Le Corps de production et de construction du Xinjiang (XPCC) entretient une coopération depuis 1980 avec les pays africains. Dans le cadre de l’initiative la ceinture et la route, cette coopération ne fait que se renforcer.
Lors de leur rencontre avec les responsables du corps dans l’après-midi du lundi 20 juillet 2026, les journalistes africains se sont intéressés à la coopération entre le corps et les pays africains. Apportant plus d’éclairage sur le sujet, Huang Xiaohu, Directeur adjoint du Bureau des affaires étrangères du Corps a noté que la coopération entre les deux parties date des années 1960 aux années 1980. Il a indiqué que le Corps a successivement participé à la construction de fermes réalisées dans le cadre de l’aide chinoise en Tanzanie et en Somalie. Ces dernières années, grâce à la plateforme de coopération offerte par l’initiative « la Ceinture et la Route », les échanges entre le Corps et les pays africains n’ont cessé de s’élargir devenant de plus en plus étroits, foi de Mr Huang.
De ce qu’il a dit, depuis 2023, 18 délégations du Corps se sont rendues dans plusieurs pays africains, notamment en Algérie, en Angola et en Côte d’Ivoire, pour y mener des activités de mise en relation économique et commerciale. En octobre 2025, Zhang Wensheng, membre du Comité permanent du Comité du Parti du Corps et commissaire politique adjoint, a conduit une délégation d’amitié et de coopération du Corps en Algérie et au Maroc. Le mois dernier, Hou Guojun, secrétaire du Comité du Parti et commissaire politique de la 11e Division, a également dirigé une délégation en Côte d’Ivoire et en Angola.
Selon Huang Xiaohu, Directeur adjoint du Bureau des affaires étrangères du Corps, la coopération entre le XPCC et l’Afrique a pris un départ solide et affiche une dynamique favorable
Du côté africain également, des délégations ont également effectué des visites au niveau du Corps de production et de construction du Xinjiang. En 2024 par exemple, le ministre nigérien de la Défense s’est rendu au Corps à la tête d’une délégation. En 2025 également, une délégation de l’Agence malienne pour la promotion de l’industrie, du commerce et des investissements a également effectué une visite au Corps.
Par ailleurs, il y’a un élargissement continu de la coopération humaine et culturelle. Selon le Directeur adjoint du Bureau des affaires étrangères du Corps, les établissements d’enseignement supérieur relevant du Corps, notamment l’Université de Shihezi et l’Université du Tarim, accueillent actuellement 66 étudiants originaires de pays africains tels que la Tanzanie, le Rwanda, le Soudan et le Zimbabwe. Depuis 2024, 103 participants venus de plusieurs pays, notamment du Mali, de Gambie, d’Algérie et d’Oman, se sont rendus au Corps pour participer à des stages de formation, à des échanges universitaires et à d’autres activités. Il a également souligné un approfondissement constant de la diffusion des technologies agricoles. A l’entendre, les technologies du groupe Xinjiang Tianye qui figure parmi les entreprises chinoises de premier plan dans le secteur de l’irrigation économe en eau sont aujourd’hui diffusées dans plusieurs pays, notamment au Togo, au Bénin et au Kenya.
Le corps entretient également une coopération avec les pays africains dans le domaine de la construction. Le Groupe de construction du Corps a réalisé des projets de construction dans plus d’une dizaine de pays, notamment au Niger, au Burundi, en République démocratique du Congo et en Côte d’Ivoire. Il a notamment exécuté au Burundi des projets de réhabilitation des deux petites centrales hydroélectriques de Ruvyironza et de Gikonge, et participé au Niger aux travaux d’aménagement du tronçon routier Filingué-Abala-Sanam, long de 125 kilomètres. Entre 2023 et 2026, il a réalisé au total 122 projets dans plusieurs pays africains, créant chaque année environ 1 000 emplois locaux.
Dans l’ensemble, les responsables du Corps ont noté que la coopération entre le XPCC et l’Afrique a pris un départ solide et affiche une dynamique favorable. À l’avenir, les deux parties entendent s’appuyer sur les avantages géographiques et les atouts en matière d’ouverture de la Zone pilote de libre-échange du Xinjiang pour continuer à approfondir la coopération pragmatique et les échanges avec les pays africains dans les domaines de l’économie et du commerce, de l’agriculture, des infrastructures et des ressources humaines, afin de porter sans cesse les relations amicales entre les deux parties à un niveau supérieur.
La Ve édition du Salon de la mangue (SAMA) s’est tenue les 24 et 25 juillet 2026 à Bobo-Dioulasso. Placée sur le thème : « Vers une souveraineté agro-industrielle : bâtir une filière mangue compétitive par la transformation, la logistique et le financement », cette édition tenue en deux jours ambitionne de faire de la filière mangue un véritable moteur de création de valeur, d’emplois et de souveraineté économique au Burkina Faso.
Bobo-Dioulasso, principal bassin de production de mangues du Burkina Faso, a accueilli la Ve édition du Salon de la mangue (SAMA) les 24 et 25 juillet 2026. Organisé par la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF), en collaboration avec l’Association pour la promotion de la mangue du Burkina (APROMAB) et la Grappe mangue de Bobo-Dioulasso (GRAMABO), l’évènement a réuni producteurs, transformateurs, exportateurs, chercheurs, partenaires techniques et financiers autour d’une même ambition : accélérer la modernisation et la compétitivité de cette filière stratégique.
Dans le message d’ouverture des travaux, le vendredi 24 juillet 2026, le gouverneur de la région du Guiriko, Mariama Konaté, a réaffirmé au nom des ministres en charge du commerce et de l’agriculture la volonté du gouvernement d’accompagner la transformation structurelle de la filière. Avec une production annuelle estimée à 360 000 tonnes, la mangue s’impose comme l’une des principales spéculations fruitières du Burkina Faso. La filière, a laissé entendre le gouverneur Konaté, génère chaque année entre 15 et 17 milliards de francs CFA de recettes d’exportation et procure près de 63 800 emplois directs.
Le Burkina Faso, a-t-elle poursuivi, est également le premier exportateur africain de mangue séchée, une performance qui traduit les efforts consentis par les différents maillons de la chaîne de valeurs. « Toutefois, les performances enregistrées ne doivent pas masquer les difficultés persistantes.
Le faible taux de transformation locale, estimé à environ 30%, les pertes post-récolte dues aux mouches des fruits, le coût élevé de l’énergie, les insuffisances logistiques ainsi que l’accès limité aux technologies modernes et aux financements demeurent les principaux freins au développement du secteur », a indexé Mariama Konaté. Pour y faire face, le gouvernement, a-t-elle dit, entend renforcer les investissements dans l’industrialisation, l’innovation, la qualité des produits et la conquête de nouveaux marchés.
Le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso, Achille Sow, a rappelé que le SAMA est devenu un espace stratégique de concertation et de promotion économique.
Mobiliser tous les acteurs autour de la chaîne de valeurs
Selon lui, la filière fait vivre des milliers de producteurs, de transformateurs, de commerçants, de transporteurs et d’exportateurs, tout en offrant des opportunités d’emplois aux jeunes et aux femmes. Pour lui, les panels, expositions et rencontres d’affaires prévus durant le salon devront déboucher sur des partenariats solides et des solutions concrètes pour lever les contraintes qui pèsent sur la filière. Dans la même dynamique, le parrain de cette édition, Idrissa Nassa, par la voix de son représentant, El hadj Boubacar Barro, par ailleurs président du Conseil régional du patronat du Guiriko (CRPB), a appelé à une mobilisation générale autour de trois priorités : développer les capacités nationales de transformation, améliorer les infrastructures logistiques et faciliter l’accès aux financements.
A ses yeux, la souveraineté agro-industrielle passe nécessairement par une plus grande valorisation locale de la production et par des investissements soutenus dans les unités de transformation. Il a également invité les investisseurs nationaux et étrangers à saisir les opportunités qu’offre la filière mangue. Pour le directeur général de la CCI-BF, Seydou Tou, le salon constitue avant tout un cadre de réflexion destiné à identifier des solutions durables aux difficultés de la filière. Il a insisté sur la nécessité de renforcer la concertation entre les différents acteurs afin de préserver la contribution du secteur à l’économie nationale. Même son de cloche chez les professionnels.
Le président de l’Association professionnelle de la mangue du Burkina (APROMAB), Yaya Koné, a salué l’accompagnement de l’Etat tout en relevant les conséquences de la crise énergétique qui a contraint près d’une centaine d’unités de transformation à ralentir ou suspendre leurs activités cette année. Il a également évoqué les dégâts causés par les mouches des fruits, avant de réaffirmer la détermination des acteurs à maintenir le Burkina Faso au premier rang africain de la mangue séchée et à accroître les exportations vers les marchés internationaux.
Le centre de formation et de production de Loumbila a abrité la cérémonie de sortie d’immersion patriotique de plusieurs centaines d’Etalons toutes disciplines confondues, le samedi 25 juillet 2026 en présence du ministre chargé des Sports.
Discours, remise d’attestation, démonstration d’art martial et défilé ont été les principales articulations de la cérémonie de démobilisation des Etalons toutes disciplines confondues appelés en immersion patriotique depuis le 12 juillet 2026. Le samedi 25 juillet soit après deux semaines de formation, ils étaient en tout 430 participants dont 338 athlètes et 92 encadreurs à être présentés au ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, parents et invités.
Les modules sur lesquels ils ont été instruits durant leur séjour au centre de formation et de production de Loumbila ont porté essentiellement sur l’éducation physique militaire et sportive, l’école du soldat, le secourisme, les symboles de l’Etat, l’histoire politique du Burkina Faso, la lutte contre l’extrémisme violent, la sécurité, le dopage, l’hygiène et la santé.
