes d’Afrique pour le combat ferme en vue de libérer le pays pour atteindre la pleine souveraineté du Niger dans le cadre de la Confédération des Etats du Sahel ».
Aussi, le président de la commission AES du Burkina Faso a rappelé la déclaration « historique qui a été faite par le Président de la République du Mali, le général d’armée Assimi Goïta, appuyé par le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré à l’endroit de l’ensemble des vampires coloniaux qui ont eu la mauvaise manière et attitude de vouloir intenter à la souveraineté du Niger en parlant d’attaque ».
Bassolma Bazié de faire savoir que « le 26 juillet 2026, ce n’est pas un soutien qu’on est venu apporter, nous sommes venus porter notre journée comme la devise de la Confédération le dit clairement, ‘’un espace, un peuple, un destin’’, et de ce point de vue, ce qui se passe à Niamey engage pleinement Ouagadougou et Bamako ». Notons que cette audience s’est déroulée en présence du ministre Nigérien du Commerce et de l’Industrie, Abdoulaye Seydou.
Une baisse brutale de la vision d’un seul œil, même en l’absence de douleur, peut traduire une occlusion des vaisseaux de la rétine, souvent appelée AVC de l’œil. Perdre la vision d’un œil, même sans douleur, n’est jamais anodin. L’AVC de l’œil, aussi appelé occlusion artérielle ou veineuse rétinienne, correspond à une interruption brutale de la circulation sanguine dans les vaisseaux de la rétine. Il existe plusieurs formes d’AVC de l’œil, aux conséquences plus ou moins sévères.
La plus redoutée est l’Occlusion de l’artère centrale de la rétine (OACR). Elle est l’équivalent d’un infarctus de l’œil. L’artère principale qui irrigue la rétine se bouche brusquement, entraînant une perte de vision soudaine, indolore et quasi totale d’un œil. La vision devient noire ou extrêmement floue. Sans rétablissement rapide de la circulation, les lésions deviennent irréversibles en quelques heures.
L’Occlusion de la veine centrale de la rétine (OVCR) est la plus fréquente. Dans ce cas, c’est le système de drainage du sang qui est bloqué. La baisse de vision peut être brutale ou progressive, souvent moins sévère que dans l’OACR. Toutefois, elle n’est pas bénigne : elle peut s’accompagner d’hémorragies et d’un œdème rétinien, entraînant parfois des séquelles définitives.
Certaines occlusions n’affectent qu’une branche artérielle ou veineuse, touchant alors seulement une partie de la rétine. Cela provoque un scotome, une zone aveugle dans le champ visuel.
Quelle que soit la nature d’une baisse de vision soudaine, il est primordial de la considérer comme une urgence. Les causes de ces occlusions sont multiples, mais renvoient presque toujours à une mauvaise santé vasculaire. L’athérosclérose (dépôts de plaques dans les artères), l’embolie (caillot venant du cœur ou des carotides), l’hypertension, le diabète, le glaucome, les troubles de la coagulation ou les inflammations des vaisseaux (vascularites) sont autant de facteurs de risque.
Selon les spécialistes, un AVC de l’œil ne survient jamais par hasard. Il peut être le premier signe d’un problème cardiovasculaire plus général. Un bilan complet s’impose donc, avec électrocardiogramme, échographie des carotides, bilan sanguin… Dans le cas de l’OACR, le traitement en phase aiguë reste controversé. Aucune stratégie n’a démontré une efficacité évidente pour restaurer la vision au-delà de 4 à 6 heures, c’est souvent catastrophique. On peut tenter de faire baisser la pression intraoculaire, voire d’administrer des traitements anticoagulants ou une thrombolyse, mais le pronostic reste sombre. En revanche, pour l’OVCR, des traitements ciblés existent. On peut injecter dans l’œil des anti-VEGF pour réduire l’œdème, utiliser le laser ou des corticoïdes en cas d’ischémie sévère. L’amélioration visuelle est possible, mais souvent partielle et des complications peuvent persister, comme un œdème maculaire ou une néovascularisation. Une perte soudaine de la vision doit être considérée comme une urgence absolue. En cas de symptôme, il faut consulter immédiatement un ophtalmologue ou se rendre aux urgences. Comme pour un AVC cérébral, chaque minute compte, car la rétine est un tissu très sensible au manque d’oxygène. Plus l’intervention est rapide, plus les chances de sauver la vision et de prévenir d’autres AVC, notamment cérébraux sont grandes. Un AVC de l’œil est un signal d’alarme qu’il faut savoir reconnaître et prendre au sérieux. Non seulement pour préserver la vision, mais aussi pour éviter des événements cardiovasculaires bien plus graves.
A travers un message, le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, félicite les bacheliers qui vont prendre part à l’immersion patriotique 2026. Il explique tout le sens de cette initiation et exhorte les appelés à apprendre à ne jamais trahir leur Patrie.