Au sortir de cette initiation, les bénéficiaires ont dit avoir eu droit à une expérience riche en enseignements qui a renforcé leur conviction que le développement du Burkina Faso repose sur l’engagement de tous ses fils et filles et que le sport constitue un puissant levier de cohésion nationale, de rayonnement international et de promotion des idéaux de la nation. « Nous prenons l’engagement de toujours combattre toute forme de résignation, de porter haut le drapeau national et de servir notre patrie avec discipline, intégrité et loyauté.
Désormais le maillot national représente pour nous plus qu’un équipement sportif. Il incarne l’honneur, la souveraineté et l’espérance de tout un peuple », a insisté leur délégué Issiaka Zangré. Un engagement salué par les formateurs qui, à travers le directeur général de l’Agence Faso Bolé, le colonel Haïdara Moctar Taboré les a invités à faire des valeurs qui leur ont été inculquées leur première source d’inspiration à chacune de leurs sorties.
« Que ces valeurs nourrissent votre courage dans l’effort, votre détermination dans l’adversité et votre humilité dans la victoire », a conseillé l’officier. Le ministre en charge des sports Annick Pikbougoum/ Zingué n’en attend pas moins des immergés. Elle a indiqué que face aux défis de notre temps, notre nation a choisi de se relever par ses propres forces, de défendre sa souveraineté et de bâtir son avenir autour des valeurs de patriotisme, de discipline, de sacrifice et d’engagement citoyen.
Cette marche interpelle chaque Burkinabè dans son domaine de compétence à apporter sa contribution, a-t-elle rappelé. Soulignant que le sport, facteur d’unité nationale, de cohésion sociale et de rayonnement international, occupe une place stratégique dans cette dynamique, elle a expliqué que la présente immersion voulue par le gouvernement s’inscrivait dans cette vision pour renforcer les capacités sportives des appelés mais également leur conscience citoyenne. « Cette immersion n’avait pas pour vocation de faire de vous des militaires mais de forger davantage votre caractère, de renforcer votre discipline, votre résilience, d’aiguiser votre sens du sacrifice, votre esprit d’équipe et de renforcer votre attachement aux valeurs de notre république », leur a-t-elle dit.
Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a procédé, les 24 et 25 juillet 2026, à l’évaluation des contrats d’objectifs des membres du gouvernement au titre du premier semestre de l’année en cours. L’un après l’autre, chaque ministre a présenté, chiffres et réalisations à l’appui, l’état d’exécution de la mission qui lui a été confiée par le Patrie. Au terme de cette évaluation à mi-parcours, la quasi-totalité des départements ministériels affichent des niveaux d’exécution apprécia-bles, avec un taux moyen d’exécution physique de 55,16 % pour l’ensemble des ministères au 30 juin 2026.
Au-delà de cette performance, le Premier ministre a insisté sur les effets concrets de ces résultats déjà perceptibles dans la vie des populations. Mais derrière cet indicateur global se trouve un chiffre qui concentre à lui seul les espoirs de toute une Nation. En effet, selon le ministre d’Etat, ministre de la Guerre et de la Défense patriotique, le général de division Célestin Simporé, le taux de reconquête du territoire national s’établit désormais à 74,53 % contre 73,56 % en décembre 2025. Ce niveau traduit les sacrifices consentis par les Forces de défense et de sécurité (FDS), les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) et l’ensemble des populations mobilisées autour de la cause nationale.
Il témoigne surtout d’une dynamique qui résulte d’une stratégie méthodique de reconquête et de sécurisation progressive des zones autrefois sous emprise terroristes. La progression de la reconquête territoriale a aussi favorisé le retour de plusieurs milliers de Personnes déplacées internes (PDI) dans leurs localités depuis le début de l’année. Au 30 juin 2026, plus de 1,3 million de personnes avaient regagné 1 034 localités d’origine, contre 1,16 million de personnes retournées dans 871 localités au 31 décembre 2025.
Dans le même temps, des avancées significatives ont été enregistrées dans les secteurs de l’agriculture, de la santé, de l’éducation, de la mobilisation des recettes internes ainsi que dans la réalisation d’infrastructures structurantes, illus-trant la volonté de l’Exécutif de conduire simultanément la guerre contre le terrorisme et la bataille du développement. Cette approche constitue aujourd’hui l’une des principales forces de l’action publique.
La reconquête militaire ouvre progressivement la voie au retour de l’administration, des services sociaux de base, des activités économiques culturelles et de la vie communautaire. Les efforts engagés pour renforcer les capacités opérationnelles des forces combat-tantes, améliorer leurs équipements, recruter de nouveaux effectifs, mobiliser les populations autour de l’élan patriotique des populations et soutenir constam-ment les forces engagées sur le terrain produisent progressivement les résultats attendus.
Cette montée en puissance se conjugue avec les grandes réformes économiques, agricoles et infrastructurelles enga-gées pour préparer durablement l’après-crise. Si cette cadence est maintenue, tout porte à croire que le Burkina Faso dispose aujourd’hui de réelles perspectives de recouvrer l’inté-gralité de son territoire national. Cet optimisme s’appuie sur une progression mesurable des opéra-tions militaires, une gouvernance davantage orientée vers les résultats et une mobilisation nationale qui ne faiblit pas malgré les épreuves.
Toutefois, la victoire exigera la persévérance, l’unité nationale, la discipline collective et l’engagement constant de chaque Burkinabè pour sa patrie. Le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, affirme régulière-ment que le Burkina Faso possède toutes les ressources nécessaires pour bâtir son propre modèle de développement. Cette prospérité à laquelle aspirent les Burkinabè se construit progres-sivement grâce à la détermination d’un peuple résolu à écrire lui-même son destin. Pour cela, demeurons uni derrière les forces combattantes et accompa-gnons les efforts du gouvernement afin que le Burkina Faso achève sa reconquête territo-riale, consolide sa souveraineté et ouvre les portes d’un avenir de paix, de sécurité et de prospérité partagée.
Des enfants assis à l’avant des motos, parfois même debout dans les bras du conducteur est devenu presque banal en circulation. Et pourtant, c’est une pratique qui les expose directement aux risques de la circulation. En cas de choc, ils sont les premiers impactés, sans aucune protection. Le danger ne se limite pas seulement aux deux roues. Dans les voitures, placer un enfant à l’avant est tout aussi risqué, l’airbag passager, conçu pour protéger un adulte, se déploie avec une force telle qu’il peut blesser gravement un enfant trop petit ou mal attaché. Vent, secousses, impacts : qu’il s’agisse de moto ou d’automobile, l’avant reste la zone la plus vulnérable pour les plus jeunes. Les spécialistes rappellent qu’en dessous de 1,35 m à 1,50 m, taille généralement atteinte vers 10 à 12 ans, un enfant devrait toujours être assis à l’arrière, correctement protégé. Les autorités et associations de sécurité routière doivent maintenir la veille pour protéger les enfants, les usagers les plus fragiles, une priorité absolue pour réduire les drames sur nos routes.
Le Président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, a officiellement lancé, samedi 25 juillet 2026 à Dakar, son nouveau parti politique baptisé « Kiiraay- Les Patriotes Républicains.
La rupture est désormais officielle entre Ousmane Sonko et le Président Bassirou Diomaye Faye. En effet, ce dernier a créé son parti politique baptisé « Kiiraay-Les Patriotes Républicains », présenté lors d’une assemblée générale constitutive, samedi 25 juillet 2026, à Dakar au Sénégal. La création de Kiiraay-Les Patriotes Républicains intervient dans un contexte de tensions persistantes entre le chef de l’Etat et son ancien allié, Ousmane Sonko, aujourd’hui Président de l’Assemblée nationale.
La création de ce nouveau parti intervient au terme d’un processus de restructuration engagé, en novembre 2025 sous la supervision d’Aminata Touré, chargée par le chef de l’Etat de fédérer ses soutiens au sein d’une formation politique unifiée. Bassirou Diomaye Faye a présenté Kiiraay-Les Patriotes Républicains comme un projet politique appelé à s’inscrire dans la durée, en s’appuyant sur des valeurs de pro-ximité, de patriotisme et de rassemblement. « Aujourd’hui, nous fondons une maison commune. Fonder, c’est semer une graine », a-t-il déclaré.
Evoquant son parcours personnel, le chef de l’Etat a rappelé ses origines rurales pour illustrer sa conception de l’engagement politique. Il a appelé ses partisans à pri-vilégier le travail de terrain plutôt que les polémiques. « Le temps est le plus honnête des juges. Chez nous, un paysan ne passe pas sa saison à maudire l’herbe folle… Me voici donc au champ », a lancé le président, estimant que Kiiraay constitue une « semence nouvelle » destinée à s’enraciner dans toutes les communes du Sénégal ainsi qu’au sein de la diaspora. Le lancement de cette formation politique marque un tournant dans l’organisation du camp présidentiel.
A son accession à la magistrature suprême, Bassirou Diomaye Faye avait quitté le poste de secrétaire général du PASTEF, afin de respecter le principe de séparation entre la fonction présidentielle et la direction d’un parti politique. Avec la création de Kiiraay-Les Patriotes Républicains, plusieurs ministres et responsables de la majorité, jusque-là membres de différentes formations politiques, sont désormais appelés à clarifier leur appartenance en rejoignant, de manière exclusive, la nouvelle structure. Selon les responsables de la nouvelle formation, un congrès national sera organisé à la fin de l’hivernage, afin de mettre en place les instances dirigeantes du parti.