« Camarades bacheliers, je vous salue et je vous félicite. Je vous félicite pour votre succès à cet examen crucial de votre cursus scolaire et universitaire. Certains parmi vous vont sûrement intégrer la fonction publique et être dans l’administration de notre Nation, d’autres le secteur privé. Mais la grande majorité va prendre d’assaut les universités de notre Patrie. Il est nécessaire de comprendre que notre pays est dans une révolution.Nous avons donc décidé de vous initier et de vous donner un certain nombre de rudiments pour affronter la vie active. C’est ainsi que l’immersion patriotique a été initiée et vous devez être fiers. La révolution a besoin de citoyens nouveaux, de citoyens patriotes, intègres et solidaires. Au cours de cette immersion, vous apprendrez beaucoup de choses. Vous devez apprendre à être de bons patriotes, à ne jamais trahir la Mère-Patrie. Vous devez comprendre d’où vous venez, ce que c’est que notre révolution aujourd’hui et l’avenir, qu’est-ce que vous voulez pour votre Patrie, vous et votre famille. Il faut comprendre d’où nous venons, comment nos ancêtres ont fait pour survivre à toute cette barbarie venue d’ailleurs pour les exterminer et s’accaparer de leurs terres.Comment ils se sont battus pour garder les terres que nous avons aujourd’hui, le Burkina Faso. Vous devez comprendre les détails de notre passé, qu’est-ce que l’Afrique a subi, qu’est-ce que le Burkina a subi et comment nos ancêtres s’y sont pris pour que nous soyons là aujourd’hui en tant que Burkinabè. A travers cela, vous comprendrez aujourd’hui le monde et la géopolitique, pourquoi les relations humaines à travers le monde sont souvent entachées de guerres et de beaucoup d’autres phénomènes que vous ne pouvez pas comprendre tant qu’on ne vous enseigne pas l’histoire.
Aujourd’hui, notre Patrie est en guerre et vous devez comprendre d’où vient cette guerre. Pourquoi ces individus attaquent notre Patrie. Tout cela vous sera enseigné. Plus vous comprenez ce que vous vivez, plus vous comprendrez pourquoi nous avons décidé de nous lancer dans une révolution. Qu’est ce que c’est que la révolution ?Comment comprendre qu’il fallait la révolution pour qu’on puisse y arriver ? Il faut qu’on révolutionne nos vies. Nous sommes beaucoup en retard et avec la guerre, nous avons besoin d’aller vite avec des citoyens d’un nouveau type, disciplinés, engagés, patriotes jusqu’au sacrifice suprême. Et à travers cela, vous comprendrez mieux comment vous projetez dans l’avenir. Qui ne souhaite pas demain avoir ses enfants qui vont à l’école gratuitement, qui vont être soignés convenablement dans leur Patrie, qui vont se nourrir convenablement ?C’est le sens de notre engagement et vous devez comprendre que tout cela est possible. Si aujourd’hui nous sommes en guerre et que nous arrivons sur le volet du développement à faire beaucoup de réalisations, c‘est que notre Patrie a des potentialités qui étaient sûrement mal exploitées. Comment éviter que ces ressources retombent dans les mains des impérialistes ? C’est le sens du combat et vous devez comprendre tous ces paramètres.Beaucoup de choses vous seront enseignées. Vous connaitrez l’humilité. Vous devrez partager beaucoup de choses avec vos camarades et vous apprendrez à aimer votre Patrie, à ne jamais trahir votre Patrie. La guerre de désinformation qui se mène aujourd’hui par l’impérialisme, la manipulation, c‘est vous qui en êtes les cibles. La jeunesse, l’avenir de la Nation doit tout mettre en œuvre et apprendre à ne jamais trahir votre Patrie et ne pas se faire recruter par ces impérialistes comme espions, parce que tout leur espoir est de faire de vous des espions pour servir leurs patries au détriment de votre Patrie, c’est-à-dire trahir votre Patrie. Ils désinforment, ils intoxiquent à travers les médias, les réseaux sociaux et beaucoup d’autres canaux. Mais, vous devez apprendre à faire la différence entre leur manipulation et ce que vous voulez pour votre Patrie.Voilà pourquoi cette immersion est la bienvenue et vous devez y mettre du sien pour apprendre ce que c’est le patriotisme.Cela va continuer tout au long de votre vie certainement. Je vous souhaite de passer de très bons moments d’apprentissage pour que notre pays puisse vraiment compter sur vous, parce que vous êtes l’avenir de la Nation. Vous devez donc répandre les messages que vous avez appris là-bas autour de vous, pour que tous ceux qui n’ont pas eu la chance d’être à cette immersion puissent apprendre de vous, ce que c’est que le patriotisme, ce que c’est que l’engagement pour la Patrie. Apprenez bien ! je vous souhaite une très bonne chance, très bon courage !