Cette échéance sera précédée d’une tournée nationale destinée à mobiliser les militants dans l’ensemble des régions du pays et au sein de la diaspora. En décidant de lancer son propre parti, Bassirou Diomaye Faye franchit une nouvelle étape de son parcours politique et confirme son choix d’évoluer désormais sous une bannière distincte de celle du PASTEF. Par ailleurs, les tensions se poursuivent. L’Assemblée nationale, dirigée donc par Ousmane Sonko, a adopté fin juin un projet de loi visant à interdire au chef de l’Etat de diriger un parti politique ou une coalition de partis. Cependant, le Conseil constitutionnel a invalidé cette mesure moins de deux semaines plus tard. Ce qui a donc permis à Bassirou Diomaye Faye de bel et bien créer son parti.
A l’occasion de la sortie de la 25e promotion des élèves officiers d’active de l’Académie militaire Georges-Namoano de Pô, le chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré, est resté fidèle à son serment de gagner la guerre contre l’impérialisme international et ses succédanés, en dotant nos forces armées nationales d’officiers aguerris, formés in situ et ayant de ce fait une claire perception des enjeux de l’heure. Faut-il le rappeler, avec le Manifeste de la Révolution progressiste populaire (RPP), ceux-ci visent « la restauration sans condition de l’intégrité territoriale et la libération totale de notre Nation de l’hydre terroriste.
Cela implique la refonte de la gouvernance dans tous les domaines à commencer par celui de la défense et de la sécurité, boucliers de notre renaissance ». Par ailleurs, avec le Manifeste, « les puissances impérialistes, héritières de l’esclavage et de la colonisation » et qui orchestrent leur retour, avaient auparavant contribué à affaiblir nos armées à travers notamment les Plans d’ajustement structurel (PAS) des années 90. Infiltrées par des officiers étrangers, notamment français, nos armées en étaient réduites à des fonctions prétoriennes.
La renaissance entreprise dès le lendemain du mouvement du 30 septembre a permis de réarmer au propre comme au figuré nos troupes et de « doper » ainsi leur moral avec les résultats constatés sur le terrain. Une armée forte pour faire face à l’Hiver noir et éviter à notre peuple des moments de tourments. Gagner le pari de la sécurisation avec méthode, discipline, courage et fermeté, voilà le leitmotiv. Nul doute que cette nouvelle vague de « soldats de la patrie » y apportera une part contributive déterminante. Pour la vaillance des armes du Faso.
Dans le cadre de la réalisation des contrats d’objectifs, au 30 juin 2026, les ministres ont été évalués, par le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, les 24 et 25 juillet 2026, à Ouagadougou.
Le gouvernement a été soumis à l’examen de notation par le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel les 24 et 25 juillet 2026. En effet, les ministres ont été évalués sur les indicateurs d’activités de leurs départements respectifs, dans le cadre de la réalisation des contrats d’objectifs, au 30 juin 2026. Le ministre d’Etat, ministre de la Guerre et de la Défense patriotique, le général de division, Célestin Simporé, a indiqué que beaucoup d’activités ont été conduites conformément aux objectifs assignés. « Le taux d’exécution du contrat d’objectifs, au 30 juin 2026, est de 53,14%. C’est un taux assez satisfaisant mais, ne pouvons qu’œuvrer de sorte que d’ici à la fin de l’année 2026, tout ce qui nous a été instruit soit exécuté », a-t-il ajouté. Le gal Simporé a expliqué que par rapport à la reconquête du territoire national, son département affiche un taux de 74,53%. « Nous avons fait pratiquement un bond d’un chiffre de pourcentage parce qu’en décembre 2025, nous étions à 73,56%. Cela ne veut pas dire que le reste des 100% du territoire n’est pas accessible. Il n’y a pas un endroit actuellement au Burkina Faso où nos Forces de défense et de sécurité (FDS) ne peuvent pas aller. Le taux de 74,53% représente les territoires reconquis, pacifiés, sécurisés avec le retour progressif des populations et de l’administration publique », a assuré le ministre chargé de la défense patriotique.
Les zones régulièrement ravitaillées
Il a aussi relevé que les zones les plus reculées sont régulièrement ravitaillées et le retour des populations est une réalité. « Nous avons fait également le point sur la mise en œuvre réussie des recommandations de 2025-2026 et nous venons de recevoir également d’autres recommandations pour le reste des deux trimestres à venir », a-t-il annoncé. Le ministre d’Etat Simporé rendu un « vibrant » hommage aux FDS, aux Volontaires pour la défense de la Patrie (VDP) et à l’ensemble de la population qui, de son avis, se bat âprement et mène une lutte sans merci contre le terrorisme.
Le ministre d’État, ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le commandant Ismaël Sombié, a signifié que le taux de mise en œuvre du contrat d’objectifs du département se chiffre à 54,64%. « Il nous avait été fixé dix objectifs en lien avec les sous-secteurs de l’agriculture, de l’élevage, de l’eau, de l’assainissement, de l’environnement et nous avons des taux de mise en œuvre assez disparates. Il y a trois objectifs au-delà de 70% de mise en œuvre, cinq objectifs où nous avons un taux de mise en œuvre autour de 50% et deux objectifs pour lesquels nous avons un taux de mise en œuvre qui se chiffre à environ 30% », a-t-il précisé.
Le taux de couverture des besoins céréaliers… satisfaisant
Le ministre d’Etat, chargé de l’Agriculture, Ismaël Sombié, a indiqué qu’il y a des efforts à consentir au niveau de la filière avicole.
Le Commandant Sombié a déclaré qu’en ce qui concerne le taux de couverture des besoins céréaliers, de poissons, de produits de la viande, il tourne autour de 70%. « Quant à l’appui aux populations vulnérables, à travers le soutien pour les facteurs de production, au regard du fait que nous sommes en train de rentrer dans la campagne proprement dite, nous avons un taux de mise en œuvre satisfaisant autour de 50% », a-t-il noté.Le ministre chargé de l’agriculture a déploré des difficultés au quotidien dans la filière avicole avec un taux de mise en œuvre autour de 30%. « Nous avons pris bonnes notes des recommandations du Premier ministre pour intensifier les actions au cours du deuxième semestre 2026 », a-t-il fait savoir. Le ministre d’Etat chargé de l’agriculture a souligné que les deux orientations reçues lors de l’évaluation 2025 ont été accomplies. La première a porté sur la mutualisation des moyens et des ressources humaines entre l’Office national des barrages et des aménagements hydro agricoles (ONBAH) et l’Agence Faso Mêbo et l’autre sur l’accès aux marchés pour les produits transformés. « Nous avons suspendu depuis un certain temps la sortie des céréales brutes. Cela vise à créer à l’intérieur un tissu économique assez fort, des emplois et de la valeur ajoutée à travers la transformation des produits et des fruits de notre production au plan national », a fait comprendre le ministre d’Etat Sombié. Pour l’accès des produits aux marchés, a-t-il rappelé, le niveau de mise en œuvre est assez satisfaisant. « L’accès au marché est marqué souvent par des communiqués de suspensions au regard de la situation des stocks et de levée de suspensions en termes d’importations ou d’exportations en fonction du niveau de stocks sur le plan national. Cela vise à préserver non seulement le pouvoir d’achat des Burkinabè mais aussi à préserver les entreprises qui sont installées sur le plan national pour leur permettre d’écouler leurs produits en limitant l’accès ou l’entrée des produits importés », a dit le ministre d’Etat chargé de l’agriculture.
Le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, Emile Zerbo, a annoncé que le taux d’exécution de son contrat d’objectifs est à hauteur de 60%.
17 000 actes d’état civil délivrés
Le ministre d’Etat chargé de l’Administration territoriale, Emile Zerbo : « on enregistre la réduction à plus de 51% sur les tarifs au niveau des différents ports ».
« Il y a des acquis au nombre desquels on peut citer la délivrance de 17 000 actes d’état civil, plus de 180 000 actes au titre de transport sécurisé, la réduction à plus de 51% des tarifs au niveau des différents ports. Les difficultés ne sont pas nombreuses. C’est juste quelques lenteurs observées du fait de la multiplicité des acteurs dans la réalisation d’un certain nombre d’objectifs », a-t-il avisé. Emile Zerbo a soutenu que des instructions ont été reçues pour que son département ne dorme pas sur ses lauriers. « Pour les défis à relever, il s’agit d’aplanir les difficultés et d’éviter les lenteurs dans l’exécution de notre contrat d’objectifs », a-t-il dit. Le ministre de l’Enseignement de base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales, Jacques Sosthène Dingara, a déclaré que le contrat d’objectifs de son département a été réalisé à 63,08% pour le premier semestre de l’année 2026. « L’année scolaire est à cheval entre deux exercices. Nous avons donc demandé à faire le point de l’année scolaire 2025-2026. Au cours de ce premier semestre, nous avons poursuivi les actions de réformes que nous avons entamées depuis deux ans. Particulièrement, cette année, nous avons expérimenté l’éducation de nos enfants dans nos langues nationales. Il s’agissait de développer le bilinguisme qui consiste à commencer l’éducation dans nos langues maternelles avec une phase pilote d’environ 900 classes de CP1 », a-t-il notifié.
Généraliser le bilinguisme
Le ministre chargé de l’Eduction de base, Jacques Sosthène Dingara, a expliqué qu’en 2026, le département a expérimenté l’enseignement des savoirs endogènes.
Le but visé, selon lui, est de généraliser cette pratique pour, la rentrée scolaire à venir. « Du reste, nous sommes obligés d’y aller parce qu’aujourd’hui nos langues maternelles sont des langues officielles. C’est une phase qui va se généraliser et permettre à nos enfants dans les cinq ou dix ans à venir de pouvoir s’exprimer, lire et écrire librement dans nos langues nationales. Nous avons entamé courant l’année 2026, l’expérimentation de l’enseignement des savoirs endogènes. Un répertoire des savoirs endogènes par région a été élaboré », a informé Jacques Sosthène Dingara. Pour lui, l’année 2025-2026 a été la première année de mise en œuvre des conseils d’écoles, une nouvelle dynamique qui ne remplace pas les Associations des parents d’élèves (APE). « C’est une nouvelle vision que beaucoup n’ont pas comprise au départ. Certains ont compris seulement que c’est le changement d’un nom par un autre nom. Mais, il s’agit de permettre à la communauté d’éduquer l’enfant, de prendre en charge l’école et de faire de l’enfant celui de toute la communauté. C’est pourquoi plusieurs acteurs ont intégré les conseils d’écoles en dehors des parents d’élèves », a mentionné le ministre Dingara. Cette vision, désormais devenue la règle, à son avis, devrait être partagée et expliquée. « Le premier semestre a aussi été marqué par la mise en œuvre réussie du mois artistique et culturel », a-t-il affirmé. Le ministre chargé de l’enseignement de base s’est dit satisfait des résultats de l’année scolaire qui affichent un taux de 95,23% au Certificat d’études primaires (CEP). « Nous avons pratiquement plus de 60% de classes de CM2 qui ont réalisé 100% et environ 43 Circonscriptions d’enseignement de base (CEB) ont fait du 100%. Pour certains, ces résultats peuvent étonner, mais nous sommes des acteurs sur le terrain et connaissons le travail qui est abattu par les enseignants au prix de sacrifices énormes qui méritent d’être salués et encouragés », a salué Jacques Sosthène Dingara. Au nombre des perspectives, il a annoncé, pour l’année à venir, la phase pilote de l’inclusion dans le système éducatif. Il a aussi rappelé le décret pris récemment sur la règlementation des frais de scolarité avec des instructions données pour son opérationnalisation. « Très bientôt, les citoyens auront la classification de l’ensemble des écoles primaires du territoire national, qui va permettre à chacun de savoir à quelle catégorie d’école, inscrire son enfant. Nous allons aussi travailler à rendre disponibles les manuels scolaires pour les enfants », a-t-il rassuré.
Quant au ministre de la Sécurité, Mahamoudou Sana, il a informé que le contrat d’objectifs 2026 du département est structuré autour de six objectifs et est composé de 17 actions prioritaires, avec un taux de réalisation de 62,81%.
Assurer la sécurité des personnes et des biens
Le ministre de la Sécurité, Mahamoudou Sana : « la vidéoverbalisation a pour but de faire fléchir le taux des accidents ».
« Le premier objectif est d’assurer la sécurité des personnes et des biens et de garantir l’intégrité du territoire. A ce niveau, nous avons pu travailler à faire chuter le taux de criminalité et à contribuer au niveau de la reconquête du territoire national qui s’est nettement améliorée. Le deuxième objectif, est de développer de façon durable le secteur faunique et forestier pour aussi orienter ces ressources vers le volet économique. A ce titre, nous avons pu effectuer des sorties au niveau des forêts de Kua, de Nazinga et des réformes relatives à la forêt de Bangr-Weogo sont envisagées », a précisé Mahamoudou Sana. Le troisième objectif est de renforcer la lutte contre la cybercriminalité et les investigations en matière antiterroriste. « Aujourd’hui, la Brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité (BCLCC) fait des merveilles. Nous arrivons à mener des investigations et à faire des interpellations au niveau des cellules dormantes autour du terrorisme », a-t-il relevé. Le quatrième objectif du ministère de la Sécurité est d’améliorer l’offre sécuritaire dans certains domaines spécifiques de la sécurité intérieure. « Dans le cadre de sa réalisation, il y a eu des réformes au niveau de la Brigade motorisée de sécurité et d’intervention (BMSI), qui est déployée dans les grandes villes. Bientôt, nous allons déployer également la BMSI au niveau des eaux et forêts et de la gendarmerie », a-t-il détaillé.Quant aux deux derniers objectifs qui concernent le renforcement des capacités institutionnelles et organisationnelles du ministère de la sécurité, ainsi que le contrôle et la lutte contre la corruption, le ministre Sana a révélé que des actions fortes ont été prises. « Des gens ont été sanctionnés et s’en est finie la sensibilisation. Il faut que les sanctions servent d’exemples pour ceux qui ternissent l’image de l’ensemble de tous les acteurs qui se battent jour et nuit pour que le Burkina Faso reste debout », a-t-il soutenu. Mahamoudou Sana a informé que des actions fortes vont être engagées durant le dernier semestre pour le ministère de la Sécurité ne soit plus classé dans le top 5 des institutions les plus corrompues. « Le citoyen aussi qui donne de l’argent est le corrupteur et il sera aussi poursuivi pour l’effet infractionnel lié à son geste », a prévenu le ministre de la Sécurité. Il a rappelé l’opérationnalisation de la vidéoverbalisation à compter du 1er août 2026. « L’objectif n’est pas de sanctionner, mais de faire fléchir le taux des accidents. Au premier semestre 2026, nous sommes à plus de 11 000 accidents, près de 9 000 blessés et près de 650 décès, uniquement sur nos routes. Ce sont des statistiques très élevées et nous avons l’obligation de travailler à les faire fléchir pour assurer la sécurité des personnes et des biens sur l’ensemble du territoire national », a conclu le ministre Sana.
Le guichet unique de la diaspora est fin prêt
« Au 30 juin 2026, les résultats consolidés de l’atteinte des trois objectifs nous ramènent à un taux de 55,08 % », a confié le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean-Marie Traoré.
Le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean-Marie Traoré, a fait remarquer que son contrat d’objectifs était structuré autour de trois objectifs majeurs. Le premier objectif est relatif au soutien à la défense du territoire, la promotion d’une diplomatie au service de la paix et de la sécurité. Le deuxième objectif est en lien avec la promotion de l’intégration et le rayonnement international. Et le troisième objectif se rapporte à la gestion de la diaspora et de l’apatridie. « Au 30 juin 2026, les résultats consolidés de l’atteinte de ces trois objectifs nous ramènent à un taux de 55,08 % », a-t-il confié.Le ministre des Affaires étrangère a souligné que ce taux cache des disparités d’un objectif à l’autre, car pendant que le premier enregistre un taux de 83,12 %, le deuxième est à un taux de 52 %. En ce qui concerne le troisième, il a atteint 53 %. « Le Premier ministre a pris bonne note des différentes difficultés que nous avons présentées et nous a donné de nouvelles orientations », a estimé Karamoko Jean-Marie Traoré. Selon le ministre des Affires étrangères, le guichet unique de la diaspora est un projet qui tient particulièrement à cœur le Premier ministre. « Aujourd’hui, nous avons un projet virtuel qui est fin prêt. Il y a des innovations que nous avons présentées. Mais, des orientations ont été données pour que ce guichet puisse être déployé le plus rapidement possible, pendant que les autres options sont en train d’être développées », a-t-il soutenu. Le chef de la diplomatie burkinabè a reçu également l’instruction de poursuivre la digitalisation des services du ministère des Affaires étrangères afin que le maximum des services soit dématérialisé, d’ici à la fin de l’année.
Un taux de réalisation à mi-parcours de 47,47 % au département des Serviteurs du peuple
Le ministère des Serviteurs du Peuple a pu élaborer et traiter au total 12 actes portant sur 31 212 personnes, selon Mathias Traoré.
Il ressort de l’évaluation du ministre des Serviteurs du Peuple, Mathias Traoré, un taux de réalisation globale de 47,47 %, au 30 juin 2026.Au titre des 34 produits qui étaient attendus, le ministre Traoré a confié que six sont entièrement réalisés, 20 sont en cours d’exécution et huit sont prévus pour être réalisés au cours du deuxième semestre. En ce qui concerne les résultats majeurs atteints, il a mentionné le code de travail qui a été entièrement relu et adopté par l’Assemblée législative du peuple, le 6 mai 2026. A cela, s’ajoute l’organisation des concours professionnels de l’année 2026 dont les résultats ont été publiés avant fin juillet 2026. En plus, Mathias Traoré a indiqué que 66,11 % des actes de gestion de carrière ont été traités dans les délais requis. « Dans le cadre de la décongestion des actes de gestion, un certain nombre d’actes ont été dévolus aux directions régionales de la Fonction publique. Et au cours de ce semestre, on a pu élaborer et traiter au total 12 actes portant sur 31 212 personnes », a-t-il avancé.