Le Conservatoire national des arts et des métiers de la culture (CNAMC), ex-INAFAC, a effectué une montée des couleurs suivie du lancement des examens de qualification professionnelle, lundi 27 juillet 2026, à Ouagadougou.
La montée des couleurs demeure un rituel patriotique cher aux institutions publiques burkinabè. C’est dans cette dynamique que le Conservatoire national des arts et des métiers de la culture (CNAMC) ex-INAFAC a organisé, ce lundi 27 juillet 2026, une cérémonie de levée du drapeau national. Elle a servi de cadre de lancement officiel des examens artistiques, sous la présidence du ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo.
A la suite du cérémonial, le ministre chargé des Arts a lancé officiellement les examens de qualification professionnelle de la CNAMC, à travers l’ouverture des enveloppes des sujets. Avant le démarrage des épreuves, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo a encouragé les candidats. Il a félicité également les enseignants pour les efforts consentis. « Je souhaite bonne chance aux candidats et j’invite les jurys à rester professionnels et à conduire le processus jusqu’à son achèvement dans de meilleures conditions », a-t-il déclaré. Le ministre chargé de la Culture a confié que 119 candidats prennent part à ces examens de qualification professionnelle ouverts dans quatre filières.
« Il s’agit des arts plastiques, principalement le dessin d’art, la musique, le batik, l’innovation de cette année », a-t-il cité. Pingdwendé Gilbert Ouédraogo a rappelé la vision du gouvernement. Selon lui, il s’agit de travailler à ce que les métiers des arts et de la communication puissent connaître une ascension et faire de la culture un véritable levier de développement économique du Burkina. C’est pourquoi, a-t-il précisé, la mission qui est assignée à notre département, c’est de travailler à une meilleure structuration des différentes filières relevant des arts et de la culture.
Le directeur du contrôle, de la réglementation et de la coopération à la direction générale de la culture et des arts, Aboubacar Bocoum, a indiqué que chaque jury est composé au minimum d’une vingtaine de correcteurs. Il a expliqué qu’il y a trois corrections pour les épreuves pratiques et deux corrections pour les épreuves théoriques. Il a précisé que les résultats sont attendus au plus tard le vendredi 31 juillet 2026.
Le journaliste, Sita Tarbagdo, a dédicacé son œuvre intitulée « ce que Maître Titinga Pacéré m’a dit de sa vie », le lundi 27 juillet 2026, à Ouagadougou.
La vie, les combats et les confidences de l’illustre homme de culture burkinabè, Maître Frédéric Titinga Pacéré, sont consignés dans l’ouvrage « Ce que Maître Titinga Pacéré m’a dit de sa vie ». L’œuvre biographique de 583 pages du journaliste et écrivain Sita Tarbagdo a été présenté au public, le lundi 27 juillet 2026, à Ouagadougou, à l’occasion de la Semaine de l’avocat. Publié par la maison d’édition IKS en septembre 2025, cet ouvrage retrace le parcours exceptionnel d’un homme aux multiples facettes.
Chef de Manéga, avocat, homme spirituel, écrivain, poète et défenseur des traditions africaines, Maître Titinga Pacéré se dévoile à travers les pages de cette œuvre consacrée à sa vie et à son héritage. Selon Sita Tarbagdo, la particularité de ce livre réside dans son approche. De son avis, il ne s’agit pas d’une biographie classique réalisée à partir de recherches extérieures, mais d’un récit construit à partir des propos recueillis auprès de Maître Titinga Pacéré lui-même. L’auteur restitue ainsi les confidences, les souvenirs et les enseignements que cette « grande figure » a accepté de partager au cours de leurs échanges. Pour l’auteur, l’essence de cette œuvre tient en une phrase : « A chaque instant de la vie de l’homme, la mort côtoie la vie ».
Une réflexion qui traduit selon lui, une leçon de sagesse invitant chacun à prendre conscience de la valeur de l’existence et à adopter un comportement responsable. A travers ce livre, le journaliste et écrivain Sita Tarbagdo entend inscrire la mémoire de Maître Titinga Pacéré dans la postériorité afin que les générations présentes et futures découvrent le parcours de cet homme qui fut notamment le premier bâtonnier du Burkina Faso. Le président de l’Ordre des avocats du Burkina Faso, Batibié Bénao, a salué cette initiative. « Il est rare de voir des œuvres consacrées à la vie des personnalités nationales, particulièrement aux avocats », a-t-il affirmé. Il a, par ailleurs, invité l’ensemble des avocats à se procurer cette œuvre, qu’il considère comme un précieux témoignage sur le parcours d’un pionnier de la profession au Burkina Faso. L’ouvrage est disponible au prix de 30 000 FCFA.