Au titre du travail, le département a effectué des conciliations et réalisé 1 450 contrôles d’entreprises. Une performance de 53,29 % pour le ministère de la Communication, de la Culture, des arts et du tourisme. A la suite son collègue chargé des serviteurs du peuple, le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Porte-parole du gouvernement, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a avoué qu’il sort satisfait de cette évaluation avec taux d’exécution de 53,29 % de son contrat d’objectifs. « Comme nous l’avons toujours dit, le taux, c’est bien. Mais le plus important, c’est l’impact de nos actions sur le terrain », a-t-il souligné. En guise de bilan, il a énuméré les actions phares du département durant ce premier semestre. Dans le secteur de la communication, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo a rappelé que les médias publics et privés ont été mis à contribution pour déployer la stratégie de communication de guerre, dans ce contexte de guerre informationnelle. « Sur les différents plateaux, nous avons multiplié les initiatives et des thématiques qui visent à renforcer la cohésion sociale, le vivre-ensemble, mais aussi à engager l’ensemble des populations aux côtés de nos vaillantes forces combattantes. Et cela a permis de galvaniser les troupes et d’engranger des points sur le plan de la reconquête du territoire », a-t-il affirmé.L’organisation réussie des Prix Galian 2026, de la 22e édition de la semaine nationale de la culture, de la VIe édition du mois du patrimoine culturel burkinabè ont été cité par le ministre chargé de la culture comme des acquis. « La SNC a été l’occasion de montrer que le peuple burkinabè reste debout, accompagne ses gouvernants et que c’est dans une dynamique collective que nous continuons notre marche radieuse et convaincante vers la victoire finale », a-t-il insisté.Dans le secteur du tourisme, le ministère a multiplié les actions de contrôle au niveau des établissements d’hébergement dans le but de permettre aux acteurs régulièrement établis de mener sereinement leurs activités, de prospérer, et de contribuer à la mobilisation des recettes fiscales. « Nous avons poursuivi les initiatives d’accompagnement et de soutien au tourisme interne, car il est un levier de développement économique et social. En perspectives, le ministre Ouédraogo a signalé que les Universités africaines de la communication (UACO) seront organisées en octobre 2026. Il a ajouté que l’opérationnalisation des médias de l’AES se poursuit. « Nous allons, courant le mois de septembre, lancé de grandes émissions, aussi bien au niveau de la Radio « Daandè Liptako » que de la télévision Tafouk TV », a-t-il souligné. En plus, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo a évoqué le Salon international du tourisme et de l’Hôtellerie de Ouagadougou (SITHO) et la Symposium de sculpture sur granite de Laongo qui se tiendront respectivement aux mois septembre et novembre.
Plus de 1,31 million de personnes retournées dans leurs localités d’origine
« Aujourd’hui, nous mettons l’accent sur l’autonomisation de nos cibles que sur l’assistanat », a dit la ministre chargée de la Solidarité, lieutenant-colonel Passowendé Pélagie Kabré.
A son tour, la ministre de la Famille et de la Solidarité, lieutenant-colonel Passowendé Pélagie Kabré, a déclaré que le taux d’exécution de son contrat d’objectifs s’établit à 46,06 %. Ce qui est un taux acceptable, selon elle, par rapport au taux repère de 50 %. Le lieutenant-colonel Kabré a indiqué que sur 59 produits qui ont été évalués, 14 ont été exécutés de façon excellente et 10 de façon satisfaisante. « Pour le reste des produits, il n’y a pas à s’en faire, car beaucoup ont été programmés pour le deuxième semestre. Il y a des produits qui ont un niveau faible d’exécution qui méritent que nous redoublions d’efforts pour rehausser les taux, d’ici la fin de l’année 2026 », a-t-elle expliqué.
Pour la ministre chargée de la solidarité, le bilan présenté démontre de l’engagement et de la détermination du département à œuvrer constamment pour renforcer la solidarité nationale, accompagner les personnes vulnérables, et participer à la construction d’une société éprise de paix. En termes d’acquis, elle a noté une évolution constante des chiffres en matière de retours dans les localités récupérées. En effet, au 30 juin 2026, un effectif de plus de 1,31 million de personnes sont retournées dans 1 034 localités d’origine, contre 1,16 million dans 871 localités d’origine, au 31 décembre 2025. « Ce qui est la preuve que nous avons une évolution positive de la situation sécuritaire. C’est aussi le signe que les populations sont rassurées et prêtes à retourner dans leurs localités pacifiées », a-t-elle commenté. L’acquisition de 68 camions en début 2026 a permis au ministère en charge de la solidarité d’améliorer les délais d’assistance et de ravitaillement aux personnes vulnérables.Pour le lieutenant-colonel Kaboré, la réussite de la campagne nationale « Dêmê Sira », l’expérimentation du service social mobile dans la ville de Ouagadougou et le lancement, de la plateforme digitale « Dêmê sira » font aussi partie des résultats engrangés. « Je lance un appel à mes collaborateurs, aux partenaires et aux individus qui développent des initiatives en matière d’assistance sociale et humanitaire, à rester mobilisés pour qu’ensemble, dans le respect des directives édictées par le gouvernement, nous puissions accompagner les personnes vulnérables à avoir une vie décente et digne », a conclu la ministre de la Famille et de la Solidarité.
Un taux d’exécution de 75,10 % au ministère de la Justice
Pour le ministre de la Justice, Edasso Rodrigue Bayala, des instructions ont été reçues du Premier ministre pour plus d’engagement.
Le ministre de la Justice, Edasso Rodrigue Bayala, est satisfait de cette évaluation.Il a annoncé que les six objectifs de son contrat 2026 sont déclinés en onze actions. L’évaluation à mi-parcours fait ressortir un taux d’exécution de 75,10 %, avec des réalisations notables comme la mise en place de 499 tribunaux coutumiers sur un objectif initial de 100. Parmi les réalisations, il a cité la poursuite de l’opération casiers vides. « Pour ce faire, les juridictions ont quitté leurs sièges pour se retrouver dans d’autres localités.Ainsi, sur une prévision de 5000 dossiers à traiter, plus de 4000 ont été jugés, dont 678 dossiers criminels », a salué le ministre de la Justice. Pour les crimes économiques, nous sommes à 129 au 30 juin 2026, contre 88 dossiers en 2003-2004 », a-t-il expliqué.De plus, le chef du département en charge de la justice a confié qu’au 30 juin un recouvrement des amendes et des frais de justice est de 3,33 milliards de F CFA pour un objectif de 1 milliard FCFA. Au titre de la formation, Edasso Rodrigue Bayala a indiqué qu’il y a eu aussi le renforcement des capacités des VDP en matière de droits humains.
Un taux d’exécution physique global de 50,76 % à la santé
Le ministre de la Santé, Robert Lucien Jean-Claude Kargougou, s’est dit satisfait du taux de réalisation de son département.
Au ministère de la Santé, il a été retenu un taux d’exécution physique global de 50,76 % du premier responsable Robert Lucien Jean-Claude Kargougou. « Ce taux marque un certain nombre de performances qui ont été réalisées dans le secteur de la santé au cours du premier semestre. Je voudrais retenir, entre autres, le niveau de mise en œuvre du plan d’apurement du passif social au niveau de l’Agence nationale de gestion des soins de santé primaires, (AGSP), qui est ressorti à 60 %, et nous travaillons à faire en sorte que, d’ici fin octobre, tout le passif social soit apuré », a dit le ministre de la Santé. De plus, au nombre des résultats, il a retenu les inaugurations conduites par le camarade Premier ministre lui-même à savoir les quatre nouveaux centres d’hémodialyse à Banfora, Dédougou, Dori et Fada N’gourma.« Le camarade Premier ministre a aussi inauguré 18 centres de santé de promotion sociale et aussi 50 postes de santé communautaire. C’est un peu plus de 150 000 Burkinabè qui trouvent une amélioration dans l’accès aux soins avec l’inauguration de ces centres », a-t-il ajouté. Le ministre Kargougou a mentionné aussi la réalisation de deux transplantations rénales courant février 2026. « Nous avons travaillé à renforcer les plateaux techniques des formations sanitaires des hôpitaux. Vous êtes tous témoins de ces performances qui sont réalisées au niveau de certains centres hospitaliers régionaux. Preuve, si besoin en était, que l’équité en matière d’accès aux soins est en train d’être vraiment une réalité », a-t-il renchéri.Dans le domaine de la protection de la santé, courant juin 2026, le premier passage de la campagne de chimio prévention du paludisme saisonnier a eu lieu. « Je voudrais aussi dire que notre action s’est portée jusqu’au niveau des zones à fort défi sécuritaire. Partout où il y a des Burkinabè, nous avons fait en sorte que des soins et services de santé et de nutrition de base puissent leur être offerts. C’est autour d’un peu plus de 5 millions de femmes et d’enfants qui ont bénéficié de services essentiels de nutrition », a-t-il souligné.
52, 34% pour le ministre chargé de l’Enseignement secondaire
Le taux d’exécution physique à mi-parcours du contrat d’objectifs du ministre de l’Enseignement secondaire, de la Formation professionnelle et technique, Moumouni Zoungrana s’établit à 52,34 %, soit une progression de 4,51 points par rapport à la même période en 2025. Ce bilan, a-t-il développé, est porté par plusieurs réalisations visant notamment à améliorer l’offre et la qualité de l’enseignement secondaire ainsi que la formation professionnelle et technique. Plusieurs textes ont été adoptés afin de permettre la mise en place d’établissements proposant des formations mixtes, associant enseignement général, enseignement technique et formation professionnelle. Le ministère, a-t-il annoncé, travaille également à l’ouverture de plusieurs établissements de formation professionnelle et spécialisée, en adéquation avec les potentialités économiques et les besoins spécifiques des différentes régions du pays. A ces projets, a-t-il poursuivi, s’ajoute l’ouverture prochaine de l’Académie technologique du Faso (ATF). En matière de renforcement de la résilience des populations face à l’extrémisme et à la radicalisation, le département a également intensifié les formations civiques et patriotiques dans les établissements d’enseignement. L’immersion patriotique obligatoire qui se déroulera du 27 juillet au 26 août 2026, s’inscrit dans cette dynamique.
Le ministre Adjima Thiombiano satisfait avec 55,86%
Pour le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, ce premier semestre de 2026 a été mis à profit pour mettre en œuvre des réformes importantes. Il a cité le nouveau régime des études, des licences et de masters, l’évaluation des institutions d’enseignement supérieur et de recherche et récemment la gestion des bourses d’études, des stages et des formations de spécialisation. Au niveau des infrastructures d’accueil, Adjima Thiombiano s’est réjoui de constater que les institutions ont vu leurs capacités d’apprentissage s’améliorer. « Alors, en attendant que le bilan exhaustif soit fait au 31 juillet 2026, l’évaluation faite au 15 avril 2026 donnait un taux global de 97% de normalisation des années académiques », a-t-il précisé. Au niveau de la recherche, a poursuivi le ministre chargé de l’Enseignement supérieur, des équipes mixtes au sein desquelles nous discutons pour trouver les thématiques d’importance pour la société burkinabè ont été mises en place. « Parmi les filières qui ont fait l’objet déjà ou qui feront bientôt l’objet de recherche pour des solutions appropriées, nous avons le blé, le sorgho, la tomate. Le dernier Conseil des ministres a adopté la loi de finances rectificative dans laquelle il est inscrit un budget approximatif de 12,8 milliards de FCFA consacrés à la recherche », a-t-il fait savoir.
42,93% comme taux de réalisation au département en charge de la jeunesse
La ministre des Sports et de la Jeunesse, Annick Lydie Djouma Pikbougoum, vise un taux de 100% au soir du 31 décembre 2026.
La ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, Annick Lydie Djouma Pikbougoum, obtient un taux de réalisation de 42, 93% de son contrat d’objectifs grâce à des réalisations au niveau des compétitions sportives. « Près de deux millions de jeunes ont pu prendre part à des activités physiques et sportives. Nous avons aussi atteint 60% des jeunes qui ont pu bénéficier d’un accompagnement pour leur insertion professionnelle », a-t-elle justifié.En termes d’infrastructures, des avancées notables ont enregistrées. Avec un contrat de neuf objectifs principaux avec 71 projets, elle espère bien atteindre 100% au soir du 31 décembre.
46,7% de réalisation physique au ministère de la Transition digitale
A sa sortie de l’évaluation, la ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, Aminata Zerbo, a assuré que le taux de réalisation de 46,7% au 1er semestre a été atteint grâce à plusieurs activités menées. Au niveau des communications électroniques, a-t-elle signalé, la conception de l’architecture du nouveau réseau de l’administration publique a été finalisée et le déploiement de la fibre optique se poursuit. S’agissant du chantier « zéro données à l’extérieur », après l’inauguration des deux data centers, les équipes ont travaillé sur le rapatriement des données. « On a pu répertorier 120 plateformes qui sont encore hébergées à l’extérieur. Donc, nous travaillons à les rapatrier avant la fin de l’année », a-t-elle précisé. Relativement au chantier, « une commune, une maison du citoyen », deux sont en cours de construction, notamment à Ouagadougou et à Kaya. Quant à celui de l’identification unique électronique de la personne, un prestataire a été recruté et les choses vont s’accélérer, foi de Aminata Zerbo. «
Un taux de réalisation de 61,28% au département en charge du commerce
Selon le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Serge Gnaniodem Poda, le contrat d’objectifs de son département articulé autour de onze actions prioritaires visait trois objectifs stratégiques principalement. Pour la mise en œuvre de ces onze actions prioritaires, il a affirmé qu’il a défini 52 activités à mettre en œuvre.Pour lui, l’état de mise en œuvre de ces activités est satisfaisant avec un taux de réalisation de 61,28%. Selon le ministre chargé du Commerce, les activités ont concerné beaucoup plus le renforcement du contrôle dans le secteur du commerce, afin de disponibiliser d’abord les produits de grande consommation au niveau national, les rendre accessibles et travailler à avoir des effets de mitigation sur les poussées inflationnistes pour que les prix ne flambent pas.Dans le secteur de l’industrie, elles se sont matérialisées avec la poursuite des projets de mise en place d’unités industrielles et la relance de certaines unités qui étaient en souffrance. C’est le cas par exemple de la ligne de sucrerie de la BRAFASO qui est en cours, mais aussi de renforcement des capacités de production de la maïserie publique et la minoterie publique, la MINOFA, avec deux lignes, une ligne qui sera consacrée à la transformation de maïs pour produire la farine de maïs et une autre ligne pour renforcer la production de farine de blé. Serge Gnaniodem Poda a également souligné que des actions ont été menées dans la gestion des sociétés d’Etat pour les rendre plus performantes, à travers la production de richesses pour les populations et le budget de l’Etat.
Des résultats satisfaisants pour le ministre de la Construction de la Patrie
Le ministre de la Construction de la Patrie, Mikaïlou Sidibé, fait savoir que l’état d’avancement de son contrat d’objectifs pour 2026 fait ressortir un taux d’exécution de 46%. « Ainsi, un certain nombre de résultats atteints ont contribué au désenclavement du pays. Un certain nombre de voies urbaines ont été ouvertes à la circulation, notamment à Ouagadougou », a-t-il indiqué. En outre, Mikailou Sidibé a déclaré que la mise en service du pont de Hèrèdougou permet de résoudre pas mal de problèmes liés à la rupture du trafic au niveau de la RN1. En plus de cela, à l’entendre, au niveau de Bama, il a été reconstruit pratiquement à 100% d’un ouvrage endommagé lors des saisons des pluies passées. « Nous avons relancé certains travaux, dont notamment Moami-Orodara et aujourd’hui, un certain nombre de travaux préliminaires rendant la route praticable sont achevés et qui permettent aux usagers de circuler le temps que les travaux lourds de réhabilitation de la route proprement puissent redémarrer », a-t-il ajouté. Mikaïlou Sidibé a aussi déclaré qu’il a été lancé des projets de réhabilitation de la route de la RN7, section Bobo-Banfora et les travaux de construction du bitumage, de Banfora-Orodara. Au niveau de la gouvernance foncière urbaine de façon générale, il a confié que l’adoption du nouveau Code de l’urbanisme de la construction est une avancée majeure. « Ce nouveau décret permet de restructurer et réorienter les dispositifs qui permettent d’encadrer les autorisations de construire. Cela permet naturellement d’avoir une certaine célérité mais également introduit des réformes pour accompagner les acteurs en matière de construction », a-t-il rassuré.
Un taux de 61,7% atteint au ministère de l’Energie
D’après le ministre de l’Energie, des Mines et des Carrières, Yacouba Zabré Gouba, son contrat d’objectifs est structuré autour de cinq objectifs spécifiques avec un taux de réalisation de 61,7% à la suite de cette évaluation. Il a ajouté que cette performance est à mettre à l’actif de l’ensemble du personnel du ministère et des acteurs du secteur de l’énergie et des mines. « Nous avons, en termes de résultats majeurs, notamment dans le secteur des mines, poursuivi avec l’encadrement des coopératives qui est aujourd’hui une priorité. Mais au-delà, nous avons pu poursuivre avec la mise en place de neuf nouvelles coopératives dans différentes régions du Burkina », a-t-il affirmé. En plus, le département a pu délimiter quatre couloirs qui devront par la suite recevoir un certain nombre d’artisans miniers, afin que l’exploitation minière puisse être empreinte d’une certaine culture, d’une paix sociale entre les acteurs des mines industrielles et du secteur de l’artisanat.Il a également déclaré que le ministère a poursuivi les missions de coulée et de pesée-colisage, avec un taux assez intéressant. « Ces missions ont pu également suivre la quinzaine de mines en production. Celles-ci, au 30 juin, ont pu produire autour de 26 tonnes d’or fin. Nous avons pu collecter du sous-secteur de l’artisanat, mais également de la semi mécanisée, autour de 29 tonnes d’or sur une prévision annuelle de 45 tonnes », a-t-il révélé. Pour ce qui concerne le secteur énergétique, Yacouba Zabré Gouba a informé que des avancées ont été constatées, en termes de renforcement des capacités de production et de renforcement de la capacité de transport et de distribution. Ainsi, la construction de quatre centrales, dont trois centrales thermiques pour une puissance totale de 126,4 MW a pu être finalisée. « Dans la poursuite du mixte énergétique, nous avons pu achever la construction de la centrale de Zagtouli d’une puissance de 17 MW. Donc globalement, c’est autour de 126,7 MW que nous avons pu injecter dans le réseau. Il y a d’autres centrales qui sont en cours d’achèvement, dont la centrale de Komsilga, mais également la centrale de Donssin, que nous allons certainement, d’ici septembre, pouvoir avoir sur notre réseau », a-t-il souligné.
Adama SAWADOGO,
Evariste YODA, Adama SEDGO,
Boukary BONKOUNGOU
Le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo : « Nous devons toujours aller plus vite »
« De façon globale, on note un taux global physique de 55,16% de réalisation des contrats d’objectifs. Mais au-delà des chiffres, nous sommes beaucoup plus attachés aux réalisations concrètes et surtout à leurs impacts sur nos concitoyens. A ce niveau, quelques progrès remarquables ont été donc accomplis. D’abord en termes de reconquête du territoire qui est la priorité des priorités, on note aujourd’hui un taux qui se situe à 74,53%. Cette évolution a permis, depuis la dernière évaluation, le retour dans leurs localités de près de plus de 150 000 personnes. Ce sont des éléments concrets et mesurables. Au-delà des questions sécuritaires, il y a aussi des progrès notables dans les différents secteurs de développement, en l’occurrence le secteur rural, avec une plus grande disponibilité et une meilleure accessibilité aux produits agrosylvopastoraux. Dans les domaines sociaux, on enregistre également de grandes avancées, que ce soit en termes d’infrastructures, mais en termes d’amélioration aussi et de continuité de l’offre de soins dans les domaines de l’éducation, de la mobilisation des recettes au niveau interne.
Au terme de l’évaluation, nous avons formulé de nouvelles orientations aux camarades ministres, dans le sens de l’accélération continue du rythme de mise en œuvre de leurs contrats d’objectifs et, plus globalement, de leurs programmes d’activités. Dans la mise en œuvre de la Révolution progressiste populaire, sous les hautes orientations du camarade Président du Faso, nous devons toujours aller plus vite. Nous avons aussi donné des orientations dans le sens de plus de visibilité, évidemment, des différentes réalisations auprès des populations. Donc, les ministres ont été engagés à communiquer davantage, parce qu’il y a beaucoup de choses qui sont réalisées, des choses inédites, dans ce sens qu’elles n’ont jamais été réalisées dans l’histoire du Burkina Faso. C’est le moment pour les ministres de travailler à faire en sorte que les populations puissent être informées de ces grandes réalisations, parce qu’elles sont le fruit de l’engagement des structures patriotiques. Elles sont le fruit du labeur de l’ensemble du peuple burkinabè. Nous allons travailler à améliorer toujours les performances en termes de mise en œuvre des contrats d’objectifs des ministres, pour être à la hauteur de l’engagement et de la mission que nous avons reçue du camarade président du Faso, mais également être à la hauteur des attentes légitimes des populations burkinabè ».
L’Institut des hautes écoles internationales (INHEI) a organisé son 5e panel scientifique, vendredi 24 juillet 2026 à Loumbila dans la région de Oubri sur le thème « médias et diplomatie : comprendre les enjeux diplomatiques du traitement de l’information par les médias burkinabè ». La rencontre s’est tenue sous le patronage du ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, porte-parole du gouvernement, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo.
Le pari de gagner la guerre de la communication dans ce contexte de crise sécuritaire et humanitaire se poursuit avec tous les acteurs. L’Institut des hautes écoles internationales (INHEI) apporte sa contribution en organisant un panel scientifique sur le thème « médias et diplomatie : comprendre les enjeux diplomatiques du traitement de l’information par les médias burkinabè ». C’était le 24 juillet 2026 à Loumbila sous le patronage du ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, porte-parole du gouvernement, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo.
Pour décortiquer ce thème, trois sous-thèmes ont été développés à savoir le « traitement de la crise sécuritaire au Sahel et ses implications diplomatiques » ; « la diplomatie numérique et les nouvelles dynamiques de communication : les médias burkinabè face aux enjeux diplomatiques » et « l’influence des médias, sur l’opinion publique en matière de politique étrangère ».
Selon le panéliste, Poussi Sawadogo, qui a décrypté le sous thème « traitement de la crise sécuritaire au Sahel et ses implications diplomatiques », face aux régimes sahéliens (AES) engagés dans la lutte contre le terrorisme et la dénonciation de l’impérialisme et du néocolonialisme, une campagne internationale de désinformation est entreprise par des médias occidentaux pour ternir l’image des trois pays. Leurs efforts diplomatiques de promotion de l’image internationale sont confrontés à l’action médiatique visant à convaincre l’opinion internationale du basculement de ces pays dans une « dictature » avec des actes de violation des droits humains.
« Ce récit de la presse occidentale porte de l’ombre aux efforts de lutte contre le terrorisme et aux actions de développement endogène pour la dignité et la souveraineté totale des Etats sahéliens. Si les médias sahéliens ont choisi de défendre la souveraineté, la dignité et la sécurité des Etats et des peuples, les médias occidentaux (RFI, France 24 et BBC), eux ont fait l’option d’engager une guerre de l’information contre les régimes et les peuples sahéliens », a-t-il expliqué.
Pour contrer cette volonté manifeste de ces médias occidentaux de démoralisation des populations et de déstabilisation des institutions, les autorités de l’AES ont déployé des mesures de protection de leur espace public à savoir le retrait des licences de diffusion des dits médias, a-t-il poursuivi, tout en modifiant les textes pour encadrer la diffusion d’informations militaires non officielles et éviter la propagation de rumeurs affaiblissant le moral des combattants. « Ainsi, le narratif va désormais au-delà du terrain militaire pour imposer un récit national et souverain. Les médias sahéliens, dans une offensive gagnante, ont pu imposer de nouveaux référentiels de légitimité diplomatique », a indiqué Poussi Sawadogo.
Les médias, les supports de la diplomatie
Cela se fait par la diplomatie numérique. Parlant de cette notion, le panéliste Cyriaque Paré, a expliqué à travers le sous-thème « la diplomatie numérique et les nouvelles dynamiques de communication : les médias burkinabè face aux enjeux diplomatiques », que la diplomatie numérique désigne l’utilisation des technologies numériques (Internet, réseaux sociaux, plateformes de contenu, outils d’intelligence artificielle) par les Etats ou les institutions pour conduire leurs relations internationales, influencer les opinions publiques étrangères et construire leur image sur la scène mondiale. Elle est apparue dans les années 2000.
« Les défis actuels pour réussir cette nouvelle diplomatie sont la désinformation, l’intelligence artificielle et la souveraineté informationnelle. Si la contribution des médias numériques à la diplomatie burkinabè est réelle, elle reste cependant insuffisante », a-t-il ajouté. Pour les relever, Cyriaque Paré a recommandé de doter chaque ambassade burkinabè d’un attaché de presse numérique, de créer un portail officiel multilingue du Burkina Faso à l’international, d’investir dans la formation des journalistes burkinabè à la diplomatie numérique et à la détection des contenus manipulés. Il a préconisé également, d’établir un partenariat structuré entre l’État et les médias numériques privés burkinabè et de renforcer la diplomatie numérique dans la stratégie de l’AES.
A l’issue de ce panel, le patron de la cérémonie, le porte-parole du gouvernement s’est dit satisfait. « on a eu des communications de très haut niveau et nous avons, à la faveur des échanges , pu prendre des engagements. Nous allons continuer à faire la promotion de l’information et de la communication et à accompagner les médias dans leur dynamique, parce que nous sommes dans une guerre informationnelle », a-t-il relevé. Pour lui, il faut engager tous les acteurs, car très prochainement, la victoire sur les ennemis du peuple sera célébrée. Et le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, de rassurer de la mise en œuvre des recommandations.
A l’occasion de son entretien consacré au bilan des trois années de la Refondation, le Président de la République, chef de l’Etat, le général d’armée Abdourahamane Tiani, a dressé, le samedi 25 juillet 2026, le bilan des deux premières années de la Confédération de l’Alliance des Etats du Sahel (AES), mettant en exergue les acquis enregistrés dans les domaines de la défense, de la diplomatie et du développement, tout en dégageant les perspectives de renforcement de cette organisation. Il a egalement revelé le rôle joué par la France et certains pays occidentaux pour destabiliser le Sahel.
Au cours de cet entretien, le président a dénoncé ce qu’il a présenté comme des manipulations ainsi que la complicité de certains pays africains voisins. Pour le chef de l’Etat, les populations ne devraient pas accepter ces différentes méthodes de diversion, notamment le jihad, rappelant que »le Niger est un pays à 99 % musulman ». «Il faut que nous soyons convaincus pour ne plus nous laisser manipuler et il faut que les gens se réveillent. Ceux qu’on manipule, réfléchissez. Sachez que la France est en train de nous manipuler pour ses intérêts et elle a perdu la soumission, le privilège de nous humilier sans qu’on puisse dire non », a-t-il déclaré, soulignant que « c’est ce que j’aimerais dire au peuple de la Confédération ».
Selon le chef de l’Etat, «les défis sont énormes, l’adversité est animale, irrationnelle », ajoutant que « il faut que les Africains comprennent que la France n’est l’amie de personne, De Gaulle l’a dit, la France n’a pas d’ami, elle n’a que des intérêts».
« Nous faisons face à une adversité et à un acharnement de l’Europe qui soutient de façon consciente Emmanuel Macron, puisque l’Europe voit ce qui se passe et ce qui est derrière tout ça, mais comme les intérêts sont convergeants et que, de toutes les façons, c’est des peuples africains qui seront massacrés, ça ne leur dit rien, pour eux, c’est juste perte et profit», a insisté le général Tiani.
« Mais nous avons dit que c’est fini, c’est ce que je dirais aux Nigériens, et de façon plus large, aux peuples de la Confédération, le combat que nous menons est de longue haleine, l’adversité à laquelle nous faisons face ne va pas s’estomper de si tôt ou par juste une prise de conscience de quelqu’un qui n’a pas de conscience», a-t-il martelé, appelant à continuer les prières, les invocations, à travailler de façon acharnée, à consentir d’autres sacrifices, parce que “nous n’avons pas d’autre choix. Si nous voulons rester libres, il n’y a pas d’autre voie. C’est la seule voie, celle de la victoire et cette victoire, nous verrons le bout du tunnel ».
L’implication de la France
A cette occasion, il a tenu à saluer le peuple nigérien en particulier et sahélien en général qui, malgré les menaces, continue à lutter pour sa souveraineté et sa dignité.
Il a également félicité le sacrifice des forces de défense qui ne cessent de se battre pour ramener la paix au Sahel, tout en rendant hommage à ceux qui sont tombés armes en mains pour la défense de leurs patries. Cette lutte, s’est réjoui le chef de l’Etat, «donne des résultats malgré l’adversité féroce et acharnée de certains pays occidentaux et des pays particulièrement européens’’. Il a réaffirmé l’implication de la France ainsi que d’autres pays occidentaux dans le sponsoring du terrorisme qui «endeuille le Sahel’’, en rappelant des faits ou des propos tenus par plusieurs dirigeants français avec à leur tête le Président Macron, affirmant leur volonté de perturber la stabilité au Sahel. Parmi ces tentatives, a t-il cité, le délai d’une semaine donné par la France au Niger après le renversement de l’ancien gouvernement, pour «rétablir Bazoum, au cas contraire, la foudre allait s’abattre sur nous’’. Pour ce faire, la France s’est servie de la CEDEAO ’’ qui, déjà le 30 juillet, à peine 4 jours après notre intervention, avait, dans le même sillage, intimé l’ordre de rétablir l’ordre constitutionnel, sans compter » l’engagement du peuple nigérien en particulier, et sahélien en général, à poursuivre ce combat «de ceux qui défendent leur dignité, ceux qui défendent leur statut tout simplement d’être humain sacré ayant des droits’’. Cependant, «certains Africains ont malheureusement perdu cet esprit de dignité, d’indépendance, et de souveraineté’’ a t-il déploré, précisant que ce combat, n’est pas que le combat d’Assimi Goïta, d’Ibrahim Traoré ou de Tiani, c’est un combat de toute l’Afrique, pas seulement des peuples du Sahel, que nous menons’’. Parlant des multiples attaques terroristes auxquelles le pays fait face notamment contre l’aéroport Diori Hamini de Niamey dont la dernière est intervenue le 18 juin dernier,«ceux qui sont venus à l’aéroport sont des marionnettes, et croire que ce sont des terroristes qui combattent pour une cause, c’est être extrêmement naïf et ne rien comprendre à ce que je viens de citer’’ a t-il fait savoir, rappelant que l’aéroport a été attaqué une deuxième fois et sera attaqué parce que c’est de la survie de la France qu’il s’agit’’.
La France, a-t-il poursuivi, «va utiliser tous les moyens, comme Emmanuel Macron l’a dit, et je le cite, qu’il ne quittera pas le pouvoir avant de régler les comptes aux dirigeants du Niger prioritairement, ensuite ceux du Sahel, c’est-à-dire Assimi Goïta et Ibrahim Traoré’’.
C’est donc «la France qui a financé et nous avons des éléments de preuve’’ a t-il insisté, précisant qu’au cours de la dernière attaque contre l’aéroport, les mercenaires ont «reçu l’ordre de brûler intégralement l’aéroport international Diori Hamani de Niamey, de tirer sur tous les passagers qui seraient présents à l’aéroport international Diori Hamani de Niamey”.
L’attaque du 28 au 29, a souligné le chef de l’Etat, «avait regroupé des mercenaires du JINIM, de l’AIGS, de l’AKURAWA et d’autres ex ou anciens militaires. L’attaque du 18 juin 2026, quant à elle, était conduite par des mercenaires issus spécialement des rangs du JINIM, ce qu’ils appellent NUSRA et c’est les Français qui les ont regroupés, qui les ont entraînés et qui ont donné des consignes claires de détruire intégralement et totalement l’aéroport de Niamey”.
Après leur formation, a t-il expliqué, «ils ont commencé leur mouvement pour certains le vendredi, pour d’autres le samedi et pour certains le dimanche. L’attaque a été planifiée pour être conduite sur tois sites simultanément dont l’aéroport international Diori Hamani de Niamey, le palais de la présidence et toutes les annexes et enfin le centre d’instruction et de formation des officiers’’.
Afin de mieux coordonner leurs actions, «ces mercenaires ont été dotés par les renseignements français, d’un moyen de communication, et chaque combattant avait reçu deux types de téléphones dont un Techno Spark et un IT 5606’’ s’est t-il indigné.
Face à cette situation, «nous avons méné une riposte qui nous a permi d’interpeller deux jours avant l’attaque, le commando qui était censé conduire l’attaque du Palais et du centre d’instruction de Tondibia. Pour ce qui est de l’autre commando, il a été reperé à 1km de l’aéroport de Niamey, nous connaissons sa composition exacte et nous connaissons ceux qui ont survecu à l’attaque du fait qu’ils ne soient pas neutralisés ou arretés tout simplement parce que c’était les plus intelligents qui donnaient les ordres à partir de certaines résidences à la periphérie de Niamey et qui ont eu le temps de fuire quand ils ont decouvert que l’attaque a échoué’’, a t-il fait savoir.
Cette attaque, a précisé le chef de l’Etat, «visait des objectifs dont la première raison, ayant conduit à cela, est l’expulsion des militaires occidentaux de la base aérienne de Niamey. Face à cette situation, la France voulait montrer par tous les moyens que notre sécurité est conditionnée à leur présence chez nous’’.
Le deuxième objectif à travers cette attaque, «c’est de donner une forme à leur guerre informationnelle qu’il avait devellopée à travers la cellule sahel de l’Elysée qu’ils avaient conçue et mise en place en août 2024 afin de montrer l’incapacité des Africains à s’auto-construire et s’auto-déterminer’’ a ajouté le chef de l’Etat. Aussi, l’un des objectifs‘’était de détruire l’aéroport de Niamey qui est le point stratégique qui relie le Niger au reste du monde compte tenu du désenclavement du pays et la fermeture pour des raisons bien précises de certaines voies qui relient le Niger aux autres pays’’ a t-il souligné, indiquant que cette attaque n’était pas du tout une surprise pour eux, craignant également qu’elle ne soit pas la dernière car «l’objectif visé par la France n’est toujours pas atteint et elle fera toujours face à notre détermination’’.
Bilan des deux ans de la Confédération et les perspectives de son renforcement
Répondant à une question relative au deuxième anniversaire de la Confédération de l’AES, célébré le 6 juillet dernier, le chef de l’Etat a indiqué que «les deux premières années de cette organisation ont été marquées par de nombreux défis et tentatives de déstabilisation, mais également par des avancées importantes dans les domaines de la défense, de la diplomatie et du développement ‘’. Le Président Tiani a rappelé la rencontre des chefs d’Etat de la Confédération tenue à Bamako, les 22 et 23 décembre 2025, au cours de laquelle les réalisations enregistrées durant les deux premières années de l’organisation ont été présentées. «Tout le monde a suivi, ceux qui n’ont pas eu la chance d’être à Bamako, ils ont vu les réalisations de la Confédération, et ça, c’est en deux ans, deux ans de défi, deux ans de déstabilisation acharnée, deux ans de guerre ‘’, a-t-il déclaré. Abordant le volet sécuritaire, le président de la République a souligné que la Confédération a réussi à mettre en place une force unifiée de 5.000 hommes, dont l’Etat-major opérationnel est installé à Niamey. «Nous avons réussi dans le domaine des 3D, défense, diplomatie, développement, à réaliser la force unifiée de 5.000 hommes dont l’Etat-major est à Niamey ‘’, a-t-il indiqué, annonçant que les ministres de la Défense des trois pays ont décidé de porter progressivement l’effectif de cette force à 18.000 hommes. ‘’ C’est une planification dans les années à venir. Nous voulons atteindre 18 000 hommes parce que nous avons conscience des défis auxquels nous faisons face ‘’, a-t-il expliqué. Selon le chef de l’Etat, cette force, composée de contingents du Niger, du Mali et du Burkina Faso, a déjà conduit plusieurs opérations, tout en précisant que les questions militaires relèvent de la discrétion opérationnelle. «Nous sommes des spécialistes de la défense et du secret. Il ne faut pas que les gens s’attendent à ce que nous sortions pour dire que nous avons planifié des opérations sur différents sites ‘’. a-t-il fait savoir. Sur le plan du développement économique, le président de la République a rappelé la création de la Banque confédérale pour l’investissement et le développement, qu’il a qualifiée d’acquis majeur de la Confédération. Selon lui, «cette institution financière est alimentée, dans une première phase, par les contributions des trois Etats membres et constitue un instrument destiné à soutenir les projets de développement de l’espace confédéral ‘’. Le général d’armée Abdourahamane Tiani s’est félicité des avancées enregistrées sur le plan diplomatique, estimant que les trois Etats parlent désormais d’une même voix sur les grandes questions internationales. «Nous avons réussi dans le domaine de la diplomatie à parler d’une même voix face à des puissances qui riaient sous cape lorsque nous nous présentions comme une Confédération. Aujourd’hui, elles ont cessé de rire parce qu’elles savent que la Confédération est une réalité », a-t-il soutenu. Le chef de l’Etat a, par ailleurs, réaffirmé la solidarité entre les trois pays membres de l’AES. «Aucun pays de la Confédération ne sera pris de côté pour être opposé aux deux autres ‘’ a-t-il assuré, rappelant que le principe d’« un peuple, un espace, un destin constitue le fondement de la vision portée par les dirigeants du Niger, du Mali et du Burkina Faso ‘’.
Evoquant les campagnes de désinformation visant la Confédération, le Président Tiani a assuré que »les tentatives de division ne remettront pas en cause la détermination des trois Etats à poursuivre leur projet commun ‘’.
Enfin, le chef de l’Etat a plaidé en faveur d’une «plus grande autonomie financière des Etats africains afin qu’ils puissent financer eux-mêmes leurs projets de développement et défendre leurs intérêts sur la scène internationale ‘’.
«Finançons nos projets et nos programmes par nous-mêmes et nous serons réellement libres ‘’, a-t-il déclaré.
Créée en juillet 2024 par le Niger, le Mali et le Burkina Faso, la Confédération de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) constitue un cadre d’intégration politique, sécuritaire, diplomatique et économique des trois pays. Son action repose sur les trois piliers de la Confédération, à savoir la Défense, la Diplomatie et le Développement, avec pour objectif de renforcer la souveraineté, la sécurité collective et l’intégration des Etats membres.